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Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans !

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans

Comme souvent les projections de l’INSEE sont optimistes, pas pour l’immédiat mais dans 50 ans, 45 exactement. En fait un travail de prospective tout à fait approximatif. Il est d’ailleurs plus facile de faire des projections pour les 50 ans qui viennent que pour les 25 ans à venir. Il ira il y aura en effet peu d’observateurs d’aujourd’hui pour vérifier ces hypothèses. La première incertitude concerne le niveau de la croissance, donc celui des rentrées financière. On peut par ailleurs difficilement prévoir l’augmentation de la productivité d’autant que la que les trois quarts de ce qui sera produit d’ici une cinquantaine d’années est encore inconnu. Mais il y aura de toute façon avec les nouvelles technologies une très forte augmentation de la productivité qui pourra affecter le niveau de l’emploi si la croissance n’est pas très forte. Difficile aussi d’hypothéquer sur la démographie. Certes on peut prendre en compte le niveau de fécondité mais ce dernier peut aussi évoluer. Surtout il faut intégrer les conséquences des mouvements migratoires qui peut pourront être bénéfiques( en Allemagne en particulier) pour rajeunir la démographie. Enfin il y a l’espérance de vie et de ce point de vue l’évolution considérable des progrès en matière de médecine pourrait participer à une augmentation sensible de la durée de vie. Du coup les prévisions de l’INSEE paraissent assez hypothétiques et mieux vaudraient déjà assurer l’équilibre financier des retraites pour les 20 ans qui viennent  Selon des projections réalisées par l’Insee et le Trésor pour le compte d’Eurostat, la France, en 2060, « se trouverait donc dans une position relativement favorable pour faire face au vieillissement de sa population par rapport à ses partenaires européens ».  Les auteurs de cette étude estiment que, dans 45 ans, les dépenses de retraites dans le PIB auront baissé « de manière marquée ». Elles passeraient ainsi de 13,8% en 2013 à 11,2% à 2060. Un niveau somme plus toute supportable qu’aujourd’hui. L’Insee décompose quatre phases sur la période 2013-2060. D’ici à 2020, les dépenses de retraites baisseraient d’abord un tout petit peu en pourcentage du PIB (-0,3%) avant toutefois de revenir à leur niveau de 2013 en 2025. Ce n’est qu’à partir de cette dernière année que le poids des retraites va s’infléchir durablement, baissant de 1% du PIB sur la période 2025-2040, puis encore de 1,6% sur 2040-2060.  Les causes de cette sensible amélioration sont multiples. Tout d’abord, les réformes des retraites de 2010 et 2013 vont produire leurs effets.  L’Insee explique par exemple que les mesures entrées progressivement en vigueur ces 5 dernières années se traduiront « toute chose égale par ailleurs à l’horizon 2022 par une baisse de la masse de prestations d’environ 2,7% ». De plus, l‘augmentation de la durée de cotisation permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein (jusqu’à 43 ans pour les personnes nées en 1973) atteindra son plein effet en 2035 et « devrait limiter la croissance des pensions », explique l’institut.  Mais la projection de l’Insee table aussi sur une meilleure conjoncture économique. L’Insee a en effet construit ses prévisions en tablant sur un taux de chômage à long terme de seulement 7,5% ainsi que sur une accélération de la croissance de la productivité (+1,5% sur la période 2040-2060). Autant d’éléments qui, selon l’institut, vont alléger le poids

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

 

Les sociétaires du Corem, un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, n’ont pas fini de mettre la main au portefeuille… ni d’arpenter les couloirs des tribunaux. Selon leur association de défense, le parquet de Paris vient en effet d’ouvrir une enquête préliminaire visant l’union mutualiste retraite (UMR), qui gère le Corem, consécutive à leur plainte pour tromperie.  Le Corem un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, a été vendu comme un produit «sûr et performant», bien distinct du tristement célèbre Cref auquel il succède et qui était le principal complément de retraite facultatif des fonctionnaires jusqu’en 2002. Dissous à cette date, le produit avait fait 450.000 personnes lésées. Alors que les versements de ce fonds étaient supposés être indexés sur les traitements de la fonction publique, ils avaient au contraire baissé. L’affaire avait valu à l’Etat une condamnation pour faute lourde.  Mais malgré les promesses de l’UMR (l’union mutualiste retraite), qui lui ont permis d’attirer 30.000 nouveaux cotisants depuis 2002, les sociétaires du Corem dénoncent aujourd’hui «un scénario identique à celui de 2002, en plus sévère». Ils ont récemment avalé plusieurs couleuvres: 110.000 anciens fonctionnaires allocataires de ce produit financier ont subi une baisse de 30% des rentes, depuis le 1er janvier dernier. Les plus vieux allocataires avaient déjà essuyé une baisse de leurs rentes de 16% en 2002. Les cotisants ont aussi vu le taux de rendement de leurs cotisations baisser, et ils doivent désormais attendre 62 ans et non plus 60 ans pour percevoir leur retraite complémentaire à taux plein. «Une nouvelle fois, des centaines de milliers d’adhérents sont trompés et trahis dans les engagements pris dans la commercialisation du Cref/Corem», s’indigne le comité d’information et de défense des sociétaires du CREF (CIDS). Le régime est en effet doublement plombé financièrement. Par l’héritage du Cref d’abord, qui induit un passif que l’UMR a «soigneusement caché à ses futurs cotisants dans les documents promotionnels», dénonce le CIDS. Après la quasi-faillite du Cref en 2002, un décret avait en effet donné 25 ans à son successeur pour reconstituer ses provisions, et combler le trou d’un milliard d’euros constaté en 2002. Par les taux bas ensuite, qui «se traduisent mécaniquement par une réduction de la capacité [des retraites complémentaires] à distribuer des pensions en ligne avec les attentes de leurs cotisants», met en garde le régulateur du secteur de l’assurance. En juin dernier, le sous-gouverneur de la Banque de France rappelait ainsi, visant notamment le Corem, que «les montants annoncés lors de la souscription de ces contrats ne sont en aucun cas garantis. Il importe que la communication soit très claire sur ce point et sur les risques courus par les souscripteurs».

 

(Info Le Figaro)

 

Retraites : pas de retour à l’équilibre en 2020

Retraites : pas de retour à l’équilibre en 2020

 

Le fameux comité d’orientation de retraites modifie encore ses prévisions et admet que le système sera dans le rouge en 2020. S’il jugeait il y a un an que le retour à l’équilibre des régimes de retraites de base restait « possible » à l’horizon 2020 sur la base des prévisions de croissance de l’époque, il souligne que leur révision à la baisse dans le cadre du programme de stabilité 2015-2018 du gouvernement change la donne. « Elles conduisent à prévoir un déficit pour les régimes obligatoires de base et le FSV de 2,9 milliards d’euros en 2018″. Pour le comité, « ce solde négatif pourrait augmenter entre 2018 et 2020 en raison de plusieurs éléments réglementaires : l’arrêt des hausses de cotisations d’assurance vieillesse, la fin progressive du relèvement de l’âge légal, sans relais immédiat de l’augmentation de la durée d’assurance. » En conséquence, l’objectif de quasi-retour à l’équilibre en 2020 prévu par la loi « nécessiterait donc une amélioration de la conjoncture et/ou des mesures nouvelles », écrit-il. Outre la croissance, la trajectoire financière des systèmes de retraite à court terme dépend aussi des conclusions de la renégociation des accords sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco, « que le comité estime nécessaire de finaliser avant la fin de l’année 2015″, lit-on dans le rapport. Conclusion des prévisions à long terme revues tous les six mois et un nouvel élagage des conditions de retraite à prévoir.

Sondage : retraites menacées

Sondage : retraites  menacées

 

D’après les Français les retraites sont menaceés. Pas étonnant la dernière loi date de 2014 est déjà obsolète,  elle est contredite par le comité d’orientation des retraites. Lequel il y a quelques mois déclarait que l’équilibre financier reviendrait en 2020 mais la semaine dernière il a reculé cette échéance à 2030. En fait ce serait plutôt 2040. En cause évidemment le chômage aussi la démographie. Du coup tout sera  à revoir et il faut s’attendre à une reforme des retraites tous les 5 ans ! Pour, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants 92% des Français se déclarent inquiets pour l’avenir du système français de retraite. Précisément 43% se disent très inquiets, 49% assez inquiets, contre 7% peu inquiets et 1% seulement pas du tout inquiets. «C’est la preuve qu’il s’agit d’un sujet épidermique, suscitant de vives réactions», commente OpinionWay. Dans le détail, les femmes (94%), les 35-49 ans (94%), les 50-64 ans (96%), les ouvriers et employés (94%), les indépendants (94%), les salariés du privé (95%), les chômeurs (97%) et les sympathisants du Modem (93%), des Républicains (95%) et du FN (96%) sont ceux qui ont le plus peur de se retrouver sans le moindre sou à la retraite. «Les personnes les plus inquiètes se retrouvent naturellement au sein des catégories d’âge qui voient la retraite approcher mais également chez les plus jeunes qui s’interrogent sur le système qui sera en place dans cet horizon lointain où ils seront confrontés à la retraite, note OpinionWay. Si leur degré d’angoisse n’est pas le même, le sentiment d’inquiétude parcourt toutes les catégories de revenus». Et les toutes dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), publiées jeudi dernier, le démontrent parfaitement. Il y a à peine deux mois, l’organisme estimait que le système des retraites reviendrait à l’équilibre «à partir du milieu des années 2020». Maintenant, il table au mieux sur un retour dans le vert «au tout début des années 2030». En deux mois, on a pris cinq ans! Et encore, il s’agit de projections réalisées dans le cadre du scénario «B» de l’institution, qui table sur une hausse moyenne des salaires de 1,5 % par an et un taux de chômage de… 4,5 % seulement à terme.

 

Retraites : plus de baisse des pensions de réversion ?

Retraites : plus de baisse des pensions de réversion ?

Le  Medef a mis un peu d’eau dans son vin concernant les complémentaires  en ne proposant plus de baisse des pensions de réversion mais proposent toujours des incitations à prolonger l’âge de la retraite ( en faiat on va vers les 70 ans). . Le projet d’accord transmis vendredi aux syndicats exclut notamment toujours, du moins à court terme, de recourir, comme le demandent ces derniers, à une augmentation des cotisations pour redresser les comptes des caisses Arrco et Agirc. Mais plusieurs propositions vivement contestées par les organisations syndicales disparaissent, comme la baisse à 55% au lieu de 60% du taux de pension de réversion versée aux conjoints de retraités décédés. Son versement est d’autre part conditionné au fait que le conjoint survivant ait atteint 55 ans, au lieu de 60 dans la version précédente. La réduction du nombre de points de retraite attribués aux chômeurs disparaît aussi de cette nouvelle mouture. Le patronat maintient l’idée d’inciter les cotisants bénéficiant d’une pension à taux plein du régime de base avant 67 ans à retarder leur départ à la retraite, par le biais d’un système d’abattement progressifs et temporaires. Mais ces abattements sur l’allocation Agirc-Arrco ne seraient appliqués que pendant trois années au maximum après le départ à la retraite et leur taux ne seraient que de 30% la première année, 20% la deuxième et 10% la troisième, au lieu de 40%, 30% et 18%. En revanche, ils s’appliqueraient aussi aux salariés ayant commencé à travailler jeunes et bénéficiant d’une retraite de base à taux plein avant 60 ans. Le patronat maintient par ailleurs, parmi d’autres propositions, l’idée d’une sous-indexation des pensions de 1,5 point par rapport à l’inflation, en 2016, 2017 et 2018.

 

Les retraités vendent leurs maison pour des motifs financiers

 

 Les retraités vendent leurs maison pour des motifs financiers

 

 

Des retraites contraints de vendre leurs maisons pour des raisons financières. D’après une  étude publiée sur RTL nous apprend ce mardi 9 juin que 90% des seniors français qui vendent leur habitation le font pour des raisons financières, redevenant ainsi de simples locataires. Être propriétaire coûte cher et vendre permet d’arrondir les fins de mois ou de gagner en pouvoir d’achat. Pour un senior sur deux, ce sont les frais d’entretien qui font germer cette envie de vendre. « Je ne voulais pas assumer toutes les charges de la maison, explique Marie-Thérèse, 72 ans. C’est trop lourd pour moi ». Selon Stéphane Stankovic, agent immobilier à Caen (Normandie), « quand la retraite leur confère la moitié voire le tiers des revenus qu’ils avaient avant, supprimer la taxe foncière, c’est un poids en moins ». Les retraités sont par ailleurs nombreux à utiliser l’argent de la vente de la maison pour financer un éventuel séjour en maison de retraite. Malheureusement le produit de la venet pour financer la maison de retraite est vite dépensé. Aujourd’hui il faut compter entre 2000 et 2500 euros par mois ( parfois davantage) pour une  place en maison de retraites, le produit de la vente de la maison est  épuisé en moins de dix ans. 

Retraites : pas d’équilibre avant 2030 et baisse des niveaux

Retraites : pas d’équilibre avant 2030 et baisse des niveaux

Les scénarios de la réforme Touraine datent de quelques mois et pourtant ils sosnt déjà obsolètes. Un rapport du Conseil d’Orientation des Retraites  pense qu’il faudra attendre 2030 ( au lieu de 2020) pour rééquilibrer les régimes. En faiat une  prévision également hypothétique puisque la France réalise une  réforme des retraites tous les 4 à 5 ans précisément parce que les hypothèses  se révèlent fausses. Ce qui  est certain par contre c’est que les niveau des retraites va régulièrement diminuer.  D’après le comité d’orientation des retraites l’équilibre financier ne sera pas rétabli avant 2030 et le niveau des retraites  devrait régulièrement diminuer. La pension moyenne des retraités français devrait diminuer à partir de 2015 par rapport au revenu d’activité moyen jusqu’en 2060, selon les projections du Conseil d’orientation des retraites. Dans un pré-rapport annuel dévoilé lundi par le site des Echos, plusieurs scénarios économiques son envisagés pour les années à venir. Dans tous les cas « la pension moyenne relative des retraités diminuerait (…) entre 2015 et 2060″, selon le Conseil d’orientation des retraites.  Cette baisse s’expliquerait par « l’indexation selon l’inflation des droits acquis en cours de carrière et des pensions liquidées », précise le Cor. Et de poursuivre : « [Cette situation creuserait] les écarts entre les pensions et les revenus d’activité ». Même si les revenus issus du patrimoine, la fiscalité ou le nombre d’enfants à charge permettent de déterminer en partie le niveau de vie des retraités, « le rapport entre la pension moyenne et le revenu d’activité moyen (…) y contribue largement », estime le Cor. C’est cette situation qui laisse présager une diminution du niveau de vie des retraités français « à long terme ». En cas de croissance forte et d’un taux de chômage faible, le Conseil d’orientation des retraites envisage des scénarios optimistes où le système des retraites pourrait revenir à l’équilibre entre le milieu des années 2020 et le début des années 2030. A l’inverse, en cas de faible croissance et d’un chômage élevé, « [le système] resterait durablement en besoin de financement », envisage le Cor. Et d’expliquer, comme il le faisait au mois de mai dernier, que le rééquilibrage du système des retraites pourrait alors passer par un relèvement progressif de l’âge moyen de départ à la retraite de 61 ans en 2013 à un peu plus de 64 ans à la fin des années 2030.

Baisse des retraites

Baisse des retraites

 

 

Encore trois ans et il n’y aura plus un sou dans les caisses de retraites des cadres ( notons que pour la sécu c’est pire,11 milliards de déficit en 2014 et on emprunte). Résultat, pour assurer la continuité du versement des pensions, il a fallu faire appel aux réserves financières, c’est notamment le cas de l’Agirc, régime où la situation est la plus dégradée. Quelle solution, augmenter les cotisations quitte à plomber un peu plus la compétitivité ; diminuer le montant des retraites, allonger l’âge effectif de départ en  retraite. Sans doute un cocktail des trois avec surtout un report dans le temps pour uen retraite pleine. Evidemment le problème serait résolu s’il y avait mois de chômeurs et plus de croissance mais c’est un autre débat !  En 2013, l’Agirc avait ainsi près de 9 milliards d’euros de réserves financières… En 2014, ce montant est tombé à 6,7 milliards d’euros. A ce rythme, l’Agirc pourrait avoir épuisé ses réserves financières dès 2018.  Le  besoin de financement des deux régimes est maintenant estimé à 6,7 milliards d’euros en 2017 contre 5,5 milliards d’euro jusqu’ici. Aussi, les organisations patronales et syndicales, gestionnaires de des deux régimes, ont débuté en février un round de négociations pour trouver des solutions. Une prochaine réunion importante va se tenir le 27 mai. Le scénario d’un abattement sur les pensions servies par les deux régimes à compter de 2017 est plus que jamais sur la table. C’est, en tous cas, la piste privilégiée par le Medef qui a rencontré l’ensemble des organisations syndicales ces dernières semaines dans des séances bilatérale pour préparer l’échéance du 27 mai. Et des syndicats comme la CFE-CGC, la CFDT, et la CFTC sont prêts à y consentir, dans certaines conditions. L’idée du Medef qui est en passe de devenir réalité serait la suivante. A compter de 2017, à partir de la génération née en 1957, un salarié de 62 ou 63 ans, qui déciderait de liquider sa retraite, percevrait sa retraite de base à taux plein (s’il a acquis tous ses droits) mais connaîtrait un abattement dégressif sur ses pensions de retraite complémentaire jusqu’à l’âge de 67 ans. De fait, légalement, pensions de base et pensions complémentaires ne sont pas liées. Selon le quotidien « L’Opinion » l’abattement atteindrait 22 % du montant des complémentaires servies la première année, puis ce pourcentage baisserait chaque année pour totalement disparaître à 67 ans : 17% à 63 ans, 12% à 64 ans, 8% à 65 ans, 4% à 66 ans. Cependant, selon nos informations, le taux d’abattement de 22% proposé par le Medef n’est pas encore complètement acté. C’est exactement la même chose concernant une éventuelle hausse de cotisations pour les retraites complémentaires. Officiellement, le camp patronal ne veut pas en entendre parler. Alors que la CGC propose d’augmenter de 1,25 point la cotisation Agirc (mais qui ne génèrerait des droits supplémentaires qu’à hauteur de un point) et que FO propose une hausse des cotisations Arrco et Agirc de 0,4%. Autre point important, selon « l’Opinion », le camp patronal préconise que la pension de réversion versée aux veufs et aux veuves ne soit plus accordée à compter de 55 ans mais de 60 ans. Enfin, le Medef et la CFDT se retrouvent pour demander une fusion des régimes Agirc et Arrco. La CGC est totalement contre.

 

Retraites: gel en 2015 et pour longtemps sans doute

Retraites:  gel en 2015 et pour longtemps sans doute

Depuis  2013 les pension sont gelées, ce sera encore le cas en 2015 et sans doute pendant de nombreuses années . En cause évidement l’absence officielle d’inflation mais une  inflation calculée sur un indice obsolète qui ne tient pas compte de la déformations de la structure de consommation ( les dépenses contraintes qui augmentent notamment)° ; En cause surtout la situation des caisses de retraites : Sécu et caisses complémentaires dans une situation catastrophique. Enfin une raison tout aussi fondamentale et qui influe sur les autres le déséquilibre retraités actifs avec le niveau actuel de chômage. L’allongement de la durée de vie n’arrange pas non plus les équilibres financiers des caisses. Alors qu’elles n’ont plus été revalorisées depuis avril 2013, les pensions de retraite de base ne devraient donc pas l’être au 1er octobre prochain et donc rester figées jusqu’en octobre 2016.  C’est ce sur quoi compte le gouvernement pour réaliser quelques économies supplémentaires, à en croire le programme de stabilité 2015-2018 présenté ce mercredi. «Les prestations familiales ont été stabilisées au 1er avril 2015 et les pensions de base le seraient au 1er octobre 2015 en raison de l’absence d’inflation en 2015», est-il écrit dans le document, qui sera remis à la Commission européenne à la fin du mois. Bercy minimise la nouvelle. «C’est la simple application des règles de revalorisation qui prévoient que les pensions sont revalorisées au 1er octobre de chaque année en cours», précise le secrétariat d’État au Budget. Idem à l’Élysée: «Avec une inflation zéro, la règle donne zéro revalorisation.» Cela exclut donc tout coup de pouce éventuel. Et Bercy de préciser que la stabilité des pensions durant un an de plus «ne constitue pas une perte de pouvoir d’achat puisque l’inflation est nulle». Ces explications auront toutes les chances de mal passer auprès des retraités concernés, dont les pensions n’ont pas bougé depuis avril 2013. L’année dernière, ils avaient en effet dû accepter le report de six mois de la date de revalorisation d’avril à octobre, dans le cadre de la réforme des retraites. Las, les pensions n’ont pas bougé à l’automne dernier, parce qu’elles avaient trop progressé en 2013 au regard de la hausse des prix finalement observée cette année-là. Là encore, du fait de l’application de la règle en vigueur.

Montant retraites: 84% des Français actifs logiquement inquiets

Montant retraites: 84% des Français actifs  logiquement inquiets 

 

Selon un sondage Ipsos pour l’Union mutualiste retraite. Cette inquiétude est très légitime compte tenu tannât de l’état des finances des caisses complémentaire que de celle de la sécu. ON s’oriente en effet doucement vers les 69 ans pour l’âge de départ et in faudra aussi compter sur un rabotage des montants. En prenant en compte l’ensemble des Français (actifs, inactifs, retraités), l’inquiétude est légèrement moins forte: 70% des personnes interrogées se disent inquiètes pour leur niveau de vie, 78% pour le montant de leur retraite, 55% pour l’accès aux soins et la capacité à vivre de façon indépendante. Une forte majorité de Français (72%) pense qu’il sera nécessaire de faire une nouvelle réforme des retraites dans les deux ans qui viennent. La dernière a pris effet début 2014.Et ils sont encore plus nombreux, 78%, à estimer que l’âge légal du départ à la retraite sera repoussé dans les années à venir au-delà de 62 ans. Pour faire face aux importants déficits des régimes de retraite complémentaire, 45% des salariés du privé sont favorables à un report de l’âge auquel on peut toucher la retraite complémentaire, 27% à une augmentation des cotisations, 11% à une baisse des pensions. On connait le trou de la sécu mais à terme ce ne sera pas mieux pour les retraites complémentaires. . Pour payer les 70 milliards d’euros de pensions de retraite versées chaque année à quelque 14,6 millions de retraités, les régimes Agirc et Arrco sont obligés de puiser dans leurs réserves financières. En 2013, leur déficit atteignait déjà 4,4 milliards d’euros et si rien n’est fait, il pourrait grimper à 20 milliards d’euros en 2040. Pire, les réserves de l’Agirc (dont relèvent 4 millions de cadres) pourraient être totalement épuisées dès 2018, celles de l’Arrco (auxquelles contribuent 18,1 millions de salariés) d’ici 2024 ! Pendant des années, ces deux régimes ont encaissé plus de cotisations qu’ils ne versaient de pensions, ce qui leur a permis d’accumuler une réserve de plus de 62 milliards d’euros. Le hic, c’est que, depuis 2009, la montée du chômage plombe les rentrées de cotisations assises sur la masse salariale et que le nombre de départs en retraite s’accélère. Résultat : il n’y a plus qu’un seul cotisant pour 0,6 retraité. Et la situation ne devrait pas s’améliorer avec les départs en retraite de la « génération baby-boom » : en 2040, l’Arrco comptera 0,8 retraité pour un cotisant ; l’Agirc 0,9 retraité pour un cotisant. D’où la nécessité de prendre de nouvelles mesures d’urgence pour faire des économies, mais aussi générer de nouvelles rentrées d’argent. Sauf que syndicats de salariés et patronat n’ont pas vraiment les mêmes remèdes.

Régimes de retraites complémentaire, vers l’explosion financière ?

Régimes de retraites complémentaire, vers l’explosion financière ?

 

Comme le régime général de la sécu, le régime des retraites complémentaires est  menacé d’explosion. Du coup pour éviter des reformes structurelles trop significatives, on procède par petites touches successives, en gros on bouche les trous avec des rustines. Comme pour la sécu, un nouveau plan d’assainissement est mis en œuvre tous les 3 à 4 ans. Mais il faut agir sur trois paramètres, l’âge de la retraite, le niveau des pensions et la part des cotisations. En cause la démographie avec une population qui vieillit ( un phénomène qu’on a oublié de prendre en compte ! Un facteur explicatif structurel incontournable. Aussi la crise qui avec le chômage modifie le rapport actifs-retraités. Il est clair qu’avec uen croissance molle, les régimes sont condamnés à dépérir et la France s’oriente doucement mais sûrement vers uen retraite pleine ( mais moins élevée) vers les 70 ans. Le déficit des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco est passé à 3,1 milliards d’euros en 2014, soit quasiment le double de son niveau de 2013. C’est tout particulièrement celui de l’Arrco (tous les salariés du privé) qui plombe les comptes en triplant sur la période. Le trou est tel que les pouvoirs publics ont décidé d’avancer l’annonce de trois mois. Le régime de retraites complémentaire Agric-Arrco est en train de dévisser financièrement. Le déficit a quasiment doublé en un an, entre 2013 et 2014, passant à 3,138 milliards d’euros. Ce sont surtout les comptes de l’Arrco, qui concernent tous les salariés du privé, qui pèsent lourd. Le régime triple son déficit sur la période, passant de 394 millions d’euros en 2013 à 1,153 milliard un an plus tard. L’Agirc, régime spécial pour les cadres, creuse aussi son trou mais moins vite : de 1,233 milliard en 2013 à 1,985 en 2014. Les partenaires sociaux sont actuellement engagés dans des négociations pour tenter de redresser les comptes et la situation est donc grave au point que les résultats, qui sont traditionnellement dévoilés en juin, l’ont été trois mois plus tôt. Les discussions doivent s’achever en juin et le prochain « round » est prévu le 10 avril. L’Agirc-Arrco dispose d’une réserve de 60 milliards d’euros. Réserve qui sera asséchée dès 2018 si rien n’est fait.

 

 

Retraités : une prime 1 euro… et 36 000 euros pour Hollande

Retraités : une prime 1 euro… et 36 000 euros pour Hollande

Une prime exceptionnelle de 40 euros pour les petits retraités pour compenser 3 ans de gel des pensions. Soit 1.11 euros . une prime exceptionnel donc temporaire. Hollande, lui , toucherait 36 000 euros par mois. Quand il va liquider sa pension ou que les électeurs vont le liquider. Mais l’Elysée affirme qu’il ne touchera que la moitié. C’est déjà pas mal pour quelqu’un qui va toucher notamment près de 4000 euros de retraite de la part de la Cour des comptes où il n’a jamais mis les pieds. François Hollande pourra prétendre, une fois à la retraite, à environ 15.000 euros net par mois, somme correspondant à l’addition de toutes les pensions auxquelles il a droit, selon des chiffres fournis aujourd’hui par l’Élysée. « Au total, en supposant que François Hollande demande le moment venu la liquidation de toutes les pensions auxquelles il a droit », c’est « une dotation mensuelle de 15.114 euros net qu’il recevra », écrit la directrice de cabinet de M. Hollande, Sylvie Hubac, dans un droit de réponse adressé à l’hebdomadaire Marianne. L’hebdomadaire avait affirmé la semaine dernière que le chef de l’État toucherait près de 36.000 euros de retraite et indemnités par mois après son départ de l’Élysée. Pour arriver à cette somme, Marianne additionnait les pensions et revenus auxquels aurait droit, à terme, M. Hollande en calculant comme suit: 6.000 euros de retraite pour ses anciens mandats locaux, 6.800 euros comme ex-parlementaire, 6.000 euros comme ancien président de la République, 5.000 euros en tant qu’ancien haut fonctionnaire à la Cour des comptes et 12.000 euros d’indemnités comme membre à vie du Conseil constitutionnel. Dans sa réponse écrite, l’Élysée précise que M. Hollande devrait toucher :
- 3.473 euros net mensuels au titre de sa retraite de conseiller référendaire de la Cour des comptes.
- de l’ordre de 235 euros mensuels net comme ancien élu local.
- 6.208 euros net par mois comme parlementaire
- 5.184 euros net par mois lorsqu’il n’exercera plus les fonctions de président de la République.
- de l’ordre de 545 euros (en un versement unique) pour ses activités d’enseignement et une somme de 168 euros net annuels pour celles d’avocat.

D’où au total 15.114 euros net par mois, récapitule l’Elysée. Par ailleurs, réaffirme la présidence, François Hollande ne siégera pas au Conseil constitutionnel comme c’est de droit pour tout ancien chef de l’État et ne percevra donc pas les 12.000 euros d’indemnités afférentes.

Petits retraités : une prime de 40 euros, c’est trop !

Petits retraités : une prime de 40 euros, c’est trop !

 

Mais qu’est-ce  que vont faire les petits retraités de cette prime de 40 euros destinés à compenser le gel des pensions ? De quoi peut-être payer le taxi  pour aller voter aux départementales ? Pour investir dans le CAC 40 ? Faire un quinté ? 40 euros pour trois ans de gel des retraites, ça fait 1.11 euros par mois. De quoi déstabiliser psychologiquement nombre de retraités pas habitués à gérer uen telle fortune. 1.11 euros c’est à peu près le prix d’un pain ( mensuel !). Ils vont se goinfrer les retraités, un pain en plus par mois. Tout cela est bien évidemment excessif, de quoi déstabiliser en plus les déjà fragiles équilibres financiers de la sécu à propos de laquelle Marisol Touraine venait justement annoncer une hypothétique  réduction du déficit de 3 milliards en 2014 ‘( sur 475 milliards de budget !). Ce sera versé vers le 20 mars vient d’indiquer la généreuse Marisol Touraine, juste avant les départementales. Et certains grincheux diront encore que le gouvernement ne mène pas uen politique de ‘gauche’, une politique de relance , un politique de lutte contre les inégalités. Etonnant Hollande n’a pas faiat de conférence de presse. Il aurait pu annoncer qu’il s’agissait là d’un véritable »pacte de solidarité générationnelle ». encore un coup de com. raté.   . Conformément aux engagements du gouvernement, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) distribuera ces prochains jours une prime de 40 euros aux 6 millions bénéficiaires de pensions inférieures ou égales à 1200 euros (complémentaires comprises). Il s’agit en réalité de compenser le gel des pensions, jusqu’à fin octobre, décidée l’année dernière par le gouvernement pour réaliser des économies.  «La plupart des caisses de retraite ont déjà procédé à son paiement ; elle sera créditée sur les comptes bancaires des retraités dans les jours qui viennent, pour ceux pour lesquels cela n’a pas encore été fait», a précisé la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, dans un communiqué diffusé ce mercredi.  Le versement aura lieu «aux alentours du 20 mars», indique le gouvernement. La somme reçue ne sera pas soumise aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, contribution de solidarité pour l’autonomie, etc.). Elle ne majorera pas non plus le montant des ressources utilisées pour calculer les aides sociales. En revanche, elle sera imposable au titre de l’année 2015.  Cette prime, les retraités modestes la doivent aux députés de la majorité et aux syndicats. En effet, ils avaient mené une fronde contre le gouvernement à la rentrée 2014. «Il n’y a pas beaucoup d’inflation et donc les règles que nous appliquons chaque année de la même manière pour revaloriser les retraites aboutissent à ce que cette revalorisation est égale à zéro», s’était justifiée Marisol Touraine en septembre dernier. Le premier ministre avait finalement lâché du lest quelques jours plus tard pour satisfaire son aile gauche et la CFDT, très en pointe pour défendre les petites retraites.  Si le versement, décidé en septembre dernier, a tant tardé, c’est parce que le fisc a dû éplucher toutes les déclarations d’impôts 2014 afin d’identifier les retraités qui touchaient moins de 1200 euros. Voilà pour l’explication officielle. D’aucuns remarqueront cependant que cette prime tombe juste avant les élections départementales.

Manif des retraités

Manif des  retraités

Manif  des retraités aujourd’hui à l’appel des organisations des retraités sauf la CFDT (Berger secrétaire général   ayant déclaré hier qu’il n’y avait pas d’austérité en France !). Motif : le gel des pensions  depuis 2013. On ne peut nier l’extrême  fragilité des équilibres financiers des caisses de retraite compte tenu d’une  part du niveau de chômage et de la structure démographique ( modification du rapport actifs-retraités et diminution des cotisations). Certains considèrent même que les retraités n’ont pas à se plaindre !   la pension moyenne est en effet de l’ordre de 1300 euros mais avec beaucoup d’écart autour de cette moyenne puisque par exemple 10% des retraités touchent moins de 1000 euros. Il est vrai que les plus jeunes ont des raisons de s’inquiéter à la fois sur le niveau des futures retraites et sur l’âge de départ. En cause surtout la croissance, le chômage, le vieillissement de la population et  le nombre donc de cotisants. 20 milliards, c’est le montant estimé du déficit de l’ensemble des régimes de retraite en 2020. Pour éviter d’en arriver là, on agira donc sur les cotisations, sur le montant des pensions , sur l’âge pour aller à 67 ans( pour l’instant pour uen pension complète) ,.  Après les médecins ce dimanche, ce sont donc les retraités qui battent le pavé ce mardi. Ils sont appelés à manifester par les branches retraites des syndicats contestataires CGT, FO, FSU, Solidaires, ainsi que par la Fédération générale des retraités de la fonction publique, l’Union nationale des retraités et personnes âgées… mais aussi par la CFTC, organisation réformatrice. Le mot d’ordre ratisse large: «pour le pouvoir d’achat, les retraites complémentaires, le service public et l’autonomie». Seule la CFDT n’appelle pas à la mobilisation. Les retraités s’inquiètent aussi des mesures que devront prendre, d’ici juin, les partenaires sociaux qui gèrent les retraites complémentaires des salariés. Le patronat propose en effet, entre autre, de geler les pensions jusqu’en 2018. Toutefois, les retraités sont mis à contribution au même titre que les autres parties de la population.

Une taxe discrète pour les retraites d’EDF et GDF

Une  taxe discrète pour  les retraites d’EDF et GDF

Une petit taxe discrète la « contribution tarifaire d’acheminement », un nom,  produit de l’ingénierie sémantique,  pour dissimuler en faiat un financement des retraites. Ce ne sont que quelques lignes au détour du volumineux rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les tarifs de l’électricité qui vient d’être rendu public. Mais elles rappellent l’existence d’une taxe énigmatique qui apparaît en bas de toutes les factures de gaz et d’électricité: la Contribution tarifaire d’acheminement (CTA).  Contrairement à ce pourrait laisser croire son nom, cette CTA ne sert pas à financer les réseaux d’acheminement du gaz et de l’électricité. Elle permet en fait de faire financer par les consommateurs les avantages des régimes de retraites des 145.000 retraités d’EDF, de GDF et de leurs filiales. Comme par exemple l’avantage résultant du calcul des pensions sur les 6 derniers mois de travail et non les 25 meilleurs années comme pour les salariés du privé.  Créée en 2004 lorsque ces régimes ont été « adossés », c’est à dire intégrés, à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) pour assurer leur suivie, la CTA est basée sur la puissance des compteurs et non sur la consommation d’énergie. Elle est prélevée par tous les fournisseurs, historiques ou « alternatifs ». Et comme les autres éléments de la facture d’électricité ou de gaz, la TVA est perçue sur cette CTA.  Selon le rapport de la commission d’enquête parlementaire, une facture annuelle d’un « client résidentiel » d’EDF (c’est à dire au « tarif bleu ») atteignait 787 euros en moyenne en 2014. Sur ce montant, la CTA était de 17 euros contre 291 euros de prix de l’électricité et 119 euros de TVA.  Sur les 4,2 milliards d’euros de prestations versées annuellement aux électriciens et gaziers à la retraite et à leurs ayants droit, la CTA fournit plus d’1,2 milliard d’euros. Les cotisations de retraite patronales et salariales d’EDF et GDF-Suez rapportent donc un peu moins de 3 milliards d’euros par an. En d’autres termes, l’ensemble des abonnés au gaz et à l’électricité payent un tiers des retraites des agents. En 2013, le gouvernement Ayrault avait décidé d’augmenter la CTA. Une hausse modeste représentant entre 1 et 5 euros par an sur une facture d’électricité. Mais cela a quand même permis de récupérer 160 millions d’euros supplémentaires par an. Le problème est qu’en raison du solde démographique défavorable des régimes d’EDF et GDF – il y a actuellement 1 cotisant pour 1,26 retraité, il faudra trouver dans les prochaines années de nouvelles ressources, sauf à remettre à plat l’ensemble des régimes spéciaux. Une nouvelle hausse de la CTA n’est donc pas à exclure!

Les retraites menacées

Les retraites menacées

 

En l’état actuel de la démographie ( et de la croissance) les retraites complémentaires sont condamnées. On pourra certes faire du bricolage pendant 10 ou 15 ans mais au-delà les régimes vont exploser. Autant dire que pour nombre de salariés c’est remontant de toute la retraite qui est en cause car on ne saurait vivre uniquement avec une retraite de l a sécu. Du coup on s’interroge sur les pistes les moins douloureuses. En réalité, c’ est pour gagner du temps ( en fait en perdre), il  faudra évidemment jouer sur tous les paramètres, l’allongement des départs à la retraite, les montants ( en commençant par le gel) et les cotisations. Ce qui vaut pour les complémentaires pèsera sur les pensions du régime général. Pour résumer on va vers des retraites à 70 ans, plus faibles et plus coûteuse pour patronat et salariés. Pas pour toute suite, non, mais pas à pas avec des reformes tous les 2 ou 3 ans. .  Pour résoudre le problème financier des régimes de retraite complémentaire, les partenaires sociaux ont donc constitué ces derniers mois une «boîte à outils», sur laquelle ils ont fait faire des simulations aux services de l’Agirc et de l’Arrco. «Le Medef va devoir mettre la main à la poche», prévient Sylvie Durand, négociatrice à la CGT qui réclame une hausse de 2,45 points des cotisations Agirc. Sans aller jusque-là, d’autres syndicats, comme FO, devraient proposer d’augmenter les cotisations, peut-être pour les seuls cadres. Ce sera de toute façon trop pour le Medef, qui refuse d’ores et déjà toute hausse des prélèvements. C’est la solution proposée par le patronat. Plusieurs scénarios devraient être étudiés. Un recul des bornes d’âge d’ouverture des droits à la retraite de 62 à 64 ans et de l’âge légal de départ de 67 à 69 ans pour la génération née en 1959 permettrait de repousser l’assèchement des réserves au-delà de 2030. Les syndicats y sont totalement opposés. Autre solution envisagée, plus douce, mais qui rapporterait moins: appliquer une décote temporaire aux salariés et cadres souhaitant partir à la retraite avant 64 ans.  «Le rapprochement de ces régimes paraît incontournable», estime Jean-Louis Malys, secrétaire national en charge des retraites à la CFDT. Alors que les réserves de l’Agirc seraient épuisées en 2018 si rien n’est fait, une fusion avec l’Arrco permettrait de repousser l’échéance à 2025. Mais une telle mesure assécherait les fonds Arrco avec trois ans d’avance. Si les rémunérations des femmes étaient aussi élevées que celles des hommes dans le privé à horizon 2024, cela permettrait de redresser les finances des régimes  C’est le levier permettant de mettre les retraités actuels à contribution. Depuis 2013, les partenaires sociaux ont déjà sous-indexé (par rapport à l’inflation) les pensions complémentaires. Ils pourraient prolonger la mesure en 2016, ce qui rapporterait plus de 1,3 milliard d’euros avec une inflation de 1,75 %. Problème, l’inflation pourrait être plus faible, et donc les gains pour les régimes bien inférieurs.  Aujourd’hui, une veuve touche 60 % de la retraite de son mari en plus de la sienne pour faire face à la chute de revenus entraînée par le décès. Le Medef a calculé qu’abaisser les pensions de réversion à 50 % dès 2015 rapporterait 334 millions par an à horizon 2017. C’est «une piste possible, sensible», mais il «n’est pas question de servir de poisson pilote» au régime général, prévient Patrick Poizat, en charge des retraites à la CFTC.

 

Retraites : vers la suppression de la majoration famille nombreuse ?

Retraites : vers la suppression de la majoration famille nombreuse ?

Les parents de trois enfants ou plus perçoivent, s’ils ont cotisé au régime général des salariés, une retraite augmentée de 10%. Deux critiques sont apportées à ce dispositif. D’abord, comme il est proportionnel au montant de la pension, il profite mathématiquement davantage aux hommes, qui jouissent en moyenne d’une pension supérieure aux femmes. Embêtant, alors que ce sont les femmes qui voient leur carrière, et donc le niveau de leur retraite, pénalisée le plus par la naissance puis parfois l’éducation des enfants. «Pour limiter cet effet, les régimes complémentaires des cadres et des salariés Agirc et Arrco, ont introduit depuis 2012 un plafonnement de la majoration», indique le COR.  Deuxième problème: la majoration de pension est clairement plus favorable pour les fonctionnaires que pour les salariés du privé. En effet, alors que le régime général ne prévoit qu’une majoration de 10% à partir du troisième enfant, dans les régimes spéciaux cette majoration augmente de 5% par enfant à partir du 4ème. Quelles pistes de réforme? Il pourrait donc être envisagé un alignement des régimes de retraite sur l’un ou l’autre des systèmes existants. Sûrement, vu la situation budgétaire actuelle, sur le moins disant… Autre piste: transformer la majoration en montant fixe forfaitaire, qui ne dépendrait donc plus du montant de la pension. Cela pénaliserait automatiquement les parents aisés mais permettrait de réaliser des économies. À titre indicatif, la majoration de 10% représente 3,75 milliards d’euros de dépenses pour le régime de base; 1,6 milliard pour les complémentaires Agirc et Arrco et aux alentours de 1,8 milliard d’euros dans la fonction publique.

Retraites : deux Français sur trois inquiets

Retraites : deux Français sur trois inquiets

D’après une  étude internationale d’HSBC, les actifs sont en grande majorité inquiets pour leur retraite. En moyenne, 69% des personnes interrogées par HSBC craignent ainsi de se retrouver à court d’argent, une fois arrivée à la retraite.  Cette inquiétude globale n’épargne évidemment pas l’Hexagone. Voici ainsi six chiffres qui montrent et analysent les craintes des Français. 67% des Français ont peur de ne pouvoir jouir d’une retraite confortable. Il faut dire que, en parallèle, 41% des retraités interrogés jugent, eux, que leur niveau de vie est moins bon que lors de leur vie active.  Les Françaises sont encore plus inquiètes que les Français. Il faut dire qu’elles épargnent moins pour leur retraite que leurs homologues masculins (63 euros par mois contre 110 euros pour les hommes, selon une étude HSBC de décembre). Une différence qui s’explique notamment par des revenus plus faibles (19,3% en moyenne selon l’Insee) et une carrière plus inégale. La majorité des Français (52%) a décidé de réduire leur épargne en invoquant la crise comme motif, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale (40%). 23% des Français expliquent, par ailleurs, que la crise économique comme un des éléments qui a eu un impact significatif sur leur capacité à épargner.  En outre, HSBC souligne que près d’un Français sur deux n’épargne pas pour sa retraite. Pourtant les Français semblent plus conscients des réalités qui les attendent: 54% d’entre eux s’attendent à une baisse de leur niveau de vie à la retraite, alors que la moyenne mondiale n’est que de 23%.  Alors que l’inflation est au plus bas, l’étude d’HSBC montre que les deux-tiers des Français considèrent néanmoins que le coût de la vie augmente plus vite que leurs revenus. Ce qui tend à diminuer le revenu qu’ils leur reste pour épargner. Or, les Français épargnent beaucoup (15,1% de leur revenu disponible en 2013, selon l’Insee, contre 10,8%, en moyenne dans l’Union européenne, selon l‘Observatoire de l’épargne national).  Ce n’est un secret pour personne: les Français sont les champions du pessimisme. Ils sont ainsi 2 sur 5 à ne pas avoir confiance dans leur avenir financier, et donc dans leur capacité à épargner pour la retraite, contre 1 pour 5 dans la moyenne mondiale.

Retraites : Rebsamen parle trop vite

Retraites : Rebsamen parle trop vite

Rebsamen a dit tout haut ce que tout le monde pense tous bas ; Oui, faute de croissance , il faudra allonger la durée des cotisations avec l’allongement de l’espérance de vie qui menace l’équilibre financier de régimes. Une  réalité économique mais une erreur politique ! Du coup il a été recadré par Marisol Touraine et par Matignon. De toute manière d’ici 20 ans il est prévu que l’âge de la retraite passe à 64 ans mais en fai=at tout dépendra de la croissance et du rapport actifs-retraités. Le nombre de retraités croît plus vite que celui des actifs : il y a aujourd’hui 1,7 actif pour 1 retraité, alors qu’en 2060 il devrait y avoir 1,35 actif pour 1 retraité.  Ce déséquilibre s’explique notamment par le vieillissement de la population et l’arrivée à la retraite des générations d’après-guerre.

En effet, la population gagne chaque année en espérance de vie :

 

Génération

Hommes

Femmes

2010

77,5 ans

84,4 ans

2020

79,3 ans

85,7 ans

2030

80,9 ans

86,9 ans

2040

82,4 ans

88 ans

2050

83,8 ans

89 ans

 

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a semé le trouble ce mardi en lâchant que le gouvernement allongerait, si nécessaire, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, une mesure aussitôt écartée par sa collègue des Affaires sociales Marisol Touraine. La déclaration du ministre du Travail a surpris au moment où la pérennité du système des retraites de base semble mieux assurée, selon le Conseil d’orientation des retraites (COR). A l’inverse, les régimes de retraite complémentaire sont eux menacés de faillite. S’exprimant en début d’après-midi avant les questions au gouvernement, François Rebsamen a observé que «la légère augmentation des cotisations que nous avons faite assure aujourd’hui jusqu’à l’horizon 2023-2025 le système des retraites françaises». Il a aussi assuré qu’il n’était «pas question de baisser le niveau des pensions». Mais il est allé plus loin. «S’il faut progressivement, c’est d’ailleurs prévu dans la loi Ayrault, allonger la durée de cotisation, eh bien nous le ferons puisqu’il est normal que quand l’espérance de vie s’allonge, on allonge proportionnellement les durées de cotisation», a-t-il lâché. «Est-ce que c’est deux ans? (…) On verra ce que dira le conseil d’orientation des retraites», a-t-il dit. «Rien d’autre» n’est prévu que la réforme appliquée depuis janvier, a répliqué peu après Marisol Touraine. Pour elle, «la situation aujourd’hui est simple: une réforme des retraites a été menée, qui porte ses fruits».  En fin d’après-midi, François Rebsamen lui-même a tenu à préciser ses propos. «La loi qui a été votée prévoit un allongement de la durée de cotisation à 43 ans à partir de 2035. Je n’ai rien ajouté d’autre. J’ai dit que la durée de cotisation s’allongera progressivement, passera à 43 ans à l’horizon 2035», a-t-il dit. La réforme Ayrault prévoit, pour une retraite à taux plein, d’atteindre une durée de cotisation de 43 ans (172 trimestres) en 2035, pour les générations 1973 et suivantes. En revanche, la loi ne touche pas à l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans. Elle prévoit que ces mesures puissent évoluer. Or, dans ses dernières projections actualisées, présentées ce mardi, le COR estime qu’un retour à l’équilibre du système est possible à l’horizon 2020 si l’activité économique repart. Il ne recommande pas de renforcer la législation sur les retraites, du moins pour les retraites de base. Le COR admet que sous l’effet combiné des réformes, l’âge effectif du départ à la retraite atteindra peu à peu 64 ans. En revanche la situation est beaucoup plus délicate pour les retraites complémentaires. Les partisans d’un allongement de la durée de travail, comme l’UMP Xavier Bertrand, s’appuient sur les déficits des régimes des retraites complémentaires. L’idée est que ce qui se fera pour les complémentaires se reproduira pour les retraites de base. Pour remédier au trou potentiel de 15 milliards d’euros en 2030 de ces régimes complémentaires Agirc-Arrco, la Cour des comptes préconise notamment un recul de deux ans de l’âge légal de départ . Il faudrait dès lors travailler jusqu’à 64 ans pour toucher sa retraite complémentaire.

 

Retraites : la vision très optimiste du COR

Retraites : la vision très optimiste du COR

Le conseil d’orientation de retraites (inféodé au gouvernement) donne une vision optimiste du système des retraites : « ça ira mieux en 2025 » ; Un détail toutefois le chômage devra être inférieur à 5%. Avec de telles hypothèses, tout est permis puisque le rapport actifs-retraités change. Bref le contraire de ce qu’avait affirmé la cour des comptes (sur les complémentaires mais c’est la même ^problématique avec le régime général.). Mais le Conseil d’orientation des retraites estime que la situation s’améliore. Le rapport avance d’abord une hypothèse optimiste : notre système de retraite pourrait sortir du rouge d’ici 2025. La dernière réforme votée en 2013, qui prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à 43 ans, pourrait suffire à rééquilibrer les comptes à condition que l’économie redémarre. Il faudrait pour cela que le chômage tombe à 4.5%, ce qui est très optimiste, voire peu réaliste. Le conseil d’orientation des retraites a donc étudié d’autres hypothèses. Si le chômage reste au-dessus de 10%, comme aujourd’hui, alors le système de retraites ne reviendrait pas dans le vert avant 2035 au mieux. Et le conseil d’orientation des retraites s’inquiète surtout pour les régimes de retraites complémentaires, l’Argic et l’Arrco. Ces régimes versent une part importante des pensions de retraites des salariés du privé et il leur manquerait six milliards d’euros d’ici 2018. Un constat partagé par la Cour des comptes puisque dans un rapport à paraître jeudi, elle estime qu’il faudrait notamment repousser de deux ans l’âge de la retraite, et donc travailler jusqu’à 64 ans et non plus 62 pour redresser les comptes des régimes complémentaires.

 

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