Archive pour le Tag 'retour'

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Retour de l’écotaxe ?

Retour de l’écotaxe ?

 

Ce pourrait bien être le retour de l’écotaxe pour les poids lourds avec la proposition de la ministre des transports. Une proposition qui reste encore floue puisqu’elle parle par exemple de faire contribuer financièrement les poids lourds étrangers qui transitent par les routes françaises. Le problème est de savoir s’il s’agit d’un exemple qui  pourrait ensuite être étendu à des transports nationaux effectués par des entreprises nationales. En clair, ce  serait alors le retour pur et simple de l’écotaxe. La proposition est d’autant plus floue que la responsabilité de cette fiscalité pourrait être assumée par les régions. Les produits financiers de cette nouvelle fiscalité seront-ils affectés aux routes départementales ou aux routes du réseau national ? De nouvelles routes nationales seront-elles transférées aux régions et départements ? L’initiative de cette fiscalité sera-t-elle laissée à chaque région ? Cette fiscalité s’appliquera-t-elle  ou seul transit du réseau national mais aussi au cabotage ? les précisions devraient être apportés dans la nouvelle loi mobilités.  “Le budget 2018 prévoit une augmentation de 200  millions de l‘enveloppe destinée aux investissements et va passer de 2,2  milliards à 2,4 au bénéfice des transports du quotidien”, explique Elisabeth Borne dans le Journal du dimanche. La ministre veut aller plus loin pour sortir de “l‘impasse budgétaire” actuelle. “Il faut donc réfléchir à des ressources nouvelles comme par exemple trouver une façon de faire payer les poids lourds qui transitent par notre réseau sans participer à son financement. Certaines régions sont clairement candidates pour avancer dans ce domaine, d‘autres le sont moins”, explique-t-elle. “La loi mobilités pourra comporter des propositions sur le sujet.” En France, le réseau routier représente environ 10.000 kilomètres de routes non concédées, dont les deux-tiers nécessitent d’être rénovés (comme les routes départementales qui représente presque 400 000kms !) Lors de la conférence nationale des territoires qui s‘est tenue en juillet au Sénat, le président Emmanuel Macron a envisagé la possibilité pour l‘Etat de transférer certaines de ses compétences en la matière aux collectivités locales.

Retour aux méthodes classiques pour la lecture et le calcul (Jean-Michel Blanquer)

Retour aux méthodes classiques pour  la lecture et le calcul  (Jean-Michel Blanquer)

Retour à la méthode classique pour la lecture et le calcul après les dérives pédagogistes qui ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement».

 

Hollande : retour du tonton flingueur

 

Hollande : retour du  tonton flingueur

 

Bien qu’il s’en défende, Hollande a bien pris la poste du tonton flingueur, celle précisément qu’avait occupée en son temps Sarkozy après l’élection du socialiste comme président. Le paradoxe,  c’est que François a surtout été victime de ses propres Tontons Flingueurs à travers les frondeurs, c’est-à-dire ceux n’ont cessé d’entraver ses volontés de réforme y compris sur la loi travail. De ce fait Hollande avait été contraint de retirer nombre de dispositions dans sa loi travail, des dispositions qu’on retrouve aujourd’hui dans la proposition de Macron concernant l’évolution du code de travail. Mais François Hollande est nettement plus à l’aise dans une position d’opposant que dans une position de gestionnaire. De ce point de vue,  il est représentatif des socialistes, très à l’aise pour contester mais  presque paralysés par l’exercice du pouvoir. On se souvient du fameux débat entre Sarkozy et Hollande, l’ancien président socialiste avait manifesté une habileté oratoire remarquée pour démolir Sarkozy et promettre en même temps la lune : « moi, président….. Moi. » Il n’est pas impossible que les socialistes refassent leur unité sur le dos de l’ambiguïté permanente qui permet de réunir dans la même organisation les gauchistes, les sociaux démocrates et les libéraux. Pour cela il ne faut pas qu’ils s’aventurent  sur le terrain de la gestion ou même de la proposition mais dans la contestation systématique y compris totalement contradictoire en additionnant par exemple les courants incarnés par Aubry, Hidalgo, les frondeurs et les sociaux démocrates. Hollande champion des ambiguïtés pourrait être l’homme de la situation d’autant que Macron nécessairement va rencontrer de nombreuses difficultés en raison  des réformes difficiles pour redresser l’économie. Il y aura  alors un espace pour exprimer  une contestation conservatrice et corporatiste de  Mélenchon, du Front National et des Républicains de Vauquiez. Bref,  le retour à la politique  qui démolit davantage qu’elle ne construit mais qui  équilibre ce positionnement négatif en promettant la lune.

Macron : retour à son socle électoral

Macron : retour à son socle  électoral

 

Après l’embellie de la cote de popularité de Macon liée à leur relative surprise de son élection, le président français chute assez nettement dans l’opinion même si Français sur deux (50%) estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’action du chef de l’Etat, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi. Macon chute d’ailleurs un peu plus rapidement que ses prédécesseurs sur la même période. En cause sans doute,  l’espérance un peu excessive dans la jeunesse et la nouveauté de ce président d’à peine 40 ans. En fait, Macron retrouve son socle électoral tourne autour de 25 %. Son écrasante victoire au second tour n’étant due qu’à un fort rejet de Marine Le Pen et du Front National. Il faudra effectivement du temps pour mesurer l’effet que l’efficacité de Macon qui s’est surtout affirmé au plan international mais au plan intérieur  s’est essentiellement centré sur une loi de modernisation de la vie politique relativement modeste,  aussi sur le statut de son épouse. De sujets majeurs sont en cours d’examen comme  la fameuse réforme du code du travail qui sera forcément critiquée au début d’autant plus facilement que les résultats ne pourront être appréciés qu’à moyen et long terme. Autre sujet,  le rééquilibrage budgétaire qui nécessairement va créer le mécontentement dans certaines catégories socio professionnelles et certains contribuables. Il faudra pour Macron un autre travail de pédagogie et s’appuyer davantage sur un gouvernement et un parti aujourd’hui un peu trop muselés.  Seuls 14% des personnes interrogées jugent à ce jour son action satisfaisante, contre 36% pour qui elle est décevante, alors que l’image du chef de l’Etat se dégrade. Ainsi, sur 1.004 personnes interrogées les 22 et 23 août, 73% le jugent certes dynamique, mais c’est 11 points de moins que le mois dernier. De même, elles sont encore 57% à le trouver sympathique mais cela représente une chute de 11 points en un mois.

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

 

Pour l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN l’euro vaut bien une messe.  «La question monétaire est une question qui n’est pas prioritaire», a affirmé ce lundi sur RFI l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN, réduisant la sortie de l’euro à un sous-sous-domaine du futur programme «patriote» : «La priorité aujourd’hui, c’est clairement de retrouver notre souveraineté territoriale et la maîtrise de nos frontières.» Et d’ajouter : «On a voulu réduire notre projet à la seule question économique. Et notre projet économique à la seule question monétaire.» Un tacle de plus contre la ligne dite de Philippot, qui fait de la maîtrise de la souveraineté monétaire l’alpha et l’oméga de la promesse frontiste. Sur LCI, le vice-président du FN, Florian Philippot, a répliqué illico, appelant à ne pas parler «que» des sujets de sécurité et d’immigration, des sujets toutefois «extrêmement importants». «Demandez à un seul Français si le FN ne parle pas assez de l’immigration : il va vous rire au nez», a souligné le numéro 2 du Front, alors que son souverainisme est dans le viseur de la sensibilité libérale-identitaire du parti. Une sensibilité qui, si elle est orpheline de Marion Maréchal Le Pen, n’est pas pour autant devenue «philippiste». Désormais cible dans son propre camp, Philippot a assuré défendre «une ligne d’ouverture, une ligne où on parle de tous les sujets». Et d’amorcer une forme de mea culpa sans mettre en cause la sortie de l’euro – alors que celle-ci continue d’inquiéter une majorité de Français et que le Brexit semble tourner au vinaigre outre-Manche : «Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales lors de la campagne de premier tour», a simplement noté Philippot, lui-même tenant d’une ligne plus social-étatiste que la majorité des électeurs FN.

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

 

Pour l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN l’euro vaut bien une messe.  «La question monétaire est une question qui n’est pas prioritaire», a affirmé ce lundi sur RFI l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN, réduisant la sortie de l’euro à un sous-sous-domaine du futur programme «patriote» : «La priorité aujourd’hui, c’est clairement de retrouver notre souveraineté territoriale et la maîtrise de nos frontières.» Et d’ajouter : «On a voulu réduire notre projet à la seule question économique. Et notre projet économique à la seule question monétaire.» Un tacle de plus contre la ligne dite de Philippot, qui fait de la maîtrise de la souveraineté monétaire l’alpha et l’oméga de la promesse frontiste. Sur LCI, le vice-président du FN, Florian Philippot, a répliqué illico, appelant à ne pas parler «que» des sujets de sécurité et d’immigration, des sujets toutefois «extrêmement importants». «Demandez à un seul Français si le FN ne parle pas assez de l’immigration : il va vous rire au nez», a souligné le numéro 2 du Front, alors que son souverainisme est dans le viseur de la sensibilité libérale-identitaire du parti. Une sensibilité qui, si elle est orpheline de Marion Maréchal Le Pen, n’est pas pour autant devenue «philippiste». Désormais cible dans son propre camp, Philippot a assuré défendre «une ligne d’ouverture, une ligne où on parle de tous les sujets». Et d’amorcer une forme de mea culpa sans mettre en cause la sortie de l’euro – alors que celle-ci continue d’inquiéter une majorité de Français et que le Brexit semble tourner au vinaigre outre-Manche : «Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales lors de la campagne de premier tour», a simplement noté Philippot, lui-même tenant d’une ligne plus social-étatiste que la majorité des électeurs FN.

Le retour des nationalisations ?

Le retour des nationalisations ?

 

Suite à la menace du gouvernement de nationaliser l’entreprise STX beaucoup d’observateurs politiques s’interrogent  sur la ligne idéologique d’Emmanuel Macron. Est-il libéral ou socialiste ? La question un peu simpliste qu’ils  posent. Curieux car cela signifierait qu’il n’y a pas de libéraux en France puisque tous les partis politiques de gauche comme de droite en pensant par les communistes, le Front National et les insoumis ont tous applaudis à cette perspective de nationalisation. Pourtant il ne faut guère compter sur le développement du phénomène de la part du gouvernement. Première raison,  les nationalisations opérées par la gauche n’ont pas été un réel succès, cette même gauche a même été contrainte de défaire  ce qu’elle avait entrepris. En cause souvent le management. Dans les entreprises nationales ce sont souvent les castes des grandes écoles notamment passées par les cabinets ministériels qui s’approprient le pouvoir. Pour ce qui concerne l’industrie ce sont souvent les ingénieurs des mines qui mettent la main sur les postes les plus importants. Ces ingénieurs sont souvent brillants techniquement mais de piètres gestionnaires. Il porte une lourde responsabilité dans le déclin industriel  de la France. On pourrait aussi citer les X ponts qui aussi mètrent la main sur des entreprises liées notamment aux transports ou encore les énarques qui se déploient  dans toutes les entreprises sans compétence particulière ni du point de vue technique, ni du point de vue de la gestion. Ce système de caste n’existe guère qu’en France à la différence de ce qui se passe par exemple en Allemagne, au Japon,  en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Seconde raison qui explique que les nationalisations ne pourront se répandre : le fait que l’État n’a plus d’argent. Un détail pour certains qui n’entretiennent  avec l’économie que des liens approximatifs et qui pensent en particulier qu’on peut emprunter sans rembourser (Mélenchon et les insoumis en particulier). . Pour STX,  la menace de nationalisation n’est pas trop coûteuse, seulement 80 millions qui s’expliquent par la faible rentabilité de l’activité. Ce serait un autre enjeu financier s’il s’agissait de financer la reprise de la sidérurgie, de l’industrie chimique ou pharmaceutique notamment. Dernier élément, la menace de nationalisation de STX est tactique pour Macron à un double point de vue. Elle vise d’abord à faire pression sur l’Italie pour que ce pays accepte une autre répartition du capital avec possibilité pour la France d’un réel pouvoir de blocage. En outre cela donne l’occasion à Macron  qui a surtout pris jusque-là des mesures de nature libérale de se gauchiser un peu et  d’espérer en retour une remontée de confiance chez les sélecteurs de gauche. Pour Macron,  l’État n’a pas besoin nécessairement d’une nationalisation pour jouer son rôle de stratège  et encourager le développement de l’économie.  l’exemple de STX ne permet pas de tirer des conclusions hâtives

Balkany : retour en correctionnelle

Balkany : retour en correctionnelle

 

Suite du feuilleton,  les Balkany qui ont eu tendance à confondre les fonds publics avec leurs fonds personnels sont donc renvoyés en correctionnelle pour fraude fiscale aggravée. Le Parquet national financier (PNF) a demandé le renvoi en correctionnelle de Patrick Balkany, maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), de son épouse Isabelle et de l’un de leurs enfants pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Le PNF a aussi requis le renvoi de l’ancien député pour corruption passive, blanchiment de corruption par une personne dépositaire de l’autorité et chargée d’une mission de service public ainsi que prise illégale d’intérêts, précise-t-on de même source. Le parquet demande le renvoi des époux Balkany pour déclaration mensongère de situation patrimoniale à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).Il demande enfin le renvoi devant le tribunal d’un collaborateur du maire, d’un homme d’affaires saoudien et d’un avocat.

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

 

 

 

 

Retour aux années 70 pour le PS qui fait de la posture d’opposition le ciment idéologique. Le parti socialiste réduit à pas grand-chose à l’assemblée nationale choisit donc une nouvelle fois la fuite en avant pour ne pas avoir à trancher entre des lignes politiques de plus en plus contradictoires. On objectera queces oppositions  ne sont pas nouvelles mais elles ont pris cette fois des proportions qui rendent inconciliables  la ligne progressiste et la ligne crypto marxiste. ¨Etre dans l’opposition devrait être un critère pour se dire socialiste ! On ne sait pas  sur quoi on est pour mais on sait au moins sur quoi on est contre ! Une nouvelle synthèse à la mode de François Hollande qui fait encore reculer la grande confrontation nécessaire pour sauver un parti menacé à sa gauche par Mélenchon et à sa droite par Macron. . Clairement dans l’opposition, le Conseil national – qui correspond au parlement du parti – a entamé le long processus de la clarification. Les 200 membres présents à la Maison de la Chimie (Paris, VIIe arrondissement) sur 309 ont affirmé que le PS ne voterait pas la confiance. «Le PS est clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Il ne votera pas la confiance», a confirmé Rachid Temal, secrétaire national, lors de la conférence de presse finale de la journée. Concrètement, selon les statuts du parti, cette décision devrait contraindre les trente députés PS à voter contre dans l’hémicycle le 4 juillet, ou a minima, s’abstenir. Sauf qu’en dépit de la position collective du groupe, chacun pourra exercer sa liberté de vote. Des sanctions seront-elles prises contre les parlementaires qui voteront pour la confiance au gouvernement? «Nous serons clairement dans l’opposition, mais nous allons voir, je ne veux pas commencer par des mesures de caporalisation, ce sera à chacun de s’auto-discipliner», a déclaré Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, à son arrivée rue Saint-Dominique. Pour l’heure, au moins trois députés socialistes ont exprimé leur volonté de voter pour la confiance: Olivier Dussopt, David Habib et Guillaume Garot, absents samedi de la réunion. Olivier Faure, sur une ligne plutôt conciliante, veut convaincre son groupe de ne pas voter pour. Mais sans contraindre, au risque de perdre quelques députés dans un groupe déjà réduit à peau de chagrin.

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

 

Sans doute pour adoucir la sanction qui a visé le MoDem et en particulier son leader, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le retour de Bayrou était envisageable au sein de l’équipe gouvernementale.  Une perspective peu probable pas seulement en raison de l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires mais en raison de la personnalité même de Bayrou : une personnalité relativement ingérable.  Le recasage de François Bayrou pourrait par ailleurs être effectué dans une autre institution comme le  constitutionnel. « Je sais qu’il a une place dans la vie politique française et que, si effectivement il est libéré de cette pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française. Il peut l’avoir dans le gouvernement », a-t-il dit sur LCI. Éphémère ministre de la Justice, le maire de Pau a démissionné mercredi à cause de l’enquête ouverte début juin sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires de députés européens du MoDem. D’après Christophe Castaner, une fois qu’il sera réhabilité, François Bayrou aurait « toute sa place » non seulement au gouvernement mais aussi comme président d’une institution, ou au Conseil Constitutionnel. François Bayrou a rejeté les accusations touchant le mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qu’il préside depuis. « L’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal », s’est-il une nouvelle fois défendu vendredi dans Sud Ouest. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là », a avancé l’ancien ministre.

 

Brexit : le retour du dingo Boris Johnson ?

Brexit : le retour du dingo Boris Johnson ?

 

Le Royaume Uni risque bien de s’enfoncer un peu plus dans la crise puisque Theresa May n’a pas été capable de dégager une majorité pour les conservateurs aux dernières élections. Certes elle pourra peut-être trouver les députés qui lui manquent chez les ultras conservateurs irlandais mais avec des concessions qui vont à l’encontre même du brexit puisque ces ultras conservateurs  veulent  conserver une libre circulation des biens, des capitaux et des personnes avec l’Irlande libre. Du coup certains manœuvrent  déjà pour obtenir la démission de Theresa May. Toujours à la manœuvre le dingo Boris Johnson opposé au Brexit au départ mais qui avait finalement pris position pour la rupture avec l’Europe pour contrer Cameron et prendre sa place. Avec Boris Johnson à la tête du Royaume-Uni c’est l’incertitude assurée tellement le personnage est fantasque. Pas sûr que les conservateurs soient décidés à le désigner comme le chef de leur parti, il pourrait élire une personnalité moins en vue mais plus sure. En attendant les manœuvres ont commencé. Cinq ministres britanniques ont invité le chef de la diplomatie Boris Johnson à tenter de remplacer Theresa May au poste de Premier ministre, après le revers qu’elle a subi lors des législatives anticipées de jeudi, rapporte le Sunday Times. Les ministres ont pris contact vendredi avec leur collègue des Affaires étrangères, lorsque l’issue du scrutin a été claire. Le Parti conservateur, arrivé en tête, a toutefois perdu la majorité absolue dont il disposait au parlement. En revanche, pour le ministre des Transports Chris Grayling, Theresa May doit rester à la tête des Tories afin d’éviter d’accroître l’instabilité. « Nous devons mener ce pays à travers l’un des plus difficiles processus qu’il ait connus depuis des générations. La dernière chose dont nous ayons besoin consisterait à accroître l’agitation politique, aussi pour moi ne fait-il aucun doute que Theresa May doit rester, elle doit nous mener à travers ce processus », a dit à la chaîne ITV Chris Grayling, un allié politique de la Première ministre. La députée conservatrice Anna Soubry, elle, a déclaré à la chaîne Sky, dimanche, que Theresa May n’avait pas au parlement de majorité pour conduire le Royaume-Uni vers la sortie du marché unique européen. « Je ne pense pas qu’elle ait une majorité à la Chambre des Communes pour quitter le marché unique », a dit Anna Soubry, qui avait fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors de la campagne pour le référendum du 23 juin 2016. A la question de savoir si Theresa May pouvait rester Première ministre, Anna Soubry a jugé sa position intenable sur le long terme. « Je n’imagine pas comment elle pourrait se maintenir sur le long terme. Je pense que malheureusement, elle devra partir. Mais pas avant un certain temps, que ce soit clair. Nous avons besoin de stabilité », a dit la députée.

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

Contre le nouveau gouvernement, le retour du gauchisme

 

 

 

 

 

Hollande aura au moins réussi sur un point à limiter l’influence du gauchisme grâce à l’art de la synthèse molle. Pour Macron, ce pourrait être très différent car les gauchistes n’entendent pas accorder le moindre état de grâce ;  Pire, ils ont même commencé à manifester le jour de la commémoration du 8 mai 45 contre la politique supposée de Macron. Une politique supposée car la nature et l’ampleur des mesures que prendra Macron  dépendra largement du rapport de force qui se dégagera des législatives. La plupart de ces mesures nécessite une loi et donc l’intervention du Parlement. Un nouveau mouvement syndical qui crie avant d’avoir mal, avant même toute décision et avant même toute concertation. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement syndical mais de son instrumentalisation par les gauchistes étatistes de la CGT, des étudiants de l’UNEF et de Mélenchon. Une manière de reconvertir la défaite politique des gauchiste aux présidentielles et de la transposer sur le terrain social. Il s’agit là de la principale difficulté à laquelle devra faire face Macron. Certes les gauchistes sont minoritaires dans le pays ; pour preuve, la montée des syndicats réformistes et notamment la première place désormais par la CFDT  dans les entreprises du privé.  Bien que minoritaires les gauchistes représentent un énorme pouvoir de nuisance, ils peuvent être capables de détruire la  confiance nécessaire au redressement du pays. Il faudra à Macron engager  un dialogue social en profondeur pour  neutraliser  les forces du refus et du déclin. A Paris Environ 1.600 personnes, selon la police, ont donc déjà défilé lundi entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République. Plusieurs syndicats dont la CGT, Sud et l’Unef, réunis dans le collectif Front social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « En Marche vers la guerre sociale », « Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes », « L’Etat n’est pas une entreprise », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité. Dès l’annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.   »S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté reprenant ainsi le vocabulaire du Front National

Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

 Marine Le Pen va laisser tomber le retour au franc ?

Marine Le Pen reconnaît qu’elle s’est complètement plantée lors du débat télévisé avec macro. Elle met en cause la forme suggérant qu’elle a été trop brutale mais en même temps et peut-être surtout s’interroge sur le rapport du Front National à l’euro. « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, de manière presque irrationnelle », a continué Marine Le Pen, jugeant qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. « Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire, je le dis très clairement. » Invitée sur TF1, Marine Le Pen a reconnu des faiblesses lors de ce débat d’entre-deux-tours, face à Emmanuel Macron. « J’ai souhaité mettre en avant les très grandes craintes que je nourrissais à l’égard d’Emmanuel Macron. Je l’ai fait avec fougue, passion, peut-être trop de fougue, trop de passion, certains n’attendaient pas cela », a-t-elle expliqué.

« Mais cette fougue et cette passion seront nécessaires pour mener le combat à l’Assemblée nationale pour protéger les Français de la dérégulation qu’Emmanuel Macron va mettre en oeuvre dès cet été par ordonnances », a continué la présidente du Front national, annonçant au passage qu’elle était candidate dans le Pas-de-Calais pour les élections législatives

Contre Macron, le retour du gauchisme

Contre Macron, le retour du gauchisme

 

 

 

 

 

Hollande aura au moins réussi sur un point à limiter l’influence du gauchisme grâce à l’art de la synthèse molle. Pour Macron, ce pourrait être très différent car les gauchistes n’entendent pas accorder le moindre état de grâce ;  Pire, ils ont même commencé à manifester le jour de la commémoration du 8 mai 45 contre la politique supposée de Macron. Une politique supposée car la nature et l’ampleur des mesures que prendra Macron  dépendra largement du rapport de force qui se dégagera des législatives. La plupart de ces mesures nécessite une loi et donc l’intervention du Parlement. Un nouveau mouvement syndical qui crie avant d’avoir mal, avant même toute décision et avant même toute concertation. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement syndical mais de son instrumentalisation par les gauchistes étatistes de la CGT, des étudiants de l’UNEF et de Mélenchon. Une manière de reconvertir la défaite politique des gauchiste aux présidentielles et de la transposer sur le terrain social. Il s’agit là de la principale difficulté à laquelle devra faire face Macron. Certes les gauchistes sont minoritaires dans le pays ; pour preuve, la montée des syndicats réformistes et notamment la première place désormais par la CFDT  dans les entreprises du privé.  Bien que minoritaires les gauchistes représentent un énorme pouvoir de nuisance, ils peuvent être capables de détruire la  confiance nécessaire au redressement du pays. Il faudra à Macron engager  un dialogue social en profondeur pour  neutraliser  les forces du refus et du déclin. A Paris Environ 1.600 personnes, selon la police, ont donc déjà défilé lundi entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République. Plusieurs syndicats dont la CGT, Sud et l’Unef, réunis dans le collectif Front social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « En Marche vers la guerre sociale », « Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes », « L’Etat n’est pas une entreprise », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité. Dès l’annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un « troisième tour social », en particulier s’il légifère par ordonnances sur le droit du travail.   »S’il persiste dans l’idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu’il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d’une manière ou d’une autre, donc on attend de voir », a déclaré lundi sur franceinfo le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Je ne vois pas quelle est l’organisation syndicale, quelle qu’elle soit aujourd’hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté reprenant ainsi le vocabulaire du Front National

Hollande : retour vers le néant

Hollande : retour vers le néant

 

 

On aura sans doute mal à dire ce qui a caractérisé de manière positive le quinquennat de François Hollande hormis peut-être ce slogan malheureux d’inversion de la courbe  du chômage. Déjà au départ une escroquerie statistique et finalement à l’arrivée un échec total. D’une certaine manière,  Hollande issu du néant y retourne. On oubliera vite ce président inconsistant incapable d’orienter et de trancher. Une sorte de capitaine de bateau ivre. L’énarque sans réelle conviction politique et animé seulement de la volonté de  pouvoir incarne le parti socialiste qui n’a jamais représenté les couches populaires et dont la direction est composée quasi exclusivement de petit-bourgeois essentiellement anciens fonctionnaires et/ou  diplômés hypothétiques instituts d’études politiques. Macro devra évidemment changer sur le fond comme sur la forme s’il ne veut pas connaître le destin de François Hollande.  S’il a donné des indices sur ses premiers gestes – coup de téléphone à la chancelière allemande Angela Merkel, visite aux soldats en opération extérieure -, Emmanuel Macron a d’ores et déjà prédit une rupture avec l’ère du « président normal ». L’ancien conseiller de François Hollande, qui occupait un bureau sous les toits du palais, veut être un chef d’Etat « jupitérien » – qui dirige sans s’occuper de tout, éloigné du temps médiatique. Dans une France que la crise morale et économique a mise à fleur de peau, un ami de François Hollande alerte le prochain locataire de l’Elysée contre le gros temps à venir. « L’Elysée, c’est un autre monde. Un battement d’aile de papillon et c’est la tornade, immédiatement. Les choses insignifiantes deviennent énormes : il pleut, ta cravate est de travers, tu prends la foudre, tout est signe du destin ! A partir de 20h01 dimanche, à chaque seconde, il sera regardé de façon différente », prévient-il. François Hollande un peu hors seul en a fait les frais. Il s’en mord les doigts  Une ministre juge que François Hollande vit mal son crépuscule élyséen. « Il ne va pas bien, il occupe le terrain, ça n’a pas de sens. On a la sensation qu’il s’en va avec l’idée de revenir, un peu comme Sarkozy. Il essaiera peut-être d’avoir un poste à l’international avec le soutien de Macron… »

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

 

Retour au crédo identitaire pour Marine Le Pen lors de son meeting au Zénith de Paris qui a réuni 5000 sympathisants quand Macron en réunissait 20 000 à Bercy. La candidate faute d’avoir réussi à rendre crédible son programme se rabat sur le thème classique du front national : le racisme. Un slogan qui marche toujours auprès des plus convaincus. Pour le reste, Marine Le Pen a échoué à  convaincre autant sur son programme que sur son image de présidentiable ou son honnêteté. Ce que confirment les sondages.  Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétente. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Du coup Marine Le Pen se ressente sur ce qu’il fait le seul fonds de commerce du front national : le repli et la xénophobie « Rendez-nous la France », a lancé la présidente du Front national devant les  sympathisants réunis au Zénith pour le seul rassemblement parisien du parti d’extrême droite prévu avant le premier tour. La députée européenne a décrit une France « dépossédée » de sa « souveraineté » devant une salle qui lui a répondu aux cris de « On est chez nous » ou « La France aux Français ». « Cet appel que vous lancez exprime (…) cette angoisse légitime qui nous étreint de ne plus être, en effet, tout à fait chez nous en France », a dit Marine Le Pen. Mais ce recentrage sur le seul terrain du racisme témoigne de son échec sur à peu près tout les autres thèmes socio-économiques, politiques et même sociétaux. Cette campagne ne lui a donc pas permis d’enclencher une dynamique en sa faveur: L a courbe de ses intentions de vote, qui avait approché les 30% il y a quelques semaines, s’est progressivement érodée pour retomber sous les 25%. Elle est cependant donnée qualifiée pour le second tour où, selon les sondages, elle serait battue, quel que soit son adversaire.

Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)

  • Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)
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La presse étrangère. La presse étrangère et notamment anglo saxonne suit avec un certain intérêt et une certaine surprise l’évolution de la campagne électorale française caractérisée en particulier par la montée de Le Pen et Mélenchon. C’est-à-dire de l’extrême droite à peine relookée et du communisme teinté de vert. Cette campagne est un sujet de curiosité en raison des propositions démagogiques et irresponsables qui sont faites par les candidats extrêmes. Des propositions qui promettent auprès à tout le monde en s’affranchissement de  toutes les contraintes internationales et qui conduiront évidemment le pays rapidement vers la ruine. Sur le plan économique comme sur le plan politique,  le choix pour le second tour apparaît pour la presse étrangère à la fois comme burlesque et pathétique si Le Pen et Mélenchon se qualifient. Il faudrait alors choisir en un fascisme banalisé, dédiabolisé et un communisme repeint en vert. Sky News se penche sur la « montée d’un maverick [franc-tireur] d’extrême gauche », décrit comme « un ancien trotskyste soutenu par le parti communiste qui admire d’Hugo Chavez et veut réduire la durée du travail à 32 heures ». Foreign Policy relève que « les socialistes sont en train de perdre face à un communiste », qui « alimente l’intense nostalgie de la gauche d’avant-garde ». « Les socialistes sont attaqués de trois directions : le centre de Macron, l’extrême gauche et l’extrême droite, qui séduit les ouvriers », analyse le site. La percée du leader de la France insoumise inquiète surtout les sites à dominance économique. Financial Review y va carrément et titre sur « le scénario cauchemar : Le Pen vs Mélenchon ». « Les investisseurs feraient face à un choix indigeste : Mme Le Pen veut ressusciter le franc. Mr Mélenchon veut un salaire maximum, une semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, quitter l’Otan et renégocier les traités européens. », « Les risques » pour l’économie « montent » avec une élection « imprévisible » et « ce fan d’Hugo Chavez et Fidel Castro ». L’article cite une note du banquier anglais Bill Blain à ses clients : en cas de second tour Mélenchon-Le Pen, « la France aurait un choix binaire entre un communisme rétrograde et un fascisme décomplexé ».

Pour le retour d’un service national obligatoire

Pour le retour d’un  service national obligatoire

A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Hollande avait évoqué au cours de l’été dernier la garde nationale quand il s’agissait  en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » avait  déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux,  on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur avait  sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale peu osent ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dont  les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

 

FN : retour au franc, à l’écu et au Moyen Age

FN : retour au franc, à l’écu et au moyen âge

Marine Le Pen continue de s’enfoncer dans les arguties économiques et monétaires moyenâgeuses. « Il y aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies », a-t-elle en effet déclaré au micro d’Europe 1.  En revanche, il est possible d’envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l’Ecu (pour European currency unit, ndlr), une monnaie commune. C’est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises », a-t-elle affirmé. . Bref un petit voyage rétrospectif vers le Moyen Âge. L’écu a été utilisé un moment comme unité de compte entre 1979 et 2000 en Europe ;  par contre sa véritable origine remonte à 1202 sous Louis IX et il a subsisté pendant des siècles. Le franc lui aussi est très ancien  Les premiers francs furent frappés à Compiègne en 1360 pour payer la rançon du roi Jean II. Les choix sémantiques du front national ne sont sans doute pas un hasard, ils traduisent la nostalgie du passé. Pourtant,  c’est sur le plan économique et surtout monétaire que la proposition du Front National est la plus contestée. En effet seulement de l’ordre  30 % des Français approuvent la suppression de l’euro. Ils ont évidemment raison car en l’état des équilibres de la France,  le retour à une monnaie nationale se traduirait inévitablement par une dévaluation d’au moins 20 % avec une inflation au moins équivalente surtout avec les promesses de nouvelles dépenses. En clair et pour simplifier le pouvoir d’achat s’écroulait d’environ 20 %. La croissance et  l’emploi avec. En fermant les frontières, en surtaxe en les échanges voire en les empêchant on se demande bien à qui on vendrait nos biens actuellement exportés comme la construction aéronautique, aérospatiale, ferroviaire, automobile, ou encore les produits agricoles ou le BTP. Le programme économique du Front National est évidemment complètement surréaliste et même au sein de ce parti. Pas étonnant, perspective rebute même une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen. Le Front National revient sans doute sur ses propositions économiques et monétaires parce qu’elles sont particulièrement incomprises et incohérentes. Comme la campagne de François Fillon, la campagne de Marine Le Pen piétine et d’une certaine façon s’enfonce dans ses contradictions. Pas surprenant quand on mélange des mesures économiques étatistes, nationalistes,  corporatistes et xénophobes. Sur le terrain économique en tout cas les grandes  orientations paraissent pour le moins incongrues et hors sol. Certes on ne peut nier l’audience du front national mais  il s’agit surtout d’une adhésion protestataire comme celle dont bénéficient les syndicats gauchistes ou corpos. D’ailleurs le Front National dans sa philosophie et plus proche d’un syndicat que d’un parti politique à ambition gouvernementale. Une sorte de néo poujadisme qui additionne fantasmes, peurs et revendications de type moyenâgeux. La réaffirmation récente de ces propositions monétaires aura du mal à convaincre.  Marine Le Pen a en effet évoqué mercredi l’idée d’introduire une simple monnaie commune européenne, sur le lointain modèle de l’écu, coexistant avec une nouvelle devise franco-française après la disparition de l’euro qu’elle appelle de ses vœux. Son parti, le Front national, fait campagne de longue date pour une sortie de la monnaie unique, nuisible selon lui à l’économie française, alors même que cette perspective rebute notamment l’électorat âgé, celui qui lui fait le plus défaut. Mais l’abandon de l’euro ne reviendrait pas pour autant à rompre les amarres avec les autres pays européens, assure la candidate d’extrême droite, qui invoque l’exemple de l’unité de compte en vigueur de 1979 jusqu’en 1999. « L’écu a toujours existé avec une monnaie nationale (…) Qu’il puisse y avoir une coexistence entre une monnaie nationale et une monnaie commune n’a aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français », a-t-elle déclaré en marge de ses voeux de début d’année à la presse. Marine Le Pen a également évoqué à cette occasion le système monétaire européen, un autre dispositif d’avant l’euro, qui servait à limiter les fluctuations entre monnaies. « Un serpent monétaire, je pense que c’est quelque chose qui apparaît raisonnable ».  Mais un serpent qui pourrait bien être le poison qui hypothèque toute chance d’accéder à la magistrature suprême d’autant que près de 75 % des Français sont contre l’abandon de l’euro.

2017-Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Dans une campagne électorale qui n’est pas sans intérêt mais qui manque quand même de souffle sur le fond et de charisme sur la forme, la nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire qui s’ennuyait est sans doute susceptible d’apporter un peu du piment.   On ne compte plus les velléités de candidature pour la présidentielle de 2017 on doit compter sans doute maintenant à une trentaine. Manquait  évidemment à ce festival démocratique la candidature de l’incontournable Jacques Cheminade l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui est au moins le mérite ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis met un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a confié le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

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