Archive pour le Tag '« roi'

Face au mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

Face au  mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

La France se trouve dans une situation un peu surréaliste. D’un côté le gouvernement qualifie les violences de quasi état de guerre mais de l’autre il se tait. Il faut dire que jusqu’alors, à chaque fois qu’il s’est exprimé après les premières manifestations, le propos a été aussitôt oublié ; pire, le soutien de l’opinion publique au mouvement des gilets jaunes s’est encore renforcé. Du coup après les graves incidents de la dernière manifestation, Macron et son gouvernement ont choisi le silence. Pour toute réponse,  il propose de rencontrer les organisations politiques dont précisément les gilets jaunes se méfient. Certes le gouvernement maintenant accepte de rencontrer les gilets jaunes, c’est une avancée puisque pendant longtemps non seulement on a minimisé le mouvement mais on a refusé de recevoir ces couches populaires qui cassent les codes de la politique classique. Il est clair que cette concertation ne va pas servir à grand-chose tant que le gouvernement n’aura pas manifesté son esprit d’ouverture en prenant quelques mesures symboliques sur la  fiscalité et une mesure pour faciliter la hausse du pouvoir d’achat des ménages. Alors pourrait s’engager peut-être une concertation. Peut-être, car la problématique dépasse de loin maintenant la seule question de la  fiscalité sur le carburant. Elle porte globalement sur la politique économique et sociale et sur la démocratie. Face à cette situation, Macon le petit roi est nu. En outre, il est entouré  essentiellement de bras cassés comme de Rugy, Castaner ou Lemaire, sans parler des petits marquis arrivistes étiquetés en marche au Parlement. Le problème c’est que la parole de Macron n’est plus crédible. La crise est évidemment sociale, elle est économique mais elle est devenue politique. Certes l’hypothèse d’un pourrissement des gilets jaunes n’est pas à écarter mais Macron en subira les conséquences  plus tard lors des élections européennes. Aujourd’hui il ne peut guère espérer plus de 15 % à l’occasion de cette échéance. Avec un tel résultat sa légitimité politique sera alors encore reposée. Et son baratin, type oral de l’ENA, qui plaît tellement aux « élites » apparaîtra encore davantage obsolète qu’aujourd’hui. D’une manière ou d’une autre, il devra le moment venu d’abord changer de gouvernement, ensuite sans doute s’il veut se maintenir organiser des élections législatives anticipées. Sinon sa fin de mandat risque d’être pathétique voire dramatique pour lui et le pays. .

 

Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

La France se trouve dans une situation un peu surréaliste. D’un côté le gouvernement qualifie les violences de quasi état de guerre mais de l’autre il se tait. Il faut dire que jusqu’alors, à chaque fois qu’il s’est exprimé après les premières manifestations, le propos a été aussitôt oublié ; pire, le soutien de l’opinion publique au mouvement des gilets jaunes s’est encore renforcé. Du coup après les graves incidents de ce dimanche dernier, Macron et son gouvernement ont choisi le silence. Pour toute réponse,  il propose de rencontrer les organisations politiques dont précisément les gilets jaunes ce méfient. Certes le gouvernement maintenant accepte de rencontrer les gilets jaunes, c’est une avancée puisque pendant longtemps non seulement on a minimisé le mouvement mais on a refusé de recevoir ces couches populaires qui cassent les codes de la politique classique. Il est clair que cette concertation ne va pas servir à grand-chose tant que le gouvernement n’aura pas manifesté son esprit d’ouverture en prenant quelques mesures symboliques comme la suspension des hausses de fiscalité et une mesure pour faciliter la hausse du pouvoir d’achat des ménages. Alors pourrait s’engager peut-être une concertation. Peut-être, car la problématique dépasse de loin maintenant la seule question de la fiscalité sur le carburant ou même la fiscalité générale. Elle porte globalement sur la politique économique et sociale et sur la démocratie. Face à cette situation Macon le petit roi est nu. En outre il est entouré  essentiellement de bras cassés comme de Rugy, Castaner ou Lemaire, sans parler des petits marquis arrivistes étiquetés en marche au Parlement. Le problème c’est que la parole de Macron n’est plus crédible. La crise est évidemment sociale, elle est économique mais elle est devenue politique. Certes l’hypothèse d’un pourrissement des gilets jaunes n’est pas à écarter mais Macron en subira les conséquences  plus tard lors des élections européennes. Aujourd’hui il ne peut guère espérer plus de 15 % à l’occasion de cette échéance. Avec un tel résultat sa légitimité politique sera alors encore reposée. Et son baratin type oral de l’ENA qui plaît tellement aux « élites » apparaîtra encore davantage obsolète qu’aujourd’hui. D’une manière ou d’une autre il devra le moment venu d’abord changer de gouvernement, ensuite sans doute s’il veut se maintenir organiser des élections législatives anticipées. Sinon sa fin de mandat risque d’être pathétique voire dramatique pour lui et le pays. .

 

Macron : derrière le président, la figure du roi (Philippe Raynaud)

Macron : derrière le président,  la figure du roi (Philippe Raynaud)

Ce que pense  Philippe Raynaud, professeur de science politique à l’université de Paris II-Panthéon-Assas, qui parle de son dernier livre dans une interview à 20 Minutes

 

Quelle est l’ambition de ce livre évoquant la « révolution » d’Emmanuel Macron ?

J’ai publié il y a un an un livre sur l’esprit de la Ve République, qui était une réflexion sur la transformation du système politique depuis 1958. Avec ce nouvel ouvrage, je prolonge mes analyses, notamment sur la crise du système bipartisan. La supériorité d’Emmanuel Macron réside dans le fait qu’il a mieux compris cette crise politique que les autres candidats à la présidentielle.

« La révolution d’En Marche se situe à l’intersection de 1789 et la tradition whig » en Angleterre. Que voulez-vous dire ?

Durant la campagne électorale, Emmanuel Macron a établi un lien entre la société [contemporaine] et celle de l’Ancien régime en crise. Il a par ailleurs organisé un clivage entre progressistes et conservateurs, sur le modèle des whigs [libéraux] contre les tories [conservateurs] dans l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles : il a opposé l’élite des villes et la bourgeoisie en province, l’innovation contre la tradition, la finance contre la rente foncière… Je prends un exemple pour illustrer cette structuration : la réforme de l’ISF, l’IFI, voulue par Emmanuel Macron, cible la fortune immobilière, pas les capitaux mobiliers [dividendes ou intérêts].

Selon vous, « Emmanuel Macron pense que la République n’a jamais remplacé la figure du roi ». Pourquoi ?

Ce n’est pas moi qui parle de cette figure mais Emmanuel Macron lui-même, dans une interview à Le 1 durant la campagne. D’un côté, il se place dans une tradition présidentielle, voire présidentialiste de la Ve République tant par sa culture que son parcours technocratique. Mais il a aussi un imaginaire favorable à certains souvenirs de la monarchie. On l’a vu ensuite avec l’utilisation du château de Versailles, ou encore le rétablissement des chasses présidentielles à Chambord. Emmanuel Macron ne souhaite pas une restauration de la monarchie, mais il pense que le règlement violent et radical de cette question sous la Révolution pose toujours problème. Il pense qu’il faut aujourd’hui des substituts à cette figure.

 

Vous estimez que le président peut « réaliser l’essentiel de son programme car à terme, les batailles politiques à venir se joueront davantage sur les questions identitaires qu’économiques ». Pourquoi ?

Pour l’instant, Emmanuel Macron a triomphé d’obstacles jugés auparavant insurmontables. L’opposition à la loi travail n’a pas été immense, et il n’apparaît pas, aujourd’hui, que la sélection à l’université va engendrer un grand mouvement d’opposition. Mon hypothèse est qu’il peut réussir l’essentiel de son programme socio-économique si la conjoncture économique est favorable, mais cela ne neutralisera évidemment pas toute l’opposition conservatrice. Celle-ci estime que le succès d’Emmanuel Macron n’empêchera pas le ressentiment et qu’elle peut fédérer dans cette situation. Le cas du président polonais Lech Kaczyński [2005-2010] est ici exemplaire. Ce dernier, conservateur, a été élu alors que le gouvernement précédent avait une économie saine. On peut donc imaginer ce scénario d’un retour des conservateurs après Emmanuel Macron, sans qu’il y ait de crise économique aux effets importants. Ce qui se passe avec les populismes en Europe centrale montre que cette situation n’est pas qu’une théorie.

 

Pourquoi rappeler que le dieu Jupiter, dont Emmanuel Macron est fan, n’est pas le seul dieu du panthéon ?

C’est une remarque. Jupiter est le premier des dieux mais ce n’est pas un dieu unique. S’il transcende l’opposition, toutes les sphères d’opposition ou de valeurs ne lui sont pas soumises. Je souhaite rappeler que Jupiter est puissant, mais qu’il n’est pas le seul dieu.

Catalogne : le roi d’Espagne déraille encore

Catalogne : le roi d’Espagne déraille encore

 

Une nouvelle fois le roi d’Espagne Felipe 6 déraille en sermonnant les catalans. Certes de manière moins virulente qu’après le référendum d’indépendance mais cependant de façon un peu indécente. Comme dans la plupart des monarchies le roi entretient une certaine tradition mais n’a pas de réels pouvoirs politiques ;  du coup son rôle se borne à délivrer quelques discours d’apaisement et d’union. Ce que n’a pas fait Felipe 6 qui pour la première fois s’est exprimé avec véhémence contre les indépendantistes après le référendum du 1er octobre. Il a alors donné nettement le sentiment de lire un texte du Premier ministre.  En cette fin d’année après le résultat des nouvelles élections Felipe 6 s’adresse uniquement aux catalans en leur faisant la leçon de manière moins brutale mais réelle. Il aurait été plus avisé d’inviter les deux parties c’est-à-dire Barcelone et Madrid à faire preuve  de modération et d’esprit de conciliation. De fait Felipe 6 s’aligne une nouvelle fois sur la position de Rajoy qui n’a toujours pas décidé de rencontrer le leader des indépendantistes. Pour ses vœux de Noël au peuple espagnol, dimanche 24 décembre, le roi Felipe VI a lancé un avertissement, teinté d’apaisement, aux nouveaux élus du Parlement catalan. C’était sa première réaction à la victoire des indépendantistes lors des élections régionales en Catalogne, jeudi. Dans son message, enregistré dans un salon du palais royal de la Zarzuela, le roi d’Espagne a averti le nouveau parlement régional qu’il devrait « affronter les problèmes qui affectent tous les Catalans, en respectant la pluralité et en pensant avec responsabilité au bien de tous ». Le 3 octobre, deux jours après le référendum d’autodétermination de la Catalogne organisé malgré l’interdiction de la justice espagnole, le roi avait dénoncé la « déloyauté inadmissible » des dirigeants catalans dans une allocution d’une fermeté sans précédent, qui lui avait valu une volée de critiques en Catalogne.

 

4G : Xavier Niel « roi de l’embrouille » (Stéphane Richard).

4G :  Xavier Niel de « roi de l’embrouille » (Stéphane Richard).

Dans une interview au Figaro publiée ce mardi, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, s’en prend à Xavier Niel, sans détour. Selon lui, le patron de Free est « le roi de l’embrouille », « prétentieux et agressif ». Avec son offre de 4G au prix d’un forfait classique, Xavier Niel propose de l’esbroufe, assure Stéphane Richard. « Free Mobile ne dispose que de très peu de fréquences et d’antennes, si on le compare à ses concurrents », explique le PDG d’Orange. « Le coup de com aujourd’hui, c’est qu’on vend la 4G au prix de la 3G parce que c’est de la 3G », avait déjà déclaré Stéphane Richard sur RTL, le 3 décembre.  Il ajoute dans les colonnes du Figaro que « pour obtenir une couverture digne de ce nom dans les semaines à venir, il lui faudra forcément s’appuyer sur un accord d’itinérance ou de mutualisation avec l’un de ses concurrents ». Or, Stéphane Richard laisse planer la menace. Alors qu’un accord d’itinérance lie actuellement Orange et Free, il affirme : « N’oublions pas que l’accord d’itinérance 2G/3G n’est pas un droit perpétuel. Orange peut très bien se passer de l’accord d’itinérance. » Et de s’interroger : « Mais la réciproque est-elle certaine ? » Le PDG d’Orange enfonce le clou anti-Niel, dans Le Figaro, en revenant sur la polémique qui a opposé Xavier Niel et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, sur Twitter. Le ministre accusait la stratégie low cost de Free Mobile de détruire des emplois dans le secteur des télécoms. « J’apporte mon soutien personnel et celui d’Orange à Arnaud Montebourg », déclare Stéphane Richard au Figaro. « La démagogie consumériste appliquée à notre secteur fait des ravages. Je persiste à dire que l’arrivée d’un quatrième opérateur en France en 2012 dans un marché mature a été une mauvaise décision de politique industrielle, même si elle a donné un avantage à court terme aux consommateurs. »




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