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Zone euro : risque de déflation maintenu

Zone euro : risque de déflation maintenu

 

La déflation au sein de la zone euro est d’ailleurs identifiée par les économistes comme l’un des trois principaux risques pesant sur la reprise économique mondiale. La poursuite de la consolidation budgétaire et le niveau élevé du chômage dans de nombreux pays de la zone euro se traduisent par des prévisions de production industrielle et de consommation faibles alimentant les anticipations d’une croissance sans élan et d’une inflation durablement basse. La vigueur de l’euro, qui devrait se maintenir sur ses niveaux actuels pour le restant de l’année selon les économistes interrogés, freine aussi l’inflation ainsi que la croissance économique en pesant sur les exportations. Après une contraction de 0,4% l’année dernière, l’économie de la zone euro devrait enregistrer une croissance de 1,0% cette année et de 1,5% en 2015 et 2016, selon les 70 économistes interrogés la semaine dernière. La croissance de la zone euro ne serait ainsi que du tiers de celle du Royaume-Uni et resterait inférieur à celle de 1,7% anticipée pour les Etats-Unis où l’activité s’est pourtant fortement contractée au premier trimestre en partie en raison d’un hiver anormalement rigoureux. « Il semble que le rythme de la croissance au sein de la zone euro plafonne voire même ralentisse », constate Jessica Hinds, économiste en charge de l’Europe chez Capital Economics. La zone euro devrait au mieux enregistrer une croissance de 0,3% à 0,4% par trimestre jusqu’à la fin de cette année.  

 

Argentine : nouveau risque de défaut financier

Argentine : nouveau risque de défaut financier

La Cour suprême américaine a refusé lundi 16 juin d’examiner l’appel de l’Argentine contre sa condamnation à rembourser 1,33 milliard de dollars à des fonds spéculatifs ayant refusé la restructuration de sa dette. Cette décision inattendue fait craindre un nouveau défaut de la troisième économie d’Amérique latine. L’Argentine avait prévenu à plusieurs reprises d’un nouveau risque de défaut si elle devait se plier à cette obligation. Si les autorités argentines s’en tiennent à cette position, le pays pourrait se trouver en situation de défaut dès le 30 juin, lorsqu’arriveront à échéance des obligations régies par le droit de New York. Mais la présidente Cristina Kirchner a voulu rassurer en rappelant lundi que son pays avait « vocation à payer » sa dette et ne se placera pas, selon elle, en défaut de paiement.  Le refus de la Cour suprême américaine d’examiner l’appel de Buenos Aires revient à confirmer les décisions antérieures en faveur des investisseurs. Lors des restructurations de dettes de 2005 et 2010, 92 % des créanciers avaient accepté les conditions proposées par Buenos Aires, qui impliquaient un abandon de créances de plus de 70 %. Ceux avaient refusé ces restructurations, emmenés par les fonds spéculatifs Aurelius Capital Management et NML Capital, avaient fait condamner l’Argentine à leur payer 1,33 milliard de dollars (980 millions d’euros) par la justice américaine. Buenos Aires refuse de rembourser les fonds qu’elle qualifie de « vautours », en arguant du fait qu’elle ne peut pas leur accorder un traitement de faveur par rapport aux investisseurs ayant accepté les échanges.

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !  

Face aux risques la commission choisit l’immobilisme, cela en dépit de la très faible croissance, de l’évolution des prix et du niveau du chômage. Les prix à la consommation ne devraient augmenter que de 0,8% cette année et de 1,2% en 2015 après une hausse de 1,3% en 2013, restant ainsi bien en dessous de l’objectif affiché par la Banque centrale européenne (BCE) de taux d’inflation « inférieurs à, mais proches de 2% ». Les nouvelles prévisions sont inférieures à celles de 1,0% pour 2014 et 1,3% pour 2015 publiées en février par l’exécutif communautaire. Les prix à la consommation dans les 18 pays utilisant la monnaie unique n’augmentent que très lentement en raison, entre autres, d’un chômage toujours historiquement élevé, des coupes effectuées par les Etats dans leurs dépenses et de la faiblesse persistante du crédit bancaire. « L’inflation pourrait se révéler plus basse qu’envisagé dans le scénario central si la situation du marché du travail et les prix des matières premières se révèlent plus faibles qu’attendu », ajoute la CE dans ses prévisions de printemps. « Cependant, la possibilité d’une véritable déflation, définie comme une baisse généralisée et auto-entretenue des prix dans la zone euro dans son ensemble, reste très faible. » Les économistes interrogés par Reuters ne prévoient aucune modification à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de la réunion de jeudi.  La moitié d’entre eux environ s’attendent à voir l’institution de Francfort prendre ultérieurement de nouvelles initiatives, soit en réduisant les taux, soit en achetant des actifs financiers sur les marchés, pour soutenir le crédit et une croissance économique qui reste inférieure à celle des autres grandes régions du monde.

Russie-Ukraine : risque de guerre

Russie-Ukraine : risque de guerre

On ne peut écarter un risque de guerre à propos de l’Ukraine pour plusieurs raisons : la première c’est que l’économie de la Russie se porte très mal et qu’il faut trouver un bouc émissaire à cet échec, à savoir surtout l’Europe. La seconde c’est que Poutine est un dictateur fou : nourri au lait du KGB il a tué complètement toute opposition et se croit investi d’un pouvoir sans limite ; troisième raiosn il n’ya plus d’opposition en Russie mais plus de médias indépendants et les russes sous informés sont prêts à adhérer à n’importe quelle thèse nationaliste.  Les sanctions prises jusque là visaient des personnalités pro russe. Il faut évidemment aller plus loin dans le domaine économique. A cet égard, le G7 a annoncé de nouvelles mesures.  sanctions contre la Russie dans la crise ukrainienne, avec un volet américain susceptible d’intervenir « dès lundi ». Selon un responsable des Etats-Unis sous couvert de l’anonymat, « chaque pays déterminera quelles sanctions ciblées il veut imposer. Ces sanctions seront coordonnées et complémentaires, mais pas nécessairement identiques ». « Les sanctions américaines pourraient intervenir dès lundi », a-t-il précisé. Côté européen, Angela Merkel a annoncé vendredi une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE « aussi rapidement que possible » pour étudier de nouvelles sanctions. Le communiqué du G7 affirme que ses membres – Etats-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Japon -se sont « engagés à agir d’urgence pour intensifier les sanctions ciblées » contre Moscou. Ce communiqué a été publié après la tenue vendredi d’une conférence téléphonique entre les dirigeants américain Barack Obama, français François Hollande, allemand Angela Merkel, britannique David Cameron et italien Matteo Renzi, au cours de laquelle avaient été « évoquées » de nouvelles sanctions. Ce durcissement intervient alors qu’une intervention des forces régulières de l’armée russe dans l’est de l’Ukraine apparaît comme une hypothèse de plus en plus tangible. « Nous n’excluons plus une intervention militaire russe en Ukraine dans les prochains jours », a ainsi confié à des journalistes un diplomate occidental. Dans ce contexte, le G7 accuse Moscou d’avoir ces derniers jours « continué à exacerber les tensions avec un discours toujours plus préoccupant et des manœuvres militaires menaçantes à la frontière de l’Ukraine ». « L’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine doivent être pleinement respectées », ont martelé vendredi les dirigeants occidentaux, alors que selon le Pentagone des avions russes ont violé l’espace aérien ukrainien « à plusieurs reprises » au cours des dernières 24 heures. D’une manière générale, ils ont « souligné l’importance d’une mise en œuvre effective de l’accord de Genève du 17 avril, afin de permettre une sortie de crise en Ukraine et prévenir la dégradation de la situation sur le terrain ». Ils sont également « convenus de demander le renforcement du rôle de la mission d’observation de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) en Ukraine », dont une douzaine d’observateurs déjà sur place sont retenus par des séparatistes, selon Kiev et Berlin.  »Si cela est vrai, nous condamnons fermement cette action et appelons à leur libération immédiate », a réagi le département d’Etat américain. Sur le terrain, la ville de Slaviansk, bastion des séparatistes dans l’Est, est en état de siège depuis un assaut bref et meurtrier lancé par des blindés ukrainiens. Le ministère de l’Intérieur a indiqué avoir mis en place « un blocus » de Slaviansk avec les forces de la Garde nationale afin d’empêcher les pro-russes « de recevoir des renforts ».  »Nous ne rendrons pas la ville », a rétorqué le leader des insurgés de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev. « Nous sommes prêts à la défendre ». Moscou a appelé Kiev à mettre fin sans délai à son offensive militaire dans l’Est, mais le pouvoir de Kiev a affirmé que son offensive, qu’il qualifie d’ »opération anti-terroriste », allait continuer, tout en s’engageant à faire preuve de retenue.

 

Ukraine : risque de guerre pour la Russie

Ukraine : risque de  guerre pour la Russie

« Le sang a déjà été versé et il faut éviter d’urgence une nouvelle escalade » a lancé l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine qui demande aux Occidentaux et notamment aux Etats-Unis, de faire pression sur les autorités de Kiev pour qu’elles « cessent d’utiliser la force contre le peuple ukrainien et entament un véritable dialogue : c‘est l’Occident qui déterminera si la guerre civile en Ukraine peut être évitée » Mais pour l’ambassadrice américaine Samantha Power , c’est la Russie qui a « créé et orchestré l’instabilité » dans l’est de l’Ukraine, une  »copie conforme des tactiques utilisées par les forces russes dans les premières étapes de la crise en Crimée ». Et elle insiste : « Nous savons qui est derrière: seule la Russie est capable d’une telle opération dans cette région« . « 35.000 et 40.000 soldats russes aux abords de la frontière avec l’Ukraine » (ambassadeur GB) Et pour l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant,  « la Russie interfère une nouvelle fois directement dans les affaires intérieures de l’Ukraine en utilisant des prétextes et la force militaire« . Et il dénonce la mobilisation russe aux frontières du pays :  »Les images satellitaires montrent qu’il y a entre 35.000 et 40.000 soldats russes aux abords de la frontière avec l’Ukraine équipés d’avions de combat, de chars, d’artillerie et d’unités de soutien logistique ». Quant à l’ambassadeur français Gérard Araud, il a appelé la Russie  »à s’engager résolument dans la désescalade et à condamner, avec l’ensemble de ce Conseil, les tentatives de déstabilisation conduites pas des groupes armés dans l’est de l’Ukraine ». Ce que la Russie n’a pas fait

 

Europe : risque de déflation (secrétaire américain au Trésor, Jack Lew)

Europe : risque de déflation (secrétaire américain au Trésor, Jack Lew)

« Le risque de faible demande et de déflation » en Europe « est une chose à laquelle ils doivent porter une grande attention », a affirmé M. Lew sur la chaîne d’informations économiques câblée CNBC.  Le secrétaire américain au Trésor a répété qu’en Europe les pays excédentaires, « notamment l’Allemagne » devaient « doper la demande ». « Il y a un problème de demande en Europe. Il y a un certain nombre de pays qui pourraient faire plus », a-t-il ajouté, saluant les projets de dépenses d’infrastructures en Allemagne.  M. Lew, qui s’exprimait à la veille des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, a ajouté que les Etats-Unis étaient « un puissant vecteur » de la croissance de l’économie mondiale et « faisaient leur part du travail ».   »A l’aune des performances mondiales, la croissance de l’économie américaine fait très bonne figure », a-t-il ajouté, alors que le FMI prévoit une croissance du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2,8% en 2014.

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Zone euro : risque de déflation

Zone euro : risque de déflation

Pas de croissance, pas d’inflation « Le risque de déflation, tout particulièrement en zone euro, existe sans aucun doute », a déclaré, a déclaré le chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) Olivier Blanchard au journal économique allemand Handelsblatt. L’inflation au sein de la zone euro s’est stabilisée à 0,8% en rythme annuel pour le troisième mois consécutif en février, bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) qui est d’un peu moins de 2%.  Tout en excluant, lui,  tout risque de déflation au sein de la zone euro, le président de la BCE Mario Draghi a mis en garde contre un blocage de la hausse des prix dans ce qu’il a qualifié de « zone de danger », sous 1,0% l’an. Selon Olivier Blanchard, le risque de déflation est une arme à double tranchant pour des pays comme l’Espagne ou le Portugal. « D’un côté, cela améliorerait sans doute leur compétitivité et soutiendrait les exportations, de l’autre, cela augmenterait le taux d’intérêt réel et la valeur réelle de la dette et réduirait ainsi la demande intérieure », a-t-il dit au Handelsblatt. Pour le chef économiste du FMI, le risque existe que le second effet l’emporte sur le premier entraînant une baisse de la production et davantage de déflation. « En général, des périodes d’inflation basse plus longues compliqueraient les ajustements nécessaires en zone euro. » Olivier Blanchard appelle par ailleurs les banques centrales à combattre la formation de bulles financières. « Dès que les prix dévient de leurs moyennes à long terme, elles (les banques centrales) doivent intervenir. Il vaut mieux freiner ce qui pourrait s’avérer être un essor du marché immobilier que laisser une bulle se former », a-t-il encore indiqué.

 

 

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

 

En variation annuelle l’inflation a encore baissé à 0.7% ; Du coup, les risques de déflation ne sont pas écartées du fait de la très grande faiblesse de la croissance et parallèlement du haut niveau de chômage (19 millions de chômeurs en zone euro soit un taux de 12%°. La hausse des prix de détail dans la zone euro a ralenti en janvier, contrairement aux attentes, en raison notamment d’un net recul des coûts de l’énergie, une évolution qui devrait compliquer les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir la fragile reprise de l’économie des 18 pays membres. L’inflation est retombée à 0,7% en variation annuelle, contre 0,8% en décembre, selon des données publiées vendredi par Eurostat, l’agence de statistiques de l’Union européenne. La hausse des prix de détail retrouve ainsi le point bas touché en octobre, qui avait été un des facteurs ayant conduit la BCE à abaisser son taux directeur le mois suivant. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un taux d’inflation en légère hausse ce mois-ci, à 0,9%, un niveau qui restait de toute façon nettement inférieur à l’objectif d’un taux d’inflation proche mais juste en-deçà de 2% fixé par la BCE. Le ralentissement s’explique pour l’essentiel par le poste énergétique, traditionnellement volatil, qui a vu ses prix baisser de 1,2% après avoir été stables en décembre. Les prix alimentaires (y compris tabac et alcool) ont augmenté de 1,7%. Bien que le président de la BCE, Mario Draghi, ait déclaré en janvier que la zone euro n’était pas menacée de déflation, plusieurs pays souffrent déjà d’une situation de déflation et la Fonds monétaire international (FMI) à alerté sur ce risque. En Allemagne, les prix de détail ont baissé de 0,7% en janvier en variation mensuelle, donnant une inflation annuelle de 1,2%, selon des chiffres publié jeudi.

 

Risque de déflation en Europe ?

Risque  de déflation en Europe ?

 

Ce n’est pas la déflation  mais les prix (comme la croissance) sont à des niveaux très bas. En effet l’inflation a ralenti en décembre dans la zone euro après sa légère remontée de novembre, ravivant les craintes de déflation, selon la première estimation publiée mardi par Eurostat, l’office des statistiques de l’Union européenne. Le taux d’inflation annuel de la zone euro a décéléré à 0,8% en décembre contre 0,9% en novembre, revenant près de son plus bas de quatre ans de 0,7% touché en octobre, qui avait poussé la Banque centrale européenne (BCE) à réduire ses taux. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre stable à +0,9%. Les prix de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont augmenté de 1,8% sur un an, après déjà une hausse de 1,6% en novembre. Ceux de l’énergie se sont stabilisés après leur baisse de 1,1% le mois précédent. En excluant ces deux secteurs volatils, le taux d’inflation ressort à 0,9% contre 1,1% en novembre. Les prix des biens industriels (hors énergie) ont augmenté de 0,2% seulement, comme en novembre, et ceux des services de 1,0% après +1,4%. En octobre, la décrue du taux d’inflation à 0,7% marquait son premier passage sous la barre des 1% depuis février 2010. Quelques jours plus tard, la BCE – qui a un objectif d’inflation « en-dessous de mais proche de 2% » – surprenait les marchés en baissant son taux directeur de 25 points de base à 0,25%, nouveau plus bas record. Depuis lors, plusieurs responsables de la banque centrale ont estimé que la déflation ne menaçait pas réellement la zone euro, tout en assurant que la BCE disposait de plusieurs armes au cas où il faudrait combattre une telle menace. « Nous n’observons pas de déflation pour l’instant (…) mais nous devons veiller à ce que l’inflation ne reste pas bloquée en permanence sous 1% et à ce qu’elle ne tombe pas en zone dangereuse », a dit fin Mario Draghi, le président de la BCE, à un magazine allemand.  

 

Syrie : risque de fuite en avant de la France et des autres

Syrie : risque de fuite en avant de la France et des autres

 

 

L’intervention jugée imminente en Syrie semble maintenant décalée de plusieurs jours au moins. On semble prendre un peu mieux conscience de l’enjeu et des limites politiques d’une réplique ciblée. Surtout, il n’a pas été pris en compte les risques de déstabilisation dans des pays arabes où les printemps qui se transforment en hiver. Les conséquences politiques pourraient être graves pour les intérêts économiques ;la hausse du pétrole d’abord, encore moins de croissance  mais aussi des menaces terroristes sur les entreprisses étrangères implantées dans le proche et moyen orient. On ne peut non plus exclure des attentats en Europe même. Un risque de fuite en avant demeure car les économies européennes sont très fragilisées et certains chefs d’Etat – (notamment la France et la Grande Bretagne) pourraient être tentés de redorer leur image par une intervention militaire. Mais la Syrie n’est pas le Mali (où les terroristes étaient pour la plupart étrangers et ne disposaient que de vieux 4×4 et des kalachnikovs). Les gains de popularité éventuels de cette réplique militaire pourraient être rapidement détruits par les conséquences sur des économies européennes déjà bien chancelantes. Dernier aspect et non des moindres, l’attaque ciblée n’offrira pas davantage d’issue politique en Syrie, d’autant que comme dans d’autres pays arabes, il s’agirait de choisir entre Assad le dictateur et des islamistes extrémistes. La classe politique paraît très divisée en France sur cette intervention (comme l’opinion publique) dont on ne semble pas avoir mesuré tous les conséquences. L’affaiblissement du gouvernement français pourrait favoriser un engagement très aventureux pour redonner un peu de crédit à la majorité actuelle. Un pari toutefois très douteux  et très dangereux que la ministre de la communication du gouvernement ne semble pas bien mesurer. La ministre était interrogée par France 2 sur l’opération en projet, à laquelle le président François Hollande s’est dit prêt et qui semblait imminente, mais non encore décidée par Barack Obama.  Elle a d’abord jugé que l’attaque du 21 août, qui aurait fait un millier de morts parmi les civils syriens, était « inqualifiable et dépasse l’entendement ».   »C’est un crime contre l’humanité qui se passe sous nos yeux et demande à la communauté internationale de ne pas rester sourde et indifférente ».  La réaction des dirigeants français, britannique et américains « a été salutaire, c’est de notre humanité que l’on parle », a poursuivi Mme Vallaud-Belkacem.   »Il faut que la communauté internationale trouve une riposte adaptée à la situation », selon elle, mais elle est « compliquée à construire ».  Compliquée « d’abord parce que l’Etat ne va pas intervenir seul, donc il faut obtenir l’adhésion de plusieurs alliés, de plusieurs partenaires, ce que nous essayons de trouver au sein du conseil de sécurité des Nations unies » mais « avec des Etats comme la Chine et la Russie qui posent un certain nombre de difficultés ».   »Nous étudions d’autres options », a fait valoir la responsable gouvernementale, « en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas simplement de punir et d’empêcher le régime syrien de procéder à une nouvelle attaque de ce type – ce serait déjà beaucoup – mais aussi de trouver une sortie de crise ».   »C’est extrêmement important, pour la communauté internationale, si elle intervient, de le faire dans des conditions qui permette au pays ensuite de se rétablir », a insisté Mme Vallaud-Belkacem.

 

 

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion notamment la délocalisation

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion

En un week-end, le nouveau numéro du secteur de la publicité est né. Après des fuites samedi, le Français Publicis et l’Américain Omnicom ont annoncé, dimanche 28 juillet, leur fusion. Concrètement, ce mariage donnera naissance à un groupe dont le chiffre d’affaires est estimé 17,7 milliards d’euros et la capitalisation boursière à 26,5 milliards. Il sera codirigé par Maurice Lévy et John Wren , patrons de Publicis et Omnicom, qui espèrent finaliser l’opération fin 2013 ou au premier trimestre 2014. Pour Bruno Hareng, analyste chez Oddo et Cie, spécialiste du secteur média, « cette opération a pris tout le monde de court ». Interviewé sur BFM Business, ce lundi 29 juillet, il a expliqué que les deux entreprises « ont un réseau d’agence de premier plan, un portefeuille client qualitatif et un management référend dans l’industrie ». Il a estimé que cette annonce devrait avoir les faveurs, ce lundi, de la Bourse de Paris. Pour lui, il peut s’agir d’une belle opération, si le management arrive à gérer quatre risques.  Le projet de fusion est soumis à l’approbation des différentes autorités de la concurrence. Selon Reuters, la nouvelle entité devra faire face à des examens antitrust dans plus de 45 pays.  « La question est de savoir si la fusion peut coincer dans certains pays », a détaillé, Bruno Hareng, évoquant en particulier la Chine, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Sur une activité plus particulière, l’achat d’espaces publicitaires, Bruno Hareng a calculé que la nouvelle entité possédera environ 44% du marché en Chine et 42% aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, le nouveau groupe pourrait donc être contraint de céder des entités plus petites pour des raisons de concurrence.  Les deux entreprises ont dans leurs portefeuilles de clients des entreprises rivales. Pour donner un exemple simple, Omnicom compte Pepsi parmi ses clients et Publicis travaille avec Coca-Cola.  Vont-ils vouloir tous traiter avec cette entité fusionnée ? « Si les clients ont la certitude que des murailles de Chine seront respectées lorsque les deux entreprises seront fusionnées, les clients devraient tirer des avantages car « le client aura accès à des services encore meilleurs après cette fusion ».  « Cela m’étonnerait qu’il y ait beaucoup de pertes de clients », a-t-il déduit, parlant d’un risque « qui existe mais qui est mesuré ».  Bruno Hareng explique qu’il y « un risque de pertes de talents » et se demande « si tous les collaborateurs vont adhérer à la fusion » ou s’ils vont préférer « quitter le groupe pour éventuellement créer leurs structures ».  La fusion étant « transformante », la difficulté pour Maurice Lévy et John Wren va être de ne pas trop délaisser leurs clients, pour préparer cette mégafusion. Dernier  risue et non des moindres pour la France, la délocalisation. Les groupes prévoient de fusionner au sein de Publicis Omnicom Group, une maison-mère qui sera cotée à Paris et New York. La direction opérationnelle sera maintenue dans ces deux villes, mais le siège social sera établi aux Pays-Bas. Un choix effectué par souci de neutralité et non pour des motifs fiscaux, ont assuré les deux dirigeants. !

France : risque de « décadence »

France : risque de « décadence »

Le délabrement de la république et de ses valeurs dénoncé par un ecclésiastique. Pas étonnant puisque les clercs du PS n’ont pour toute réponse aux différentes violences (les dernières Marseille et Trappes) que le mot «  inacceptable ». La société française n’est « pas encore tout à fait » décadente mais le risque existe, estime le cardinal-archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, dans une interview au Parisien-Dimanche. « On est dans une société de violence où les réflexes de sociabilité ne sont plus intégrés », déclare l’ex-président de la Conférence épiscopale. « Nous n’avons plus d’objectif commun qui mobilise au-delà des intérêts particuliers ou corporatistes. » Prié de dire si la société française approche de la décadence, Mgr Vingt-Trois, qui s’est notamment opposé au mariage homosexuel et à une loi autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon, répond : « On s’en approche si on laisse filer les choses en disant que, finalement, l’égalité c’est que tous les particularismes puissent s’exprimer, qu’ils sont tous aussi légitimes, qu’il n’y a plus de règle commune pour faire le tri. »  A propos de la loi sur l’embryon, votée mardi par le Parlement, il dit redouter une « instrumentalisation de l’humain » dans la recherche scientifique. Il estime enfin que la lutte contre le fondamentalisme religieux, notamment musulman, passe par une réflexion dès l’école sur les religions et non par leur négation.  « Si l’école continue d’avoir des comportements laïcistes béotiens », le recours de « jeunes marginalisés » au fondamentalisme musulman « ne peut que s’aggraver », dit-il. « Pour lutter contre le fondamentalisme, il faut apprendre aux gens à réfléchir sur les religions et ne pas faire comme si elles n’existaient pas », ajoute l’ecclésiastique.

 

Suppression allocations familiales : un risque d’explosion de la solidarité

Suppression allocations familiales : un risque d’explosion de la solidarité

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions comme le bricolage de Hollande notamment sur les allocations familiales ; A priorité, personne ne peut contester l’intérêt de supprimer les allocations familiales pour les couches moyennes en cette période de rigueur. (Il s’agira bien des couches moyennes sinon cette suppression sur les seuls très hauts revenus aurait très peu d’intérêt en matière d’économies ) ; mais de la même manière, on pourra aussi trouver légitime que demain les prestations maladie de la sécurité sociale soient moins remboursées pour ces mêmes couches moyennes. Du coup, on pourra alors s’interroger s’i faut vraiment continuer de cotiser pour ces couches moyennes ( d’autant que le nombre d’enfants de ces couches moyennes est inférieur à la moyenne)  ; la ponction est loi d’être négligeable et c’est le financement de la sécu qui pourrait exploser. Hollande faiat du bricolage et risque même d’être à nouveau remis à sa place par le conseil constitutionnel ; il s’attaque en effet au principe d’universalité. Il aurait sans doute été plus habile de fiscaliser ces allocations.  François Hollande, en proposant de réduire les allocations familiales pour les ménages les plus aisés, a donc ouvert une brèche dans le principe d’universalité de la politique familiale de la France, souvent citée en exemple, au grand dam des associations familiales qui craignent d’autres mesures d’économies à l’avenir.  Le chef de l’Etat n’a pas attendu que soit examiné, le 4 avril, le rapport commandé au président du Haut conseil de la famille (HCF) Bertrand Fragonard, en vue de réduire le déficit de la branche famille pour lever un coin du voile.   »Que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations, non ! Ce sera revu », a-t-il lancé jeudi soir sur France 2.  Ainsi, pour la première fois depuis la création de la Sécurité sociale à la Libération, est remise en cause partiellement l’universalité des allocations familiales, dont le montant est actuellement identique, quel que soit le revenu de la famille, et ne varie qu’en fonction du nombre d’enfants.  Si les intentions de M. Hollande n’ont pas vraiment surpris les acteurs de la politique familiale, certains ont fait part de leur colère.  Rappelant, qu’outre la mission Fragonard, le Haut conseil pour le financement de la protection sociale doit aussi se prononcer sur le financement de la branche famille, le président de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), Jean-Louis Deroussen (CFTC) s’interroge auprès de l’AFP: « A quoi servent toutes ces missions, tous ces rapports, si les décisions sont déjà prises, on peut s’étonner ».  Ton plus virulent du côté des organisations familiales. « Ce serait un contre-sens historique en matière de politique familiale. A terme cela risque de remettre en cause la dynamique démographique de notre pays », a estimé François Fondard, président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf).  Même si M. Hollande s’est défendu de vouloir remettre en cause l’universalité, puisque les familles aisées continueraient de percevoir des allocations, les associations y voient un premier pas vers une plus grande redistribution des allocations des plus riches vers les plus pauvres.   »C’est une première marche, c’est le signe que la République ne respecte plus un principe de justice qui avait fait ses preuves depuis la Libération », s’est insurgé Thierry Vidor, directeur général de Familles de France, membre de l’Unaf.  Selon lui, du fait de ce premier pas, « on pourra revenir demain sur l’universalité de la Sécurité sociale pour la branche maladie et dire qu’en fonction des revenus les patients auront des remboursements modulés également ».  Les associations familiales laïques (AFL), plus marquées à gauche, ont toutefois tenu à se démarquer des positions de l’Unaf. « Quoi de plus normal que d’introduire plus de justice sociale dans la politique familiale? », ont-elle estimé.  Mais pour les AFL, la meilleure solution est la création d’un crédit d’impôt pour toutes les familles, à partir du premier enfant, et la suppression du quotient familial sur la feuille d’impôt qui, selon elles, favorise les familles les plus aisées.  Le député Gérard Bapt, rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui tiendra compte, à l’automne prochain, des économies décidées sur la branche famille, s’est félicité des déclarations présidentielles.  Tout récemment, avec son collègue de l’Ardèche Pascal Terrasse, il avait fait part de leurs propositions de diviser par deux les allocations familiales des ménages avec deux enfants dont le revenu mensuel est supérieur à 53.000 euros par an (4.400 euros par mois) et à 61.000 pour ceux qui ont trois enfants.   »Le chef de l’Etat s’est prononcé pour la modulation et cela va dans le sens de ce qu’on avait proposé », a déclaré M. Bapt à l’AFP.  Selon un récent sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 66% des Français sont d’accord pour réduire ou supprimer les allocations familiales au-delà d’un certain niveau de revenu. Le déficit de la branche famille est prévu à 2,7 milliards pour 2013.  Les allocations familiales sont versées chaque mois à partir du deuxième enfant (127,05 euros). Mais d’autres prestations familiales plus récentes sont accordées sous conditions de ressources.

Risque d’explosion sociale ?

Risque d’explosion sociale ?

 

La menace n’est pas encore là, mais au ministère de l’intérieur on s’attend à des formes de radicalisation de la part de certains salariés de sites menacés. Pour deux raisons, ces travailleurs n’ont souvent plus rien à perdre et ils s’appuient sur la médiatisation de leaders charismatiques. Dernier élément, les instances syndicales nationales laissent faire pour ne pas paraître à la traîne du mécontentement, cela d’autant plus que personne ne propose réellement de plan de reprise cohérent.  Dans les services de police, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre: les durs de la CGT voudraient mener des opérations coup de poing à Paris même. Le prétexte aux débordements pourrait être un comité central d’entreprise de la société Goodyear, le 12 février, à son siège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). «Les plus radicaux des coordinations syndicales des différentes entreprises en difficulté (Renault, PSA, Goodyear, donc, mais aussi Sanofi ou Candia) se fédèrent pour monter sur la capitale», assure un syndicaliste policier, qui parle d’une volonté chez certains d’aller «au contact». En clair: le ministère de l’Intérieur redoute le retour des casseurs. Manuel Valls a déjà mis en garde les éventuels fauteurs de troubles, s’inquiétant des risques «d’implosion ou d’explosion sociale». Il a assuré, mardi, que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement, dans les rues ou dans les usines, car, dit-il, «on ne peut pas casser l’outil de travail».  L’affaire a été le sujet de préoccupation des plus hauts responsables policiers parisiens, réunis autour du préfet de police, Bernard Boucault, le 30 janvier. Le directeur de l’ordre public et de la circulation, responsable du maintien de l’ordre dans la capitale et dans les trois départements limitrophes, a réclamé un maximum d’informations, notamment à la direction du renseignement de la préfecture, pour évaluer le dispositif à mettre en place, tandis que de discrets pourparlers ont lieu actuellement avec les organisations syndicales pour tenter de raisonner les jusqu’au-boutistes. Mais les centrales syndicales contrôlent-elles vraiment la base? Un rassemblement qui dégénérerait à Paris serait un mauvais signal, si l’on se réfère à la maxime chère à Napoléon: «Je suis plus inquiet d’un rhume à Paris que d’une épidémie en province.» Quelques rassemblements visant à faire la jonction entre les divers mouvements revendicatifs ont déjà eu lieu ces dernières semaines, mais sans incident notable, comme devant le magasin Virgin, sur les Champs-Élysées, le 29 janvier. À lui seul, le collectif contre les licenciements boursiers, qui veut rejoindre le cortège du 12 février, a réuni plus de 700 personnes très remontées, devant le ministère du Travail, ce jour-là. La semaine prochaine, à Rueil, on parle de plus d’un millier de protestataires déterminés. Mercredi, à Strasbourg, douze gendarmes et policiers ont été blessés alors qu’ils tentaient de repousser un millier de salariés des sites européens d’ArcelorMittal qui convergeaient vers le Parlement européen. La préfecture du Bas-Rhin a évoqué «quelques éléments particulièrement violents et déterminés à blesser et à casser», lors d’une manifestation qui «n’avait pas été déclarée». «On n’en est qu’aux prémices», prévient Marie Lecomte, qui a pris la tête du collectif contre les licenciements boursiers, tandis que Philippe Poutou, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), annonce que ses troupes vont entrer dans la danse. Mêmes menaces à peine voilées de la part de Jean Mangin, de la CGT d’ArcelorMittal, qui déclare: «Dans ce genre d’action, on ne sait pas très bien ce qui peut se passer…» Pour l’heure, un haut responsable de la Sécurité publique le dit au Figaro: «Le risque doit être pris très au sérieux, et les sites à protéger ne manquent pas, de l’Élysée à Matignon, en passant par le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, celui du Medef, avenue Bosquet, dans le VIIe arrondissement, ou encore le ministère du Redressement productif, à Bercy.» Selon lui, «il faudra marquer quelques individus à la culotte, car ceux qui veulent en découdre sont imprévisibles». Dans une instruction du 30 janvier, la Sous-direction de l’information générale (les ex-RG) a été invitée à suivre «au plus près» les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle «radicalisation» des mouvements sociaux. Le document a été transmis aux directeurs départementaux de la Sécurité publique dans tous les départements. «À la veille des prochaines élections syndicales, il est clair que la CGT ne veut pas se laisser déborder par SUD et les mouvements trotskistes, très actifs sur le front social», explique un haut fonctionnaire, Place Beauvau. Dans un tract rédigé le 31 janvier sur le site Goodyear d’Amiens-Nord (Somme), menacé de fermeture, la CGT brandit la menace de «l’énervement total» et de «l’embrasement social». Et d’ajouter: «La colère à exprimer» pourra l’être à Rueil, le 12 février, pour un premier grand test. Chez PSA, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), des cadres évoquent une cinquantaine d’«énervés» sur les 2 750 employés du site. «Lutte ouvrière agit en sous-main pour les aiguillonner», confie un policier local. Les plus durs auraient, selon les autorités, des liens avec les cités avoisinantes, comme à Amiens-Nord. «Ce n’est pas la mobilisation de masse, nuance un expert des ex-RG, mais la radicalisation progresse. En toile de fond, il y a le désespoir d’une partie de la classe ouvrière qui ne croit plus aux promesses des partis de gouvernement.» À Florange (Moselle), le meneur CFDT d’ArcelorMittal, Édouard Martin, se dit «inquiet de la tournure que ça peut prendre». «Je pense que ça peut péter, parce que la ­situation est très, très tendue», spécule-t-il, notamment chez les jeunes. Un son de cloche récurrent, partout où les emplois industriels sont menacés.

 

Social : risque d’explosion pour les salariés très exposés

Social : risque d’explosion pour les salariés très exposés

 

Le gouvernement s’inquiète de la détérioration du climat social en France surtout dans les entreprises où l’emploi est menacé. le gouvernement socialiste craint désormais ouvertement des risques d’explosion sociale. En fait, les sites où les emplois menacés ont été très visités pendant la campagne électorale, on y a beaucoup promis  mais depuis peu d’entreprises ont pu être sauvées notamment les sites emblématiques  PSA à Aulnay et Arcelor Mittal à Florange ». La colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciements, elle est là, elle gronde depuis des années », a reconnu ce mardi 5 février le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. « Aujourd’hui on assiste moins à des mouvements sociaux, qu’à des implosions ou explosions sociales », a-t-il mis en garde sur les médias BFTV et RMC. Depuis plusieurs mois, le contexte social s’est fortement détérioré en France, avec l’annonce de milliers de suppressions de postes dans différents secteurs: sidérurgie (ArcelorMittal), automobile (PSA, Renault, Goodyear) mais aussi pétrole (Petroplus), chimie (Sanofi), transports (Air France), agro-alimentaire (Doux), etc. Les débrayages et opérations « usine morte » sont devenus quotidiens chez Renault (11.200 suppressions de postes envisagées), où la production a été à plusieurs reprises paralysée, tandis que chez PSA (8.500 suppressions annoncées), l’usine d’Aulnay, en région parisienne, s’enlise dans la grève dans une ambiance délétère. Fin janvier, dans cette usine dont la fermeture est prévue en 2014, quatre grévistes ont été mis à pied « en vue de licenciement » pour leur implication présumée dans l’agression d’un huissier venu constater des « dégradations » sur le site.   Dans ce contexte tendu, les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre « au plus près » les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle « radicalisation » de mouvements sociaux. Une note de service, datée du 30 janvier et transmise aux directeurs départementaux de la sécurité publique, souligne « les risques d’incidents » ou d’éventuelles « menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit ». Ces explosions sociales, « il faut essayer de les comprendre, mais on ne peut pas les admettre », a justifié mardi le ministre socialiste de l’Intérieur. « On peut essayer de comprendre les raisons qui poussent des hommes et des femmes au désespoir », mais « on ne peut pas casser l’outil de travail », a-t-il dit. A l’usine Renault à Flins, en région parisienne, « il y a de plus en plus de présence policière autour de l’usine avec plusieurs voitures banalisées », témoignait mardi Ali Kaya, délégué syndical. « La police a contacté des délégués syndicaux », a-t-il ajouté. Le secrétaire général de la CGT, premier syndicat de France, Bernard Thibault s’est inquiété mardi d’éventuelles présences des forces de police sur les sites connaissant des conflits sociaux, appelant à les « éviter » car celles-ci seraient « vécues comme des provocations ». « Certains commentateurs extérieurs s’émeuvent de la tournure que peuvent prendre certains conflits sociaux », a-t-il déclaré, mais « il faut se rendre à l’évidence: on ne va pas continuer à avoir plusieurs millions de nos concitoyens exclus du travail et que tout ça se fasse dans la plus grande discrétion et le plus grand silence ».

 

CAC 40: risque de retournement

CAC 40: risque de retournement

 

Philippe Béchade ( Chronique Agora)

Europe n’est résolu en réalité, ni en Grèce, ni au Portugal, ni en Espagne… et la France est-elle vraiment en meilleure posture ? Nous assistons simplement à un mouvement de retrait ponctuel des spéculateurs en voyant Mario Draghi brandir sa seringue de morphine monétaire. Mais la morphine ne soigne pas la maladie, elle assure juste un trépas plus confortable à celui qui en souffre. Il faudrait entreprendre sur l’Europe une véritable thérapie génique, pratiquer l’ablation du dumping fiscal, passer le shadow banking aux rayons X, appliquer une chimiothérapie fine visant à éliminer les métastases dogmatiques parasitantes en préservant les principes économiques sains. L’homme malade a cessé de gémir, alors il est déclaré guéri. Dès que la douleur cesse, l’illusion de la pleine santé retrouvée s’impose et l’avenir redevient radieux. Prenez le seuil des 3 600 points à Paris. Il figurait encore début décembre comme un objectif insurpassable vu les perspectives 2013. Et voilà que 22 séances de hausse (sur 25) plus tard, personne ne s’étonne que le marché poursuive sa route sans se restaurer, sans dormir… comme le véritable robot qu’il est devenu, indifférent à l’espoir comme à la peur, s’appuyant sur les millisecondes qui précèdent plutôt que sur les perspectives qui s’ouvrent à moyen terme. Nul ne doute plus que l’année se conclura quelque part entre 3 650 et 3 750 — soit une hausse annuelle comprise entre 16% et 18%, ce qui tient déjà du prodige. Les objectifs sont largement revus à la hausse d’ici mars avec 4 000 et même 4 250 en ligne de mire pour les plus optimistes. Avouez tout de même qu’un CAC 40 clôturant en hausse de 0,06% à 3 666 (36 = 6×6) jeudi soir, à la veille de la séance des “Quatre sorcières” (certains nous prédisent la “fin du monde”), cela constitue une coïncidence assez… diabolique, voire apocalyptique ! Mais au diable les clins d’oeil algorithmiques. Plus le CAC 40 monte (dans un environnement conjoncturel qui ne prête pas à une exubérance irrationnelle), plus les stratèges et les gérants trouvent de raisons de justifier la poursuite du rally haussier. Selon la pensée unique qui s’est imposée dans les esprits en l’espace de quelques semaines, la récession n’est plus un frein à la hausse des marchés, bien au contraire. Elle garantit des taux éternellement bas et comme le potentiel de nouvelles plus-values est quasi nul du côté des emprunts d’Etat les mieux notés, les investisseurs vont sortir massivement des placements obligataires en 2013 parce que ces derniers n’offrent plus aucun rendement. Mais au fait, cela fait juste 20 ans que c’est le cas au Japon ! Le Nikkei a néanmoins vu son cours divisé par quatre dans l’intervalle. En ce qui concerne la menace du krach obligataire, nous n’y croyons guère tant que les marchés pensent que les banques centrales restent prisonnières de leur stratégie non-conventionnelle. Autrement dit tant qu’elles jouent à l’apprenti sorcier, faussant depuis bientôt quatre ans les mécanismes de valorisation des actifs… et sans aucune idée des conséquences à moyen terme faute de précédents historiques. En même temps que nous renouvelons nos conseils de prudence — un indice qui grimpe cinq semaines sans corriger, c’est une anomalie historique majeure — nous conclurons notre dernière Chronique de 2012 par un aphorisme auquel nous souscrivons depuis beaucoup plus longtemps que ceux qui en ont fait leur pensée du mois. “A force de privilégier le rendement sans risque (même les actions retrouvent un statut de placement sûr), les investisseurs vont basculer vers le risque sans rendement”.

 

Dexia risque encore de coûter cher à l’Etat

Dexia risque encore de coûter cher à l’Etat

L’affaire Dexia  risque encore de coûter cher a lancé M. Emmanuelli, patron de la CDC,  lors de son audition devant la commission des Finances du Sénat.   »Dans Dexma, il reste 70 milliards d’euros de portefeuille », dont « à peu près 10 milliards d’euros sur les collectivités sur lesquels on peut avoir quelques inquiétudes, pas sur la totalité mais sur une partie » et « aussi 10 milliards de prêts toxiques », a précisé le député PS.  Les estimations communément acceptées font état, au sein du portefeuille de 70 milliards, d’un sous-ensemble considéré comme sensible d’un montant de 10 milliards.  Selon le montage proposé à la Commission européenne, l’Etat doit devenir actionnaire majoritaire de Dexma, aussi appelé DMA. La Caisse des dépôts prendrait une participation au capital.  M. Emmanuelli a rappelé que l’ensemble du groupe Caisse des dépôts avait perdu, à ce jour, 4 milliards d’euros dans le dossier Dexia, dont elle est le premier actionnaire.  Dans le détail, 2,9 milliards proviennent de la section générale (périmètre strict de la CDC), 1 milliard du Fonds d’épargne (qui centralise 65% du Livret A et du Livret de développement durable) et le solde de CNP Assurances, contrôlé par la CDC. « La Caisse se trouve à nouveau sollicitée par l’Etat pour prendre une participation (dans DMA, NDLR) que nous avons tendance plutôt à refuser parce que cela nous a déjà coûté très, très cher », a commenté M. Emmanuelli.   »Nous sommes néanmoins l’objet (…) de pressions insistantes parce que si ce n’est pas nous, l’Etat ne sait pas avec qui » réaliser le montage, a-t-il ajouté.  L’affaire Dexia est révélatrice des dérives bancaires ; D’un certain point de vue, c’est une caricature ; Pour autant la crise de cette banque présente bien des points communs avec d’autres établissements bancaires. Dexia déjà victime de la crise des subprimes, n’a pu encaisser la crise financière actuelle. Dexia est l’exemple même, extrême sans doute, des dérives bancaires. Dexia dont l’activité essentielle devait être orientée vers les prêts aux collectivités locales s’est aventuré dans des placements à haut risques dans des zones géographiques, dans des secteurs et dans des modalités qui ne correspondant ni à son objet, ni à ses compétences. C’est la seconde fois qu’on sauve ce qui peut l’être. Déjà après la crise de 2008, il a fallu éviter le pire, en 2011, c’est la fin de ce qu’il faut bien considérer comme une aventure malheureuse. A cet égard la plupart des banques européennes et même françaises ont suivi le même chemin. C’est-à-dire qu’elles n’ont tiré aucun enseignement de la crise de 2008 et ont continué, elles aussi à investir dans des placements à risques mal mesurés pour lesquels alors que ce n’est pas leur mission première et qu’elles n’ont en réalité que peu de compétence dans ces domaines. En clair on joue avec l’argent des dépôts et des épargnants pour tenter d’accroitre les profits et satisfaire et les actionnaires et les égos (et les rémunérations)  des dirigeants. Notons que la rémunération de M. Mariani, dirigeant de Dexia était de l’ordre de 2 millions d’euros en 2010  (salaires et bonus), c’est évidemment mieux que son ancien salaire de fonctionnaire inférieur à 100 000 euros. ; En fait M. Mariani est représentatif des dirigeants de banques français, hauts  fonctionnaires, qui ne doivent leur promotion qu’à leur passage dans les cabinets ministériels ; ce qui explique une grande partie de leur incompétence et de leur irresponsabilité. Et pourtant M. Mariani était considéré comme l’un des meilleurs, ce qui en dit long sur la qualité des autres. Nos grandes banques sont en difficultés pour les mêmes raisons. Fondamentalement les banques de déports la plupart dirigées par d’anciens fonctionnaires ne sont compétentes pour intervenir sur les placements à risque. Dexia est un exemple intéressant car il pourrait bien montre le triste chemin de nos banques si la crise continue de s’aggraver.

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