Archive pour le Tag 'retour'

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Économie-Retour de l’inflation ?

Économie-Retour de l’inflation ?

 

Du fait de la forte demande de matières premières, des difficultés logistiques, la hausse des prix s’envolent à la production et commencent à se faire sentir sur la consommation aux Etats -unis ( mais aussi en Chine).  Ainsi les prix ont augmenté aux États-Unis de 0,8 % en avril sur un seul mois. Conséquence directe, le Dow Jones est tombé de 1,99% à 33.587,66 points, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier.

Le Nasdaq est tombé de 2,67% à 13.031,68 points, sa pire séance depuis le mois de mars. L’indice élargi S&P 500 a plongé de 2,14% à 4063,04 points, son repli le plus marqué depuis février. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation CPI, a atteint 0,8% en avril, sur un mois, selon le département du Travail. Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4,2%, au plus haut depuis 13 ans. Ce chiffre a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse des prix plus modeste sur le mois, de seulement 0,2%.

La question qui se pose est de savoir si la réserve fédérale dispose des outils pour maîtriser cette inflation et même s’il a l’intention de la freiner.

On voit mal comment cette inflation pourrait ne pas contaminer à terme le monde et en particulier l’Europe à peu près pour les mêmes raisons.

Certes la banque centrale européenne peut maintenir une politique de taux bas mais l’inflation ne dépend pas uniquement de la politique monétaire.

Risque d’un retour de l’inflation

Risque  d’un retour de l’inflation

 

Du fait de la forte demande de matières premières, des difficultés logistiques, la hausse des prix s’envolent à la production et commencent à se faire sentir sur la consommation aux Etats -unis ( mais aussi en Chine).  Ainsi les prix ont augmenté aux États-Unis de 0,8 % en avril sur un seul mois. Conséquence directe, le Dow Jones est tombé de 1,99% à 33.587,66 points, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier.

Le Nasdaq est tombé de 2,67% à 13.031,68 points, sa pire séance depuis le mois de mars. L’indice élargi S&P 500 a plongé de 2,14% à 4063,04 points, son repli le plus marqué depuis février. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation CPI, a atteint 0,8% en avril, sur un mois, selon le département du Travail. Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4,2%, au plus haut depuis 13 ans. Ce chiffre a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse des prix plus modeste sur le mois, de seulement 0,2%.

La question qui se pose est de savoir si la réserve fédérale dispose des outils pour maîtriser cette inflation et même s’il a l’intention de la freiner.

On voit mal comment cette inflation pourrait ne pas contaminer à terme le monde et en particulier l’Europe à peu près pour les mêmes raisons.

Certes la banque centrale européenne peut maintenir une politique de taux bas mais l’inflation ne dépend pas uniquement de la politique monétaire.

Wall Street : crainte d’un retour de l’inflation

Wall Street : crainte d’un retour de l’inflation

 

Du fait de la forte demande de matières premières, des difficultés logistiques la hausse des prix s’envolent à la production et commencent à se faire sentir sur la consommation. Ainsi les prix ont augmenté aux États-Unis de 0,8 % en avril sur un seul mois. Conséquence directe, le Dow Jones est tombé de 1,99% à 33.587,66 points, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier.

Le Nasdaq est tombé de 2,67% à 13.031,68 points, sa pire séance depuis le mois de mars. L’indice élargi S&P 500 a plongé de 2,14% à 4063,04 points, son repli le plus marqué depuis février. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation CPI, a atteint 0,8% en avril, sur un mois, selon le département du Travail. Sur douze mois, la hausse des prix atteint 4,2%, au plus haut depuis 13 ans. Ce chiffre a surpris les analystes qui tablaient sur une hausse des prix plus modeste sur le mois, de seulement 0,2%.

La question qui se pose est de savoir si la réserve fédérale dispose des outils pour maîtriser cette inflation et même s’il a l’intention de la freiner.

Régionales Paca: retour à la liste commune de Muselier

Régionales Paca: retour à la liste commune de Muselier

Retour à la liste commune de Muselier aux élections régionales de Paca. Avec évidemment des membres du parti républicain mais aussi des membres de la république en marche.

 

Pour tenter de rassurer, Muselier explique qu’il n’y aura  pas de ministre ou de député sur la liste commune. Le feuilleton n’est sans doute pas terminé mais on voit difficilement maintenant la république en marche présenter sa propre liste. Il en est de même pour une liste au nom officiel du parti républicain.

 

Toutes ces ambiguïtés semblent avoir profité au rassemblement national et à Mariani dont les sondages prévoient qu’ils gagneraient les élections dans tous les cas de figure.

Des «vélos-cargos» ou le retour des pousse-pousse

Des «vélos-cargos» ou le retour des pousse-pousse

 

12 millions seraient dégagés par le gouvernement pour développer des vélos cargos transportant soit des marchandises soit des passagers, bref le retour des pousse-pousse comme en Asie. Évidemment,  il faudra pédaler encore davantage et la France pourra se préparer en même temps à former de futurs champions cyclistes. Ces vélos cargos pourront être aidés par un moteur électrique mais alors pourquoi ne pas plus simplement créer des engins légers électriques mieux conçus pour le transport de fret voire d’une ou deux personnes. En fait, on veut surfer sur l’image écolo du vélo.

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira, le retour !

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira, le retour !

Taubira qui peut s’honorer d’avoir contribué à faire perdre Jospin au élection présidentielle, revient sur la scène sans doute pour contribuer encore un peu plus à diviser une gauche complètement éclatée. Et de se féliciter elle-même : «J’ai (…) de l’admiration et du respect pour celles et ceux qui s’organisent autour de ma candidature de façon très active, qui se sentent concernés par notre sort commun, qui expriment leurs préférences. Et en vous disant ça, je vous en ai déjà dit beaucoup…»

 

Notons que l’intéressé en 2002 s’était présenté au nom du parti radical de gauche et qu’elle n’avait obtenu que 2,32 % des voix. Tiens à Benoît à mon leurre des présidentielles de 2017 n’avait pas non plus porté chance à l’intéressé qui n’avait recueilli que 6 %. Il se pourrait bien que le soutien qu’elle a apporté à Audrey pull va pour les élections régionales d’île de France ne soit guère plus bénéfique.

Retour sur la Lune : Blue Origin conteste contre le choix de SpaceX

Retour sur la Lune : Blue Origin conteste contre le choix de SpaceX

Pour des raisons économiques liées à des risques de monopole tout autant que pour des raisons techniques Blue Origin , la société spatiale de Jeff Bezos conteste le choix fait par la NASA de choisir Space X pour retourner un jour sur la Lune.

Il est vrai que la fusée Space X en cours de développement est encore loin d’être opérationnelle car plusieurs tirs se sont traduits par des échecs. En outre, Space X va bénéficier d’un énorme soutien financier de près de 3 milliards de la part de la NASA qui risque de le mettre en situation de monopole. Mais les déclarations tapageuses du patron de Space X ( sa promesse de voyage sur Mars pour le public !) et son image ont sans doute eu raison des arguments économiques et techniques

 «La Nasa a réalisé une acquisition défectueuse pour son programme» de vaisseau lunaire, «et changé les règles du jeu au dernier moment», a dénoncé la société du milliardaire Jeff Bezos dans une déclaration transmise à l’AFP. Cette «décision élimine la possibilité de concurrence (…) et ne fait pas que retarder, mais aussi met en danger le retour de l’Amérique sur la Lune», pour le moment annoncé pour 2024, poursuit l’entreprise. «A cause de cela, nous avons déposé une plainte» auprès du Government Accountability Office (GAO), une agence dépendant du Congrès américain.

Selon Blue Origin, la Nasa a mal jugé les risques induits par le choix de la solution de SpaceX, d’«un véhicule entièrement nouveau» pour lequel «le développement est notoirement difficile», souligne la plainte, dont l’AFP a consulté une copie. Des prototypes de cette fusée sont actuellement à l’essai au Texas, mais les derniers tests se sont soldés par d’impressionnantes explosions.

Amélie de Montchalin : « Sortons de la France de Balzac  » …. et retour à la France des cavernes ?

Amélie de Montchalin : « Sortons de la France de Balzac  » …. et retour à la France des cavernes ?

 

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Amélie de Montchalin,  ministre de la fonction publique , dans une interview au JDD tente d’expliquer que l’ouverture de l’ENA nouvelle formule à quelques membres de quartiers difficiles constitue l’une des solutions à la crise des banlieues. Nous sortons de la France de Balzac affirme-t-elle justifier la création de 74 classes de prépas en province. Bref, une conception très élitiste du changement social et sociétal qui pourrait bien ne rien changer à la situation de la France des cavernes de certains quartiers.

 

Interview

Vous allez ouvrir en septembre prochain de nouvelles classes préparatoires aux concours de la fonction publique. Pourquoi?
Nous devons former une nouvelle génération de hauts fonctionnaires plus diverse, à l’image de la France, afin de construire des politiques publiques toujours en prise avec les préoccupations de nos concitoyens. Une telle diversité créée de l’efficacité pour les Français, même si nul ne conteste l’engagement et la capacité d’adaptation des cadres de l’Etat pendant la crise. Il faut aller chercher ces talents partout en France. C’est sur la seule base des vertus et des talents que doit se faire l’accès à l’emploi public. Chaque année, des prépas dédiées permettront à 1.700 élèves boursiers parmi les plus méritants de l’enseignement supérieur de préparer les concours donnant accès aux postes d’encadrement de la fonction publique. Nous souhaitons former différemment nos hauts fonctionnaires, avec la création d’un socle commun d’apprentissage car il est nécessaire de développer des réflexes partagés par tous. La méritocratie doit se poursuivre au fur et à mesure de l’avancée de la carrière. L’Institut du service public, qui remplacera l’ENA dès janvier prochain, a aussi vocation à les former tout au long de la vie. Il y a donc une cohérence entre un recrutement diversifié et une évaluation à tous les stades de la carrière.

Combien de projets avez-vous reçu?
Nous en avons reçu environ une centaine et 74 ont été sélectionnés. Chaque région comptera au moins deux classes Prépas Talents. Avec ce dispositif, nous tenons notre engagement d’avoir une fonction publique au coeur de la promesse républicaine d’égalité des chances, de diversité sociale et territoriale. Sortons de la France de Balzac, il n’y a plus besoin de monter à Paris pour réussir! Que vous viviez à Saint-Etienne, Valenciennes ou Agen : dans toutes nos universités, on vous donne la possibilité de servir votre pays, quelles que soient vos origines sociales, familiales, l’endroit où vous habitez…

En 2019, la proportion d’élèves de l’ENA ayant un père ouvrier était de 1%. Qu’est-ce qui pêche le plus?
Notre enjeu n’est pas uniquement de lutter contre la discrimination mais l’autocensure, cette rengaine du ‘ce n’est pas pour moi’. On ne peut pas dire que servir l’intérêt général est réservé à certains et pas à d’autres. Pour les aider financièrement, chaque élève recevra un complément de bourse de 4.000 euros par an. Ils seront accompagnés par des tuteurs. Et surtout, la formation sera diplômante ce qui n’est pas le cas aujourd’hui partout. Or beaucoup hésitent à s’inscrire en classe prépa de peur que cette période devienne une année blanche en cas d’échec aux concours.

Nous cherchons des étudiants talentueux mais aussi des caractères, des personnalités

La sélection se fera sur dossier et entretien. Ne redoutez-vous pas que les résultats scolaires prime sur tout le reste? 
Nous cherchons des étudiants talentueux mais aussi des caractères, des personnalités. Nous devons donc nous assurer que cette sélection repose également sur la motivation, le sens du service public, l’esprit critique, le courage… J’ai pleine confiance dans les établissements pour recruter ces talents sur leur excellence académique et leur envie de servir leur pays.

Dans un arrêté, vous aviez choisi d’exclure la préparation aux concours de Sciences Po Paris de la liste des établissements pouvant présenter des candidats au concours « Talents » de l’ENA. La justice vous a donné tort…
Un nouvel arrêté intégrant cette classe préparatoire ainsi que la ‘Prep’ENA’ de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’Ecole normale supérieure a été publié dimanche. Mon enjeu n’est pas de retirer quoi que ce soit à ceux qui étudient dans ces filières d’excellence, mais d’ouvrir le recrutement à tous ceux qui n’ont pas cette chance.

Le retour d’un nationalisme guerrier ?

Le retour d’un nationalisme guerrier ? 

Dans un entretien au « Monde », le général Henri Bentégeat, vice-président du Comité d’éthique de la défense, analyse les nouvelles formes de guerre – actions terroristes, cyberattaques, guerre informationnelle et opérations conventionnelles – et les méthodes de dissuasion pour y répondre.

 

Ancien chef d’état-major des armées (2002 -2006) et aujourd’hui vice-président du Comité d’éthique de la défense, le général Henri Bentégeat étudie les nouveaux défis géostratégiques.

La France aujourd’hui a-t-elle d’autres ennemis que le terrorisme ?

La formule de « guerre contre le terrorisme » lancée par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, à New York, ne veut pas dire grand-chose. Nous, les militaires, n’aimons pas que l’on réduise l’ennemi au terrorisme, car le terrorisme est avant tout un mode d’action. L’ennemi, ce sont les groupes terroristes, tels que l’[organisation] Etat islamique, Al-Qaida Boko Haram…, cette nébuleuse de groupes djihadistes et tout ce qui s’y rattache. Mais, si la France aujourd’hui n’a pas d’ennemi déclaré en dehors de ces groupes terroristes, elle ne s’en prépare pas moins aussi à l’hypothèse d’un engagement majeur.

Donc à un affrontement avec un Etat ?

C’est le rôle de l’armée que d’envisager toutes les hypothèses, y compris celle d’un combat conventionnel de haute intensité. Le contexte international a changé. Nous assistons à un grand retour des nationalismes, qui s’accompagne d’une certaine désinhibition quant à l’emploi de la force. En témoignent l’annexion de la Crimée par la Russie aux dépens de l’Ukraine, en 2014, ou l’opération menée en Syrie par les forces russes. On le voit avec les actions menées par la Turquie en Libye, en Méditerranée orientale, ou avec le Haut-Karabakh. C’est aussi la politique de Pékin en mer de Chine méridionale. Le recours à la force par les Etats et entre Etats redevient une option envisageable alors qu’elle ne l’était plus depuis la fin de la guerre froide. Mais ces Etats, tout en étant des concurrents, des rivaux, voire des adversaires, restent aussi, dans d’autres domaines, des partenaires.


Les nouvelles formes de guerre ne rendent-elles pas toujours plus difficile la détermination de qui est l’ennemi ?

Oui, d’autant que la guerre hybride se caractérise par des acteurs multiples avec des motivations différentes : des organisations terroristes, des Etats, des Etats faillis, des voisins qui veulent s’en mêler, les grandes puissances qui y mettent leur nez y compris de façon indirecte, sans parler des grands réseaux de criminalité internationale. Les modes d’action aussi sont multiples : actions terroristes, cyberattaques, guerre informationnelle et opérations conventionnelles. Il y a trop d’acteurs pour que l’on puisse dire avec précision qui est vraiment l’ennemi. La guerre syrienne était et reste révélatrice d’une telle imbrication. La population est à la fois la victime, l’enjeu et la complice de tel ou tel acteur selon les moments…

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

UN RETOUR À LA VIE NORMALE ? PAS AVANT L’AUTOMNE (PDG DE PFIZER)

 

 

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant un retour à la vie normale. C’est du moins ce sur quoi table Albert Bourla, le PDG de Pfizer, dans un entretien accordé à plusieurs titres de presse européens dont Les Échos. Pour le patron du groupe pharmaceutique américain, un retour à une vie sans la menace pesante du Covid-19 pourrait se faire à l’automne prochain en Europe.

« Une fois qu’une proportion significative de la population a été vaccinée, il est possible de revenir à la vie presque comme avant. Tout dépend de la vitesse à laquelle on vaccine », ajoute le dirigeant en mentionnant l’exemple d’Israël qui se rapproche de plus en plus de l’immunité collective.

A contrario, le rythme de la campagne de vaccination est sans conteste l’une des critiques récurrentes émises à l’encontre de l’Union européenne et de ses États membres, dont la France. Pour Albert Bourla, « l’Europe n’est pas en retard par rapport aux pays les plus vastes » même si la distribution de doses à 447 millions de personnes constitue « une tâche monumentale ».

« Le problème est que tous les industriels n’ont pas été en mesure de livrer ce qu’ils avaient promis. C’est cela qui a créé des difficultés, temporaires, dans les campagnes de vaccination », répond le PDG de Pfizer en prenant soin d’éviter de citer les laboratoires pharmaceutiques mis en cause.

Le PDG estime que le scénario le plus probable est celui d’une « situation endémique » mais que l’épidémie de Covid-19 deviendra au fil du temps « comme la grippe », la vaccination permettant notamment d’atténuer considérablement les crises sanitaires causées par ce coronavirus et ses variants.

« Bien sûr, ce n’est que mon estimation. Les choses peuvent évoluer. Mais d’après tout ce que j’ai vu, c’est le scénario le plus probable », avance enfin Albert Bourla.

Lyon: la viande de retour dans les menus des écolos !

Lyon: la viande de retour dans les menus des écolos !

 

Les élus d’Europe écologie les Verts ont sans doute commis une erreur supplémentaire en voulant imposer à Lyon une idéologie végétarienne de manière brutale est en contradiction avec les besoins nutritionnels actuels. La brutale décision des élus écolos de Lyon qui voulait imposer des menus sans viande a fait long feu après les nombreuses protestations non seulement d’associations, d’organisation mais aussi de nutritionnistes. Du coup, la mairie de Lyon a changé complètement son fusil d’épaule et justifie son changement d’orientation en s’appuyant sur la crise sanitaire qui en fait avoir grand-chose à voir dans l’affaire : «Nous n’avons encore aucune visibilité sur ce que sera le protocole sanitaire à la rentrée», a souligné l’adjointe à l’Éducation, Stéphanie Léger, lors d’une visioconférence de presse. «Mais cette fois, nous avons eu le temps de travailler à une proposition de plat chaud avec viande qui sera faite de façon régulière, tous les cinq repas en moyenne», a ajouté l’élue.

 

La mairie avait considéré qu’un menu unique sans viande, mais incluant œufs ou poisson, était «le moins excluant» pour les élèves compte tenu de leurs habitudes alimentaires, gustatives ou religieuses qui conduisent déjà la moitié d’entre eux, en temps normal, à écarter la viande. Cette mesure avait été complétée par un allongement de la pause méridienne et le recours à d’autres lieux de restauration comme les gymnases.

L’opposition locale, relayée par des membres du gouvernement, avait cependant accusé l’exécutif écologiste de vouloir imposer une «idéologie» végétarienne.

 

«La morale de cette histoire est qu’il est bien possible de servir des produits carnés aux

à noter au plan du gouvernement la position surréaliste de Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique qui avait notamment qualifié le supposé déséquilibre nutritionnel d’un repas sans viande de «débat préhistorique» objet de «clichés éculés» .

Après Covid-19 : retour aux années folles

Après Covid-19 : retour aux années folles

 

Vivrons-nous des années folles, comme ces années 1920 où il s’agissait d’oublier le traumatisme de la Première guerre mondiale ? Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources » (*). (La Tribune)

 

 

Les années folles qui atténuèrent les traumatismes de la Première Guerre mondiale s’épanouirent après le Dadaïsme, cette remise en cause écarta les conventions, la logique, les convenances, la raison, la poésie, la peinture, les littératures qui avaient accompagné la catastrophe de la guerre. Le mouvement jusqu’au-boutisme précéda l’émergence du surréalisme, de l’art déco, de la libération des femmes et la mode garçonne de Chanel, la diffusion du jazz dansé par Joséphine Baker avec la nouveauté du Charleston . Il était contemporain de la diffusion de nouvelles idéologies dont le communisme qui s’incarnait en Russie et, parallèlement, du nouveau dieu étatsunien et de sa vitesse fascinante en tout, y compris dans la rapidité du progrès et notamment dans la modernisation des domiciles avec la radio qui facilita la massification des sensibilités et des opinions.

Mais cette décennie de liberté fut également nommée décadente, une jouissance détraquée de la vie et son art qualifié de dégénéré par des critiques qui se distinguèrent au cours de la Deuxième guerre mondiale.

Parallèle

Le parallèle entre la guerre et la crise de la Covid-19, entre les années folles et notre futur post-vaccinal, est sans doute une exagération de la planète communication. Néanmoins, la pandémie aura des conséquences à long terme pour de nombreux contaminés et à la différence d’une minorité qui aura abusé de fêtes ou restaurants clandestins, parce qu’elle est adepte d’un marché noir de l’anti-distanciation sociale, pour le commun des confinés, la distanciation sociale est un combat, particulièrement pour les plus jeunes. Ils demanderont avec raison que cette période soit suivie de son antithèse, une fusion sociale et la liberté retrouvée, les fêtes, la nuit entre amis, les retrouvailles familiales chacune à leur façon, les voyages pour se mélanger avec des étrangers…

Dans ce futur proche, quel sera l’équivalent de la découverte du jazz dans le Paris des années 1920, quelles seront les nouvelles idéologies, quel sera l’art nouveau, où est son avant-garde ? Subirons-nous une nouvelle influence des États-Unis sur l’Europe comme il y a un siècle, puis pendant les années 1950, ou bien ce prochain soft-power viendra-t-il de l’Est, d’Asie ? Ou encore ni Chine ni États-Unis, cette influence sera-t-elle la nôtre, celle du chez soi, locale, un renouveau des terroirs, un succès du non-globalisme ? Ces années à venir seront-elles lentes, celles d’intellects secs, de croyances religieuses nouvelles ou anachroniques : dieux naturels, saisonniers ou olympiens ? Le freinage brutal des naissances dû la pandémie sera-t-il poursuivi d’une prise de conscience d’une surpopulation mortifère qu’il faut freiner par un malthusianisme généralisé ou bien d’un baby-boom généreux ?

Ne croyons pas que l’avenir sera comme le passé, mais en pire. Espérons plutôt qu’un néo-Dadaïsme réforme la situation de chacun et de la société.

Remise en question omniprésente

À l’échelle individuelle, cette remise en question est déjà omniprésente : avenir, finalité de l’existence et les moyens à mettre en phase avec un projet de vie. Les études ou le métier actuel, qui ont permis de passer au travers de la crise de la Covid-19, sont-ils à abandonner pour éliminer la souffrance post-traumatique de l’épidémie ou bien simplement à adapter, avec le travail à distance ?

L’exemple des soignants est éclairant. La Covid-19 est la crise suraiguë au milieu d’un très long malaise chronique devenu intolérable à cause du manque de reconnaissance, des horaires surchargés, des salaires imparfaits et de l’étouffement de la sur-administration. C’est le combat de trop, celui dont on ne parlera qu’avec pudeur entre anciens camarades de salle de réanimation, entre initiés qui comprendront avec peu de mots les traumatismes, les intubations, la fatigue de la fatigue de voir la mort gagner… Ils sont déjà si nombreux à quitter les métiers de la santé que ces derniers devront faire leur Dadaïsme, se libérer des conventions et des carcans pour retrouver une attractivité.

Deux évolutions évidentes

 

À l’échelle de la société, deux évolutions sont déjà évidentes. Premièrement, minorer le changement climatique. Mais les premières initiatives ne sont pas encourageantes. La bataille de Poitiers commence par tuer le rêve d’enfants icariens, voler, et, par suite, elle nie les possibles progrès tel que celui de l’avion électrique ou à hydrogène. À n’en pas douter cette école de pensée poursuivra d’autres batailles contre la curiosité de l’homme qui le pousse à aller voir au-delà de l’horizon, découvrir les roches de Mars. Cette situation ressemble étrangement à une scène du film Interstellar, celle de la maitresse d’école qui reproche à son élève d’avoir amené à l’école un livre indiquant que l’homme a marché sur la Lune, alors que selon la doxa professorale de cette époque future, cet événement serait une infox étatsunienne construite dans l’unique but de précipiter la chute de l’URSS. Je préfère de loin entendre l’entreprise japonaise Prologium Technology nous indiquer que d’ici la fin 2021 elle produira des batteries de véhicules électriques capables d’une autonomie de 1 .150 km.

Mettre à jour les solidarités stratégiques

Deuxièmement, la pandémie accentue la nécessité d’accélérer la mise à jour des solidarités stratégiques. Au-dessus de chaque État, il est possible de les identifier. Elles sont autant de trajectoires à très long terme auxquelles les administrations et les différents gouvernements qui se succèdent à la tête du pays ne touchent pas parce qu’elles façonnent la relation particulière entre la population et son concept de nation. Elles sont un prélude à la construction politique et au développement économique d’un pays, elles différencient les États les uns des autres, parce qu’elles définissent leurs dépendances, leurs indépendances et leurs interdépendances vis-à-vis notamment de la sécurité, des ressources naturelles, du développement économique, de la santé, de modèle économique…

La première d’entre elles est sans aucun doute l’inspiration première de l’État, dans sa Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans sa constitution, ou de par la voie tracée dans la matrice idéologique d’un petit livre rouge. Bref, l’évènement intellectuel qui inspire ou conclut, selon les cas, la guerre de libération ou la révolution qui engendra le premier pouvoir en place. Cette solidarité stratégique intellectuelle et fondatrice est suivie des solidarités stratégiques plus tangibles décidées à des moments historiques ou charnières, telle la fin d’un conflit mondial par exemple.

À sa façon la pandémie du Covid-19 est l’un de ces moments charnières. Certes, elle aura peu de conséquences sur les solidarités stratégiques de pays asiatiques qui ont bien géré la crise parce que le risque pandémique y figurait. Mais son impact majeur sur nos démocraties répond à nos aveuglements. Les menaces extérieures contre l’intégrité du territoire et les populations restaient les solidarités stratégiques primordiales auxquels l’État de droit répondait par la protection de la force. Nos gouvernements ont subitement découvert qu’elles étaient indissociables de souverainetés économiques et sociales dans tous les domaines.

Sans elles, nulle survie des populations sur le territoire national, c’est pourquoi elles sont la ligne de mire de l’immédiat et du long terme ; décisions  qui seront aux rendez-vous des prochains échéances politiques et notamment électorales. Ici, à la différence du passé, la politique de l’incantation et de la communication voyageuse seront irrecevables. Au contraire, une nouvelle direction ambitieuse armée d’une expérience démontrée d’actions fondées sur l’intelligence des situations sera gagnante.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

Nucléaire iranien : retour des États-Unis dans les négociations ?

Nucléaire iranien : retour des États-Unis dans les négociations ?

Des responsables d’Iran, de Chine, de Russie, de France, d’Allemagne et de Grande-Bretagne se réuniront virtuellement vendredi pour discuter d’un éventuel retour des États-Unis à l’accord nucléaire de 2015, a annoncé jeudi l’Union européenne dans un communiqué.

Deux sources diplomatiques ont déclaré que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient déjà eu des entretiens avec l’Iran lundi et une a déclaré qu’il y avait eu des discussions sur une proposition iranienne. Les sources ont parlé sous couvert d’anonymat.

La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré aux journalistes lors d’un briefing quotidien que les puissances européennes travaillaient en étroite collaboration avec la Russie et la Chine – les autres parties restantes à l’accord – pour trouver une solution à l’impasse et s’étaient entretenues avec Téhéran et Washington.

« Ces échanges sont plus que nécessaires car l’Iran n’a pas accepté de prendre part à des contacts directs entre les autres participants du JCPOA et les États-Unis … ce qui aurait facilité les discussions », a déclaré la porte-parole Agnes von der Muhll.

Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré que les États-Unis ont accueilli la réunion comme «une étape positive».

La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

« Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois “plus” : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée », assure le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. ( l’Opinion)

 

Gouverneur de la Banque de France depuis 2015, François Villeroy de Galhau publie Retrouver confiance en l’économie, aux éditions Odile Jacob. Pédagogique et accessible, l’ouvrage détaille les différents leviers à enclencher pour réinstaurer la confiance en France et en Europe.

La situation économique est « plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre », constate François Villeroy de Galhau, qui ne voit pas, « à ce stade », de nécessité à revoir les prévisions de croissance de la Banque de France pour 2021.

Vous estimiez début mars que la croissance de notre économie pourrait atteindre 5,5 % en 2021. Restez-vous optimiste malgré le retour de restrictions plus sévères ?

Je me méfie toujours des termes « optimiste » ou « pessimiste ». Je crois plutôt à la confiance. Nous avons réalisé nos prévisions de manière prudente : elles reposent sur l’idée que les restrictions sanitaires seront maintenues jusqu’à l’été prochain. Il y aurait malgré tout une reprise sensible de l’économie au deuxième semestre. A ce stade, il ne nous semble pas que les restrictions actuellement en vigueur conduisent à revoir ces prévisions.

Optimisme, confiance… Quelle différence ?

L’optimisme relève de l’humeur ; la confiance c’est un état d’esprit, une volonté. Elle ne nie aucune des difficultés, mais passe à l’action après avoir établi un diagnostic. La confiance ne se décrète pas, mais nous Français pouvons soigner un peu notre confiance. Je suis toujours frappé par l’exemple des entrepreneurs, les plus réalistes des acteurs économiques, mais aussi les plus projetés vers l’avenir. Si nous avions un surcroît de confiance en France, ce serait le meilleur plan de relance.

Les prévisions économiques de la Banque de France sont réalisées à partir d’une enquête de terrain auprès de 8 500 entreprises. Que vous racontent-elles concernant le retour de la confiance ?

Nous ne la mesurons pas directement, mais les données liées à l’investissement ou à l’emploi en sont de bons baromètres. La situation est plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre. L’investissement a baissé, mais sans amplifier le cycle économique. Quant à l’emploi, on craignait une montée du chômage nettement plus forte que celle que nous aurons, sous les 10 % : le dispositif d’activité partielle a bien fonctionné. Mais la situation diffère bien sûr selon les secteurs. Je pense notamment à l’hébergement-restauration et à l’aéronautique. Dans les mois qui viennent, il nous faudra passer d’un soutien public massif à la confiance privée : la confiance des entrepreneurs, mais aussi celle des consommateurs. A l’été 2020, ceux-ci avaient permis un fort rebond français, le plus puissant d’Europe.

« La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance »

Comment expliquer que l’économie américaine souffre moins que la nôtre des répercussions de la pandémie ?

Cette question doit nous stimuler, nous Européens. Les raisons sont tout d’abord conjoncturelles : les Etats-Unis ont moins eu recours aux restrictions, choix qu’ils ont payé par un nombre de morts plus élevé. Leur économie est par ailleurs plus tournée vers le digital que vers le tourisme, qui a en Europe durement pâti de la crise. Enfin, les administrations Trump puis Biden ont mis en place des stimulus budgétaires massifs pour compenser l’absence de sécurité sociale ou d’assurance chômage, qui chez nous assurent un rôle d’amortisseurs. Mais au-delà, leur capacité d’adaptation, de rebond, et d’innovation, est régulièrement supérieure à la nôtre. Nous devons, à leur manière, réconcilier les deux grands économistes européens du XXsiècle : Keynes, théoricien du soutien budgétaire, et Schumpeter, penseur de l’innovation.

Que pensez-vous de la pratique du chèque ciblé pour orienter une consommation des ménages nécessaire à la relance ?

Pourquoi pas, mais il faut surtout faire confiance aux consommateurs et à leurs libertés. L’essentiel, c’est que les ménages retrouvent confiance pour consommer les 110 milliards d’euros d’épargne forcée de 2020 liée à la Covid-19. Cela se fera au fur et à mesure de la levée des restrictions sanitaires. La vaccination sera donc la première clé du retour de la confiance. Sur le plan économique, je plaide pour la stabilité fiscale : pas de hausse, mais pas non plus de baisse que nous ne pouvons plus financer. En outre, tout ce qui est fait en faveur de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et de l’apprentissage est décisif. La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance.

« Le débat sur l’annulation de la dette est essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? »

Vous faites partie de ceux qui défendent un remboursement de la dette. Comment s’y retrouver dans le débat quand cent économistes européens prônent son annulation ?

La liberté du débat est normale, mais l’annulation de la dette est une illusion. Elle reviendrait à sortir de la zone euro, puisque nous n’en respecterions pas les règles. Elle est aussi incompatible avec la confiance que la France doit inspirer à ses prêteurs. Le débat sur l’annulation de la dette est d’ailleurs essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? Je le détaille dans ce livre ; il faut combiner trois ingrédients : le temps, la croissance, et une meilleure efficacité des dépenses publiques. Ayons un vrai débat sur la dette, mais ne perdons pas trop de temps avec celui inutile sur l’annulation.

La crise sanitaire a vu le recours au paiement sans contact s’accélérer, et les cryptomonnaies prendre de l’ampleur. Allons-nous vers la fin de la monnaie liquide ?

La Banque de France n’abandonnera jamais les billets et les espèces. En ce qui concerne les « crypto », ce ne sont pas des monnaies. Le Bitcoin n’a pas une valeur stable, et n’est pratiquement pas utilisable comme moyen d’échange. Néanmoins, le nombre de transactions effectuées en monnaie liquide diminuant au profit de paiements dématérialisés, par carte ou par mobile, notre rôle est d’assurer l’égale sécurité et qualité de ces formes de monnaies. La monnaie numérique de banque centrale pourrait permettre de garantir ces aspects. L’e-euro peut être une étape historique dans l’évolution des formes de monnaie centrale : il y a deux siècles, les billets de banque n’existaient pratiquement pas. Il n’est pour l’instant, qu’un projet en cours d’expérimentation par la BCE et la Banque de France.

« La bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation »

Vous êtes un Européen convaincu : quelle place doivent avoir l’Europe et l’euro dans le monde d’après ?

L’euro a déjà toute sa place dans le monde d’aujourd’hui. Plus que jamais pendant la crise, il a incarné, par la politique monétaire accommodante de la BCE, la confiance mais aussi la solidarité entre Européens. Plus largement, la jeunesse du monde aspire à une croissance plus verte, plus juste et éthique. Ce sont largement des valeurs européennes ! J’écris avec cette conviction : l’Europe doit cesser de raser les murs. Le monde de 2021 a besoin d’une Europe forte, qui croit en son modèle. Il lui faut pour cela structurer sa souveraineté en matière économique, en allant d’abord au bout du projet de l’euro. Il faut par exemple viser son internationalisation, et créer une Union de financement, pour mieux flécher l’épargne privée des Européens, très abondante, vers les grands besoins d’investissements. L’Europe peut aussi compter sur son autre grand levier : la puissance du marché unique. Ce n’est pas pour rien qu’au cours des négociations du Brexit, la Grande-Bretagne a voulu l’accès à notre marché. Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois « plus » : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée. N’oublions pas cette bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation.

Vous soulignez souvent le succès de la réforme de la Banque de France, peut-on s’en inspirer pour réformer le pays ?

Je ne prétends pas que ce que nous menons en interne est un exemple qui s’impose. Je souligne simplement que, contrairement à ce que nous croyons collectivement, la France n’est pas irréformable. Les hommes et les femmes de la Banque de France, car ce sont eux qui en ont le mérite, ont montré qu’il est possible de rendre plus de services tout en coûtant moins cher et en maintenant notre présence territoriale. Je crois profondément au service public, et il n’y a aucune fatalité empêchant qu’il soit performant.

Le retour de l’Amérique et la Chine

 Le retour de l’Amérique et la Chine

Maître de conférences à l’université Paris 2, Jean-Eric Branaa est l’auteur de Joe Biden, une biographie du président démocrate (Editions du Nouveau monde, 304 pages, 17,90 euros). Il met la dernière main à une biographie de Kamala Harris, la vice-présidente.

Joe Biden était concentré jusque-là sur l’adoption de son plan de relance et la campagne de vaccination contre la Covid-19. Les polémiques de ces derniers jours avec la Russie et la Chine signifient-elles qu’il va maintenant plus occuper la scène internationale ?

Assurément. Jusque-là, il fallait que le Président soit auprès des Américains, comme le docteur auprès de son malade. Joe Biden a fait très attention de ne pas brouiller cette image. Les Américains sont dans l’idée qu’il ne s’occupe que d’eux. Mais les Etats-Unis sont en train de sortir de la chaîne de contamination. Comme il l’a dit récemment, l’optimisme est de retour, même s’il faut rester prudent. Maintenant, je n’ai pas trouvé Joe Biden aussi discret que cela sur la scène internationale. Il a eu de nombreuses rencontres en visioconférence. D’abord avec Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada, et Andrès Manuel Lopez Obrador, le président du Mexique, les voisins des Etats-Unis comme le fait traditionnellement tout nouvel occupant de la Maison Blanche, Donald Trump excepté. Ensuite, il a eu des échanges avec les grands leaders du monde.

Sa diplomatie a été réactive ?

La présence américaine a été forte sur le plan international tout de suite. Antony Blinken, le secrétaire d’Etat, a endossé rapidement sa fonction et réactionné ses réseaux de l’époque où il était numéro deux du département d’Etat. Ce qui lui a permis de se mettre au travail très vite. Il y a eu aussi la visite à Paris de John Kerry, l’envoyé présidentiel spécial sur le climat… Comme l’a annoncé Joe Biden, « l’Amérique est de retour » et le monde est redevenu ce qu’il était il y a cinq ans. C’est bien ce qu’ont compris les Chinois qui accusent les Etats-Unis de vouloir récupérer leur hégémonie. N’oublions pas que Joe Biden est un expert en matière de politique étrangère. C’est l’histoire de sa vie. Il connaît la plupart des leaders du monde. Il sait très bien se situer sur l’échiquier international. C’est lui qui tire les manettes derrière la commission des Affaires étrangères du Sénat dont le président, catholique comme lui, est un proche.

« Joe Biden a compris que, vis-à-vis de la Chine, il fallait que les Etats-Unis retrouvent une indépendance industrielle. Sa valeur ajoutée par rapport à Donald Trump, dont il a repris une bonne partie de la dialectique, est qu’il est en train de s’en donner les moyens »

La passe d’armes avec Poutine n’a pas été très diplomatique…

En réalité, il n’y a pas de sortie contre Vladimir Poutine. Il faut remettre cela dans un contexte. Il répond à un journaliste qui, lors d’une interview, lui demande si le président russe est un « tueur ». Il répond « oui je pense », mais ce n’est pas lui qui fait une déclaration en disant que Poutine est un tueur. Néanmoins, les rapports entre lui et Vladimir Poutine ont toujours été mauvais, voire exécrables. Quand ils s’étaient rencontrés, en 2014 Joe Biden lui avait dit : « Quand je vous regarde au fond des yeux, je ne pense pas que vous ayez d’âme »… Il n’y a pas véritablement d’affaire. Les enjeux entre la Russie et les Etats-Unis sont toujours les mêmes. La Russie est une puissance qui compte, mais ce n’est plus l’URSS d’avant la chute du mur de Berlin. En tant que sénateur, Joe Biden était déjà aux affaires à cette époque. Il avait alors dit que le problème était qu’il n’y avait plus qu’une seule puissance mondiale, les Etats-Unis, et que cela leur donnait une responsabilité supplémentaire. Pour les Américains, la Russie ne peut plus rivaliser. Au passage, la parole forte de Joe Biden a satisfait certains pays comme l’Ukraine, ravie d’entendre que la restitution de la Crimée était un préalable.

Et avec les Chinois ?

Avec la Chine, c’est radicalement différent. On est dans une nouvelle analyse de Joe Biden, différente de celle du moment où il était vice-président (2008-2016). A l’époque, il estimait qu’il ne fallait pas avoir peur de la Chine, en partant du principe qu’elle s’installait et que les Etats-Unis demeuraient la seule puissance. L’analyse de la période Obama — qui était la sienne puisqu’il avait la main sur la politique étrangère — était bien trop naïve, tandis que celle de Donald Trump est la bonne. Il y a un vrai changement de pied de sa part. Cela s’est vu lors de la rencontre du Quad, la semaine dernière, et surtout lors de celle en Alaska durant laquelle les ministres des Affaires étrangères américain et chinois se sont vilipendés. C’est du sérieux ! La concurrence est non seulement commerciale, mais également militaire, spatiale, technologique. Il y a de gros enjeux. Joe Biden a compris que, vis-à-vis de la Chine, il fallait que les Etats-Unis retrouvent une indépendance industrielle. Sa valeur ajoutée par rapport à Donald Trump, dont il a repris une bonne partie de la dialectique, est qu’il est en train de s’en donner les moyens.

N’est-ce pas aussi une manière de répondre à Donald Trump qui le soupçonnait de se montrer faible avec la Chine ?

Toutes les attaques de campagne de Trump, qui qualifiait son adversaire d’incapable quand il ne l’appelait pas « Sleepy Joe » (« Joe l’endormi »), ne s’avèrent pas. Les actes de Joe Biden sont un démenti extraordinaire avec la campagne de vaccination qui fonctionne très bien, les écoles qui rouvrent et l’économie qui repart. C’est loin d’être l’apocalypse annoncée !

Erdogan: retour vers le passé et l’obscurantisme

 Erdogan: retour vers le passé et l’obscurantisme

Les pressions sur les enseignants français de l’université francophone de Galatasaray et la mise au pas de l’université anglophone de Bogazici illustrent le durcissement nationaliste et islamiste du président turc s’indigne dans une tribune au « Monde » le politiste Cengiz Aktar

Tribune.

 

La prestigieuse université Galatasaray est dans la ligne de mire du régime d’Ankara. Cette université publique turque francophone soutenue par la coopération française a été créée en 1992 dans le cadre d’un accord intergouvernemental franco-turc, en complément du lycée de Galatasaray, créé en 1868. C’était mon lycée.

Depuis maintenant 153 ans, cet établissement d’Istanbul est l’un des symboles de l’ouverture de l’Empire ottoman puis de la Turquie à l’Occident. Ce n’est pas un lycée français à l’étranger mais une institution turque qui enseigne en bilingue, avec des enseignants turcs et des enseignants français détachés.

L’office gouvernemental turc en charge de l’enseignement supérieur (YÖK) a imposé à l’automne 2020 à une trentaine d’enseignants français de l’université une maîtrise de la langue turque égale ou supérieure au niveau B2. C’est une évidente rétorsion à la décision appliquée depuis la rentrée par les autorités françaises sur les enseignements en langues et culture d’origine (ELCO) qui sont désormais remplacés par les enseignements internationaux de langues étrangères (EILE), exigeant des instituteurs envoyés par les pays d’origine un niveau en français égal ou supérieur au niveau B2.

Quatorze des trente des enseignants visés de l’université de Galatasaray ont finalement obtenu une prolongation de trois mois de leur enseignement. Mais rien n’est réglé sur le fond. Quelque 15 000 élèves d’origine turque bénéficient en France de l’enseignement du turc dispensé par des enseignants envoyés et donc sélectionnés par Ankara, selon les critères de stricte loyauté.

Le régime cherche à contrôler sa population expatriée en Europe et à la modeler selon ses canons culturels et religieux. Ainsi, les deux fédérations turques très proches du régime d’Ankara, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et la Communauté islamique du Millî Görüş (CIMG), représentées au Conseil français du culte musulman (CFCM) ont refusé de ratifier la charte des principes de l’islam de France parce qu’elle interdit de faire la promotion de l’islam politique, de diffuser des discours nationalistes en défense des régimes étrangers, et de financer les lieux de culte en recourant aux fonds étrangers.

Une autre institution universitaire d’Istanbul, l’université de Bogaziçi (ancien Robert College), créée par les missionnaires protestants américains en 1863, a été aussi visé par le régime au tout début de l’année 2021 lorsque Erdogan, l’unique décideur du pays, a nommé un fidèle, Melih Bulu, comme président de cette université, un droit qu’il s’est arrogé en 2016 à l’encontre de la pratique jusque-là en vigueur d’élections au sein des institutions académiques pour désigner le personnel dirigeant. La nomination cadrait avec ses pratiques népotistes où la loyauté absolue est le seul critère d’éligibilité.

Guerre des idées: le retour des vrais intellectuels ?

Guerre des idées: le retour des vrais intellectuels ?

Dans le Figaro en évoque à l’occasion de la sortie d’un essai de la journaliste  Eugénie Bastié le nécessaire retour des vrais intellectuels. Radicalisation du discours féministe, bataille entre les historiens nationaux et multiculturalistes, émergence du «populisme intellectuel»… Dans un essai stimulant, la journaliste du FigaroVox, Eugénie Bastié, dresse un panorama complet et actualisé du monde intellectuel en France sur lequel elle a enquêté durant trois ans.

Dans un essai stimulant, Eugénie Bastié dresse un panorama complet et actualisé du monde intellectuel en France. Son niveau a-t-il chuté depuis les débats Sartre-Aron ou Steiner-Boutang? La gauche survivra-t-elle à une implosion que la question de l’islam et l’échec du socialisme en économie semblent précipiter? La droite peut-elle remporter la bataille des idées et conquérir les citadelles du «gauchisme culturel» que sont l’université, l’édition ou la plupart des grands médias? Dispose-t-elle au moins des moyens et des hommes pour l’envisager? Sur ces questions comme sur de nombreux autres thèmes majeurs – la radicalisation du discours féministe, l’impossible mariage entre conservatisme et libéralisme, l’éternelle bataille entre historiens «nationaux» et multiculturalistes, l’émergence du «populisme intellectuel» -, la journaliste du «Figaro» a enquêté durant trois ans. Elle revient sur son travail de référence qui s’appuie sur de nombreuses rencontres avec les principaux acteurs contemporains

Le danger du retour de l’inflation

  • Le danger  du retour de l’inflation

 

VINCENT CHAILLEY , directeur des investissements de H2O Asset Management évoque dans la tribune le risque d’un retour de l’inflation (interview)

 

Un an après le krach du Covid, les marchés retrouvent leurs niveaux d’avant-crise dans un climat presque euphorique. Quels enseignements tirez-vous de cette année écoulée sur les marchés ?

 

Interview

VINCENT CHAILLEY - La crise sanitaire a confirmé l’extrême volatilité des marchés. Le phénomène avait déjà été identifié, mais cette crise nous en a donné une version survitaminée. Cette volatilité croissante est tout d’abord la conséquence des évolutions réglementaires depuis la crise financière de 2008, qui ont privé le marché d’intervenants porteurs de risque capables d’absorber les chocs. Elle est ensuite le fruit des taux d’intérêt bas qui favorisent la spéculation sur les marchés. Mais personne ne pouvait s’attendre à un choc de cette violence, sur l’ensemble des actifs, en moins de trois semaines. C’est trois fois plus fort et trois fois plus rapide qu’en 2008. Même pour des gestions aussi actives que les nôtres, nous n’avions pas eu le temps de réagir et d’ajuster nos portefeuilles aussi vite que nous le souhaitions, d’autant que la liquidité s’était évaporée. Si les germes de la crise étaient déjà bien présents, c’est sa violence qui est l’élément nouveau. Malheureusement, les causes de la volatilité des marchés sont toujours présentes, sans doute plus qu’hier. Nous avons davantage de liquidités, des taux extrêmement bas et la réglementation reste sévère pour ceux qui souhaitent prendre des risques. Il faut donc s’attendre régulièrement à de nouveaux chocs et s’y préparer.

Après les ados de la politique le retour des boomers ?

Après les ados de la politique le retour des boomers ?

Les hommes politiques expérimentés et âgés reviennent en grâce dans les démocraties occidentales à la population vieillissante secouées par la crise sanitaire relève dans une tribune au « Monde » Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande

Tribune.

 

En Italie, un président du conseil de 74 ans, Mario Draghi, vient de s’installer au Palais Chigi. Aux Etats-Unis, Joe Biden le nouveau président a 79 ans. En France, à droite, Michel Barnier, 70 ans, vient de créer son parti politique et dit vouloir « prendre sa part » au débat politique, lors de l’élection présidentielle, tandis qu’une partie de la droite rêve du retour de Nicolas Sarkozy, qui n’a lui que 66 ans.

Emportées par une vague de jeunisme, qui avait conduit à l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, Matteo Renzi ou encore Emmanuel Macron, les démocraties seraient-elles tentées par un retour en grâce des hommes politiques expérimentés ? Les boomeurs [génération du baby-boom née dans les années d’après-guerre] seraient-ils sur le point de prendre leur revanche en 2022 ?

Il y aurait une logique à cela, compte tenu du vieillissement continu de la population mondiale, avec l’allongement de l’espérance de vie, notamment en Europe et en Amérique, berceaux de la démocratie. Plus les années passent, plus la moyenne d’âge des électeurs augmente et ce sont les citoyens les plus âgés qui votent le plus aux élections.

De surcroît, nous connaissons actuellement une grave crise sanitaire, économique, sociale et politique. Dans ce contexte, faire appel à une personnalité âgée est un grand classique de l’histoire contemporaine, comme l’a notamment analysé Raoul Girardet, dans son essai Mythes et mythologies politiques, publié en 1986. L’historien y explique que, confrontés à une période de crise aiguë, qui bouscule leurs repères et leur fait redouter le déclin, les citoyens se tournent alors vers la figure de l’homme providentiel.

Ce sauveur peut s’incarner dans la figure d’Alexandre, le jeune conquérant, de Solon, le législateur, le père fondateur, de Moïse, le prophète, le guide, et, enfin, de Cincinnatus, l’ancien consul, le vieil homme expérimenté, qui, après avoir autrefois rendu service au pays, s’est retiré, et qu’on rappelle pour faire face à un nouveau danger.

C’est cette dernière figure – qui s’est jadis incarnée en Pétain, le vainqueur de Verdun rappelé en 1940 alors qu’il a 84 ans, ou en de Gaulle, l’homme du 18-Juin, sorti de sa retraite en 1958, à 68 ans – qui nous intéresse ici.

Dans les enquêtes d’opinion, on sent en effet poindre chez nos compatriotes un retour de flamme pour les hommes d’expérience, incarnant l’autorité. Cette autorité explique notamment la popularité et le succès dans les librairies de Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, et auteur de trois livres depuis 2017, tous vendus par dizaine de milliers. La tendance n’a pas échappé à Emmanuel Macron.

 

Canal+ : retour au foot …. et à l’humour ?

Canal+ : retour au foot …. et à l’humour ?

Après des années de pertes d’abonnés et donc de dégradation financière Canal+ retrouve des couleurs et la diffusion du football professionnel français offre des perspectives de développement. Rappelons que précédemment c’était surtout ces abonnés là qui constituaient la principale clientèle de Canal+. Reste à savoir si Canal+ qui faisait preuve d’originalité va aussi faire un retour vers l’humour.

En effet Vincent Bolloré ( remplacé maintenant par son fils) a complètement corseté la ligne éditoriale alors même jusqu’à licencier dans son groupe audiovisuel journalistes et humoristes ne s’inscrivant pas dans sa ligne politique réactionnaire .

En France, la filiale de Vivendi totalise 8,7 millions d’abonnés, dont plus de 5 millions en direct et plus de 3 millions via les offres des opérateurs télécoms. Ce redressement s’est fait au prix d’un plan d’économies de taille, d’une baisse des prix, d’un accord avec beIN Sports, de la sécurisation de droits sportifs clés (Champions League, TOP 14, L1) et du lancement de nouvelles offres digitales via la plateforme myCANAL et l’agrégation d’applications

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