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Gel de retraites du privé

Gel de retraites du privé

Les pensions de retraite complémentaires Arrco et Agirc, versées aux retraités du secteur privé, ne seront pas revalorisées le 1er avril, selon l’édition de mardi des Echos. Cette mesure s’ajoute à celle prévoyant que les pensions de base ne seront pas augmentées, comme d’habitude, le 1er avril, mais le 1er octobre, souligne le quotidien.  Ce gel de six mois, décidé par le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites, permettra d’économiser 800 millions d’euros.  Les conseils d’administration de l’Arrco et de l’Agirc, qui se réunissent cette semaine, décideront d’une revalorisation nulle au 1er avril, pour la première fois depuis le milieu des années 1990. Selon Les Echos, ce dispositif est la conséquence conjuguée de la faiblesse de l’inflation et d’un accord signé il y a un an par les organisations patronales et syndicales gestionnaires de l’Agirc-Arrco.  Le texte prévoit que les pensions seront revalorisées de 1 point de moins que l’inflation en 2014 et 2015. Or, la hausse des prix prévue cette année par le gouvernement est de 1,3 %.

 

Cazeneuve : des économies sur les retraites, les maladies et la famille

Cazeneuve :  des économies sur les retraites, les maladies et la famille

Faute de vouloir tailler dans les effectifs de fonctionnaires, le gouvernement devrait réduire des dépenses de retraites, de maladies et de prestations sociales. Alors que la première réunion du Conseil stratégique de la dépense publique a eu lieu ce jeudi 23 janvier, Bernard Cazeneuve livre les premiers indices sur les 50 milliards d’euros d’économies que l’exécutif devra mettre en œuvre sur la période 2015-2017. S’exprimant devant les sénateurs, il affirmé que la moitié se fera par des réformes structurelles et l’autre moitié sera trouvée pour 20 milliards sur l’Etat et la branche maladie de la Sécurité sociale, et 4 milliards sur les retraites et la branche famille.  Plus précisément, il a indiqué que « les économies faites sur la branche retraite et sur la branche famille vont monter en puissance à hauteur de 4 milliards d’euros sur la période qui s’ouvre devant nous ». « Deuxièmement, l’effort que nous faisons de maîtrise des dépenses de l’Etat et de l’assurance maladie par les normes, et notamment la norme ‘zéro valeur’, devrait permettre de dégager 20 milliards », a-t-il ajouté. « Nous allons faire le solde par des réformes structurelles qui sont destinées, par un travail sur les organisations, par des véritables réformes de structures à faire en sorte que nos services publics dégagent des économies, montent en gamme, sans que ni les services publics ni notre système de protection sociale soient remis en cause », a-t-il poursuivi. Le gouvernement prévoit de ramener le déficit public de 4,1% du PIB fin 2013 à 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 et d’atteindre l’équilibre structurel des comptes, une notion qui efface l’impact de la conjoncture, fin 2017.

 

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme – ni la première, ni la dernière,- prévoit un allongement de la durée de cotisation dans les secteurs privé et public à 43 ans à l’horizon 2035 ainsi qu’une hausse générale de 0,3 point en quatre ans des cotisations salariales et patronales. La réforme, qui ne touche ni aux régimes spéciaux, ni à l’âge légal qui reste fixé à 62 ans, prévoit également la création à partir de 2015 d’un compte personnel de prévention de la pénibilité qui permettra de bénéficier d’une réduction de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.les cotisations augmenteront de 0,15 point pour les cotisations patronales en 2014. De 2015 à 2017, elles progresseront ensuite de 0,05 point par an. Un effort identique sera demandé aux salariés, via leurs cotisations. En rythme de croisière, la mesure doit rapporter 6,4 milliards d’euros par an. Le compte pénibilité va permettre aux salariés ayant des carrières « pénibles » de cumuler des points pour ensuite éventuellement racheter des trimestres ou suivre une formation pour exercer un emploi moins pénible. La mesure doit entrer en vigueur en 2015 et sera financée par les entreprises. Le gouvernement évalue son coût annuel à 2 milliards en vitesse de croisière.  La revalorisation des pensions sera désormais fixée au 1er octobre, contre le 1er avril actuellement. L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé sera revalorisée pour les personnes âgées de plus de 60 ans. De même, le minimum vieillesse sera revalorisé à la fois au 1er avril et au 1er octobre en fonction de l’inflation. Marisol Touraine n’a cependant pas dévoilé le coût de ces annonces. Mais elle affirmé que, grâce à ces deux mesures, il n’y aura « plus de pension en dessous de 800 euros par mois ».  Pour valider un trimestre de cotisation, il faudra l’équivalent de 150 heures de SMIC contre 200 heures auparavant. L’objectif est de favoriser les salariés ayant eu de faibles rémunérations et des temps partiels.  Les majorations de pensions de 10% pour les retraités ayant eu au moins 3 enfants seront désormais soumises à l’impôt sur le revenu.  Les diplômés recevront une prime de 1.000 euros pour racheter des trimestres de cotisation. Les étudiants pourront verser 12,50 euros par mois pendant 2 ans pour valider des trimestres au titre de leurs périodes de stage.

Sondage- limitation Retraites chapeaux: les Français pour

Sondage : limitation Retraites chapeaux: les Français pour

Après la révélation de la retraite chapeau de Philippe Varin, le président de PSA, le ministre du Redressement productif avait déclaré qu’il faudrait « légiférer » pour limiter les indemnités de départ, ajoutant que « l’autodiscipline reste à démontrer puisqu’il faut la régulation par le scandale pour que les choses évoluent ». Selon un sondage BVA publié ce samedi 30 novembre dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, 77% des personnes interrogées contre 20% se déclarent favorables à une telle loi interdisant les retraites chapeaux.  En revanche, le président du Medef va être déçu. Sur BFM Business jeudi 28 novembre, Pierre Gattaz estimait « qu’il ne faut pas légiférer car nous avons prouvé hier avec Philippe Varin que l’autorégulation fonctionne ». Plus précisément, les Français sont 70% contre 29% à être favorable à ce qu’une loi plafonne la rémunération des patrons à un maximum de 12 fois le salaire le plus bas dans l’entreprise. Une solution rejetée par les Suisses la semaine dernière. Les sympathisants de gauche sondés par BVA sont 92% à souhaiter un tel plafonnement, quand 54% de ceux de droite répondent positivement.  Le gouvernement Ayrault ne semble pas pour l’heure décidé à légiférer, préférant faire le dos rond en attendant que la polémique sur les rémunérations des patrons se calme. Le patronat, lui, a annoncé que son comité d’éthique allait travailler à nouveau sur le sujet

Retraites chapeaux : scandale chez Air France

Retraites chapeaux : scandale chez Air France

Au moment où elle prévoit de supprimer 3.000 postes d’ici l’année prochaine dans le cadre de son plan de restructuration Transform 2015, la compagnie aérienne serait en train de provisionner 119 millions d’euros pour la retraite chapeau de ses dirigeants. Selon le Spaf, le groupe a « provisionné en moyenne près de 15 millions d’euros par an » depuis 2005 pour le régime dit « de retraite complémentaire », soit un total de près de 119 millions d’euros au bénéfice exclusif des retraites chapeau de 37 cadres dirigeants ». De fait, le dispositif mis en place par le groupe Air France-KLM dans le document de référence en 2004 garantit à certains dirigeants entre 35 et 40% de leur rémunération moyenne annuelle des trois dernières années. Ce régime concerne au moins 37 dirigeants du groupe, à l’exclusion d’Alexandre de Juniac, PDG du transporteur franco-néerlandais pour lequel le bénéfice de ce régime a été rejeté lors d’un conseil d’administration en 2011, selon le syndicat. « Ces dirigeants ou hauts cadres ont tout à fait les moyens de se faire des matelas financiers pendant leur activité. Si en plus on continue à les rémunérer une fois qu’ils sont à la retraite, c’est purement scandaleux. Surtout au moment où on doit faire des économies », s’est outré Léon Crémieux, du syndicat Sud aérien. Face à la grogne des syndicats, la direction d’Air France a tenu à préciser dans un communiqué qu’aucun de ses dirigeants ne bénéficiait plus de retraite chapeau depuis le début de l’année. Le groupe a également indiqué que le montant de la provision n’est pas de 119 millions mais de 13 millions d’euros. Ce qui n’a pas empêché plusieurs syndicats, dont les pilotes du Spaf, d’en appeler à l’État, qui reste le premier actionnaire de la compagnie à hauteur de 16%.

Retraites : minimum à 800 euros par mois

Retraites : minimum à  800 euros par mois

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a indiqué mardi 26 novembre à l’Assemblée qu’il n’y aurait « plus de pension en dessous de 800 euros par mois », en raison de la double revalorisation des retraites des plus modestes annoncée dans la nuit. « Si un effort est demandé à l’ensemble du pays » à travers la réforme des retraites, « le gouvernement a été sensible aux préoccupations que vous avez portées, que l’ensemble des groupes de la majorité gouvernementale ont portées, en direction des retraités les plus modestes », a déclaré la ministre en réponse à une question de la députée Martine Pinville (PS). « Hier (lundi), j’ai annoncé deux mesures en direction des retraités les plus modestes qui n’auront pas à contribuer à l’effort demandé », a rappelé Marisol Touraine. « D’abord, les retraités qui bénéficient aujourd’hui de l’Allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa, qui a remplacé le minimum vieillesse) pourront l’année prochaine compter sur une double revalorisation de leur pension, ce qui nous permettra de dire qu’il n’y aura plus de pension en dessous de 800 euros par mois », a-t-elle expliqué. « Cela, c’est une avancée importante due à notre gouvernement », a souligné la ministre. Le minimum vieillesse (787 euros mensuels) sera revalorisé en 2014, à la fois au 1er avril et au 1er octobre, d’un montant correspondant à l’inflation. Par ailleurs, « les bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé (ACS), qui ont une retraite inférieure à 970 euros, pourront voir passer leur aide de 500 à 550 euros, ce qui représente une avancée significative », a-t-elle ajouté. « Grâce à vous, le gouvernement a avancé en direction d’une réforme de justice et de responsabilité », a-t-elle conclu.  Le gouvernement avait décidé de recourir au vote bloqué sur l’ensemble du projet de loi de réforme des retraites mardi, afin de passer outre l’opposition de nombreux députés de gauche au report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions. Dans la nuit de lundi à mardi, Marisol Touraine a assuré dans l’hémicycle avoir « entendu les préoccupations » des groupes de la majorité, annonçant des mesures visant à compenser pour les retraités modestes un report de la revalorisation annuelle des pensions, qui ne concerne toutefois pas les bénéficiaires de l’Aspa.

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013 ( Le Figaro)

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013  ( Le Figaro) 

Seul un quart des pensions de la fonction publique est financé par les cotisations des agents de l’État. Les contribuables doivent payer la différence : 37,3 milliards en 2013.

Les retraites des fonctionnaires souffrent d’un déséquilibre abyssal. C’est ce que confirme le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), que Le Figaro s’est procuré et qui doit être présenté ce mardi après-midi. Vicissitude du calendrier: à la même heure, les députés s’exprimeront, pour la deuxième fois et en procédure de vote bloqué, sur la réforme Ayrault des retraites. Un projet de loi qui ne s’attaque nullement au besoin de financement des retraites de la fonction publique. Et pourtant: d’après les calculs actualisés du COR, seul un quart des pensions est financé par les cotisations salariales. Le régime des fonctionnaires n’est certes pas techniquement en déficit. Mais c’est jouer sur les mots: le trou – la différence entre les recettes et les dépenses – est automatiquement comblé par le budget de l’État. Résultat, un euro dépensé en subvention pour les retraites des fonctionnaires, c’est un euro de moins pour l’éducation. Ou un euro de plus de dette publique. Au final, l’État, qui ne verse pas à proprement parler de cotisation employeur, subventionne discrètement les retraites des fonctionnaires à hauteur de… 73 % de ses besoins. Concrètement, la facture atteindra 37,3 milliards d’euros cette année, selon les prévisions du COR. L’administration nomme, pudiquement, cette ligne budgétaire «cotisations fictives». Hélas, la douloureuse, elle bien réelle, ne cesse de gonfler: + 5,5 % en 2011, + 4,2 % en 2012 et + 1,7 % en 2013. Ce nouveau rapport du COR ne prend pas en compte la réforme Ayrault des retraites, qui ne s’appliquera qu’en 2014. Mais qu’importe puisqu’elle ne s’attaque pas aux retraites des fonctionnaires, le gouvernement ayant resserré sa cible sur les seuls 7 milliards de besoin de financement du régime des salariés à horizon 2020. Évidemment, les agents de la fonction publique seront soumis à la hausse des cotisations à partir du 1er janvier 2014. Mais à un rythme moins prononcé, car le rattrapage de l’écart de cotisation avec les salariés du privé, décidé en 2010, n’est pas terminé. Ils n’échapperont pas non plus à l’allongement de la durée de cotisation à partir de 2020. Mais, au final, ces mesures ne rapporteront que 300 millions l’année prochaine et 800 à horizon 2020. On est loin du trou de 37 milliards comblé chaque année par le budget de l’État… Pourquoi le régime des fonctionnaires est-il à ce point dans le ­rouge? Primo, il souffre d’un déséquilibre démographique car il compte plus de retraités (2,33 millions) que de cotisants (2,1 millions). Sur ce point, le régime général des salariés est «avantagé», avec un ratio démographique de 1,38 salarié par retraité. Secundo, les pensions dans le public sont calculées sur les six derniers mois de traitement, contre les 25 meilleures années dans le privé. Une différence qui avantage les futurs ex-agents de l’État. «Une majorité de fonctionnaires bénéficient d’un “coup du chapeau” avant leur départ en retraite, une forte augmentation de traitement dans les six derniers mois de leur carrière, décrypte Bruno Chrétien, le président de l’Institut de la protection sociale. Un faible coût pour l’administration, qui octroie, pour quelques mois, ladite hausse, mais une charge énorme – un gonflement artificiel de la pension versée pendant des dizaines d’années – pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables français!» Et pour cause: l’État augmente ainsi la base de calcul des cotisations en fin de carrière, sans que cela corresponde en face aux cotisations versées par le fonctionnaire, à partir de salaires largement moins élevés, durant la vie active. Le régime de la fonction publique est enfin plus généreux que celui des salariés du privé. Les «dispositifs de solidarité» (départs anticipés, majoration de durée d’assurance pour enfant, minima de pension…) représentent 27,9 % des pensions versées, contre 16,2 % dans le privé. Le gros de ces dépenses provient du financement des départs anticipés à la retraite, par exemple des militaires.

 

Augmentation ou blocage des retraites ?

Augmentation ou blocage des retraites ?

Le blocage pour 6 mois est annulé par l’assemblée nationale mais ce résultat serait imputable à des erreurs de vote de certains députés socialistes, selon les députés socialistes Christian Paul et Jean-Marc Germain. Au total, huit députés socialistes ont fait savoir à l’Assemblée qu’ils s’étaient trompés. La suppression de cet article, intervenue juste avant la suspension de la séance pour la nuit, a été votée par 44 voix contre 39. Un conseiller de la ministre aux Affaires sociales Marisol Touraine a aussitôt indiqué à l’AFP que le gouvernement reviendrait sur ce point plus tard dans les débats dans la semaine par un amendement ou une deuxième délibération. Mais du côté du Front de gauche, les députés André Chassaigne et Marc Dolez ont affirmé après la séance que: Le gouvernement ne peut pas demander un nouveau vote sur une telle question. C’est une mesure phare du projet qui est annulée et nous allons demander demain une suspension des débats sur la réforme eu égard aux conséquences financières du vote.Lors de la séance, Marc Dolez avait déjà tancé Marisol Touraine : « Comment pouvez-vous dire que les petites retraites sont épargnées alors que toutes celles et ceux qui sont juste au-dessus du minimum vieillesse n’arrivent pas à payer leurs factures. C’est une mesure injuste et cynique« .En commission, certains socialistes avaient défendu, avant de les retirer, des amendements visant à exempter les petites retraites, et non le seul minimum vieillesse, du report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions de retraite du 1er avril au 1er octobre.En séance, les socialistes se sont retrouvés isolés face aux autres groupes qui ont tous vigoureusement contesté ce report de six mois qui devrait rapporter 800 millions d’euros dès 2014. »Pour la quasi-totalité des retraités, il y aura une baisse du pouvoirs d’achat. Vous faites des économies sur le dos des retraités, c’est une mesures anti-sociale« , a dénoncé l’ancien ministre du Travail Xavier Bertrand (UMP).

Réforme des retraites : insuffisante à long terme

Réforme des retraites : insuffisante à long terme 

La réforme des retraites ne paraît pas suffisante pour assurer la pérennité du système à long terme, estime l’agence de notation Fitch Ratings. Fitch, qui note la France AA+, soit la deuxième meilleure note possible, avec une perspective stable, précise que la réforme ne modifie pas substantiellement sa prévision d’un déficit public ramené à environ 1% du PIB en 2017. « Les récentes annonces du gouvernement français sur sa réforme des retraites constituent une étape positive pour la signature de crédit, qui atténuera la pression immédiate sur le système de retraites même si elle ne compense pas totalement la charge financière liée au vieillissement de la population », lit-on dans un communiqué. L’agence souligne que la réforme ne reprend pas les recommandations de la Commission européenne, parmi lesquels figurent le relèvement de l’âge légal de départ et celui de l’âge de la retraite à taux plein, ni la modification des règles d’indexation des pensions. « En conséquence, les dernières annonces, à elles seules, n’apparaissent pas suffisantes pour combler les déficits persistants et rendre le système français de retraites soutenable à long terme », poursuit le communiqué. Fitch estime que cette réforme est cohérente avec l’approche de réforme « graduelle » adoptée depuis l’élection de François Hollande dans des domaines comme la compétitivité et le marché du travail. Mais « l’impact de ces réformes sur l’économie et les finances publiques est incertain », ajoute-t-elle.

 

Retraites: pas une vraie réforme pour les syndicats agricoles

Retraites: pas une vraie réforme pour  les syndicats agricoles

 

Pour la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), cette réforme « n’en est pas une » et est loin de « garantir une retraite décente » à ceux qui n’ont pu se la constituer du temps de leur activité, indique-t-elle dans un communiqué.   »Alors que François Hollande avait pris l’engagement d’un financement par la solidarité nationale, le gouvernement fait le choix de faire supporter l’intégralité des mesures aux actifs agricoles d’aujourd’hui », dénonce la Fédération qui juge « ces conditions de financement inacceptables ».  Quant « aux mesures destinées à garantir l’avenir de nos régimes », la FNSEA s’insurge aussi contre un rééquilibrage « à court terme par le seul biais de la hausse des charges sociales, alors même qu’un an plus tôt, il considérait le coût du travail (comme) un frein à notre compétitivité ». Même déception exprimée par la Coordination rurale (CR, minoritaire) pour laquelle « le gouvernement a arbitré en faveur d’une augmentation à la fois de la durée et des taux de cotisation sociale » tout en « confirmant la garantie d’une retraite minimum à 75 % du SMIC net aux agriculteurs ayant eu une carrière complète ».  La CR dénonce elle aussi dans un communiqué « une augmentation des cotisations sociales inacceptable » alors que les « charges sociales pèsent déjà trop lourdement sur la compétitivité de l’agriculture française et étrangle les agriculteurs ».  Elle réclame une TVA sociale, « de façon à ce que les salaires et les coûts de production du secteur agricole redeviennent compétitifs ».  Enfin, la CR veut une prise en compte de la « pénibilité » du travail des agriculteurs « et non des seuls salariés agricoles », mesure qu’elle qualifie de « totalement discriminatoire et inacceptable».

 

 

Retraites : les fonctionnaires épargnés

Retraites : les fonctionnaires épargnés

C’est l’un des sujets les plus sensibles de la réforme des retraites  dont le contenu a été présenté mardi 27 août par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault : le régime de retraite des fonctionnaires que certains souhaitait voir aligner sur celui des salariés du privé. Il n’en sera rien, selon les précisions apportées par le Premier ministre.  « Beaucoup de choses fausses sont dites sur le sujet », a coupé net Marisol Touraine mercredi au micro de RTL. « Ce qui compte c’est que les salariés, qu’ils soient du public ou du privé, aient une retraite qui soit de niveau équivalant lorsqu’ils ont travaillé la même durée et qu’ils ont le même niveau de rémunération pendant leur vie active », a-t-elle expliqué, interrogée par les auditeurs.  La ministre des Affaires sociales est revenue sur le mode de calcul de la retraite des agents du public. « La plupart des fonctionnaires ont des primes. Or ces primes ne rentrent pas dans le calcul. On calcule la retraite des fonctionnaires à partir d’une base qui est inférieure à ce que ces salariés ont gagné durant leur vie », a-t-elle rappelé. Voilà pourquoi les régimes entre le public et le privé restent distincts.  Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’estMarisol Touraine Une forme d’injustice, selon certains auditeurs. « Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’est », a répondu Marisol Touraine. « Il va y avoir une augmentation – petite- des cotisations. Il va y avoir une augmentation de la durée de cotisation qui concerne tout le monde. Les fonctionnaires, les salariés des régimes spéciaux devront cotiser d’avantage et devront, à partir de 2020, travailler plus longtemps », a assuré la ministre.

 

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

 

 

 

Ayrault a surpris tout le monde sur les retraites non pas sur le fond car c’est une réforme à minima mais sur le calendrier. L’objectif était de pas mécontenter tout le monde, de couper herbe sous le pied à la manifestation du 10 septembre et d’affaiblir le mouvement en cours à propos du ralbol fiscal. Une opération sans doute réussie mais qui entrainera sûrement d’ici 5 ans une autre réforme. Dans une déclaration à Matignon, Jean-Marc Ayrault a indiqué que la durée de cotisations requise pour une retraite à taux plein serait progressivement relevée, d’un trimestre tous les trois ans à partir de 2020. Elle atteindra 43 ans en 2035: il n’y a « pas d’autre solution », a-t-il affirmé, assurant qu’il n’y aurait pas d’allongement ultérieur, au-delà de 2035.  La durée de cotisation est actuellement fixée à 41,5 ans pour la génération 1956.  Cette mesure « s’appliquera à tous: salariés du privé, fonctionnaires et agents des entreprises publiques », a précisé Jean-Marc Ayrault.  Pour des économies plus immédiates, les cotisations vieillesse acquittées par les entreprises et par les salariés seront augmentées progressivement pendant quatre ans: 0,15 point en 2014, puis 0,05 supplémentaire en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017.  Le gouvernement a finalement renoncé à augmenter la CSG pour financer le déficit des régimes de retraite, une piste qui avait paru s’éloigner avec le débat sur le poids de la fiscalité en France.  Une hausse de la CSG « pèserait sur l’ensemble des ménages, elle n’a pas été créée pour financer les retraites », a déclaré le Premier ministre.   »Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement. C’était d’ailleurs les vœux des organisations syndicales de salariés », a-t-il ajouté. Avec cette réforme, le gouvernement compte faire des économies de 7,3 milliards d’euros en 2020 pour le régime général (salariés du privé). Cet apport, assuré en grande partie par la hausse des cotisations vieillesse – 4,4 milliards d’euros – permettra de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards d’euros en 2020. L’équilibre de tous les régimes sera atteint en 2040.  Lors d’une ultime concertation à Matignon lundi et mardi, le Premier ministre avait donné des gages à ses interlocuteurs – syndicats comme patronat – soucieux de s’assurer un large soutien à propos d’un dossier traditionnellement source de crispation.  Mais dès la fin de son intervention la CGT a affirmé qu’elle n’avait pas été « entendue », maintenant la journée de mobilisation du 10 septembre, fixée avec trois autres syndicats (FO, FSU, Solidaires) pour protester contre l’allongement de la durée de cotisation.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, a fustigé une « non-réforme dangereuse » et « pas acceptable » pour le patronat. Côté politique, l’heure était aussi à la critique au sein de l’opposition: pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général en charge du projet des retraites à l’UMP, « les comptes pour 2020 n’y sont pas », alors que pour Hervé Morin, député de l’Eure (président du Nouveau centre), avec ces annonces « on se moque du monde! L’équilibre n’y est pas et les injustices continuent! ».  Seule la CFDT s’est félicitée « des mesures de justice » pour certaines vieilles revendications, dont la prise en compte de la pénibilité.  M. Ayrault a ainsi confirmé la création d’un compte mis en place à partir de 2015 pour les salariés exerçant des métiers pénibles.  Il permettra à ces salariés de suivre une formation pour se reconvertir, travailler à temps partiel en fin de carrière ou partir plus tôt à la retraite. Et sera financé par les entreprises. « Son financement devrait, à partir de 2016, reposer sur une contribution payée par toutes les entreprises au titre de la solidarité inter-professionnelle et modulée en fonction de la pénibilité propre à chaque entreprise », a précisé M. Ayrault.  Le coût de ce volet devrait représenter « moins d’un milliard d’euros à l’horizon 2020 et quelque 2 à 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2035″, selon lui.  Les retraités seront également mis à contribution: les majorations attribuées aux parents de trois enfants seront soumises à l’impôt, ce qui n’était pas le cas auparavant et ce, pour tous les régimes.  Le Premier ministre a aussi annoncé qu’il engagerait une réforme « pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail ».

Retraites : déminage temporaire

Retraites : déminage temporaire

 

 

On s’attendait à une grande réforme, on débouche sur une réformette qui démine provisoirement le terrain social avant la manifestation du 10 septembre (les régimes spéciaux ne sont pas touchés). Une reforme qu’il faudra remettre sur le tapis tous les 5 ans, comme d’habitude. L’annonce de la réforme des retraites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été accueillie froidement par certains titres de presse, tandis que d’autres saluent son habileté politique. Les éditorialistes ont donné des avis contrastés sur le projet de réforme des retraites du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Certains l’accusent de manque de « courage politique » tandis que d’autres le saluent comme « démineur ».  Gaëtan de Capele dans Le Figaro estime que « faute de courage politique, cette réforme se résume donc, comme on le craignait, à un renvoi de l’allongement de la durée de cotisation aux calendes grecques et à une nouvelle hausse des prélèvements.(…) le gouvernement a choisi – c’est une manie – de ponctionner encore la fiche de salaire des Français et d’alourdir encore un peu les charges des entreprises », déplore-t-il. De son côté, Henry Lauret dans Le Télégramme juge que  » mécaniquement opportuniste, politiquement habile, la réforme des retraites siglée Ayrault renforce le chef d’une majorité viscéralement chamailleuse qui y trouvera sans doute quelque apaisement momentané. » Et de saluer le savoir faire de Jean-Marc Ayrault : « le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passe. » Le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passeHenry Lauret dans Le Télégramme Dans La Croix, Dominique Quinio note que « le gouvernement a choisi la prudence et de ne pas s’attaquer aux dossiers les plus polémiques. » « La situation économique, malgré les quelques signes de reprise de la croissance, aurait tout à perdre d’un grave désordre social », reconnaît-elle. S’il croit que « dans ses « arbitrages », Jean-Marc Ayrault a manifestement voulu contenter un peu tout le monde », Hervé Favre(La Voix du Nord) suppose qu’ »en abattant son jeu dès hier soir, Jean-Marc Ayrault a aussi cherché à désamorcer la mobilisation syndicale avant la journée d’action prévue le 10 septembre.’ Raymond Couraud de L’Alsace a bien noté que le Premier ministre précisait « qu’il faudra bien de temps à autre ‘remettre le dossier en chantier’.  » « C’est de bonne guerre. Tous les gouvernements l’ont fait, à la manière de nos anciens qui juraient que la guerre de 14 serait « la der des der », avoue-t-il. « Cela revient presque à un succès politique, dans la mesure où la CFDT et le patronat ont été enrôlés dans une forme de coalition des pragmatismes. (…) », calcule Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain. « Contrairement à ce qu’a affirmé Jean-Marc Ayrault, cette réforme n’est pas juste, puisqu’elle ne réduit pas les inégalités de départ entre régimes, mais elle est habile », assure Jacques Camus (La Montagne Centre Presse). « En tout cas, le front social, qu’on imaginait « explosif » avec un dossier comme celui des retraites, vient d’être momentanément désamorcé.

 

Retraites: un déficit supérieur à 20 milliards

Retraites: un déficit supérieur à 20 milliards

Des chiffres trop optimistes pour le futur déficit ; tout dépendra en faiat du nouveau du chômage. L’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, estime que les prévisions du Conseil d’orientation des retraites – le défiicit pourrait dépasser les 20 milliards d’euros d’ici 2020 – sont « trop optimistes ». « La réforme de 2010 a atteint les objectifs du COR, affirme-t-il sur Europe 1. Depuis 2012, l’effondrement des recettes fait que nous ne sommes plus sur la trajectoire du COR ».  Raymond Soubie privilégie un recul de l’âge de départ à la retraite en dépit du faible taux d’activité des seniors. « Paradoxalement, plus l’âge de départ à la retraite est réculé, plus le taux d’emploi augmente. Pour moi, il faudrait aller jusqu’à 43 annuités de cotisation, et reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Un jour, on va le faire. « , conclut-il.

Retraites : le suicide collectif de la gauche avec la CSG

Retraites : le suicide collectif de la gauche avec la CSG

 

L’augmentation de la CSG pourrait bien constituer le chant du cygne fiscal pour la majorité. 70% des français considèrent déjà que le PS est éloigné de leurs préoccupations ; l’augmentation de la CSG pourrait bien être la goute d’eau qui faiat déborder le vase du ralbol fiscal ; d’autant que pour faire plaisir aux écolos (et obtenir leur soutien aux municipales), on a parallèlement aussi annoncé une taxe carbone. Instaurée en 1991 pour principalement financer l’assurance maladie, la contribution sociale généralisée (CSG) était de 1,1% à sa création. Son taux a progressivement été relevé pour atteindre 7,5% pour les salaires, 6,6% pour les pensions de retraites et 6,2% pour les allocations chômage.  La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, la dernière au sein de l’exécutif à évoquer son éventuelle hausse, a déclaré mardi que cette option avait « sa cohérence ». Tout en précisant que les décisions n’étaient « pas prises ».   »Rien n’est encore décidé », a assuré Jean-Marc Ayrault dimanche sur France 2, interrogé sur une hausse de la CSG.  De récentes informations de presse, jamais démenties, avaient fait état d’un possible relèvement de 0,2 à 0,5 point, pour combler une partie du déficit des retraites, qui va dépasser les 20 milliards d’euros d’ici à 2020, tous régimes confondus.  L’augmentation de la CSG présente le mérite d’approvisionner immédiatement les caisses, à l’inverse des autres mesures à l’étude, comme l’allongement de la durée de cotisation.  Une hausse de 0,2 point apporterait 2,4 milliards d’euros, et jusqu’à 6,1 milliards si le gouvernement la relève de 0,5 point.  Mais le Premier ministre, qui reçoit lundi et mardi les partenaires les sociaux pour leur présenter les grandes lignes de cette complexe réforme des retraites, devra faire preuve de pédagogie: le patronat et les syndicats ont déjà dit leur opposition à une hausse de la CSG.   »Les recettes de la CSG doivent être attribuées en priorité à la santé et à la perte d’autonomie. Pour les retraites, l’augmentation modérée des cotisations des entreprises et des salariés est plus logique », a dit dans une interview au JDD Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui va ouvrir le calendrier des ultimes concertations à Matignon. La CFTC va aussi faire entendre sa voix. « Lors des premières concertations, cette piste (d’une hausse de la CSG) n’avait pas paru intéresser le gouvernement. Je pense que le Medef a fait pression. Nous ne sommes pas sûrs que ce soit la bonne réponse et sans doute ne l’appuierons-nous pas lundi lorsque nous verrons le gouvernement », a déclaré Pascale Coton, la numéro deux de ce syndicat.  Pourtant, le principal syndicat patronal, qui réclame plutôt une augmentation de la durée des cotisations à 43 ans (contre 41,5 actuellement) et de l’âge légal de départ à la retraite à 63 ans (contre 62) n’y est pas favorable. « Ce serait une très mauvaise idée d’utiliser les impôts, la CSG, d’augmenter les cotisations sociales ou patronales car on réduirait la compétitivité de nos entreprises », dit Pierre Gattaz, le patron du Medef.  Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, le financement des retraites des métiers pénibles doit passer par « une cotisation employeur » et non par une augmentation de cette contribution.  L’exercice s’avère d’autant plus compliqué pour le gouvernement que le contexte ne s’y prête pas. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici vient lui-même d’évoquer « un ras-le-bol fiscal des Français ». Les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales, taxes locales), à 46,3% du produit intérieur brut en 2013, ont atteint un record.  Et la facture devrait s’alourdir avec la hausse de la TVA à partir de janvier et peut-être l’instauration d’une « contribution climat énergie », annoncée à la surprise générale jeudi.  Dans les rangs de la majorité, certains font également entendre leur désaccord. Le député PS Jean-Marie Le Guen, spécialiste des questions de santé publique, s’est dit « très réticent ». « C’est extraordinairement dangereux politiquement et socialement de donner priorité aux retraites par rapport à l’assurance maladie ».  Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale, le MoDem ou le Parti de gauche sont aussi contre, quand des économistes plaident pour une « pause fiscale ».  Bruxelles aussi met son grain de sel. Pour le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, la France doit « absolument » éviter d’augmenter les impôts. Si elle devait s’y trouver contrainte, le gouvernement pourrait, « à la rigueur », recourir à une fiscalité écologique.

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