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Equilibre des Régimes des retraites encore différé

Equilibre des Régimes des retraites encore différé

Théoriquement le gouvernement prévoyait l’équilibre des régimes de retraite pour 2016 un objectifs qui ne sera pas encore atteint cette année puisqu’il faudra prendre en compte un déficit de l’ordre de 4 milliards d’euros. Le comité d’orientation des retraites, lui, avait  envisagé un équilibre pour 2020. Des prévisions tout à fait aléatoires puisque les Français eux pensent que le régime des retraites éclatera d’ici 10 ans. Selon l‘enquête  IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne,   70% de nos concitoyens croient en effet que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Une estimation qui paraît pertinente puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. D’après le comité d’orientation des retraites (COR) l’équilibre devrait cependant être retrouvé d’ici 2030. Malheureusement le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020. Alors 2020, 2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles (), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Parmi les différents scénarios envisagés, le COR entrevoit dans son dernier rapport un scénario central, dans lequel les régimes de retraites n’épongeraient pas leur déficit global avant 2030, révèle Le Figaro. Dans ce scénario, après 2030, les projections financières aboutissent à une hausse très progressive de l’excédent des régimes de retraites jusqu’à atteindre environ +0,4% du PIB en 2060 (selon Les Echos). Le scénario le plus optimiste, quant à lui, représente une situation où le chômage diminuerait drastiquement, et se stabiliserait à un niveau faible. Grâce à davantage de cotisations, le déficit actuel des régimes de retraites parviendrait à disparaître dès 2025, avant de laisser place à une augmentation progressive de l’excédent annuel des régimes de retraites jusqu’à +1,8% du PIB français en 2060 selon Les Echos. Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique.  Pourtant ils sont  à 65% à être opposés à un report de l’âge de départ de 62 à 65 ans.  Estimant pour la plupart d’entre eux que leur pension sera insuffisante pour vivre correctement, nos concitoyens épargnent régulièrement et se tournent vers des solutions individuelles. Leurs placements préférés restent sans surprise l’assurance vie –pour la disponibilité de l’épargne et l’immobilier- pour la sécurité et la possibilité de rester chez soi autant que possible pour ses vieux jours. C’est ainsi qu’une grande majorité plébiscite le fait d’être propriétaire de sa résidence principale pour bien préparer sa retraite et pour près de 30% d’entre eux cette préparation passe également par la réalisation d’investissements immobiliers.

La Grèce adopte les réformes des retraites et de l’impôt

La Grèce  adopte les réformes des retraites et de l’impôt

 

Ce n’est pas de gaieté de cœur que le parlement grec a été contraint d’adopter les réformes concernant les retraites et l’impôt mais par obligation : en effet ces reformes  étaient voulues par l’union européenne en échange d’une nouvelle d’une nouvelle tranche d’aide financière du plan de sauvetage. Tous les partis de l’opposition, dont Nouvelle Démocratie (droite conservatrice), ont voté contre ce texte, contesté par les syndicats et qui prévoit la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, l’augmentation des cotisations, des taxes et de l’imposition surtout pour les moyens et hauts revenus. Ces mesures étaient nécessaires au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide, dans le cadre du plan de sauvetage financier que le premier ministre, Alexis Tsipras, a négocié l’été dernier avec ses partenaires européens. Les syndicats grecs se sont opposés à cette réforme des retraites et des impôts et se sont mobilisés ces trois derniers jours en appelant à une grève générale vendredi et samedi, et en organisant de nombreuses manifestations. Vingt-six mille personnes – selon la police – ont manifesté dimanche à Athènes et Thessalonique (dans le nord du pays).  Les textes ont été votés quelques heures avant une réunion importante, lundi, des ministres des finances de la zone euro à Bruxelles. L’Eurogroupe doit en effet se pencher sur l’évaluation des réformes demandées par les créanciers, Union européenne et Fonds monétaire international (FMI), et effectuées par la Grèce en contrepartie d’un prêt international accordé au pays à l’été 2015.

 

(Avec le Monde)

La baisse des retraites (CAE)

La baisse des retraites (CAE)

 

Comme pour les dépenses de santé, le conseil d’analyse économique tourne autour du pot et d’une certaine manière découvre la lune à propos du déséquilibre financier des régimes de retraite. Le comité d’analyse économique considère que l’équilibre des régimes est lié au niveau d’activité économique. Une évidence qui ne nécessite pas le recours à des cerveaux aussi prestigieux que ceux du CAE. Il est clair qu’en fonction du niveau du PIB (croissance) c’est le rapport entre actifs et retraités qui est modifié, donc  l’équilibre financier des caisses de retraite. En attendant en  l’état des perspectives de croissance même sur le long terme les régimes de retraite risquent d’éclater. Du coup le conseil d’analyse économique se livre à des les élucubrations byzantines pour s’orienter vers une baisse du montant de retraite. Des retraites normalement indexées sur l’évolution des prix mais en réalité bloquée et qui le seront pour longtemps. Le reste est littérature et arguties pseudo économique. Le mode actuel de calcul des retraites rend le système beaucoup trop dépendant de la croissance économique, souligne le Conseil d’Analyse économique (CAE). Il faut revenir à l’ancien système  Cela a été déjà souligné, mais c’est un fait majeur : le système français de retraites est extrêmement dépendant de la croissance. Qu’on en juge : à l’horizon de 2050, une croissance moyenne de 1,5% amènerait l’ensemble des régimes de retraite à l’équilibre, ou presque, même avec un taux de chômage restant élevé (10%), tandis qu’une croissance à peine inférieure, de 1% l’an, plongerait le système dans le déficit (près de 2% du PIB). En attendant il faut  diminuer le montant des retraites sans trop le dire, en s’appuyant sur un mécanisme technique mais puissant, puisqu’il compte pour plus que toutes les autres réformes dans l’équilibre des comptes des retraites. Il s’agit du mode de calcul du salaire de référence, base de la pension du futur retraité. Ce salaire est basé sur les 25 meilleures années de rémunération, comme l’a voulu la réforme Balladur de 1993. La question très technique, mais fondamentale, est celle du mode de calcul de ce salaire de référence: comment actualiser la rémunération reçue il y a 25 ou 30 ans ? En l’indexant sur l’évolution générale des salaires constatée depuis? Ou sur celle des prix ? Depuis 1987, les gouvernements ont choisi cette deuxième option, qui permet de diminuer les pensions servies. Mais cette diminution est d’autant plus sensible que le niveau général des salaires a été en forte hausse au cours de la période, ce qui correspond bien sûr à une croissance économique importante. Autrement dit, il faut de la croissance pour équilibrer les retraites, ce qui n’a rien d’assuré au cours des années à venir : rien ne prouve que la croissance en France sera supérieure à 1%. Certains économistes estiment la hausse potentielle du PIB à 0,8%. Les mécanismes en jeu peuvent se résumer de la façon suivante. Depuis 1987, les salaires portés aux comptes du régime général, qui rentrent dans le calcul du salaire de référence utilisé pour calculer la pension de retraite, ne sont plus revalorisés par la croissance des salaires, mais par l’inflation. Problème : dans la pratique les pensions ne sont plus revalorisées !

 

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

 

Une étude montre que les fonctionnaires sont inquiets pour leur l’avenir de leur retraite ; ils ont sans doute raison car le montant de ces retraites n’est pas provisionné par l’État qui devra les financer par l’emprunt donc par la dette. Les fonctionnaires ont raison d’être inquiètes  mais ni plus ni moins que les autres salariés eux aussi qui ne peuvent avoir aucune certitude quant à l’âge de départ en retraite et au niveau de leur pension en l’état actuel des déficits budgétaires, des déficits des comptes sociaux et de la croissance. Si rien ne change sur le plan économique,  il est vraisemblable que tout devra être remis en cause et de manière significative tant  pour les fonctionnaires que pour les salariés du privé. L’inquiétude des fonctionnaires traduits peut-être la découverte des réalités économiques du pays Les fonctionnaires broient du noir. Selon une étude de la Préfon, la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, 60% d’entre eux se disent « inquiets » voire « très inquiets » pour leur avenir et leur future retraite. Le pourcentage grimpe même à 70% parmi les fonctionnaires âgés de 35 à 49 ans, ce qui correspond à une hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé en août 2015.

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

 

Le niveau de vie des retraités en France n’est sans doute pas exceptionnel puisque la pension moyenne tourne autour de 1500 € (avec toutefois des écarts autour de cette moyenne). Pour autant la situation des retraités s’est améliorée au cours des 20 dernières années. Mais cette situation pourrait se détériorer d’ici une dizaine d’années. En cause d’abord la situation du chômage et le rapport actif retraité. Une situation du chômage qui prive les organismes de retraite de précieuses rentrées et qui sur la tendance n’ont d’autre solution que de progressivement allonger l’âge de départ en retraite et de diminuer le pouvoir d’achat des retraités. À cela s’ajoute aussi l’évolution démographique caractérisée par une modification du rapport entre jeunes anciens et par l’allongement de la durée de vie. En d’autres termes si rien ne change notamment en ce qui concerne le niveau de croissance et donc le nombre d’actifs, les retraites sont condamnées à se réduire progressivement. Faute de reprise significative de l’activité économique la problématique de l’éclatement des caisses de retraite pourrait se poser ici 10 ou 15 ans. À juste titre les jeunes générations pourront se trouver défavorisées par rapport aux anciennes en matière de retraite. À l’inverse il faut cependant observer que les anciennes générations n’effectuaient pas en moyenne 35 heures de travail hebdomadaire mais plutôt près le double. En matière économique il n’y a pas de secret on ne peut redistribuer la richesse nationale que si elle est produite en quantité suffisante. Si le sort des retraités s’est amélioré en vingt ans, leur niveau de vie devrait diminuer après le milieu des années 2020. Le niveau de vie des retraités comparé à celui du reste de la population devrait diminuer après le milieu des années 2020, alors qu’il est légèrement supérieur depuis une vingtaine d’années, prédit dans un rapport le Conseil d’orientation des retraites (COR). «Les ménages retraités ont en moyenne, actuellement, un niveau de vie légèrement supérieur aux autres ménages, un niveau de consommation à peu près égal, et un niveau de patrimoine supérieur», écrit le Conseil d’orientation des retraites dans un rapport qu’il présentera mercredi à ses membres, obtenu par l’AFP.

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Selon un sondage Harris Interactive/M 6 ce sont les cadres et les retraités qui résistent le mieux à la vague bleue du FN. Un résultat pas trop étonnant car les cadres sont intellectuellement mieux armés que d’autres pour juger de l’inconsistance et des contradictions du programme du FN. Autre champ de résistance celui des retraités qui sans doute avec l’expérience se méfient  de ceux  qui leur promettent la lune ;  certains ont encore en mémoire l’éphémère et pathétique mouvement politique poujadiste . Comme Marine Le Pen Poujade voulait redonner son indépendance économique à la France en substituant à l’essence importée du jus de topinambour (authentique-NDLR). Finalement une stratégie économique pas si éloignée des élucubrations du FN en matière économique. Chez les plus de 65 ans, le FN obtient, selon cette enquête, 24% des voix, la droite 43%, le PS 20%, le Front de gauche et les écologistes 6%. Parmi les 25-49 ans, le FN réalise 36%, la droite entre 19 et 23%, le PS entre 20 et 23%, le Front de gauche et EELV 10 à 11%. Parmi les plus jeunes (moins de 25 ans), le FN obtient 33%, la droite 20%, le PS 21%, le FG et EELV 12%, et chez les 50-64 ans, le FN 28%, la droite 23%, le PS 27%, le FG et EELV 12%. Les ouvriers et employés votent à 43% pour le FN, 21% pour le PS, 14% pour la droite, 10% pour le FG et EELV. A l’inverse, seulement 25% des cadres et professions intermédiaires choisissent le FN, 30% la droite, 24% le PS et 12% le FG et EELV. Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, 20% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 12% de ceux de François Bayrou, 9% de ceux de François Hollande et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont voté cette fois pour le Front national.

Impôts retraités modestes : il a fallu 7 ans pour s’en apercevoir !

Impôts retraités modestes : 7 ans pour s’en apercevoir !

 

L’augmentation progressive des impôts locaux des retraités modeste a débuté avec les dispositions fiscales décidées en 2008 et il aura fallu 8 ans pour s’en apercevoir chez les responsables politiques. Les retraités, eux, l’ont constaté bien avant !  En outre l’exonération prévue ne concerne que 2015 et 2016 Après ? Personne n’ose se prononcer. En fait une exonération qui doit beaucoup, à la proximité des élections régionales. Une mesure législative sera prise avant la fin de l’année pour prolonger en 2015 et 2016 l’exonération des impôts locaux au profit des retraités aux revenus modestes, un geste consenti par le gouvernement afin de résoudre temporairement cet imbroglio fiscal. Quelque 900.000 retraités ont vu leur taxe d’habitation et taxe foncière augmenter fortement après la suppression progressive, votée en 2008 par la précédente majorité, de la demi-part fiscale dont bénéficiaient certaines catégories de contribuables modestes, notamment les veufs et veuves. Le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, puis dans un tweet le chef du gouvernement lui-même, Manuel Valls, ont annoncé dimanche que l’exonération serait maintenue en 2015 et 2016. La perte de cette demi-part, dont l’extinction totale est intervenue en 2013, a entraîné une hausse du revenu fiscal de référence (RFR), qui permet le calcul des impôts locaux, pour des centaines de milliers de contribuables. « Il y aura une mesure législative pour une exonération en 2016 et pour une exonération de façon rétroactive pour 2015″, a expliqué lundi Dominique Lefebvre, porte-parole du groupe socialiste de l’Assemblée dans le débat budgétaire. Pour le député PS, cette nouvelle mesure législative se traduira par un amendement du gouvernement soit lors de la deuxième lecture de la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF), soit dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2015. « De toute façon ce sera adopté avant la fin de l’année de façon à s’appliquer dès le 1er janvier 2016″, a poursuivi Dominique Lefebvre. Dominique Lefebvre a reconnu que cette suppression de la « demi-part veuves » a créé un « problème juridique » et que ce problème « a été laissé de côté » jusqu’à ce que l’affaire éclate et que 115 députés socialistes n’écrivent pour l’alerter au Premier ministre.

 

Impôts : triple peine pour les retraités

Impôts : triple peine pour les retraités

 

Le gouvernement vient d’indiquer que les retraités modestes qui ne payaient pas précédemment d’impôts locaux seront exonérés à nouveau de ces impôts. Ce n’est que justice car pour les retraités c’est la triple peine. D’abord les pensions sont bloquées depuis plusieurs années et elles le seront vraisemblablement pendant des ânées et des années. En clair, le pouvoir d’achat s’érode au rythme de l’inflation. Seconde peine, la hausse de la CSG : en moyenne de 500 euros pour les petite retraites, enfin donc l’imposition locale.  Manuel Valls s’est enfin engagé samedi soir à « neutraliser l’impact » de la hausse des impôts locaux affectant certains retraités modestes, sur laquelle une centaine de députés socialistes avaient attiré son attention. « Fiscalité locale des retraités : notre engagement est simple, neutraliser l’impact d’une situation aussi brutale qu’injuste », écrit le premier ministre dans un tweet.  Christian Eckert promet un remboursement « sans démarche particulière » pour les retraités qui s’acquittent désormais des impôts locaux :

 

Comment expliquez-vous la situation de ces retraités nouvellement imposés?
D’abord, cela n’est pas acceptable et nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour rétablir les choses. Mais revenons sur les causes. Cette situation est la conséquence directe d’une décision prise en 2008, par le précédent gouvernement, de suppression de la demi-part dite des veuves, mais qui concerne également les parents isolés. Il s’agit donc d’une bombe à retardement que nous ont laissée nos prédécesseurs.  Le principe est simple : nous voulons que les personnes qui étaient exonérées jusque-là continuent à bénéficier de cette exonération en 2015. Nous allons préparer une disposition législative en ce sens. Les personnes concernées qui auraient déjà payé ces impôts en 2015 seront remboursées sans démarche particulière.

Retraites : un accord « définitif » tous les 5 ans !

Retraites : un accord « définitif » tous les 5 ans !

 

Ce n’est pas le premier, ni le dernier accord définitif (le précédent date de 3 ans !) ; un sauvetage- provisoire encore- vient d’être signé pour repousser à 63 ans l’âge de départ à taux plein. Mais on va nécessairement doucement vers les 65 ans. Le dernier accord prévoit à la fois des mesures à court terme et des dispositions qui prendront effet à partir de 2019, pour redresser les comptes de ces deux régimes, menacés d’épuisement de leurs réserves.  Selon les calculs du Medef, ces mesures devraient leur rapporter au total environ 6,1 milliards d’euros à l’horizon 2020 et 8,6 milliards en 2030, pour un besoin de financement évalué respectivement à 8,4 et 12,7 milliards d’euros. La plus symbolique n’est pas la plus rentable : selon le Medef, l’instauration d’un abattement de 10% sur les pensions Agirc-Arrco les trois premières années après le départ en retraite ne rapportera que 500 millions en 2020, 800 en 2030. Mais le chef de file de la délégation patronale s’est félicité d’avoir fait sauter le « tabou » de l’âge légal, cette mesure revenant à allonger d’un an la durée de cotisation pour une pension à taux plein pour la grande majorité des salariés.   C’est un dommage collatéral de l’accord que le patronat et trois syndicats – la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC – viennent de signer sur les retraites complémentaires. Le fossé entre retraités du public et du privé se creuse un peu plus. Le malus de 10 % pendant trois ans sur la part complémentaire des pensions qui s’appliquera à partir de 2019 aux retraités partant avant 63 ans concernent uniquement les salariés du privé.

Retraites : travailler plus et gagner moins

Retraites : travailler plus et  gagner moins

 

Il n’y a pas de secret il faudra travailler plus pour gagner moins. C’est le résultat mécanique de l’évolution démographique, aussi de l’insuffisance de croissance (deux problèmes liés).  On va partir plus tard en gagnant moins. Car l’accord récemment passé pour sauver provisoirement les complémentaires n’est pas le premier ni le dernier, il y en aura d’autres et qui iront tous dans le même sens baisse des pensions et âge de départ reculé.  La mesure la plus spectaculaire du dernier accord  touche donc à l’âge de départ et aux montants dus. Il faudra avoir travaillé une année supplémentaire pour percevoir l’intégralité de sa pension, donc partir à 63 ans au lieu de 62 dans le cas le plus simple, à moins d’accepter un prélèvement appelé « contribution de solidarité » par la CFDT. Concrètement, à partir de 2019, un salarié qui aura cotisé 41,5 ans (le seuil nécessaire pour une retraite à taux plein) aura un choix à faire en fin de carrière. Pour bénéficier de tous ses droits, voire d’une bonification temporaire, il devra rester douze mois de plus en poste. Ceux qui pouvaient partir à 62 ans, 63, 64… reporteront à 63, 64, 65 ans ou au-delà. De facto, l’âge de départ avec une pension complète est décalé d’un an. Idem pour les salariés en « carrières longues », ayant commencé très jeunes, qui peuvent le cas échéant partir avant 62 ans.

Retraites complémentaires : un accord de principe….provisoire

Retraites complémentaires : un accord de principe….provisoire

 

De toute évidence ce plan pour assainir financièrement les mes Ce que pense auusi  L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Raymond Soubie estime que le plus gros des mesures reste à prendre. La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ont finalement accepté les mesures proposées par le MEDEF concernant les retraites complémentaires. Désormais, c’est sur des « détails » que les syndicats continuent à négocier.  »La question est de savoir, par exemple, si la pénalité pour ceux qui ne partiraient pas avant 63 ans sera de 10% on non, et si elle durera deux ou trois ans », détaille l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Raymond Soubie, invité sur RTL.   Le principe adopté est le suivant : « Ceux qui partent à la retraite avant 63 ans auront un malus, ceux qui partiront après 63 ans auront un bonus« , décrypte l’expert en gestion des ressources humaines. Mais cette mesure sur l’âge du départ à la retraite n’est pas la plus importante, estime Raymond Soubie. « Les vraies mesures qui vont rapporter de l’argent, ce sont les mesures purement financières, qui consistent à continuer à sous-indexer les pensions des régimes complémentaires(en clair baisser les pensions NDLR), ainsi qu’une hausse des cotisations patronales et salariales », déclare-t-il. Des mesures qui devraient faire légèrement baisser le pouvoir d’achat des retraités, et coûter aux entreprises 400 millions d’euros supplémentaires.

Retraites : accord pour repousser à 63 ans…pour l’instant

Retraites : accord pour repousser à 63 ans…pour l’instant

Ce n’est pas la première réforme des régimes complémentaires et sans doute pas la dernière en l’état de la démographie et de l’équilibre actifs –retraites. En  faiat on se dirige « tranquillement »  vers les 65 ans. Le Medef a donc décroché vendredi un «accord de principe» avec trois syndicats CFE-CGC, la CFDT et la CFTC pour son projet visant à renflouer les caisses des retraites complémentaires, via un système de bonus-malus qui va inciter les salariés à travailler un an de plus. L’objectif était de trouver un moyen de renflouer les caisses déficitaires de l’Agirc (cadres) et de l’Arrco (tous les salariés du privé). L’Agirc et l’Arrco ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d’euros en 2014. Si rien n’est fait, leurs réserves, permettant de compenser ces pertes, seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, 2027 pour l’Arrco. Le texte prévoit un système de bonus-malus pour les départs à la retraite ne dépendant plus uniquement de l’âge mais aussi de la durée de cotisation. Objectif : inciter les salariés, à partir de 2019, à travailler une année de plus, une fois qu’ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal de 62 ans et durée de cotisation de 41,5 ans). Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions qui déciderait de prendre sa retraite à 62 ans verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% la première année, 10% la seconde et 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans. La précédente mouture proposait les taux 15, 12 et 10%. En revanche, s’il travaille jusqu’à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus serait annulé. Autre cas de figure, une personne disposant de ses annuités à 64 ans devrait attendre 65 ans, pour partir à la retraite sans subir de décote. Des bonifications de 10, 20 et 30% seraient au contraire appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus. Les retraités modestes exonérés de CSG ne seraient pas concernés. Le patronat a accepté aussi l’idée d’une hausse d’un des deux taux de cotisations.

 

Les retraites complémentaires très menacées

Les retraites complémentaires très menacées

Même la CFDT syndicat pourtant ouvert aux réformes ne semble pas prête à accepter les propositions du Medef qui vise notamment à repousser l’âge de la retraite et à faire baisser le montant des pensions. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a réaffirmé dimanche que les propositions du Medef pour le financement des retraites complémentaires sont « inacceptables » et a reconnu qu’ »un compromis » sera « difficile » à trouver pour sortir les régimes Agirc (cadres) et Arrco (salariés) de leurs difficultés financières. Vendredi, jour de la prochaine séance de négociation entre partenaires sociaux, « chacun va être mis au pied du mur », a estimé M. Berger sur iTélé. Le numéro un de la CFDT a souligné qu’ »un accord a toujours été trouvé depuis 1947″ sur le financement des régimes de retraite complémentaire. « Il y a une grosse responsabilité qui pèse sur nos épaules », a-t-il estimé. Selon lui, « le Medef voudrait se servir de cette négociation pour repousser l’âge » de départ à la retraite avec sa proposition d’abattement sur les pensions jusqu’à 64 ans. « C’est inacceptable ». « Il faut des efforts partagés » entre les entreprises, les salariés et les retraités et « trouver un compromis », mais « ce sera difficile », a-t-il admis. Laurent Berger ne veut pas « se laisser embarquer par les propositions du patronat qui seraient dramatiques parce que cela repousserait l’âge » de départ et ferait baisser le montant des pensions. Il a rappelé les propositions de son syndicat, notamment l’instauration d’une « contribution de solidarité intergénérationnelle » de 4% pendant deux ans pour les nouveaux retraités.

Retraites complémentaires menacées mais la réforme renvoyée à plus tard

Retraites complémentaires menacées  mais  la réforme renvoyée à plus tard 

 

 

L’existence même des régimes de retraite complémentaire est menacée en particulier le régime des cadres. Pour autant il semble bien que les partenaires sociaux seront incapables de se mettre d’accord pour sauver les régimes. Du coup il y a fort à parier qu’on décide de mesurettes et que la question sur le fond soit renvoyée après les présidentielles de 2017. D’ici là la situation financière catastrophique ne se sera pas améliorée et cela démontre à l’évidence l’indigence du dialogue social en France et l’incompétence de nombre de syndicats Iil est clair en effet que les régimes de retraite complémentaire mais aussi le régime général sont condamnés à exploser si rien ne change. La perspective d’un accord ambitieux sur le financement du système français de retraites complémentaires du secteur privé semble donc s’éloigner, malgré un assouplissement des positions du Medef, la principale organisation patronale.  Selon des sources syndicales, les discussions butent toujours sur la volonté du patronat d’inciter les salariés à partir plus tard à la retraite par un système d’abattements dégressifs et provisoires sur les pensions versées. Les trois organisations patronales et les cinq syndicats gestionnaires des caisses de retraites complémentaires Arrco et Agirc ont rendez-vous le 16 octobre pour tenter de conclure des négociations entamées en février et suspendues en juin. Si rien n’est fait pour assurer leur équilibre financier, ces deux caisses risquent de voir leurs réserves épuisées dans les prochaines années en raison de déficits répétés, ce qui se traduirait alors par une baisse des pensions qu’elles versent. Lors de discussions bilatérales préparatoires, le Medef a cependant proposé quelques concessions, par rapport au projet d’accord mis sur la table au printemps. Il propose ainsi de transformer en système de malus-bonus les abattements suggérés sur les pensions, qui étaient alors envisagés sur les trois premières années de retraite (30% la première, 20% la deuxième, 10% la troisième).  Ces abattements ne porteraient plus que sur deux années et se convertiraient au-delà de la troisième en bonus si le salarié retarde encore son départ à la retraite d’un ou deux ans. Un salarié prenant sa retraite à l’âge légal subirait ainsi une décote sur sa pension complémentaire de 25% à 62 ans et de 15% à 63 ans. Cette décote s’annulerait à 64 ans et deviendrait un surcote de 15% à 65 ans et de 25% à 66 ans.  En échange de l’acceptation par les syndicats de ce système, les organisations patronales seraient prêtes à envisager un geste sur les cotisations des employeurs – une hausse dont elles rejetaient jusqu’ici le principe même.  Mais la majorité des syndicats, CGT, CFDT et Force ouvrière en tête, rejettent toujours l’idée d’une décote pour inciter les salariés à prendre plus tard leur retraite. La CFTC ne veut pas aller, pour sa part, au-delà d’une décote de 3 à 4%.

Réforme des retraites : des pensions de réversion menacées

Réforme des retraites : des  pensions de réversion menacées

D’après le journal le Capital les pensions de réversion risquent d’être mises en cause par les propositions du Medef.  La première mesure proposée par le Medef fait la quasi unanimité : aligner l’âge de la réversion de l’Agirc sur celle de l’Arrco. Pour tous les décès survenant à partir du 1er janvier 2016, cet âge minimal passerait à 55 ans, comme à l’Arrco.  Le projet du Medef prévoit de proratiser le montant de la pension de réversion à la durée du mariage et l’âge de l’assuré décédé, alors qu’il est fixé actuellement à 60% pour tous les assurés. En clair, plus l’assuré décédé meurt jeune, moins il aura été marié longtemps, ou dès lors que le couple divorce, plus la pension de réversion versée à son conjoint survivant sera rognée. Le cabinet Optimaretraite estime le manque-à-gagner pour trois salariés avec des niveaux de rémunération mensuelle allant de 3.000 euros à 12.500 euros brut. Résultat : la facture s’avère bien plus salée qu’on l’imagine. Si notre salarié non-cadre a travaillé jusqu’à l’âge légal de la retraite et décède à 62 ans, après 30 ans de mariage, la pension de réversion versée à son conjoint survivant pourrait fondre de 1.000 euros par an. Pour son collègue cadre dirigeant, la note est encore plus élevée : il perd plus la moitié de sa pension, soit, dans l’ exemple, 17.281 euros de pension en moins pour son époux(se), s’il n’a que 10 ans de mariage ! Pour le conjoint de celui qui meurt jeune, c’est la double peine : déjà en temps normal, il aurait perçu une faible réversion (compte tenu des droits acquis), mais avec ce nouveau de calcul, son faible nombre d’années de mariage va plomber ses revenus. Les syndicats de salariés rechignent à signer l’accord proposé par le Medef… Mais il y a fort à parier qu’ils soient contraints de capituler. D’autant que la Cour des comptes vient elle aussi de remettre un rapport épinglant la pension de réversion. Les Sages de la rue Cambon ont appelé à harmoniser la réversion dans tous les régimes. Concrètement, cela signifie étendre les conditions de ressources imposées dans le régime de base à tous les assurés, y compris à ceux relevant de l’Agirc/Arrco, et uniformiser les taux de réversion à 54% comme dans le régime de base.

 

Retraites : effort de tous et régime unifié (CFDT)

Retraites : effort de tous et régime unifié (CFDT)

 

La CFDT prône l’instauration d’un régime unifié de retraites complémentaires pour l’ensemble des salariés français sur la période 2019-2024, assorti d’une hausse des cotisations patronales de 0,1% par an de 2019 à 2021. De son coté le  Medef propose un recul de l’âge de la retraite pour les complémentaires,  il faudra attendre 65 ans pour toucher une retraite à taux plein. En cause la situation catastrophique des caisses puisque les réserves financières seront en épuisé en 2018 pour l’Agirc (cadres) et en 2027 pour l’Arcco au (autres salariés). De toute façon la réforme est indispensable pour sauver les régimes de retraite. Trois scénarios, ou augmenter les cotisations, ou diminuer les pensions ou retarder l’âge de la retraite. Avec une combinaison possible de ces trois leviers. Progressivement on risque de s’orienter vers une réduction des montants et un recul de l’âge de la retraite pour une retraite pleine. En cause évidemment l’évolution de la démographie aussi un nombre d’actifs insuffisants du fait de la croissance molle dans laquelle est englué la France. Le Medef propose, entre autres, qu’à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans.  La CGT a évalué à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d’une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans.  En appliquant l’abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne « toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros/mois; 2.142,1 euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros/mois; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte de 106 euros/mois ».L’Agirc a vu son déficit se creuser à 1,985 milliard et l’Arrco à 1,153 milliard l’année dernière. Si rien n’est fait, leurs réserves seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, à 2027 pour l’Arrco.la CFDT elle se refuse d’être acculée à négocier uniquement sur les propositions du Medef et en faiat récuse l’idée d’un recul de l’âge de la retraire   »Notre proposition s’articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l’équilibre jusqu’en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités », explique Laurent Berger, le patron de la CFDT. « À court terme, poursuit le dirigeant syndical, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d’avril à octobre, pour faire des économies, en s’alignant sur le régime général ». Laurent Berger estime qu’ »on peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6% ». « Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l’inflation et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat ». Le secrétaire général de la CFDT se prononce également pour une mutualisation des réserves de l’Agirc et de l’Arrco dès 2017. Sur le long terme, la CDFT propose « la mise en place d’un nouveau régime unifié de retraites complémentaires pour tous les salariés » sur la période 2019-2024. Ce régime serait fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point. « Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1% par an de 2019 à 2021, ainsi qu’une contribution patronale en cas de séparation d’un salarié au-delà de 50 ans », dit-il. En contrepartie, les salariés partant à la retraite assumeraient « une contribution de solidarité intergénérationnelle ». En clair les retraités seraient sollicités pour équilibrer les régimes.   »A l’inverse du Medef, notre but n’est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l’âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite », justifie Laurent Berger. « En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l’équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+700 millions) ».

Retraites complémentaires : recul de fait de l’âge de départ

Retraites complémentaires : recul de fait de l’âge de départ

De fait le Medef proposent un recul de l’âge de la retraite pour les complémentaires il faudra attendre 65 ans pour toucher une retraite à taux plein. En cause la situation catastrophique des caisses puisque les réserves financières seront en épuisé en 2018 pour l’Agirc (cadres) et en 2027 pour l’Arcco au (autres salariés). De toute façon la réforme est indispensable pour sauver les régimes de retraite. Trois scénarios, ou augmenter les cotisations, ou diminuer les pensions ou retarder l’âge de la retraite. Avec une combinaison possible de ces trois leviers. Progressivement on risque de s’orienter vers une réduction des montants et un recul de l’âge de la retraite pour une retraite pleine. En cause évidemment l’évolution de la démographie aussi un nombre d’actifs insuffisants du fait de la croissance molle dans laquelle est englué la France. D’après la CGT Les futurs retraités perdraient plusieurs centaines d’euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d’abattement progressif du Medef devaient être retenues.  Dans le cadre de négociations avec les syndicats pour assurer la pérennité des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés), le Medef propose, entre autres, qu’à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans.  La CGT a évalué à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d’une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans.  En appliquant l’abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne « toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros/mois; 2.142,1 euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros/mois; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte de 106 euros/mois ».L’Agirc a vu son déficit se creuser à 1,985 milliard et l’Arrco à 1,153 milliard l’année dernière. Si rien n’est fait, leurs réserves seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, à 2027 pour l’Arrco.

 

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans !

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans

Comme souvent les projections de l’INSEE sont optimistes, pas pour l’immédiat mais dans 50 ans, 45 exactement. En fait un travail de prospective tout à fait approximatif. Il est d’ailleurs plus facile de faire des projections pour les 50 ans qui viennent que pour les 25 ans à venir. Il ira il y aura en effet peu d’observateurs d’aujourd’hui pour vérifier ces hypothèses. La première incertitude concerne le niveau de la croissance, donc celui des rentrées financière. On peut par ailleurs difficilement prévoir l’augmentation de la productivité d’autant que la que les trois quarts de ce qui sera produit d’ici une cinquantaine d’années est encore inconnu. Mais il y aura de toute façon avec les nouvelles technologies une très forte augmentation de la productivité qui pourra affecter le niveau de l’emploi si la croissance n’est pas très forte. Difficile aussi d’hypothéquer sur la démographie. Certes on peut prendre en compte le niveau de fécondité mais ce dernier peut aussi évoluer. Surtout il faut intégrer les conséquences des mouvements migratoires qui peut pourront être bénéfiques( en Allemagne en particulier) pour rajeunir la démographie. Enfin il y a l’espérance de vie et de ce point de vue l’évolution considérable des progrès en matière de médecine pourrait participer à une augmentation sensible de la durée de vie. Du coup les prévisions de l’INSEE paraissent assez hypothétiques et mieux vaudraient déjà assurer l’équilibre financier des retraites pour les 20 ans qui viennent  Selon des projections réalisées par l’Insee et le Trésor pour le compte d’Eurostat, la France, en 2060, « se trouverait donc dans une position relativement favorable pour faire face au vieillissement de sa population par rapport à ses partenaires européens ».  Les auteurs de cette étude estiment que, dans 45 ans, les dépenses de retraites dans le PIB auront baissé « de manière marquée ». Elles passeraient ainsi de 13,8% en 2013 à 11,2% à 2060. Un niveau somme plus toute supportable qu’aujourd’hui. L’Insee décompose quatre phases sur la période 2013-2060. D’ici à 2020, les dépenses de retraites baisseraient d’abord un tout petit peu en pourcentage du PIB (-0,3%) avant toutefois de revenir à leur niveau de 2013 en 2025. Ce n’est qu’à partir de cette dernière année que le poids des retraites va s’infléchir durablement, baissant de 1% du PIB sur la période 2025-2040, puis encore de 1,6% sur 2040-2060.  Les causes de cette sensible amélioration sont multiples. Tout d’abord, les réformes des retraites de 2010 et 2013 vont produire leurs effets.  L’Insee explique par exemple que les mesures entrées progressivement en vigueur ces 5 dernières années se traduiront « toute chose égale par ailleurs à l’horizon 2022 par une baisse de la masse de prestations d’environ 2,7% ». De plus, l‘augmentation de la durée de cotisation permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein (jusqu’à 43 ans pour les personnes nées en 1973) atteindra son plein effet en 2035 et « devrait limiter la croissance des pensions », explique l’institut.  Mais la projection de l’Insee table aussi sur une meilleure conjoncture économique. L’Insee a en effet construit ses prévisions en tablant sur un taux de chômage à long terme de seulement 7,5% ainsi que sur une accélération de la croissance de la productivité (+1,5% sur la période 2040-2060). Autant d’éléments qui, selon l’institut, vont alléger le poids

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

 

Les sociétaires du Corem, un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, n’ont pas fini de mettre la main au portefeuille… ni d’arpenter les couloirs des tribunaux. Selon leur association de défense, le parquet de Paris vient en effet d’ouvrir une enquête préliminaire visant l’union mutualiste retraite (UMR), qui gère le Corem, consécutive à leur plainte pour tromperie.  Le Corem un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, a été vendu comme un produit «sûr et performant», bien distinct du tristement célèbre Cref auquel il succède et qui était le principal complément de retraite facultatif des fonctionnaires jusqu’en 2002. Dissous à cette date, le produit avait fait 450.000 personnes lésées. Alors que les versements de ce fonds étaient supposés être indexés sur les traitements de la fonction publique, ils avaient au contraire baissé. L’affaire avait valu à l’Etat une condamnation pour faute lourde.  Mais malgré les promesses de l’UMR (l’union mutualiste retraite), qui lui ont permis d’attirer 30.000 nouveaux cotisants depuis 2002, les sociétaires du Corem dénoncent aujourd’hui «un scénario identique à celui de 2002, en plus sévère». Ils ont récemment avalé plusieurs couleuvres: 110.000 anciens fonctionnaires allocataires de ce produit financier ont subi une baisse de 30% des rentes, depuis le 1er janvier dernier. Les plus vieux allocataires avaient déjà essuyé une baisse de leurs rentes de 16% en 2002. Les cotisants ont aussi vu le taux de rendement de leurs cotisations baisser, et ils doivent désormais attendre 62 ans et non plus 60 ans pour percevoir leur retraite complémentaire à taux plein. «Une nouvelle fois, des centaines de milliers d’adhérents sont trompés et trahis dans les engagements pris dans la commercialisation du Cref/Corem», s’indigne le comité d’information et de défense des sociétaires du CREF (CIDS). Le régime est en effet doublement plombé financièrement. Par l’héritage du Cref d’abord, qui induit un passif que l’UMR a «soigneusement caché à ses futurs cotisants dans les documents promotionnels», dénonce le CIDS. Après la quasi-faillite du Cref en 2002, un décret avait en effet donné 25 ans à son successeur pour reconstituer ses provisions, et combler le trou d’un milliard d’euros constaté en 2002. Par les taux bas ensuite, qui «se traduisent mécaniquement par une réduction de la capacité [des retraites complémentaires] à distribuer des pensions en ligne avec les attentes de leurs cotisants», met en garde le régulateur du secteur de l’assurance. En juin dernier, le sous-gouverneur de la Banque de France rappelait ainsi, visant notamment le Corem, que «les montants annoncés lors de la souscription de ces contrats ne sont en aucun cas garantis. Il importe que la communication soit très claire sur ce point et sur les risques courus par les souscripteurs».

 

(Info Le Figaro)

 

Retraites : pas de retour à l’équilibre en 2020

Retraites : pas de retour à l’équilibre en 2020

 

Le fameux comité d’orientation de retraites modifie encore ses prévisions et admet que le système sera dans le rouge en 2020. S’il jugeait il y a un an que le retour à l’équilibre des régimes de retraites de base restait « possible » à l’horizon 2020 sur la base des prévisions de croissance de l’époque, il souligne que leur révision à la baisse dans le cadre du programme de stabilité 2015-2018 du gouvernement change la donne. « Elles conduisent à prévoir un déficit pour les régimes obligatoires de base et le FSV de 2,9 milliards d’euros en 2018″. Pour le comité, « ce solde négatif pourrait augmenter entre 2018 et 2020 en raison de plusieurs éléments réglementaires : l’arrêt des hausses de cotisations d’assurance vieillesse, la fin progressive du relèvement de l’âge légal, sans relais immédiat de l’augmentation de la durée d’assurance. » En conséquence, l’objectif de quasi-retour à l’équilibre en 2020 prévu par la loi « nécessiterait donc une amélioration de la conjoncture et/ou des mesures nouvelles », écrit-il. Outre la croissance, la trajectoire financière des systèmes de retraite à court terme dépend aussi des conclusions de la renégociation des accords sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco, « que le comité estime nécessaire de finaliser avant la fin de l’année 2015″, lit-on dans le rapport. Conclusion des prévisions à long terme revues tous les six mois et un nouvel élagage des conditions de retraite à prévoir.

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