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Budget : baisse du pouvoir d’achat pour 80% de retraités (OFCE)

Budget : baisse du pouvoir d’achat pour 80% de retraités (OFCE)

Une étude de l’OFCE confirme que les grands perdants de la politique budgétaire seront les retraités. D’abord les retraités ont à subir une augmentation de la CSG et en plus les pensions ne seront revalorisées que de 0,3 % en 2009 et 2000 alors que sommes sur une tendance annuelle d’inflation de 2,3 %. En euros constants la baisse sera dont considérable. Quelques retraités seulement échapperont à la saignée notamment les 300 000 qui seront exonérés de hausse de la CSG. Le gouvernement explique que la ponction sur les retraités vise à améliorer la situation des actifs et que d’une certaine manière les retraités bénéficient d’une situation privilégiée. Faut-il rappeler que le montant moyen des retraites et de l’ordre de 1100 € avec évidemment beaucoup de dispersion autour de cette moyenne. Faut-il rappeler que nombre de retraités, surtout les plus anciens n’ont pas travaillé 35 heures mais plutôt le double et que leur retraite au regard de l’apport qu’ils ont fait à la richesse nationale est loin d’être imméritée. Selon l’étude l’OFCE, 79 % des retraités verront donc leur pouvoir d’achat amputé à l’horizon 2020 du fait des mesures du gouvernement, avec une perte moyenne de 400 euros par an au global par ménage. Les plus modestes devraient être épargnés.

 

La réforme des retraites : le dossier qui fera plonger Macron

La réforme des retraites : le dossier qui fera plonger Macron

 

 

Le dossier des retraites pourrait bien être l’affaire qui mettra un terme à la carrière de Macron. En effet pour l’intéressé il est moins question d’harmoniser que de réduire de manière significative les pensions. Bref, de diminuer ce « pognon de dingue » que représente le modèle social. Certes pour l’équilibre futur des régimes de retraite, il est sans doute nécessaire d’engager des réformes progressives visant à davantage de justice et permettant de retrouver l’équilibre. Mais l’équilibre fondamental est celui qui existe dans le rapport actif retraité. Or le nombre  d’actifs, à niveau démographique constant, dépend essentiellement de la croissance. Si la croissance est proche par exemple de celle de l’Allemagne alors les comptes sociaux se rétablissent. À l’inverse, ils se dégradent  de manière inexorable faute de recettes suffisantes alors que les dépenses s’amplifient. Ce que ne dit pas Macron et les partisans du grand ménage des retraites c’est qu’ils veulent mettre en cause la retraite par répartition et inviter les Français à compléter le manque à gagner par capitalisation. En clair diminuer les retraites de 20 % au moins et laisser les assurances privées ouvrir le manque à gagner. En quelque sorte privatiser une partie des pensions. C’est dossier social sur lequel les Français  font le mois confiance à Emmanuel. l  Macron souhaite créer un régime de retraite universel, identique pour tous les actifs avec un système de cotisation par points indexé sur le revenu. Une reforme technique qui cache l’intention de diminuer le montant des pensions et d’en privatiser une partie.

Retraites : un vœu pieux du comité de suivi

Retraites : un vœu pieux du comité de suivi

 

Organisme de consultation indépendant, le comité de suivi des retraites parle d’or en souhaitant le maintien du niveau des retraites et l’équité. Il n’indique cependant pas les conditions de financement d’un système qui sera forcément déstabilisé par l’évolution de la démographie et par le niveau de croissance (c’est à dire le rapport actifs-retraités). Dans son avis annuel remis vendredi au Premier ministre, Edouard Philippe, cette instance indépendante souligne par ailleurs que la réforme, “en unifiant les modes de calcul des droits, doit permettre d’assurer une plus grande lisibilité du système et d’en faciliter le pilotage pour assurer son équilibre financier”, ajoute Matignon dans un communiqué. Le comité juge que les objectifs de niveau de vie et d’équité entre générations sont actuellement atteints. “Il souligne toutefois que, malgré les effets des réformes successives, des écarts significatifs subsistent entre régimes et au sein de certains régimes. Il note que la situation financière des régimes n’a pas évolué depuis l’année précédente”, poursuit le communiqué. Emmanuel Macron a confirmé lundi devant le Congrès sa volonté de remplacer à terme la quarantaine de régimes de retraites par un régime unifié.

Les retraités : nouvelle manif

Les retraités : nouvelle manif

C’est la troisième manif en peu de temps des retraités.  “Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron n’a cessé d’ignorer les revendications des personnes retraitées, de les caricaturer comme des ‘riches’ et des ‘nantis’”, écrivent les neuf organisations de retraités à l’origine des manifestations du 14 juin. La CSG a augmenté de 1,7 point le 1er janvier 2018 pour compenser la suppression de certaines cotisations salariales conformément à un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Cette mesure devrait permettre, selon l’exécutif, de redonner du pouvoir d’achat aux actifs en faisant contribuer l’ensemble des revenus (dont les pensions et l’épargne) au financement de la protection sociale. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte.

Face à la grogne, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé en mars qu’il comptait “corriger le dispositif” dans la prochaine loi de Finances pour certains couples de retraités dont les revenus cumulés les placent “juste au-dessus du seuil de référence”. Pour les neuf organisations, “ce premier recul reste bien trop limité pour calmer les personnes retraitées en colère”. Elles exigent dans une pétition qu’une loi de finances rectificative soit prise annulant la hausse de la CSG pour tous et “décidant de la revalorisation de toutes les pensions”.

14 juin : manif de retraités

14 juin : manif de retraités

 

Nouvelle manif unitaire des syndicats de retraités

pour protester contre les amputations de d’achat en particulier via la CSG. Certes la participation ne sera sans doute pas massive en tout cas à assez conséquente pour menacer le pouvoir. Elle sera toutefois suffisante pour fabriquer de nouveaux mécontents. Précisément  ceux qui avaient massivement voté pour Macron. Une manif défensive mais aussi préventive dans la perspective de réduction des prestations sociales.  « Le social, ça coute un pognon dingue » (comme le renouvellement d’un service à vaisselle de l’Elysée à 500 000 euros).   Les  neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA) réclament une loi de finances rectificative, annulant notamment la hausse de la CSG pour tous, et vont apporter aux députés des paquets de pétitions récoltés sur le terrain

«Nous sommes 16 millions de retraités, soit un quart de la population, et nous n’avons pas d’interlocuteur. On nous avait envoyés vers la ministre des solidarités qui avait promis des groupes de travail, on les attend toujours. Et impossible de voir un député En Marche», s’indigne le représentant de LSR (Fédération Nationale des Associations Loisirs et Solidarité des Retraité).

À côté de la hausse de la CSG, les motifs d’inquiétudes sont nombreux. «On redoute une réduction des aides sociales, une hausse des tarifs réglementés du gaz, et l’impact de la réforme des retraites, qui n’épargnera pas les retraités actuels», estime le représentant de la LSR. Le gouvernement a pourtant indiqué que les retraités – et ceux à moins de 5 ans de la retraite au moment de l’entrée en vigueur de la réforme – ne seraient pas concernés. Et rien n’est encore tranché sur les aides sociales. Mais cela ne rassure pas. «La question de la revalorisation des pensions va se poser inévitablement dans le nouveau système en points, sans compter que la pension de réversion va être sérieusement remise en cause», estime pour sa part la CGT. Il s’agit de la partie de la retraite du conjoint décédé qui est reversée à sa veuve ou son veuf. Aujourd’hui, 3,8 millions de personnes en bénéficient, à 89% des femmes. Bref, les sujets qui fâchent ne manquent pas.

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

 

 C’est le énième scénario du fameux conseil d’orientation des retraites qui (en fonction d’humeur des gouvernements) décrète un jour l’état d’urgence pour les retraites, un autre jour la perspective d’un rééquilibrage prochain des retraites. Ces prévisions relèvent de la fumisterie car tout dépend en l’occurrence du rapport entre actifs et retraités, bien sûr de la démographie mais aussi de l’emploi, donc de la croissance ; Or personne ne peut dire quelle sera cette croissance en 2036, date estimée de l’équilibre des retraites. Plus on choisit uen date d lointaine et plus le risque d’erreur diminue pour la simple raion que la plupart des » experts » du COR seront eux mêmes en retraites et n’auront donc plus de comptes à rendre sur leurs prévisions. Ces scénarios économiques constituent des calculs de coins de table. Est-on seulement sûr qu’il y aura croissance ? Tout dépendra aussi de l’âge de la retraite, du montant des pensions, bref de la fameuse réforme des retraites à point.

D’après ces experts du COR,   le régime reviendrait à l’équilibre en 2036 après des besoins de financement de l’ordre de 0,4% du PIB en 2026 et 2030, selon le scénario le plus positif (1,8% de croissance). En novembre, le COR avait avancé un retour à l’équilibre possible en 2037.

Dans le scénario de 1,5% de croissance, le besoin de financement augmenterait en début de période pour s’établir à 0,4% et 0,5% du PIB en 2025 et 2035. L’équilibre serait atteint au début des années 2040.Dans les deux autres scénarios, le “système de retraite resterait durablement en besoin de financement». Emmanuel Macron souhaite entreprendre en 2019 une large réforme du système de retraite visant à unifier les 42 régimes existants. Le haut-commissaire nommé pour piloter le dispositif, Jean-Paul Delevoye, estime que la période y est favorable car le régime est assis, selon lui, sur une base équilibrée. Les dépenses brutes du système de retraites ont été évaluées à 316 milliards d’euros en 2017 soit 13,8% du PIB.

Réforme des retraites : le grand flou

Réforme des retraites : le grand flou

 

Si on écoute Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, pour l’instant est un peu le grand flou et ce n’est sans doute pas l’illusoire débat public lancé sur internet qui va éclairer la question. Le principe est simple, retraite par points accumulés et de même niveaux pour tous. L’application est sans doute plus complexe et la mise ne œuvre n’est pas pour demain ni même pour 2025 comme le prévoit le gouvernement.  Jean-Paul Delevoye  s’est exprimé dans une interview donnée au Parisien. « Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quel que soit le type d’employeur et le secteur. L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique« , explique Jean-Paul Delevoye au Parisien.  Il vante ainsi le respect « de la liberté de choix » que garantirait la réforme, en permettant à chacun de décider quand partir en retraite, s’il juge son nombre de points cumulés suffisant ou non. Le haut-commissaire à la réforme des retraites souligne néanmoins que « l’âge actuel de 62 ans devrait être conservé« . En cause,  le risque que des départs anticipés ne mènent des gens à avoir des petites retraites… et ne « pèsent sur la solidarité nationale ». Concernant les chômeurs, les personnes en situation précaire ou handicapées - lésés par le système à points basé sur les revenus de l’emploi – Jean-Paul Delevoye ne livre pas encore de mesure concrète. « Voilà un des débats que nous devrons avoir » ; « tous ces sujets sont sur la table » !!!!  affirme-t-il. La question des 42 régimes spéciaux sera abordée au second semestre de l’année 2018. « On va regarder quelles sont les différences avec le régime universel, les convergences possibles et les spécificités qu’il est justifié de maintenir comme par exemple pour les militaires ou pour les régimes des indépendants », assure-t-il au Parisien. Autre question abordée au second semestre : une éventuelle part de capitalisation. « La question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond (au-dessus de 120 000 € de revenus, 160 000 € ou plus) », indique Jean-Paul Delevoye. Si la participation est ouverte jusqu’au 25 octobre pour le fameux débat national sur internet, la présentation d’un projet de loi n’est prévue que pour l’été 2019. L’application de la réforme, quant à elle, ne devrait pas avoir lieu avant 2025.

 

Macron jeudi sur TF1 pour les retraités et les ruraux

Macron jeudi sur TF1 pour les retraités et les ruraux

Il est clair que Macron ne prend pas beaucoup de risques en étant l’invité de jeudi prochain du journal télévisé de 13h de TF1ou règne Jean Pierre Pernaud, l’animateur le plus lisse du paysage télévisuel qui n’a pas son pareil pour parler du saucisson d’Arles, des rillettes de Ste Maure de Touraine  ou du dernier fabricants de sabots en Auvergne. La chaine n’est pas choisie au hasard ni l’horaire. A 13 heures ce sont surtout des retraités et des ruraux qui regardent la petite lucarne.  On y parle surtout de ruralité surtout pas de politique ou alors de manière très allusive pour cirer les pompes du gouvernemenet (celui-là comme les précédents). Jean Pierre Pernaud sera sans doute le principal interviewer. De quoi rassurer Macron qui peut s’attendre à des questions bateau préparées par l’Elysées servies avec complaisance par le transparent animateur du JT de 13 heures. Ce sera Macron chez les ploucs ! la preuve,  lors de cet entretien d’une heure en direct également diffusé sur LCI, le chef de l’Etat “sera interrogé sur les sujets de la vie quotidienne des Français”, a indiqué TF1 dans un communiqué, précisant que l’interview serait entrecoupée de reportages et laisserait la place aux questions des Français”.Macron aura quand même du mal à convaincre les retraités ruraux ou non du bienfondé de la ponction de la CSG ; Pourtant c’est essentiellement l’objet de cette interview.

Sondage popularité Macron : nette baisse chez les retraités et les moins favorisés

Sondage popularité  Macron : nette baisse chez les retraités et les moins favorisés

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la maladresse de Macron chez les retraités va lui couter cher. En effet cette catégorie qui représente 30 à 40% des votants selon les élections avant massivement soutenu Macron aux présidentielles. Mais depuis l’annonce de la hausse de la SCG qui a touché beaucoup plus de retraités que prévu , c’est la chute de popularité dans cette catégorie ; D’autant plus que Macron a justifié cette augmentation par la nécessité d’opérer un transfert vers les jeunes générations . De quoi surprendre quand on connait ce qu’ont été les conditions sociales très dures de la plupart des retraités. Des catégories qui ont souvent travaillé le double de temps par rapport aux actifs actuels et avec des salaires  bien inférieurs en francs constants. Cette opposition des générations n’a guère été appréciée surtout quand les médias ont affirmé que les retraités gagnent davantage que les actifs. Ce qui est faux puisque la retraite moyenne tourne autour de 1200 euros et le salaire moyen autour de 1750 euros.  Du coup, les bonnes opinions deviennent minoritaires chez les plus de 65 ans à l’égard de Macron. . Pourtant, cette catégorie constituait un socle électoral fort au moment de la campagne présidentielle. La hausse de la CSG chez les retraités a contribué à l’érosion de la cote de popularité de Macron alors que des milliers de seniors ont manifesté la semaine dernière pour défendre leur pouvoir d’achat. Dans la population des moins de 35 ans, la part des bonnes opinions est également en baisse de 6 points (42%). Les moins favorisé n’ont pas particulièrement appréciés d’être aussi mis à l’index dans le cadre de la loi sur le code du travail ou du contrôle des chômeurs. Elles ont aussi subi de plein fouet les hausses de fiscalité (carburant par exemple)).  Dans ces  catégories à bas revenus, la chute est vertigineuse. Seuls 21% des interrogés ont une opinion favorable pour l’ancien ministre de l’Economie, c’est 9 points de moins qu’en février et 25 points de moins qu’en décembre.

Retraités : de Villepin critique la méthode

Retraités : de Villepin critique la méthode

. L’idée de jouer une classe d’âge contre les retraités, ce n’est pas, politiquement, une bonne chose », a indiqué Dominique de Villepin lors
du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, ce dimanche 18 mars.  L’ancien Premier ministre estime que « dans un pays qui a souvent eu le sentiment du blocage, d’avoir du mal à se transformer et à changer, il a engagé une transformation des esprits. Je crois que c’est l’essentiel. À partir de là, il y a une méthode qui consiste à mettre tous les dossiers des réformes sur la table et provoquer une sorte d’effet de sidération« . Il  ajoute : « Mon inquiétude aujourd’hui, c’est que nous sommes dans un temps nouveau, nous allons bientôt entrer dans la deuxième année du quinquennat. Il faut faire attention à ce que les oppositions ne se cristallisent pas. Nous avons un président qui a une intuition très forte sur la façon de gouverner. Il a voulu marquer le retour d’une certaine autorité« .  Néanmoins, il précise que l’on « peut pas se contenter de l’autorité et de la modernité (…) Il doit montrer sa capacité empathique, c’est le défi qu’il a. Faire des réformes, dormir quatre heures par nuit, travailler en petite équipe… c’est possible pendant quelques mois, mais le risque c’est que l’on reste isolé, solitaire, arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités« .  D’après lui, Emmanuel Macron  »a choisi de redonner de l’autorité à la fonction, malheureusement le risque c’est que plus les réformes et les décisions se multiplient, plus on retiendra cette image autoritaire. Dans notre pays, ça créé un certain nombre d’opposition et de résistance ».

Sondage : les retraités lâchent Macron

Sondage : les retraités lâchent Macron

8 points de baisse en un mois et  57% de mécontents désormais d’après le dernier sondage de mars Ifop-JDD.  Or les retraites constituaient la base électorale la plus importante pour Macron   Or   »Il y a clairement un avant et une après-manifestation des retraités », selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. La manif des retraités n’a evidemment pas attiré des millions de personnes dans la rue. La culture de manifestation des retraités n’est tellement dans les mœurs. Pour autant, le mécontentement doit être pris en compte car le gouvernement a fait une  lourde erreur en taxant via la CSG bien au-delà des retraités aisés. En outre, l’opposition entre actifs et retraités constitue uen maladresse politique. Le gouvernement et Macron en particulier devront être attentifs à l’arme fatale des retraités à savoir : le bulletin de vote.  Les retraites représentent environ 30 à 40% des votants selon les votes. En majorité,  ils ont voté Macron aux présidentielles. Pour les européennes, certains pourraient voter différemment. Surtout si  le gouvernement continue d’être  inflexible face aux revendications des retraités, qui ont manifesté jeudi pour la seconde fois en France pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Les retraités, qui avaient déjà défilé en septembre dernier, répondaient à l’appel de neuf syndicats et organisations pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de CSG appliquée depuis le 1er janvier dernier pour financer la baisse des cotisations des salariés du privé. Le mouvement se doublait d’une nouvelle mobilisation des personnels des Ehpad (maisons de retraite médicalisées) qui réclament plus de moyens humains et financiers. Les “seniors”, qui ont massivement voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle (74%), ont découvert pour beaucoup avec désenchantement les répercussions de cette mesure sur les premières pensions de 2018 versées début février. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte. Les retraites subissent en outre les effets de la taxe de 0,3% sur leur pension au titre de la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) mise en œuvre en 2013, de la suppression de la demi-part fiscale pour les parents isolés (2008) et du gel de la revalorisation des pensions.

 

Les retraités ne savent pas compter

Les retraités ne savent pas compter   ! Amélie de Montchalin (LREM)

 

Condescendante  et un peu arrogante, la jeune députée  Amélie de Montchalin estime que en substance que les retraités ne savent pas compter. C’est moins grave que cet autre déclaration d’un député de LERM qui avait déclaré que les retraités actuels étaient uen génération dorée ! Amélie de Montchalin , Cheffe de file des députés En marche à la commission des finances de l’Assemblée nationale,  répond à la grogne des retraités qui ont manifesté jeudi en les invitant à mieux faire leurs comptes sur l’ensemble de l’année et notamment intégrer la baisse de la taxe d’habitation. La  députée de 32 ans, qui se présente sur wikipédia comme fille d’uen famille d’agriculteur est en fait une carde supérieur comme son père  et n’entretient sans doute que des relations approximatives avec les réalités sociales du français moyen et encore moins des moins favorisés. En outre et surtout, la promesse de la baise de la taxe d’habitation risque d’être équilibrée rapidement, dès 2019, par une  hausse considérable de la taxe foncière comme le réclament les collectivités locales. (Avec éventuellement en plus la révision des assiettes). Interview dans le JDD :

 

Les retraités, qui ont manifesté jeudi, estiment leur pouvoir d’achat menacé, notamment par la hausse de la CSG. Que leur répondez-vous?
Leur colère est légitime, car le pays est aujourd’hui dans un mauvais état économique. Notre responsabilité collective est de retrouver de l’emploi, de la croissance et un modèle de financement de la protection sociale qui soit viable. Les retraités qui ont manifesté jeudi, ils ont travaillé toute leur vie, ils ont payé la retraite de leurs parents et, aujourd’hui, leurs enfants et petits-enfants ne peuvent pas payer leur retraite. Cela faisait quatre ans que leurs retraites n’avaient pas été augmentées.

 C’est donc la faute au quinquennat précédent?
Geler les retraites, ce n’était pas un choix politique, ils n’avaient pas les moyens de faire autrement. D’ici 2022, il faut que les retraites puissent augmenter, et non pas artificiellement via des cadeaux fiscaux, mais en recréant une dynamique économique.

 

Il y aura une revalorisation des petites retraites, décidée en octobre dernier, mais la prochaine hausse n’interviendra pas avant janvier 2019. Pareil pour la suppression de la taxe d’habitation, qui ne va pas intervenir tout de suite. Ces mesures auraient-elles pu entrer en vigueur plus tôt?
Je ne crois pas qu’il y ait un problème de calendrier. Nous, députés, avons voté un paquet de mesures dans le budget 2018. A votre liste, il faut d’ailleurs ajouter le chèque énergie, qui va aider à partir d’avril les foyers modestes à payer leur chauffage, ou encore le crédit d’impôt aux services à la personne, qui n’était pas accessible aux retraités auparavant – ça peut être jusqu’à 1.000 euros d’impôts en moins si vous embauchez quelqu’un deux heures par semaine. Toutes ces mesures, elles arrivent. En France, nous payons les impôts à l’automne : la suppression de la taxe d’habitation par exemple, les contribuables la verront en octobre. Que les Français fassent les comptes à la fin de l’année.

 

Beaucoup de Français et de retraités, à commencer par ceux qui paient un loyer, font leurs comptes à la fin du mois…
Les Français qui gagnent 2.500 euros et qui paient la taxe d’habitation mensuellement paient déjà un tiers de moins chaque mois. Des millions de Français seront dans le positif fin 2018. Ceux qui se posent des questions sur notre travail doivent avoir une vision annuelle. Moi, j’ai voté un budget pour l’année 2018. Ma responsabilité politique, c’est d’abord de l’appliquer. Et puis, l’opposition de droite nous critique. Leur plan pour financer la protection sociale, c’était d’augmenter la TVA, plutôt que la CSG. Or, la TVA, tout le monde la paie.

 

Laurent Wauquiez a encore indiqué lundi dernier que la hausse de la TVA, mesure voulue par François Fillon pendant la campagne présidentielle, était une proposition qu’il ne défendra plus…
Laurent Wauquiez dit : « Aucune hausse d’impôts. » Moi, je ne comprends pas comment il va réduire la dépense publique et réduire structurellement le chômage. Je ne comprends pas non plus qu’un responsable politique dénonce des mesures qui ont été annoncées avant l’élection présidentielle et que les Français ont validé par leur vote. Nous faisons l’inverse d’une « politique de signaux » qui se faisait avant. Avant, on prenait une mesure pour envoyer un signal vers une population donnée. Mais cela créait des mécontents et, trois mois plus tard, on changeait finalement de cap. Cela a décrédibilisé la parole politique.

 

N’y a-t-il pas assez eu de pédagogie de la part de votre camp?
Il y a 25 millions de Français qui vont gagner significativement cette année. Je ne leur demande pas de nous applaudir dans la rue, mais c’est une réalité. Bien sûr, on peut toujours expliquer davantage. Ceci dit, il y a une instrumentalisation de la part de l’opposition. Une mesure annoncée puis votée n’entre pas toujours en vigueur dans l’immédiat, d’un coup de baguette magique.

Une réforme des retraites sous tension

La réforme des retraites doit être lancée d’ici à l’été 2019. Emmanuel Macron a promis un système universel. Cela implique-t-il un système unique, uniforme?
Aujourd’hui, en regardant l’évolution du marché du travail, les carrières sont moins linéaires. Les vies professionnelles naviguent davantage entre le privé, le public, le statut d’indépendant. Cela pose un énorme défi à notre système de retraites. Résultat, une personne en fin de carrière se retrouve parfois avec cinq, six caisses qui financent sa retraite. C’est un système complexe et injuste, car cotiser un euro en tant que professeur ne donne pas les mêmes droits que cotiser un euro en tant qu’agriculteur, médecin ou autre. Un euro cotisé doit valoir la même chose pour toutes les retraites. Il y a donc besoin de remise à plat. Est-ce qu’on va aboutir à un système uniforme, unique pour tous? Cela va dépendre aussi des négociations menées dans le cadre de la réforme. Mais il faut simplifier. Et la solution, c’est que le système des retraites ne dépende plus du statut de l’employeur mais de la personne. Par exemple, les personnes chargées de la maintenance d’une centrale nucléaire ne bénéficient pas d’un statut particulier, alors que les cheminots en ont un. L’idée n’est pas d’opposer les Français, mais plutôt de tendre vers plus de justice.

Avec cette réforme, les régimes spéciaux sont voués à disparaître. Craigniez-vous un mouvement social, comme celui qui s’engage contre la réforme de la SNCF et du statut des cheminots?
Lors de ma campagne, en mi-juin dernier, beaucoup d’électeurs venaient me voir en disant : « On veut bien voter pour vous mais, de toute façon, le pays sera bloqué en septembre et vous reculerez. » Nous avons une méthode, nous croyons à la concertation. Bien sûr, il n’y aura pas forcément de consensus, mais il n’y a pas de surprise : nous nous sommes fait élire pour faire ces réformes, nous les faisons et les Français sont en connaissance de cause. Pas comme la loi El Khomri en 2016 que François Hollande n’avait pas annoncé en 2012. Avec nous, il n’y a pas d’objectif caché.

 

 

Les retraités d’aujourd’hui sont-ils issus d’une « génération dorée » comme l’a dit votre collègue, le député En marche Eric Alauzet?
Macro-économiquement, oui, il y a eu une génération qui a bénéficié de la baisse des taux et du plein-emploi des 30 glorieuses. Mais on ne peut pas considérer pour autant que les retraités d’aujourd’hui ont eu une vie professionnelle et personnelle « dorée ». Je ne veux pas condamner ni défendre Eric Alauzet, mais il faut que nous, responsables politiques, fassions attention aux mots employés. Les mots qu’on utilise doivent décrire le réel.

 

 

L’arme des retraités : le bulletin de vote

L’arme des retraités : le bulletin de vote

La manif des retraités n’a evidemmenet pas attiré des millions de personnes dans la rue. La culture de manifestation des retraités n’est tellement dans les mœurs. Pour autant, le mécontentement doit être pris en compte car le gouvernement a fait une  lourde erreur en taxant via la CSG bien au-delà des retraités aisés. En outre, l’opposition entre actifs et retraités constitue uen maladresse politique. Le gouvernemenet et Macron en particulier devront être attentifs à l’arme fatale des retraités à savoir : le bulletin de vote.  Les retraites représentent environ 30 à 40% des votants selon les votes. En majorité,  ils ont voté Macron aux présidentielles. Pour les européennes, certains pourraient voter différemment. Surtout si  le gouvernement continue d’être  inflexible face aux revendications des retraités, qui ont manifesté jeudi pour la seconde fois en France pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Les retraités, qui avaient déjà défilé en septembre dernier, répondaient à l’appel de neuf syndicats et organisations pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de CSG appliquée depuis le 1er janvier dernier pour financer la baisse des cotisations des salariés du privé. Le mouvement se doublait d’une nouvelle mobilisation des personnels des Ehpad (maisons de retraite médicalisées) qui réclament plus de moyens humains et financiers. Les “seniors”, qui ont massivement voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle (74%), ont découvert pour beaucoup avec désenchantement les répercussions de cette mesure sur les premières pensions de 2018 versées début février. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte. Les retraites subissent en outre les effets de la taxe de 0,3% sur leur pension au titre de la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) mise en œuvre en 2013, de la suppression de la demi-part fiscale pour les parents isolés (2008) et du gel de la revalorisation des pensions.

Une grève des retraités ?

Une grève des retraités ?

 

« Si les retraités se mettaient en grève de la consommation, de la garde des petites enfants, du tissu associatif, vous verriez dans quel état serait la France ! », déclare  Serge Guérin, sociologue sur Europe 1. .  »Ces personnes que l’on traite souvent d’inactives, de oisives, de privilégiées […] jouent un rôle absolument majeur dans la société, mais on ne voit le travail que comme étant une activité professionnelle, or aujourd’hui le lien social est beaucoup plus large que cela », développe ce chercheur pour qui « opposer les générations, n’est pas la meilleure idée ». Une référence aux déclarations tenues par Emmanuel Macron mercredi, qui, interpellé par une personne âgée en marge de son déplacement à Tours, a justifié la hausse de la CSG par un coup de pouce pour « relancer l’économie et les actifs ». »Si je ne fais pas cet effort pour ceux qui travaillent, il n’y aura personne pour payer vos retraites », a-t-il notamment plaidé.  »On a choisi en 1981 de faire passer la retraite de 65 à 60 ans, alors même que l’on voyait déjà les chiffres disant que l’on allait vivre plus longtemps. On a une espérance de vie qui augmente et une espérance de vie professionnelle qui se restreint. Au bout d’un moment, ça ne tient pas », explique Serge Guérin. « Les retraités, pour une grande part, vivent avec des retraites extrêmement modestes », souligne-t-il, tout en rappelant que la retraite moyenne en France est de 1.350 euros (en fait c’est moins de 1200 euros NDLR). Mais ce chercheur tient aussi à balayer le cliché selon lequel les retraités gagneraient plus d’argent que les actifs. « En global, on pourrait trouver une petite différence. Cela dit, je ne suis pas choqué que des personnes qui ont travaillé pendant 40 ans gagnent plus que des gens qui commencent à travailler. Concernant le manque de moyens dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées, Serge Guérin estime que les politiques sociales n’ont pas été assez prévoyantes, alors que les données démographiques laissaient déjà présager du vieillissement à venir de la population française, même s’il assure qu’il ne s’agit pas d’un « tsunami gériatrique », comme l’annoncent certains commentateurs. « Une partie d’entre eux aura besoin d’être bien accompagnée. Cet accompagnement n’est pas une perte économique, car ce sont des emplois et des services derrière », relève-t-il. « C’est d’abord un choix de société : est-ce que l’on veut, ou non, organiser une société qui prend en compte toutes les fragilités, et pas seulement celles des personnes âgées, ou alors est-ce que l’on estime que ces derniers de cordée, il faudrait les mettre au rebut ? », interroge le sociologue.

 

Retraités “une génération dorée” (Eric Alauzet élu LREM)

Retraités “une génération dorée” (Eric Alauzet élu LREM)

 

 

Pour défendre les reformes fiscales du gouvernemenet, Eric Alauzet, député LREM du Doubs, affirme « les retraités d’aujourd’hui font partie d’une génération dorée ». Il note également que le montant de leur retraite serait plus élevé que celui de leurs grands-parents et la retraite de leurs enfants sera « entre 10 et 15 % moins élevée » que la leur. « Et s’ils ont travaillé toute leur vie, ça ne suffit pas comme argument au moment où il faut trouver de l’argent pour renflouer les caisses de l’Etat », (dans le  Parisien). Un beau raisonnement de bobo qui entretient sans doute une relation approximative avec les réalités sociales. Pas étonnant c’est un ancien écolo, médecin acuponcteur qui a sans doute choisi cette spécialité pour éviter les contraintes de temps de travail des généralistes. …..et leurs  faibles rémunérations. Le député ne comprend « pas vraiment » cette colère de retraités. « Ceux qui vont être pénalisés ne représentent qu’une minorité », indique ce rapporteur du budget de la Sécurité sociale pour la commission des finances. Une erreur évidemment car le montant moyen des pensions en France tourne autour de 1000 euros, pas vraiment le Pérou m^me s’il y a beaucoup d’écart autour de la moyenne. Le député zélé oublie une chose c’est que la génération visée a souvent travaillé le double de temps  de  la génération actuelle, autour de 70 heures, avec des congés écourtés voire pas du tout, un jour de repos hebdomadaire seulement. Beaucoup de travail physique  dans des conditions hygiène et de sécurité qui seraient condamnés aujourd’hui.  Le député macroniste pense cependant  qu’« il faut que les retraités se ressaisissent et comprennent que ces mesures accompagnent ceux qui travaillent »« Par ailleurs, la hausse de la CSG est une mesure de gauche, extrêmement sociale, elle n’impacte pas les retraités ou les Français les plus modestes. Ceux qui mettent au pot peuvent financièrement le faire », conclut-il hâtivement.  Si les caisses sont vides aujourd’hui c’est surtout en raison du chômage et du déséquilibre entre actifs et chômeurs en raison d’un manque de compétitivité de l’économie française et notamment d’un manque de productivité en particulier depuis les 35 heures. Le député bobo ne doit pas connaitre grand-chose à l’économie et même à la problématique sociale. Il devrait faire l’expérience et essayer de vivre avec 1000 euros surtout dans les grandes villes où les loyers sont démentiels.

 

Maisons de retraites : crise financière et sociétale

Maisons de retraites : crise financière et sociétale

 

La grève sera sans doute suivi dans les EHPAD car la crise est assez profonde il s’agit d’une crise de moyens notamment financiers mais aussi une crise sociétale. Sur le plan financier, on va modifier les allocations pour les faire tendre vers une moyenne se concrétisant cependant par une baisse globale. La question se pose aussi vis-à-vis des effectifs. Des principes avaient été fixés quant au ratio personnel résident mais ils n’ont jamais été appliqués. Se posent  aussi des problèmes de management dans les EHPAD surtout publics. Le problème fondamental c’est que l’on a fort justement encouragé les personnes âgées à rester à domicile le plus longtemps possible. Du coup, ceux qui rejoignent  les maisons de retraite sont de plus en plus dépendants et réclament  une attention encore plus soutenue. On pourrait sans doute maintenir encore un peu plus certaines personnes à domicile mais le problème se pose aussi concernant le problème du financement de ces services. Compte tenu du coût,  les personnes âgées réduisent de plus en plus le temps d’aide à domicile et le personnel (ADVF) passent davantage de temps dans le transport que chez les personnes âgées.  Un quart d’heure d’aide puis un autre quart d’heure en transport. L’allongement de la durée de vie devrait pourtant interroger la société sur les conditions de gestion du vieillissement de personnes surtout dépendantes. Depuis le 1er janvier 2017, en vertu d‘une réforme du précédent gouvernement, les Ephad sont soumis à de nouvelles règles de tarification et de contractualisation visant à simplifier l‘allocation des ressources et à faire converger d‘ici 2023 les dotations entre public et privé. Cette réforme “va se traduire par des suppressions massives de postes et une prise en charge des résidents qui sera encore plus dégradée”, estiment les syndicats CGT, CFDT, FO, SUD, UNSA, CFTC et CFE-CGC dans leur appel à la grève unitaire du 9 janvier, soutenu par des représentants de retraités ainsi que l‘association des directeurs des Ehpad et étendu aux agents de service à domicile. L‘annonce jeudi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, d‘une enveloppe supplémentaire de 50 millions d‘euros supplémentaires pour les Ehpad, sorte de pansement sur une jambe de bois, n‘a pas éteint la contestation.

Retraites : 84% des Français pour l’harmonisation

Retraites : 84% des Français pour l’harmonisation

Une étude qui n’apporte pas grand-chose et qui témoigne de la complexité de la réforme des retraites. Plus de huit Français sur dix (84%) seraient favorables à une harmonisation des régimes de retraite, mais seulement 40% se prononcent pour un régime unique, selon une étude du ministère des Solidarités rendue publique mercredi. La question première est de savoir à quel niveau se ferait l’harmonisation. Par le bas, par le haut, autour de la moyenne. Même interrogation concernant l’éventuel socle unique, quel contenu ? Le niveau d’une  pension du régime général pour uen carrière complète est d’environ 1100 euro. Mais il y a des très fortes disparités autour de cette moyenne selon les statuts.39% estiment « qu’il ne devrait y avoir qu’un seul régime de retraite avec des caractéristiques identiques pour tous». Sans aller si loin, un peu moins de la moitié (45%) se prononce pour « un socle commun de retraite (…) gardant certaines différences selon le statut professionnel». Seules 16% des personnes interrogées préfèrent ainsi « des régimes différents pour tenir compte des différences de statut professionnel». CES résultats pourraient « traduire à la fois une volonté de renforcer l’équité entre les différents régimes, et une envie de simplification et de plus grande lisibilité« , selon la Drees service statistique du ministère). . Dans le détail, les opinions divergent selon les statuts : « les inactifs, notamment les retraités, préconisent le régime unique pour 44% d’entre eux, contre 35% des actifs ». Chez ces derniers, le régime unique est davantage plébiscité par les ouvriers (49%) que par les cadres et professions libérales ou professions intermédiaires (24% dans les deux cas). Les salariés du public, sans surprise moins favorables au régime unique (26%) que les salariés du privé (36%), se positionnent pour 57% d’entre eux pour un socle commun avec des différences selon le statut. Autre enseignement, si l’ensemble des sondés « restent très majoritairement attachés à un système de retraite essentiellement public » (9 sur 10 en 2015), un peu moins de la moitié estime qu’il faudrait à l’avenir ajouter « un complément d’assurance ou d’épargne individuelle » à l’actuel système par répartition. Bref, pas vraiment de quoi éclairer le gouvernemenet qui prudemment a repoussé l’échéance de la reforme en 2019 voire plus  tard.

 

Réforme des retraites : en 2018, 2019, 2022 ou à la St Glinglin

Réforme des retraites : en 2018, 2019, 2022 ou à la St Glinglin

Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans, ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2017 bien sûr mais aussi en 2018 voire au-delà. Jean-Paul Delevoye le Haut-commissaire à la réforme des retraites, poursuivait ses rencontres avec les partenaires sociaux sur ce dossier épineux du quinquennat d’Emmanuel Macron, mais sans indiquer les pistes qui pourraient être retenues par le gouvernement. Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 voire prolongée en 2019. Son application ne pourra pas entrer en vigueur avant 2020 2021 voir même après 2022. Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. L‘Elysée espère lancer dès 2018 cette réforme potentiellement explosive, à propos de laquelle l‘exécutif reste pour l‘instant évasif. “Je ne veux pas me faire enfermer dans des calendriers. C‘est une réforme structurelle, c‘est une réforme en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite aussi beaucoup de temps de concertation”, a dit Agnès Buzyn sur LCI. “Si nous commençons à dire c‘est à telle date ou à telle date, nous nous mettons dans l‘obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires, sur les Français”, a-t-elle jugé. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

 

Retraites : la vraie bombe sociale pour Macron

Retraites : la vraie bombe sociale pour Macron

La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron et la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 voire prolongée en 2019. Son application ne pourra pas entrer en vigueur avant 2020 2021 voir même après 2022. Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. L‘Elysée espère lancer dès 2018 cette réforme potentiellement explosive, à propos de laquelle l‘exécutif reste pour l‘instant évasif. “Je ne veux pas me faire enfermer dans des calendriers. C‘est une réforme structurelle, c‘est une réforme en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite aussi beaucoup de temps de concertation”, a dit Agnès Buzyn sur LCI. “Si nous commençons à dire c‘est à telle date ou à telle date, nous nous mettons dans l‘obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires, sur les Français”, a-t-elle jugé. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Revenus : les retraités français sont-ils des privilégiés ?

Revenus : les retraités français sont-ils  des privilégiés ?

 

En 1970,  le niveau des retraités était égal à 70 % de celui de l’ensemble des revenus de la population. En 2017, il est à peu près équivalent. Conclusion,  effectivement le niveau de vie des retraités s’est notoirement amélioré. D’où la tentation de critiquer la situation sociale des pensionnés alors que d’autres catégories sont en souffrance et que l’équilibre des comptes publics est loin d’être assuré. Le montant moyen des pensions tourne autour de 1100 € avec il est vrai très fortes disparités, c’est-à-dire d’écarts autour  de cette moyenne. Une moyenne toutefois qui n’est pas scandaleuse si l’on tient compte qu’en général nombre de pensionnés actuels sont partis plus tard à la retraite mais surtout si l’on prend en compte le fait que les conditions de travail de nombre de pensionnés étaient bien différentes de celles qui prévalent actuellement. Aujourd’hui les salariés bénéficient d’une durée du travail de 35 heures, or il y a 30 ou 40 ans la durée de travail était proche du double. D’ailleurs dans nombre d’activités on ne comptait même pas les heures !  C’est évidemment une différence de taille. D’une façon générale les retraités n’ont donc pas volé leur retraite même s’il faut évidemment prendre en compte les difficultés à assurer dans le futur le même niveau de retraite qu’actuellement. Cela en raison du déséquilibre structurel entre actifs et retraités.  Le revenu disponible (pensions + revenu du patrimoine essentiellement), net d’impôt, perçus par les plus de 65 ans, correspond à 100,4% de celui la population totale. Ce qui place la France en deuxième position des pays de l’OCDE, derrière le Luxembourg, seul autre pays où le revenu des seniors est en moyenne supérieur à celui de la population. Conséquence, le taux de pauvreté chez les plus des 65 ans, tel qu’il est calculé par l’OCDE, est de 3% chez nous contre plus de 12% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Mais encore une fois l’équilibre futur équilibre actifs- retraités va changer la donne. D’après les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les pensions, stricto sensu, vont progresser entre 27 et 38% d’ici 2060, selon les hypothèses retenues, et les revenus d’activité entre 53 et 101%. Ainsi, en termes relatifs, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité moyen passerait par un pic de 67% en 2018 avant de diminuer pour tomber selon les scénarios entre 55 et 45%.Rien n’est certain car le COR a souvent changé ses perspectives.

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