Archive pour le Tag 'retour'

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Retour à la bouteille consignée ?

Retour à la bouteille consignée ?

 

Il y a maintenant plus de 40 ans que le principe de la bouteille consignée à disparu, ce qui entraîne d’énormes gâchis  de manière matière et augmente de façon notable le bilan énergétique et les émissions polluantes, en cause  le coût du transport des emballages vides et le règne du plastique. Disparue depuis plus de 40 ans, la consigne cependant renaît à Marseille forme modeste mais intéressante avec une appli de géolocalisation. Chaque objet déposé dans des conteneurs connectés permet de gagner des cadeaux chez les commerçants ou d’en faire don à des associations. Recycler ses déchets de verre pour gagner des points cadeaux: c’est l’idée derrière le projet Cliink, lancé dans la région marseillaise, et dont les promoteurs espèrent réinventer la « consigne moderne ». « En France, la consigne – le remboursement d’une petite somme d’argent quand le client rapporte une bouteille – a disparu depuis 1975″, explique Sébastien Delannoy, un responsable du projet. Avec Cliiink, « on réintroduit une sorte de consigne moderne », pour les bouteilles et tout autre contenant en verre, poursuit-il. Première étape, prendre une carte via internet et télécharger l’application « trouver un conteneur » sur son téléphone portable ou une carte spécifique. Deuxième étape, passer son téléphone, ou la carte, devant une borne fixée sur le conteneur. Au moment où le verre est jeté dans le conteneur, le système, doté d’un capteur, identifie le déchet et déclenche le gain de points. Comme dans les conteneurs de recyclage de plastique de Reco France, les objets de verre jetés donnent droit à des points échangeables contre des cadeaux chez des commerçants partenaires.

Pour le retour de la conscription (Mélenchon)

Pour le retour de la conscription (Mélenchon)

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon propose le retour de la construction considérant que la mobilisation des militaires pour assurer la protection intérieure est à la fois casse et épuisante pour les forces armées. Jean-Luc Mélenchon a sans doute raison de ce point de vue mais il conviendrait sans doute d’aller plus loin et de demander clairement le retour du service militaire. Un service réduit dans le temps mais un service obligatoire non seulement pour assurer la sécurité intérieure mais y compris pour intervenir sur le théâtre des opérations extérieures si nécessaire. On mesure bien en effet toutes les limites de la guerre dite technologique. La principale menace aujourd’hui, c’est le terrorisme qui sévit dans le monde entier ; de ce point de vue les armes sophistiquées notamment aériennes sont insuffisantes pour lutter avec efficacité contre ce périple. Au plan intérieur, ces armes sophistiquées sont à peu près inopérante et la stratégie doit reposer sur la présence physique de force de surveillance et de leur on peut être en désaccord avec nombre de positions de Jean-Luc Mélenchon mais sur ce point il a au moins le mérite de faire preuve de courage par rapport aux principaux autres candidats de 2017 qui par peur de perdre des voix n’osent pas aborder cette question voient leur à travers un ersatz de service national pour aider les petits vieux à traverser la rue. La problématique n’est pas seulement sécuritaire elle est aussi sociétale pour permettre le brassage des populations et une meilleure appropriation des valeurs citoyennes. «La menace terroriste il faut la traiter avec sérieux, sans gesticuler et en étant efficace», estime Jean-Luc Mélenchon invité sur iTélé ce dimanche soir. Et s’il est des «gesticulations» qui ne trouvent pas grâce à ses yeux, ce sont les patrouilles de militaires dans les rues des grandes villes françaises, instaurées dans le cadre du plan Vigipirate et renforcées depuis les attentats du 13 novembre. Selon le candidat à la prochaine élection présidentielle, les forces de l’ordre et de sécurité ont besoin de «plus de présence humaine», un apport qui serait dévolu à faire de l’infiltration, de la filature ou de la surveillance. Et pour libérer des forces à cet effet, le fondateur du Parti de gauche propose de rétablir une forme de conscription des jeunes Français dans le cadre d’une garde citoyenne dont les contours restent à préciser. «Les militaires dans les rues, j’ai l’honneur de vous dire que tout ceci ne sert à rien à part épuiser nos hommes et le matériel pour rien, car l’armée dans la rue ça ne change rien au problème de la menace terroriste», estime l’eurodéputé. «Sans vouloir inquiéter ceux qui nous écoutent, les points de faiblesse de la France ne sont pas dans les marchés de Noël, les points décisifs sont à d’autres endroits que l’on connaît et pour lesquels il faut un personnel nombreux pour assurer la surveillance et la protection», ajoute-t-il. «Tous les spécialistes de la sécurité savent que ça remplit la fonction de rassurer les populations, mais l’efficacité militaire et antiterroriste est égale à zéro. Par contre, l’épuisement des hommes, le nombre d’heures gaspillées pour rien… Ces gens-là sont des professionnels de la chose militaire, c’est un gâchis de les utiliser à cette tâche qui n’est pas la leur.  Ce constat posé, Jean-Luc Mélenchon avance une proposition: «Je suis pour que tout les jeunes Français et toutes les jeunes françaises soient appelés à participer à ce que l’on appellera ou une garde nationale ou une garde républicaine, et fassent le don du temps». Dans la bouche d’un responsable de la gauche radicale, où l’antimilitarisme reste une valeur de consensus, la proposition peut au premier abord surprendre. Elle n’est pourtant pas totalement neuve pour Mélenchon qui s’inspire d’une idée de son ancien bras droit, François Delapierre, décédé en juin 2015. Comme évoqué sur France 3 le 1er février dernier, il souhaite voir cette garde de conscrits consacrée aux «tâches de sécurité et de sûreté intérieures». «Hier, on mobilisait pour aller à l’armée. Je ne serais pas hostile au fait que l’on mobilise pour aller dans une garde nationale qui aurait des tâches de cette nature», avait déclaré Jean-Luc Mélenchon. Face à l’explosion de la menace terroriste en 2015, l’idée de rétablir un service militaire ou un dispositif similaire trotte dans l’esprit de nombreux responsables politiques. Dans Le Figaro du 23 novembre dernier, Xavier Bertrand, alors candidat Républicain à la présidence de la région Nord-Picardie, réclamait un service obligatoire de 6 mois. Dans une enquête publiée le 1er décembre 2015, un collectif de 80 parlementaires étiquetés souverainistes de droite et de gauche s’était aussi prononcé pour le rétablissement de la conscription, selon LCP.

Start-ups technologiques : attention retour de bâton

Start-ups technologiques : attention retour de bâton

 

Les nouvelles start-ups technologiques sont évidemment à la mode, certaines start-ups apportent réellement des innovations et créent de la valeur ajoutée tandis que d’autres  se limitent  à pomper celle des autres en précarisant au passage le travail. Ces derniers temps certaines start-ups dites technologiques ont vu leur valorisation exploser. Mais ces entreprises – devraient bientôt connaître un retour de bâton. En cause la recherche de rendement irraisonné pour compenser dés placements qui ne sont plus rémunérateurs  du fait de  baisse de taux d’intérêt.  L’une des illustrations les plus frappantes en est la multiplication et la valorisation des « licornes », ces entreprises jeunes et pas encore cotées dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Tandis qu’on en comptait 4 pour une valeur globale de 13 milliards de dollars en 2009, elles seraient aujourd’hui 124 pesant 468 milliards de dollars. Les levées de fonds record sur la base de valorisations astronomiques semblent s’enchaîner à un rythme effréné. Cette recherche de haut rendement pourrait se justifier si les entreprises dites technologiques apportaient une réelle innovation et si la croissance était au rendez-vous. Encore une fois si certaines start-ups technologiques apportent une réelle innovation, d’autres ne sont que de simples applications Internet qui se contentent de détourner la valeur ajoutée d’opérateurs déjà sur le marché (qui sont les vrais créateurs de cette valeur ajouté). Des applications qui par ailleurs rendent possible un détournement des contraintes fiscales et sociales. L’exemple le plus récent concerne Uber pour le transport des personnes ;  encore plus récemment Uber vient de s’attaquer sur le même modèle économique au transport express de la même manière Uber ou d’autres start-ups numériques pourraient s’interposer entre les processus de production et de distribution concernant notamment certains autres marchés des particuliers. À terme certaines start-ups qui n’apportent pas de réelle valeur ajoutée(ou à valeur ajoutée faible)  pourraient donc avec la crise financière voir leur valorisation s’écrouler surtout aussi si les pouvoirs publics mettent en place une régulation visant à empêcher les détournements de réglementation fiscale ou sociale.

Migrants : retour vers la Syrie ?

Migrants : retour vers la Syrie ?

 

Un mini sommet des chefs d’État de l’Allemagne, de la Turquie, des Pays-Bas,  de la France et de l’Autriche pour envisager le retour des migrants vers la Syrie de sauver Schengen. Il s’agit d’abord de bloquer les migrants en Turquie voire de rapatrier certains qui sont parvenu à atteindre l’Europe. De toute évidence il y a un revirement certain de la politique européenne d’immigration. En cause les différentes mesures prises par certains pays avec le rétablissement des frontières qui risquent de faire exploser Schengen. Aussi les réactions négatives en Allemagne vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés de la part de  Merkel. Le contrat discuté ces derniers jours entre Bruxelles et Ankara va beaucoup plus loin que le «pacte» négocié en novembre. Il s’agissait alors pour la Turquie d’immobiliser chez elle 2,5 millions de Syriens, en échange d’une assistance humanitaire européenne de 3 milliards d’euros.  Avec quelques alliés, l’Allemagne veut forcer la marche: obtenir de la Turquie qu’elle reprenne ceux qui arrivent illégalement en Grèce, en échange d’un mécanisme qui organiserait dès cette année l’accueil direct en Europe de dizaines de milliers de demandeurs d’asiles hébergés dans les camps turcs. Il s’agirait de remplacer un trafic dangereux, à la merci des passeurs, par une organisation solide, prévisible et co-gérée par Ankara, le HCR et le pays d’accueil final. «Il n’est pas inconcevable qu’un réfugié parvenu en Grèce après avoir traversé la mer Égée soit ainsi renvoyé sans délai en Turquie, avant de revenir en Europe plus tard, par la voie légale», confie un négociateur.  Le week-end dernier, le premier ministre Manuel Valls refusait par avance tout mécanisme permanent, affirmant que l’Europe «ne peut pas accueillir davantage de réfugiés». À l’automne, le président Hollande s’était pourtant dit favorable au projet initial de la chancelière.

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse. Dans le même esprit on pourrait aussi proposer une prime à la casse des logements anciens afin de relancer le bâtiment…et pour des motifs écologiques aussi !

Le retour des journalistes !

Le retour des journalistes !

 

Depuis presque une quinzaine de jours les journalistes des grands médias semblent avoir disparu. Même aujourd’hui 4 janvier il convient de fouiller pour dénicher des informations et des analyses un peu approfondies. Pendant cette trêve des confiseurs qui a largement débordé les fêtes il a fallu ce contenter des dépêches des agences, des lobbys et du gouvernement. La presse écrite a perdu pendant cette période la moitié de son épaisseur. La plupart des éditorialistes étaient absents et on a sollicité largement le banc des remplaçants. Du coup on a déversé en direction de l’opinion un flot d’informations plus ou moins contradictoires qui a fait office de ligne éditoriale. Maintenant qu’ils sont revenus de Marrakech, des Antilles ou d’ailleurs les journalistes vont peut-être se remettre au travail avec un peu de sérieux et remettre leur pendule à l’heure de 2016. Exemple de décalage temporel sur le site d’un très grand média : on annonce encore qu’un sondage prévoit le FN en tête au premier tour des élections régionales ! Au cours des fêtes de fin d’année les lecteurs encore fidèles à la presse écrite ont pu constater que leurs journaux avaient diminué le volume de moitié, mais toujours au même prix ! On le sait depuis l’instauration des 35 heures les Français en moyenne prenne un mois de vacances supplémentaires par an. Exténués  sans doute les journalistes ont vite adopté cette nouvelle pratique sociétale qui consiste à mettre entre parenthèses l’économie du pays pendant cette période. Ce qui vaut pour la presse écrite vaut également pour la télévision ou les grands sites informatiques dont certains ont même gardé la même une pendant des jours. Cette quasi absence des grands médias pendant les fêtes est révélatrice de la dégradation du rapport au travail dans notre cher pays. Osons une hypothèse : peut-être s’agit-il du facteur explicatif concernant le différentiel de croissance (et donc de richesse nationale) entre la France et les pays et les autres pays de l’Europe. Aussi la cause de l’ampleur du chômage. 

Russie : retour à la guerre froide ? Pourquoi ?

 

Russie : retour à la guerre froide ? Pourquoi ?

 

Dans un document sur la sécurité nationale, Poutine signe le retour à la guerre froide. On peut s’étonner que cette prise de position officielle intervienne au moment même où commencer à s’amorcer un embryon de coalition internationale contre l’État islamique. Un État islamique qui vise évidemment les pays occidentaux mais aussi  les zones russes musulmanes aux velléités indépendantistes. Plusieurs facteurs explicatifs à ce changement de posture de Poutine. La Russie n’apprécie toujours pas que des sanctions soient toujours prises par l’Europe suite à l’affaire de l’Ukraine ; il y a aussi  la dégradation de la situation économique interne. En effet la Russie connaît une assez grave récession qui s’ajoute à l’écoulement du prix des matières premières (gaz et pétrole)  et qui prive ainsi le pays de ressources importantes. Nombreux d’acteurs économiques russes s’inquiètent  de cette crise. Du coup pour décaler l’objet du mécontentement, Poutine se recentre sur une posture nationaliste, posture qui pourrait encore lu être favorable électoralement dans la perspective des élections de 2018. L’OTAN  est par ailleurs accusé d’entretenir des relations conflictuelles entre la Russie et l’Ukraine. Autre point de friction celui de la Syrie alliée traditionnelle de la Russie et où les occidentaux interviennent militairement( et diplomatiquement pour obtenir le départ de Bachar al-Assad) Repris de la guerre froide, c’est ce qui ressort d’un document sur la stratégie de sécurité nationale signé par le Président Vladimir Poutine le soir du Nouvel an, qui amende une précédente version de 2009. “Et c’est le dernier signe en date de la détérioration des relations entre Moscou et l’Occident”, analyse le Financial Times.  [Ces propos] résonnent de plus en plus fort dans la rhétorique anti-Occident employée par Vladimir Poutine ces deux dernières années, depuis que les relations entre la Russie et l’Ouest se sont aigries avec l’annexion de la Crimée et la guerre dans l’Est de l’Ukraine”, ajoute le quotidien britannique. Le document liste une série de plaintes de la Russie contre l’Otan, notamment “l’intensification des activités militaires des pays membres”, “l’extension des alliances”, et “le déplacement d’infrastructures militaires à proximité de la frontière russe”.  De fait, ce texte marque un tournant : que ce soit dans la version de 2009 ou dans un document stratégique rédigé il y a un an, Moscou, tout en critiquant la stratégie américaine et les manœuvres de l’Otan, se gardait bien de les qualifier d’ennemis.  Le document reprend par ailleurs les critiques russes vis-à-vis des printemps arabes et des soi-disant révolutions à l’est de l’Europe : »La pratique qui consiste à renverser des régimes politiques légitimes se répand, provoquant de l’instabilité et des conflits

Plus fort que Star Wars : le retour de Tapie en politique !

Plus fort que Star Wars : le retour de Tapie en politique !

 

On a les héros qu’on mérite ;  aux États-Unis sous l’impulsion d’une action marketing qui confine à l’intox  généralisée des médias, Disney a imposé l’un de ces produits vedettes « star Wars». Les moyens français sont évidemment disproportionnés par rapport aux Américains du coup,  l’actualité française a dû modestement se contenter du retour de la force « frenchie », c’est-à-dire du retour de Tapie en politique. Un nouvel épisode de la saga intersidérale qui dure depuis maintenant plus de 20 ans où le héros de la force trouble  parvient alternativement au sommet de la gloire médiatique, politique et financière puis retombe dans le trou noir des atomes glauques  la soupe politicienne. C’est chaque fois le même scénario « je suis le meilleur, la politique m’a tué, je suis ruiné » mais le héros à chaque fois se réveille et trouve la force de rebondir ainsi après avoir été condamné par les forces obscures des galaxies judiciaires ; et cette fois l’épisode Tapie 2016 est plus fort que tous les autres ; il promet tout, de combattre le système politique en place, de régler ses comptes avec ceux qui l’ont honteusement pillé, de supprimer définitivement et totalement le chômage, de rétablir le lien entre le peuple et la démocratie. Ce sursaut du héros mériterait mieux que les brèves que les grands médias lui ont consacrées. En effet l’événement est exceptionnel extraterrestre, sidéral pas seulement un changement de civilisation mais un autre ordre des planètes. Il n’y a pas de qualificatif adapté pour louer le courage exceptionnel de ce héros bien de chez nous qui mériterait aussi une reconnaissance internationale. Pourquoi pas le prix Nobel de la paix, ou de l’économie ou encore un Oscar à Hollywood.  . Là ou des technocrates ont mis des mois et des années pour aboutir à pas grand-chose Nanar, lui, en quelques jours va régler la question du chômage des jeunes. En même temps, il  peut mettre quelques bâtons dans les roues des grands leaders politiques candidats  en 2017 afin sans doute de monnayer son appui politique pour sauver son propre emploi de roi de l’embrouille, de la magouille et de la carambouille. Il a encore du Peps notre héros français. Il a 70 balais mais les fait à peine car la moumoute est solidairement fixée, les dents sur pivots toujours affutés, la main un peu plus tremblante mais la gestuelle toujours aussi dramatique et le sourire ravageur, entre contentement et envie de mordre, Bref la culture française face à la culture de consoles des ex ados américains, toujours nostalgiques d’une guèrre des étoiles du passé. En exclusivité  le discours divin  très théâtralisé du héros national (et international) :

« J’ai décidé de revenir en politique », dit-il en estimant que le résultat des élections régionales est « incontestablement un signal d’alarme qui doit alerter tous ceux qui ont l’envie et la compétence d’apporter des réponses aux problèmes du pays. Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10 % des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes », assure-t-il. Selon lui, « il faut que les hommes politiques cessent de parler des conséquences, du mal de vivre de ces Français qui votent FN, et qu’ils apportent des remèdes aux causes de leurs problèmes ». Parmi ceux-ci, figure le chômage des jeunes, « un combat que je veux reprendre aujourd’hui ». « J’affirme qu’en capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l’accepter », assure Bernard Tapie. Que dire après cela sinon Amen !

Ménard: le retour de la milice à Béziers

Ménard:  le retour de la milice à Béziers

 

Ménard qui ferait tout pour montrer son cul et pour qu’on parle de lui chaque semaine cette fois lance sa milice municipale. Un concept qui rappelle des heures sombres. Ménard confond en effet l’implication de la population dans un service de renseignements élargi (et discret)  et la présence de troupes dans la rue. Ménard n’est pas à une contradiction près il constate à la fois que le pays est dans une situation de guerre et propose de déployer dans la rue une milice non armée. Bref du cirque médiatique auquel nous a habitué Ménard, personnage sulfureux surtout préoccupé de son image personnelle et du buzz qui peut la soutenir. Béziers met donc en place une équipe de bénévoles (pompiers, policiers, gendarmes, militaires à la retraite) pour appuyer la police municipale. Les treize conseillers municipaux d’opposition ont rejeté cette proposition du maire Robert Ménard, proche du Front national. Mais ça n’a pas suffi : « C’est simplement la mise en place de la délation, de la dénonciation et de la suspicion permanente », explique Aimé Couquet, qui s’y est opposé. Cette équipe de bénévoles non armés en uniforme bleu (pourquoi pas en noir !) est censée patrouiller dans les rues de Béziers, signaler tout acte suspect, et surveiller des bâtiments. Le préfet de l’Hérault y est opposé, comme le syndicat de défense des policiers municipaux, et pourrait saisir le tribunal administratif. « Chiche« , répond Robert Ménard qui met en avant la sécurité des Biterrois après les attentats. « On a besoin de plus de monde parce qu’on est dans une situation extraordinaire. (…) On est en guerre dans ce pays », justifie le maire.

Smart : retour aux 39 heures

Smart : retour aux 39 heures

 

 

Encore un scrutin qui contredit l’avis des syndicats majoritaires puisque les salariés de Smart ont accepté de revenir aux 39 heures ;  Des salariés qui de toute évidence font preuve d’une plus grande maturité économique que les représentants du personnel ce qui en soi n’est pas une découverte mais pose la question des compétences notamment économiques de ceux  qui ont en charge de représenter les intérêts des salariés. Plus de 90% des 800 salariés de l’usine Smart de Hambach (Moselle), filiale du groupe allemand Daimler, ont accepté de revenir aux 39 heures par le biais d’un avenant à leur contrat de travail, a annoncé mardi la direction dans un communiqué. Ils n’étaient que 56,1% à se prononcer pour cette augmentation de 12% de la durée du travail, prévue jusqu’en 2020, en contrepartie d’une augmentation de 6% des salaires et d’une garantie de maintien de l’emploi, lors d’un référendum consultatif organisé par la direction de l’entreprise automobile le 11 septembre dernier. Alors que deux syndicats, la CFE-CGC et la CFTC, acceptaient alors de signer l’accord proposé par la direction, la CGT et la CFDT, majoritaires, le dénonçaient, contraignant la direction à passer par des avenants individuels au contrat de travail pour parvenir à ses fins. « Je suis très fière de notre équipe Smart de Hambach qui a montré un engagement très fort pour améliorer la compétitivité de notre site de production », déclare dans un communiqué Annette Winckler, responsable de la division Smart au sein du groupe Daimler.

Canal + retour des Guignols : l’humour façon Bolloré tombe à plat

Canal + retour des Guignols : l’humour façon Bolloré tombe à plat

 

Pas de quoi vraiment s’enthousiasmer de cette nouvelle version des guignols à la mode Bolloré. Au menu du jour surtout l’extrême droite et les élections régionales ;  pas forcément mauvais thème mais le traitement tombe à plat au mieux on ne rit pas au pire on s’ennuie. Bolloré avait pourtant prévenu il n’aime pas la satire excessive ni les thèmes trop politiques (notons que Sarkozy a été relativement épargné dans cette première émission). Bolloré est sans doute un chef d’entreprise très habile mais il n’est pas certain qu’il ait le profil idéal pour gérer une chaîne comme Canal+ qui a fait de la tonalité subversive un des axes de sa ligne éditoriale. Pas étonnant dès lors Canal+ perde des s’abonnés. Le Grand journal avait déjà déçu, la nouvelle version des guignols s’inscrit sans doute dans le même effritement de l’audience. D’une manière plus générale on peut s’interroger pour savoir s’il est bien opportun qu’un patron de grands groupes économiques s’approprie ainsi une chaîne de télévision. Une question évidemment qui concerne aussi d’autres médias.

Le retour des barbares (Edgar Morin)

Le retour des barbares (Edgar Morin)

Dans son livre « penser global » Edgar Morin lance une invitation à tous les intellectuels à penser de manière plus complexe et plus globale Résistant à toutes les formes de barbaries et de bêtises, il se bat depuis des décennies pour éveiller les consciences à l’autre, autrui, cet être parfois si différent mais qui nous ressemble tant.(interview)

Vous évoquez l’homme 100 % individuel et 100 % social, la part de l’individuel n’écrase-t-elle pas l’autre ?

C’est vrai que dans notre civilisation occidentale, qui a permis un développement de l’individualisme pour le meilleur, c’est-à-dire au sens où on peut prendre des responsabilités personnelles, ou choisir son destin plus ou moins, et dans le mauvais sens, où l’individualisme peut se racornir en égoïsme, ce développement de l’individualisme a été en même temps la dégradation des solidarités. Il y avait des solidarités qui n’existent plus (famille, couple, travail, voisinage). Or dans la perte des solidarités, il y a une dégradation aussi du sentiment de la communauté nationale et une dégradation du citoyen.

Guerre, violence, cette semaine la photo terrible du petit Aylan comment peut-on faire face, en tant qu’être humain, à ce déferlement ?

C’est un processus long, difficile mais qui n’a pas commencé. Nous sommes dans une situation où les fanatismes se multiplient. Nous avons connu ça en Europe, avec des petits groupes fanatiques comme les Brigades rouges, qui étaient prêts à tout pour ce qu’ils croyaient être leur idéal révolutionnaire. Aujourd’hui vous avez des fanatismes qui s’expriment par l’extrémisme religieux islamique. C’est un cercle vicieux : par exemple après les attentats de New York, l’Amérique a réagi en venant en Afghanistan, ce qui a eu des effets positifs et négatifs : les interventions en Irak ou ailleurs ont accru les inimitiés de toute une population et ont accru la menace qu’on appelle aujourd’hui djihadiste.

Vous parlez dans votre livre du retour des barbares ?

Au Moyen Orient, Daesh est actuellement la forme la plus barbare qui existe dans le monde. Bien entendu, il y a d’autres barbaries multiples. La seule façon de lutter contre Daesh, c’est une vraie coalition de toutes les autres nations, chacune étant un peu barbare, mais moins que Daesh. Ce foyer de violence suscite l’immigration massive que nous voyons aujourd’hui et qui nous pose aussi un problème d’accueil, de fraternité. Vous avez un problème qui n’a pas de solution immédiate mais malheureusement il n’a pas non plus de pensée capable de l’affronter. Qu’est ce qui se passe ? On décide de continuer à envoyer des drones. C’est l’ONU qui devrait prendre en main le destin de ce cancer qui ravage la planète.

Vous vous décrivez comme un opti-pessimiste, vous l’avez toujours été ?

Je l’ai toujours été parce que j’ai vécu des situations ou les probabilités étaient très désastreuses et où arrivaient des événements qui ont permis que l’improbable arrive. Regardez le problème écologique mondial, c’est un problème énorme : eh bien, d’une façon inattendue, c’est un pape, le pape François, qui lance un message pour la sauvegarde de civilisation et de la vie humaine, alors qu’on s’attendrait que le message arrive d’ailleurs. Je pense que tout n’est jamais perdu et que même, comme disait Guillaume d’Orange, «il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre», il vaut mieux avoir un espoir, mais l’espoir n’est jamais la certitude. En même temps, sans espoir on ne peut pas vivre.

Qu’est ce qui vous met en colère ?

Je suis quelqu’un qui essaie de ne pas être en colère, parce que la colère aveugle, la fureur risquent de fausser le jugement. Mais les choses qui me font horreur m’indignent. Par exemple l’attitude que l’Europe a maintenu jusqu’à aujourd’hui. Malheureusement parce qu’un enfant est mort et que ça a été hypermédiatisé, ça commence à changer, mais cette fermeture égoïste de 350 millions d’Européens par rapport à quelques milliers de malheureux qui fuient la guerre et la faim, ça me fait horreur. Aujourd’hui ce règne absolu du profit et de l’argent, de la domination de la finance sans aucune préoccupation du sort de l’humanité, et qui elle-même est suicidaire, ça, ça me provoque l’horreur et mon indignation. Je ne me mets pas en colère parce c’est un sentiment qui brouille l’esprit. Au contraire, je crois que c’est en toute lucidité qu’il faut voir les périls. Quels sont les deux grands périls de l’humanité aujourd’hui ? Un, la domination incroyable et sans aucun frein de la finance internationale et une vision du monde où tout est quantifié, tout est chiffré. C’est-à-dire, au lieu de voir des êtres humains, leurs souffrances et leurs vies, on voit des chiffres, des PIB… La deuxième, ce sont les différentes formes de fanatisme. Voilà les deux choses contre lesquelles à mon avis nous devons résister, je ne le dis pas avec colère mais avec conscience et détermination.

Vous évoquez le pouvoir des livres ou du cinéma, comment faire partager ces émotions dans un temps ou tout est dominé par l’immédiateté ?

Ce qui m’a toujours frappé, c’est que toutes les grandes œuvres, films, théâtres, romans, ont un sens tel de la complexité humaine qu’ils vous rendent meilleurs. Seulement cette amélioration morale, nous la perdons quand nous quittons le livre. Notre enseignement ne nous apprend absolument pas à comprendre autrui. Depuis des années, j’essaie de promouvoir une réforme que je crois vitale. Je continue mon prêche dans le désert.

Votre dernier coup de cœur ?

J’ai lu le roman de Léonardo Padura, «L’homme qui aimait les chiens». Et j’ai lu avec beaucoup d’intérêt les deux livres de Virginie Despentes, Vernon Subutex1 et 2, deux documents sur toute une génération.

Le sociologue se souvient avec une grande tendresse de ses années Toulousaines. «C’était en 40-42, je m’étais réfugié à Toulouse, j’y ai poursuivi mes études. Et c’est à Toulouse que je suis entré dans la résistance». Résistant à toutes les formes de barbaries et de bêtises, il se bat depuis des décennies pour éveiller les consciences à l’autre, autrui, cet être parfois si différent mais qui nous ressemble tant.

 

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

 

La CGT ce singularise en prenant nettement position contre les interventions militaires en Syrie. Certes la CGT n’a pas tort d’expliquer que les puissances occidentales ont une responsabilité lourde dans la déstabilisation politique en Irak, en Libye voire en Syrie. Et de ce point de vue  effectivement cette déstabilisation à largement favorisé l’émergence de l’État islamique. Pour autant la condamnation de l’intervention militaire en Syrie renvoie à des positions ambiguës qu’a prises la CGT dans le passé (concernant notamment les anciens pays communistes). D’une certaine manière il semble bien que la CGT ait  abandonnée l’évolution idéologique entamée notamment à l’initiative de Bernard Thibault. Sur le plan économique social ou politique c’est  le repli sur la citadelle assiégée, l’enfermement dans des positions uniquement protestataires, le corporatisme, l’archaïsme ;  une sorte de splendide isolement avec un parfum des années 50.  Dans un communiqué envoyé mercredi en fin d’après-midi, la CGT démontre donc sa singularité et son refus de se fondre dans l’unité nationale après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Si le centrale de Montreuil condamne sans réserve les attentats et adresse sa solidarité «à toutes les victimes de ces assassinats», elle n’en entonne pas moins une petite musique différente. Bien sur, elle note avec satisfaction «que le Président annonce (…) ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable». Mais elle s’oppose, avec un discours qui frôle l’angélisme, à la stratégie développée par François Hollande d’intensifier les frappes contre Daech. «La guerre ne règle rien, au contraire, déclare la centrale dirigée par Philippe Martinez. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Libye, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie, ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». «La guerre ne règle rien, au contraire. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». Des arguments qui ne sont pas totalement faux mais qui témoigne quand même d’une certaine naïveté voir d’une neutralité discutable dans la guerre contre l’État islamique.

Grèce-Hollande: retour à Platon

Grèce-Hollande retour à Platon

 

Pour justifier l’entrée frauduleuse  de la Grèce dans l’union européenne Giscard avait déclaré » on ne refuse rie n à Platon » (ce qui ne l’a pas empêché au cours de la récente crise grecque de demander sa suspension !). Hollande lui fait encore un rappel à l’histoire (celle de Giscard et de Platon) Le chef de l’État a insisté en effet sur l’amitié unissant la France et la Grèce, rappelant que la France ‘ (de Giscard NDLR) avait été la première à souhaiter l’entrée de la Grèce dans l’UE puis dans la zone euro. «Nous avons un lien culturel, de civilisation avec la Grèce», a-t-il souligné.il aurait pu préciser que la rance avaient auusi de très forts liens financiers car l’endettement de la France set nettement supérieur (plus 30 000 euros par habitant) à celui de a Grèce ; Et la Grèce a bien servi de paravent pour éviter que la commison ne flingue la France.  François Hollande en terrain conquis, est donc  venu récolter ses lauriers. Accueilli, ce jeudi après-midi, à l’aéroport d’Athènes par le premier ministre grec Alexis Tsipras, le président n’a pas boudé son plaisir, répondant avec une certaine gourmandise aux journalistes français, dès son arrivée. «Nous avons tout fait pour que la crise de la zone euro soit surmontée et que la Grèce reste en Europe, pour que l’Europe soit solidaire de la Grèce», a ainsi vanté le chef de l’État devant la Vouli, le Parlement grec, où il était venu déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu.  «Il y avait des réformes à faire, les Grecs les ont adoptées, a rappelé Hollande. Il y en a d’autres encore à mener et c’est dans ce cadre-là qu’il y aura un allégement de la charge de la dette, parce que s’il n’y a pas cette négociation-là sur ce sujet-là si important, la Grèce ne pourra pas retrouver le chemin de la croissance.» Le chef de l’État français a précisé que la renégociation de la dette ne concernait pas le «poids de la dette en tant que telle» (il n’y aura pas de «hair cut», NDLR) mais des charges d’intérêts qui doivent être «reportées dans le temps sans qu’il en coûte quoi que ce soit aux contribuables européens». (Précision pour ne pas déplaire aux allemands NDLR).

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

 

Classique avant lez élections la gauche reparle des banlieues. On va même créer un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social. Une nouvelle structure auusi inefficace que toues les autres car ces comités ne servent à rien dans la mesure où les problèmes peuvent être traités en conseil des ministres. Le Président est donc  bientôt de retour en banlieue. François Hollande se rendra à la Courneuve mardi 20 octobre. Ce déplacement revêt une valeur symbolique. Il intervient quelques jours avant le dixième anniversaire des émeutes qui ont secoué les banlieues de l’Hexagone pendant plus d’une semaine au mois de novembre 2005 après la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois.   Le chef de l’État mettra ce déplacement à profit pour rappeler les engagements qu’il a pris en faveur des quartiers défavorisés lors de sa conférence de presse du 5 février dernier, lors de laquelle il avait notamment promis de faire « que chacun de ses enfants puisse réussir sa vie et ne pas se sentir discriminé ou mis de côté parce qu’il vit dans un quartier ». Dans cette perspective, François Hollande avait annoncé la formation d’un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social, la création d’une Agence nationale pour le développement économique sur les territoires et souhaité que la loi de Solidarité et de renouvellement urbain soit strictement appliquée. Il s’était également engagé à augmenter le montant des aides et associer les militants de quartiers dans les conseils citoyens prévus dans les futurs contrats de ville.

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour « certains » (UE)

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour certains (UE)

 

Changement de discours et de pratiques de la part de l’union européenne vis-à-vis des migrants. Il y a quelques semaines le propos consistait  à dire que les portes étaient grandes ouvert à tous les réfugiés. Or on a bien vu que les quotas de répartition (120 000) étaient ridicules par rapport au nombre de migrants 500 000 déjà en Europe et près d’un million la fin de l’année. D u coup face à cette contradiction entre un discours humaniste et un accueil restreint, l’union économique change de position et milite maintenant pour un contrôle obligatoire des migrants et pour le retour au pays de ce qui ne pourraient t justifier de la situation de réfugiés. Mais dans la réalité la distinction risque d’être très difficile et du coup on va se rabattre sur le contrôle aux frontières. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont donc entendus jeudi à Luxembourg pour reconduire davantage d’étrangers en situation irrégulière dans leur pays et ont évoqué la création d’un corps européen de gardes-frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés et de migrants.   »L’augmentation du taux de reconduite doit avoir un effet dissuasif sur l’immigration clandestine », disent-ils dans une déclaration commune. Ils considèrent en outre la détention comme « un moyen légitime en dernier ressort » pour éviter que les étrangers en situation irrégulière ne disparaissent avant d’être reconduits. Ils expliquent envisager d’utiliser davantage de « leviers », dont celui de l’aide financière, pour convaincre les pays d’origine d’accepter le retour de leurs ressortissants reconduits. « Les retours sont toujours durs, mais (…) nous ne pouvons accueillir et soutenir les réfugiés ayant besoin d’être protégés que si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont rapidement reconduits », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, à son arrivée à Luxembourg. Dans la soirée, les ministres de l’Intérieur ont été rejoints par leurs collègues des Affaires étrangères ainsi que par des délégations turque, jordanienne, libanaise et de pays des Balkans, pour une conférence sur la crise migratoire.   »Il s’agit d’unir nos forces pour régler une question qui sera très difficile à résoudre », a expliqué la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La réunion s’est achevée par une déclaration dans laquelle l’UE s’est engagée à aider davantage les pays les plus concernés par les réfugiés. Lors d’une visite dans un centre d’enregistrement de migrants à Passau, en Bavière, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré que 25 millions de personnes étaient en déplacement dans des régions proches de l’Europe, plus que le continent ne pouvait en accueillir

Air France : retour à la rentabilité ou obsolescence programmée

Air France : retour à la rentabilité ou obsolescence programmée

Il est clair que la compagnie Air France n’a plus beaucoup le choix : oo elle retrouve la rentabilité ou elle réduit progressivement son offre jusqu’à extinction. L’écart de compétitivité est en effet trop grand pour que cette compagnie puisse subsister pendant des années. De ce point de vue les responsabilités sont multiples. D’abord peut être l’Etat qui a longtemps protégé la position de quasi monopole d’Air France, ensuite une gestion approximative de la direction aussi certains  syndicats très corpos notamment le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL. Sous l’effet la libéralisation du secteur Air France n’a pu soutenir la comparaison avec la concurrence. D’autant que l’Etat préoccupé également de vendre Airbus a largement ouverte la brèche de cette libéralisation ( aux pays de Golfe par exemple). Il y a aussi une très lourde responsabilité des syndicats corpos surtout des pilotes qui ne veulent rien lâcher de leurs avantages. Dans les conditions d’  exploitation actuelles Air France n’a pas d’avenir et va s’inscrire dans un lent processus d’agonie. Le personnel au sol comme les hôtesses et les stewards sont de plus en plus conscients de cette situation même s’ils contestent l’ ampleur des efforts à effectuer. Mais pas les pilotes dont l’attitude suicidaire  irrite de plus en plus le reste du personnel. La direction d’Air France réclame à ses pilotes de réduire leurs coûts de 17% et leurs effectifs de 8% d’ici 2017, en échange de la promesse de ne pas licencier, a-t-on appris lundi de sources syndicales. Les deux syndicats de pilotes représentatifs SNPL et SPAF ont entamé vendredi les négociations sur les mesures de productivité du futur plan « Perform 2020″, après plusieurs semaines de blocage. La prochaine séance se tiendra mercredi. Après six années de pertes d’exploitation, Air France a lancé « Perform » dans le but de renouer avec la croissance et rattraper son retard sur ses concurrents — les low cost en Europe, les compagnies asiatiques et du Golfe sur le long-courrier. La direction a posé un ultimatum à fin septembre: parvenir à un accord (plan A), ou bien la compagnie réduira son offre long-courrier de 10% d’ici 2017 et procèdera à de nombreux départs contraints (plan B). Mais « que ce soit dans le premier comme le deuxième, l’effectif pilotes finit exactement au même nombre en 2017″, soit 3.400 pilotes contre 3.700 actuellement, a dit à l’AFP Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL Air France (65% des voix). C’est un « signal difficilement audible » pour les syndicats qui sont « là pour défendre l’emploi », a-t-il ajouté, dénonçant « l’absence de projet » industriel de la direction. L’accord prévoit l’augmentation de la productivité des pilotes, ce qui entraînera un sureffectif, selon Julien Duboz, porte-parole du SPAF (21%).  En cas d’accord, « ils promettent zéro licenciement (chez les pilotes, NDLR) jusqu’à 2017″, grâce à des départs naturels non remplacés, a-t-il dit. Dans le cas contraire, la direction menace de « licencier 300 à 350 pilotes ». La compagnie « demande de monter en cadence en termes d’heures de vol sur le long et le moyen-courrier », des objectifs que permettent déjà les règles de carrière en vigueur chez les pilotes d’Air France, selon le SPAF.  Alors que les syndicats « entendent depuis des mois » que l’entreprise « demande 10% de réductions de coûts aux pilotes », elle a évoqué vendredi un effort de « 17% », selon M. Duboz. Au-delà de cette proposition qui suscite « beaucoup d’étonnement », la méthode employée par la direction est jugée « inadmissible » par les syndicats.

 

Ecole : enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

Ecole :  enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

 

La ministre de l’éducation nationale vient peut-être de découvrir la lune mais cette découverte un peu naïve va peut-être enfin déboucher sur la plus grande réforme dont a besoin l’école. Il s’agirait tout simplement de rétablir la dictée, la lecture et le calcul de manière quotidienne. Bref,  les fondamentaux qui jusque-là ont été étouffés voir abandonnés par un pédagogisme fumeux. Il était temps puisque les insuffisances en orthographe notamment avaient conduit certaines universités à introduire des exercices de dictée ! La ministre reconnaît enfin que la maîtrise du français est indispensable à l’énonciation correcte d’une pensée. Cette orientation d’un certain point de vue constitue une véritable révolution tellement l’école s’était engluée dans les matières accessoires et le pédagogisme approximatif. Un regret toutefois cette réforme n’entrerait en vigueur qu’en 2016. On se demande bien pourquoi il convient d’attendre encore un an pour mettre en œuvre ce qui doit constituer le cœur de l’activité de l’école à savoir : apprendre à lire,  à compter et à écrire. Ce délai démontre à quel point les superstructures de l’éducation nationale sont sclérosées et se paralysent entre elles. Interrogée sur Europe 1, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a donc annoncé l’instauration d’une dictée obligatoire et quotidienne à partir du CP à la rentrée 2016. Une dictée par jour, du calcul mental et de la lecture, tous les jours. Interrogée ce vendredi matin sur les ondes d’Europe 1, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a confirmé sa volonté d’instaurer ces exercices quotidiens dans le cadre de la réforme des programmes scolaires. Ces changements seront mis en œuvre dès la rentrée 2016.  Dans une tribune publiée sur Le Monde, la ministre de l’Education nationale précise les modalités de cette réforme. « J’ai ainsi souhaité qu’à l’école élémentaire, en plus des dix heures hebdomadaires de français, dix autres heures lui soient consacrées, réparties dans les autres matières. Car, oui, la pratique répétée de la lecture et de l’écriture, la discipline exigée par des dictées quotidiennes sont indispensables, comme dorénavant le travail sur le langage oral, essentiel pour la compréhension de la lecture et la capacité à présenter de façon claire et ordonnée une pensée. »  Sur Europe 1, la ministre de l’Education a défendu un projet pensé globalement, avec des programmes « pensés tous ensemble », « pour la première fois ». D’autres aménagements ont été prévus. L’apprentissage de la division, qui débutait jusqu’à présent en CE2, sera décalé d’une année.

Smart : les salariés veulent le retour aux 39 heures

Smart : les salariés veulent  le retour aux 39 heures

Un vote qui risque de bouleverser la donne sociale. En majorité les travailleurs de Smart préfèrent privilégier l’emploi au détriment de la réduction du temps de travail. Une orientation que refuse la plupart des syndicats qui d’une certaine manière sont désavoués. Ce vote risque de faire réfléchir sérieusement les syndicats dans d’autres entreprises qui risquent de s’engager dans la même voie que Smart pour améliorer la compétitivité et sauver l’emploi. Ce vote met  en tout cas en évidence le décalage qu’il peut y avoir entre des syndicats aux conceptions un peu dogmatiques et des salariés surtout préoccupés par l’emploi et le pouvoir d’achat. Certains pourront objecter que l’emploi n’est jamais totalement  garanti pendant  car tout dépendra de l’environnement économique et notamment du carnet de commandes. Mais ce qui est certain c’est que les menaces sur l’emploi seront nettement plus importantes si l’entreprise n’améliore pas des maintenant  compétitivité Les 800 salariés ont ainsi désavoué lors de ce vote indicatif trois des quatre syndicats de l’usine, qui sont opposés à cette proposition de la direction. La participation s’est élevée à plus de 93%, a dit Philippe Streyer. « Sur les 93%, 56% se sont prononcés en faveur du pacte 2020″, a-t-il ajouté. « La direction de Smart France se félicite de ces résultats. » Ce vote n’a toutefois qu’une valeur indicative, seuls les syndicats étant susceptibles de signer un accord, sous réserve que les signataires représentent au moins 30% des salariés aux élections professionnelles. La filiale du groupe allemand Daimler propose aux salariés une augmentation de 12% de la durée du travail, qui passerait de 35 à 39 heures hebdomadaires jusqu’en 2020, en échange d’une augmentation du salaire de base de 6%, soit 120 euros brut par mois, et d’une prime de 1.000 euros versée en deux fois. La direction s’engage, en contrepartie, à ne procéder à aucune suppression d’emploi durant la durée de l’accord. Un éventuel accord chez Smart concernerait inévitablement les 800 salariés des équipementiers installés sur le site. Trois syndicats sur quatre, la CGT, la CFDT et la CFTC se sont exprimés contre la proposition de la direction. Seule la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement, se disait prête à un sacrifice au nom de la pérennité des emplois et le personnel qui n’est pas attaché à la production a d’ailleurs voté vendredi à 74% en faveur de l’accord, contre 39% à peine pour les salariés qui sont sur les chaînes de montage. Selon la CFTC, les syndicats réfractaires à un accord ne devraient faire connaître leur position que la semaine prochaine.  Alors que Smart a lancé fin 2014 la troisième version de son véhicule urbain, conçue en partenariat avec Renault, l’entreprise invoque la nécessité d’améliorer la compétitivité pour garantir l’obtention d’un nouveau projet après 2020. Les syndicats dénoncent un « chantage à l’emploi », la direction laissant entendre, selon eux, que la production de la Smart deux places pourrait, dans le futur, partir vers l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, qui assemble la version quatre places.

Sarkozy : retour raté

Sarkozy : retour raté

Le problème de Sarkozy c’est qu’il semble englué dans des propositions de sa campagne de 2002. En réalité il ne semble guère porteur d’idées nouvelles et donne même l’impression de manquer de conviction. C’est aussi l’avis de certaines personnalités de l’opposition qui considère à juste titre que Sarkozy a un urgent besoin de ce renouveler. Si François Hollande a vu un léger rebond dans sa cote de popularité, celle de Nicolas Sarkozy ne décolle toujours pas. Difficile de partir serein en vacances donc pour l’ancien chef d’État alors qu’il est distancé pour la troisième fois consécutive par Alain Juppé, selon le dernier sondage Ifop pour Paris Match. En cas de duel, le maire de Bordeaux arrive désormais largement en tête avec 60% des suffrages. Incapable de rassembler - la droite s’est largement divisée sur la question du dossier grec -  l’ancien pensionnaire de l’Élysée ne séduit plus et peine toujours à séduire sa propre famille politique. Publiquement cependant, les parlementaires restent prudents et affichent une confiance certaine en Nicolas Sarkozy. Hors de question d’enterrer qui que ce soit. Officieusement par contre, les propos sont bien différents et les langues se délient. « Ça ne marche pas, ça n’accroche pas », se désole un député.  L’identité, les musulmans, les repas sans porc… Son problème, c’est qu’il est resté bloqué en 2012 sur le fond ;  sur la forme sa posture de « stand-up » le rend  aussi ridicule que sa marionnette.   Pour certains parlementaires, l’axe entrepris n’est pas le bon. « L’identité, les musulmans, les repas sans porc… Son problème, c’est qu’il est resté bloqué en 2012. Son logiciel a besoin d’une mise à jour urgente« , admet un autre parlementaire qui fut longtemps l’un de ses soutiens proches.  Un constat extrêmement sévère donc alors que le chef des Républicains assure qu’il est au-dessus de tout ça. Les sondages démontrent en tout cas qu’il est actuellement en dessous.

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