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Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

 

Retour au crédo identitaire pour Marine Le Pen lors de son meeting au Zénith de Paris qui a réuni 5000 sympathisants quand Macron en réunissait 20 000 à Bercy. La candidate faute d’avoir réussi à rendre crédible son programme se rabat sur le thème classique du front national : le racisme. Un slogan qui marche toujours auprès des plus convaincus. Pour le reste, Marine Le Pen a échoué à  convaincre autant sur son programme que sur son image de présidentiable ou son honnêteté. Ce que confirment les sondages.  Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétente. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Du coup Marine Le Pen se ressente sur ce qu’il fait le seul fonds de commerce du front national : le repli et la xénophobie « Rendez-nous la France », a lancé la présidente du Front national devant les  sympathisants réunis au Zénith pour le seul rassemblement parisien du parti d’extrême droite prévu avant le premier tour. La députée européenne a décrit une France « dépossédée » de sa « souveraineté » devant une salle qui lui a répondu aux cris de « On est chez nous » ou « La France aux Français ». « Cet appel que vous lancez exprime (…) cette angoisse légitime qui nous étreint de ne plus être, en effet, tout à fait chez nous en France », a dit Marine Le Pen. Mais ce recentrage sur le seul terrain du racisme témoigne de son échec sur à peu près tout les autres thèmes socio-économiques, politiques et même sociétaux. Cette campagne ne lui a donc pas permis d’enclencher une dynamique en sa faveur: L a courbe de ses intentions de vote, qui avait approché les 30% il y a quelques semaines, s’est progressivement érodée pour retomber sous les 25%. Elle est cependant donnée qualifiée pour le second tour où, selon les sondages, elle serait battue, quel que soit son adversaire.

Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)

  • Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)
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La presse étrangère. La presse étrangère et notamment anglo saxonne suit avec un certain intérêt et une certaine surprise l’évolution de la campagne électorale française caractérisée en particulier par la montée de Le Pen et Mélenchon. C’est-à-dire de l’extrême droite à peine relookée et du communisme teinté de vert. Cette campagne est un sujet de curiosité en raison des propositions démagogiques et irresponsables qui sont faites par les candidats extrêmes. Des propositions qui promettent auprès à tout le monde en s’affranchissement de  toutes les contraintes internationales et qui conduiront évidemment le pays rapidement vers la ruine. Sur le plan économique comme sur le plan politique,  le choix pour le second tour apparaît pour la presse étrangère à la fois comme burlesque et pathétique si Le Pen et Mélenchon se qualifient. Il faudrait alors choisir en un fascisme banalisé, dédiabolisé et un communisme repeint en vert. Sky News se penche sur la « montée d’un maverick [franc-tireur] d’extrême gauche », décrit comme « un ancien trotskyste soutenu par le parti communiste qui admire d’Hugo Chavez et veut réduire la durée du travail à 32 heures ». Foreign Policy relève que « les socialistes sont en train de perdre face à un communiste », qui « alimente l’intense nostalgie de la gauche d’avant-garde ». « Les socialistes sont attaqués de trois directions : le centre de Macron, l’extrême gauche et l’extrême droite, qui séduit les ouvriers », analyse le site. La percée du leader de la France insoumise inquiète surtout les sites à dominance économique. Financial Review y va carrément et titre sur « le scénario cauchemar : Le Pen vs Mélenchon ». « Les investisseurs feraient face à un choix indigeste : Mme Le Pen veut ressusciter le franc. Mr Mélenchon veut un salaire maximum, une semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, quitter l’Otan et renégocier les traités européens. », « Les risques » pour l’économie « montent » avec une élection « imprévisible » et « ce fan d’Hugo Chavez et Fidel Castro ». L’article cite une note du banquier anglais Bill Blain à ses clients : en cas de second tour Mélenchon-Le Pen, « la France aurait un choix binaire entre un communisme rétrograde et un fascisme décomplexé ».

Pour le retour d’un service national obligatoire

Pour le retour d’un  service national obligatoire

A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Hollande avait évoqué au cours de l’été dernier la garde nationale quand il s’agissait  en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » avait  déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux,  on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur avait  sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale peu osent ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dont  les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

 

FN : retour au franc, à l’écu et au Moyen Age

FN : retour au franc, à l’écu et au moyen âge

Marine Le Pen continue de s’enfoncer dans les arguties économiques et monétaires moyenâgeuses. « Il y aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies », a-t-elle en effet déclaré au micro d’Europe 1.  En revanche, il est possible d’envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l’Ecu (pour European currency unit, ndlr), une monnaie commune. C’est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises », a-t-elle affirmé. . Bref un petit voyage rétrospectif vers le Moyen Âge. L’écu a été utilisé un moment comme unité de compte entre 1979 et 2000 en Europe ;  par contre sa véritable origine remonte à 1202 sous Louis IX et il a subsisté pendant des siècles. Le franc lui aussi est très ancien  Les premiers francs furent frappés à Compiègne en 1360 pour payer la rançon du roi Jean II. Les choix sémantiques du front national ne sont sans doute pas un hasard, ils traduisent la nostalgie du passé. Pourtant,  c’est sur le plan économique et surtout monétaire que la proposition du Front National est la plus contestée. En effet seulement de l’ordre  30 % des Français approuvent la suppression de l’euro. Ils ont évidemment raison car en l’état des équilibres de la France,  le retour à une monnaie nationale se traduirait inévitablement par une dévaluation d’au moins 20 % avec une inflation au moins équivalente surtout avec les promesses de nouvelles dépenses. En clair et pour simplifier le pouvoir d’achat s’écroulait d’environ 20 %. La croissance et  l’emploi avec. En fermant les frontières, en surtaxe en les échanges voire en les empêchant on se demande bien à qui on vendrait nos biens actuellement exportés comme la construction aéronautique, aérospatiale, ferroviaire, automobile, ou encore les produits agricoles ou le BTP. Le programme économique du Front National est évidemment complètement surréaliste et même au sein de ce parti. Pas étonnant, perspective rebute même une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen. Le Front National revient sans doute sur ses propositions économiques et monétaires parce qu’elles sont particulièrement incomprises et incohérentes. Comme la campagne de François Fillon, la campagne de Marine Le Pen piétine et d’une certaine façon s’enfonce dans ses contradictions. Pas surprenant quand on mélange des mesures économiques étatistes, nationalistes,  corporatistes et xénophobes. Sur le terrain économique en tout cas les grandes  orientations paraissent pour le moins incongrues et hors sol. Certes on ne peut nier l’audience du front national mais  il s’agit surtout d’une adhésion protestataire comme celle dont bénéficient les syndicats gauchistes ou corpos. D’ailleurs le Front National dans sa philosophie et plus proche d’un syndicat que d’un parti politique à ambition gouvernementale. Une sorte de néo poujadisme qui additionne fantasmes, peurs et revendications de type moyenâgeux. La réaffirmation récente de ces propositions monétaires aura du mal à convaincre.  Marine Le Pen a en effet évoqué mercredi l’idée d’introduire une simple monnaie commune européenne, sur le lointain modèle de l’écu, coexistant avec une nouvelle devise franco-française après la disparition de l’euro qu’elle appelle de ses vœux. Son parti, le Front national, fait campagne de longue date pour une sortie de la monnaie unique, nuisible selon lui à l’économie française, alors même que cette perspective rebute notamment l’électorat âgé, celui qui lui fait le plus défaut. Mais l’abandon de l’euro ne reviendrait pas pour autant à rompre les amarres avec les autres pays européens, assure la candidate d’extrême droite, qui invoque l’exemple de l’unité de compte en vigueur de 1979 jusqu’en 1999. « L’écu a toujours existé avec une monnaie nationale (…) Qu’il puisse y avoir une coexistence entre une monnaie nationale et une monnaie commune n’a aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français », a-t-elle déclaré en marge de ses voeux de début d’année à la presse. Marine Le Pen a également évoqué à cette occasion le système monétaire européen, un autre dispositif d’avant l’euro, qui servait à limiter les fluctuations entre monnaies. « Un serpent monétaire, je pense que c’est quelque chose qui apparaît raisonnable ».  Mais un serpent qui pourrait bien être le poison qui hypothèque toute chance d’accéder à la magistrature suprême d’autant que près de 75 % des Français sont contre l’abandon de l’euro.

2017-Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Dans une campagne électorale qui n’est pas sans intérêt mais qui manque quand même de souffle sur le fond et de charisme sur la forme, la nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire qui s’ennuyait est sans doute susceptible d’apporter un peu du piment.   On ne compte plus les velléités de candidature pour la présidentielle de 2017 on doit compter sans doute maintenant à une trentaine. Manquait  évidemment à ce festival démocratique la candidature de l’incontournable Jacques Cheminade l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui est au moins le mérite ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis met un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a confié le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

Marine Le Pen : retour au Moyen Age avec l’écu et le franc

Marine Le Pen : retour au Moyen Age avec l’écu et le franc

 

Retour vers le passé avec les propositions monétaires de Marine Le Pen  qui propose de restaurer l’écu et le franc. Bref un petit voyage rétrospectif vers le Moyen Âge. L’écu a été utilisé un moment comme unité de compte entre 79 et 2000 en Europe ;  par contre sa véritable origine remonte à 1202 sous Louis IX et il a subsisté pendant des siècles. Le franc lui aussi est très ancien  Les premiers francs furent frappés à Compiègne en 1360 pour payer la rançon du roi Jean II. Les choix sémantiques du front national ne sont sans doute pas un hasard, ils traduisent la nostalgie du passé. Pourtant,  c’est sur le plan économique et surtout monétaire que la proposition du Front National est la plus contestée. En effet seulement de l’ordre  30 % des Français approuvent la suppression de l’euro. Ils ont évidemment raison car en l’état des équilibres de la France,  le retour à une monnaie nationale se traduirait inévitablement par une dévaluation d’au moins 20 % avec une inflation au moins équivalente surtout avec les promesses de nouvelles dépenses. En clair et pour simplifier le pouvoir d’achat s’écroulait d’environ 20 %. La croissance et  l’emploi avec. En fermant les frontières, en surtaxe en les échanges voire en les empêchant on se demande bien à qui on vendrait nos biens actuellement exportés comme la construction aéronautique, aérospatiale, ferroviaire, automobile, ou encore les produits agricoles ou le BTP. Le programme économique du Front National est évidemment complètement surréaliste et même au sein de ce parti. Pas étonnant, perspective rebute même une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen. Le Front National revient sans doute sur ses propositions économiques et monétaires parce qu’elles sont particulièrement incomprises et incohérentes. Comme la campagne de François Fillon, la campagne de Marine Le Pen piétine et d’une certaine façon s’enfonce dans ses contradictions. Pas surprenant quand on mélange des mesures économiques étatistes, nationalistes,  corporatistes et xénophobes. Sur le terrain économique en tout cas les grandes  orientations paraissent pour le moins incongrues et hors sol. Certes on ne peut nier l’audience du front national mais  il s’agit surtout d’une adhésion protestataire comme celle dont bénéficient les syndicats gauchistes ou corpos. D’ailleurs le Front National dans sa philosophie et plus proche d’un syndicat que d’un parti politique à ambition gouvernementale. Une sorte de néo poujadisme qui additionne fantasmes, peurs et revendications de type moyenâgeux. La réaffirmation récente de ces propositions monétaires aura du mal à convaincre.  Marine Le Pen a en effet évoqué mercredi l’idée d’introduire une simple monnaie commune européenne, sur le lointain modèle de l’écu, coexistant avec une nouvelle devise franco-française après la disparition de l’euro qu’elle appelle de ses vœux. Son parti, le Front national, fait campagne de longue date pour une sortie de la monnaie unique, nuisible selon lui à l’économie française, alors même que cette perspective rebute notamment l’électorat âgé, celui qui lui fait le plus défaut. Mais l’abandon de l’euro ne reviendrait pas pour autant à rompre les amarres avec les autres pays européens, assure la candidate d’extrême droite, qui invoque l’exemple de l’unité de compte en vigueur de 1979 jusqu’en 1999. « L’écu a toujours existé avec une monnaie nationale (…) Qu’il puisse y avoir une coexistence entre une monnaie nationale et une monnaie commune n’a aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français », a-t-elle déclaré en marge de ses voeux de début d’année à la presse. Marine Le Pen a également évoqué à cette occasion le système monétaire européen, un autre dispositif d’avant l’euro, qui servait à limiter les fluctuations entre monnaies. « Un serpent monétaire, je pense que c’est quelque chose qui apparaît raisonnable ».  Mais un serpent qui pourrait bien être le poison qui limite

 

En France : retour de l’inflation ?

En France : retour de l’inflation ?

 

On s’attendait à une inflation très faible en 2016 mais l’évolution des prix à la consommation a enregistré une flambée en décembre. (Plus 0,3 %). Sur un an, les prix affichent donc une hausse de 0,6%, contre 0,5% un mois plus tôt, soit le rythme le plus élevé depuis mai 2014. Certes on est encore loin des 2 % souhaités par la banque centrale européenne mais sur la tendance on pourrait y parvenir plus rapidement que prévu. En cause, plusieurs facteurs explicatifs. Il y a d’abord la baisse de l’euro qui a perdu à peu près 30 % de sa valeur et se retrouve à peu près à parité avec le dollar. L’euro valait 1,0403 dollar, contre 1,0455 dollar lundi soir. Du coup il y a nécessairement un renchérissement des intrants. On objectera que cette baisse de la monnaie européenne à l’inverse redonne une compétitivité aux exportations. Cependant comme la balance des échanges commerciaux est toujours très déficitaire en France l’évolution des taux de change pèse de façon un peu plus négative. Le second facteur explicatif tient à la remontée des cours du pétrole dont on ne sait pas s’il s’agit réellement d’un effet d’ajustement offre demande ou d’une spéculation. Les cours du pétrole sont d’ailleurs soumis à des mouvements de yo-yo dans une tendance légèrement haussière. Le troisième élément tient sans doute au début d’un processus de relèvement des taux décidés par la banque fédérale américaine (Fed) mais déjà mis en application dans les banques y compris françaises. Pour le mois de décembre, l’Insee souligne la hausse plus prononcée sur un an des prix de l’énergie et des produits alimentaires. L’indice définitif de décembre, le seul valable pour les indexations de contrats privés, rentes viagères, pensions alimentaires ou l’évolution du Smic, sera diffusé le 12 janvier. Reste à savoir si le gouvernement ne considérera pas cette hausse de 0, 6 % en 2016 comme négligeable pour figer les minima sociaux, les salaires et les pensions. Dans le privé eu égard à la situation de l’emploi et aux incertitudes économiques il est peu probable qu’on assiste à des augmentations significatifs des salaires.

Retour de bâton de la politique commerciale de Trump

 

Retour de bâton de la politique commerciale de Trump

 

 

L’attitude commerciale de Trump beaucoup plus agressive vis-à-vis de la Chine pourrait bien se révéler contre-productive pour la croissance américaine. Les principaux conseillers de Trump proposent en effet de freiner les importations tout en favorisant les exportations. Cette politique protectionniste entraînera nécessairement des représailles de la part de la Chine notamment entraînant un renchérissement de la production, une inflation et une baisse de production dans certains secteurs  Selon les économistes de Deutsche Bank, si cette politique était mise en oeuvre, l’inflation pourrait s’envoler bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine et entraîner une hausse de 15% du dollar. D’après les calculs des analystes, toutes choses égales par ailleurs, une hausse de 5% du dollar se traduit par une révision à la baisse de 3% des bénéfices pour les sociétés du S&P-500 et une réduction d’un demi-point de la croissance du PIB. L’indice du dollar par rapport à un panier de devises a déjà gagné plus de 5% depuis l’élection de Trump. Une politique protectionniste ne provoquerait sans doute pas un ralentissement économique global très significatif mais elle pourrait déboucher sur une récession localisée dans le secteur manufacturier et des gains plus faibles au niveau des emplois dans l’industrie, selon Brian Jacobsen de Wells Fargo Funds Management. Il estime que la « taxe frontalière » pourrait déclencher des représailles et créer un climat d’incertitude sur le marché. « Même si les législateurs ont des intentions nobles, certains pays pourraient utiliser cela comme prétexte pour soutenir ou subventionner leurs propres industries », dit-il.

Dette grecque : retour du serpent de mer

Dette grecque : retour du serpent de mer

 

 

Rebelote sur la dette grecque, une énième négociation va s’engager avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». Ce qu’admet progressivement l’Europe.  A Bruxelles, des sources au sein de l’Eurogroupe ont confirmé que l’accord sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt, serait débloqué par les ministres des Finances de la zone euro dès le mois prochain. Elles doivent permettre de réduire le poids de la dette grecque de 20 points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2060, tout en remettant à plus tard, après les élections législatives prévues cette année aux Pays-Bas (mars) et en Allemagne

Le retour du bœuf aux hormones ?

Le retour du bœuf aux hormones ?

 

 

 

Les États-Unis s’apprêteraient à relancer le débat sur le refus de l’Europe d’importer du bœuf aux hormones américain. Mais il s’agirait d’une démarche auprès de l’OMC ressemblant à un chantage pour contraindre les Européens à revoir leur position concernant l’éventuel traité dit Tafta entre les États-Unis et l’Europe. On sait qu’ Obama voulait faire aboutir ce traité avant son départ, cela n’a pas été possible en raison notamment de l’opposition de nombre de pays de l’Europe qui ne voulaient pas voir remis en cause les normes environnementales et de qualité des produits.  les États-Unis menaceraient donc maintenant d’augmenter les droits de douane sur des produits européens et notamment français. Une menace qui vient de l’administration d’Obama mais qui pourrait bien être repris avec une autre ampleur par l’administration du nouveau président trempe. Du coup, la profession agricole s’inquiète de cette éventualité. La décision des Etats-Unis de relancer le contentieux sur le bœuf aux hormones avec l’UE constitue « une grosse surprise », a dit à l’AFP le président du syndicat agricole FNSEA, Xavier Beulin, qui y voit une forme de « dernière cartouche » de l’administration Obama pour améliorer son bilan commercial. « C’est une grosse surprise, je pensais que ce dossier là était sinon enterré, soldé, avec l’ouverture des négociations sur le Tafta » (traité de libre échange entre l’Europe et les Etats-Unis). On connaît les Américains : l’attaque vaut mieux que la défense », a réagi vendredi M. Beulin. Washington, accusant les Européens de ne pas respecter les engagements pris lors d’un compromis de 2009, a menacé jeudi de relancer la bataille devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre l’UE pour son refus d’importer le bœuf américain aux hormones et de rétablir les droits de douane sur différents produits comme le roquefort, la moutarde et les truffes, relançant une dispute engagée il y a plus de 20 ans. « On est sans doute avec une administration américaine qui tire un peu ses dernières cartouches, assez mécontente de ne pas avoir fait aboutir, d’une part par le vote au Congrès, l’accord Pacifique mais aussi l’avancée de l’accord transatlantique », a estimé le patron du syndicat. Il pense que Washington « use de toutes les +ficelles+ pour obtenir quelque chose et présenter un bilan commercial qui soit peut-être un peu meilleur aux yeux des Américains ».

Pour M. Beulin, plus que l’Europe, « c’est la France qui est visée »: « Sur la viande bovine, la France est le premier pays producteur en Europe et aussi le premier pays en matière de viande de qualité, donc on est forcément dans le collimateur ».

Wall Street et les bourses : attention au retour de bâton

Wall Street et les bourses : attention au retour de bâton

 

Les bourses se portent bien avec  les actions qui s’envolent au États-Unis et qui montent  aussi ailleurs. Ainsi le CAC 40 finira sans doute autour des 4800 points. Fin décembre, il aura ainsi enregistré un profit de 6 % sur 12 mois. Des taux de progression en décalage toutefois avec les résultats des les entreprises y compris aux États-Unis où les bénéfices des sociétés du SP 500 ont juste renoué avec la croissance au troisième trimestre. En cause les masses de liquidités déversées par les banques centrales qui ont davantage servi à la spéculation qu’au soutien économique. Aussi des taux  insignifiant qui ont conduit nombre d’investisseurs à délaisser le marché des obligations. Mais la donne pourrait changer en 2017. D’abord parce qu’il faut s’attendre à une croissance économique internationale encore plus faible qu’en 2016. Ensuite parce que le processus de relèvement des taux est engagé par la banque centrale américaine et qu’il y aura contagion dans les autres banques centrales. C’est les fins de l’argent bon marché qui s’engage. Enfin parce qu’il faut s’attendre à une correction de la bulle du marché des actions. Pour le CAC 40 curieusement en moyenne les journalistes prévoient une valeur de 5000 fin  2017 mais 80 % pronostiquent en même temps une baisse du marché des actions. Aux États-Unis,  la hausse du dollar et des rendements obligataires risque de gâcher la fête à Wall Street, où les principaux indicateurs de tendance enchaînent les records dans l’anticipation de mesures de relance du président élu Donald Trump. L’indice Standard & Poor’s 500, référence des gérants américains, a gagné plus de 8% depuis l’élection du 8 novembre en prévision d’une politique inflationniste de la future administration. Les valeurs financières ont mené la hausse avec un gain de plus de 17% pour leur indice sectoriel. « Potentiellement on jette de l’huile sur le feu, car il ne s’est encore rien passé et tout le monde fait comme si c’était déjà acté », note Richard Bernstein, fondateur du cabinet de conseil Richard Bernstein Advisors à New York. Ces anticipations et la politique plus velléitaire de la Réserve fédérale en matière de taux d’intérêt ont aussi eu pour effet de renforcer le dollar et de pousser à la hausse les rendements des obligations souveraines. La Fed a relevé ses taux directeurs mercredi pour la première fois depuis un an et laissé prévoir trois nouveaux tours de vis en 2017, plus que ce qu’attendait le marché. Dans la foulée, le billet vert a atteint un plus haut de 14 ans face à un panier de devises et contre l’euro, se rapprochant de la parité avec la monnaie unique, tandis que les rendements des Treasuries ont aligné une sixième semaine consécutive de gains avec un taux d’environ 2,60% vendredi soir pour le papier à 10 ans, référence du marché. Le dollar fort, avertissent les analystes, risque d’amputer les bénéfices des multinationales américaines alors que les profits des sociétés du S&P-500 ont tout juste renoué avec la croissance au troisième trimestre. « L’idée est que l’économie est suffisamment forte pour supporter une hausse des taux et que les résultats (des entreprises) iront en s’améliorant ; c’est pour cela que les actions continuent de monter », dit Paul Nolte, gérant de portefeuille chez Kingsview Asset Management à Chicago. « Cela étant dit, la vigueur du dollar et la hausse des taux d’intérêt finiront par affecter les résultats. Le tout est de savoir quand et comment. »

Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

 

Double manœuvre pour Emmanuel macro qui dénonce le caractère réactionnaire du programme de François Fillon pour récupérer les votes de certains Juppéistes  et qui lance un appel de regroupement avec Bayrou. Pour Fillon le plus difficile commence maintenant. En effet il va être la cible des principaux candidats puisqu’il est le favori pour 2017 mais aussi en raison de son programme ultra libéral et de ses positions sociétales conservatrices. L’enjeu pour Emmanuel macro qui selon les derniers sondages obtiendrait autour de 15  % est d’occuper le terrain centre-gauche comme centre-droit. Un espace que voudrait bien aussi occuper Bayrou, encore relativement populaire mais un peu usé par ses défaites successives aux présidentielles. « L’offre qui a gagné ce soir, c’est une offre de droite conservatrice« , a ainsi affirmé l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande. « Une droite conservatrice sur le plan économique, social, sur la vision qu’elle porte de la société française, de la place de la France dans le monde », a-t-il poursuivi. Et si le leader du mouvement En Marche ! dit avoir « beaucoup de respect » pour cette vision, elle n’en reste pas moins différente de la sienne. « Je porte une vision progressiste, je crois qu’il faut plus de liberté en matière économique et social mais il faut aussi des éléments de justice », a ainsi rappelé Emmanuel Macron. Or, selon lui, le programme de François Fillon n’est pas juste, « et donc il n’est pas soutenable ».

Hollande : « retour de l’ennemi de la finance »

Hollande : « retour de l’ennemi  de la  finance »

 

 

 

Depuis son fameux discours du Bourget l’ennemi de la finance avait disparu du vocabulaire de François Hollande. Avec la période pré électorale retour de la dialectique guerrière contre l’ennemi. Une déclaration de guerre faite lors  du G20 en Chine. De quoi faire rire évidemment où plutôt pleurer. À moins qu’il ne s’agisse d’une flèche lancée à Emmanuel Macron  son ancien conseiller devenu maintenant son principal concurrent. Emmanuel Macron, ancien banquier, pourrait bien effectivement être désormais son premier ennemi politique. Le chef de l’État François Hollande a donc  indiqué sur BFMTV être « encore mobilisé (…) dans la lutte contre la finance ». Il a fait cette déclaration en arrivant au G20 en Chine.   »C’est le dernier G20 du quinquennat donc je suis encore plus mobilisé pour ce que j’avais dit dès le début : la lutte contre la finance, la priorité à la croissance et une mondialisation qui soit régulée », a-t-il dit en arrivant au G20. On ne peut bien sûr que rester pantois face à une telle déclaration dans la mesure où par exemple François Hollande n’a jamais été capable ouvrir la parenthèse pas plus que Sarkozy d’ailleurs) de faire bouger Merkel sur l’évolution de l’Europe et en particulier en matière de relance de l’économie. Son intention de s’attaquer finance internationale paraît encore plus illusoire.

Pour le retour d’un service national obligatoire

Pour le retour d’un  service national obligatoire

A défaut de contenu la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Cette fois Hollande évoque la garde nationale quand il s’agit en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police seront disponibles « d’ici la fin du mois », contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » a déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

120 morts à Bagdad : le retour de la plus totale barbarie

120 morts à Bagdad : le retour de la plus totale barbarie

 

L’humanité est sans doute en train de sécréter une nouvelle espèce humaine très proche de l’animal « homo barbarus». L’homo sapiens avait triomphé de l’homme de Neandertal en particulier grâce à son intelligence, la nouvelle espèce elle pourrait triompher grâce à son immonde et cruelle bêtise. Une espèce maintenant répandue dans tout les pays du monde ou presque et qui entend soumettre toutes les populations à ses règles religieuses et sociétales. Le moyen utilisé n’est évidemment pas la démocratie mais la tuerie systématique, bête et aveugle. Dernier exemple en date, près de 120 personnes ont été tuées et quelque 200 autres blessées dans deux attentats qui ont visé des quartiers populaires de Bagdad dans la nuit de samedi à dimanche, alors que les habitants étaient rassemblés pour célébrer le ramadan, selon un bilan fourni par la police et les services médicaux. L’attentat le plus meurtrier, revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique dans un communiqué diffusé par ses partisans sur les réseaux sociaux, a eu lieu vers minuit dans le secteur commerçant de Karrada. Un camion réfrigéré chargé d’explosifs a été actionné, faisant 115 morts et 200 blessés. L’EI a dit qu’il s’agissait d’un attentat suicide. Karrada est un quartier à majorité chiite où vit également une petite communauté chrétienne et qui abrite aussi plusieurs mosquées sunnites. Il est de plus en plus clair que l’État islamique qui accumule les défaites militaires sur le terrain à décidé de faire du terrorisme au plan mondial sa principale stratégie. Les activistes « cherchent à effacer leur humiliante défaite de Falloudja », a déclaré Djassim al Bahadli, ancien officier de l’armée reconverti en expert des questions de sécurité à Bagdad. « C’était une erreur pour le gouvernement de penser que la source des attentats était confinée à une seule région », a-t-il ajouté. « Il y a des cellules dormantes qui opèrent indépendamment les unes des autres. » Malheureusement le monde compte suffisamment d’abrutis, de sectaires, de ratés pour alimenter cette stratégie de terreur qui donne une légitimité religieuse à la violence d’êtres barbares.

Retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Retour du   Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Après l’émotion du brexit  2 scénarios sont envisages. Le scénario préféré de François Hollande c’est de mettre à l’écart rapidement et définitivement le Royaume-Uni. Un scénario qu’on explique par la nécessité de mettre fin aux incertitudes qui mettent  en cause la confiance aussi bien des investisseurs que des ménages. Reste que ce scénario est peu envisageable. Le Royaume-Uni ne pourra être exclu rapidement et définitivement de l’union européenne. D’abord parce que c’est le Royaume-Uni qui détient les clés pour la procédure du divorce. Or les élites britanniques y compris celles qui ont milité en faveur du brexit ont été très surprises du résultat et n’avait pas préparé de plan B. Du coup Cameron va gagner quelques mois en restant au pouvoir. Pendant cette période qui durera jusqu’à l’automne il n’a nulle intention d’engager la négociation avec l’union européenne. Il en confie le soin à son successeur qui sera désigné vers octobre. Ce successeur ne sera sans doute guère pressé de quitter rapidement l’union européenne. La négociation risque de durer des mois voire des années alimentant en même temps la période d’incertitude voir la déstabilisation de l’économie européenne. Personne n’a grand-chose à gagner dans une rupture totale avec la Grande-Bretagne, ni l’économie britannique ni l’économie européenne. Plus globalement la puissance de l’Europe se trouvera affectée  dans beaucoup de domaines. Certes on objectera à juste titre que les Britanniques n’ont jamais vraiment joué le jeu avec l’Europe avec une posture ambiguë : un pied dedans, un pied dehors. En plus en privilégiant de manière outrageuse les intérêts du Royaume-Uni. De toute manière la clarification avec la Grande-Bretagne quant à son implication dans le projet européen était nécessaire, elle se fera sans doute mais peut-être pas dans le cadre d’un scénario de rupture totale. En effet les Allemands sont peu favorables à cette rupture et souhaiterait sans doute une solution qui permette de maintenir des liens économiques forts avec la Grande-Bretagne. De ce point de vue l’avenir est loin d’être encore écrit et il se pourrait bien que le Royaume uni soit convié à des élections générales afin de préparer un nouvel accord avec l’union économique européenne. Un scénario en tout cas espéré par l’Allemagne aussi bien chez des libéraux que chez les sociaux démocrates du SPD. « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand, lors d’une conférence du Parti social-démocrate dont il est président. « Je suis sûr que ceci est un épisode et non pas une époque ». Sigmar Gabriel semble convaincu : un jour ou l’autre, le Royaume-Uni reviendra dans l’Union européenne (UE). « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin le vice-chancelier allemand lors d’une conférence du Parti social-démocrate (SPD), dont il est président. La chancellerie aimerait ne pas en arriver là, semble-t-il, et continue de vouloir laisser le temps de la réflexion à Londres avant de notifier l’article 50 qui enclenche les négociations de sortie de l’UE. « Les Britanniques doivent décider si et quand ils notifient leur demande de sortie », juge ce samedi dans le magazine « Der Spiegel » Peter Altmaier, le bras droit d’Angela Merkel. Sigmar Gabriel, qui devrait affronter la chancelière conservatrice aux élections de septembre 2017, ne veut pas laisser trop de temps à Londres mais s’attaquer à une « refondation de l’UE ». Parmi ses propositions : une réforme du Pacte de stabilité et de croissance « pour en faire un pacte de croissance » et une adaptation du marché unique pour qu’il « protège » les travailleurs.

Retour de l’uniforme à l’école (Copé)

Retour de  l’uniforme à l’école (Copé)

C’est notamment la proposition de Copé qui tente de se faire une petite place dans le cadre des primaires de la droite ;  une proposition qui s’inscrit dans son souhait de voir l’autorité rétablie dans le pays. Cette question du retour de l’uniforme à l’école n’est pas forcément idiote. Il s’agit bien d’un retour puisque pendant longtemps les élèves de primaire ont porté la blouse grise. À noter que cet uniforme est la règle dans nombre de pays notamment anglo-saxons et en Afrique y compris francophone. Certes cette mesure sera insuffisante elle seule pour rétablir le lien avec les valeurs républicaines, il faudra bien autre chose a commencer sans doute par l’attitude de nombre de parents qui ont perdu l’habitude de dire bonjour, merci et pour qui le concept de citoyen n’a plus vraiment de sens. Il faut bien reconnaître que Copé n’est sans doute pas le mieux placé pour parler des valeurs compte tenu en  particulier des liens sulfureux qu’il a entretenus pendant longtemps avec certains proches impliqués dans les magouilles de Pygmalion. La primaire de la droite n’aura lieu que fin novembre mais les candidats sont déjà lancés dans la campagne. Nicolas Sarkozy, qui ne s’est toujours pas déclaré officiellement, a tenu un discours lors d’un meeting à Saint-André-lez-Lille dans le Nord. Le président des Républicains y a déclaré que « l’immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu’il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond en France ».  Ce discours a pris des airs de meeting de campagne au grand désespoir de ces rivaux déclarés. Parmi eux, Jean-François Copé a aussi commencé à détailler son programme. Dans un post sur son blog mercredi 8 juin intitulé, « Remobiliser la nation : transmettons la fierté d’être Français », l’ancien chef de l’UMP propose « des mesures simples qui visent à redonner l’amour de la France, l’amour de la collectivité, le sentiment de partager une communauté de destin« . Le candidat à la primaire de la droite propose de rendre obligatoire le lever de drapeau à l’école qui se fera « une fois par semaine », de rendre obligatoire le chant de la Marseillaise et le port de l’uniforme dans les écoles publiques. Jean-François Copé explique « qu’il ne s’agit évidemment pas de transformer les écoles en casernes (…) mais d’assumer sans complexe qu’on a trop reculé sur le patriotisme et l’amour de la France (…) C’est à l’Éducation nationale de prendre ses responsabilités en élevant aussi au patriotisme ».  Invité de RTL vendredi 10 juin, Jean-François Copé a confirmé ses intentions. «  »La question de la nation, la question de la République est capitale. Ce que les gens demandent, c’est le retour du commandement. Il faut complètement modifier la manière de gouverner. Par ordonnance, on prend les 15 décisions qui vont débloquer le pays. Parmi celles-ci, il y a des mesures sur l’identité, la nation, la remobilisation de la République. »

 

(Avec RTL)

Sarkozy : retour à l’identité nationale

Sarkozy : retour à l’identité nationale 

 

Mis à mal dans les sondages Sarko renoue avec ses slogans identitaires. Sans doute une manière de déborder par la droite ses concurrents à la primaire avec le risque évidemment d’un bénéfice indirect pour le front national qui pourra encore considérer que l’original sur ce terrain vaut mieux qu’une pâle copie. La preuve en tout cas de la fébrilité de Sarko dont la candidature n’est pas certaine tellement les sondages sont bas le concernant (75 % des Français environ ne souhaitent pas qu’il se représente).  Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir le « peuple de France » au « réveil de la Nation » dans un discours où il a renoué avec son thème de campagne favori, la défense de l’identité nationale et de l’autorité de la Nation mis à mal par le « renoncement des élites». Dès ses premiers mots, l’ancien chef de l’Etat a donné le ton de ce qui sera sa candidature, toujours non déclarée, pour l’investiture présidentielle à droite, déclarant: « Je suis Français, vous êtes Français, nous sommes Français, c’est une chance, c’est un privilège ! ». « La France c’est un corps, c’est un esprit, c’est une âme », a-t-il clamé, en vantant « l’amour charnel de la patrie ». Nicolas Sarkozy avait déjà développé ce thème lors de sa campagne victorieuse de 2007 et récidivé en 2012 sous l’influence de son conseiller Patrick Buisson en liant systématiquement cette problématique à l’immigration. Il entend en faire cette fois un axe majeur de sa compétition avec Alain Juppé, toujours en tête des sondages pour la course à la primaire de droite, quitte à s’exposer une nouvelle fois aux accusations de marcher sur les plates-bandes du Front national. Un petit millier de personnes avaient fait le déplacement pour l’écouter mercredi près de Lille, avec au premier rang le sénateur-maire de Troyes François Baroin. Cette figure du chiraquisme a annoncé dimanche son ralliement au président des Républicains même s’il n’a jamais caché ses réserves à l’égard des discours identitaires. Le président LR de la région Hauts de France, Xavier Bertrand, ne s’est en revanche pas montré mercredi. Dans un discours dont il soigneusement suivi le texte, Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou : « La France n’est-elle pas en train de se dissoudre, de s’effacer, de disparaître à coup de renoncement, de lâcheté, de reculs, de démissions ? (…) La France restera-t-elle la France ? ». « Pourquoi, dans une société multiculturelle, tout le monde aurait-il le droit de cultiver sa différence, tout le monde sauf la majorité, tout le monde sauf le peuple français qui commettrait un crime contre l’altérité en voulant demeurer lui même », s’est-il interrogé. L’ancien président de la République a stigmatisé dans la foulée la « tyrannie des minorités qui fait chaque jour davantage reculer la République », visant pêle-mêle les lycéens, les « zadistes », ceux qui bloquent les raffineries ou encore les casseurs devant lesquels, selon lui, l’Etat a renoncé, autant que les islamistes radicaux,

(Avec Reuters)

Sondage Sarkozy : 80% contre son retour

Sondage Sarkozy : 80% contre son retour

 

.78% des Français ne souhaitent donc toujours pas la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle selon un sondage Odoxa pour iTélé. Et pire pour le président des Républicains: la vague de désamour des Français à son égard est stable depuis décembre 2015. Seulement 21% souhaitent sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Le rebond espéré et attendu n’a pas eu lieu. Chez les sympathisants de la droite, seuls 39% souhaitent sa candidature. Et chez Les Républicains, c’est à peine mieux avec 50% voulant sa présence à la prochaine élection présidentielle contre quasiment autant (49%) ne la souhaitant pas. Nicolas Sarkozy réussit à polariser encore l’électorat de gauche avec 92% de rejet. Les Français veulent du neuf, une personne qui n’a pas encore été aux affaires. Ou alors une personne qui l’a été, comme Alain Juppé, Premier ministre contesté il y a une vingtaine d’années, mais dont ils ont oublié le bilan. Si bien que pour 59% des personnes interrogées Nicolas Sarkozy ne ferait pas mieux que François Hollande, englué dans les manifestations et blocages demandant le retrait de la loi travail. Seul un Français sur 4 estime qu’il aurait fait mieux et 15% pense qu’il aurait fait pire. Même si on se concentre sur l’électorat de droite, 49% estime qu’il aurait fait mieux que François Hollande, malgré l’impopularité record du président de la République. Les Français n’ont cessé à rejeter Nicolas Sarkozy depuis son retour en politique. Alors qu’ils étaient 37% à souhaiter sa candidature en 2013, ils n’étaient plus que 33% en décembre 2014, puis 26% en mai 2015 et donc 21% fin mai 2016.

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

 

 

Valls n’a sans doute pas tort  de considérer que la gauche de la gauche (frondeur du PS compris) préfère le retour de la droite au maintien de la ligne politique actuelle et à Hollande. D’une certaine manière, le fossé est trop important entre la ligne sociale libérale incarnée par le gouvernement et Hollande et ceux qui se réclament d’une ligne socialiste traditionnelle souvent d’ailleurs archaïque. De ce point de vue une cure d’opposition ne serait sans doute pas inutile au parti socialiste pour théoriser la ligne idéologique dans laquelle s’inscrit la pratique du gouvernement. A  moins d’une scission du PS qui est une hypothèse envisageable tellement les positions sont maintenant éloignées ; cette cure d’opposition éventuellement salutaire s’imposera de toute manière car l’usure du pouvoir s’ajoute aux contradictions idéologiques. Manuel Valls est l’invité de l’émission Bibliothèque Médicis diffusée vendredi soir sur Public Sénat. Le Premier ministre dit ne pas exclure d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter la loi Travail. Il revient aussi sur les divisions au sein de la gauche et sur son rôle à Matignon. C’est une émission culturelle, mais dans l’entretien qu’il accorde à l’émission Bibliothèque Médicis* sur Public Sénat, Manuel Valls parle aussi beaucoup politique. Le Premier ministre revient notamment sur la loi Travail examinée en ce moment à l’Assemblée nationale.  »C’est un texte important. L’immense majorité des députés socialistes soutient ce texte, mais ceux qui ont une autre conception du dialogue social veulent voter contre », estime-t-il, affirmant que « ce texte doit passer ». Avec le 49.3? « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », affirme Manuel Valls, pour qui deux points du projet de loi sont essentiels : « les nouveaux droits pour les salariés » avec le compte personnel d’activité (CPA) et la négociation dans l’entreprise. « C’est le cœur du texte. » Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, dans l’annexe de la bibliothèque du Sénat, le Premier ministre évoque la nécessité du compromis. « Nous avons besoin de compromis et tout le débat que nous avons avec la loi portée par Myriam El Khomri montre bien qu’il y a des conceptions différentes au sein de la gauche sur ce que doit être le compromis », juge Manuel Valls. Justement, ce dernier s’adresse aux frondeurs, aux écologistes et à l’extrême gauche, critiques envers la politique menée. « Nous sommes dans un moment de clarification. Nous ne pouvons pas essayer en permanence de tenir tous les bouts à la fois », déclare le chef du gouvernement. « Eux, ce qu’ils veulent c’est l’échec de la gauche, du quinquennat de François Hollande. […] Ils veulent le retour de la droite. C’est plus confortable d’être dans l’opposition, dans la proclamation, de ne pas être dans l’exercice des responsabilités », ajoute-t-il, très critique, défendent une « gauche profondément républicaine, patriote, réformiste ». (Avec JDD)

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