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La république en marche : un parti dirigé par des robots

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La république en marche : un parti dirigé par des robots

Dans le paysage politique le parti de Macon est une sorte d’ovni, un curieux objet juridique et politique qui ne correspond à aucune organisation déjà connue.  Première observation, la plupart des adhérents ne ce connaissent  pas  plus que les militants hormis dans des petits cercles fermés qui peuvent se créer un peu partout sur le mode des cercles Tupperware. L’information entre les comités locaux ne circule pas du tout. Aucune coordination ni au plan local, ni au plan départemental, au plan régional. Les adhérents et les militants sont complètement isolés et juste chapeautées par des sortes de commissaires politiques (référents) eux aussi inconnus et désignés  par la direction centrale auto proclamée. Bref davantage une sorte de club de fans, de secte tout à la gloire de Macon. D’ailleurs il n’y a pas pratiquement d’information montante. Tout descend ;  régulièrement les adhérents et militants reçoivent des infos vantant la politique du gouvernement. C’est leur seul rôle, diffuser  la propagande.  Inutile d’essayer d’entrer en contact avec des responsables d’en marche ; on peut juste espérer recevoir dans les 10 secondes un accusé de réception provenant évidemment d’un robot. La démocratie se résume à cet accusé de réception. Finalement on peut se poser la question de savoir à quoi servent les énormes subventions reçues par le parti en marche content tenu de l’indigence du fonctionnement voire de son absence. D’une certaine façon, mêmes les responsables qu’on voit de temps en temps à la télévision manifeste une suffisance voire une arrogance de nature robotique on dirait des patrons de start-up légitimant la politique de la direction en plus avec des approximations et des gens argumentaire très spécieux. Dernière exemple en date quand le gouvernement a critiqué l’INSEE qui  annoncé une hausse de fiscalité affectant le pouvoir d’achat au moins pour le début de l’année 2018. Les responsables en marche et le gouvernement ont déclaré que la hausse de fiscalité sur le tabac allait décourager des fumeurs qui du coup verront leur pouvoir d’achat augmenter. Un raisonnement économique de type vraiment robotique fondé sur un algorithme très approximatif.

Enterrement de la taxe robots et du revenu universel (parlement européen)

 

Enterrement de   la taxe robots et du revenu universel (parlement européen)

 

 

Le  parlement européen vient d’enterrer la taxe robots et en même temps le revenu universel cher à Benoît Hamon ;  le candidat s’était d’ailleurs inspiré d’un rapport entre (aujourd’hui rejeté) d’une socialiste belge. Rappelons que le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite).Soit un coût de 700 à 8000 milliards.  Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Du côté des gauchistes on voit  une utopie pour attirer les gogos. Pour financer ce fumeux revenu universel, le rapport de la socialiste belge proposait de taxer les robots, proposition qui vient aussi d’être rejetée par le Parlement européen. C’est ce que proposait une députée belge du Parlement européen, Mady Delvaux. Une députée socialiste qui a inspiré Benoît Hamon pour suggérer la création d’un revenu universel. Il faut dire que cette députée, ancienne fonctionnaire professeur de lettres, n’a qu’un rapport approximatif avec l’économie. Et de proposer aussi comme souvent chez les socialistes une agence pour étudier cette question. La question de la responsabilité civile pour les robots est en effet un peu iconoclaste. Cette responsabilité ne pouvant être assuré que par des personnes physiques ou morales

 

Une responsabilité civile pour les Robots ?

Une responsabilité civile pour les Robots ?

C’est ce que propose une députée belge du Parlement européen, Mady Delvaux. Une députée socialiste qui a inspiré Benoît Hamon pour suggérer la création d’un revenu universel. Il faut dire que cette députée, ancienne fonctionnaire professeur de lettres, n’a qu’un rapport approximatif avec l’économie. Et de proposer aussi comme souvent chez les socialistes une agence pour étudier et suivre cette question. Un rapport un peu surréaliste qui n’ira pas très loin comme nombre de rapports du parlement européen. La question de la responsabilité civile pour les robots est en effet un peu iconoclaste. Cette responsabilité ne pouvant être assuré que par des personnes physiques ou morales. Il y a aussi l’idée d’une fiscalité sur les robots. Certes avec l’automatisation et la numérisation une réflexion mérite d’être engagée sur l’évolution de la fiscalité qui pèse par trop sur les salariés. Pour autant transférer bêtement cette fiscalité sur les robots méritent approfondissement. En effet, ces robots seront facilement délocalisables  et trop les surtaxer pourrait nuire à la compétitivité, à la croissance et à l’emploi. La proposition de la députée socialiste belge est donc un peu simpliste comme sa proposition de revenus universel dont elle ne dit pas comment il serait financé. Peut-être avec cette taxation des robots délocalisés ? Le rapport dresse près de quarante recommandations à la Commission. Il propose notamment d’établir une charte éthique pour encadrer toutes les étapes, de la recherche à la commercialisation de la technologie. Le Parlement invite à la création d’une agence européenne, chargée d’aider les acteurs publics à faire appliquer ce cadre et à définir des normes communes. La député pose également la question d’une « responsabilité civile des robots ». Autrement dit, l’enjeu pour le législateur sera de définir qui est responsable et à quel degré lorsqu’un robot est à l’origine d’un dommage (matériel ou autre). Une réflexion qui doit aussi aboutir à la création d’un système de compensation adapté et, à ce titre, la députée avance l’idée d’un « régime d’assurance robotique », spécialisé dans le traitement de ce nouveau type de dommages.

 

France : 2 à 3 millions d’emplois menacés par les robots ?

France : 2 à 3 millions d’emplois menacés par les robots ?

 

 

Paradoxalement en raison de l’affaiblissement de son tissu industriel la France serait peut-être moins menacée que d’autres pays par la substitution de robots à des emplois. Selon l’OCDE, 9% des emplois en France présentent un « risque élevé de substitution » par des robots. Cela représente 2,4 millions d’emplois. Au total, près de 30% des emplois devront, au minimum, évoluer sérieusement. Il est cependant vraisemblable que les emplois supprimés pour des raisons technologiques seront aux moins compensés à d’autres emplois notamment dans les services. Selon une autre  étude de Roland Berger paru dans le Journal du dimanche. les robots seraient responsables de la suppression de 3 millions d’emplois en France, d’ici à 2025 en raison de 20% des tâches devenues automatisées. Ainsi, « le taux de chômage en pertes brutes s’élèverait à 18% ». Quelques secteurs seraient épargnés, d’après l’étude. Pour la santé, la culture et l’éducation, aucune perte d’emploi ne serait à déplorer à cause des robots. L’environnement, la relation clients et les nouvelles technologies devraient encore mieux s’en sortir puisque 500.000 postes seraient créés dans ces domaines. A contrario, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture, l’administration publique, l’armée, la police et le service aux entreprises devraient être particulièrement touchés. Toutefois avec l’automatisation, 30 milliards d’euros (recettes et économies) seraient engrangés et 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat seraient libérés (en dividende et baisse de prix), d’après le cabinet de conseil Roland Berger. La robotisation va toucher « les classes moyennes, y compris les classes moyennes supérieures », explique Hakim El Karoui, associé au cabinet Roland Berger, dont les propos sont rapportés par le JDD. Il s’agirait des professions intellectuelles comme les comptables, les journalistes, les juristes, dont certaines tâches pourront être accomplies par des machines. Les économistes de l’OCDE ne croient manifestement pas au risque de « chômage technologique », évoqué par Keynes dès 1931 et mis en avant récemment par des experts comme McAfee (2014), qui anticipe une chute de l’emploi global. Pour l’OCDE, Le risque de chômage technologique massif peut être écarté pour plusieurs raisons. Tout d’abord, bien que le nombre de nouveaux emplois directement créés dans le secteur des TIC ne permette pas forcément de compenser complètement les emplois supprimés par ailleurs, de nouveaux emplois sont susceptibles d’apparaître parallèlement au développement des applications technologiques et à l’expansion d’autres secteurs, dans le sillage de la baisse des coûts et de la hausse des revenus et du patrimoine, même si ces deux facteurs prennent du temps à se matérialiser. En effet, selon certaines estimations, chaque emploi créé par le secteur de la haute technologie entraîne la création d’environ cinq emplois complémentaires ». Pour autant, l’OCDE ne sous-estime pas l’impact de la révolution numérique. Les experts estiment que près de 30% des « travailleurs » devront en France faire face à un changement de la nature de leur travail, une évolution plus ou marquée liée au numérique.  Ces emplois ne présentent pas un risque élevé d’automatisation complète, mais « ils comportent une proportion importante (entre 50% et 70%) de tâches automatisables » souligne l’OCDE. Ces emplois ne disparaîtront pas totalement, mais une large part de ces tâches pourrait transformer radicalement la façon dont ces emplois sont effectués. Ces emplois seront réorganisés en profondeur et les travailleurs devront s’adapter aux changements Cette proportion d’emplois affectés par le numérique dépasse même les 40% en Italie et en Allemagne, en raison sans doute de la forte présence de l’industrie dans ces pays.

 




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