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États-Unis : risque de guerre économique avec aussi l’Europe

États-Unis : risque de guerre économique avec aussi l’Europe

 L’annonce par Trump d’une augmentation des droits de douane sur les importations d’aluminium et d’acier vise la Chine mais aussi l’Europe. Du coup la compétitivité des exportations européennes sera plombée.

 

 

Principaux pays producteurs mondiaux d’acier en 2015 :

 

Pays

Production

millions tonnes

% mondial

1 Chine 803.8 49,58 %
2 Japon 105.2 6,48 %
3 Inde 89.4 5,51 %
3 USA 78.8 4,86 %
4 Russie 70.9 4,37 %
5 Corée du Sud 69.7 4,29 %
6 Allemagne 42.7 2,63 %
7 Brésil 33.3 2,05 %
8 Turquie 31.5 1,91 %
9 Ukraine 23.0 1,41 %
10 Italie 22.0 1,35 %
11 Taiwan 21.4 1,32 %
12 Mexique 18.2 1,12 %
13 Iran 16.1 0,99 %
14 France 15.0 0,92 %
15 Espagne 14.8 0,91 %
16 Canada 12.8 0,87 %
17 Royaume Uni 10.9 0,67 %
18 Algérie 10.1 0,62 %
19 Pologne 9.2 0,56 %
20 Australie 7.4 0,45 %

Total monde

1621

100 %

Si la Chine est évidemment visée (d’autres zones aussi), l’Europe dont le commerce extérieurement est largemenet excédentaire avec Etats Unis est nécessairement concernée. En réplique   Donald Trump continue de mettre en place sa politique protectionniste. Le président américain a indiqué jeudi qu’il annoncerait la semaine prochaine l’imposition de droits de douane de 25% sur l’acier et 10% sur l’aluminium pour soutenir les producteurs et l’emploi américains. Cette annonce a immédiatement été condamnée par l’Union Européenne et le Canada. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs d’acier au monde. . Donald Trump a en principe jusqu’au 11 avril dans le cas de l’acier et jusqu’au 19 avril dans celui de l’aluminium pour se prononcer sur des mesures visant ces importations qu’il accuse d’être subventionnées et écoulées à des prix inférieur à leurs coûts de production (dumping).  L’annonce américaine a aussitôt été condamnée par ses partenaires, l’Union européenne en tête. L’UE « va réagir fermement et proportionnellement pour défendre (ses) intérêts », a affirmé jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, cité dans un communiqué de presse.

« Quand on veut tout faire trop vite, on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

« Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

L’activisme réformateur du gouvernemenet  inquiète Mailly le  patron de FO.  « Trop d’ordonnances ça peut tuer le malade », a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant « à la fois un problème de méthode et un problème de fond ». » « Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries ;  « On ne nous a jamais parlé d’ordonnances sur la SNCF », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la « tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation ». « Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d’une véritable consultation », a-t-il ajouté, rappelant qu’ »il y a des lignes rouges », notamment la question du statut des cheminots.  Le statut n’est pas à l’origine de « tous les pépins qu’il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs », a-t-il relevé. FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

Cryptomonnaies : risque de valeur zéro (. Vitalik Buterin)

Cryptomonnaies : risque de valeur zéro (. Vitalik Buterin)

Si la technologie blockchain présente un intérêt du fait qu’elle permet la réalisation de contrats sans aucun intermédiaire (pas seulement des contrats financiers), il n’en  est pas de même avec les cryptomonnaie qui sont un des produits du blockchain. En outre ces cryptomonnaie sont hyper spéculatives,  leur valeur virtuelle et temporaire, elle pourrait même valoir zéro.  C’est une éventualité qu’évoque Vitalik Buterin, 24 ans, l’inventeur du protocole informatique d’échanges Ethereum, le sous-jacent technologique de la monnaie virtuelle Ether, la deuxième plus importante après le bitcoin, avec une capitalisation de 92 milliards de dollars. Le jeune programmeur canadien, d’origine russe, qui déclare vivre en Suisse, a émis un appel à la prudence empreint de sagesse ce week-end sur son compte Twitter : « Rappel : les cryptomonnaies sont encore une classe d’actifs nouvelle et hyper-volatile, et pourraient chuter près de zéro à tout moment. Ne mettez pas plus d’argent que vous ne pouvez vous permettre de perdre. Si vous vous demandez comment placer vos économies, les actifs traditionnels sont encore l’option la plus sure. »  Lui-même est un crypto-millionnaire, multimillionnaire en monnaie virtuelle. Sa fortune personnelle est estimée entre 400 et 500 millions de dollars par le magazine Forbes. Le cours de l’ether est passé de moins de 13 dollars il y a un an à plus de 900 dollars aujourd’hui. Loin des tirades parfois sans nuances de certains défenseurs des cryptomonnaies, celui qui affirme avoir la « crypto » pour religion se montre lucide voire désabusé :

« Je suis sceptique sur le fait que les gens impliqués dans la cryptomonnaie soient de meilleures personnes que les personnes impliquées dans le système bancaire » a-t-il déclaré.

Ethereum est testé par de nombreuses grandes entreprises, notamment des banques, JP Morgan, ING, Credit Suisse, Santander, UBS, mais aussi Microsoft, Intel et BP, membres de l’Enterprise Ethereum Alliance, qui l’utilisent pour l’exécution automatique de contrats (« smart contracts », en anglais), une des fonctions promises à un grand avenir de la technologie Blockchain.

 

Intelligence artificielle : risque de manipulations  » ( Thierry Berthier et Nicolas Miailhe)

Intelligence artificielle : risque de manipulations   » ( Thierry Berthier et Nicolas Miailhe)  

 

De manipulations économiques et politique aussi une possible remise en cause de la  liberté, de la sécurité, du développement de  la durabilité, des  intérêts collectifs, et de  la dignité de la personne humaine par exemple.

 

Nicolas Miailhe est cofondateur et président de The Future Society, un incubateur d’idées et de projets lancé à la Harvard Kennedy School of Government en 2014 et dédié aux questions d’impact et de gouvernance de l’accélération et de la convergence des progrès technologiques. Dans ce cadre, Nicolas a lancé « The AI Initiative », qui pilote actuellement, entre autres activités, un débat participatif mondial multilingue sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Lorsque l’on évoque la diaspora française des experts impliqués dans l’IA mondialisée, on pense immédiatement à Yann Le Cun, Directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook (FAIR) ou à Emmanuel Mogenet, directeur de l’ingénierie de Google Research Europe.

D’autres voix françaises ont su se faire entendre dans un écosystème mondial très concurrentiel, en particulier celle de Nicolas Miailhe sur le segment des implications sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle.

The AI Initiative, quels objectifs ?

NICOLAS MIAILHE – « The AI Initiative » a été lancée en 2015 dans le cadre de « The Future Society » pour se concentrer sur les questions d’impact et de gouvernance de la montée en puissance de l’Intelligence artificielle. Notre objectif est de favoriser l’émergence de cadres de gouvernance globaux permettant de tirer le meilleur parti de la révolution de l’IA en maximisant les bénéfices et en minimisant les risques.

Nous sommes convaincus que la révolution de l’IA est globale et qu’elle appelle donc une meilleure coordination internationale, mais aussi transnationale, car le monopole des États est remis en cause par la puissance des géants du numérique. Faire émerger un cadre de gouvernance adapté va prendre du temps. Cela implique de nourrir un dialogue transdisciplinaire et ouvert sur la société civile au-delà des experts et des praticiens.

Pourquoi est-ce nécessaire d’ouvrir sur la société au-delà des experts ?

Les changements vont affecter tout le monde et les questions éthiques à trancher aussi. Vu les dilemmes et les tensions entre des valeurs fondatrices de nos modèles sociaux comme la liberté, la sécurité, le développement, la durabilité, les intérêts collectifs, et la dignité de la personne humaine par exemple, un dialogue est indispensable pour harmoniser nos systèmes de valeurs. C’est une tâche difficile et très politique au fond, mais indispensable si nous voulons apprendre à vivre en harmonie à 7 puis 8 et 10 milliards d’êtres humains à l’heure de l’IA. Les travaux de recherche, les outils cognitifs et les évènements que nous organisons avec The AI Initiative sont tournés vers ce but.

Quelles sont les différences entre populations américaine et française ?

Les Américains sont généralement plus technophiles et confiants dans l’avenir que les Français. Ils ont aussi un goût pour le risque plus développé. C’est lié à leur histoire et à l’esprit de conquête (notamment sur la nature) qui l’irrigue.

Cet esprit, on le retrouve dans la métaphore de la « nouvelle frontière » qui continue de jouer un rôle central dans le projet de construction national américain : depuis la conquête de l’Ouest au XIXe siècle, jusqu’à celle de l’espace et de la lune au XXe siècle ; et à présent du corps et du cerveau humain. Le goût pour le risque, on le retrouve jusqu’à aujourd’hui par exemple au travers du droit à porter les armes… qui nous fait bondir en France !

Des craintes également aux États-Unis ?

Le leadership technoscientifique et industriel américain en matière de numérique, de data et donc d’IA est un facteur très rassurant à l’heure actuelle s’agissant de leur capacité à façonner l’agenda mondial de l’IA en équilibrant les bienfaits avec les risques.

Notre approche est ancrée dans la crainte… et la réalité du décrochage industriel et scientifique. Nous percevons la révolution de l’IA comme une vague, un tsunami qui nous arrive dessus et qui menace notre modèle de société contre lequel il faut se protéger. Nous avons perdu notre esprit de conquête qu’il faut absolument retrouver et traduire dans un modèle industriel crédible.

Comme nous percevons la révolution de l’IA comme largement « étrangère », nous Français cherchons malheureusement à la réguler (contraindre) plus qu’à gouverner (accompagner). Notre ambition universaliste est bien là, mais elle est quelque part plus conservatrice qu’elle n’est progressiste à l’heure où beaucoup de choses changent avec des opportunités à saisir dans tous les domaines : médical, transport, finance, sécurité, industrie, etc.

Notre ambition universaliste se traduit par la recherche d’un modèle européen de l’IA qui articule recherche de la puissance avec respect de la personne humaine. La péréquation entre les deux ne va pas être simple, car en régulant à partir d’une position d’extrême faiblesse industrielle par rapport aux Américains ou aux Chinois, nous risquons d’entraver notre propre montée en puissance. C’est un peu le risque que le GDPR (Règlement général sur la protection des données) fait planer sur les ambitions de puissance de la France et de l’Europe si nous ne savons pas en faire un atout.

Le solutionnisme béat de la Silicon Valley est-il inquiétant ?

Au-delà des bonnes intentions, qui sont sincères chez la plupart des transhumanistes, le solutionnisme technologique est un poison dangereux ; par manque de réflexivité. C’est à croire que nous n’avons rien appris des horreurs du XXe siècle.

La simplification à outrance des débats à laquelle on assiste parfois dans la Silicon Valley relève d’une certaine forme de naïveté, voire de fondamentalisme. Or, le recours à la science et à la technologie pour résoudre des problèmes (développement, maladie, sécurité, relations entre les individus) n’est jamais neutre. Il intègre des transferts de pouvoir importants. La montée en puissance des géants du numérique aux États-Unis ou en Chine s’accompagne d’un transfert de richesse et de pouvoir très important et qui n’est pas encore équilibré. Avec le basculement dans une économie de l’attention et du virtuel qui comportent des risques de manipulations importants.

Quelle est la vision du côté de Harvard et de The Future Society ?

Nous avons souhaité lancer The Future Society à Harvard, la plus vieille, mais aussi la plus puissante des universités américaines, aussi pour bénéficier d’un enracinement et d’une réflexion plus profonde qui caractérise la côte Est des États-Unis par rapport à la côte ouest. Il y a un côté plus mesuré ; une prudence ; un respect par rapport aux usages et aux traditions. Et pour autant un dynamisme technoscientifique ainsi qu’un brassage de cultures et d’intelligences qu’on retrouve dans très peu d’écosystèmes à travers le monde.

Il s’agit donc d’un choix réfléchi qui vise quelque part à proposer un modèle alternatif à celui de la Silicon Valley ; empreint de plus d’humilité et peut-être de sagesse, au travers d’une conscience des enjeux du temps long et des forces profondes qui animent la trajectoire d’évolution de la vie intelligente dans l’univers. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais il y a plus de cinq siècles déjà. Nous avons fait notre cette belle maxime.

Cultiver une réflexion profonde à l’heure de la révolution NBIC qui remet en cause de façon rapide certains des grands équilibres qui ont régit nos modèles sociaux pendant des millénaires nous semble plus important que jamais. Avec la révolution de l’IA et des neurotechnologies, des choix d’une importance capitale -quasi existentiels- vont se présenter à nous. Il faut se donner les moyens de les instruire correctement.

Comment est perçu le transhumanisme aux États-Unis ? et en Europe ?

Notre position, si je peux parler ainsi, car The Future Society cultive la diversité, est qu’il est indispensable d’inviter les sociétés à créer les conditions d’un débat sur ces questions ; et que ce débat doit être transcivilisationnel. Permettre une politisation saine, sage et courageuse de ces enjeux, et quelque part de l’opposition croissante entre « transhumanistes libertariens », « techno-progressistes » et « bioconservateurs » de droite et de gauche nous semble crucial.

Cela n’est pas facile à faire, car les questions sont complexes, mais elles renvoient en fait à des interrogations philosophiques assez basiques, donc à la portée de l’immense majorité des gens, pourvu que le processus de politisation soit bien orchestré. Les experts dont nous faisons partie doivent de ce point de vue se mettre au service de la société, et faire preuve de pédagogie pour permettre aux citoyens de jouer leur rôle dans le débat. Définir la trajectoire d’évolution de l’Humanité au XXIe siècle à l’heure de l’accélération technologique implique rien de moins que cela ! C’est aussi ça l’éducation civique de notre époque.

Et les Français s’intéressent finalement beaucoup à ces questions par rapport à d’autres cultures, comme en témoigne le nombre important d’ouvrages, d’articles et de documentaires qui paraissent régulièrement sur la question depuis 2010. Vous savez, nous avions reçu Zoltan Itsvan (le candidat transhumaniste-libertarien à la présidence des États-Unis, Ndlr) à la Kennedy School en avril 2016 pendant la campagne des présidentielles américaines pour un débat politique inédit avec James Hugues (son opposant techno-progressiste, Ndlr). Discussion assez fascinante qui a entre autres montré que le transhumanisme n’est pas un bloc monolithique, mais plutôt un courant en évolution permanente et recomposition, ce qui est plutôt sain. La discussion a également montré en quoi le leadership techno-industriel vaut de plus en plus leadership politique. L’émergence d’un Marc Zuckerberg comme leader possible du parti démocrate le prouve bien aujourd’hui.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle ! C’est aussi pour cela que la France et l’Europe doivent prendre des risques et se réveiller sur le plan industriel si nous voulons être en capacité de faire entendre notre voix dans ce débat stratégique. Il ne s’agit rien de moins que de l’avenir de la condition humaine et des grands équilibres qui la régissent. Mais ce que je voulais vous dire en parlant de la visite de Zoltan Itsvan à Harvard… C’est qu’il était suivi par une équipe de télévision française qui faisait un reportage sur lui ! Cela montre à quel point les Français sont fascinés par ces enjeux ! Et de mon point de vue c’est plutôt rassurant.

Le spectre politique est en train d’évoluer profondément sous nos yeux : d’une seule dimension à plusieurs dimensions. Si bien qu’on doit plutôt penser en termes de « prisme ». Il y a un deuxième et un troisième axe au-delà du spectre « droite-gauche » : démocratie directe vs indirecte ; et local vs global. J’en rajoute même un quatrième, de plus en plus pertinent : bioconservateur vs transhumaniste. Et un cinquième, très ancien, mais qui resurgit : matérialistes vs transcendantalistes.

Existe-t-il une doctrine américaine de l’IA au plan économique, géopolitique, militaire ?

Dans la compétition stratégique croissante entre les États-Unis et la Chine, il y a indéniablement une course à l’IA. Commerciale, mais aussi militaire. Il faut arrêter de se voiler la face. Les enjeux sont trop importants et le paradigme du « winner-takes-all » de l’économie des plateformes est en train de donner un tour explosif à la course. La Russie semble en retrait, car très affaiblie sur le plan économique. En effet, la géopolitique de l’IA est avant tout une géo économie !

Et les deux mastodontes de l’économie numérique globale que sont la Chine et les États-Unis s’efforcent de s’appuyer sur la taille critique de leurs énormes marchés domestiques, et sur leurs alliances, pour devenir les leaders mondiaux de l’IA. Du côté des GAFAMI, comme des BATX, les capitaines d’industrie ont tous fait de l’IA le cœur de leur stratégie. Idem concernant les gouvernements : l’Administration Obama a mené tout un travail dans sa dernière année d’exercice en 2016 qui a débouché sur la publication d’une stratégie et d’une roadmap technologique, y compris sur le plan militaire avec la publication de sa stratégie du « third offset ».

Sans parler de cyber sécurité bien sûr dans laquelle l’IA est appelée à jouer un rôle croissant. A l’été 2017, les plus hautes autorités chinoises ont alors annoncé un plan stratégique de grande ampleur sur l’IA qui doit lui permettre de ravir le leadership technologique aux Américains en IA d’ici 2025. L’administration Trump ne s’est pas vraiment approprié le sujet, même si elle apporte un soutien indéfectible aux militaires et son grand plan de baisse des impôts devraient favoriser les géants du net. Même si la question d’une course à l’armement n’est pas clairement évoquée, elle est bien posée. Car d’un côté comme de l’autre on a un a une perception assez limpide de la dualité de ces technologies. Et dans les deux cas, le gouvernement a et va continuer à jouer un rôle critique pour soutenir les progrès technologiques. Regardez le rôle qu’a joué la DARPA aux États-Unis par exemple dans la révolution numérique. Aujourd’hui IA et robotique, mais avant cela, Internet, GPS. Le système chinois est un capitalisme d’État qui est encore plus clair et quelque part efficace. En tout cas le rattrapage numérique que les Chinois ont réussi à produire est assez incroyable et inquiète de plus en plus les Américains. C’est quelque chose dont on parle beaucoup à Harvard.

Eric Schmidt, le PDG d’Alphabet a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence en novembre 2017 en affirmant que « la suprématie technologique sans égard dont les États-Unis ont bénéficié depuis la chute de l’Union Soviétique est terminée ». L’Europe, mais surtout l’Afrique sera demain un terrain d’affrontement entre ces deux modèles aux antipodes l’un de l’autre.

Quelles pistes pour la France ?

La période actuelle est un tournant indéniable. Nous avons la chance d’avoir un Président brillant qui est parfaitement conscient des enjeux de son temps, y compris sur le plan numérique. D’où également l’attachement viscéral du Président Macron à l’Europe. Car dans le monde qui vient, plus que jamais l’union fera la force.

Dans cette période charnière, il ne faut surtout pas que la France rate la mise en place des conditions de son leadership numérique en Europe et dans le monde. De ce point de vue, l’implosion récente du Conseil national du numérique (CNNum) n’est pas une bonne nouvelle, car elle nous prive d’un véhicule d’échange et de dialogue indispensable entre le gouvernement et la société civile. Il faut impérativement que l’on réussisse à sortir par le haut de la crise actuelle. Peut-être en repensant au passage les missions du CNNum et certains des grands principes qui régissent son fonctionnement comme son indépendance par exemple… Et son articulation avec le Conseil Economique Sociale et Environnemental ?

Réussir 2018 pour la France sur les plans du numérique et de l’IA implique de présenter une stratégie française en matière d’IA qui soit ambitieuse en matière industrielle. C’est ce à quoi s’attèle avec talent et détermination Cédric Villani qui rendra son rapport dans quelques semaines. Il reviendra alors à Mounir Mahjoubi, le ministre en charge du numérique, de traduire les axes proposés en une stratégie et l’exécuter.

Notre stratégie en matière d’IA doit aussi chercher à influencer la stratégie européenne que la Commission publiera à la mi-année. Quelques points à regarder avec attention de ce point de vue : l’articulation d’une stratégie industrielle en matière de data avec le cadre régulatoire du Règlement général de protection des données (RGPD) qui s’appliquera à partir de mai 2018 à travers toute l’Europe. Il est impératif de réussir à faire de ce cadre une chance pour la France et l’Europe permettant de faire émerger des leaders industriels de la data et de l’IA. Et cela ne va pas être facile, car les risques et les entraves pour les entrepreneurs sont importants.

Faire de l’Europe le champion de l’éthique sans masse critique des usages est dangereux. Surtout quand on connaît la propension des consommateurs à sacrifier vie privée contre gratuité et confort d’usage. Il faut que cela change, mais le dosage doit être équilibré, car nous vivons dans un marché globalisé. Si nous savons trouver la bonne mesure, le RGPD offre des atouts donc il faut se saisir, comme le droit à la portabilité des données qui peut être un avantage comparatif majeur pour le marché unique et les acteurs européens. Il faut que les gouvernements développent une politique industrielle solide permettant de faire émerger des plateformes européennes nourries à la portabilité. C’est un changement de paradigme qui ne va pas se faire tout seul.

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Par Thierry Berthier, Maitre de conférences en mathématiques, cybersécurité et cyberdéfense, chaire de cyberdéfense Saint-Cyr, Université de Limoges et Nicolas Miailhe, Senior Visiting Research Fellow, Harvard University

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Risque d’obésité : risques pour 30% de la population mondiale

Risque d’obésité : risques pour 30% de la population mondiale

 

Selon le Global Nutrition Report, plus de 155 millions d‘enfants de moins de cinq ans sont en retard de croissance à cause d‘un manque de nourriture et 52 millions ont un poids insuffisant par rapport à leur taille. Mais A l‘inverse, la suralimentation est en hausse partout dans le monde. Deux milliards de personnes sont en surpoids ou obèses sur les sept milliards d‘habitants que compte la planète. En Amérique du Nord, un tiers des hommes et des femmes sont obèses. Les jeunes sont également touchés : 41 millions d‘enfants de moins de cinq ans sont considérés comme trop gros, indique le rapport. Dans la seule Afrique, quelque 10 millions d‘enfants sont désormais considérés en surpoids. “Historiquement, l‘anémie maternelle et la sous-nutrition de l‘enfant ont été considérés comme des problèmes distincts de l‘obésité et des maladies non transmissibles”, commente Jessica Fanzo, professeur à l‘université Johns Hopkins de Baltimore (Etats-Unis) qui a co-dirigé le rapport. “La réalité est qu‘ils sont intimement liés et dus aux inégalités partout dans le monde. C‘est pourquoi les gouvernements doivent les aborder globalement et non pas comme des problèmes distincts.” Si la sous-alimentation est globalement en recul dans le monde, elle ne diminue pas suffisamment vite pour qu‘elle ait disparu à l‘horizon 2030 conformément à l‘objectif que s‘est fixé la communauté internationale. Pour cela, le rapport appelle à un triplement des financements liés à l‘alimentation. Ceux-ci ont augmenté de 2% en 2015 pour atteindre 867 millions de dollars (746 millions d‘euros) mais le rapport estime qu‘ils devront tripler pour atteindre 70 milliards de dollars sur les dix prochaines années.

Risque de nouvelle crise financière mondiale ?

Risque de nouvelle crise financière mondiale ?

L’endettement fait craindre   un risque de crise mondiale. Selon une étude de l’Institute of International Finance (IIF), publiée ce mercredi, l’ensemble des dettes accumulées à travers la planète représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros). Les risques d’une nouvelle bulle financière sont importants et leurs conséquences pourraient être encore plus néfastes que lors de la dernière crise. Les bulles sont nombreuses, elles affectent  le marché des actions dont les hausses sont complètement déconnectées des réalités économiques. Il y a aussi les bulles obligataires du fait  des rachats massifs des banques centrales et qui faussent les prix. Ce déversement massif de liquidités encourage toutes les spéculations et nourrit l’endettement. En raison  de taux insignifiants voir négatifs de nombreuses institutions financières d’assurance présentent des risques de faillite. Il suffirait du défaut d’un ou deux très gros établissement pour qu’une crise systémique s’enclenche. Le problème, c’est que d’une certaine manière les banques centrales sont solidaires dans leur fuite en avant de l’argent facile. La banque fédérale américaine a pris les devants et a entraîné dans son sillage les autres banques centrales, la banque centrale européenne et la banque centrale chinoise notamment. Il y a plusieurs années que la Fed doit remonter ses taux mais elles ne le fait que de manière homéopathique pour ne pas provoquer un choc fatal tant à la sphère financière qu’à la sphère économique. La banque centrale européenne suit la même trajectoire. En Chine, le risque concerne surtout l’endettement privé qui atteint 200 % du PIB. Enfin un peu partout dans le monde toujours une bulle spéculative immobilière dans les zones très denses tandis qu’au contraire dans les zones rurales les prix continue de s’écrouler. Le marché immobilier n’est plus destiné à réguler l’offre et la demande mais est devenu un enjeu spéculatif avec des prix complètement démentiels inaccessibles à la plupart des candidats au logement et transformé en hôtel pour touristes. les inquiétudes montent chez les analystes alors que les valorisations des marchés boursiers américains (exubérante pour certaines valeurs, tel Apple, à 800 milliards de dollars) atteignent des sommets inégalés, que les marchés européens marchent sur leurs pas, que l’indice britannique a atteint son plus haut historique cet été, et qu’en Chine, dans un marché très opaque, les montant des dettes privées atteint 200% du PIB. Et il n’est pas certain que le système financier mondial soit vraiment  sain dans son ensemble. Chaque fois que les cours de bourse ont atteint des niveaux équivalents à ce qu’ils connaissent aujourd’hui, on a connu des krachs majeurs, comme en 1929 ou en 2000 avec l’explosion de la bulle internet, rappellent les observateurs. En attendant des annonces des banquiers centraux, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’IIF, la dette mondiale représente 324 % de la production économique annuelle. Un niveau jugé inquiétant, d’autant plus que 1.700 milliards de dollars (1.440 milliards d’euros) de dettes devront être remboursées ou refinancées dans les pays en développement d’ici la fin 2018, sans que ceux-ci soient assurés de bénéficier de conditions de crédit bon marché.

Risque de bulles financière ? (BCE)

Risque de bulles financière ?  (BCE)

“La politique monétaire, très accommodante risque de favoriser une crise financière »  d’après, Vitor Constancio , vice président de la BCE. “Cela implique que, dans la configuration de risques actuelle, l‘Europe et toutes les autres économies avancées devront prendre la politique macro-prudentielle beaucoup plus au sérieux ou bien elles devront faire face au risque d‘autres crises financières que la politique monétaire ne sait prévenir.”  La BCE constate des turbulences (comprendre spéculation) sur les marchés financiers, un niveau d’endettement important et le développement du Shadow Banking qui échappe évidemment à toute régulation. Du coup les créances douteuses s’accumulent dangereusement dans certaines banques très fragilisées. Une analyse un peu noire de la BCE qui rejoint l’Allemagne opposés  tout plan de relance de la  croissance et qui conteste le laxisme de la BCE.  Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière (FSR), la BCE écrit que les tensions systémiques restent contenues dans la zone euro. Elle identifie néanmoins quatre sources de risques pour les deux prochaines années: l’agitation sur les marchés financiers, la faiblesse des bénéfices dans le secteur financier, des niveaux d’endettement excessifs et le développement d’un système bancaire parallèle (« Shadow Banking »). « Par rapport au FSR de novembre 2015, la plupart des risques se sont accrus », estime la BCE. « Dans le même temps, tous les risques sont clairement enchevêtrés et, s’ils devaient se matérialiser, pourraient se renforcer mutuellement. En effet, tous les risques pourraient être aggravés par une concrétisation des risques baissiers sur la croissance économique. » Les conditions financières sont devenues « plus difficiles » en raison des inquiétudes relatives aux économies émergentes, au renforcement des risques géopolitiques et à de nouveaux accès de volatilité sur les marchés, ce qui alourdit la menace sur la reprise modérée de la zone euro. La BCE insiste sur le niveau élevé des créances douteuses dans certains pays. Elle invite les banques et les autorités à renforcer leurs efforts pour réduire le montant de ces créances douteuses, notamment en facilitant la création de structures de défaisance (« bad banks »).Ces risques ne concernent pas seulement la zone euro mais tous les pays développés (Chine incluse).

Risque d’une nouvelle crise financière mondiale (Schäuble)

Risque d’une nouvelle crise financière  mondiale (Schäuble)

Le très orthodoxe ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble lance un nouvel appel à la prudence financière dans un entretien avec le « Financial Times » et craint même une nouvelle crise financière mondiale.  Ce que reproche surtout Wolfgang Schäuble  c’est le déversement incontrôlé de liquidités par les grandes banques centrales, des liquidités qui faussent le cours des marchés et encouragent  l’endettement mondial. Pour lui, les risques d’une nouvelle bulle financière sont importants et leurs conséquences pourraient être encore plus néfastes que lors de la dernière crise. Un avertissement sur une la possibilité d’une nouvelle crise financière internationale -  Le jour même de son dernier Eurogroupe, ce lundi à Luxembourg, l’inflexible ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble lance dans un entretien avec le « Financial Times » une alerte sur une la possibilité d’une nouvelle crise financière internationale. Les bulles sont nombreuses, elles affectent  le marché des actions dont les hausses sont complètement déconnectées des réalités économiques. Il y a aussi les bulles obligataires du fait  des rachats massifs des banques centrales et qui faussent les prix. Ce déversement massif de liquidités encourage toutes les spéculations et nourrit l’endettement. En raison  de taux insignifiants voir négatifs de nombreuses institutions financières d’assurance présentent des risques de faillite. Il suffirait du défaut d’un ou deux très gros établissement pour qu’une crise systémique s’enclenche. Le problème, c’est que d’une certaine manière les banques centrales sont solidaires dans leur fuite en avant de l’argent facile. La banque fédérale américaine a pris les devants et a entraîné dans son sillage les autres banques centrales, la banque centrale européenne et la banque centrale chinoise notamment. Il y a plusieurs années que la Fed doit remonter ses taux mais elles ne le fait que de manière homéopathique pour ne pas provoquer un choc fatal tant à la sphère financière qu’à la sphère économique. La banque centrale européenne suit la même trajectoire. En Chine, le risque concerne surtout l’endettement privé qui atteint 200 % du PIB. Enfin un peu partout dans le monde toujours une bulle spéculative immobilière dans les zones très denses tandis qu’au contraire dans les zones rurales les prix continuent de s’écrouler. Le marché immobilier n’est plus destiné à réguler l’offre et la demande mais est devenu un enjeu spéculatif avec des prix complètement démentiels inaccessibles à la plupart des candidats au logement et transformé en hôtel pour touristes. Même si Janet Yellen, la présidente de la Fed, affirmait en juin dernier, qu’elle n’imaginait « pas de nouvelle crise financière de notre vivant », les inquiétudes montent chez les analystes alors que les valorisations des marchés boursiers américains (exubérante pour certaines valeurs, tel Apple, à 800 milliards de dollars) atteignent des sommets inégalés, que les marchés européens marchent sur leurs pas, que l’indice britannique a atteint son plus haut historique cet été, et qu’en Chine, dans un marché très opaque, les montant des dettes privées atteint 200% du PIB. Et il n’est pas certain que le système financier mondial soit vraiment  sain dans son ensemble. Chaque fois que les cours de bourse ont atteint des niveaux équivalents à ce qu’ils connaissent aujourd’hui, on a connu des krachs majeurs, comme en 1929 ou en 2000 avec l’explosion de la bulle internet, rappellent les observateurs.

La liste des produits avec des œufs contaminés risque d’être longue

La  liste des produits avec des œufs contaminés risque d’être longue

 

 

La liste des produits contaminés promises par le ministère de l’agriculture risque d’être la liste. Pour les œufs entiers vendus en carton le repérage plus facile. C’est autre chose que d’identifier les produits industriels contenant des ovoproduits. Ces derniers sont des aliments obtenus à partir d’œufs et d’autres produits, sous forme liquide, solide, en poudre ou surgelée. Dans ces usines, les œufs sont traités, les blancs séparés des jaunes, conditionnés dans des bidons ou des cuves, puis distribués aux grandes firmes. Au final (presque) tous les produits des grandes marques de distribution contiennent ces ovoproduits. Il y a maintenant plus de 15 jours que le scandale a éclaté et la France temporise pour fournir la fameuse liste. Entre-temps,  bon nombre de produits auront été consommés. Pour le porte-parole de la Confédération Paysanne, Laurent Pinatel, ce délai de réponse est suspect. « Au vu des normes très strictes de traçabilité que l’on nous impose en France, il est aberrant que nous n’ayons pas encore retrouvé les lots infectés et les produits finis. C’est impensable. Il y a une volonté de ne pas chercher. Le ministère ne veut pas communiquer, peut-être sous pression des industriels », dit-il au HuffPost. « Vous imaginez, les ovoproduits sont utilisés dans la plus part des produits finis commercialisés, cela coûterait beaucoup trop d’argent si l’on devait retirer ces derniers de la vente. Ici, on perd du temps et justement ça joue en leur faveur parce que les produits incriminés sont en train d’être écoulés sur le marché. Ils sont dispersés. » Au début de l’affaire, la France comme d’habitude à estimer qu’elle était peu concernée. Ensuite on a admis que 250 000 œufs avaient été commercialisés en France, puis on a retenu la chiffe de 500 000 et maintenant près de 2 millions. . Qui peut le dire exactement car certains je ovoproduits contaminés  proviennent  de l’étranger. Inversement des aliments contenant des ovoproduits sont commercialisés en dehors de la France.  Le ministre français de l’Agriculture a toutefois annoncé mardi que ses services publieraient « dans les prochains jours » une liste des produits contenant des œufs contaminés par l’insecticide fipronil, au cœur d’un scandale sanitaire. Au moins 14 établissements français de transformation d’œufs ou d’ovoproduits sont touchés par cette contamination liée à des produits venant de Belgique ou des Pays-Bas. Au total, à ce jour, ils ont reçu 1,947 million d’œufs et 109 tonnes d’ovoproduits. La Commission européenne a demandé la tenue d’une réunion au niveau ministériel pour discuter des conséquences de cette crise qui a nécessité le retrait des rayons de millions d’œufs contaminés par l’insecticide potentiellement dangereux dans 15 pays membres de l’UE, ainsi qu’en Suisse et à Hong Kong. Pour assurer le ministère de l’agriculture considère qu’il ne s’agit pas d’un scandale sanitaire et que la consommation d’œuf contaminé ne constitue pas un danger pour la santé. Évidemment personne ne le sait car il faudrait pour le vérifier des études épidémiologiques longues et coûteuses. Intégrant surtout le cocktail de produits chimiques, alimentaires, sanitaires avale régulièrement les poules en élevage industriel

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

La plupart des experts considèrent que l’affrontement verbal entre les deux présidents fous à savoir Donald Trump d’une part, Kim Jong-un d’autre part ne constitue pas en soi un réel risque de guerre. Il est qu’il est clair en effet qu’un affrontement nucléaire entre les deux pays serait de nature à engager le monde entier dans une guerre incontrôlable et destructrice. Mais il s’agit d’avis d’experts politiques et militaires qui ne contrôlent pas la psychologie de deux présidents, une psychologie notoirement dérangée fondée sur  la provocation permanente. Le risque tient au fait que ces deux présidents sont finalement relativement impopulaires dans leurs deux pays respectifs. En Corée du nord,  c’est la dictature conjuguée avec la misère, aux États-Unis c’est la contestation de la plupart des mesures populistes du président américain. Du coup, chacun pourrait utiliser le conflit pour redorer son image interne. Donald Trump a donc lancé vendredi une nouvelle mise en garde à la Corée du Nord en la prévenant que les armes américaines étaient prêtes à l’emploi, alors que la Chine et la Russie s’efforcent d’intervenir pour empêcher la guerre des mots entre Washington et Pyongyang de dégénérer en conflit armé.  Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des Etats-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire. Alors que le ton n’a cessé de monter cette semaine entre Washington et Pyongyang, la Chine a fait comprendre qu’elle n’interviendrait pas pour soutenir la Corée du Nord si elle prenait une initiative susceptible d’être considérée comme une agression par les Etats-Unis, allusion au projet nord-coréen de tirs de missiles en direction de l’île de Guam. La Russie a quant à elle fait état d’un plan sino-russe de sortie de crise. Il consisterait en un gel des essais de missiles de la Corée du Nord et un arrêt des manœuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud. Le Pentagone a cependant déclaré vendredi que ces manœuvres annuelles conjointes débuteraient comme prévu le 21 août. De son lieu de villégiature dans le New Jersey, Donald Trump a lancé un nouvel avertissement direct à la Corée du Nord et à son dirigeant Kim Jong-un. « Les solutions militaires sont totalement en place, verrouillées et chargées, si la Corée du Nord agit de manière imprudente. Espérons que Kim Jong-un choisira une autre voie », a écrit le président américain sur son compte Twitter.

Vivendi risque de payer pour STX son investissement dans Telecom Italia

Vivendi risque de payer  pour  STX son investissement dans Telecom Italia

 

Il fallait évidemment s’attendre à des mesures de rétorsion italienne suite à la décision de française de s’opposer à une prise de capital majoritaire de l’Italie sur STX (chantier naval). On comprend évidemment que compte tenu de l’écho médiatique notamment le gouvernement ait décidé de faire pression sur l’Italie pour permettre une répartition du capital plus favorable à la France. En clair, pour permettre à la France de disposer d’un véritable droit de blocage afin d’éviter un risque de délocalisation géographique. Ceci étant, il convient de tenir compte des prises de participation financière réciproques dans les deux pays. Au cours des cinq dernières années la France a pris des participations financières d’environ 35 milliards en Italie, inversement les investissements financiers italiens en France ont été  limités à 3 milliards. Du coup, le gouvernement italien met des bâtons dans les roues à Vivendi qui est en train de prendre le contrôle de Telecom Italia. Juridiquement il n’y a rien de commun entre les deux dossiers mais l’Italie essaye de faire comprendre à la France qu’elle doit se montrer compréhensive sinon elle mettra des freins aux investissements financiers en Italie.  Le ministre italien de l’Industrie a demandé la semaine dernière au gouvernement d’ouvrir une enquête pour établir si Vivendi, qui détient désormais 24% de Telecom Italia, avait dûment informé le pouvoir de son intention de prendre de facto le contrôle du groupe en montant au capital de l’ex-monopole. Lundi, Vivendi a estimé qu’il n’exerce « aucun contrôle de fait » sur Telecom Italia au sens du droit italien. Cependant  fin juillet, le groupe français a renforcé son contrôle sur l’italien en poussant vers la sortie le dirigeant de l’opérateur télécom Flavio Cattaneo et en ouvrant la voie à une coentreprise entre l’entreprise et sa filiale de télévision payante Canal+, réaffichant ainsi son ambition d’être un acteur de premier plan dans la région.

 

 

Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Endettement mondial: risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

« Concentrer le pouvoir  ne serait pas sans risques et sans difficultés tant les fractures sociales et territoriales sont réelles», décaler Laurent Berger le secrétaire de la CFDT. Tout en ajoutant: «les risques de manifestations et de violences sont importants tant la société vit sous tension». Laurent Berger fait évidemment allusion aux menaces de constitution d’un front social soutenu par les syndicats gauchistes et corporatistes. De ce point de vue le risque est réel non pas une mobilisation massive mais de l’installation d’une sorte de chienlit qui pourrait pourrir le climat de confiance qui semble émerger chez les acteurs économiques. Les syndicats craignent surtout l’inversion des normes et le référendum d’entreprise qui pourraient marginaliser leur rôle. Si la démocratie d’entreprise devait prendre le pas sur la démocratie syndicale ce pourrait être effectivement la mort ou en tout cas le très grand affaiblissement des organisations classiques. Il y a aussi le risque que des patrons en profitent pour installer des syndicats maison surtout dans les entreprises moyennes. . Le chef de l’État, ainsi que son premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail ont déjà rencontré tour à tour tous les représentants syndicaux et patronaux. De nombreuses réunions sont encore prévues tout au long de l’été avant une réforme par ordonnances. «Jusqu’à fin septembre nous avons six rendez-vous avec le ministère du Travail» précise Laurent Berger, qui assure que le calendrier n’est «pas un facteur de blocage». Toujours est-il qu’une large victoire de la République en Marche à l’Assemblée permettrait au chef de l’État d’appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail. Le numéro un de la CFDT a d’ailleurs répété les principales lignes jaunes, qui selon lui, ne doivent pas être franchies sur la réforme du Code du Travail. À savoir: le «référendum d’entreprise à l’usage de l’employeur en cas d’absence d’accord avec les organisations syndicales» ou encore le «plafonnement des dommages et intérêts versés aux prud’hommes». Sur ce second point, les syndicats considèrent que cela équivaut à une autorisation de licencier sans motif. «Attention aux fausses solutions!» avertit Laurent Berger. «Contrairement à ce que disent certains, ce n’est pas plié», veut croire le leader syndical. «Ne sifflons pas la fin du match avant qu’il ne soit joué!».

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Selon un analyste Uber qui ne cesse d’accumuler les pertes risque d’éclater en plein vol du faîte d’une valorisation complètement artificielle.  Cette valorisation avoisine les 70 milliards de dollars.  Un gérant de fonds estime que les investisseurs qui ont misé dans Uber sont victimes d’un système s’apparentant à une pyramide de Ponzi. Selon Hamid Douglass, il n’y a que 1% de chance que le groupe évite la faillite dans les dix ans qui viennent. Pointé du doigt par une partie de ses chauffeurs et même de ses clients après les polémiques déclenchées par son patron Travis Kalanick, Uber commence à l’être également par certains investisseurs. Hamid Douglass, le co-fondateur d’une société d’investissement qui gère plus de 37 milliards de dollars, estime que dans les dix ans qui viennent, Uber a moins de 1% de chance de survie. « Quand je regarde Uber … je pense que c’est l’un des investissements les plus stupides de l’histoire. La probabilité de faillite de cette entreprise dans une décennie est de 99% », a déclaré le dirigeant de Magellan Financial Group.  Hamid Douglass va même plus loin et compare les levées de fonds d’Uber à un système de Ponzi, un montage financier frauduleux qui consiste à rentabiliser les investissements des anciens actionnaires essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.  »La société perd constamment de l’argent, et sa stratégie de levée de fonds ressemble de plus en plus à un système de Ponzi (…) Tout ce qu’ils font avec les levées de fonds est de continuer à faire progresser la valorisation de l’entreprise car il y a toujours quelqu’un pour dire, ‘je vais mettre de l’argent dans l’entreprise puisque la prochaine levée de fonds se fera à un prix plus élevé’ ». Hamid Douglass n’est pas le seul à critiquer la valorisation d’Uber. Certains analystes doutent également de la capacité de groupe à devenir rentable. En 2016, le groupe américain a enregistré une perte de 2,8 milliards de dollars, soit près de 1 milliard de dollars de plus qu’en 2015. Une somme colossal qui est difficile à comprendre pour une entreprise qui ne compte que 6.700 salariés dans le monde (dont à peine 120 en France) et aucun site industriel.

Bourse en baisse avec le risque Trump

Bourse en baisse avec le risque Trump

 

 

Le risque Trump entraîne un effet de volatilité et de baisse sur les bourses. L  ‘aversion à ce risque provoque la baisse du dollar et la hausse des valeurs refuges. Après l’enthousiasme boursier suscité par l’élection de Trump, c’est la désillusion non seulement parce qu’il existe de nombreuses incertitudes sur le programme nouveau président  américain en particulier concernant la fiscalité et la relance des investissements mais surtout parce qu’il n’est pas impossible qu’il ne puisse aller jusqu’au terme de son mandat. Les marchés actions ont perdu du terrain dès la matinée d’hier en Asie après l’information selon laquelle Donald Trump a demandé en février à James Comey, qui était encore directeur du FBI, de mettre un terme à l’enquête sur les contacts russes de son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Cette dernière affaire, susceptible de donner lieu à des accusations d’obstruction à la justice, intervient après les informations parues en début de semaine selon lesquelles le chef de la Maison blanche aurait dévoilé des informations classifiées au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, malgré les dénégations, mercredi, du président russe Vladimir Poutine. « Les marchés actions avaient ignoré les polémiques à Washington. Toutefois, nous pensons que la situation devrait changer alors que cette crise amène à interrompre l’agenda de la Maison blanche en faveur de la croissance, ce qui fait dégonfler le rally lié aux espoirs de réforme », observe Peter Cardillo, économiste chez First Standard Financial. Les investisseurs attendaient beaucoup des mesures promises par l’administration Trump concernant notamment une réduction de la fiscalité des entreprises, un vaste projet d’investissements en infrastructures et un démantèlement de la loi Dodd-Frank sur la réglementation financière. Les réformes envisagées par Donald Trump devaient globalement permettre de doper la croissance américaine, confortant ainsi la normalisation en cours de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Déjà fragilisé ces derniers jours par des indicateurs américains ressortis inférieurs aux attentes, le billet vert a achevé d’effacer ses gains enregistrés depuis l’élection de Donald Trump le 8 novembre. Le billet vert s’inscrit en nette baisse face aux autres grandes devises, notamment face à celles considérées comme des actifs refuges, à l’instar du yen et du franc suisse. Le dollar est tombé à un plus bas depuis le début du mois face à la devise nippone et évolue à son niveau le plus faible depuis six mois face à la monnaie helvète. Le repli du dollar est aussi favorisé par la baisse des rendements obligataires.

Le Pen : un risque de ruine économique

Le Pen : un risque de ruine économique  

 

 

 

L’instrumentalisation de pauvres chômeurs l’usine Whirlpool d’Amiens  par  Marine Le Pen constitue évidemment une arnaque politique de même nature que cella de Hollande vis-à-vis de Florange. Il s’agit d’une  véritable escroquerie car on sait bien que l’Etat ne peut sauver toutes les entreprises difficultés surtout quand il s’agit d’uen production qui ne relève pas de l’intérêt général et qui n’est pas stratégique. Ou alors il faut nationaliser toutes entreprises, une utopie qui a ruiné l’économie des pays qui s’y sont essayé. Par ailleurs les promesses de Marine Le Pen pour Whirpool comme pour l’industrie en général sont mortelles pour l’économie. Une économie in renationalisée à hauteur de 50% (rapports  imports plus exports sur PIB). Mettre des taxes sur les importations conduirait à renchérir les produits concernés donc amputer le pouvoir d’achat.  , prendre des mesures protectionnistes unilatérales conduiraient nombre d’entreprises à fermer.  Pour de nombreux experts, représentants patronaux et économistes, l’application de du  programme de Marine Le Pen provoquerait la débâcle d’une industrie française déjà à la peine et fragiliserait les entreprises en général, multinationales comme PME. Sa principale revendication – la sortie de l’Union européenne et de l’euro – suffit à détourner nombre d’entre eux de sa candidature, en raison du chaos économique dans lequel ces politiques risquent de plonger la France. Les vecteurs cités de fragilisation des entreprises, en particulier industrielles puisqu’exportatrices, sont nombreux : baisse de compétitivité en raison de son programme économique, risque à l’export lié aux mesures protectionnistes, financements plus rares et plus chers auprès des marchés ou de banques fragilisées par la sortie de l’euro, tarissement des investissements décidés aussi bien par des entreprises basées en France que des groupes étrangers… « Le programme de Marine Le Pen est un programme dangereux qui risque de nuire à l’ensemble de l’économie et en particulier aux secteurs tournés vers l’exportation comme le secteur industriel », a dit mercredi à Reuters le directeur des études du cabinet d’analyse économique COE-Rexecode, Emmanuel Jessua. « Sa politique budgétaire est laxiste et sa politique économique va à l’encontre d’objectifs de compétitivité : on remet en cause le CICE, on revient à la retraite à 60 ans, etc. », sa fiscalité protectionniste « renchérirait les consommations importées par les entreprises » et, dans le même temps, « il y aura évidemment des mesures de rétorsion de nos partenaires commerciaux et une perte de débouchés pour les entreprises exportatrices », a-t-il ajouté. Si elle obtient le feu vert des Français pour revenir au franc, « il y aura une dévaluation, les marchés ne feront clairement pas confiance à l’économie française », a-t-il poursuivi, en soulignant que sa victoire provoquerait une fuite des capitaux qui fragiliserait les banques françaises, pour lesquelles « on ne peut pas exclure un risque systémique ». La hausse des taux d’emprunt frapperait quant à elle non seulement la sphère publique mais également les entreprises. « Tout cela dresse un tableau noir pour l’industrie française », a ajouté l’économiste. Une analyse partagée par Vincent Charlet, directeur de La Fabrique de l’industrie, un think tank soutenu par les fédérations industrielles, selon qui « imaginer que les recettes anti-désindustrialisation proposées par le Front national accélèrent la désindustrialisation et donnent lieu à plus de délocalisations, ça ne fait aucun doute ». « L’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir jetterait un discrédit terrible sur la capacité de la France à être un pays stable, un pays à l’économie stable et un partenaire de confiance », a-t-il dit mercredi à Reuters. « Une sortie de l’Union européenne telle qu’elle est recommandée ou promise par Marine Le Pen aurait évidemment des effets désastreux sur l’ensemble de l’économie, mais en particulier sur l’industrie qui est particulièrement insérée dans les réseaux d’échanges mondiaux », a-t-il souligné.

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

Après la Fusillade sur les Champs-Elysées, risque sur la campagne

 

Trois candidats ont fort justement annulé leurs déplacements pour vendredi : Macron, Le Pen et Fillon  Il s’agit d’une attaque terroriste qui devrait interroger les Pouvoirs publics sur la poursuite de la campagne. Des menaces pèsent clairement et notamment lors des meetings dont les conditions de sécurité sont très approximatives. Pour preuve, les incidents concernant notamment Fillon et Le Pen où des opposants se sont approchés des candidats pour manifester leur mécontentement.  Il serait sans doute peu responsable d’autoriser les meetings dans les conditions dans lesquelles ils se déroulent actuellement. Ce serait prendre un grand risque que d’attendre un nouvel acte de terrorisme pour prendre des décisions assurant une réelle sécurité. Le caractère terroriste de l’acte commis sur les Champs-Élysées ne fait en effet plus aucun doute. L’assaillant faisait l’objet d’une « fiche S » des services de renseignements, selon une source policière, que ne confirme pas à ce stade le ministère de l’Intérieur, ni le parquet de Paris. L’organisation djihadiste EI a revendiqué dans la soirée cette attaque via son canal habituel de communication, l’agence Amaq. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés, l’un sérieusement, l’autre plus légèrement. Cet événement est survenu à la fin d’une campagne présidentielle déjà marquée cette semaine par l’arrestation de deux hommes, à Marseille, soupçonnés d’avoir planifié des attentats imminents. Le 18 mars, un homme a été abattu dans l’aérogare d’Orly, au sud de Paris, en agressant des soldats de l’opération Sentinelle.

Guyane: le risque d’un referendum ?

 Guyane: le risque d’un referendum ?

Guyane : vers un nouveau référendum ? C’est la contradiction, la Guyane réclame davantage’  autonomie mais s’était prononcée contre en 2010. « Approuvez-vous la transformation de la Guyane en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? » Il y avait eu 23 000 non et à peine 10 000 pour. Ce pourrait être le piège. Au lieu d’un plan à long terme on pourrait se contenter de quelques mesures immédiates (santé, sécurité) et renvoyer à une  consultation qui de toute façon ‘engagerait pas le futur gouvernement.  La Guyane s’était contentée dans un second referendum  De la création en Guyane d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution   Le Premier ministre Bernard Cazeneuve présidera lundi après-midi une réunion ministérielle sur la situation en Guyane, après l’échec des négociations pour trouver une issue au mouvement social qui bloque depuis deux semaines le département d’outre-mer, a annoncé Matignon à l’AFP. Il pourrait s’en tirer en proposant uen consultation avec quelques mesures immédiates. La réunion, programmée à 16h30 à Matignon, doit notamment rassembler les deux ministres de retour de mission en Guyane, Ericka Bareigts (Outre-mer) et Mathias Fekl (Intérieur), ainsi que sept autres membres du gouvernement: Najat Vallaud-Belkacem (Education), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Stéphane Le Foll (Agriculture), Patrick Kanner (Ville) et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, a précisé Matignon dans un communiqué à l’AFP.  Grâce au conflit en Guyane on aura au moins découvert le nom de la ministre responsable du secteur à savoir Ericka Bareigts. À sa décharge, à la décharge du  gouvernement actuel, la situation n’est guère nouvelle. Il y a des dizaines d’années que ce département de France est sous assistance financière et que rien n’a été fait pour assurer un développement économique un tant soit peu autonome. Du coup, c’est surtout l’emploi public (plus de la moitié de l’emploi salarié)  qui soutient l’économie. Avec des salaires  publics en moyenne supérieurs à la moyenne nationale et qui accentue encore les disparités entre catégories socio professionnelles. Le salaire moyen en Guyane est d’environ  de 2000 € pour environ 1800 € pour l’ensemble de la France. Cependant le chômage et la misère sont dévastateurs pour les autres. À cela s’ajoute des services publics en piteux état et en dépit des problèmes qui se posent à la Guyane des phénomènes d’immigration incontrôlable sans parler de l’insécurité qui gangrène le territoire. La Guyane véritablement sous perfusion financière pour les deux tiers de sa richesse alors  que les ressources existent mais elles n’ont jamais été valorisées et  alors que la Guyane pourrait occuper une place stratégique pour la France en Amérique du Sud. D’une certaine façon,  la France entretient des liens postcoloniaux avec ce territoire et la question de son maintien dans la république se pose si la France est incapable d’assurer un minimum de développement économique autonome à ce territoire. Une problématique qui concerne la plupart des zones d’outre-mer.

 

Ne pas exclure le risque de « Frexit » (Moody’s)

Ne pas exclure  le risque de « Frexit » (Moody’s)

 

L’agence de notation n’écarte pas le risque Frexit (la France qui quitterait l’Europe) même si la  probabilité est faible. En cause, évidemment de possibles surprises lors des sélections présidentielles avec des partis d’extrême droite et d’extrême gauche qui prônent  un souverainisme radical. On pourrait se demander pourquoi une agence de notation est conduite à donner un avis sur une échéance électorale française ;  tout simplement parce que la France ne peut vivre sans emprunter. Des emprunts nécessaires bien sûr pour un budget de l’État structurellement déficitaire mais aussi nécessaires aux entreprises et aux particuliers. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’affectation globale  de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme ! Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques». Or plusieurs parties extrémistes contestent le bien-fondé d’un rétablissement progressif des équilibres financiers et parlent  même d’annulation de la dette ou de sa renégociation. Une illusion évidemment car la France se trouverait dans la situation de la Grèce. Et ce sont les créanciers qui imposeraient une cure d’austérité sévère au pays. Les prêteurs sont donc inquiets par ses propos d’autant plus que la dette publique par exemple est détenue aux deux tiers par des prêteurs étrangers. Une politique économique souverainiste renchérirait considérablement le coût de l’argent obtenu via les emprunts dont la France ne peut se passer. Ce risque est donc naturellement évalué par les agences de notation qui contribuent  largement à déterminer les taux d’emprunt de chaque pays.

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Pandémie mondiale : un risque à ne pas écarter

Le risque de pandémie mondiale n’est pas à écarter d’après Bill Gates. Un risque déjà analysé par  une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford et de la Global Challenge Foundation.  parmi ces risques, une évolution  climatique extrême « Comme pour tous les risques, les estimations comportent des incertitudes, et le réchauffement climatique pourrait être plus extrême que ce que suggèrent les estimations moyennes. [...] Il y a donc une probabilité pour que l’humanité soit confronté à un réchauffement de 4°C ou même 6°C dans les décennies à venir », estiment les auteurs. Les conséquences pourraient être la libération de méthane à partir du permafrost, ce sol gelé en permanence que l’on trouve essentiellement en Alaska et en Sibérie, ou encore le dépérissement de la forêt amazonienne. L’impact du réchauffement climatique serait le plus fort dans les pays pauvres, qui pourraient devenir complètement inhabitables. Les famines et les migrations de masse, l’effondrement des sociétés humaines sont « certainement possibles dans ce scénario ». Combiné avec le choc causé à l’agriculture et à l’industrie dépendante de la biosphère dans les pays développés, cela pourrait conduire à l’intensification des conflits mondiaux et « éventuellement » à l’effondrement de la civilisation humaine. Les maladies infectieuses peuvent se répandre facilement dans nos systèmes globalisés et denses en populations humaines. Une nouvelle pandémie combinant l’incurabilité d’Ebola, la mortalité de la rage, l’infectiosité du rhume et les longues périodes d’incubation du VIH provoquerait un nombre de morts extrême. La grippe a d’ailleurs démontré la possibilité pour un virus de combiner les caractéristiques de plusieurs autres. De son coté Bille Gates, Intervenant samedi à Munich devant les principaux acteurs mondiaux de la défense et de la sécurité, a pointé la probabilité que « la prochaine épidémie naisse d’un super-virus de la grippe. Il juge « assez probable que le monde vive une telle épidémie dans les dix à quinze ans à venir ». Partant de l’exemple de la grippe espagnole de 1918 et de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, Bill Gates dit craindre une catastrophe à l’échelle du globe. « Les épidémiologistes estiment qu’un agent pathogène transmis dans l’air et se propageant rapidement peut tuer 30 millions de personnes en moins d’un an. » « C’est pourquoi nous nous mettons en danger en ignorant le lien entre sécurité sanitaire et sécurité internationale », a-t-il encore lancé. « Se préparer à gérer une pandémie globale est au moins aussi important que la dissuasion nucléaire et la question du réchauffement climatique », a dit celui qui se consacre aujourd’hui entièrement à sa Fondation Bill & Melinda Gates, qui alloue des millions de dollars à la lutte contre la pauvreté et à la vaccination dans les pays en développement. Bill Gates a appelé les Etats à investir dans la recherche pour développer des technologies capables de créer des vaccins en quelques mois. « Le coût global de la préparation à une pandémie est estimé à 3,4 milliards de dollars par an.  Angela Merkel, a noté de son côté « une multiplication des conflits nés des guerres civiles, de la croissance démographique et du changement climatique et leur interdépendance croissante ».

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