Archive pour le Tag 'Revenu'

Fiscalité– impôt sur le revenu : rappel ou remboursement ? quand ?

Fiscalité– impôt sur le revenu : rappel ou remboursement ? quand ? 

l’administration fiscale va régulariser la situation financière des contribuables dont les revenus ont évolué.

« Si vous avez le droit à une restitution de réductions ou crédits d’impôt, par exemple. Ce remboursement sera effectué par virement sur votre compte bancaire. Il interviendra, dans la plupart des cas, soit le 20 juillet soit le 6 août 2021, selon les indications du ministère de l’économie.

En revanche, si vous avez mal déclaré vos revenus, le montant à payer sera directement prélevé sur votre compte bancaire à partir du 27 septembre 2021, en une fois s’il est inférieur ou égal à 300 €, ou en 4 fois s’il est supérieur à 300 €. Pour savoir si vous êtes concernés, vous devez vous connecter sur votre espace personnel www.impots.gouv.fr.

Société–Le retour du revenu universel !

Société–Le retour du revenu universel !  

 

Trois responsables du Mouvement français pour un revenu de base expliquent, dans une tribune au « Monde », que le revenu de base peut constituer le premier dénominateur commun d’un programme qui fera émerger la gauche autour d’un candidat unique à la présidentielle de 2022. Bref le retour des illusions socialiste à la veille des élections. On  fait évidemment l’impasse sur le manque de compétitivité, de productivité et la faiblesse du nombre de travailleurs  en France. Bref on s’attache à distribuer une richesse sans se soucier des conditions de sa production.Un classique dans la gauche d’inspiration marxisante.

 

Tribune.

 

Les immenses inégalités sociales mises en lumière par la colère des « gilets jaunes » ont été encore aggravées par la pandémie. Des associations estiment qu’en 2020 le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté – qui, en France, est établi à 60 % du revenu médian (soit 1 075 euros en 2020) – a franchi la barre des 10 millions, soit presque 15 % de la population.

La politique d’aide sociale permet heureusement de limiter la dégradation des conditions de vie. Mais elle est contraignante et très lacunaire. Et le coup de frein brutal sur l’économie pendant la pandémie a démontré que la protection sociale ne peut plus reposer principalement sur l’emploi.

En effet, si l’emploi s’est effondré à l’arrivée du virus, il était déjà en régression, quantitative et qualitative, dans un système qui n’est conduit que par la rentabilité à court terme. Il est impératif de combiner le partage du travail avec celui de la richesse pour assurer une activité et des ressources à tous les citoyens.

 

Derrière l’épidémie de Covid-19 se profilent d’autres catastrophes, de nature et d’ampleur imprévisibles, liées au désastre écologique et à ses conséquences climatiques. Cela pose un second impératif : nous devons repenser en profondeur et le plus rapidement possible notre système économique. Des milliers d’emplois dans les secteurs nuisibles doivent disparaître, des milliers d’autres doivent être créés dans les secteurs vertueux tels que l’agriculture durable, le développement des énergies renouvelables ou encore les services publics.

 

Il nous faut assurer cette transition avec le minimum de dégâts sociaux et le maximum de sérénité. Il nous faut assurer une redistribution des richesses afin que chacun dispose d’un minimum vital et d’un avenir plus durable, et de la possibilité de choisir sa vie avec le maximum de sens.

Comment accepter qu’une partie de la population manque du nécessaire alors que nous disposons de suffisamment de richesses pour empêcher cela ? Comment accepter que nous nous divisions ainsi entre ceux qui peuvent et ceux qui sont impuissants ? Comment ne pas réveiller les valeurs de liberté, de solidarité et de fraternité de notre République et qui sont foulées aux pieds chaque jour ?

 

Le retour du revenu universel à gauche!

Le retour du revenu universel !  

 

Trois responsables du Mouvement français pour un revenu de base expliquent, dans une tribune au « Monde », que le revenu de base peut constituer le premier dénominateur commun d’un programme qui fera émerger la gauche autour d’un candidat unique à la présidentielle de 2022. Bref le retour des illusions socialiste à la veille des élections. On  fait évidemment l’impasse sur le manque de compétitivité, de productivité et la faiblesse du nombre de travailleurs  en France. Bref on s’attache à distribuer une richesse sans se couper des conditions de sa production.

 

Tribune.

 

Les immenses inégalités sociales mises en lumière par la colère des « gilets jaunes » ont été encore aggravées par la pandémie. Des associations estiment qu’en 2020 le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté – qui, en France, est établi à 60 % du revenu médian (soit 1 075 euros en 2020) – a franchi la barre des 10 millions, soit presque 15 % de la population.

La politique d’aide sociale permet heureusement de limiter la dégradation des conditions de vie. Mais elle est contraignante et très lacunaire. Et le coup de frein brutal sur l’économie pendant la pandémie a démontré que la protection sociale ne peut plus reposer principalement sur l’emploi.

En effet, si l’emploi s’est effondré à l’arrivée du virus, il était déjà en régression, quantitative et qualitative, dans un système qui n’est conduit que par la rentabilité à court terme. Il est impératif de combiner le partage du travail avec celui de la richesse pour assurer une activité et des ressources à tous les citoyens.

 

Derrière l’épidémie de Covid-19 se profilent d’autres catastrophes, de nature et d’ampleur imprévisibles, liées au désastre écologique et à ses conséquences climatiques. Cela pose un second impératif : nous devons repenser en profondeur et le plus rapidement possible notre système économique. Des milliers d’emplois dans les secteurs nuisibles doivent disparaître, des milliers d’autres doivent être créés dans les secteurs vertueux tels que l’agriculture durable, le développement des énergies renouvelables ou encore les services publics.

 

Il nous faut assurer cette transition avec le minimum de dégâts sociaux et le maximum de sérénité. Il nous faut assurer une redistribution des richesses afin que chacun dispose d’un minimum vital et d’un avenir plus durable, et de la possibilité de choisir sa vie avec le maximum de sens.

Comment accepter qu’une partie de la population manque du nécessaire alors que nous disposons de suffisamment de richesses pour empêcher cela ? Comment accepter que nous nous divisions ainsi entre ceux qui peuvent et ceux qui sont impuissants ? Comment ne pas réveiller les valeurs de liberté, de solidarité et de fraternité de notre République et qui sont foulées aux pieds chaque jour ?

 

Revenu universel et travail

 

 

Jean Latreille, Professeur agrégé de sciences économiques et sociales  explique, dans une tribune au « Monde », que le revenu universel devra rémunérer une gigantesque quantité de tâches indispensables au sauvetage de la planète, et espère que les gens se détournent des activités marchandes uniquement créatrices de profit.

 

Tribune.

 

 C’est officiel : le revenu universel (RU) n’est plus un gadget socialiste. La preuve : The Economist, le très distingué hebdomadaire britannique, en a fait la « une » de son édition du 2 mars (traduit dans Courrier international n° 1588, 8 au 14 avril 2021). Les « indemnités Covid », très largement versées dans les pays riches, l’ont remis pour quelque temps à l’agenda politique.

Projet utopique pour les uns, cauchemar pour les autres, les adversaires du RU tournent leurs regards depuis l’origine dans la même direction : vers le « surfeur de Malibu » ! C’est avec cette figure emblématique du parasite social américain que John Rawls, philosophe de la justice sociale, avait interpellé son jeune collègue belge Philippe Van Parijs, farouche défenseur du revenu universel. La question posée était la suivante : le RU va-t-il détourner de la saine obligation de travail rémunéré des cohortes entières d’enfants gâtés de la société de consommation en leur permettant de sauter sur l’occasion pour ne plus jamais rien faire d’utile socialement ?

Car le système marchand est fait pour que l’on travaille pour lui à plein temps. C’est à cette obligation que Margaret Thatcher (1925-2013) [première ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990] faisait allusion en rappelant aux chômeurs les paroles de saint Paul : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. » Cette injonction au travail était odieuse de la part de quelqu’un qui pensait que le chômage est toujours volontaire, et qu’il ne pouvait être que la conséquence de la volonté individuelle de crever joyeusement de faim plutôt que de travailler.

En fait, le système marchand et le marché du travail rémunéré ne nous ont jamais laissé d’autre choix que de participer au grand cirque des créations de valeurs prédatrices de ressources et destructrices du climat. Ce fut notre malédiction. Et cela pourrait rester celle des générations à venir si l’on ne faisait rien pour changer les règles du jeu.

Or, l’une des règles les plus importantes du jeu économique – augmenter les ressources de l’efficacité productive – est en passe de changer inexorablement. Si nous voulons éviter la catastrophe climatique, nous devrions réduire l’usage des ressources fossiles au maximum. Avec cette conséquence automatique : la productivité du système va connaître une lente et inexorable décrue.

La science économique ne s’appuie pas sur un grand nombre de lois, mais il en est une qui est incontestable : quand la productivité diminue, le travail augmente. C’est pour cela que le revenu universel ne nous fera pas moins travailler. Il nous faudra au contraire travailler plus, en sachant être innovants pour rendre le travail enfin agréable, et en nous appuyant sur les low-tech. La réduction nécessaire et inévitable de la productivité qui nous attend, avec la mise au placard des énergies fossiles, va nécessiter une mobilisation inédite et inattendue, en réalité, de nos forces vives, désireuses de manger et de vivre bien, et prêtes pour y parvenir à « mettre la main à la pâte ».

« Un revenu minimum pour les jeunes »? Louis Schweitzer

« Un revenu minimum pour les jeunes »?  Louis Schweitzer

Dans la Tribune , Louis Schweitzer l’ancien patron de Renault milite pour un revenu minimum pour les jeunes. Le problème sans doute ce qu’il souhaite le généraliser pour ceux qui sont en formation comme pour les autres. Bref un copier coller du RSA actuel qui n’a pas vraiment fait la preuve de sa capacité d’insertion professionnelle.

 

- Quels sont les grands enseignements du dernier rapport du comité d’évaluation ?

LOUIS SCHWEITZER - Le comité a d’abord regardé si les mesures adoptées dans la Stratégie de 2018 avaient été effectivement mises en œuvre. Il a constaté qu’elles avaient été inégalement appliquées. Certaines avaient complètement été mises en œuvre, la plupart ont commencé à être appliquées et certaines ont été tout simplement abandonnées comme le revenu universel d’activité (RUA).

La prime d’activité a eu un impact très important sur le nombre de personnes pauvres en 2019 selon des chiffres encore provisoires. Elle a réduit la proportion de personnes pauvres de 0,7 point. Le total de personnes pauvres est de 14,3% en France. Il faut néanmoins rappeler que la prime d’activité ne bénéficie qu’aux personnes ayant un salaire supérieur à 0,5 SMIC. Elle ne touche pas les plus pauvres.

La prime d’activité s’applique au profit d’actifs pauvres car elle peut toucher les actifs à temps partiel. C’est un dispositif bienvenu car beaucoup de personnes à temps partiel ont vu leur temps de travail diminué. La prime d’activité est tout à fait justifiée et pertinente. Le comité aurait souhaité qu’elle soit complétée par des mesures en faveur des plus pauvres. Dans ce domaine, il y a eu une subvention exceptionnelle de 100 millions d’euros pour les associations qui luttent contre la pauvreté. Cette somme est beaucoup plus faible que les charges supplémentaires assumées par ces associations. Il existe un autre problème majeur. Un tiers des personnes qui auraient le droit aux prestations destinées aux plus pauvres, notamment le RSA, n’en bénéficient pas.

Par ailleurs, les mécanismes de chômage partiel et de différé de l’assurance-chômage ont bénéficié d’abord aux personnes qui avaient une activité relativement bien rémunérée. Ceux qui vivaient de petits boulots à temps partiel n’ont pas bénéficié de mesures spécifiques pour compenser l’impact de la crise. Or ces personnes qui avaient des petits boulots souvent à temps partiel ont été particulièrement affectées par la crise.

Comment expliquez vous un tel niveau de non-recours de certaines prestations ?

Les démarches sont parfois compliquées pour ces personnes. Elles ne savent pas toujours que ces droits existent. La quantité de documents à remplir peut être décourageante. Un des objectifs majeurs de stratégie de lutte contre la pauvreté doit être que les personnes qui ont droit à des prestations puissent en bénéficier. L’une des mesures recommandée par le comité est de renforcer tous les moyens pour approcher le plus faible taux de non-recours. Tous ceux qui ont droit à des mesures d’aides contre la pauvreté doivent en bénéficier effectivement.

Les jeunes ont particulièrement souffert depuis le début de la pandémie. Êtes-vous favorable à une extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans ?

Dans le dernier rapport, le comité propose une mesure pour accorder un revenu minimal aux jeunes de 18 à 24 ans. Il suggère que ce régime soit rendu cohérent avec le régime des étudiants. Le dispositif doit s’appliquer autant aux étudiants, aux jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation (NEET) et les jeunes qui ont de très faibles ressources issues du travail. Il s’agit d’un système unique applicable aux jeunes. Ce système prendrait en compte le soutien familial quand celui-ci peut s’exercer. Il n’y a pas de raison de traiter différemment sur ce point une personne qui fait des études ou une personne qui a un petit boulot ou est au chômage. La proposition du comité est d’avoir un régime homogène, cohérent pour toutes les catégories des jeunes de 18 à 24 ans. Chez beaucoup de nos voisins, les jeunes de 18 à 24 ans bénéficient d’un revenu minimum. En revanche, ce n’est pas vraiment un RSA car cette proposition prend en compte la solidarité familiale. Beaucoup de jeunes de 18 à 24 ans n’ont pas de revenu propre mais ils bénéficient de fait de la solidarité familiale.

Quelles pourraient être les répercussions de la pandémie sur la pauvreté ?

Pour le moment, il n’existe aucune donnée chiffrée. Les dernières remontent à 2019. Cet été, les chiffres provisoires devraient sortir pour 2020 et des chiffres plus complets devraient sortir en 2022. C’est pourquoi nous allons à l’automne 2021 faire une note spéciale sur les conséquences de la pandémie. Les associations et réseaux associatifs ont noté dans leurs études ou leurs activités comme la distribution de repas gratuits qu’il y avait une hausse significative du nombre de personnes qui avaient recours à leurs services.

Il y a eu également une forte hausse du nombre de bénéficiaires du RSA. Cette hausse n’est pas tellement liée à de nouveaux arrivants dans le RSA. Les gens ont plus de mal à sortir de leur situation de pauvreté. Ces effets indiquent que la France devrait connaître une hausse de la pauvreté. Cet accroissement devrait se poursuivre en 2021. Les mesures spécifiques au chômage partiel vont disparaître alors que les effets de la crise vont se prolonger. La crise devrait toucher de nouvelles personnes en situation de pauvreté. Je pense notamment aux indépendants et aux patrons de petites entreprises. Beaucoup, parce que leur entreprise était déjà fragile avant la crise, n’ont pas pu profiter des prêts spéciaux accordés aux chefs d’entreprise dans le cadre de la lutte contre les conséquences de la pandémie.

La stratégie adoptée par le gouvernement pour tenter de freiner la pauvreté depuis le début de la pandémie vous paraît-elle à la hauteur des enjeux ?

Il y a plusieurs phases. Dans les premières mesures annoncées en juin 2020, la situation des pauvres n’avait pas été prise en compte. A l’automne 2020, le gouvernement de Jean Castex a pris un certain nombre de mesures significatives orientées vers les personnes pauvres. Ces mesures pour l’essentiel ne touchaient pas les pauvres parmi les pauvres. Je pense que les mesures actuelles devraient être complétées par d’autres dispositifs visant les plus vulnérables comme les jeunes. Si en moyenne le taux de pauvreté est de 14,3%, il atteint plus de 20% chez les jeunes. Ces derniers qui démarrent dans la vie professionnelle sont touchés plus que d’autres par la pandémie.

Les familles monoparentales traversent également une période extrêmement difficile. 35% des familles monoparentales sont en situation de pauvreté. Dans ces familles, la pandémie a des conséquences graves. Lorsque les écoles ou les systèmes de garde sont fermés, les capacités de travailler diminuent encore pour les parents uniques. Il s’agit d’une situation spécifique de personne particulièrement affectée par la pauvreté.

«Revenu jeune actif» en Île-de-France ?

«Revenu jeune actif» en Île-de-France ?

Alors qu’ici ou là naissent des promesses voire des projets 6de RSA jeunes, en Île-de-France on pourrait s’orienter vers un revenu jeune actif (RJA) . Ce revenu de 500 à 670 euros par mois est conditionné à une formation gratuite pour les 18-25 ans sans emploi. Il s’agit en fait de donner un contenu économique à ce projet d’aide et non de le cantonner à sa seule dimension sociale. Cela pour éviter de parquer la jeunesse dans une forme d’assistanat. Une idée qui donne un sens dynamique au projet RSA jeunes il faut évidemment distinguer du RSA adulte qui constitue souvent une voie de garage économique et social nuisible à l’ensemble de l’économie mais aussi à l’insertion des bénéficiaires.

«En s’inscrivant à l’une des formations gratuites et qualifiantes du catalogue régional», les stagiaires de la formation professionnelle toucheront «un revenu net de 500 à 670 euros par mois, pour toute formation suivie d’une durée au moins égale à quatre mois», explique la région sur son site internet. La part variable, une prime allant jusqu’à 1.000 euros, sera attribuée si la formation appartient à l’un des secteurs en tension.

La mesure coûtera 270 millions d’euros à la région, a indiqué son entourage à l’AFP.

Valérie Pécresse s’oppose ainsi à la mise en place d’un RSA jeunes le temps de la crise, réclamé par plusieurs personnalités de gauche dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo. «Je suis totalement contre enfermer des jeunes de 18 à 25 ans dans l’assistanat», a affirmé l’ancienne porte-parole du gouvernement de François Fillon sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Elle a également annoncé la généralisation d’une aide régionale de 1.300 euros pour financer le permis de conduire, frein potentiel à l’embauche, des jeunes Franciliens en insertion professionnelle. Une mesure qui concerne potentiellement 60.000 personnes, selon la présidente de région.

«Revenu jeune actif» en Île-de-France ?

 «Revenu jeune actif» en Île-de-France ?

Alors qu’ici ou là naissent des promesses voire des projets 6de RSA jeunes, en Île-de-France on pourrait s’orienter vers un revenu jeune actif (RJA) . Ce revenu de 500 à 670 euros par mois est conditionné à une formation gratuite pour les 18-25 ans sans emploi. Il s’agit en fait de donner un contenu économique à ce projet d’aide et non de le cantonner à sa seule dimension sociale. Cela pour éviter de parquer la jeunesse dans une forme d’assistanat. Une idée qui donne un sens dynamique au projet RSA jeunes il faut évidemment distinguer du RSA adulte qui constitue souvent une voie de garage économique et social nuisible à l’ensemble de l’économie mais aussi à l’insertion des bénéficiaires.

«En s’inscrivant à l’une des formations gratuites et qualifiantes du catalogue régional», les stagiaires de la formation professionnelle toucheront «un revenu net de 500 à 670 euros par mois, pour toute formation suivie d’une durée au moins égale à quatre mois», explique la région sur son site internet. La part variable, une prime allant jusqu’à 1.000 euros, sera attribuée si la formation appartient à l’un des secteurs en tension.

La mesure coûtera 270 millions d’euros à la région, a indiqué son entourage à l’AFP.

Valérie Pécresse s’oppose ainsi à la mise en place d’un RSA jeunes le temps de la crise, réclamé par plusieurs personnalités de gauche dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo. «Je suis totalement contre enfermer des jeunes de 18 à 25 ans dans l’assistanat», a affirmé l’ancienne porte-parole du gouvernement de François Fillon sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Elle a également annoncé la généralisation d’une aide régionale de 1.300 euros pour financer le permis de conduire, frein potentiel à l’embauche, des jeunes Franciliens en insertion professionnelle. Une mesure qui concerne potentiellement 60.000 personnes, selon la présidente de région.

Coronavirus: le revenu des Français relativement préservé

Coronavirus: le revenu des Français relativement préservé

Selon une étude publiée jeudi par l’OCDE (l’organisation internationale de coopération économique, basée à Paris), , le pouvoir d’achat rate était relativement préservé dans la zone pendant le premier trimestre.

Les mesures massives d’indemnisation du chômage partiel en France expliquent en partie que le revenu réel des ménages français par habitant n’a diminué que de 0,3 %, quand le PIB par habitant se contractait de 6 %. Pendant ce même premier trimestre, le revenu des ménages allemands a baissé de 1,2 % (pour un PIB par habitant à – 2 %) et celui des Italiens de 1,8 % (pour un PIB par habitant à – 5 %).

Au Royaume-Uni et au Canada, la perte de revenu des ménages est restée, comme en France, limitée, à – 0,7 % et – 0,2 % respectivement. Des sept grands pays de l’OCDE, les États-Unis sont le seul à avoir enregistré sur la période une hausse du revenu par habitant, de 0,7 %. L’OCDE l’explique par «l’impact plus limité du Covid-19» et «des mesures de confinement plus limitées» en ce début d’année.

C’est pour ces mêmes raisons que le revenu des ménages a progressé en Australie, en Finlande, aux Pays-Bas ou en Grèce.

Il n’est pas certain que la limitation des pertes de revenu perdure aux deuxième et troisième trimestres, plusieurs pays ayant réduit la générosité des mesures d’indemnisation de l’activité partielle.

De Rugy : comment ne pas payer d’impôts avec un revenu de plus de 11 000 euros ?

De Rugy : comment ne pas payer d’impôts avec un revenu de plus de 11 000 euros ?

 

Comment ne pas payer d’impôt avec un revenu de plus de 11 000 €. C’est la question qui se pose puisque le ministre de l’écologie a réussi à ne pas être imposable en 2015 et cela paraît-il en toute légalité. Or de Rugy  touche pas moins de 11.552 euros par mois : 7.209,74 euros bruts chaque mois, plus la jolie indemnité de frais de mandat qui s’élève à 5.770 euros, que chaque député peut dépenser comme il le souhaite, excepté pour acheter un bien immobilier et pour participer à une campagne électorale. Il faut donc que disposer d’un très compétent conseiller fiscal pour  parvenir à éviter l’imposition. Nombre de français dont le salaire représente 15 à 20 % du revenu du ministre de l’écologie sont pourtant condamnés à payer cet impôt sur le revenu. On objectera sans doute que nombreux de dirigeants de grandes entreprises sollicitent aussi l’évitement fiscal par exemple en se faisant rémunérer par des filiales à l’étranger dont la fiscalité est faible voir nulle. Les sommes sont à leur considérables. Cela aussi en toute légalité. Cela vaut pour les individus chefs d’entreprise mais aussi pour l’imposition des sociétés. La combine la plus légale consiste à externaliser les profits dans des filiales situées dans des pays à très faible fiscalité ou sans fiscalité du tout et inversement à internaliser les pertes dans les sociétés en sur facturant les filiales françaises. Il existe bien d’autres mécanismes. La fraude légale ou pas porterait sur une somme de l’ordre de 50 milliards. Une somme en réalité très approximative car par définition on ne dispose pas de chiffres pertinents dans ce domaine. Bien sûr les sommes économisées par de Rugy  en 2015 n’ont rien à voir avec les fraudes qui viennent d’être évoquées. Pour autant c’est parce qu’elle présente un caractère d’exemplarité que cette affaire choque. Cela d’autant plus que Macron et de Rugy en particulier  dés le début du mandat ont affirmé le principe de la transparence et de la rigueur. Une rigueur qu’on applique aux autres mais pas à soi-même. En fait il n’y rien il n’y a rien de nouveau sous le soleil mais aujourd’hui compte tenu du contexte d’une part et des millions d’observateurs des réseaux sociaux les petites combines sont de plus en plus difficile à dissimuler.

 

Retour du revenu universel version PS.

 

Retour du revenu universel version PS.

Députés et sénateurs socialistes français réaffirment  leurs convictions sociales en ressortant tiroir le revenu universel mais sans contrainte d’insertion. En clair,  on va étendre et augmenter le revenu minimum RSA. De toute manière, le genre de proposition qu’une organisation politique fait lorsqu’elle est dans l’opposition et qu’elle sait que ce projet de loi ne pourra pas passer avec une majorité au Parlement. L’expérimentation prendrait deux formes : une fusion du Revenu de solidarité active (RSA) et de la prime d’activité (soit un minimum de 550 euros) ; ou une fusion du RSA, de la prime d’activité et de l’aide au logement (APL) (740 euros au minimum). Prévue pour concerner environ 60.000 personnes dans 18 départements pour une durée de trois ans avant évaluation, l’expérimentation serait ouverte aux jeunes de 18 à 24 ans, dont un quart vit sous le seuil de pauvreté (et qui bénéficient aujourd’hui de l’APL mais pas, sauf exception, du RSA). Elle serait automatique, à l’heure où l’on estime que 35% des personnes pouvant bénéficier du RSA n’y ont pas recours.

Le revenu universel de Hamon recyclé chez Macron

Le revenu universel de Hamon recyclé chez Macron

 

 Le RUA, un nom de baptême pas très heureux pour la nouvelle prestation que veut mettre en place macro, en remplacement d’autres prestations sociales. Bref, une opération marketing pour récupérer la sémantique de gauche de Hamon au service d’un objectif moins avouable à savoir menacer de supprimer les prestations sociales en cas de refus de deux offres raisonnables d’emploi. Un concept totalement flou s’il ne  repose pas sur l’analyse fines de données personnelles et locales. De toute façon, ce n’est pas pour demain car la pauvreté peut attendre notamment passer derrière la commémoration de la victoire des bleus au football. Elle devra même attendre 2020 voire au-delà si le temps politique devient encore plus orageux qu’aujourd’hui. De toute manière le projet de Macron n’est pas urgent car c’est une nouvelle fois la mise en cause de la culpabilité des plus pauvres. Aussi un énorme piège puisqu’il s’agit de fondre au sein du revenu universel les prestations sociales des plus pauvres. Les aider à se réinsérer professionnellement, c’est nécessaire quand c’est possible mais les menacer tous de supprimer  les prestations sociales relève de l’escroquerie politique.

Un Revenu Universel : une escroquerie supplémentaire

Un Revenu Universel : une escroquerie supplémentaire

 

 

Macron a récupéré le concept de revenu universel histoire de redonner un peu de vernis de gauche à son image. Dans les faits,  le projet est très vague. Il devrait en effet regrouper diverses allocations sociales existantes ; cela sous condition de revenus comme pour les prestations actuelles. En fait, rien de nouveau d’autant que le projet ne sera pas en application avant 2020. Une récupération politique qui ne coûte pas cher puisqu’il n’est pas question d’augmenter l’enveloppe budgétaire globale. En outre on va créer une cathédrale administrative supplémentaire avec  la création d’un service public d’insertion. Une sorte de guichet unique dédié à ceux qui bénéficient des minimas sociaux. L’idée de ce plan : sortir de la précarité par l’activité. Un renforcement des mesures d’accompagnement au retour à l’emploi est donc prévu. En échange, chaque allocataire aura de son côté le devoir de rendre compte et de justifier de ses démarches. Et il aura interdiction de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité. C’est le retour aux conditions déjà évoquées pour les bénéficiaires de l’ASSEDIC en général mais avec cette fois une menace de suppression de prestations sociales des plus pauvres. Du coup, on se demande à quoi va servir Pôle l’emploi qui comme son nom l’indique est normalement destiné à aider l’insertion professionnelle. La réforme devrait être générale. Pourquoi en effet monter davantage d’exigences pour ceux qui sont condamnés à la pauvreté ? Bref un projet encore très flou qui comme pour l’environnement constitue une sorte de vernis pour tenter d’améliorer l’image du président des riches. Le projet est d’ailleurs tellement flou que peu de grands médias en rendent compte.

Un Revenu Universel : un ersatz…en 2020

Un Revenu Universel : un ersatz…en 2020

Macron a récupéré le concept de revenu universel histoire de redonner un peu de vernis de gauche à son image. Dans les fait, s le projet est très vague. Il devrait en effet regrouper diverses allocations sociales existantes ; cela sous condition de revenus comme pour les prestations actuelles. En fait, rien de nouveau d’autant que le projet ne sera pas en application avant 2020. Une récupération politique qui ne coûte pas cher puisqu’il n’est pas question d’augmenter l’enveloppe budgétaire globale. En outre on va créer une cathédrale administrative supplémentaire avec  la création d’un service public d’insertion. Une sorte de guichet unique dédié à ceux qui bénéficient des minimas sociaux. L’idée de ce plan : sortir de la précarité par l’activité. Un renforcement des mesures d’accompagnement au retour à l’emploi est donc prévu. En échange, chaque allocataire aura de son côté le devoir de rendre compte et de justifier de ses démarches. Et il aura interdiction de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité. C’est le retour aux conditions déjà évoquées pour les bénéficiaires de l’ASSEDIC en général mais avec cette fois une menace de suppression de prestations sociales des plus pauvres. Du coup on ce demande à quoi va servir Pôle l’emploi qui comme son nom l’indique est normalement destiné à aider l’insertion professionnelle. La réforme devrait être générale. Pourquoi en effet montré davantage d’exigences pour ceux qui sont condamnés à la pauvreté ? Bref un projet encore très flou qui comme pour l’environnement constitue une sorte de vernis pour tenter d’améliorer l’image du président des riches. Le projet est d’ailleurs tellement flou que peu de grands médias en rendent compte ce matin.

Retour du revenu de base pour 13 départements ?

Retour du revenu de base pour 13 départements ?

 

Le retour de l’utopie du revenu de base avec la demande de 13 départements sans doute surtout alléchés par le montant financier qui serait transféré aux départements (prime d’activité notamment). De toute manière le fond et la forme sont tellement flous que cette hypothèse n’est pas prête d’être mise en œuvre.  . La Gironde, l’Ardèche, l’Ariège, l’Aude, la Dordogne, le Gers, la Haute-Garonne, l’Ille-et-Vilaine, les Landes, le Lot-et-Garonne, la Meurthe-et-Moselle, la Nièvre et la Seine-Saint-Denis, départements administrés par la gauche, travaillent depuis plusieurs mois à ce projet avec la Fondation Jean-Jaurès, club de réflexion proche du Parti socialiste. Ils ont également fait appel à l’Institut des politiques publiques, chargé de dresser l’état des lieux des bas revenus en France et de définir le modèle de revenu de base à expérimenter. L’IPP présentait mercredi à Sciences-Po Bordeaux ses 18 scénarios d’expérimentation qui ont permis aux responsables départementaux de dégager un modèle qui doit encore être affiné. “Nous avons tranché en faveur de trois principes fondamentaux”, a expliqué le président du conseil départemental de la Gironde, Jean-Luc Gleyze (PS). “Un principe d’inconditionnalité de versement de ce revenu de base, l’ouverture aux jeunes de moins de 25 ans – mais il reste à préciser s’il faut inclure les jeunes à partir de 21 ans ou de 18 ans -, et enfin la dégressivité en fonction des revenus”, a-t-il précisé. Une question notable reste à trancher, celle des allocations à inclure. Autant dire que c’est le flou le plus absolu.  “Le RSA et la prime d’activité, c’est la base, mais il reste à déterminer si on inclut les aides au logement”, a dit Jean-Luc Gleyze.

France : un revenu disponible théorique

France : un revenu disponible théorique

 

 

D’après l’INSEE, En 2016, le revenu disponible brut (RDB) des ménages français aurait  connu une hausse de 1,7% en valeur par rapport à l’année précédente, passant ainsi de 1353,3 milliards à 1377 milliards d’euros. D’après l’Insee, cette augmentation s’explique notamment par une augmentation des revenus d’activité des Français ainsi que des prestations sociales plus que par la baisse des impôts, dont l’impact demeure très faiblement perceptible.pas vraiment étonnant car la France déteint le triste record du monde des prélèvements obligatoires. Ce revenu disponible tient compte  ailleurs d’une inflation dont le calcul l est obsolète en raison du changement de la structure de consommation. Les dépenses contraintes subissent en effet des hausse régulières bien au-delà de l’inflation moyenne, les français y consacrent une part de plus en plus importante de leur revenus tandis que les dépenses ajustables, elles, voient leur part dominer. Exemple le textile qui stagne en volume d’achat.  En 2016, l’ensemble des prélèvements obligatoires au profit des administrations publiques et des institutions européennes représente 44,4% du produit intérieur brut (PIB), comme en 2015. Malgré cette stagnation du pourcentage, les montants prélevés ont augmenté en valeur d’une année à l’autre, passant de 975 milliards à 990,7 milliards d’euros. Un chiffre qui fait de la France le premier pays en termes de prélèvements obligatoires en 2015 au sein de l’Union européenne.

Le retour de l’utopie du revenu universel ?

Le retour de l’utopie du revenu universel ?

 

 

Bien que  folle et incohérente,  l’idée du revenu universel revient à la surface. Rappelons le principe, un revenu attribué toute la vie mais avec en compensation la suppression de tous les autres droits. Bref un vrai piège à cons  pour les pauvres mais une idée merveilleuse pour les bobos qui prévoient aussi  la fin du travail. L’association Mon Revenu De Base, qui s’est récemment distinguée par l’organisation d’un tirage au sort permettant de gagner 1000 euros par mois pendant un an, sera en effet reçue à l’Élysée ce vendredi. Pas pour généraliser ce ridicule principe du loto universel mais pour discuter de l’expérimentation du revenu de base.  Actuellement, plusieurs collectivités, dont onze départements, ont fait part de leur intérêt. En fait un intérêt pour l’enveloppe que pourrait concéder l’État pour financer la mesure « Nous allons proposer de consacrer quelques millions d’euros pour cette expérimentation », indique Julien Bayou, l’un des membres de la délégation. Plusieurs formules seront ainsi proposées aux représentants de l’État: une expérimentation avec différents montants (500, 800, voire 1000 euros par mois), différents territoires (ruraux, urbains), ou différents publics (agriculteurs, mères célibataires).

Retour du revenu universel chez les socialistes

Retour du revenu universel chez les socialistes

 

Il faut vraiment que les socialistes soient dans le potage sur le plan politique pour ressortir la proposition de revenu universel baptisé revenu de base. Huit présidents socialistes des départements ressortent le hochet  et affirme qu’ils sont prêts à tester le revenu de base, la proposition phare  de Benoît Hamon. D’une certaine manière, on peut se demander si ces responsables ne sont pas complètement fous en tout cas désorientés à tel point qu’ils tutoient  la démence. L’expérimentation supposerait en effet qu’elle s’applique à tous les citoyens du département.  La redistribution de l’ensemble des coûts de la protection sociale actuelle se traduirait par une allocation de 700 € par ou 750 euros  mois par Français. Un seuil bien insuffisant pour couvrir tous les risques de manière individuelle (maladie, chômage, retraites etc.) Surtout pour les plus défavorisés qui auraient bien du mal à assurer et gérer leurs propres protections. Ce serait aussi une remise en cause de la solidarité qui suppose des péréquations et des redistributions différentes en fonction des risques subis par les individus. Curieusement cette proposition est soutenue chez les ultra libéraux et à l’extrême gauche.  À droite, pour les plus libéraux, il s’agit surtout d’une simplification de la protection sociale, qui permet de faire des économies administratives et de laisser les individus faire leurs propres choix. À gauche, on perçoit le revenu de base comme étant émancipateur, capable d’éradiquer la pauvreté et de laisser le choix de travailler ou pas. Heureusement  les Français y sont pour l’heure majoritairement hostiles, selon un sondage Odoxa réalisé pour BFM Business, Challenges et Aviva assurances. Ainsi, 59% estiment que ce ne serait pas une «bonne» mesure, 62% qu’elle ne serait pas «juste» et 67% pas «réaliste». Pour 64% des personnes interrogées, le revenu universel à vie «créerait une société d’assistés». Et 62% jugent que cette mesure éventuelle aurait un coût «exorbitant» pour la société.car évidemment les huit présidents socialistes ne disent rien du financement de la mesure. Sans doute pour la plupart d’anciens fonctionnaires ! 

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

 

Le Français moyens est un concept relativement vague car tout dépend ce qu’on inclut dans cette moyenne. L’INSEE retient ceux  dont les revenus se situent entre 90 et 110 pour cent autour du revenu médian. Ce qui concerne environ 5 millions de Français (donc très loin de ce qu’on appelle la classe moyenne est encore l’avantage de l’ensemble des Français). L’Insee considère qu’il gagne entre 1500 et 1 800 €.  Le modèle familial le plus répandu reste celui d’un couple avec au moins un enfant mineur (37,7% de la population soit plus que la moyenne nationale). 19,5% de ces ménages ont deux enfants, ce qui est plus que chez l’ensemble des Français (16%) et plus que dans n’importe quelle autre catégorie. Par ailleurs, la faible présence des familles monoparentales (4% à peine) fait que leur structure familiale les rapproche fortement des familles aisées.  L’Insee observe que ces ménages sont ceux où la part des 25-44 ans est la plus forte (35,8%). Si les 45-64 y sont relativement peu nombreux, tout comme les 18-24 ans, les plus de 65 ans sont eux plus présents que dans l’ensemble de la population (25% contre 23,3%).  Seulement 10% de ces Français ont un diplôme supérieur à Bac+2 soit moins que l’ensemble de la population (18%).  81,3% des actifs composant ces « ménages médians » sont en CDI alors que seulement 4% des personnes dans cette catégorie sont au chômage.  62% de ces Français étaient, en 2013, propriétaires, soit plus que la moyenne nationale (57,9%). Par ailleurs, leur logement, en taille, atteint en moyenne 90 m² (l’équivalent d’un F4).

Revenu universel : pas la solution (FMI)

Revenu universel : pas la  solution (FMI)

Dans une étude le Fonds monétaire international constate une réduction des inégalités au plan mondial provenant en particulier de la forte hausse des revenus en Chine et en Inde. Il observe aussi un accroissement des inégalités à l’intérieur des pays mêmes. Mais le FMI considère que le revenu universel ne serait pas la solution surtout en France où la protection sociale est relativement déjà importante. Ce système de revenu social pourrait être significatif devrait supposer la suppression de toute prestation sociale au profit justement d’un revenu dit universel.  Notons que  le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite). Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Autre  élément de nature sociétale la rupture avec le lien n’est-il pas susceptible de déstructurer complètement une société ? La plupart des individus sont essentiellement structurées par les relations qu’ils entretiennent dans le milieu du travail. Un travail par ailleurs nécessaire pour assurer le progrès matériel mais aussi culturel de l’humanité. Certaines banlieues où les taux de chômage dépassent les 50 % dé montrent  à quel point l’absence de travail peut créer des dysfonctionnements sociétaux notamment engendrer la violence et les trafics en tout genre. Par ailleurs  les études ont montrées que les couches les plus défavorisées ne seraient pas capables de gérer à long terme les sommes nécessaires à certains risques sociaux relatifs en particulier à la maladie et retraite. En outre le coût serait exorbitant. Pour assurer son financement, une solution pourrait être de fusionner l’ensemble des allocations pour les remplacer par ce revenu de base. Mais dans le cas de la France (et du Royaume-Uni), le fonds juge qu’il s’agit d’une mauvaise idée. Une telle initiative « rendrait le système moins progressif et engendrerait des pertes chez beaucoup de ménages pauvres, pouvant même amener à augmenter la pauvreté ». Ainsi, plutôt que d’introduire un revenu universel, le FMI estime qu’il vaut mieux « réformer et renforcer le système actuel pour améliorer sa couverture et son ciblage ». Bien avant le FMI, l’OFCE avait jugé dans un rapport que le revenu universel était « irréaliste en pratique », estimant que son coût se chiffrerait à 480 milliards d’euros pour un montant de 765 euros par adulte, 315 euros pour des enfants de moins de 18 ans et 1100 euros pour les plus de 65 ans et les handicapés.

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au RSA sous conditions

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au  RSA sous conditions

 

 

Le fameux revenu universel de Benoît Hamon se réduit comme peau de chagrin. Fini le grand projet de revenu universel dont le coût avait été estimé entre 300 et 700 milliards selon les hypothèses de niveau et les conditions d’attribution. L’irréaliste proposition de Benoît Hamon est remplacée par une hausse de RSA attribué aussi aux jeunes sous conditions dont le coût serait » seulement » de 35 milliards d’après le candidat socialiste. Englué dans les sondages, critiqué par tous les experts et bousculé dans son propre camp Benoît Hamon a dû revoir sérieusement sa copie. En outre l’universalité de ce revenu disparaît puisque le nouveau RSA sera dégressif. Pour faire avaler la pilule ce le RSA prendra le nom de revenu universel d’existence (RU) applicable dès le 1er janvier 2018. Le candidat socialiste a donc livré de nouvelles explications sur son projet phare, jeudi dans un entretien au Monde puis sur France 2. Son revenu sera ainsi « de 600 euros quand on a rien » puis sera dégressif jusqu’à 1,9 SMIC. Distancé dans les sondages, peu audible notamment en raison des affaires Fillon et Le Pen, Benoît Hamon tente d’apporter des précisions sur son projet de revenu universel. Le candidat socialiste a ainsi livré des détails, d’abord dans un entretien au Monde, puis dans l’Émission politique de France 2. Évoquant une mise en place « par étapes », il indique dans le Monde que le RSA prendra le nom de revenu universel et sera revalorisé à 600 euros. Puis il évoque un « scénario qui permet d’étendre le bénéfice du RUE (revenu universel d’existence, NDLR) à tous les travailleurs, quel que soit leur statut, salarié ou indépendant, dès le 1er janvier 2018. »  Sur France 2, il a ensuite précisé son propos: il s’agit d’une première étape qui permettra à  » 80% (et non pas « tous les travailleurs ») des salariés français, des travailleurs indépendants, des commerçants, artisans, de voir leur travail revalorisé par un gain net sur la feuille de paie ». Une fumeuse conférence citoyenne sociale déterminera ensuite le passage de 600 à 750 euros !

 

 

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