Archive pour le Tag 'retraités'

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Cadres : la retraites repoussée à 65 ans ?

Cadres : la retraites repoussée à 65 ans ?

 

Les cadres  pourraient à terme attendre 65 ans pour toucher leur retraite complémentaire à taux plein.  Le Medef est en effet gestionnaire avec les syndicats de salariés de ces régimes regroupés au sein de l’Agirc. Le patronat devrait donc mettre sa proposition sur la table lors de la réunion de l’Agirc, le 28 novembre.  A la différence des régimes de base de retraite de la sécurité sociale, celui des cadres comme des non-cadres d’ailleurs ne peuvent pas légalement être en déficit. Pour assurer le paiement des pensions et éviter les déficits, l’Agirc a donc constitué des réserves financières au fil des ans en plaçant sur les marchés les cotisations des cadres actifs. Actuellement, ces réserves atteignent 9 milliards d’euros mais devraient être quasiment à sec en 2018 sans mesures rapides d’économies. Or, en 2014, l’Agirc devrait perdre près de 2 milliards d’euros et 5 milliards en 2018.  En effet, le nombre de cadres pensionnés augmente alors que celui des actifs baisse. Il y a aujourd’hui 2,7 millions de retraités pour 4 millions de cotisants. L’Arrco, qui regroupe les régimes complémentaires des non-cadres, est dans une situation un tout petit peu plus favorable.  Pour limiter le dérapage des dépenses, les partenaires sociaux ont bien décidé en mars 2014 le gel de la revalorisation des pensions complémentaires jusqu’en 2015. Une mesure jugée pourtant insuffisante pour tenir sur le long terme.

Sondage retraites : départ sans doute après 62 ans pour 71% des Français

Sondage retraites : départ sans doute après 62 ans pour 71% des Français

Paradoxe les Français veulent partir avant 62 ans mais ils n’y croient pas. Un paradoxe apparent car il est clair qu’en létat de équilibre des caisses de retraites même l’âge de 62 ans sera auusi remis en cause avant 20 ans voire bien avant. Il sera a priori difficile de toucher à l’âge légal de départ à la retraite. Selon une étude ICMA Group pour le groupe de ressources humaines Randstad publiée ce lundi 22 septembre, les Français souhaitent en majorité partir avant 62 ans, soit l’âge légal pour les personnes nées après 1955, depuis la réforme de 2010.  Selon les résultats de cette enquête, 54% des personnes interrogées souhaitent partir entre 60 et 62 ans et une large majorité (84,2%) ne veut pas travailler au-delà de 62 ans.  Toutefois, moins d’un quart d’entre elles (23,4%) pensent qu’elles pourront effectivement prendre leur retraite entre 60 et 62 ans.  La plupart (71,7%) estiment qu’elles devront travailler après 62 ans. Près d’un tiers des Français (29,5%) jugent même qu’ils devront poursuivre leur activité au-delà de 65 ans.  Enfin, les femmes sont 74,3% à penser devoir travailler jusqu’à 63 ans et plus contre seulement 69% des hommes.  Cette étude a été réalisée en ligne auprès d’un panel de 6.000 personnes âgées de 18 à 65 ans, représentatif de la population française, en novembre 2013.

 

Retraités : «prime exceptionnelle» de 40 euros ! Merci M. Valls !

 

Retraités : «prime exceptionnelle»  de 40 euros ! Merci M. Valls !

 

A défaut d’augmenter les petites retraites comme c’était prévu, Valls est à nouveau contredit d’abord en annulant cette augmentation prétextant une inflation trop faible puis lors de son discours à l’assemblée en annonçant à la place une prime exceptionnelle réservée aux retraites de mois de 1200 euros.  Manuel Valls a profité de son discours de politique générale, mardi à l’Assemblée nationale, pour détailler le coup de pouce finalement accordé aux petites retraites et éteindre la polémique née la semaine dernière. Le chef du gouvernement a annoncé une «prime exceptionnelle» pour les retraités percevant moins de 1.  200 euros par mois et confirmé que le minimum vieillesse serait revalorisé à 800 euros par mois contre 792 euros. Et ce, a-t-il insisté, «malgré la faible inflation». Le Premier ministre n’a toutefois pas précisé dans son discours le montant de cette prime exceptionnelle.  Alors que Manuel Valls s’y était engagé fin avril, notamment pour calmer la colère des socialistes «frondeurs», le gouvernement avait annoncé vendredi qu’il ne comptait pas revaloriser les retraites inférieures à 1200 euros (6,5 millions de personnes concernées) qui devaient l’être à partir du 1er octobre en raison d’une inflation trop faible, .  La décision a provoqué un tollé immédiat. A droite, mais aussi à gauche, où l’annonce n’a fait qu’attiser encore un peu plus les tensions entre le gouvernement et sa majorité à l’Assemblée nationale. Les frondeurs, qui en avaient fait un casus belli lors de l’examen du budget rectificatif de la Sécurité sociale, sont aussitôt montés au créneau. De leur côté, les radicaux de gauche, dont les voix pèsent lourd pour la majorité de Valls, ont réclamé illico un geste. Le message a été entendu par le gouvernement, entamant dès ce week-end une opération déminage, juste avant le vote de confiance. Dans le JDD, le Premier ministre a d’abord affirmé vouloir «compenser l’effet négatif (de l’inflation) sur les petites retraites». Puis est venu le tour de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, qui a apporté des précisions. A la radio, il assurait dimanche que «même si le gouvernement sait qu’aujourd’hui il doit mesurer la dépense publique, en particulier dans le cadre du régime des retraites, il y aura un coup de pouce qui sera donné pour les petites retraites.» ; résultat 40 euros de prime, merci M. Valls !

Petites retraites : pas d’augmentation au 1er octobre

Petites retraites : pas d’augmentation au 1er octobre

 

La non revalorisation de petites retraites étaient parait-il dues à des motifs techniques maintenant elle este justifiées par des raiosn économiques ! En effet Les pensions de retraite inférieures à 1.200 euros ne seront pas revalorisées au 1er octobre en raison de « la très faible inflation », annonce vendredi le ministère des Affaires sociales. « Le mécanisme de revalorisation, appliqué comme prévu, conduit (…) mécaniquement à une stabilité des pensions inférieures à 1.200 euros (+0,5% d’une part, -0.5% d’autre part) », précise le ministère dans un communiqué. Les retraités au « minimum vieillesse » bénéficieront en revanche « d’un coup de pouce en octobre prochain ». Le minimum vieillesse est actuellement fixé à 792 euros par mois. Le gouvernement avait annoncé en avril dernier le gel des retraites jusqu’en octobre 2015, dans le cadre de son plan de 50 milliards d’économies. Le Premier ministre, Manuel Valls, s’était engagé par la suite à épargner les retraités touchant moins de 1.200 euros sous la pression des députés de la majorité. La CFDT déclare dans un communiqué déplorer cette non revalorisation et réclame « un geste significatif en direction des retraités les plus modestes ». « Ce n’est pas un recul », a assuré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, sur RTL. « Qu’est-ce qui s’est passé? Il n’y a pas beaucoup d’inflation et donc les règles que nous appliquons chaque année de la même manière pour revaloriser les retraites aboutissent à ce que cette revalorisation soit égale à 0″, a-t-elle expliqué. « C’est cela qui est en train de se passer, le gouvernement n’est pas revenu en arrière », a-t-elle souligné.

 

Retraites : nouvelle réforme ?

Retraites : nouvelle réforme ?

 

la vraie rforme c’est le gel des retraites et sans doute pour longtemps compte tenu des déséquilibres finacier du système. La dernière réforme officille date d’un an mais elle est déjà remise en en question par l’environnement macro-économique.  Les mesures avaient été calibrées à partir d’hypothèses économiques optimistes à l’époque et qui se révèlent aujourd’hui irréalistes. «La trajectoire de retour à l’équilibre financier d’ici à 2020 reste accessible, sous réserve de la réalisation des prévisions macroéconomiques retenues dans le cadre du programme de stabilité», alertait le Comité de suivi des retraites, créé par la réforme, dans son premier rapport de juin. Or «les hypothèses de croissance, tant à court, moyen et long terme prêtent, légitimement, à débat», ajoutait-il. À tel point qu’il a été demandé au Conseil d’orientation des retraites (COR) de plancher sur de nouvelles projections financières des régimes des retraites en prenant en compte des hypothèses plus réalistes que, par exemple, un taux de chômage de 7,6 % en France métropolitaine, alors qu’il plafonne à 9,7 % aujourd’hui et que les dernières prévisions le voient encore augmenter. Idem pour la croissance, qui doit émarger à 1,6 % en moyenne d’ici à 2020 pour que les recettes prévues rentrent bien dans les caisses de l’État. On sait ce qu’il en est: pour 2014, la croissance plafonnera au mieux 0,5 % et pour 2015, à 1 %. Des taux qui sont loin de garantir l’avenir du système. Le COR doit rendre sa nouvelle copie le 16 décembre. Autre preuve que la réforme ne remplit déjà pas son objectif de retour vers l’équilibre, Manuel Valls a décidé, dès avril, de prolonger d’un an le gel des pensions de retraite, une des principales mesures de financement de la loi Touraine. Or, cette mesure devrait rapporter en 2015 deux fois moins que prévu à cause d’une inflation plus faible que les prévisions.par ailleurs la reforme  ne prévoit rien pour combler le trou des retraites des fonctionnaires, soit 8,6 milliards d’euros à horizon 2020.  Sans parler de l’équilibre des retraites complémentaires et  du compte pénibilité à terme dune cout de 2 milliards.

 

Gel des retraites : une erreur de calcul du gouvernement

Gel des retraites : une erreur de calcul du gouvernement

 

D’abord une erreur de calcul mathématique car avec l’inflation très basse les économies espérées seront moitié moins que prévues (le gouvernement espérait en effet une plus forte inflation pour raboter davantage les retraites avec ce gel). Ensuite une erreur de calcul politique car on touche la moitié des retraités avec ce gel pour les pensions de plus de 1200 euros, donc beaucoup de Français. Erreur de calcul économique enfin car on imposant cette austérité on freine la consommation, la croissance et l’emploi.  En plus d’être impopulaire et d’avoir déchiré la majorité parlementaire, le gel des pensions de base s’avère donc moins lucratif que prévu pour les finances publiques. Afin de parvenir à économiser 50 milliards d’euros, Manuel Valls a notamment décidé, dans le cadre du Budget rectificatif de la Sécu, de ne pas revaloriser cette année les pensions de retraites supérieures à 1.200 euros. Cette mesure, qui touche la moitié des retraites, soit 8 millions de personnes, devait permettre d’économiser 1 milliard d’euros.  Mais selon une information du Figaro du 6 septembre, le gel des pensions de retraite de base devrait rapporter entre 500 et 600 millions d’euros en 2015. Soit environ deux fois moins que prévu.  Un manque à gagner que l’on doit à l’inflation, qui sera environ deux fois moins élevée qu’attendu. « L’année prochaine, là où sur une hypothèse d’inflation de 1,5% on faisait au-delà d’un milliard d’économies par le seul gel de prestations, aujourd’hui ces économies sont remises en cause », avait d’ailleurs expliqué le 2 septembre le ministre des Finances, Michel Sapin, sans préciser le montant de la perte occasionnée. Selon les économistes, il faut plutôt tabler sur une inflation comprise entre 0,7 et 0,5% en 2015.

Retraites anticipées des fonctionnaires : plus de 2 milliards d’euros

Retraites anticipées des fonctionnaires : plus de 2 milliards d’euros

.  Certains fonctionnaires, classés dans la catégorie dite active, qui regroupe les emplois représentent un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles (pompiers, policiers, infirmiers…) peuvent partir dès 57 ans, voire 52 ans à la retraite. Si l’âge légal de départ était retardé à 62 ans pour ces agents, comme c’est le cas pour les autres fonctionnaires, l’Etat et la caisse de retraite des fonctionnaires économiseraient 2,3 milliards d’euros. Et ce sont 1,6 milliard d’économisés de plus si l’on supprimait les bonifications de pensions attribuées à certains agents, comme les policiers. Mais réduire ce poste de coûts entrainerait d’autres dépenses pour les finances publiques. Notamment parce que retarder le départ à la retraite de ces agents entraînerait une augmentatif de la masse salariale. Alors que c’est justement le but inverser de ce que cherche à faire l’Etat, qui profite de ces départs la retraite pour réduire ses effectifs.  Ces agents maintenus à leur fonctions pèseraient aussi lourds sur le budget car « ces fonctionnaires en fin de carrière ont une rémunération moyenne plus élevée que ceux en début de carrière », souligne le sénateur UMP Francis Delattre, auteur du rapport, dans les colonnes du quotidien. Et leur départ à la retraite plus tardif aurait aussi des conséquences financières plus lourdes car dans le même temps, leur rémunération va continuer d’augmenter. Or comme les pensions sont calculées sur les 6 derniers mois d’activité, elles seront donc plus élevées qua dans le cadre d’un départ anticipé. La suppression de ce système des catégories actives dans la fonction publique n’apparaît donc pas opportune à l’auteur du rapport. Francis Delattre, estime même que ce système est nécessaire « pour maintenir l’attractivité et prévenir le vieillissement de la fonction publique ». D’autant que le poids de ces départs anticipés à tendance à s‘amenuiser avec le temps. La catégorie active représentait 37% des départs à la retraite en 2004, actuellement ce ne sont plus que 27%, et d’ici 6 ans, ils devraient tomber à 20%. C’est la conséquence d’une modification structurelle des effectifs de l’Etat, les fonctionnaires ayant vu leur statut  aménagé ou bien sont remplacés par des contrats sous droit privé.

 

Gel des retraites voté à l’Assemblée

Gel des retraites voté à l’Assemblée

C’était la dernière grosse mesure du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, actuellement discuté à l’Assemblée nationale. Elle consiste à geler les pensions supérieures à 1.200 euros par mois « pendant 18 mois »  à partir du 1er octobre 2015 (notons que la moyenne est d’environ 1250 euros en France avec évidemment des écarts importants autour de cette moyenne).  La date de revalorisation annuelle des retraites a en effet déjà été repoussée cette année d’avril à octobre à l’occasion de la réforme des retraites.  Ce gel concernerait 8 millions de personnes, soit la moitié des retraités, représenterait un effort de 11 euros par mois. Le montant attendu des économies s’élève à 970 millions d’euros en année pleine. Les amendements de suppression de ce gel, soutenus par l’UMP, l’UDI, le Front national, le Front de gauche, les écologistes et les socialistes « frondeurs », ont été rejetés par 76 voix contre 53, dont 18 socialistes. Mobilisés depuis lundi sur ce texte, première mise en œuvre du pacte de responsabilité proposé par François Hollande qu’ils jugent trop favorable aux entreprises, les « frondeurs » socialistes sont à nouveau montés au créneau contre le gouvernement.  Le gel des retraites, « pour beaucoup d’entre nous, c’est une ligne rouge », a estimé le député Christian Paul. « C’est le contraire d’une bonne gestion des finances publiques, c’est une politique de facilité », a ajouté Pierre-Alain Muet, tandis que Jean-Marc Germain jugeait la mesure « totalement incompréhensible ». « Comment un gouvernement dit de gauche peut présenter de telles mesures? », a renchéri la communiste Jacqueline Fraysse alors que l’écologiste Jean-Louis Roumegas jugeait ce gel « inacceptable ». « Faire les poches des retraités pour équilibrer son budget, c’est parfaitement inadmissible », a dénoncé de son côté l’UMP Denis Jacquart. Le gel n’a été défendu que par les radicaux de gauche et une majorité des socialistes. Pour Michel Issindou (PS), rapporteur de la réforme sur les retraites, le gel épargne les petites retraites dans un contexte d’ »inflation extrêmement basse », ce qui « n’affectera pas les retraités de manière considérable ».

 

Retraites compte pénibilité : Valls recule

Retraites compte pénibilité : Valls recule

 

Devant la fronde des patrons Valls a reculé sur le compte pénibilité, véritable cathédrale administrative qui s’ajoutent aux innombrables autres.  Le compte pénibilité, critiqué par le Medef, devait être mis en place au 1er janvier 2015, mais Manuel Valls a annoncé son report partiel à 2016, dans une interview à paraître mercredi 1er juillet dans Les Echos. « L’année 2015 sera une année de montée en charge progressive. (…) L’objectif est d’aboutir à une généralisation en 2016, dans les meilleures conditions », explique le chef du gouvernement, qui juge en outre « incompréhensible » un éventuel boycott par le Medef de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Estimant qu’il « y a une focalisation » sur le sujet du compte pénibilité et ne voulant pas « qu’il cristallise les tensions », Manuel Valls annonce qu’il va « demander à François Rebsamen (Travail) et à Marisol Touraine (Santé) de reprendre les projets de décret pour aller plus loin dans la simplification et la sécurisation du dispositif ».  »De même, nous allons compléter la législation sur le temps partiel, afin d’écarter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié », ajoute-t-il. Le président du Medef, Pierre Gattaz, a menacé lundi de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet, si l’organisation patronale n’obtenait pas « cette semaine les réponses à (ses) questions », concernant notamment sa demande d’un report à janvier 2016 du compte pénibilité. « Si le problème de la pénibilité est réglé, avec un report en 2016, le Medef ira. Mais si nous n’avons pas clairement cette semaine les réponses à nos questions posées depuis des mois, il y a une éventualité de boycott », avait déclaré M. Gattaz « Je comprends évidemment l’inquiétude, l’angoisse, l’exaspération parfois, de beaucoup d’entrepreneurs, qui créent la richesse et l’emploi et dont les carnets de commandes sont insuffisants et incertains », dit Manuel Valls dans Les Echos.  »Mais on ne peut pas se plaindre du trop d’Etat et déserter le dialogue social. On ne peut pas vouloir être davantage respecté comme partenaires sociaux et ne pas respecter ses propres partenaires », ajoute le Premier ministre.

 

 

Retraites : une situation financière inquiétante (Touzé, OFCE)

Retraites : une situation financière inquiétante (Touzé, OFCE)

 

« Le dernier rapport du COR sur les évolutions et les perspectives des retraites en France publié en décembre 2012 s’intitulait « Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060″. Ce rapport a joué un rôle majeur puisqu’il a servi de point de référence pour la commission Moreau (rapport publié en juin 2013) puis pour des mesures correctives adoptées par le parlement fin 2013 (réforme Touraine). La réforme Touraine a principalement abouti à une hausse des cotisations (impact négatif pour les salariés), à une hausse de la durée d’activité (impact négatif pour les salariés), à une fiscalisation des majorations de retraite (impact négatif pour les retraités) et à un report de l’indexation des pensions (perte de pouvoir d’achat pour les retraités). Le nouveau rapport est, donc, particulièrement attendu puisqu’il va enfin fournir une estimation (indépendante) des mesures prises par le gouvernement Ayrault. Le moins qu’on puisse attendre d’un tel rapport est une évaluation précise de l’évolution des soldes financiers des différents régimes de retraite selon plusieurs scénarios, en général trois du type pessimiste, intermédiaire et optimiste. Si le rapport ne fournit pas ces estimations, on n’est en droit d’être très inquiet car la question de la solvabilité est essentielle pour envisager l’avenir et comprendre nos choix passés. En aucun cas, elle ne peut être éludée. Au contraire, c’est un devoir démocratique d’information car les citoyens ont le droit d’être informé, surtout que le COR a tous les moyens (techniques et humains) pour réaliser une telle évaluation. Le COR avoue un secret de polichinelle : les réformes passées bien qu’elles aient eu des effets bénéfiques, ne sont pas suffisantes. Le problème est que les réformes sont trop souvent prises avec retard et surtout elles sont évaluées à partir d’hypothèses extrêmement favorables à savoir pour le scénario de base : un taux de croissance de la productivité de 1,5% et un taux de chômage de 4,5% à long terme. Ces hypothèses pour un compte central ne sont pas réalistes car elles ne reproduisent pas les tendances de long terme. Elles correspondent seulement à des objectifs, mais faudrait-il encore se donner les moyens d’y arriver avec des politiques structurelles effectives. A défaut de vraie réforme, on annonce aujourd’hui aux jeunes générations : « ne vous inquiétez pas car à long terme, il y aura de la croissance et peu de chômage ; tous les problèmes seront donc résolus ». De plus, les scénarios optimistes sur le taux de chômage sont très favorables à l’amélioration du solde financier de la CNAV car dès lors que l’UNEDIC fait des excédents, il y a un transfert vers l’assurance vieillesse. En dessous d’un certain seuil, un bas niveau de chômage provoque un double dividende. Au contraire, un pilotage prudent des systèmes de retraite par répartition devrait se construire à partir d’hypothèses pas vraiment optimistes afin d’éviter les fausses promesses en garantissant une adéquation durable entre recettes et dépenses. Les seules surprises seraient des bonnes surprises car dès lors qu’on fait mieux que le scénario, il est toujours possible d’être plus généreux. Les scénarios trop optimistes sont un leurre (les français sont mal informé) et contribuent à une désinformation économique nuisible à la prise de décision. Par le passé, une bonne gestion aurait nécessité de réaliser d’importants excédents accumulés dans un fonds de réserve dès les années 1980. Aux Etats-Unis, l’accumulation d’un tel fonds permet au régime de retraite par répartition de tenir sans réforme jusqu’en 2033. La Suède accumule un fonds de réserve depuis les années 70. En France, aujourd’hui, on finance globalement le système de retraite avec de la dette… Le « mauvais » pilotage du système de retraite provient de la nature « craintive » des décideurs politiques qui craignent de subir un lourd échec électoral si jamais ils s’engageaient dans une vraie réforme d’envergure. Pour sortir d’une insolvabilité permanente des retraites, il faudrait faire comme les Suédois avec une grande réforme qui garantirait une justice fiscale entre les générations en figeant le taux de cotisation, une plus grande transparence en créant des comptes notionnels et surtout une solvabilité en adoptant des mécanismes d’ajustements automatiques qui permettraient au système de retraite de réévaluer les pensions (à la hausse comme à la baisse) en fonction de l’évolution de la croissance économique. Un système de retraite par répartition ne peut pas promettre de façon permanente un rendement des cotisations versées supérieur au taux de croissance économique (masse salariale), car un tel objectif nécessiterait d’augmenter (à l’infini) les taux de cotisation, ce qui n’est pas possible.

Petites retraites agricoles : +30 euros par mois

Petites retraites agricoles : +30 euros par mois

 

Pas vraiment un gros cadeau mais c’est toujours ça ! Aujourd’hui les retraites agricoles sont inférieures de 40 % à la moyenne nationale, cette disparité va s’estomper après la publication ce samedi matin de trois décrets d’application de la Loi sur la réforme des retraites du 20 janvier 2014. Ces décrets apportent quatre modifications substantielles. Tout d’abord et cela faisait longtemps que les agriculteurs le demandaient, la retraite minimale des exploitants ne pourra plus être inférieure à 75 % du Smic (moins de 800 euros). Actuellement les plus petites retraites agricoles dépassent péniblement les 50 % du Smic. Cette revalorisation se fera progressivement d’ici 2017. Par ailleurs des points gratuits seront attribués aux conjoints collaborateurs et aux aides familiaux, dans leur très grande majorité des femmes. «Cela peut représenter jusqu’à 30 euros en plus par personne et par mois et concerne plus de 500.000 personnes», détaillent dans un communiqué commun la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, et son collègue à l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Troisième changement de taille, il y aura bien la réversion de la RCO (retraite complémentaire obligatoire) au conjoint en cas de décès, que celui-ci soit ou non agriculteur. Enfin les exploitants agricoles auront un accès élargi à la pension minimale de retraite. Les agriculteurs tout comme leur conjoint n’auront plus l’obligation de cotiser pendant une durée minimale de 17,5 ans pour bénéficier d’une pension minimale. Ce délai est supprimé. Côté syndical, les réactions sont enthousiastes. «C’est conforme à ce que l’on attendait, même s’il faudra patienter jusqu’à 2017 pour que la mesure de revalorisation soit pleinement effective, explique au Figaro, Xavier Beulin, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Ces mesures qui entrent en vigueur rétroactivement au 1er février 2014 seront financées par les régimes sociaux agricoles. «Seuls les actifs agricoles vont supporter cette charge supplémentaire et non la solidarité nationale», tient à préciser Xavier Beulin.

Retraités, handicapés, précaires: Valls mal parti

Retraités, handicapés, précaires: Valls mal parti

Valls démarre mal son mandat de Premier Ministre et les sondages devraient être très mauvais surtout à un moment où on apprend que certains patrons se gavent (dans les banques ou à Véolia) ou que certains conseillers de l’Elysée se servent dans la caisse ; Les associations réunies au sein du collectif Alerte, qui réunit 38 fédérations ou associations nationales et 15 collectifs locaux, ont estimé jeudi que ces mesures d’économies allaient se faire « au détriment des plus pauvres ».   »L’annonce du gel des prestations sociales et de la revalorisation du RSA jusqu’en octobre 2015 est non seulement un message désespérant pour les plus fragiles (…) mais un choix politique injuste et irresponsable face à l’augmentation de la pauvreté dans le pays », a-t-il ajouté.  Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté adopté en janvier 2013 prévoyait notamment une revalorisation progressive du RSA de 10% jusqu’en 2017, a-t-il rappelé, exprimant « la colère » des associations de solidarité devant son report d’une année.   »Autre injustice, le gel de l’APL (aide au logement), qui va toucher plus de 4 millions de bénéficiaires, majoritairement des personnes à bas revenu ou qui vivent sous le seuil de pauvreté, ne fera qu’aggraver la crise du logement et les impayés de loyer », a ajouté le collectif.  Parmi les membres du collectif figurent la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), le Secours Catholique, la Croix Rouge Française, le mouvement ATD Quart Monde, Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre ou encore Les petits frères des pauvres.  L’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA) s’est dite de son côté « atterrée » par l’annonce du plan, qui a pour conséquence, selon elle, « la baisse du pouvoir d’achat de millions de familles ».   »Durant le même temps, des milliards sont consentis aux entreprises sans contrepartie, ni obligation de créations d’emplois », écrit l’UNRPA.  L’association se dit « indignée » des choix du gouvernement et affirme qu’elle « participera à toute initiative et toute manifestation contre l’austérité et la récession imposée à l’ensemble de la population, et en particulier aux retraités ».  Le plan d’économies « aggrave la précarité » des handicapés, a encore estimé jeudi l’Association des Paralysés de France (APF).  Le gel des pensions d’invalidité jusqu’en octobre 2015 représente « une perte sèche de pouvoir d’achat pour les nombreuses personnes en situation de handicap qui en bénéficient », a regretté l’APF.  En outre, si l’Allocation adulte handicapé (AAH) « n’est pas gelée, elle n’en reste pas moins largement sous le seuil de pauvreté », a-t-elle ajouté.  Manuel Valls a détaillé mercredi le plan d’économies de 50 milliards d’euros sur la dépense publique entre 2015 et 2017, dont 11 milliards toucheraient des dépenses sociales. En première ligne, les prestations sociales qui ne seront pas augmentées du montant de l’inflation jusqu’en octobre 2015. Cette mesure, qui ne touchera pas les minima sociaux, comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou le minimum vieillesse, n’irait pas au-delà de 2015, a promis M. Valls.

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Valls : Une nouvelle fois les retraités vont trinquer

 

Déjà touchés à plusieurs reprises, en particulier par le matraquage fiscal,  les retraités vont à nouveau trinquer surtout ceux aux pensions modeste (pension de réversion notamment). Nombre de pensions ne dépassent pas 800 euros et la moyenne est de 1256 euros par mois. Le traitement le plus dur a donc été réservé aux seniors dont les retraites resteront figées pendant un an et demi. Une première! En effet, le gel de six mois des pensions de base – du 1er avril au 1er octobre 2014 -, déjà acté lors de la réforme 2013 des retraites, se trouve prolongé d’un an. D’autre part, l’exécutif compte sur les partenaires sociaux pour continuer de geler les retraites complémentaires des salariés et des cadres. Seul rescapé, le minimum vieillesse (Aspa) sera revalorisé comme prévu au 1er octobre. Mais ce gel ne suffira pas. Il ne fournira que 4 milliards d’économies sur les 11 qui doivent être dégagés par la Sécu. La politique familiale, déjà sabrée l’année passée, sera remise à contribution à hauteur de 800 millions d’euros. Par conséquent, des mesures qui avaient été écartées l’année dernière se retrouvent à nouveau au centre des arbitrages. La prime à la naissance à partir du deuxième enfant et la dernière tranche du complément mode de garde pourraient être supprimées. D’autre part, le congé de libre choix d’activité pourrait être rééquilibré afin d’en faire bénéficier le père autant que la mère. Or, le gouvernement espère que les hommes l’utiliseront moins que les femmes et que cela diminuera d’autant le coût du dispositif. Par ailleurs, le plan pauvreté, présenté en janvier 2013, est reporté d’un an. Pour boucler l’équation, les caisses de la Sécu devront réduire leurs coûts de gestion de 1,2 milliard «grâce à la dématérialisation et à une meilleure articulation», a expliqué le premier ministre. Problème, la mise en place du «compte pénibilité», usine à gaz visant à prendre en compte la pénibilité du travail dans le calcul de la retraite, promet de faire exploser la charge de travail des caisses d’assurance vieillesse!  Enfin, le gouvernement compte sur les effets des réformes des retraites et de la famille de 2013 (2,9 milliards d’euros). Qu’il revienne à la charge à peine un an après en gelant pensions et prestations prouve au passage à quel point ces mesures étaient insuffisantes.

 

Baisse du niveau de vie des retraités à prévoir

Baisse du niveau de vie des retraités à  prévoir

 

LINSSE a calculé que le niveau de vie des retraités va baisser d’ici 2060. Des projections intéressantes maiss sans doute très fragiles car d’ici 40 ou 50 ans rien n’indique que le système de retraites pourra être maintenu, tout dépendra en fait de la croissance et de l’équilibre démographique.  Selon des simulations effectuées par l’Insee, en 2060, le niveau de vie moyen des retraités devrait se situer entre 70% et 85% de celui des actifs, alors qu’il était similaire en 2010.  Une fois leur pension liquidée, la revalorisation sur les prix assure aux retraités un pouvoir d’achat constant. En revanche, ils ne bénéficient plus des effets de la croissance, à l’inverse des salaires, explique l’Insee.  Pour étudier le niveau de vie moyen des ménages actifs et retraités, l’Insee rapporte les ressources de chaque ménage au nombre de ses membres.  Ainsi, si le ratio entre la pension moyenne de l’ensemble des retraités et le revenu d’activité moyen risque de baisser passant de 2010 à 2060 de 66 % à une valeur comprise entre 48 % et 57 %, l’effet sur le niveau de vie ne sera pas aussi fort, les foyers de retraités étant de plus petite taille.  La prise en compte d’autres sources de revenus (patrimoine, prestations sociales, etc.) relève par ailleurs le niveau de vie relatif des retraités. Celui-ci atteint en effet en 2011 96 % du niveau de vie des actifs, contre 93 % tel que simulé dans l’étude de l’Insee. « Les ménages de retraités ont en effet accumulé plus de patrimoine et sont plus souvent propriétaires de leur logement, ce qui tend à améliorer le ratio ».  Par ailleurs, l’étude constate que si aucune réforme n’avait été entreprise pour les retraites depuis le milieu des années 1980, la part des dépenses de pensions en part du PIB se serait élevée à près de 21 points de PIB en 2060. Avec les réformes, cette part se limiterait à environ 14 points.

 

Retraites: pas d’augmentation

Retraites: pas d’augmentation

Traditionnellement, leurs pensions sont revalorisées le 1er avril. Mais cette année, aussi bien les retraites du régime de base que les complémentaires n’augmenteront pas en raison de mesures prises pour freiner les dérapages des comptes. Explications.  C’est l’une des mesures de la réforme des retraites. Les pensions du régime général devront attendre le 1er octobre 2014 pour être revalorisées. Auparavant la date était fixée au 1er avril. Concrètement, cela revient à geler les pensions pendant une période de six mois pour 15 millions de retraités. Cette mesure doit permettre, selon les prévisions du gouvernement, 600 millions d’euros d’économies en 2014, 1,4 milliard à partir de 2020, 1,7 milliard à partir de 2030 et 2 milliards dès 2040. “L’effort demandé aux pensionnés est indéniable, mais limité dans le temps et dans ses effets”, plaidait l’exécutif dans l’étude d’impact qui accompagnait le projet de loi portant la réforme des retraites.  L’année dernière, les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord pour adopter des mesures de redressement des comptes des régimes de retraites complémentaires (Agirc et Arrco), dont bénéficient près de 12 millions de personnes.  Il a ainsi été décidé que ces pensions augmenteront moins que l’inflation, à raison d’un point de moins. En conséquence, la revalorisation de ces retraites est calculée en se basant sur la prévision d’inflation pour 2014, diminuée de 1%. Mais elle tient aussi compte du chiffre de 2013, pour corriger les écarts avec la prévision de cette dernière année. Au final, comme l’inflation pour 2014 est prévue à 1,3% et que celle de 2013 a été largement plus faible qu’anticipée, les retraites complémentaires n’augmenteront pas ce 1er avril. Les conseils d’administration de l’Arrco et l’Agirc ont respecté les règles de calcul, et ont décidé de geler le montant de ces pensions.

 

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