Archive pour le Tag 'retraités'

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Sondage- Retraites : 60% contre le recul au-delà de 62 ans

Sondage- Retraites : 60% contre le recul au-delà de 62 ans

Les Français se montrent majoritairement hostiles à tout nouvel effort supplémentaire concernant la réforme des retraites, selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche. Le refus le plus net (60%) concerne un nouveau recul de l’âge de départ au-delà de 62 ans. L’opposition est forte également sur l’allongement de la durée de cotisation au-delà des 42 annuités, avec 57% de « pas favorables ». L’opinion est un peu plus partagée pour ce qui est de l’augmentation des cotisations retraites payées par les employeurs et les salariés, 48% de « favorables », 52% d’ »opposés ».  En avril 2003, selon Sud-Ouest Dimanche, avant la première loi Fillon, seuls 30% des Français étaient d’accord pour reculer l’âge de départ après 60 ans. En mai 2010, avant la seconde réforme, cette proportion est montée à 43%, et aujourd’hui, 40% sont favorables à un nouveau recul.  De la même façon, sur l’allongement de la durée de cotisation au-delà des 42 annuités prévues à l’horizon 2020, les chiffres sont stables par rapport à 2010 (43% contre 46%) et en progrès par rapport à avril 2003 (36%). L’évolution la plus spectaculaire concerne l’adhésion à l’augmentation des cotisations retraites qui est passée de 28% en mai 2010 à 48% cette année.  Dans le détail, on retrouve un certain nombre de clivages déjà perceptibles en 2010. Le premier, très marqué, est d’ordre générationnel. Quand 58% des 65 ans et plus sont favorables à un recul de l’âge de départ à la retraite au-delà de 62 ans, cette proportion est en moyenne de 35% dans toutes les autres tranches d’âge qui, elles, seront concernées.  On constatera pour finir que le clivage politique se retrouve également mais pas sur toutes les mesures. Sur l’allongement de la durée de la vie au travail, les sympathisants de droite sont majoritairement favorables: 56% par exemple en faveur du recul de l’âge de départ contre 32% parmi les proches du PS.

Négociations retraites : échec

Négociations retraites : échec

Les partenaires sociaux, qui doivent trouver une solution avant le 1er avril pour sauver de la faillite les régimes Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés), se sont quittés hier soir sur un constat de désaccord. Les syndicats ont tous jugé que les concessions du patronat n’étaient pas suffisantes pour signer. Le blocage n’est toutefois pas total: les négociateurs ont prévu de se revoir le mercredi 13 mars prochain.  «Nous sommes très très déçus, le texte du patronat ne nous va absolument pas, a réagi Philippe Pihet à l’issue de la réunion. Aucune de nos concessions n’ont trouvé grâce aux yeux de l’employeur. Il n’y a rien, si ce n’est un recul pour les retraités.» Bref, pour la CGT, comme d’ailleurs pour les autres syndicats, le patronat «porte la responsabilité de l’échec». L’enjeu de ces discussions est de répartir l’effort entre les employeurs, les salariés et les retraités, sachant qu’il faut trouver entre 6 à 10 milliards d’ici 2017 pour éviter la faillite des régimes. «Il faut répartir équitablement la charge entre les trois», estime à ce propos Philippe Pihet, négociateur FO. Les mesures du patronat aboutissent à «une proximité d’équilibre» entre les efforts des uns et des autres, assure pour sa part Jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale. Las, les représentants des salariés ont estimé hier soir que les retraités sont trop mis à contributions et les entreprises, pas assez. D’après les propositions sur la table, actées au moins sur le principe par les syndicats, les retraités subiraient une hausse de leur pension inférieure à l’inflation pendant trois ans et ce, dès le 1er avril prochain. Plus précisément, celles des cadres retraités augmenteraient moins que celle des salariés. Cela déboucherait dans tous les cas sur une perte nette de pouvoir d’achat. Une petite révolution: jusqu’à présent, les pensions étaient indexées sur les prix. Côté entreprises, le patronat a accepté le principe d’une hausse des cotisations. Ces dernières sont réglées à 40 % par l’employé et à 60 % par l’entreprise. Mais l’outil proposé par l’employeur ne convient pas aux syndicats. Il propose en effet une hausse du taux d’appel, qui revient à faire payer plus entreprises et salariés, mais sans créer davantage de droits à la retraite. Les syndicats veulent ajouter à ce premier effort patronal un deuxième: une hausse du taux contractuel qui, lui, génère des droits supplémentaires à la retraite. Le patronat a lâché du lest sur ce point en début de soirée, mais en l’assortissant de conditions irréalisables, accusent les syndicats. «Vu la campagne en cours pour la présidence du Medef, il y a peut-être des raisons exogènes» qui expliquent la position jugée intransigeante du patronat, glisse Philippe Pilhet. «Le fait que le Medef soit en période électorale n’a aucune incidence sur les personnes en charge de cette négociation», a assuré pour sa part Jean-François Pilliard. Ce dernier est cependant dans une position délicate puisqu’il est délégué général de l’UIMM, organisation qui s’oppose à un nouveau mandat de Laurence Parisot.  La situation est d’autant plus compliquée que les partenaires sociaux doivent rééquilibrer les comptes de l’Agirc et Arrco avant même que le gouvernement n’ait dévoilé ses intentions sur la réforme du régime général des retraites. Syndicats et patronat doivent donc se retrouver courant 2014 pour «vérifier le bon équilibrage des régimes», a indiqué Philippe Pihet. «Si les paramètres du régime général ne sont pas revus de façon profonde, a prévenu Jean-François Pilliard, des problèmes se reposeront à terme pour les complémentaires.»

 

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Retraites: cadres davatage pénalisés

Retraites: cadres davatage  pénalisés

 

Les retraités pourraient être mis à contribution dès le 1er avril pour redresser les finances des régimes complémentaires. Et les cadres plus encore que les salariés. Ce sont les propositions mises sur la table jeudi matin par le patronat lors de l’ultime séance de négociations avec les syndicats sur les retraites complémentaires Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés). Les discussions devaient se prolonger jusqu’au soir.  D’après les premières propositions du Medef soumises à négociation, les pensions des cadres retraités augmenteraient moins que celles des salariés retraités. Les unes comme les autres progresseraient moins que l’inflation (1,75%) et déboucheraient donc sur une perte de pouvoir d’achat. Jusqu’à présent, les pensions étaient indexées sur les prix. La sous-indexation se prolongerait durant trois ans. Si les syndicats ne sont pas opposés au principe de faire progresser les pensions moins vite que l’inflation, les curseurs devaient encore bouger durant la journée au fil des discussions.  En début d’après-midi, Éric Aubin, le M. Retraites de la CGT, déclarait ainsi qu’ils «n’avaient pas réellement commencé les négociations». Les syndicats demandent en effet depuis plusieurs mois un effort aussi du côté employeur, via une hausse des cotisations. Le patronat a concédé, lors de la dernière séance de discussion mi-février, une hausse du taux d’appel. En clair, cette mesure revient à faire cotiser plus employeurs et salariés, mais sans créer davantage de droits à la retraite pour ce dernier.  Parmi les représentants des salariés, seule la CFDT en accepte le principe, alors que les quatre autres préfèrent augmenter le taux contractuel. Ce levier permet, lui, de générer des droits à la retraite supplémentaires. «Une hausse des cotisations sans une hausse des droits n’est pas concevable pour nous, assène Éric Aubin. Depuis 1993, 60% des efforts pour redresser le système des retraites ont été réalisés par les salariés et les retraités, contre 40% seulement par les employeurs, a calculé le Conseil d’orientation des retraites. Aujourd’hui, le Medef doit accepter une hausse du taux contractuel.» Force ouvrière semblait pour sa part prête à envisager un mix entre taux d’appel et taux contractuel. Les négociations devaient se poursuivre jusqu’à 20 heures.

 

Retraites : qui doit payer ? Tout le monde !

 

Retraites : qui doit payer ? Tout le monde !

 

L’accord sur l’emploi à peine validé, c’est un nouveau marathon qui se termine ce jeudi : patronat et syndicats se retrouvent au siège du Medef pour une ultime séance de négociations sur le financement des caisses de retraites complémentaires du secteur privé. L’Agirc (retraites complémentaires des cadres du privé) et l’Arrco (tous les salariés du privé) sont en grave déficit : 4,5 milliards d’euros en 2012. Puisant dans leurs réserves pour verser les pensions des retraités chaque mois, leurs trésoreries s’assèchent et l’Agirc ne devrait plus pouvoir verser de pensions en 2017, l’Arrco n’ayant plus qu’un an devant elle ! Pour renflouer les caisses, le Medef propose de geler partiellement les pensions des 11 millions de retraités concernés pendant 5 ans, ce qui affecterait leur pouvoir d’achat, mais Michel Sapin, ministre du Travail, s’est dit opposé à ce que l’on touche aux petites retraites de moins de 1 400€ par mois. De leur côté, les syndicats réclament en échange de ce gel de 5 ans une augmentation des cotisations, dont s’acquittent à la fois les employeurs et les salariés du privé, mais le patronat est contre, jugeant que les entreprises payent déjà trop de charges. Pour Jacques Bichot, professeur d’économie à l’Université de Lyon et spécialiste des retraites, que ce soit d’une façon ou d’une autre, il faut mettre les retraités à contribution. « Ils ne peuvent pas être épargnés, c’est clair, parce qu’on est obligé de piquer dans toutes les poches, constate le professeur. Les retraités ne sont pas mal placés en France, nous sommes quand même dans un pays où les retraites sont assez généreuses par rapport aux standards internationaux, donc ce n’est pas scandaleux de leur demander quelque chose. Les caisses sont à sec, malheureusement il n’y a pas d’autre solution, c’est indispensable ». Mais du côté des retraités, la proposition a beaucoup plus de mal à passer. François Bellanger, président de la Confédération Française des Retraités, fait remarquer qu’ils apportent déjà leur contribution à la solidarité nationale : « La génération des retraités aujourd’hui non seulement aide ses enfants quand ils sont en difficulté ou ont du mal à s’installer, mais aussi ses propres parents, qui sont parfois en perte d’autonomie parce qu’ils sont très âgés. Le discours qui consiste à dire « les retraités sont des nantis, il faut les mettre à contribution« , pourquoi ? Pourquoi les cibler eux, particulièrement ? Il n’y a pas de raison ».

 

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Allongement des retraites

Allongement des retraites

Alors que l’exécutif finalise la feuille de route qui servira de base aux experts pour proposer des scénarios de réforme, le ministre du travail, Michel Sapin, a reconnu ce matin sur France Inter que «l’allongement est une piste».  Par ailleurs, le ministre a confirmé l’objectif d’inverser la courbe du chômage cette année grâce aux actions menées par le gouvernement. Le ministre a ainsi redit qu’il y aura «100.000 emplois d’avenir à la fin de l’année».  A propos de l’accord sur l’emploi présenté aujourd’hui en Conseil des ministres et des «dissidents» du PS, le ministre du travail a affirmé : «Je vais les convaincre, ils vont comprendre». Enfin, Michel Sapin a assuré que «le niveau global des impôts n’augmentera pas».

 

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Retraites : tout le monde va payer et retour à 65 ans

Retraites : tout le monde va payer et retour à 65 ans

Sans doute autour de 20 milliards de déficit fin 2017 ; il fauta réformer et vite. En cause le chômage (rapport retraité-cotisants), l’allongement de la durée de vie (plus de 20 ans en une cinquantaine d’années).  Qui va payer ? Probablement «tout le monde!», a répondu jeudi le député socialiste Pascal Terrasse dans un entretien au Parisien. Avec une idée précise de la répartition: «Un tiers pour les retraités, un tiers pour les salariés, un tiers pour les employeurs», a précisé le M. Retraite du PS. Vu l’ampleur des besoins de financement, le gouvernement devra probablement jouer également sur la durée d’activité. Le paramètre le plus emblématique à actionner serait d’accélérer le report de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, programmé pour 2017 – l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand le propose -, puis de le porter rapidement à 65 ans. Une option difficilement envisageable pour le gouvernement qui a fait voter, l’été dernier, un retour partiel à la retraite à 60 ans pour 100 000 affiliés par an. L’exécutif pourrait coupler le report de l’âge légal avec un allongement de la durée de cotisation, aujourd’hui fixé à 41,5 annuités pour une retraite à taux plein. Même l’aile gauche du PS ne l’exclut plus aujourd’hui, Henri Emmanuelli, l’un de ses leaders, acceptant le principe qu’il faut «se poser la question». C’est dire! Le gouvernement n’a pour l’instant choisi aucune piste. Il s’est contenté de promettre une réforme pour la fin de l’année et de mettre en place la semaine dernière un comité des sages chargé d’élaborer sous trois mois des propositions. Des pistes d’évolution qui seront discutées à partir de l’été avec les partenaires sociaux.

 

 

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Parisot : Les cotisations famille pour les retraites complémentaires ; qui va financer la branche famille ?

Parisot : Les cotisations famille pour les retraites complémentaires ; qui va financer la branche famille ?

 

 

Il faut trouver de nouvelles ressources pour les retraites complémentaires. D’où l’idée lancée hier par Laurence Parisot sur « RTL » : « Il n’est pas question que les entreprises acceptent la moindre cotisation de plus, mais on pourrait prévoir des redéploiements », a-t-elle indiqué en proposant de « flécher » des cotisations des entreprises finançant la branche famille (5,4 points) vers les retraites complémentaires. Ce qui permettrait de « faire le lien » avec le chantier du financement de la protection sociale, sachant que les ressources de la branche famille sont au cœur des réflexions. Nicolas Sarkozy avait voulu les supprimer en les compensant par une hausse de TVA dite « sociale. »L’objectif est clair : abonder les ressources de l’Agirc-Arrco pour obtenir un accord jugé indispensable -Laurence Parisot a évoqué le risque de « cessation de paiements de l’Agirc d’ici trois à quatre ans » si rien n’est fait. Tout en visant une stabilité globale des cotisations sociales. La présidente du Medef a aussi envoyé un signal aux syndicats en soulignant que la désindexation des pensions serait « transitoire » et ne « concernerait pas les plus modestes », une exigence de la CFDT. Reste à savoir si FO s’en satisfera, et surtout si l’exécutif consentira au principe d’un tel transfert. Car pour financer la branche famille, il faudra bien d’autres ressources telles que la TVA ou la CSG.

 

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Retraites : pour Rocard il faut dire la vérité

Retraites : pour Rocard il faut dire la vérité

 «Il faut dire la vérité aux Français, le vrai calcul se fonde sur la durée de cotisation, pas sur un droit lié à un âge borné et inutile. En conséquence, on peut aller jusqu’à 65 ans», a expliqué Michel Rocard.  Des propos qui interviennent alors que le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de publier un nouveau rapport selon lequel les régimes vont continuer de s’enfoncer dans le rouge. Sans nouvelle réforme, le déficit se creuserait à 21,3 milliards d’euros en 2017. Demain donc. Et voilà le gouvernement contraint d’agir.  Mais à Matignon, on se refusait dimanche à tout commentaire sur les propos de Michel Rocard. Cela se passe souvent comme ça entre lui et les socialistes, qui le laissent discourir dans son coin en espérant que ses propos seront vite oubliés. Interrogé sur Radio J, Michel Sapin, le ministre du Travail, n’a pas voulu évoquer le retour à 65 ans de l’âge du départ à la retraite proposé par Michel Rocard, au lieu de 62 ans. En outre, pas question pour le pouvoir d’ajouter un nouveau front à ceux déjà ouverts sur le mariage homosexuel, la taxe à 75 % ou la fin du cumul des mandats. D’autant que le rétablissement de l’âge de départ à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler tôt, figurait dans les premières mesures prises par François Hollande après son élection. Pourtant, en regard des conclusions du Conseil d’orientation des retraites, il va bien falloir ouvrir à nouveau le dossier. Avec toujours le choix entre trois solutions: relever les cotisations, abaisser le niveau des pensions ou repousser l’âge de départ. Lors de la réforme menée par Nicolas Sarkozy, ils s’opposaient aux trois. Seul le retour d’une forte croissance, qui permettrait de remplir les caisses, leur éviterait d’avoir à trancher.  «La seule solution est d’allonger la durée de cotisation, d’aller peut-être jusqu’à 43 annuités», assène Michel Rocard, qui rappelle que «la France est le seul pays développé qui a fixé un âge de droit au départ à la retraite». Seulement voilà, pour les socialistes, le sujet est éminemment symbolique et hautement conflictuel.

 

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Retraites : réforme et un gel des pensions

Retraites :  réforme et un gel des pensions

La  réforme des retraites s’impose d’autant plus que la crise a aggravé le rapport actifs retraités. Or la croissance, donc l’emploi est une variable clé pour équilibrer les régimes. Faute de croissance suffisante, il faut donc s’attendre d’abord à un gel des pensions (comme pour les complémentaires), sans doute à un allongement des années de cotisations, un recul de l’âge de la retraite et une augmentation du montant des  cotisations. Deux possibilités pour ce dossier très politique, soit une réformette pour quelques années, soit une grande réforme ; Il faudrait dans cette dernière hypothèse que l’environnement social et politique s’y prête. Pas sûr car  la situation économique  et sociale sera très dégradée en 2013 et on préférera sans doute l’option minimaliste quitte à y revenir dans quelques années. Après l’accord sur la sécurisation de l’emploi, le gouvernement s’attaque à l’avenir des retraites. Malgré la réforme de 2010, le Conseil d’orientation des retraites (COR) a calculé qu’à l’horizon 2020, le déficit des 33 principaux régimes de base et complémentaires atteindrait jusqu’à 25 milliards d’euros. Pour faire face à l’urgence, le gouvernement pourrait décider un gel des pensions à l’issue de la concertation qui se tiendra au printemps avec les partenaires sociaux.  A plus long terme, il ne pourra pas faire l’économie d’une réforme d’ampleur. La CGT et la CDFT sont prêtes à « une remise à plat ». De son côté, Laurence Parisot, la patronne du Medef, prône un relèvement rapide de l’âge légal à 63 ans et un allongement à 43 annuités de la durée de cotisation.  Dans un rapport qu’il doit adopter mardi et dont Les Echos se sont procuré une copie, le COR souligne les failles du système actuel, bien qu’il aide à réduire les inégalités entre retraités. Il pointe plusieurs améliorations possibles, comme la révision du calcul des 25 meilleures années, en supprimant les plus mauvaises années dans le calcul du salaire de référence ou en prenant en compte la totalité des salaires, pour ne pas désavantager les femmes et les bas salaires.

 

Parisot : le gel des retraites est illusoire

Parisot : le gel des retraites est illusoire  

 

Cahuzac veut limiter la réforme des retraites à leur gel (sans doute pour une très longue période). Parisot répond que c’est illusoire et ajoute que c’est une rupture du pacte de générations. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé mardi « illusoire » de compter sur une désindexation des retraites du régime général pour pérenniser leur financement, plaidant pour une « combinaison optimale » entre durée de cotisation et âge légal, qu’elle souhaite voir allongés. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé mardi « illusoire » de compter sur une désindexation des retraites du régime général pour pérenniser leur financement, plaidant pour une « combinaison optimale » entre durée de cotisation et âge légal, qu’elle souhaite voir allongés. « Il est illusoire de croire qu’on peut résoudre le sujet avec des mécanismes du type désindexation » (ne plus revaloriser à hauteur de l’inflation) qui sont « une rupture dans le pacte entre générations », a déclaré Mme Parisot devant la presse. Pour les retraites complémentaires, le Medef propose justement de sous indexer, pendant cinq ans, les pensions. Les négociations syndicat-patronat sur les moyens de renflouer les régimes complémentaires, qui ont repris mardi, pourraient préfigurer d’éventuelles décisions pour le régime général. Selon le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, une désindexation des retraites complémentaires « serait un élément d’appréciation très important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte », déclare-t-il mardi, dans Les Echos. Selon Mme Parisot, « nous ne pourrons pas nous contenter de mesures conservatoires, ni sur le régime des retraites complémentaires ni sur le régime général ». « En réalité c’est la combinaison optimale – durée de cotisation et âge légal -, qu’il convient de trouver », a-t-elle ajouté. En décembre, Mme Parisot avait prôné un relèvement rapide de l’âge légal à 63 ans et un allongement à 43 annuités de la durée de cotisation. « Nous sommes frappés de voir que le gouvernement n’aborde pas le sujet », notamment quand il annonce une baisse de 60 milliards des dépenses publiques, a-t-elle relevé. Le gouvernement, qui a promis de revoir cette année la réforme Sarkozy sur les retraites de novembre 2010, attend un deuxième rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) avant de lancer le chantier et des négociations.

 

Etats-Unis retraites menacées

Etats-Unis retraites menacées

Le gouvernement américain a annoncé mardi qu’il cessait d’alimenter autant qu’il le devrait les caisses de retraite des fonctionnaires afin de permettre à l’Etat fédéral de continuer de fonctionner sous le plafond légal de la dette publique des Etats-Unis.  Cette mesure, révélée dans une lettre adressée par le secrétaire au Trésor Timothy Geithner aux dirigeants du Congrès, fait partie des différentes dispositions exceptionnelles que celui-ci avait annoncés le 31 décembre pour maintenir la dette juste sous la limite légale de 16.394 milliards de dollars.  Techniquement, le Trésor ne va pas renouveler les obligations émises pour assurer le financement complet de certaines caisses de retraites de fonctionnaires, au fur et à mesure que ces titres arriveront à échéance.  Cela lui permettra d’émettre de nouvelles obligations pour un même montant sans augmenter l’endettement net de l’Etat, afin d’assurer le financement des dépenses de l’Etat ne pouvant pas être reportées.  M. Geithner a indiqué lundi que, grâce aux mesures annoncées au tournant de l’année, l’Etat fédéral pourrait continuer de fonctionner jusqu’à une date comprise « entre la mi-février et le début du mois de mars de cette année », après quoi il risquait fort de se retrouver en défaut de paiement si le plafond de la dette n’est pas relevé.  Le Trésor a demandé formellement au Congrès de le faire, mais les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, exigent en contrepartie un accord sur des coupes dans les dépenses de l’Etat.

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Baisse des retraites en perspective

Baisse des retraites en perspective

 

Après les retraites complémentaires, c’est au tour des retraites proprement dites d’être sans doute d’abord désindexées puis bloquées. Il fallait s’y attendre, non seulement des taxes spécifiques sont mises sur les retraites mais maintenant on va s’orienter vers une réévaluation partielle puis vers  un blocage des retraites. Autrement dit les retraites vont diminuer en francs constants (alors que l’indice des prix est déjà très sous-évalué). Syndicats et patronat, qui cogèrent les retraites complémentaires, se retrouvent à nouveau aujourd’hui pour discuter des moyens de préserver l’avenir de ces régimes (Arrco, pour tous les salariés du privé, et Agirc, pour les cadres). Parmi les hypothèses envisagées par le Medef face à la dégradation rapide des comptes, celle d’une désindexation des pensions. Elles  pourraient, par exemple, être revalorisées de 1% de moins que l’inflation. De quoi générer une économie estimée à 780 millions d’euros par an au cours des quatre prochaines années, pour l’ensemble Agirc-Arrco. Les partenaires sociaux ont encore plusieurs semaines pour s’entendre mais cette piste est devenue hautement probable depuis mi-décembre, quand toutes les organisations syndicales – CGT exceptée – ont fait comprendre qu’elles l’acceptaient, quitte à y mettre des conditions. L’idée pourrait-elle être reproduite dans le régime de base? Une désindexation serait en tout cas plus facile à assumer pour le gouvernement si elle était déjà endossée par les syndicats dans le cadre des retraites complémentaires. Jérôme Cahuzac l’a bien compris. «Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d’appréciation très important, déclare-t-il dans Les Échos. On ne pourra pas ne pas en tenir compte», estime le ministre délégué au Budget. Tout en prenant la précaution d’ajouter que «rien n’est décidé aujourd’hui et rien ne le sera sans qu’une concertation approfondie soit menée». Un autre élément pourrait aider à faire “passer la pilule”: le Conseil d’orientation des retraites (COR) dévoilera le 23 janvier son 12e rapport. Cet «état des lieux du système français» – qui doit précéder une vaste concertation sur une remise à plat de l’ensemble des régimes – soulignera sans doute une nouvelle fois l’ampleur des défis à venir. Le COR a déjà donné une indication fin décembre, en estimant à 25 milliards d’euros par an les besoins de financement à l’horizon 2020.

 

Retraites : gel des montants et réforme

Retraites : gel des montants et réforme

On annonce une nouvelle  réforme des retraites ( la 5 ème en dix ans) ; elle va rapidement entrer en vigueur d’abord avec un gel « provisoire »’ de l’indexation ( mais pas du barème de l’impôt ou de la taxe de 0.3% ! ) ;  du provisoire qui va durer longtemps ; ensuite avec en fait l’allongement de la durée des cotisations, la durée légale symbole politique restera mais les actifs travailleront plus longtemps ;En clair, compte tenu de l’inflation ( et des taxes), il y aura bien réduction du montant des retraites pendant plusieurs années.  Il faut trouver une vingtaine de milliards, montant du déficit en 2017 et 50 milliards d’ici une dizaine d’années ; des chiffres par ailleurs assez approximatifs car tout dépend du rapport actifs-retraités et donc de la croissance et du chômage. Il y aura sans doute une nouvelle réforme des retraites cela pour assurer l’équilibre financier du régime : annonce faite mercredi matin sur RTL par le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, quelques heures avant la publication de nouvelles projections montrant un creusement des déficits. La négociation d’une nouvelle réforme des retraites figurait parmi les engagements pris par François Hollande pendant sa campagne. « Il me semble qu’il faudra en effet revenir sur le sujet », a déclaré Pierre Moscovici mercredi sur RTL, précisant qu’il n’est pas directement en charge du dossier.  « Oui, il y aura sans doute une (réforme), mais il faudra que ses paramètres soient des paramètres justes », a-t-il ajouté, disant vouloir prendre en compte les paramètres financiers et de fond, et soulignant qu’une nouvelle réforme n’aurait pas la « même philosophie » que celle du gouvernement de François Fillon.  La précédente majorité avait décidé en 2010 de relever progressivement l’âge minimum légal à 62 ans pour limiter  le déficit des régimes de retraite à l’horizon 2018, sans cacher qu’il faudrait une nouvelle réforme. François Hollande, qui s’était engagé à revenir partiellement sur cette mesure, a fait adopter une fois élu un décret autorisant les personnes ayant commencé à travailler à 18 et 19 ans et ayant cotisé la totalité de leurs annuités à prendre leur retraite à 60 ans. Malgré la réforme de 2010, le déficit des régimes de retraite devrait, sans nouvelle réforme, atteindre 18,8 milliards d’euros en 2017, contre 14 milliards en 2011, selon des projections que le conseil d’orientation des retraites (Cor) devait présenter ce mercredi.  Plusieurs pistes ont été avancées par le Cor pour rétablir les comptes des régimes de retraite : soit une augmentation de 1,1% des prélèvements, soit une baisse de 5% du rapport entre la pension moyenne et le revenu moyen, soit un recul de six mois supplémentaires de l’âge effectif de départ.  La présidente du Medef, Laurence Parisot, plaide quant à elle pour un nouvel allongement de l’âge de départ à la retraite à 63 ans et l’augmentation de la durée de cotisations à au moins 43 annuités. Elle s’oppose en revanche à une hausse des cotisations, des entreprises comme des salariés.

 

Le trou des retraites : plus de 20 milliards, en cause le chômage

Le trou des  retraites : plus de 20 milliards, en cause le chômage

Moins de croissance, plus de chômage, moins de cotisants et mécaniquement le système des retraites s’effondrent, plus de 15 milliards de déficit en 2012 et au moins 20 en 2017. Le déficit du système de retraite à l’horizon 2020 reste important, malgré la réforme de 2010, variant entre 20,1 et 24,9 milliards d’euros en fonction des hypothèses économiques, selon le document du Conseil d’orientation des retraites (COR) remis lundi à ses membres.  Le besoin de financement passerait de 14 milliards en 2011 à 18,8 milliards en 2017 (soit de 0,7 à 0,9 point de PIB), précise le document de travail.  Ce document, qui détaille des projections jusqu’en 2060, n’est pas le rapport définitif du COR car il doit faire l’objet mercredi d’une délibération de ses membres (partenaires sociaux, parlementaires, représentants de l’Etat, experts).  En 2020, le déficit correspondrait à environ 1 point de PIB.   »Au total, le système de retraite resterait en besoin de financement en 2020 et le retour à l’équilibre ne pourrait être atteint qu’à long terme, à des dates variables selon les scénarios et variantes », relève-t-il.  La réforme des retraites de 2010 prévoyait un retour à l’équilibre sur la période 2018-2020.  Toutefois, « par rapport aux projections réalisées en 2010 (avant la réforme), ces perspectives financières apparaissent moins dégradées, sans qu’il ait été possible de quantifier toutes les sources d’écart », souligne le document.  Le scénario le plus optimiste, suggéré par le représentant de la CGT, est basé sur un taux de chômage à 4,5% et une productivité du travail à 1,8% à partir de 2020 puis 2% à partir de 2030.  Le scénario le plus pessimiste, proposé par le Medef, prévoit que le taux de chômage se stabilise à 7% en 2020 jusqu’en 2060 et que la productivité du travail ne dépasse pas 1% sur cette période.  Le taux de chômage avoisine actuellement les 10%.  Les projections varient également en fonction des rendements des régimes de retraite complémentaire AGIRC (cadres) et ARRCO (tous salariés), c’est-à-dire de l’augmentation plus ou moins modérée des pensions. En fonction du scénario retenu, les écarts sont plus importants sur le long terme.  Ainsi, en 2060, le système de retraite pourrait être déficitaire de 105 milliards ou excédentaire de 92,6 milliards d’euros.  Ces perspectives financières portent sur les 33 principaux régimes de base et complémentaires.  Pour les établir, le COR a tenu compte de la réforme des retraites 2010, de l’accord sur les retraites complémentaires de 2011, mais aussi du retour de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant travaillé avant 20 ans, en vigueur depuis le 1er novembre.  Le document détaille aussi les conditions d’un retour à l’équilibre en 2020, 2040 ou 2060.  En agissant sur un seul levier, il faudrait soit reculer l’âge effectif de départ à la retraite de six mois, soit augmenter les prélèvements de 1,1 point soit encore baisser de 5% le rapport entre les pensions moyennes et les revenus moyens pour parvenir à l’équilibre en 2020.  L’âge effectif moyen de départ à la retraite (à différencier de l’âge légal de départ) devrait déjà augmenter naturellement d’un an en 2020 par rapport à 2011 (62 ans pour le régime général).

 

Parisot : réforme de toutes les retraites

Parisot : réforme de toutes les retraites

 

Syndicats et patronat, qui gèrent les régimes complémentaires de retraites Arrco (tous les salariés du privé) et Agirc (cadres) ont déjà décidé le gel des retraites complémentaires. En cause,  les déficits de l’Agirc (cadres du secteur privé) et de l’Arrco (tous les salariés du privé), encore excédentaires en 2009, atteignent désormais environ 4,5 milliards d’euros. Une situation due à l’évolution démographique et à la conjoncture économique, avec un chômage accru qui entraîne une baisse des cotisations. Les réserves financières seraient épuisées dès 2017 pour l’Agirc et 2020 pour l’Arrco. Sachant que, selon les données communiquées par les deux régimes, « une moindre revalorisation d’un point des allocations » sur un an rapporterait 781 millions d’euros en 2017 et un gel en 2013 rapporterait 1,4 milliard en 2017 ». Des simulations sur une modification de la durée de cotisation ou de l’âge de départ à la retraite ont également été détaillées. Selon Philippe Pihet (FO), « il y aura vraisemblablement des mesures sur les ressources (cotisations) et sur les prestations », comme une revalorisation moindre des pensions, mais « on ne signera pas de chèque en blanc », a-t-il prévenu. Pour la CFDT, « ll faudra des efforts combinés des entreprises bien sûr, et aussi des salariés et des retraités. Mais on ne peut prendre des mesures conservatoires que si cela s’inscrit dans une vision à long terme », a expliqué Jean-Louis Malys, le négociateur du syndicat. Ce ne sont pas seulement les complémentaires qui sont en cause mais toutes les retraites dont le financement n’est plus assurée à court terme.   La présidente du Medef a estimé dimanche que la réforme menée sous la présidence de Nicolas Sarkozy est insuffisante et qu’il fallait œuvrer pour repousser l’âge minimum de départ à la retraite à 63 ans.  62 ans ce n’est pas assez. Les salariés devraient avoir au moins 63 ans pour pouvoir partir à la retraite en bénéficiant d’une pension à taux plein, considère Laurence Parisot, la présidente du Medef. Invitée dimanche sur BFM TV, elle a déclarait: « Nous disions déjà en 2010 qu’il faudrait au moins 63 ans, et je le redis aujourd’hui. Il faudra à nouveau repousser l’âge légal de départ à la retraite, allonger la durée de cotisations ». Elle s’est appuyé sur une comparaison avec la situation dans d’autres pays européens:  « Est-ce que nous, en France, on peut être les seuls à rester à 62 ans, alors que nos voisins espagnols, italiens, anglais allemands, sont suivant les cas entre 65 et 67 ans ? Non, ce n’est pas possible ».  La réforme menée sous le mandat Sarkozy qui a porté de 60 à 62 ans l’âge minimum et à 65 ans l’âge requis pour bénéficier d’une pension à taux plein quelle que soit la durée de cotisations est donc insuffisante a ses yeux.

 

 

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