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Société–Le retour du revenu universel !

Société–Le retour du revenu universel !  

 

Trois responsables du Mouvement français pour un revenu de base expliquent, dans une tribune au « Monde », que le revenu de base peut constituer le premier dénominateur commun d’un programme qui fera émerger la gauche autour d’un candidat unique à la présidentielle de 2022. Bref le retour des illusions socialiste à la veille des élections. On  fait évidemment l’impasse sur le manque de compétitivité, de productivité et la faiblesse du nombre de travailleurs  en France. Bref on s’attache à distribuer une richesse sans se soucier des conditions de sa production.Un classique dans la gauche d’inspiration marxisante.

 

Tribune.

 

Les immenses inégalités sociales mises en lumière par la colère des « gilets jaunes » ont été encore aggravées par la pandémie. Des associations estiment qu’en 2020 le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté – qui, en France, est établi à 60 % du revenu médian (soit 1 075 euros en 2020) – a franchi la barre des 10 millions, soit presque 15 % de la population.

La politique d’aide sociale permet heureusement de limiter la dégradation des conditions de vie. Mais elle est contraignante et très lacunaire. Et le coup de frein brutal sur l’économie pendant la pandémie a démontré que la protection sociale ne peut plus reposer principalement sur l’emploi.

En effet, si l’emploi s’est effondré à l’arrivée du virus, il était déjà en régression, quantitative et qualitative, dans un système qui n’est conduit que par la rentabilité à court terme. Il est impératif de combiner le partage du travail avec celui de la richesse pour assurer une activité et des ressources à tous les citoyens.

 

Derrière l’épidémie de Covid-19 se profilent d’autres catastrophes, de nature et d’ampleur imprévisibles, liées au désastre écologique et à ses conséquences climatiques. Cela pose un second impératif : nous devons repenser en profondeur et le plus rapidement possible notre système économique. Des milliers d’emplois dans les secteurs nuisibles doivent disparaître, des milliers d’autres doivent être créés dans les secteurs vertueux tels que l’agriculture durable, le développement des énergies renouvelables ou encore les services publics.

 

Il nous faut assurer cette transition avec le minimum de dégâts sociaux et le maximum de sérénité. Il nous faut assurer une redistribution des richesses afin que chacun dispose d’un minimum vital et d’un avenir plus durable, et de la possibilité de choisir sa vie avec le maximum de sens.

Comment accepter qu’une partie de la population manque du nécessaire alors que nous disposons de suffisamment de richesses pour empêcher cela ? Comment accepter que nous nous divisions ainsi entre ceux qui peuvent et ceux qui sont impuissants ? Comment ne pas réveiller les valeurs de liberté, de solidarité et de fraternité de notre République et qui sont foulées aux pieds chaque jour ?

 

Croissance : retour au niveau de 2019 en fin d’année

Croissance : retour au niveau de 2019 en fin d’année

 

Le taux de croissance paraît évidemment très satisfaisant puisque l’INSEE table sur une hausse de 6 % en 2021. En réalité il s’agit d’un phénomène de rattrapage puisque c’est seulement fin 2021 qu’on retrouvera le niveau de 2019.Une réserve toutefois, à condition qu’il n’y ait pas de quatrième vague sanitaire !

. Après les États-Unis, qui ont retrouvé dès ce printemps leur activité d’avant-crise, l’Allemagne précéderait la France de quelques mois. Suivront le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. La projection de l’Insee se fonde sur une croissance de 3,4 % au troisième trimestre et de 0,7 % au quatrième, sous «l’hypothèse d’absence de nouvelles restrictions sanitaires sévères», a précisé l’INSEE.

Covid Australie: retour au confinement pour 10 millions de personnes

  • Covid  Australie: retour au confinement pour 10 millions de personnes

Environ 10 millions d’Australiens ont reçu la consigne d’observer un confinement dans plusieurs villes de l’immense île-continent, confrontée depuis quelques semaines à une flambée de cas, en particulier du très contagieux variant Delta, en raison de failles dans les dispositifs de quarantaine pour les voyageurs en provenance de l’étranger.

Après les habitants de Sydney (sud-est), Darwin (nord) et Perth (ouest), ce sont ceux de Brisbane (est) et de plusieurs zones de l’État du Queensland qui vont devoir rester chez eux à compter de mardi soir, pour une durée initiale de trois jours.

Le retour du revenu universel à gauche!

Le retour du revenu universel !  

 

Trois responsables du Mouvement français pour un revenu de base expliquent, dans une tribune au « Monde », que le revenu de base peut constituer le premier dénominateur commun d’un programme qui fera émerger la gauche autour d’un candidat unique à la présidentielle de 2022. Bref le retour des illusions socialiste à la veille des élections. On  fait évidemment l’impasse sur le manque de compétitivité, de productivité et la faiblesse du nombre de travailleurs  en France. Bref on s’attache à distribuer une richesse sans se couper des conditions de sa production.

 

Tribune.

 

Les immenses inégalités sociales mises en lumière par la colère des « gilets jaunes » ont été encore aggravées par la pandémie. Des associations estiment qu’en 2020 le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté – qui, en France, est établi à 60 % du revenu médian (soit 1 075 euros en 2020) – a franchi la barre des 10 millions, soit presque 15 % de la population.

La politique d’aide sociale permet heureusement de limiter la dégradation des conditions de vie. Mais elle est contraignante et très lacunaire. Et le coup de frein brutal sur l’économie pendant la pandémie a démontré que la protection sociale ne peut plus reposer principalement sur l’emploi.

En effet, si l’emploi s’est effondré à l’arrivée du virus, il était déjà en régression, quantitative et qualitative, dans un système qui n’est conduit que par la rentabilité à court terme. Il est impératif de combiner le partage du travail avec celui de la richesse pour assurer une activité et des ressources à tous les citoyens.

 

Derrière l’épidémie de Covid-19 se profilent d’autres catastrophes, de nature et d’ampleur imprévisibles, liées au désastre écologique et à ses conséquences climatiques. Cela pose un second impératif : nous devons repenser en profondeur et le plus rapidement possible notre système économique. Des milliers d’emplois dans les secteurs nuisibles doivent disparaître, des milliers d’autres doivent être créés dans les secteurs vertueux tels que l’agriculture durable, le développement des énergies renouvelables ou encore les services publics.

 

Il nous faut assurer cette transition avec le minimum de dégâts sociaux et le maximum de sérénité. Il nous faut assurer une redistribution des richesses afin que chacun dispose d’un minimum vital et d’un avenir plus durable, et de la possibilité de choisir sa vie avec le maximum de sens.

Comment accepter qu’une partie de la population manque du nécessaire alors que nous disposons de suffisamment de richesses pour empêcher cela ? Comment accepter que nous nous divisions ainsi entre ceux qui peuvent et ceux qui sont impuissants ? Comment ne pas réveiller les valeurs de liberté, de solidarité et de fraternité de notre République et qui sont foulées aux pieds chaque jour ?

 

Télétravail : un «chèque bureau» ou le retour de la bureaucratie socialiste

Télétravail : un «chèque bureau» ou le retour de la bureaucratie socialiste

 

 

Nouvelle grande idée bureaucratique du courant socialiste ( bobos socialiste) avec cette proposition d’un chèque bureau sur le modèle des chèques restaurant pour réguler le télétravail. Encore une sorte de cathédrale administrative et en plus à la clé évidemment des nouveaux moyens de financement assuré à la fois par l’État et les collectivités locales. Bref par l’impôt comme si déjà la France n’était pas écrasée par les prélèvements obligatoires.

 

Dans une tribune publiée par le JDD, des personnalités parmi lesquelles l’ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri ou Benoît Hamon (Générations), rappellent que «dans l’accord national du 26 novembre 2020, les partenaires sociaux ont défini le cadre du télétravail, précisant notamment qu’il pouvait aussi s’exercer dans un tiers-lieu, différent des locaux de l’entreprise».

 

 «L’accord évoque également pour la première fois la nécessité de prévenir l’isolement professionnel que peut engendrer un télétravail mal organisé. Appuyons-nous sur cette avancée pour construire un droit nouveau qui remédierait aux nuisances du télétravail sans amoindrir ses bienfaits», poursuivent les signataires, dont l’ancien secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly, l’actuel secrétaire général de l’Unsa Laurent Escure, ou encore Louis Gallois, ancien patron notamment d’EADS, la SNCF et PSA.

«À l’image des tickets-restaurants ou des chèques vacances, financés par l’employeur et utilisables par le salarié, nous proposons un “chèque bureau” universel avec lequel les salariés pourraient payer l’accès à un tiers-lieu ou un espace de coworking et utiliser ses installations», écrivent-ils.

Ils proposent que ce dispositif soit «cofinancé par l’État et les collectivités locales pour permettre au salarié de travailler dans le bureau de proximité de son choix», qu’il soit «émis directement par l’employeur ou par l’intermédiaire d’une société spécialisée» et que le comité social et économique (CSE) des entreprises puisse aussi participer au financement.

États-Unis : le maoïsme de retour , la culture «woke» veut chasser le grec et le latin des universités

États-Unis : le maoïsme de retour , la culture «woke» veut chasser le grec et le latin des universités

 

 

Avec la cultureWoke c’est la purge maoïste qui se développe à nouveau chez les intellectuels aux États-Unis qui désormais militent pour la suppression du grec et du latin !

 

En faite c’est le développement de cultures mortifères qui veulent balayer le passé comme si la suppression du grec ou du latin pouvait changer quelque chose à ce qu’a été l’histoire, en plus une histoire universelle au moins pour les occidentaux.

 

En France, le même mouvement « cancel culture » travaillent  professeur et étudiants de gauche. Sans doute les mêmes qui dans 20 ou 30 ans seront de gras patrons très libéraux comme ont été nombre d’étudiants extrémistes de 1968.

 

Cette culture Woke  traduit le grand désarroi de certains universitaires qui ne savent plus à quelle idéologie se raccrocher. Ces démarches s’appuient aussi sur une grande démagogie vers la jeunesse qu’elle encourage au simplisme et à la condamnation de tout universalisme.

 

En France aussi, mimant le courant américain, certains ont la prétention de déconstruire l’existant  pour lui substituer sans doute une idéologie totalitaire de type néo maoïste.

Influenceurs: Le retour des gourous marchands de soupe

  • Influenceurs: Le retour des gourous

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont influents et sont prêts à vendre  n’importe quelle soupe du moment qu’elle rapporte. Leur audience est tellement importante que le président de la république a dû lui-même satisfaire au rituel des influenceurs en s’affichant honteusement avec eux.

  • La vérité c’est qu’ils ne sont pas porteurs de la moindre philosophie de la moindre vision sociétale ou politique. Ce sont des employés de commerce des grandes marques qui utilisent leur look et leur baratin pour s’enrichir. Et ça marche !
  • influenceurs ont rebattu les cartes de la communication. Des créateurs de contenus passionnés par un domaine sur YouTube aux personnalités populaires sur les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok, Snapchat ou Twitch, en passant par les candidats d’émissions de téléréalité, la France compte aujourd’hui près de 150 000 influenceurs. EnjoyPhoenix (3,7 millions d’abonnés), Tibo InShape (6 millions d’abonnés) ou Nabilla (5,6 millions d’abonnés), comment expliquer un tel succès? Se demande le Figaro

Porté par la pandémie, le business mondial du marketing d’influence a dépassé 15 milliards de dollars l’an passé. Un influenceur est «une personne qui influence l’opinion, la consommation par son audience sur les réseaux sociaux», selon les dictionnaires.

Télétravail : un «chèque bureau» ou le retour de la bureaucratie socialiste

Télétravail : un «chèque bureau» ou le retour de la bureaucratie socialiste

 

 

Nouvelle grande idée bureaucratique du courant socialiste ( bobos socialiste) avec cette proposition d’un chèque bureau sur le modèle des chèques restaurant pour réguler le télétravail. Encore une sorte de cathédrale administrative et en plus à la clé évidemment des nouveaux moyens de financement assuré à la fois par l’État et les collectivités locales. Bref par l’impôt comme si déjà la France n’était pas écrasée par les prélèvements obligatoires.

 

Dans une tribune publiée par le JDD, des personnalités parmi lesquelles l’ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri ou Benoît Hamon (Générations), rappellent que «dans l’accord national du 26 novembre 2020, les partenaires sociaux ont défini le cadre du télétravail, précisant notamment qu’il pouvait aussi s’exercer dans un tiers-lieu, différent des locaux de l’entreprise».

 

 «L’accord évoque également pour la première fois la nécessité de prévenir l’isolement professionnel que peut engendrer un télétravail mal organisé. Appuyons-nous sur cette avancée pour construire un droit nouveau qui remédierait aux nuisances du télétravail sans amoindrir ses bienfaits», poursuivent les signataires, dont l’ancien secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly, l’actuel secrétaire général de l’Unsa Laurent Escure, ou encore Louis Gallois, ancien patron notamment d’EADS, la SNCF et PSA.

«À l’image des tickets-restaurants ou des chèques vacances, financés par l’employeur et utilisables par le salarié, nous proposons un “chèque bureau” universel avec lequel les salariés pourraient payer l’accès à un tiers-lieu ou un espace de coworking et utiliser ses installations», écrivent-ils.

Ils proposent que ce dispositif soit «cofinancé par l’État et les collectivités locales pour permettre au salarié de travailler dans le bureau de proximité de son choix», qu’il soit «émis directement par l’employeur ou par l’intermédiaire d’une société spécialisée» et que le comité social et économique (CSE) des entreprises puisse aussi participer au financement.

Propagande des élections départementales

Unedic : un retour à l’équilibre pas avant 2023

Unedic : un retour à l’équilibre pas avant 2023

 

L’Unedic estime que sa situation devrait s’améliorer et prévoit le retour à l’équilibre à partir de 2023. Des pronostiques souvent contredits par la réalité d’autant que les vagues de licenciement suite à la crise sanitaire n’ont pas encore provoquée d’effets immédiats significatifs . Cette vague de licenciements est d’ailleurs prévue pour le second semestre 2021 et le premier semestre 2022. Sans parler à partir de 2023 d’un rythme de croissance molle de 2 % ( après les effets de rattrapage en 2021 et 2022) qui pourraient encore augmenter le nombre de chômeurs. L’organisme en charge de l’assurance-chômage prévoit une embellie du solde du régime à partir du second semestre 2021, pour reprendre ensuite une trajectoire de retour à l’équilibre à partir de 2023. Compte tenu de l’amélioration de la situation sanitaire et de la trajectoire de croissance du PIB, rehaussée à 5,75 % en début de semaine par la Banque de France pour cette année, l’association paritaire, qui a présenté ses nouvelles projections financières jeudi après-midi, estime que l’activité reviendrait à son niveau d’avant-crise en 2022.

Pour tuer la gauche définitivement : le retour de Montebourg !

Pour tuer la gauche définitivement : le retour de  Montebourg !

Il est clair que pour espérer un jour une éventuelle renaissance d’un parti socialiste, il faut tuer ce qui reste du parti existant. Finalement la renaissance de l’histoire quand l’actuel parti socialiste avait tué la vieille SFIO compromise et usée.

 

Pourtant certains s’accrochent à l’idée qu’on pourrait encore relancer la marque de Solférino. Siège vendus suite à une faillite financière qui démontre la capacité de gestion de l’organisation. Après le siège,  c’est la marque elle-même qui pourrait être bradée pour partie à certains gauchistes, pour partie à certains opportunistes du centre ou de droite.

 

Ce n’est en tout cas pas Montebourg , l’archétype du socialo  bobo qui peut donner l’illusion d’une possible résurgence d’un parti qui n’en finit pas de mourir. L’intéressé appelle à l’union comme on pourrait être amené à solliciter l’oignon pour faire la soupe mais sans trop s’inquiéter du contenu douteux du breuvage. Car il s’agit bien de soupe quand on sollicite l’union sans véritablement la moindre convergence des projets voire même sans projet.

Retour au western : 60.000 dollars pour tuer un policier

  • Retour au western : 60.000 dollars pour tuer un policier
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  • C’est le retour au western avec des mises à prix mort ou vivant par les  organisations extrémistes. Ainsi dans une publication, Le Magazine des loups de Manhattan (Majala Dhib Manhatin), le média Jaysh al-Malahim al-Electroni («L’armée des épopées/batailles électroniques») propose tout simplement une récompense, en l’occurrence un bitcoin d’une valeur de 60 000 dollars américains (un peu moins de 50 000 euros), au premier «loup solitaire» qui tuerait un policier dans un pays occidental. Cette «prime» ne vaut que si la victime est de confession chrétienne ou juive ou s’il s’agit d’un athée ou d’un apostat - sans qu’al-Qaida précise comment le tueur doit les reconnaître.

Pour comprendre cette barbarie sinon l’admettre il faut aussi dire que certains pays occidentaux ont également mis à prix la vie de certains leaders extrémistes.

En Europe, le retour de l’inflation

En Europe, le retour de l’inflation

Partout en Europe comme ailleurs, c’est  le retour de l’inflation. Une inflation qui atteint 2,5 % par exemple en Allemagne sur un an, 1,5 % en Royaume-Uni et pour l’instant la France enregistre seulement 1,7 % en 2021. Pour l’année passée l’inflation avait déjà atteint 2 % en Europe

D’après les experts proches du pouvoir économique, cette inflation ne devrait avoir qu’un caractère provisoire et ne pas influencer les taux d’intérêt très bas. Le seul problème c’est que l’inflation ne dépend pas uniquement des politiques monétaires. En effet les entreprises doivent notamment intégrer la très forte hausse des matières premières et les dysfonctionnements de la chaîne logistique qui renchérit le coût du transport. À noter l’envol des prix aux États-Unis.

L’inflation sur douze mois s’est fortement accélérée, à 4,2% par rapport à avril 2020, contre 2,6% en mars, selon  l’indice des prix à la consommation CPI publié par le département du Travail américain.

Cryptomonnaies : Retour au Far-West de la finance

 Cryptomonnaies : Retour au Far-West de la finance

Par James MackintoshDans le Wall Street Journal

Pour comprendre les points faibles des stablecoins tels que Tether, il faut suivre une rapide leçon d’histoire sur la finance américaine d’avant la Guerre de Sécession

 

 

Les adeptes des cryptomonnaies affirment que le bitcoin et ses homologues vont supplanter les monnaies « fiduciaires » émises par les gouvernements, alors que l’objectif du système innovant de la blockchain, sur laquelle elles reposent, est de surmonter ce que Satoshi Nakamoto — le pseudonyme de l’inventeur du bitcoin — appelait « les faiblesses inhérentes au modèle basé sur la confiance ».

Pourtant, les stablecoins et notamment le plus important d’entre eux, Tether, sont en plein essor. Avec 60 milliards de dollars en circulation, ce dernier se positionne à la troisième place sur le marché des cryptomonnaies, derrière le bitcoin et l’ethereum. Il en existe aussi des dizaines d’autres, et le Libra de Facebook, rebaptisé Diem l’année dernière, d’intégrer ce groupe en lançant des stablecoins couvrant plusieurs devises.

Les stablecoins sont des cryptomonnaies ayant une parité unitaire avec le dollar, ou avec une autre monnaie traditionnelle, dont la valeur repose sur la confiance accordée à leur émetteur.

Les stablecoins sont l’incarnation même du « free banking », le système peu réglementé et marqué par de nombreuses fraudes, qui comptait nombre de petits émetteurs de billets de banque en dollars et dominait la finance américaine jusqu’à l’intervention du gouvernement après la Guerre de Sécession

Ils sont également devenus un élément central de l’infrastructure financière des cryptomonnaies. Selon le fournisseur de données Crypto Compare, il y a plus de trading entre le tether et le bitcoin qu’entre le bitcoin et l’ensemble des monnaies fiduciaires. Au moins pour les traders en cryptomonnaies, les stablecoins sont un outil essentiel, en raison de la rapidité avec laquelle ils peuvent être utilisés pour transférer de l’argent d’une bourse d’échange de cryptomonnaies à une autre, et parce qu’ils offrent un moyen pratique de placer temporairement des liquidités dans ce qui est, au fond, censé être des dollars.

Mais cette situation constitue une vulnérabilité majeure pour les cryptomonnaies. Au lieu de construire un nouveau système financier imperméable aux problèmes de l’ancien, ces stablecoins font réapparaître des dysfonctionnements atténués depuis longtemps par les régulateurs de la finance traditionnelle.

Pour bien comprendre cette faiblesse, une rapide leçon d’histoire s’impose. Les stablecoins sont l’incarnation même du « free banking », le système peu réglementé et marqué par de nombreuses fraudes, qui comptait nombre de petits émetteurs de billets de banque en dollars et dominait la finance américaine jusqu’à l’intervention du gouvernement après la Guerre de Sécession. Le papier-monnaie était alors adossé aux actifs de ces banques, et la confiance en ces actifs déterminait l’éventualité et l’ampleur de la décote à appliquer à la valeur faciale d’un billet de banque donné. Parallèlement aux banques réglementées, des milliers d’émissions de reconnaissances de dette de faible montant, comme par exemple celle provenant d’un barbier du Michigan, étaient utilisées comme monnaie dans les villes frontalières à court de liquide.

Mais ce n’est pas un hasard si ces stablecoins d’antan ont fini par disparaître. Les utilisateurs de monnaie — c’est-à-dire à peu près tout le monde — devaient se tenir informés de la situation, ou du sentiment général, de dizaines d’émetteurs de billets de banque pour éviter de se retrouver floués lors de transactions. Les coûts engendrés par cette seule contrainte étaient incalculables, sans compter les défaillances et les fraudes à grande échelle.

Les deux dangers qui menacent les dizaines de stablecoins récemment créés sont les mêmes que ceux qui planaient sur ces titres convertibles avant la Guerre de Sécession : ces actifs peuvent se révéler avoir moins de valeur que prévu ou les gens peuvent finir par croire que tel est le cas, ce qui est susceptible de déclencher des mouvements de panique.

Les plus grands stablecoins — ceux de Tether, Circle et Paxos — publient des rapports comptables attestant que leurs actifs correspondent au montant de leurs émissions, dans le but de maintenir la confiance. Jusqu’à présent, tous trois ont réussi leur monnaie restant remarquablement stable autour d’un dollar.

Jeter un coup d’œil sur l’époque du free banking devrait rappeler aux traders les risques qu’ils encourent. Dans les années 1830, les banques trompaient les commissaires aux comptes en envoyant les mêmes coffres de pièces d’une banque à l’autre afin qu’ils soient comptabilisés plusieurs fois, ou recouvrant d’une couche d’argent la surface d’un baril en réalité rempli de clous, comme le raconte Joshua Greenberg dans son passionnant livre sur cette époque, Bank Notes and Shinplasters.

Le parallèle est évident à la lecture des détails de l’accord à 18,5 millions de dollars conclu entre Tether et le procureur général de New York en février. Ce dernier assurait que Tether mentait en affirmant disposer d’assez d’actifs pour garantir la totalité de ses émissions. Lorsque Tether a tenté de faire taire les rumeurs sur sa situation financière en ayant recours à un commissaire aux comptes pour certifier ses actifs, l’argent n’a été versé sur son nouveau compte que le jour de l’expertise. Tether a également prêté 475 millions de dollars à Bitfinex pour l’aider à surmonter une crise de liquidités, cette fois le lendemain de la présentation du solde d’un nouveau compte bancaire aux Bahamas. C’est, en somme, la version moderne des coffres d’argent itinérants.

Stuart Hoegner, conseiller juridique de Tether, assure que l’entreprise « prend des mesures pour faire établir des audits sur plusieurs exercices » et qu’elle les publiera. « Pour être clair, ces types de transferts ne se produisent pas », a-t-il répondu par e-mail lorsqu’on lui a demandé si des actifs étaient déplacés juste avant ou après une expertise.

Tether n’a pas d’activité aux Etats-Unis, à quelques exceptions près, et a accepté dans son règlement de février de ne pas accepter de clients à New York. Circle dispose, lui, d’une « BitLicense » délivrée par l’Etat de New York, tandis que Paxos est soumis au régime des trusts dans cette ville, afin de renforcer la confiance. Etant donné qu’il s’agit de cryptomonnaies, il existe bien sûr aussi un stablecoin entièrement en cryptomonnaies, appelé Dai, qui donne à chaque utilisateur un « coffre-fort » pour stocker des nantissements ; ceux-ci seront liquidés par les « gardiens » si leur valeur tombe trop bas pour soutenir le dai émis en contrepartie de ces garanties.

Mais je crains qu’il ne suffise pas d’être réglementé, transparent et solvable, comme l’ont montré les vagues de panique sur les fonds du marché monétaire en 2008 et l’année dernière. En fin de compte, rien ne vaut l’accès aux prêts de la Réserve fédérale lorsqu’un grand nombre de déposants demandent à récupérer leur argent. Contrairement aux banques et aux fonds, il n’y a aucune chance que la Fed vienne en aide aux stablecoins en cas de crise. Cela signifie que les actifs qu’ils détiennent sont vitaux, de même que leurs caractéristiques. La certification des comptables de Paxos montre que la société détient des liquidités et des bons du Trésor sur des comptes ouverts dans des banques américaines non mentionnées, tandis que Circle affirme disposer « de liquidités, d’équivalents de trésorerie et d’actifs de qualité à court terme ».

D’une certaine manière, Tether est mieux protégé contre un mouvement de panique qu’une banque ordinaire en cas de problème : ses statuts lui permettent de suspendre les paiements ou de rembourser ses clients avec une partie de ses actifs plutôt que directement avec des dollars

Dans le cadre de son arrangement avec la justice, Tether a donné plus de détails sur ses actifs, montrant une forte exposition aux billets de trésorerie, une catégorie de prêts à court terme aux entreprises. M. Hoegner assure que la société emploie des traders en interne pour investir dans les billets de trésorerie, « en s’assurant toujours que nous disposons d’un montant adéquat de liquidités pour faire face à d’éventuelles demandes de retrait ».

Josh Younger, stratège taux d’intérêt chez JPMorgan, souligne que la taille de Tether le place aux côtés des plus grands fonds monétaires et entreprises en tant que grand détenteur de billets de trésorerie.

D’une certaine manière, Tether est mieux protégé contre un mouvement de panique qu’une banque ordinaire en cas de problème : ses statuts lui permettent de suspendre les paiements ou de rembourser ses clients avec une partie de ses actifs plutôt que directement avec des dollars. Mais il est peu probable que de telles dispositions rassurent les utilisateurs.

Je suis surpris que Tether connaisse une telle popularité compte tenu des révélations tirées du dossier new-yorkais, de la facilité avec laquelle il peut suspendre les paiements et de l’inquiétude des régulateurs, y compris la Fed, au sujet des stablecoins. Mais il existe une différence essentielle par rapport à l’époque précédente, qui leur permet d’éviter les dépréciations dont pâtissaient les billets de banque du Far West.

A l’époque, la complexité pour se rendre dans une agence bancaire afin d’échanger ses billets contre des dollars en argent massif rendait difficile l’arbitrage concernant les décotes, en particulier pour les billets émis par des banques lointaines. Dans le monde numérique, il n’est pas très compliqué d’encaisser un stablecoin, de sorte que toute dépréciation se volatilise rapidement.

Du moins tant que l’émetteur du stablecoin a l’argent pour rembourser les créances réclamées par ses clients.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Paris : une procession catholique de la Commune attaquée par des antifas ou le retour de Don Camillo

 

Environ trois cents fidèles catholiques réunis pour honorer la mémoire de martyrs catholiques de la Commune ont été bousculés et agressés par les cinglés des antifas munis de drapeaux rouges pour rappeler les bienfaits de la commune. On peut penser évidemment ce qu’on veut de cette manifestation religieuse qui rappelle certains débordements malheureux de la commune pour autant il n’y a sans doute pas lieu à empêcher par l’agression la tenue d’une telle manifestation finalement assez marginale. Un épisode qui rappelle un peu Don  Camillo avec des les extrémistes révolutionnaires de papier qui s’attaquent à pas grand-chose pour justifier la résurgence d’un mouvement révolutionnaire désuet.

L’inflation est de retour

L’inflation est de retour

Bernard Attali note qu’aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de plus de 4 % en un an. Dans l’industrie, les prix à la production y ont grimpé de 4 % en un an et les tarifs des importations de 5,5 %. Bref, l’inflation est de retour.

Bernard Attali est conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, ancien élève de l’ENA.

 

Tribune

Les économistes en parlent encore peu. Alors parlons-en. L’inflation est de retour (1).

Pour l’heure le glissement des prix sur une base annuelle n’est que de 1,2 % dans l’Hexagone et de 1,6 % dans la zone euro. Mais peu à peu le vieux continent se rapproche des 2 % fixées comme limite pour la Banque centrale européenne dans son action régulatrice.

La tendance est générale. Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de plus de 4 % en un an. Dans l’industrie, les prix à la production y ont grimpé de 4 % en un an et les tarifs des importations de 5,5 %. Un record.

Le prix du transport d’un conteneur est un bon révélateur international : il y a un an, entre la Chine et l’Europe, il en coûtait 1 800 dollars [environ 1 500 euros]. Aujourd’hui, le tarif tourne autour de 10 000 dollars.

L’hyperinflation du transport des marchandises se couple avec la forte hausse des matières premières. Le cours du cuivre a battu un nouveau record historique, début mai, en dépassant le seuil des 10 200 dollars la tonne. Le prix du baril de pétrole a doublé en un an, désormais autour de 65 dollars. Le fer a atteint son plus haut historique. Le bois, le gaz naturel, le blé, l’étain, le caoutchouc, l’aluminium, le soja… Tout flambe.

Bulles. On sait par ailleurs les bulles qui se forment sur l’immobilier et le marché du private equity… avec des multiples d’endettement qui rappellent des crises financières récentes. Les marchés ont la mémoire courte.

L’inflation c’est une inadéquation offre-demande. Alors qu’en est-il aujourd’hui ?

Du côté de l’offre, la pandémie a désorganisé la production dans le monde entier. Des mines, des usines et des bureaux ont fermé puis rouvert. Les ruptures de rythmes ont détraqué la mécanique, les chaînes de production en ont été souvent désorganisées.

La Chine elle-même semble en être affectée : pour preuve son ralentissement industriel et cette insuffisante production de semi-conducteur qui inquiète le monde entier.

Du côté de la demande, les consommateurs qui ont été empêchés pendant longtemps de faire leurs achats pour cause de pandémie se ruent dans les magasins. Dans une crise sans précédent, ils ont aussi dépensé autrement. Davantage d’ordinateurs, de voitures électriques, de connexions vidéo ; moins de vêtements, de restaurants, de voyages. Du coup, les goulots d’étranglement apparaissent un peu partout, permettant aux vendeurs de relever leurs prix. Après la première guerre, dans les années 1920, on dansait le charleston ; mais moins de dix ans après une immense crise a balayé l’orchestre et fermé le bal ! La guerre après les années folles.

Aux Etats-Unis s’ajoutent les effets du plan de relance historique, de 1900 milliards de dollars. Déjà 165 millions de personnes viennent de recevoir leur chèque de 1 400 dollars, accélérant soudain la demande. Le prix des voitures d’occasion a fait un bond de 10 % sur le seul mois d’avril.

Pagaille. Cela étant la pagaille, la pénurie et le sursaut de la demande ne suffisent pas à fabriquer de l’inflation. Car ce qui fait l’inflation, c’est généralement l’emballement des salaires.

Or les chiffres là aussi commencent à parler. Aux Etats-Unis, les salaires au premier trimestre 2021 étaient 7,7 % plus élevés qu’au premier trimestre 2020. De grandes entreprises comme Amazon, ou Mc Donalds, en général plus généreuses pour leurs actionnaires que pour leurs employés, ont annoncé des hausses de salaires. Un quart des PME feraient de même, selon une enquête publiée en mars.

Le risque de déséquilibre entre les qualifications proposées par les chômeurs et celles qui sont aujourd’hui recherchées par les recruteurs, a beaucoup grandi

Et en France, dans nombre de secteurs, on constate que les travailleurs… refusent de revenir à leur poste. Ils ont été biberonnés par les aides de l’État peut-être, mais beaucoup ont aussi découvert d’autres modes de vie. Les garder ou les rattraper supposera des hausses de salaires.

Certains esprits diront qu’une assistance excessive de l’Etat explique ce gap. Voire… le phénomène est généralisé. En Australie, pays très libéral, les vacances de postes dépassent 40 %. Et ici et là on voit des entreprises payer ceux qui acceptent de se présenter à un entretien d’embauche ! (2)

Enfin, les entreprises vont devoir s’adapter à une demande différente. Le risque de déséquilibre entre les qualifications proposées par les chômeurs et celles qui sont aujourd’hui recherchées par les recruteurs, a beaucoup grandi. Le phénomène est connu : naguère peu de cochers sont devenus chauffeurs de taxis… ; aujourd’hui peu de métallurgistes savent construire des algorithmes.

Un jour de savants experts nous expliqueront comment cette pénurie de main-d’œuvre peut coexister avec un chômage de masse. Pour le moment triste constat : les deux maux ne s’annulent pas mais s’additionnent. Passons.

Cette situation pose plusieurs questions majeures. Va-t-elle forcer les banques centrales à ralentir leur politique d’argent facile ? Si elles le font trop vite la secousse sera forte car la désintoxication fait toujours mal. Si elles le font trop lentement l’inflation s’installera avec ses effets pervers. Dilemme !

Remarquons en passant combien il est (tristement) ironique de voir que les politiques de tous bords ont abandonné leur responsabilité à des institutions – les banques centrales – qui pour être techniquement compétentes, n’en sont pas moins démocratiquement non responsables. La politique monétaire échappe aux élus de la Nation ? Ils n’ont que ce qu’ils méritent !

Et puis au détriment de qui ? Des classes âgées sans doute ! Les derniers chiffres en provenance de Chine indiquent que sa population ne progresse plus. Les recensements ont également révélé des tendances négatives aux États-Unis avec un des taux de croissance démographique les plus bas depuis 1790 ! Et en France la courbe est également à la baisse en dépit d’une politique familiale traditionnellement généreuse.

Or ces « cheveux gris » constituent le principal bataillon des épargnants, avec des économies constituées au fil de leurs années de travail, et placées en assurance-vie voire en produits de type obligataires dont le rendement s’établit désormais autour de 0,5 % par an. Face à une inflation de 2 voire 2,5 %, nos seniors vont acquitter, nolens volens, un impôt invisible de 1,5 à 2 % par an sur une partie plus ou moins importante de leur capital.

Certes cela devrait alléger le poids des dettes publiques. Cela va aussi rétablir une certaine solidarité entre des jeunes – maltraités pendant cette pandémie – qui vont pouvoir bénéficier de l’effet de levier en empruntant aux dépens des aînés. Mais avec à la clef, de grandes tensions entre générations.

L’inflation est de retour. Beaucoup de nos économistes ne la voient pas dans leur boule de cristal. Dommage car notre avenir en dépend.

Pour le meilleur ou pour le pire.

Bernard Attali est conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, ancien élève de l’ENA.

(1): Cet article doit beaucoup aux analyses des Echos (18 mai 2021), du Monde (14 mai 2021) et de l’Opinion.

Le retour du religieux dans le monde

Le retour du religieux dans le monde

 

Auteur du livre « Le XXIème siècle du Christianisme », le politologue Dominique Reynié détaille sur Europe 1 les différents facteurs qui expliquent le retour en force du fait religieux ces dernières années. Il pointe notamment la crise du discours politique.

INTERVIEWChrétiens, musulmans, juifs, hindous…Avec 84% de l’humanité déclarant une affiliation religieuse, « il n’y a jamais eu autant de croyants qu’aujourd’hui » dans le monde. C’est ce qu’écrit Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, dans son dernier livre intitulé Le XXIème siècle du Christianisme. Invité d’Europe 1 mardi, le politologue détaille les principaux facteurs expliquant cette évolution récentes.

Ce retour du religieux au niveau mondial peut être « étonnant » vu de la France, reconnaît le chercheur. Car la France est un pays qui « malgré son lourd et profond passé religieux, était convaincu d’en avoir terminé avec ces grandes questions ».

Une forte fécondité au sein des religions

La première explication identifiée par le politologue est démographique. « Il y a un développement démographique des croyances », constate-t-il. Ainsi, rappelle-t-il, « les femmes chrétiennes ont un taux de fécondité de 2,6 enfants (2,9 chez les musulmans) alors que la moyenne est d’1,6 enfant chez les non-croyantes ». Et d’ajouter : « Les religions sont portées par leur propre procréation. »

Autre facteur : un monde de plus en plus instable, « avec des grands sujets qui nous appellent à penser, à prendre position », et marqué par la peur que peut susciter la mondialisation dans une partie de la population. « On se replie, on cherche des formes de solidarité, des formes d’explications, d’interprétations », explique encore Dominique Reynié.

Cette recherche de réponses dans la religion peut s’expliquer d’autant plus qu’aujourd’hui, « le discours politique est en crise, et pas qu’en France », ajoute l’invité d’Europe 1. « On a du mal à trouver un discours interprétatif qui nous dit où on va, et donc il y a de nouveau une valorisation du religieux. »

Affaissement des institutions

Dans son livre, Dominique Reynié évoque aussi un affaissement progressif des institutions au cours du 20e siècle, qui a permis la hausse de la défiance envers ces dernières, et donc le repli de beaucoup sur le religieux.

Mais ce retour en force du religieux, en France, doit-il inquiéter ? Tout dépend de la forme qu’il prend, répond l’invité d’Europe 1. « Cela peut être une promesse, une chance, une menace ou un danger », estime Dominique Reynié. « Si c’est une manière de se retrouver dans une communauté de réflexion et de socialisation, c’est une bonne chose… Mais si cela prend le pas sur les idées qui fondent la République, ça devient extrêmement périlleux. »

Le retour du train ?

Le retour du train ?

 

La perspective des élections redonne du tonus au discours sur le retour du train. Ainsi le premier ministre a-t-il pris un train de nuit entre Paris et Nice jeudi. On annonce aussi de nouveaux TGV et la revitalisation des lignes secondaires. Une préoccupation qui essaye de prendre en compte la demande environnementale afin que le train puisse se substituer à certaines dessertes aériennes et automobiles.

 

Reste que la tâche est immense compte tenu de la situation particulièrement grave sur le plan financier de la SNCF. Une situation financière encore plus dramatique après la crise sanitaire. Par ailleurs le réseau surtout sur les lignes secondaires à un urgent besoin d’entretien. Et la libéralisation du transport de personnes par voie ferroviaire ne va sans doute pas améliorer la situation financière.

Espagne : les migrants de retour au Maroc

Espagne : les migrants de retour au Maroc

en quelques jours 8000 migrants incités par le pouvoir marocain ont atteint les côtes espagnoles y compris parfois à la nage. Parmi eux, 5.600 ont déjà été expulsés vers le Maroc, selon un chiffre actualisé en début d’après-midi par la préfecture de Ceuta qui n’a comptabilisé mercredi aucune «nouvelle entrée», assurant que les personnes tentant d’accéder à la plage étaient immédiatement reconduites au Maroc. En fait un conflit humain et politique. Au Maroc les migrants sont incités par la grave crise du chômage. Et le Maroc en profite pour régler ses comptes avec l’Espagne soutient le front Polisario à propos du Sahara si dental.

 

Rabat, qui ne décolère pas depuis l’arrivée le mois dernier en Espagne, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, ennemi juré du Maroc.

Les autorités marocaines ont jugé mardi soir qu’il était «clair que l’Espagne a privilégié sa relation avec le Polisario et l’Algérie» qui soutient les indépendantistes sahraouis, «plutôt que sa relation avec le Maroc». Mais mercredi, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a assuré, que malgré cette crise, Madrid ne changerait pas sa position sur le Sahara occidental et continuerait à rester neutre et à respecter les résolutions des Nations unies.

 

L’organisation de défense des droits basée à Londres Amnesty International a renvoyé dos à dos les deux pays. «Les demandeurs d’asile et les migrants sont utilisés comme les pions d’un jeu politique entre le Maroc et l’Espagne», a déclaré Amnesty ajoutant qu’«environ 2.000 enfants non accompagnés» se trouvaient parmi la foule arrivée dans l’enclave. «Il semble d’après son message sur Facebook que le ministre marocain des droits de l’Homme que cette manière sélective de garder les frontières constitue des représailles», a déclaré Virginia Alvarez, d’Amnesty international, accusant le Maroc de «jouer avec la vie des gens».

Inflation : retour aussi au Royaume-Uni ?

Inflation : retour aussi au Royaume-Uni ?

Après les États-Unis qui ont enregistré une hausse des prix de 0,4 % un seul mois, ces le Royaume-Uni pourrait bien être touché par un renouveau de l’inflation. Une inflation qui devrait toucher aussi l’union européenne le moment venu en raison de la flambée des prix de l’énergie et des matières premières nécessaires à la production. Sans parler des problèmes logistiques qui font augmenter le prix du transport.

 

« L’inflation pourrait légèrement dépasser son objectif pendant quelques temps en fin d’année », notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie, a affirmé le gouverneur Andrew Bailey lors d’une audition devant la chambre des Lords.

Mais selon lui, la BoE débute tout juste l’examen de la fin de son programme de rachats d’actifs. Lors de sa réunion de politique monétaire au début du mois, la BoE a choisi de maintenir son taux d’intérêt à 0,1% et son programme de rachat d’actifs à 895 milliards de livres.

Foot : le grand retour de Benzema

Foot : le grand retour de Benzema

Indéniablement , le retour annoncé de Benzema en équipe de France de foot constitue un événement. En effet ce dernier a été écarté de la sélection pendant cinq ans essentiellement pour des questions de rapports avec l’entraîneur et pour des motifs extra-sportifs. Un retour sportivement justifié car l’intéressé est sans aucun doute l’un des meilleurs avants-centres du monde. Son retour tombe à pic dans la mesure où l’équipe de France peine à trouver la stabilité pour occuper le poste stratégique de numéro neuf.

 

Les 26 Bleus pour l’Euro 2020 (11 juin-11 juillet) :
Gardiens : Lloris (Tottenham), Mandanda (Marseille), Maignan (Lille)
Défenseurs : Pavard (Bayern), Varane (Real), Kimpembe (PSG), L. Hernandez (Bayern), Digne (Everton), Dubois (Lyon), Koundé (Séville), Lenglet (Barcelone), Zouma (Chelsea)
Milieux : Kanté (Chelsea), Pogba (Manchester United), Lemar (Atlético), Rabiot (Juventus), Sissoko (Tottenham), Tolisso (Bayern)
Attaquants : Ben Yedder (Monaco), Benzema (Real), Coman (Bayern), Dembélé (Barcelone), Giroud (Chelsea), Griezmann (Barcelone), Mbappé (PSG), M. Thuram (M’Gladbach)

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