Archive pour le Tag 'revalorisation'

Policiers : revalorisation salariale, merci aux gilets jaunes

Policiers : revalorisation salariale, merci aux  gilets jaunes

 

120 à 150 € par mois  obtenus après une seule journée de protestation par les policiers qui peuvent dire paradoxalement : merci aux gilets jaunes ! C’est en effet en raison du contexte social très délétère que les pouvoirs publics une nouvelle fois un peu pris de panique ont dû lâcher sur les revendications des forces de l’ordre. Des revendications certes légitimes à la fois en termes de pouvoir d’achat et d’équipements mais qui n’ont pu être satisfaites qu’en raison précisément de l’environnement social délétère créé par les gilets jaunes. Encore une fois ces revendications d’ailleurs anciennes étaient difficilement contestables mais force est de constater que les syndicats de policiers ont profité du rapport de force des gilets jaunes. Un positionnement syndical efficace mais il faut bien le reconnaître très opportuniste. Les concessions faites de manière aussi  témoignent aussi d’un certain affolement du pouvoir. Le même affolement qu’il a témoigné vis-à-vis du gilet jaune craignant même une insurrection si l’on en croit différents médias et notamment le Canard enchaîné. La vérité c’est que le danger ne vient  pas d’une très hypothétique insurrection mais d’un écroulement brutal du macronisme en raison principalement de ses échecs économiques et sociaux et de son injustice fiscale. Un écroulement politique que n’empêcheront pas des policiers. Cet accord intervient au terme d’une journée de protestation des policiers qui ont mené des actions symboliques dans plusieurs villes pour réclamer plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux «gilets jaunes». «C’est ce qu’on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d’achat», a ajouté M. Lefebvre, indiquant par ailleurs que le chantier du paiement des millions d’heures supplémentaires en retard serait par ailleurs examiné à partir de janvier. La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu’aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des «gilets jaunes», a ajouté le syndicaliste. «C’est la reconnaissance de l’État, c’est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée», a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée «conséquente».

Revalorisation des prestations et minima sociaux : + 0,1 %

Revalorisation des prestations et minima sociaux : + 0,1 %

Conséquence de la quasi absence d’inflation, les prestations et minima sociaux ne seront pratiquement pas augmentés au 1er avril. (Sans doute seulement plus 01 %). En cause la mesure officielle des prix de la consommation des ménages. Une mesure qui ne tient pas compte de la modification de structure de la consommation et qui sous-estime l’évolution réelle des prix pour les ménages les plus modestes. En effet si effectivement on constate des diminutions de prix concernant l’alimentation, le textile ou le carburant c’est diminutions ne sont pas compensés par la croissance des prix des dépenses contraintes (électricité, assurances, services, abonnements etc.) L’ensemble des prestations et minima sociaux est désormais revalorisé au 1er avril, à l’exception des retraites (en octobre). Cette date prévalait déjà pour les prestations familiales, les pensions d’invalidité, le minimum vieillesse et les minima de réversion. Elle vaut désormais aussi pour le RSA, les aides aux logements ou l’allocation adulte handicapé. Cette harmonisation calendaire s’accompagne d’un changement des règles du calcul qui n’est, cette année, pas favorable aux ménages concernés. Alors que les revalorisations se faisaient jusqu’ici en fonction de l’inflation prévue (et éventuellement d’un correctif au titre de l’année précédente), elles vont désormais s’effectuer sur la base de l’inflation constatée sur les douze derniers mois passés. L’avantage de cette méthode est d’éviter de prendre des mesures correctives à posteriori : réclamer, par exemple des « trop perçu » quand l’inflation s’avérait plus faible que prévu suscitait toujours l’incompréhension des bénéficiaires. Mais, comme l’inflation constatée est aujourd’hui bien inférieure à celle de 1% prévue par le gouvernement pour 2016, cela ne fait pas les affaires des bénéficiaires. «La revalorisation du 1eravril devrait tourner autour de +0,1 % », avance un conseiller gouvernemental. L’exécutif a l’essentiel des éléments en main  : le calcul de cette revalorisation repose sur l’inflation constatée en moyenne annuelle de janvier 2015 à janvier 2016, afin de laisser aux caisses le temps d’actualiser leurs systèmes informatiques. Le dernier chiffre publié vendredi par l’Insee (-0,2 % en février sur un an) ne sera donc pas pris en compte. Et même s’il avait dû compter, il n’y aurait pas eu de diminution des prestations. La règle garantit en effet leur maintien en cas de baisse des prix

 

Ayrault : revalorisation du prix du lait pendant trois mois, comme pour le carburant ?

Ayrault : revalorisation du prix du lait pendant trois mois, comme pour le carburant ?

A défaut de politique structurelle on bouche les trous avec des rustines ; en faiat une mesure  transitoire qui ne règle rien sur le long terme ; juste le temps peut-être de faire oublier le mécontentement des éleveurs. Dans le cadre d’une médiation lancée pour venir en aide aux producteurs de lait, qui réclament une augmentation du prix de leur produit pour compenser une hausse des charges, le Premier ministre s’est vu présenter un « point d’étape ».   »Le médiateur, à travers les discussions menées avec les acteurs de la filière, considère qu’il est possible et souhaitable de revaloriser d’au moins 25 euros les mille litres le prix du lait payé aux producteurs pour les mois d’avril, mai et juin sur l’ensemble des laits produits en France », écrit Matignon.   »Le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture » Stéphane Le Foll « soutiennent cette proposition et demandent à l’ensemble des acteurs de finaliser la mise en œuvre de ces orientations avant la fin de la semaine prochaine, afin que la revalorisation soit effective pour l’ensemble des producteurs dès le paiement de la collecte d’avril », poursuit le texte.  La flambée des prix des céréales a renchéri le coût de l’alimentation animale, entraînant une hausse des charges des éleveurs de 30 euros pour 1.000 litres de lait produits. Le prix du lait a amorcé une petite remontée depuis le début de l’année, mais pas suffisamment pour absorber ces coûts supplémentaires.

Smic: révalorisation sans tenir compte de la croissance

Smic: révalorisation sans tenir compte de la croissance

Comme annoncé en décembre par le ministre du Travail Michel Sapin, cette réforme des modalités de revalorisation du Salaire interprofessionnel minimum de croissance (Smic) ne prévoit pas un critère fondé sur la croissance, contrairement à ce que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, avait annoncé en juillet, reprenant une idée de François Hollande.  On reconnaissait alors in fine au ministère du Travail « beaucoup d’inconvénients », « notamment sa volatilité », à cet indicateur susceptible d’être révisé pendant trois années.  La réforme consiste donc à « moderniser » les deux piliers sur lesquels s’appuie depuis plus de quarante ans la revalorisation annuelle automatique: l’évolution des prix hors tabac, pour les ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé, et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO).  A la première, se substituera « l’inflation mesurée pour les ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, c’est-à-dire des 20% des ménages ayant les revenus les plus faibles », indique le compte-rendu du Conseil des ministres. Objectif: « mieux prendre en compte les dépenses de consommation réelles des salariés à faible revenu, notamment les dépenses contraintes telles que le loyer ».  Le salaire minimum sera en second lieu désormais indexé « sur la base de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés, et non plus des seuls ouvriers ».  Afin de contribuer à « une meilleure redistribution des fruits de la croissance », le gouvernement s’engage en outre à prendre en compte l’évolution du PIB, qui « deviendra un élément d’appréciation » lors d’éventuels « coups de pouce ». En clair, en cas de regain de croissance, le gouvernement pourrait alors décider d’offrir ponctuellement « un plus » aux salariés.  Pour un salarié aux 35 heures, le Smic est depuis le 1er janvier de 1.430,22 euros bruts (environ 1.100 euros nets). Quelque 2,6 millions de salariés sont rémunérés au salaire minimum.  En décembre, la CGT avait qualifié cette réforme de « toilettage », le Parti de Gauche accusant le gouvernement d’avoir « enterré la promesse du candidat Hollande sur l’indexation du Smic sur la croissance ».

 

Retraites complémentaires: plus de revalorisation

Retraites complémentaires: plus de revalorisation

Il est vraisemblable que les retraites ne seront plus revalorisées par rapport à l’inflation et pour longtemps. On commencera par les retraites complémentaires et les autres suivront. Mercredi 6 février, les partenaires sociaux gestionnaires des retraites complémentaires Agirc et Arrco se retrouvent pour une nouvelle séance de négociation sur l’avenir de ces régimes. L’objectif est de trouver avant le printemps les moyens de réduire leur déficit. Il pourrait atteindre près de 10 milliards d’euros d’ici 5 ans. Medef et syndicats seraient déjà heureux de trouver 6 milliards d’euros à l’horizon 2017.  Comme le régime de retraite de base de la sécurité sociale, les complémentaires sont confrontés à l’augmentation du nombre de pensionnés en même temps qu’à la trop faible hausse des cotisations en raison de la conjoncture. Agirc et Arrco doivent donc puiser dans leurs réserves accumulées au fil des années (via des placements financiers) pour payer les pensions de leurs adhérents. Mais ces réserves fondent comme neige au soleil (voir ci-contre).  Conséquences, les gestionnaires des régimes doivent dégager des économies. Or les pistes classiques sont limitées : allongement de la durée de cotisation, baisse de la valeur du point servant à calculer le montant des pensions, moindre revalorisation de celles-ci chaque année. Sauf que les partenaires sociaux ont chacun leurs exigences. Le Medef ne veut pas entendre parler d’une hausse des cotisations patronales. La CGT et FO sont opposées à l’allongement de la durée de cotisations des salariés. En revanche, la CFDT examinerait bien cette solution si les entreprises participent également aux efforts.  Aujourd’hui, le Medef semble prendre l’initiative. Après avoir proposé une moindre revalorisation des pensions chaque année (1 point de moins que l’inflation), l’organisation patronale suggère désormais par la voix de Laurence Parisot de transférer les cotisations familiales acquittées par les entreprises, soit un peu plus de 5 milliards d’euros par an, pour équilibrer les régimes complémentaires.  Mais cette solution implique de trouver 5 milliards pour financer la branche famille de la sécurité sociale. Le Medef joue ainsi intelligemment : Jean-Marc Ayrault ne vient-il pas d’annoncer l’ouverture d’un chantier sur une réforme des prestations familiales ? Un chantier qui va également coïncider avec ceux de la remise à plat du financement de la protection sociale et de la réforme des retraites annoncés pour le printemps.  Le Medef prend ainsi date pour ces débats tout en plaçant François Hollande et Jean-Marc Ayrault en situation délicate. Le basculement de cotisations permettrait de ne pas augmenter la charge des futurs retraités mais nécessiterait que l’Etat augmente la CSG pour compenser le manque à gagner de la branche famille. D’une manière ou d’une autre, il faudra donc payer davantage.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol