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Risque de croissance molle durable en Europe

Risque de croissance molle durable en Europe

 

 

 

L’Europe pourrait bien connaître une très longue période de croissance molle. C’est-à-dire une croissance qui ne dépasserait pas 2 %. C’est la crainte de la Banque centrale qui pense que le haut niveau de chômage notamment des jeunes pèse de manière négative sur les perspectives significatives de redressement. D’une certaine façon la Banque centrale européenne reconnaît les limites de sa politique monétaire pourtant très accommodante. Une politique sans doute nécessaire voire indispensable mais qui doit s’articuler avec une politique budgétaire et des réformes structurelles concernant le marché des biens et des services mais aussi le marché de l’emploi. L’Europe en quelque sorte ne connaît pas une vraie sortie de crise. Témoin d’ailleurs les prévisions de la commission économique. Dans ses prévisions de printemps, l’exécutif européen table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2016 et de 1,8% en 2017 en zone euro, contre 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017 prévus dans son pronostic d’hiver du 4 février dernier. La Commission européenne a aussi revu en baisse ses prévisions d’inflation. Elle attend désormais une inflation de 0,2% en 2016 et de 1,4% en 2017. Dans son pronostic d’hiver, elle tablait sur une hausse des prix à la consommation de 0,5% cette année et de 1,5% pour l’an prochain. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer et surtout de quoi répondre à la question centrale du chômage des jeunes. La Banque centrale européenne (BCE) s’est donc inquiétée vendredi 17 juin d’une « génération perdue » en Europe si les gouvernements de la région n’accélèrent pas le rythme des réformes structurelles, mettant notamment en doute le caractère suffisamment ambitieux de la loi travail en France. « Le chômage des jeunes dépasse le chômage global dans tous les pays (…) Cela pénalise déjà l’économie car les jeunes qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’emploi sont empêchés de développer leurs compétences », a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire européenne, lors d’un discours à Berlin. « Pour éviter de créer une génération perdue, nous devons agir rapidement », a ajouté Benoît Coeuré. Le banquier central a salué la mise en oeuvre de réformes du marché du travail dans plusieurs pays « où les rigidités étaient considérées comme étant particulièrement lourdes », citant l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore, il y a plus de dix ans, l’Allemagne. Mais la France, deuxième économie européenne, « est toujours à la traîne et, bien qu’une réforme du marché du travail soit actuellement en discussion, il reste à voir si celle-ci est suffisamment ambitieuse » pour doper l’emploi, a-t-il souligné. Très contestée, la loi travail donne lieu à de violentes résistances notamment des syndicats français. Le banquier central a également pointé du doigt les réticences à réformer le marché des biens et des services, en particulier en France et en Allemagne. La BCE, qui a multiplié les gestes en faveur de l’économie ces dernières années, ne manque jamais une occasion d’appeler les Etats européens à la soutenir dans ses efforts. « Pour doper le potentiel de croissance et renforcer les fondations de notre union économique et monétaire, nous avons besoin de réformes élargies et bien séquencées dans les Etats nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, et nous en avons besoin maintenant », a martelé Benoît Coeuré. Il a plaidé pour donner la priorité aux réformes du marché des biens et des services avant de s’attaquer à celles des marchés du travail, afin que « les effets négatifs à court terme (d’une flexibilisation de l’emploi, ndlr) n’arrivent idéalement que lorsque la reprise gagne en vigueur ».

(Avec AFP)

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

 

 

La croissance mondiale menace de demeurer molle pendant plusieurs années, c’est la crainte de l’OCDE. Du coup à l’OCDE (comme au FMI)  commence à émerger un discours visant à toujours encourager les politiques monétaires accommodantes mais aussi à inciter a une  relance budgétaire accompagnée cependant de réformes structurelles. D’une certaine façon c’est aussi en creux le constat que les seules politiques d’austérité sont un échec. L’OCDE appelle donc les gouvernements à agir vite pour sortir l’économie mondiale du piège de la « croissance molle », en constatant que l’activité globale devrait progresser pour la deuxième année consécutive à son rythme le plus lent depuis la crise financière. Dans ses perspectives économiques de printemps publiées mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques a confirmé sa prévision de l’hiver d’une croissance mondiale limitée à 3,0% cette année, tout comme en 2015. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un chiffre aussi faible et les perspectives sont à peine meilleures pour 2017, avec 3,3% attendu. Les économistes de l’OCDE sont plus pessimistes que ceux du FMI, qui voient l’économie mondiale progresser de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain. Pour l’organisation basée à Paris, l’atonie de la demande globale combinée à la faiblesse de la dynamique de l’offre, avec notamment des investissements en berne, expliquent cette situation. Si une croissance aussi faible se prolonge, le risque est que les perspectives d’emploi soient moindres pour les jeunes et que les engagements pris envers les personnes âgées en matière de santé et de retraite ne puissent être tenus, estime Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. « La conséquence est que nous ne tenons pas les promesses faites aux jeunes et aux personnes âgées. Les responsables politiques doivent donc agir pour nous sortir du piège de cette croissance molle », a déclaré à Reuters Catherine Mann. Dans ce contexte, l’organisation pousse les gouvernements à agir en actionnant les leviers structurels mais aussi budgétaires, et à ne pas se reposer sur les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales, « levier depuis trop longtemps exclusif de l’action publique ». « S’attacher uniquement à redynamiser la croissance économique sans s’appuyer parallèlement sur des politiques budgétaires ou structurelles compromet l’équilibre qui existe entre les avantages et les risques » de cette politique monétaire, estime-t-elle.

(Avec Reuters)

 

 

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Discussion byzantine au sein des différents organismes qui interviennent pour réguler les tarifs EDF. Les grands médias titrent : » risque de rattrapage » alors qu’il s’agit d’une certitude en l’état de la situation financière catastrophique du producteur électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.   Le Conseil d’Etat « risque » donc  d’imposer au cours des prochains jours au gouvernement de revoir les tarifs d’EDF pour la période 2014-2015, ce qui entraînerait un rattrapage sur la facture des ménages. La juridiction administrative doit se prononcer sur un recours de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) contre une hausse des tarifs de 2,5% survenue le 1er novembre 2014, que les concurrents d’EDF ont jugé trop faible pour notamment compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes. Alors que la baisse des prix de marché rend les offres des fournisseurs alternatifs plus compétitives et met donc EDF sous pression, l’électricien public a fait l’hypothèse d’une hausse des tarifs « bleus » de 2,5% par an de 2016 à 2019, selon un document interne obtenu par Reuters en janvier. Les interventions des pouvoirs publics pour bloquer ou limiter les hausses se sont multipliées ces dernières années, de même que les recours juridiques des rivaux d’EDF. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, plaide régulièrement en faveur de hausses « régulières et modérées » des tarifs de l’électricité en France afin de financer les investissements du groupe, confronté à d’importants travaux pour prolonger la durée de vie de son parc nucléaire.

(Avec Reuters)

Risque de bulle financière en Zone euro ? (BCE)

Risque de bulle financière en   Zone euro ? (BCE)

 

De risques accrus de bulle financières pour la BCE qui constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment. à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. La situation pourrait aggraver si les perspectives de tassement de la croissance se confirment au plan mondial. Une analyse un peu noire de la BCE qui est peut être aussi un argumentaire pour justifier sa politique accommodante et contre l’Allemagne (contre tout plan de relance de la  croissance et) qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. Certains économistes s’attendent à ce que la BCE assouplisse davantage d’ici la fin de l’année sa politique monétaire déjà ultra-accommodante, caractérisée par des taux bas et des rachats d’actifs. Concernant le secteur bancaire, la BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).

(Avec Reuters)

Chine : risque d’éclatement de la bulle financière ?

Chine : risque d’éclatement de la bulle financière ?

 

C’est la question que pose la Chine elle-même dans un article  du quotidien du peuple relevé par la Tribune. En effet l’endettement concerne à peu près tous les acteurs économiques, les entreprises, les particuliers et les collectivités publiques notamment locales. D’une certaine manière l’économie chinoise est sous perfusion financière la dette chinoise représentant 250 à 300 % du PIB selon les estimations. Du coup les banques sont particulièrement menacées du fait de l’accumulation de créances douteuses par ailleurs difficile à évaluer. Une problématique complexe pour la Chine qui doit faire face à la baisse des exportations par le soutien à la demande intérieure. Or une restriction des crédits crédit quasiment inévitables viendra peser sur le volume de cette demande. Après avoir ouvert les robinets du crédit, la Chine doit désormais restreindre son niveau d’endettement pour endiguer les créances douteuses et éviter une crise financière, a averti lundi le Quotidien du Peuple, citant une source anonyme « ayant autorité ».« Un haut niveau d’endettement, voilà le péché originel, c’est la source de risques financiers importants. Quand l’endettement est élevé, les dangers sur les changes, les Bourses, le marché obligataire et les banques grimpent de concert », s’est alarmée cette personne. C’est la troisième fois en moins d’un an que le Quotidien du Peuple donne la parole à une « source ayant autorité » pour commenter la conjoncture, ce qui pourrait correspondre, selon des médias chinois, à un haut responsable gouvernemental ou à un universitaire associé aux politiques économiques. Selon les estimations de Bloomberg Intelligence, la dette chinoise approche au total 250% du Produit intérieur brut (PIB). Et les banques enregistrent une rapide progression des créances douteuses (prêts présentant un fort risque de non-remboursement). Dans ce contexte, « il ne faut pas gonfler encore la dette pour stimuler la croissance économique. Rien ne serait plus périlleux que de (poursuivre dans cette voie) sans trancher résolument : un bâton de canne à sucre n’est pas sucré à ses deux extrémités« , a prévenu l’interviewé. Il faut donc enrayer la montée des nouveaux crédits : « Un arbre ne pousse pas jusqu’au ciel. Si des contrôles ne sont pas mis efficacement en place, (l’endettement élevé) conduira à une crise financière systémique, fera se contracter l’économie et même s’évaporer l’épargne des ménages », a-t-il encore averti. Pékin est engagé dans un ambitieux rééquilibrage de son modèle économique, plus orienté vers le marché, la consommation intérieure et les services. La croissance continue de s’essouffler, l’activité manufacturière oscille toujours entre contraction et stagnation, l’industrie est minée par de colossales surcapacités. Soucieuses d’éviter un atterrissage brutal et de prévenir des mouvements sociaux, le gouvernement a intensifié ces derniers mois ses mesures de relance budgétaire pour stimuler l’activité, en sus d’une politique monétaire ultra-accommodante. Mais les vues exprimées lundi dans le Quotidien du Peuple, porte-voix du Parti communiste, suggèrent que Pékin pourrait désormais « adopter une politique monétaire plus prudente« , a observé Yang Zhao, analyste de la banque Nomura. « Le gouvernement pourrait tenter d’accélérer le rythme des réformes structurelles, et (cet article) renforce notre opinion que le récent rebond des investissements, financés par la dette, devrait être éphémère », a-t-il poursuivi.

(La tribune et l’AFP)

Zone euro: le risque de déflation

Zone euro: le risque de déflation

Avec une inflation de 01 % en mars les risques de déflation se rapproche en zone euro. Un risque confirmé par les indices activités de février. Avec un indice à 52,7 contre 53,6 en janvier, “l’activité économique de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an et les tensions déflationnistes s’intensifient en février”, précise le cabinet dans un communiqué. Dans l’industrie manufacturière, poursuit Markit, la production enregistre “sa plus faible expansion depuis décembre 2014 (et se rapproche ainsi de la stagnation), tendance que les entreprises interrogées attribuent à un nouvel affaiblissement de la croissance des nouvelles commandes (y compris à l’export)”. “Si le secteur des services enregistre de meilleures performances, la croissance de l’activité des prestataires de services ralentit néanmoins à son plus bas niveau depuis janvier 2015”, est-il encore souligné. “Les perspectives d’activité à 12 mois se dégradant en outre fortement dans ce secteur, la faiblesse de la conjoncture devrait perdurer au cours des prochains mois”. Globalement, après le ralentissement de janvier (avec un indice PMI à 53,6 contre 54,3 décembre), l’activité globale en zone euro ralentit en février pour le deuxième mois consécutif, “cette tendance reflétant un nouvel affaiblissement de la hausse des nouvelles affaires”, explique Markit. “Les tensions déflationnistes s’accentuent en février, et se confirme en mars La baisse des prix à la consommation en zone euro a légèrement ralenti en mars sur un an, à -0,1%, contre un repli de 0,2% le mois précédent, selon une première estimation publiée jeudi 31 mars par l’office des statistiques européen Eurostat. Les prix à la consommation avaient en revanche progressé de 0,3% en janvier. Ce repli de 0,1% en mars, qui confirme le retour du spectre de la déflation en zone euro, est conforme à ce qu’attendaient les analystes d’après le consensus Factset (-0,1%). Sans surprise, ce sont les prix de l’énergie qui ont encore tiré vers le bas en mars cet indicateur très attendu: ils se sont affichés en recul de 8,7% sur un an, après -8,1% en février.

(Avec AFP)

Risque de krach bancaire

Risque de krach bancaire

 

Aux dires d’un certain nombre d’experts,  le risque d’un krach bancaire comme d’un krach économique peut être écarté. À noter toutefois que ce sont les mêmes experts qui ont pronostiqué la reprise économique générale en 2016. Or force est de constater que non seulement cette reprise générale n’aura pas lieu mais que la croissance mondiale pourra être divisée au moins par deux. En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Du coup, les banques surtout les très grandes engagées internationalement sont  fortement secouées. Mais les experts  rassurants considèrent qu’il s’agit d’une surréaction du marché quand d’autres craignent maintenant un krach financier. La vérité c’est que personne ne connaît l’ampleur et le niveau des risques des grandes banques internationales ; des grandes banques au caractère systémique dont la maladie pourrait contaminer l’ensemble du système bancaire et financier. Actuellement la Deutsche Bank est fortement menacée comme la banque italienne UniCredit qui a perdu à peu près la moitié de sa valeur depuis le début de l’année. La Société générale en France a également été secouée. Une trentaine de banques internationales présentent un risque systémique dont les 4 principales banques françaises. Encore une fois le risque principal, c’est le niveau d’engagement réel des banques. Un niveau souvent impossible à définir même par les banques elle-même et qui ne pourra être géré par les seules règles prudentielles relatives en particulier au niveau de fonds propres. Du coup,  la volatilité des bancaires sur les marchés financiers va contraindre ces banques à durcir les conditions du crédit et à  fragiliser aussi l’économie. Bref un cercle vicieux finance-économie qui pourrait conduire à un krach.

Risque de récession mondiale ?

Risque de  récession mondiale ?

 

Rien n’est sûr évidemment et l’exercice de prévision est à la fois difficile et aléatoire. Pour preuve les instituts économiques passent leur temps à réviser leurs pronostics. Dans le milieu de l’année 2015 la plupart de ces instituts prévoyaient une nette reprise de l’activité mondiale pour 2016. Non seulement cette reprise ne ce dessine pas mais on peut même envisager un scénario de récession mondiale en tout cas un très net tassement de la croissance. Le premier souci concerne la situation réelle de la Chine dont la production industrielle recule régulièrement depuis un an. Les statistiques officielles mais très politiques de la Chine font apparaître une augmentation de la croissance proche de 6 %. Certains experts pensent que cette  croissance est sans doute de l’ordre de la moitié, d’autres qu’elle est nulle compte tenu en particulier de la baisse de consommation des matières premières. Or la Chine consomme environ 50 % du pétrole, de l’acier ou encore du ciment utilisé dans le monde. Ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières. En outre la Chine est affrontée à une énorme crise financière caractérisée par un endettement des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Une crise tellement profonde qu’elle pourrait déboucher sur un Krach. Second sujet de préoccupation les déséquilibres financiers des pays producteurs de matières premières. Ces dont les ressources se réduisent  considérablement et qui n’ont plus les moyens d’acheter aux pays développés. Dans plusieurs pays la situation financière est particulièrement préoccupante : par exemple en Arabie Saoudite, en Russie en Algérie ou au Venezuela. La seule zone vraiment dynamique était celle des États-Unis mais là aussi la croissance s’est tassée au cours du second semestre. Elle n’a même atteint que 0,2 % au dernier trimestre 2015 et les indicateurs markit pour janvier confirment ce tassement (même tendance pour une autre rare zone économique dynamique, le Royaume-Uni qui vient de réduire sa prévision de croissance à 2 %). Partout l’activité générale souffre d’un déséquilibre offre demande. La demande est notoirement insuffisante et pèse sur les prix. À telle enseigne qu’il n’y a plus d’inflation dans de nombreux pays et que les banques centrales qui ajoutent des politiques accommodantes à d’autres politiques accommodantes ne parviennent pas à endiguer le phénomène. Des banques centrales qui par ailleurs en déversant des masses de liquidités favorisent la guerre des monnaies qui déstabilisent un peu plus le commerce international. En fait au mieux les résultats économiques de la zone euro ne seront pas supérieurs en 2016 à ce qu’ils étaient en 2015.L’Allemagne elle même vient enregistrer un recul de son industrie en décembre. Signe que les rares zones dynamiques sont atteintes par le tassement économique mondial.   Pour les États-Unis comme pour le Royaume-Uni, la perspective tourne autour de 2 %. L’Asie elle risque de connaître une croissance insignifiante tandis que les pays en développement producteurs de matières premières seront pour la plupart en récession. Toutes ces incertitudes ce traduisent dans les bourses mondiales par des mouvements de yo-yo permanent dans une tendance orientée structurellement à la baisse. À ces considérations économiques il faut aussi ajouter les risques complexes et dangereux de la situation géopolitiques.

 

Risque d’échouage du cargo « Modern Express » ou la folie du gigantisme

Risque d’échouage du cargo « Modern Express » ou la folie du gigantisme

Jusqu’àlors  toutes les tentatives de remorquage du cargo moderne express ont échoué. En cause, le mauvais temps bien sûr mais aussi l’absence de remorqueur et la folie du gigantisme- Le roulier de 164 mètres transporte 3.600 tonnes de bois et des engins de travaux publics. La première responsabilité de cette possible catastrophe incombe d’abord à l’Etat puisque la France ne dispose pas dans cette zone maritime de remorqueur et cela depuis 2011 !  Ensuite bien sûr le gigantisme même si ce bateau de plus de 160 m est loin d’atteindre les records par exemple celui du dernier porte containers le Bougainville qui lui fait 400 m de long ! Un porte container qui peut transporter 18 000 boîtes alors que le plus grand peut même en transporter jusqu’à 20 000.  On peut évidemment comprendre que dans ce souci de compétitivité avec les autres armements maritimes on recherche des gains de productivité en accroissant la taille des navires. Pour autant cette course au gigantisme est en  contradiction avec certaines préoccupations environnementales ;  on a vu par exemple ce qu’amener ce gigantisme en matière de transport de pétrole en cas d’accident. Les portes conteneurs transportent toutes sortes de marchandises y compris des produits chimiques dangereux. Contrairement à ce qui est affirmé on peut douter du caractère plus écologique de ce transport massif. Enfin il convient de se poser la question de l’utilité environnementale de la mobilité pour des produits qui effectuent des milliers de kilomètres alors qu’on pourrait davantage consommer sur place, réduire ainsi de manière significative les émissions polluantes  relatives à ces déplacements.

Prix du pétrole : «risque accru de crise géopolitique » (Philippe Dessertine)

Prix du pétrole : «risque accru de crise géopolitique »

Philippe Dessertine, professeur d’économie à l’université Panthéon-Sorbonne s’inquiète des risques de la baisse excessive des prix du pétrole dont les conséquences pourraient déclencher une crise géopolitique mondiale à partir notamment de l’écroulement des ressources de pays en voie de développement (interview JDD

La baisse du pétrole provoque-t-elle des risques cachés?
Oui. La situation des pays émergents est, à très court terme, le plus préoccupant. La baisse des cours provoque un transfert de richesse des pays producteurs, souvent pauvres, vers les pays consommateurs qui sont riches. Pour la Russie ou l’Iran, le pétrole représente une vraie rente qui n’a aucun autre produit de substitution. Ces pays voient déjà leurs budgets déséquilibrés et sont déstabilisés politiquement. L’Algérie ou le Nigeria risquent de subir une véritable crise géopolitique avec le renforcement de mouvements terroristes comme Boko Haram.

Un risque d’accroître les tensions géopolitiques?
Oui, l’Occident achète sa croissance avec du pétrole bon marché, au prix de risques géopolitiques accrus. Le comportement des Russes en est la démonstration. En 2008, la première baisse de l’or noir avait conduit la Russie à annexer la Géorgie. Et c’est après la rechute de 2014 que Poutine a envahi l’Ukraine. La prochaine cible sera l’Algérie, dont le pétrole et le gaz sont les seules ressources financières.

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

Chine : risque de krach et de déflagration mondiale

 

 

Lundi 4 janvier tous les marchés financiers mondiaux ont ressenti la secousse boursière chinoise.- Un avertissement quant au risque de krach financier en Chine et sur sa possible déflagration mondiale. Pour résumer, l’économie de la Chine est sous perfusion financière (entreprise, collectivités, particuliers), une perfusion que pouvait dissimuler à taux de croissance à deux chiffres mais qui devient dangereuse quand la croissance est divisée par deux au moins. En effet les statistiques très politiques de la Chine affichent un taux officiel de croissance de 6 % quand il se pourrait que l’évolution se limite à 3 % (témoins le recul depuis des mois à la fois des importations et des les exportations) la Chine est victime à la fois de la baisse de la demande et de la mise en concurrence  de sa compétitivité par d’autres pays asiatiques.  En Chine, l’endettement menace partout les collectivités publiques mais aussi les entreprises comme les particuliers. Le plus grave ceste peut-être l’endettement des entreprises surtout dans un contexte où la croissance de la demande se tasse surtout dans le secteur de l’industrie manufacturière.  La dette des sociétés chinoises – plus de 16.000 milliards de dollars (15.000 milliards d’euros) ou encore 160% du PIB – est le double de leurs homologues américains. Elle s’est sensiblement dégradée ces cinq dernières années, suivant une étude de Thomson Reuters effectuée à partir d’un échantillon de plus de 1.400 entreprises. Cet endettement augmenterait encore de 77% durant les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars, estime l’agence de notation Standard & Poor’s. Les interventions de Pékin ont eu jusqu’à présent des visées plutôt macroéconomiques, en l’espèce soutenir une croissance dont le rythme serait cette année le plus lent depuis un quart de siècle. La Banque populaire de Chine a réduit les taux par quatre fois depuis novembre, abaissé le ratio des réserves obligatoires et supprimé le plafonnement des crédits considérés en rapport des dépôts. Certes, le gouvernement souhaite que ces mesures bénéficient surtout aux PME et aux segments innovateurs de l’économie mais, fait remarquer Louis Kuijs (RBS), « lorsque les robinets du crédit sont ouverts, le risque est que l’argent aille à des sociétés ou des entités à problèmes ».  Le pays connaît une crise encore larvée, parce que le gouvernement compense en multipliant les plans de relance à coup d’endettement. Il endette l’État, les provinces, les entreprises publiques et la banque centrale. C’est une orgie de crédits qui se déroule en Chine depuis plusieurs années. D’une certaine manière la crise de l’endettement en Chine pourrait être comparable à celle des Subprimes connue aux États-Unis et qui a contaminé l’ensemble de la sphère financière et économique mondiale.

Chine – marchés d’actions : risque d’éclatement de la bulle

Chine – marchés d’actions : risque d’éclatement de la bulle

 

Les actions chinoises ont perdu presque 3 % en un jour, un accident qui peut être considéré comme conjoncturel notamment dû au réajustement de portefeuille et à la prise de bénéfice à la veille de la nouvelle année. Pour autant des facteurs plus structurels pèsent sur les valorisations. Il y a en particulier ce recul depuis plusieurs mois du commerce international qui témoigne de l’atonie de la demande mondiale notamment des pays en développement mais pas seulement. Du coup de manière presque mécanique les bénéfices du secteur industriel en recul depuis des mois (exportations comme les importations)  ne portent plus l’économie chinoise et la demande intérieure ne compense pas les pertes constatées. Les chiffres décevants des profits du secteur industriel et la perspective d’une réforme des procédures d’introduction en Bourse ont  pesé sur la tendance. L’indice CSI 300 des principales valeurs chinoises a fini en recul de 2,88% à 3.727,63 et l’indice composite de Shanghai a abandonné 2,57% à 3.533,78. Il s’agit pour l’un comme pour l’autre de la baisse la plus marquée en pourcentage depuis le 27 novembre. Les investisseurs redoutent l’impact de la modification prochaine du système des introductions en Bourse, après le feu vert donné par Pékin ce week-end à un projet élaboré par les autorités boursières. Les nouvelles procédures pourraient en effet favoriser l’afflux de nouveaux entrants sur les marchés.   »La réforme des introductions en Bourses est négative pour le marché car elle va mettre les valorisations sous pression », explique Gu Yongtao, responsable de la stratégie de Cinda Securities. Les investisseurs ont par ailleurs mal accueilli les statistiques officielles publiées dimanche sur les bénéfices du secteur industriel, en recul pour le sixième mois consécutif en novembre.

Volkswagen : un risque financier certain

Volkswagen : un risque financier certain

Volkswagen s’inquiète très sérieusement des conséquences financières après la tricherie sur les émissions polluantes lors des contrôles la première inquiétude concerne les amendes qui pourraient être infligées par les états, des amendes qui pourraient dépasser plusieurs milliards de francs. Il faudra y ajouter les indemnisations éventuelles qui seront prononcées en faveur des clients parler tribunaux. Troisième sujet d’inquiétude : les atteintes à l’image de la marque. Des les atteintes qui pourraient freiner les ventes et donc hypothéquer aussi les résultats financiers. L’ensemble de ces éléments seront vraisemblablement pris en compte par les agences de notation et va influencer le coût de l’argent que Volkswagen va emprunter sur les marchés financiers. À noter aussi la dépréciation des actions de. Le nouveau président désigné de Volkswagen bien conscient de cette situation estime que le scandale de fraude aux tests des émissions polluantes de ses moteurs diesel représente un risque vital pour le premier constructeur européen, écrit le journal dominical allemand Welt am Sonntag. Le scandale a provoqué « une crise qui menace l’existence de la compagnie », a déclaré cette semaine Hans-Dieter Pötsch lors d’une réunion interne au siège de VW à Wolfsburg, selon le journal. Actuel directeur financier du groupe, Hans Dieter Pötsch devrait être nommé officiellement président du conseil de surveillance à l’occasion d’une réunion extrordinaire de cette instance de 20 membres qui se tiendra mercredi, a-t-on appris dimanche auprès de deux sources. Hans Dieter Pötsch pense que la crise peut être surmontée, écrit Welt am Sonntag, qui ajoute que le projet de VW d’investir 100 milliards d’euros d’ici à 2018 pourrait être remis en question.

Risque d’éclatement chez les écolos d’EELV ?

Risque d’éclatement chez les écolos d’EELV ?

En fait il y a actuellement trois lignes politiques dans la stratégie d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les élections régionales de décembre. Soit le rapprochement avec le parti socialiste, soit l’autonomie totale soit encore le rapprochement avec le front de gauche. La stratégie d’autonomie totale sorte de synthèse entre les deux autres de toute façon risque  d’être suicidaire pour les verts qui électoralement ne représentent déjà plus grand-chose. L’alliance avec l’extrême gauche est encore pîre car ces le moyen d’empêcher l’élection d’un socialiste. La question qui se pose est de savoir si les écolos sont dans la majorité présidentielle ou dans une position fut-elle de gauche. Cette confusion risque de brouiller encore un peu plus l’image des écolos d’Europe écologie les Verts, image déjà très opaque. Julien Bayou, porte-parole d’EELV, assure pourtant que « la ligne est très claire ». « Pour les régionales, toutes les régions partent en autonomie », a-t-il dit jeudi sur RFI.  Mais des alliances avec la gauche de la gauche devraient émerger localement, ce que dénoncent depuis le début de la semaine plusieurs responsables écologistes.  La co-présidente du groupe à l’Assemblée nationale, Barbara Pompili, n’a pas exclu une scission du parti, sur fond de divisions sur la question d’un rapprochement avec l’exécutif socialiste, avec le Front de gauche, ou l’autonomie totale.  Le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, a même menacé jeudi de quitter la formation, et confié au quotidien Le Monde son « ras-le-bol ». Il dénonce les alliances en cours de conclusion avec le Front de gauche pour le premier tour dans deux régions où le Front national pourrait percer.   »La scission qui pouvait se produire après les régionales va arriver de façon certaine après le 12 septembre si le parti persévère dans cette stratégie dans le Nord-Pas-de-Calais », dit-il. « Ce vote aura forcément un impact national et chacun prendra ses responsabilités », ajoute-t-il, précisant avoir choisi son « camp » et être un « fidèle soutien du président de la République ». Dans une tribune publiée mercredi, à la veille de l’ouverture de leurs journées d’été, plusieurs écologistes, dont Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili mais aussi le député François de Rugy, rappellent que le choix du parti était celui de l’autonomie au premier tour, avec une possibilité de discussions avec toute la gauche dès celui-ci « dans les régions où la probabilité que le FN emporte le scrutin est forte ». « Or, une sorte de fièvre estivale a saisi une partie d’EELV : outre la région Rhône-Alpes-Auvergne qui l’avait décidé en juin, dans trois régions les têtes de listes annoncent ou négocient des alliances avec tout ou partie du Front de gauche », regrettent-ils. Do coup l’éclatement n’est pas impossible après les élections régionales dont de toute manière les résultats seront catastrophiques pour les verts.

Etats-Unis : emploi en hausse mais risque sur les taux

Etats-Unis : emploi en hausse mais risque sur les taux

L’amélioration significative de l’emploi en juillet constitue une bonne nouvelle pour l’économie américaine. Cette bonne nouvelle est toutefois compensée par la menace d’un relèvement des taux. Des taux toujours un niveau historiquement bas depuis 2008 mais que la réserve fédérale américaine avait promis de relever dès que l’amélioration de l’emploi présenterait un caractère durable. Ce relèvement pourrait se produire un septembre si l’amélioration de l’emploi se confirme en août. Au plus tard la hausse des taux s’effectuera vraisemblablement au début de l’année 2016. Ce ne serait pas forcément une très bonne nouvelle pour l’Europe car ce relèvement de taux serait contagieux notamment pour l’Europe.  l’Europe est actuellement engluée dans la croissance molle et supporterait mal une hausse des taux qui viendrait peser sur la compétitivité et qui aggraverait les déficits publics et l’endettement. L’économie américaine, elle,  se rassure. Le nombre d’embauches réalisées hors secteur agricole au mois de juillet s’est établi à 215.000, selon les chiffres du Département du travail américain. Le taux de chômage s’est quant à lui maintenu à 5,3%, son niveau le plus bas depuis 7 ans. Le Département précise qu’une accélération des embauches dans la construction et l’industrie a compensé un nouveau recul dans les mines. Les chiffres de l’emploi en mai et juin ont également été revus à la hausse. Au total ce sont 14.000 emplois supplémentaires qui ont été créés sur la période. Le temps de travail hebdomadaire a aussi augmenté en juillet : à 34,6 heures, il est au plus haut depuis le mois de février. Ces chiffres donnent de la force aux tenants d’une hausse des taux d’intérêts dès le mois de septembre. La Réserve Fédérale américaine hésite encore sur meilleur timing à adopter pour resserrer sa politique monétaire. Son taux directeur est à un plus bas historique (0,25%) depuis décembre 2008. A Wall Street, le marché des futures accélérait ses pertes à -0,2% après cette nouvelle. Le dollar reprenait toutefois de la vigueur. La devise américaine grimpait de 0,4% face à un panier de devises mondiales, à son plus haut niveau depuis 4 mois.

FN : risque de deux candidatures en 2017

FN : risque de deux candidatures  en 2017

Gollnisch est proche de Jean-Marie Le Pen et d’une certaine manière dit sans doute tout haut  ce que Jean-Marie Le Pen dit tout bas. À savoir que faute de réconciliation à l’intérieur de la famille politique il se pourrait que Jean-Marie Le Pen se présente en 2007 ou qu’il favorise une autre candidature face à sa fille Marine Le Pen. Dans cette hypothèse ce serait quelques pour cent en moins pour Marine Le Pen et l’assurance d’être disqualifiée pour le second tour des élections présidentielles. Une hypothèse que sans doute l’entourage de Marine Le Pen a sous-estimée. La qualification  pour les élections se jouera en effet  à quelques points prés.( intreview JDD)

Gollnisch

Jean Matie Le Pen  $’il m’avait longtemps présenté comme son successeur mais  a favorisé l’ascension de Marine. Or, aujourd’hui, il semble que l’animosité de Marine envers lui augmente de façon inquiétante. (…) Du coup, même si l’appareil, moi inclus, ne conteste pas Marine Le Pen, les gens votent avec leurs pieds, en s’éloignant. Le 24 octobre 2014, à notre congrès de Lyon, on annonçait 83.087 adhérents à jour de cotisation. Aujourd’hui, lors du vote sur les nouveaux statuts, ils auraient été 28.000 à s’exprimer sur 52.000 adhérents annoncés. Et les résultats des dernières élections partielles ne sont pas très rassurants.

Qu’auriez-vous souhaité, vous?
J’ai tenté – mais jusqu’ici en vain – d’en appeler à la « désescalade ». Sur le fond, en somme, Marine Le Pen veut l’efficacité. Jean Marie Le Pen, qui est un grand témoin de l’histoire contemporaine, veut, lui, dire sa vérité. Il suffit d’acter, et, il en est d’accord, que, n’étant plus le président en exercice, ses propos n’engagent pas l’ensemble du Front national. Des concessions mutuelles sont nécessaires. Elles s’imposent pour conserver les chances de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017. Une division dans nos rangs serait très néfaste au moment où nos adversaires font tout pour s’unir.

 

Grexit : risque pour l’économie mondiale (Valls)

Grexit : risque  pour l’économie mondiale (Valls)

 

Valls n’a peut être pas complètement tort. Certes il n’y a vraisemblablement pas un éclatement brutal de la bulle obligataire mais à coup sûr un renchérissement du coût de largent. Une remontée des taux forcément nuisible à l’économie qui pourraiat nourrir encore davantage la méfiance des entreprises comme des consommateurs alors que la croissance mondiale est déjà chancelante. Sans parler de l’envolée  des dettes publiques notamment de la France (1 point de taux en plus c’est de l’ordre de 4 milliard en plus d’endettement). »La sortie, pour la première fois, d’un pays de la zone euro, constituerait « un risque pour la croissance et l’économie mondiales » dit le Premier ministre ce mardi matin sur RTL. Il affirme aussi qu’il n’y a « pas de tabou sur la dette (de la Grèce) et sur le rééchelonnement. » Et il propose un débat à l’Assemblée nationale. « La France est convaincue que nous ne pouvons pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro, à la fois sans doute pour des raisons économiques (…) mais surtout pour des raisons politiques. La sortie, pour la première fois, d’un pays de la zone euro, constituerait « un risque pour la croissance et l’économie mondiales » a dit Manuel Valls sur RTL. Selon le Premier ministre, il n’y a « pas de sujet tabou » sur le rééchelonnement de la dette.

Grèce : risque de défaut en juin

 Grèce : risque de défaut en juin

 

La Grèce ne remboursera se créanciers ( FMI notamment) qu’avec l’argent du plan d’aide européen  en juin. Sinon ce sera le défaut. Bruxelles et la Grèce jouent  depuis un moment au chat et à la souris. Malheureusement la Grèce ne peut s’en sortir sans plan d’aide européen. Et en cas de défaut grec, la secousse sera très forte sur les marchés car ce sera la solidité du système monétaire européen qui sera en cause ; En outre et accessoirement il faudra dire adieu aux 350 milliards de dettes de la Grèce. Il serait donc temps que Bruxelles ( et derrière l’Allemagne) arrête de se faire peur. Car il est clair que l’Europe est coincée et a plus à perdre qu’à gagner dans le défaut grec.  La Grèce n’aura pas les moyens d’effectuer les remboursements au Fonds monétaire international (FMI) prévus le mois prochain, à moins de parvenir à un accord global avec ses créanciers, a indiqué dimanche son ministre de l’Intérieur. Il s’agit pour l’instant du commentaire le plus explicite d’Athènes sur la probabilité d’un défaut en cas d’échec des pourparlers. Privée d’accès aux marchés obligataires, alors que les aides liées au plan de sauvetage sont bloquées, Athènes en est réduite à racler ses fonds de tiroirs pour honorer sa dette et payer les salaires et les pensions de ses fonctionnaires. Après quatre mois de discussions avec ses partenaires de la zone euro et le FMI, le gouvernement de la gauche radicale d’Alexis Tsipras est toujours à la recherche d’un accord qui permettrait de débloquer 7,2 milliards d’euros d’aides encore dus à la Grèce, ce qui lui permettrait d’éviter la faillite. Les discussions, menées avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI sur les réformes à mener en contrepartie, ont notamment achoppé sur la question des retraites et de la réforme du marché du travail.

 

Conférence climat de Paris : risque d’accord a minima

Conférence climat de Paris : risque d’accord a minima

 

Dans une  interview au JDD, Laurence Tubiana représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères prévient déjà qu’on pourraiat aboutir seulement à un accord minima. C’est le risque pour deux raisons, d’une  part ce futur accord reposera essentiellement sur la bonne volonté de chaque pays sans aucune contrainte, sans contrôle, et sans sanction. En outre et surtout Hollande a absolument besoin d’un accord pour redorer son image et pour se présenter en 2017. On connait l’art de la synthèse molle de Hollande. Il  fera tout pour obtenir un accord même au prix d’un contenu insignifiant ( l’objectif étant surtout d’empêcher Duflot d’EELV de se présenter en 2017). En outre Hollande ne dispose plus de l’autorité internationale pour peser de manière significative , témoins le récent accord Etats-unis-Iran où la France a bien été contrainte de s’aligner après avoir tenté de saboter la négociation. .Ce qu’on peut comprendre en creux dans les propos de Laurence Tubiana.

INTERVIEW – Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique en vue de la conférence Paris Climat 2015 (COP21), Laurence Tubiana se dit « raisonnablement optimiste ». Un accord contre le dérèglement climatique devra être trouvé en décembre. Ce ne sera pas « suffisant », affirme-t-elle, mais un échec provoquerait « un très grand découragement ».

Elle est la représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. C’est pourtant au ministère de l’Ecologie, boulevard Saint-Germain à Paris, que l’on retrouve Laurence Tubiana, en charge des négociations pour la conférence Paris Climat de décembre 2015. Faute de place, elle a emménagé ici avec son équipe, une quarantaine de collaborateurs. Cette femme de 64 ans est une spécialiste des questions climatiques et de gouvernance mondiale. Elle a notamment conseillé Lionel Jospin à Matignon, de 1998 à 2002.

A moins de huit mois de l’ouverture de la « COP 21″, le 30 novembre, Laurence Tubiana tente de trouver des compromis, volet après volet, avec les délégations du monde entier afin de parvenir à temps à un texte commun. Après Genève mi-février, les négociateurs se retrouveront en juin à Bonn, en Allemagne, pour une nouvelle session de travail. Suivront deux autres, en août et octobre, avant Paris. Les « consultations informelles », elles, ne cessent jamais. « Elles sont très importantes pour s’entendre. C’est beaucoup plus simple ensuite quand on doit trouver un accord. Il n’y a plus qu’à rédiger », résume Tubiana. Ce n’est sans doute pas de trop pour que la conférence de Paris soit une réussite.

La France accueille en décembre la Cop21, qui doit entériner un accord global contre le dérèglement climatique. Faut-il être optimiste?
Il faut toujours être prudent, mais je suis raisonnablement optimiste. Pour une raison très importante : tous les pays souhaitent finir cette négociation. Ils pensent que c’est le moment. Ce ne sera sans doute pas un accord qui pourra tout résoudre, mais il y a suffisamment de réflexion et de préparation dans chaque pays pour que nous y parvenions.

Les leçons de l’échec de Copenhague, en 2009, ont-elles été tirées?
A cette époque, beaucoup de pays – notamment les émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil – disaient que c’était trop tôt, qu’ils ne pourraient y arriver. Ils affirmaient encore : « C’est le problème des pays développés, on agira après eux. » Ces dernières années, le climat est devenu un sujet de politique nationale. Des politiques se sont développées – concernant l’énergie, l’urbanisme, les transports ou la déforestation – et des outils ont été créés. Or s’il n’y a pas de décision nationale, on peut dire ce qu’on veut au niveau international, mais il ne se passera rien.

L’objectif final est de contenir le réchauffement climatique à deux degrés d’ici à la fin du siècle. Est-ce que ces contributions actuellement sur la table sont suffisantes?
Non, on le sait déjà, c’est pour cela qui faudra tenter de les réévaluer. Mais on peut déjà faire en sorte que les contributions nationales soient les meilleures possibles. Il faut aussi considérer que ce seront des « minimums » et que les pays pourront faire davantage. Quand ils se donnent des objectifs aussi lointains dans le temps, c’est avec beaucoup d’incertitudes : on ne sait pas comment va évoluer le prix des énergies renouvelables, par exemple. Typiquement, en 2010, les Européens avaient dit qu’ils atteindraient – 20% d’émissions en 2020, et finalement ce sera plutôt autour de – 27%.

«L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. »

La solution passe-t-elle forcément par un accord à la carte, chaque pays fixant ses propres objectifs?
C’est plus compliqué que cela. Il y a la volonté d’atteindre un objectif commun. Il nous reste un budget d’émissions de gaz à effet de serre, d’aujourd’hui jusqu’à la fin du siècle. L’atmosphère peut en absorber une certaine quantité. Au-delà, cela sature et il y a réchauffement. Ce budget carbone, c’est notre capacité à neutraliser ce réchauffement. Idéalement, on pourrait dire : « Voilà ce qu’il reste, et puis on distribue. » Mais c’est extrêmement difficile, on n’arrive pas à avoir une distribution juste entre tous les pays. Donc oui, chaque pays dit ce qu’il peut faire, mais ce n’est pas un accord à la carte, il est aussi contraignant : il faudra revoir et améliorer ces contributions.

C’est compter beaucoup sur la bonne foi de tous les pays…
On ne peut pas faire autrement. Dès que l’on dépasse la sphère nationale, on voit bien que les sanctions, même dans un ensemble de droits comme l’Union européenne, sont difficiles à imposer à un pays souverain. On ne peut donc compter que sur l’engagement et la bonne volonté de chacun. Il n’y a évidemment pas de sanctions militaires ; les sanctions commerciales sont complexes même si elles peuvent être perfectibles. Pourquoi est-ce que je fais cette hypothèse que tous les pays veulent un accord? Parce que tout le monde ressent l’impact du changement climatique et sait qu’il faut agir. Et parce que les pays ne peuvent pas le faire seuls.

Saura-t-on dès l’ouverture de la conférence de Paris, le 30 novembre, si un accord sera conclu?
C’est ce que l’on souhaite, mais je ne sais pas si on va y arriver. L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. Cet accord, c’est un équilibre politique, c’est un paquet. D’ici fin octobre, nous en aurons les grandes lignes du paquet. On construit, brique par brique. Les pays voient ce qu’ils peuvent ajouter, en fonction aussi des concessions qu’ils auront faites sur d’autres sujets. C’est la responsabilité de la France d’aider à poser ces briques. Il faut qu’on fasse preuve de leadership, qu’on guide ces négociations tout en respectant les points de vue. C’est ce que je fais actuellement. Après, il y aura sûrement de la négociation jusqu’à la fin. Certains voudront peut-être attendre jusqu’à la dernière minute pour voir s’ils peuvent obtenir quelque chose…

Personne ne veut qu’ils viennent négocier, comme à Copenhague. Ceux qui vont négocier in fine, ce sont les ministres et leur délégation. Les chefs d’Etat peuvent éventuellement se mobiliser très en amont, ou venir célébrer un accord. Mais il n’y aura pas de réunions entre eux, comme on peut le voir lors d’un G8. Quand les chefs d’Etat négocient, ce sont des déclarations politiques, des communiqués. Là, c’est un texte de droit international avec des règles, des procédures. Comme un traité, même si on ne connaît pas précisément la forme juridique qu’il prendra.

Que se passera-t-il si vous ne parvenez pas à un accord à Paris?
Il n’y aura pas d’effondrement, mais un très grand découragement. Tout le monde en a marre de négocier. Si les pays n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur un texte, c’est la responsabilité de la présidence, et donc de la France, d’en proposer un autre. On pourrait essayer de recommencer l’année prochaine, mais la communauté internationale s’était donnée cette date (celle de Paris, Ndlr) pour y arriver. D’ici là, il ne se passera rien de particulier, car tous les pays ont pris des engagements jusqu’en 2020 (l’accord de Paris devra entrer en vigueur en 2020, Ndlr).

Est-ce que, s’il le faut, vous essaierez de trouver un accord a minima?
Je ne travaille pas avec cette hypothèse. Il ne faut pas être obsédé par le résultat d’avoir un accord à n’importe quel prix, mais par le fait d’avoir un accord qui va faire quelque chose. Il ne faut pas penser accord a minima, il faut mettre les pays sous pression et garder cette tension jusqu’à la dernière minute.

Cela n’arrangeait-il pas tout le monde que la France soit candidate, pour ne pas avoir à porter cette responsabilité?
Oui. C’est une grande prise de risque, c’est sûr. Les présidences tournent et c’était au tour de l’Europe. Personne n’avait envie. Copenhague a coûté très cher au gouvernement danois. En réputation notamment, puisque six ans après, on parle encore de l’échec de Copenhague.

«Beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. »

A l’inverse, une Cop21 réussie pourrait aussi redorer l’image de François Hollande…
L’image de la France c’est bien, mais ce n’est pas le sujet. Après peut-être que chacun peut en tirer quelque chose. C’est normal, tout le monde veut être sur la photo. Il y a une petite blague qui circule que je peux vous confier. Parallèlement à cette négociation climat, il y en a une sur les questions de biodiversité. Or, on dit que la négociation sur la biodiversité est une négociation sur les écosystèmes, et que celle sur le climat est une négociation sur les « égo-systèmes ». Tout le monde veut être le sauveur de la planète.

Y compris la France…
Oui, beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. Sinon, on est sur une très mauvaise photo! Les Danois, c’était pareil. Ils voulaient que tous les chefs d’Etat soient sur la photo, et ils se sont plantés.

Vous vous intéressez aux questions environnementales depuis longtemps. Est-ce un aboutissement pour vous de mener ces négociations?
Oui. J’ai très souvent été au cœur des négociations, mais là c’est le cœur du cœur. A Copenhague, on représentait la France, un pays parmi d’autres. Donc c’est vrai que c’est un point d’aboutissement, et j’espère que ça va marcher. En général, les gens me connaissent plus à l’international qu’en France, car je me suis très rarement occupée de questions nationales. Même dans le cabinet de Lionel Jospin (de 1997 à 2002, Ndlr), je travaillais essentiellement sur les sujets internationaux.

Vous êtes une femme de gauche?
Ma famille politique est à gauche. Elle a pu être à l’extrême gauche il y a longtemps, plutôt au Parti socialiste maintenant. Mais je ne me suis jamais présentée à une élection, sauf dernière de liste à une élection municipale! Je fais de la politique au sens collectif. Cette question d’internationalisme, cette façon de ne pas penser qu’à son pays, est pour moi un ‘driver’ très fort, et il est plutôt de gauche. C’est un idéal pour moi.

 

Chine : risque de déflation

Chine :  risque de déflation

L’indicateur le plus inquiétant pour la Chine c’est sans doute la baisse des prix à la production de près de 5% en février  ( phénomène identique dans les pays développés mais moindre). En raison d’un affaiblissement de la demande externe  notamment. C’est le signe que la crise mondiale est loin d’être terminée.  La Chine doit rester vigilante quant aux risques de déflation, a prévenu dimanche le gouverneur de la Banque populaire de Chine (PBoC), Zhou Xiaochuan.   »L’inflation en Chine aussi est en baisse. Nous devons rester vigilants pour voir si cela va ou ne va pas se renforcer et aboutir à une sorte de déflation », a déclaré Zhou lors d’une conférence sur l’île de Hainan, dans le sud du pays.  La PBoC a réduit ses taux d’intérêt à deux reprises depuis novembre et pris d’autres mesures pour soutenir l’économie, sans parvenir à enrayer le ralentissement de la croissance. Le gouvernement table pour cette année sur une croissance de l’ordre de 7%, en recul par rapport aux 7,5% visés l’an dernier et au plus bas depuis un quart de siècle.  Fin février, le journal de la banque centrale chinoise avait averti que la Chine se rapprochait dangereusement d’un risque de basculement dans la déflation. La hausse des prix à la consommation en Chine s’est accélérée à 1,4% en février, contre 0,8% en janvier, ce qui constituait un plus bas de cinq ans. Mais Qian Yingyi, membre du comité de politique monétaire de la PBoC, a déclaré à Reuters que cette accélération des prix ne pourrait être qu’un effet conjoncturel lié aux congés du Nouvel An chinois.  Les prix à la production ont chuté de 4,8% en février, leur baisse la plus prononcée depuis octobre 2009.

 

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