Archive pour le Tag 'retour'

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Le retour de l’inflation ?

Le retour de l’inflation ?

 

La hausse des prix repart de façon très nette aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Un phénomène qui, s’il s’inscrit dans la durée, pourrait provoquer une érosion du pouvoir d’achat, et risquerait de casser la croissance estime un papier du Monde.

Pendant des années, la plupart des économies avancées se sont lamentées sur la disparition de l’inflation. Malgré la croissance, une situation de plein-emploi dans la grande majorité d’entre elles et des taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas, les indices de prix restaient désespérément atones. A ce moment de la crise pandémique, la forte reprise fait enfin sortir l’inflation de sa torpeur. La question est de savoir jusqu’à quel point.

C’est aux Etats-Unis que la tendance est la plus nette. En octobre, les prix se sont envolés de 6,2 % sur un an. Du jamais-vu depuis novembre 1990. En zone euro, le rebond est pour le moment moins spectaculaire, mais la hausse de 4,1 % sur un an enregistrée en octobre constitue un plus haut depuis treize ans.

Dans un premier temps, économistes, banquiers centraux et dirigeants politiques ont affirmé que le phénomène était transitoire. Le rebond spectaculaire enregistré depuis la généralisation de la vaccination contre le Covid-19 a provoqué une désorganisation des circuits d’approvisionnement. L’offre ayant du mal à s’ajuster à la demande, des goulets d’étranglement se forment et tirent les prix à la hausse. Energie, matières premières, biens intermédiaires, difficultés de recrutement : les déséquilibres se multiplient, mais devraient se résorber progressivement, expliquent-ils. Voire !


Depuis le déclenchement de cette crise, rien ne se passe comme prévu. La pandémie devait provoquer une explosion du chômage et une avalanche de faillites. Ni l’une ni l’autre n’ont eu lieu. Sur l’inflation, le ton rassurant d’il y a six mois n’est déjà plus de mise. Les banques centrales admettent désormais que la transition sera plus longue qu’anticipée.

Il est encore trop tôt pour dire si le provisoire a vocation à durer. Si un peu d’inflation n’est pas mauvais, la vigilance est de mise. La formation d’une boucle entre la hausse des prix et celle des salaires aurait des effets économiques et politiques aux conséquences incontrôlables.

Aux Etats-Unis, les rémunérations sont déjà clairement orientées à la hausse, tandis qu’en Europe la flambée des prix de l’énergie commence à nourrir des revendications dans le même sens. Dans la plupart des pays de l’OCDE, depuis des décennies, les salaires réels progressent moins vite que la productivité, aboutissant à une déformation du partage de la valeur ajoutée au profit du capital. La demande d’un rééquilibrage n’a jamais été aussi forte.


elle-ci est légitime pourvu que l’on n’assiste pas au même scénario que dans les années 1970, lors du premier choc pétrolier, qui a débouché sur une période de stagflation mêlant ralentissement de la croissance et forte augmentation des prix et des salaires. Certes, celle-ci avait permis à toute une génération d’emprunteurs d’accéder plus facilement à la propriété en allégeant le coût des mensualités de remboursement.

Rien ne dit que les mêmes effets redistributifs se reproduiraient aujourd’hui : les prix de l’immobilier sont beaucoup plus hauts, empêchant quantité d’emprunteurs d’entrer sur le marché. En revanche, l’histoire a montré qu’une inflation durable provoque à la fois une érosion du pouvoir d’achat, dont les premières victimes sont les revenus les plus faibles, et une perte de valeur de la monnaie qui ronge l’épargne.

La ligne de crête est périlleuse. Agir trop tôt pour prévenir les menaces inflationnistes risquerait de casser une croissance chèrement acquise grâce à des politiques budgétaires inédites. Laisser courir la hausse des prix mènerait à un mirage dont les effets pourraient être tout aussi douloureux.

Le retour du masque en extérieur ?

Le retour du masque en extérieur ?

Suite aux chiffres catastrophiques de ce mardi où on a constaté environ 20 000 contaminations soit quatre fois plus qu’il y a quelques semaines, on pourrait bien assister au retour du masque y compris en extérieur. Certaines communes d’ailleurs déjà pris cette disposition. Pour l’instant le gouvernement se contente de déclarer le pays en L mais sans mesures d’accompagnement supplémentaire

l’obligation du masque pourrait concerner : les rassemblements (sans pass sanitaire), les abords des écoles, les marchés, les files d’attente, les infrastructures de transports et les centres commerciaux. 

 De toute manière de nouvelles mesures s’imposent pour tenter de réguler l’explosion des statistiques. En effet mardi 21 novembre on a enregistré n nouveau record avec 19.778 nouveaux cas détectés.

L’épidémie continue de s’aggraver en France, où 48 personnes sont mortes du Covid-19 ces dernières 24 heures, selon le bilan du jour de Santé publique France. 7535 malades sont actuellement hospitalisés, dont 647 depuis la veille. 

Covid Autriche : retour du confinement pour les non vaccinés

Covid Autriche : retour du confinement pour les non vaccinés

 

En Autriche le nombre de contaminations explose  ( par parenthèse comme en Allemagne.) Du coup, le pays s’apprête à imposer un confinement pour les non vaccinés. Ce confinement interdirait l’accès à des lieux ouverts au public. Notons qu’en Autriche comme d’ailleurs en Allemagne l’un des facteurs explicatifs est l’insuffisant taux de vaccination.

Un plan convenu en septembre par le gouvernement prévoit l’instauration de mesures de confinement pour les non-vaccinés en cas de franchissement du seuil de 30% d’occupation des lits en hôpitaux par les patients atteints du COVID-19. Le niveau actuel est de 20%, et croît rapidement.

« Nous nous trouvons à quelques jours de devoir instaurer un confinement pour les personnes non-vaccinées », a dit Alexander Schallenberg lors d’une conférence de presse, déplorant le faible taux de vaccination dans le pays.

Le gouvernement conservateur a récemment interdit aux non-vaccinés d’accéder à des lieux ouverts au public comme les restaurants et théâtres.

Santé–Retour du masque dans les écoles

santé-Retour du masque dans les écoles

 

Avec une montée notamment de 10 000 contaminations par jour au lieu de 6000 en moyenne précédemment, on s’oriente vers une nouvelle vague Covid. Ce qui provoque un rétropédalage du gouvernement concernant  les mesures d’allègement des mesures sanitaires, alors que 79 territoires étaient exempts du masque dans les salles de classe.

Le masque redeviendra obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements où les élèves avaient pu l’ôter, a annoncé mercredi 3 novembre le gouvernement, en raison du regain de l’épidémie. Une mesure à laquelle les syndicats s’attendaient mais qui pourrait être mal acceptée.

 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l’a annoncé à l’issue du Conseil des ministres: le masque va être à nouveau rendu obligatoire pour les écoliers «dans les départements où le taux d’incidence s’est malheureusement restabilisé au-dessus de 50 pour 100.000 habitants». «Cela concerne pour lundi prochain 39 départements où le masque n’était plus obligatoire pour les enfants», a-t-il dit.

Sont concernés l’Ain, les Hautes-Alpes, les Ardennes, l’Aveyron, le Cher, la Corrèze, la Haute-Corse, les Côtes-d’Armor, la Creuse, la Drôme, l’Eure-et-Loir, le Gers, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, l’Isère, le Loir-et-Cher, la Haute-Loire, la Loire-Atlantique, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, le Morbihan, la Moselle, le Nord, l’Oise, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Sarthe, la Savoie, la Seine-et-Marne, les Deux-Sèvres, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Var, la Vendée et la Vienne, selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale publié mercredi soir.

Covid-Pays-Bas : de nombreuses contaminations et retour du masque

Covid-Pays-Bas : de nombreuses contaminations et retour du masque

pour une population de leur de 17 millions d’habitants, les  Pays-Bas ont enregistré en moyenne 7 711 nouveaux cas par jour la semaine dernière. À comparer aux 6000 cas environ en France pour presque 70 millions d’habitants. le chiffre néerlandais et en hausse de 39% par rapport à la semaine précédente, ont annoncé mardi les autorités sanitaires. « Cela ne surprendra personne que nous ayons un message difficile ce soir. Le nombre des contaminations et des admissions à l’hôpital augmente rapidement », a avancé Mark Rutte. Les Pays-Bas, qui comptent 17 millions d’habitants, ont recensé 18 441 morts à cause du Covid-19. Près de 84% de toutes les personnes âgées de 18 ans et plus sont complètement vaccinées.

Manque de main-d’œuvre : un retour de l’immigration ?

Manque de main-d’œuvre : un retour de l’immigration ?

L’économiste Emmanuelle Auriol préconise de restaurer l’attractivité de la France pour les immigrés, mise à mal par des décennies de politique restrictive.

Tribune. 

 

Alors que la très forte reprise économique laisse entrevoir une possibilité historique de renouer avec la croissance et le plein-emploi dans notre pays, la pénurie de main-d’œuvre menace d’étouffer cet élan. En effet, 50 % des entreprises françaises se plaignent de ne pas pouvoir recruter, et bon nombre d’entre elles finissent par renoncer à créer de l’activité supplémentaire faute de trouver les salariés dont elles ont besoin.

Avec plus de cent métiers classés « en tension », de nombreux secteurs sont touchés et tous les niveaux de qualification sont concernés. Ainsi, parmi les dix métiers les plus recherchés (hors saisonniers) on trouve, pêle-mêle, des agents d’entretien, des aides-soignants, des aides à domicile, des employés de la restauration et de libre-service, des ouvriers non qualifiés manutentionnaires, des agents de sécurité et de surveillance, mais aussi des infirmiers, des ingénieurs, des cadres et responsables de l’informatique.

Problème structurel

Bien plus inquiétant que les tensions sur les marchés des matières premières, de l’énergie ou des produits semi-finis, qui devraient se résorber assez rapidement, ce problème est structurel. En effet, de nombreuses entreprises ne trouvaient pas non plus de salariés avant la crise du Covid-19. La réforme de l’assurance-chômage, en réduisant les indemnités liées au travail en CDD, devrait remettre des salariés de manière durable sur le marché de l’emploi. Mais étant donné l’ampleur de la pénurie, ce sera loin d’être suffisant, d’autant plus que certains chômeurs n’ont aucune qualification et sont difficilement employables.

 

 

Face à de telles difficultés, la solution qu’utilisent les plus grosses entreprises, quand leur processus de production le leur permet, est de délocaliser une partie de leur activité à l’étranger, là où la main-d’œuvre dont elles ont besoin est abondante. Cette solution est évidement moins bénéfique à l’économie française que de créer de l’activité économique sur le territoire national.

Une autre solution est alors de faire appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est ce que font traditionnellement d’autres pays européens comme la Suisse, le Luxembourg, le Royaume Uni, ou encore l’Allemagne, qui ont tous, proportionnellement à leur population, une immigration plus élevée que celle de la France, en flux comme en stock.

Retour de l’inflation : principale préoccupation des Français

Retour de l’inflation : principale préoccupation des Français

En dépit des discours qui se veulent rassurants de la part des institutions officielles (gouvernement, banque centrale, experts), les Français ne croient pas du tout au concept d’une inflation qui serait modeste et temporaire. Au contraire, ils sont persuadés que cette ablation ne sera pas secondaire ni provisoire.

 

Pour eux , il y a une réelle menace du pouvoir d’achat tout autant que de l’épargne. Cette crainte est fondamentale pour l’avenir de la croissance. Avec le vent d’optimisme qui souffle sur la reprise d’activité, les experts comptent en effet beaucoup sur la mobilisation de l’épargne au service de la croissance. Or devant la montée des prix aussi bien des matières premières que des services contraints, les Français ne manifestent pas leur intention de se délester de l’épargne de précaution.

 

Pour preuve la confiance des ménages pour le mois d’octobre est passée sous sa moyenne de longue période, en baisse de deux points, selon l’Insee.

Les ménages sont conscients que leur situation financière passée est bonne, mais pessimistes sur son évolution. Surtout, leur avis sur le niveau de vie en France se dégrade nettement. La part des ménages qui pense que ce dernier va s’améliorer baisse de quatre points et passe sous sa moyenne de longue période.

Fret: Le retour du rail ?

Fret: Le retour du rail ?

 

A l’urgence climatique doit répondre une levée des freins au développement du rail estime, dans une tribune au « Monde », Jean Rottner,  le président de la région Grand-Est et de la commission mobilités et transports de Régions de France. Etat, régions et SNCF doivent trouver des réponses durables à la question du financement des infrastructures ferroviaires.

 

Tribune.

 

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est clair : la décennie qui s’ouvre sera cruciale pour inverser la tendance du dérèglement climatique et éviter que la hausse des températures n’atteigne des niveaux aux conséquences irrémédiables.

Alors que le mode routier compte pour les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre liées aux transports et que ces dernières représentent 23 % des émissions totales sur notre planète, le report modal de la route vers le rail est plus que jamais une urgence absolue.

On pourrait être tenté de croire que les mesures nécessaires auraient été prises pour sauver l’ossature de notre réseau, préserver le transport ferroviaire du quotidien et poser les bases d’un redémarrage du fret.

Il faut aller plus loin. Certes, des réformes courageuses ont été menées depuis 2017 avec l’ouverture à la concurrence et la reprise de la colossale dette de SNCF Réseau. Mais nous ne sommes qu’au milieu du gué.

Dans le Grand-Est, le réseau capillaire fret, celui qui irrigue les entreprises de notre territoire, a été réduit de 33 %, passant de 629 kilomètres en 2015 à 463 kilomètres en 2020. Des « lignes voyageurs », comme Nancy-Vittel, ont elles aussi été fermées. Nous allons rouvrir celle-ci comme d’autres. Cependant, aujourd’hui, les menaces sont nombreuses : ainsi nous ne savons pas quels travaux d’urgence pourront être financés en 2023 pour éviter des ralentissements des trains ou une coupure de l’exploitation sur plusieurs petites lignes existantes. La desserte de la capitale européenne Strasbourg elle-même est menacée.

 

Il faut sortir de cette impuissance face au long terme. Ensemble, Etat, régions et SNCF, nous devons trouver des réponses durables à la question du financement des infrastructures ferroviaires. Sinon, nous aurons abandonné, sans les aider, les habitants des villes petites et moyennes, des zones périurbaines et des secteurs ruraux.

Il faut  débloquer dès maintenant les offres de transport, en créant un véritable choc d’offre avec l’augmentation des circulations pour offrir sur toutes les lignes une grille horaire continue, 365 jours sur 365. La région Grand-Est y est prête.

Mais pour cela, elle a besoin de l’aide de l’Etat et de SNCF Réseau, qui doivent absolument revoir leur stratégie mortifère de péages ferroviaires. Alors que chez tous nos voisins, en Suisse, en Allemagne, aux Pays-bas, la relance de l’offre est passée avec succès par une tarification basse des péages, la France a choisi la voie inverse.

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Retour de l’utopie des 32 heures

Retour de l’utopie des 32 heures

 

Encore une sociologue, Dominique Méda, qui se mêle de tout -mélange tout sans connaissance précise et concrète de la problématique économie–temps de travail. Un article qui mérite lecture pour mesurer la superficialité des analyses de sociologues à la mode notamment par rapport à la confusion entre productivité des salariés et productivité de l’ensemble des actifs 

Tribune

D’où vient l’idée que les Français travailleraient moins que les autres ? En oubliant complètement la contribution des travailleurs et des travailleuses à temps partiel, répond la sociologue dans sa chronique.

 

Le président de la République Emmanuel Macron a profité de la présentation du grand plan d’investissement France 2030, le 12 octobre, pour renouveler ses critiques à l’encontre du modèle français de temps de travail. « Quand on se compare, a-t-il dit, nous sommes un pays qui travaille moins que les autres en quantité. » Et a conclu ainsi : « Il nous faut avoir un pays qui produise davantage. »

C’est à cette comparaison que s’était livrée, en 2018, la Direction statistique du ministère du travail (Dares), dans un document d’études intitulé « Comparaisons européennes des durées du travail : illustration pour huit pays ». Après avoir rappelé la très grande complexité de ce type de comparaisons, l’étude présentait un premier résultat, non concordant avec l’affirmation du chef de l’Etat : en 2016, la durée hebdomadaire de travail moyenne des salariés était plus élevée en France qu’en Allemagne, en Suède, en Italie, au Danemark et aux Pays-Bas…

 

D’où vient alors l’idée que les Français travailleraient moins que les autres ? Elle est soutenue, depuis des années, par certaines publications très médiatisées, qui ne s’intéressent qu’au temps de travail des seuls salariés à temps complet (en effet un peu inférieur en France à celui en vigueur dans d’autres pays) en oubliant complètement la contribution des travailleurs – en réalité des travailleuses – à temps partiel.

Or, nous devons d’autant moins négliger celle-ci que le modèle français est différent de beaucoup d’autres, notamment du modèle allemand : le temps partiel y est en effet à la fois d’une durée plus longue (23,7 heures en moyenne en France contre moins de 20 heures en Allemagne) et moins répandu (19 % en France contre 27 % en Allemagne). Les femmes supportent donc moins qu’ailleurs la fragmentation de l’emploi.

La garantie de l’indépendance

Il s’agit de formes d’emploi principalement féminines (47 % des Allemandes et un peu moins de 30 % des Françaises travaillent à temps partiel), qui vont souvent de pair avec de moindres responsabilités et des salaires moins élevés.

Elles sont pour partie subies – les personnes sont alors en sous-emploi et souhaiteraient travailler plus : en France, 44 % des personnes travaillant à temps partiel le font parce qu’elles n’ont pas trouvé de temps complet – et pour partie « choisies ». Mais ce dernier terme doit être utilisé avec précaution : ce « choix » est en effet souvent contraint, dans la mesure où il permet de prendre en charge des activités domestiques et familiales, qui restent extrêmement mal partagées entre les hommes et les femmes.

Assurance-chômage : retour à l’équilibre financier grâce à la croissance

Assurance-chômage : retour à l’équilibre financier grâce à la croissance

Il est vrai que l’assurance-chômage retrouvera un équilibre des 2022 du fait en particulier de la hausse sensible des cotisations assises sur l’emploi et la croissance. La barre des 500 000 postes créés est en effet anticipée pour 2021, avant un net ralentissement : +23.000 emplois en 2022 et + 96.000 en 2023. Selon l’Urssaf, qui collecte les cotisations sociales auprès des employeurs, les recrutements ont atteint des sommets en septembre, à près de 840.000.

Il y a aussi la récente réforme des conditions d’attribution des indemnités chômage suspendues  pendant un temps par le conseil d’État mais qui viennent d’être validées.

L’assurance-chômage a aussi supporté la charge très lourde des aides sur le chômage partiel pendant la crise sanitaire. Du coup le rétablissement des comptes devrait se réaliser plus tôt que prévu. La situation n’est cependant pas encore totalement florissante sur le plan financier loin s’en faut. Il faut en effet tenir compte de l’ampleur de la dette qui atteindra près de 65 milliards à la fin de l’année. Elle commencera à ­diminuer en 2022 pour s’établir à 60,9 milliards fin 2023.  À ce rythme, le désendettement total n’interviendra qu’en 2055 ou 2057 .

 

Le retour des idéologies et de la radicalité ?

Le retour des idéologies et de la radicalité ?

Tarik Yildiz, Sociologue et essayiste, constate dans l’Opinion le retour des idéologies et de la radicalité. Et considère que « Les idées, les concepts, ne concernent pas qu’une élite intellectuelle « 

Tribune

 

 

 

Les mouvements qui, il y a quelques décennies, revendiquaient la capacité à reléguer au second plan les intérêts individuels au profit d’une cause supérieure, ont perdu de leur superbe. Cependant, comme l’a illustré le récent débat entre Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, un retour en force des idéologies et de leur traduction radicale semble se dessiner : discussions à l’occasion du procès des attentats du 13 novembre 2015, résultats d’études sociologiques et d’opinion, engouement autour de programmes politiques évoquant une forme de radicalité…

A l’occasion de la publication de leur enquête auprès de 7 000 lycéens en 2017, les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland définissaient la radicalité comme supposant un « ensemble d’attitudes ou d’actes marquant la volonté d’une rupture avec le système politique, social, économique, et plus largement avec les normes et les mœurs en vigueur dans la société », atteignant son point le plus extrême lorsqu’elle « s’accompagne d’une justification de l’usage de la violence ».

Ils révélaient alors ce que beaucoup avaient observé à l’occasion d’enquêtes qualitatives : une radicalité importante existait dans l’échantillon interrogé — un quart des lycéens ne condamnaient par exemple pas totalement les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan — avec plus de force encore chez les élèves s’identifiant comme musulmans. De multiples facteurs peuvent expliquer ce constat qui, contrairement à ce qu’ont longtemps avancé de nombreux chercheurs, ne se limite pas à la seule condition socio-économique.

 Bien qu’apparaissant comme « le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur », le phénomène religieux ne constitue pas la seule expression de la radicalité. Le sentiment de perdre une partie de son identité, de ne plus être protégé par l’Etat, la perception d’une forme de mollesse dans la traduction des discours en actes ont, par exemple, fait partie des déterminants de l’action des Gilets jaunes.

Les débats politiques comme les résultats de certains sondages révèlent en outre une attente de fermeté d’une partie de la population, notamment concernant le traitement de la délinquance, la protection des frontières ou l’affirmation de valeurs, quelle que soit la nature de ces dernières. Il s’agit de répondre à une certaine « fatigue d’être soi » à travers un système de pensée sûr de lui-même, répondant aux inquiétudes avec force.

L’idéologisation de la politique paraît salutaire. Seul un programme politique reflétant des convictions claires pourra éviter le développement d’une radicalité à la marge du système politique, qui comporterait de nombreux dangers

Cette force ne doit cependant pas sacrifier la nuance : lorsqu’Eric Zemmour affirme que « l’islam et la République ne sont pas compatibles », il oublie qu’il existe des expressions très diverses de l’islam, et que l’analyse de la doctrine ne peut se faire indépendamment des pratiques. De même, lorsqu’il évoque « un petit jihad » pour qualifier le développement de la délinquance, il n’a que partiellement raison. Si certains délinquants considèrent en effet, en évoquant leur religion, qu’il est conforme à leur morale de voler des « mécréants », ce phénomène est loin d’être général.

Tout en évitant la recherche absolue du consensus, de « l’extrême centre », conduisant parfois à masquer des problématiques et des inquiétudes bien réelles, il convient de ne pas faire fi de la complexité.

Dans ces conditions, l’idéologisation de la politique paraît salutaire. Seul un programme politique reflétant des convictions claires pourra éviter le développement d’une radicalité à la marge du système politique, qui comporterait de nombreux dangers. Apporter une réponse aussi bien idéologique que politique paraît essentiel.

Renouer avec la puissance de l’idéologie en assumant la prééminence de l’intérêt collectif sur les intérêts individuels, en faisant des valeurs des objets qui méritent le dépassement de soi. Les idées, les concepts, ne concernent pas qu’une élite intellectuelle : l’Histoire nous enseigne, parfois avec cruauté, qu’ils sont essentiels lors des transformations sociétales.

Sans aller jusqu’à considérer que le risque de guerre civile soit imminent, souvenons-nous de la phrase du sanguinaire Mao Tsé-toung : « La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre une politique sanglante. » Quelles que soient les opinions des candidats, l’enjeu est de dépasser une vision purement utilitariste de l’action publique et de redonner à la politique sa noblesse idéologique.

Tarik Yildiz, sociologie et essayiste, est l’auteur, notamment, de De la fatigue d’être soi au prêt-à-croire. Lutter contre la délinquance pour combattre le radicalisme islamiste (Editions du Puits de Roulle, 2020).

École : Aurore Bergé pour le retour de l’uniforme

À juste titre Aurore Berger se prononce pour un retour de l’uniforme à l’école. En vérité, pas vraiment une grande révolution car c’est uniforme était  obligatoire en primaire dans les années 50 (ey avant). Progressivement au nom des libertés bien sûr, on a laissé la mode vestimentaire pénétrée dans les lieux d’enseignement. Tout cela a généré un certain nombre d’outrances en particulier la course aux vêtements et chaussures les plus coûteuses.

Le pire c’est que ce sont souvent les familles modestes qui ont été contraintes de suivre le désir de leurs enfants pour faire comme la mode l’imposait. Les grandes marques évidemment ce sont gavés de cette demande. Progressivement on a vu par exemple la mode du pantalon ne couvrant pas le slip ou la mode des nombres à l’air Pourtant dans les pays anglo-saxons l’usage de l’uniforme est en vigueur dès l’école primaire et continue au collège. Cela permet d’uniformiser les statuts sociaux. Même dans les pays qui ont été colonisés par la France l’uniforme est souvent de rigueur. Ainsi avec deux blouses, l’élève dispose de la garde-robe suffisant.
Il ne s’agit sans doute pas seulement que de satisfaire une évolution vestimentaire mais aussi de réinstaller un minimum de respect et de discipline dans une école française complètement dévastée par le désordre qui y règne ( témoin les classements de la France dans les dernières positions mondiales)

Aurore Bergé se dit favorable au retour de l’uniforme à l’école. « Ce que je constate, note l’élue, c’est qu’on est un pays où tout le monde dit qu’on est de plus en plus fracturé, retranché dans des communautés. Avoir un sentiment d’appartenance commune au sein d’un établissement scolaire ne va pas régler tous les problèmes de l’école publique mais c’est l’un des leviers susceptibles de faire naître un sentiment d’unité, d’appartenance. »

Economie-Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Economie-Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Ce n’est sans doute pas avant 2023 que l’économie mondiale retrouvera le niveau qu’elle aurait dû atteindre. En effet La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait bondir de 5,7% en 2021 et 4,5% en 2022 selon l’OCDE. Juste de quoi retrouver le niveau de 2000 19 mai avec des inégalités selon les zones et les pays. Les pays pauvres pourraient être les principales victimes de ces inégalités dans la mesure ils sont encore très affectés par la crise du covid faute de dose suffisante du vaccin. Globalement en 2023, il est probable qu’au plan mondial retrouvera une certaine mollesse de la croissance autour de 2 % pour les pays développés.

Certes le rebond a été important en 2021 mai il faut rappeler que la propagation de l’onde de choc de la pandémie a plongé l’économie internationale dans une profonde récession en 2020. L’effet de base lié à ce violent plongeon doit être pris en compte dans l’appréciation de la reprise. En outre, les capacités de reprise dans chacun des pays sont loin d’être les mêmes partout sur le globe. Les économistes insistent particulièrement sur le caractère inégal du rebond entre les pays du G20 et les économies émergentes.

« L’impact économique du variant Delta a été jusqu’à présent relativement modeste dans les pays où les taux de vaccination sont élevés, mais il a pesé sur la dynamique à court terme dans les autres et, au niveau mondial, il a accentué les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts », expliquent les experts.

Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Croissance mondiale : retour au niveau d’avant crise

Ce n’est sans doute pas avant 2023 que l’économie mondiale retrouvera le niveau qu’elle aurait dû atteindre. En effet La croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait bondir de 5,7% en 2021 et 4,5% en 2022 selon l’OCDE. Juste de quoi retrouver le niveau de 2000 19 mai avec des inégalités selon les zones et les pays. Les pays pauvres pourraient être les principales victimes de ces inégalités dans la mesure ils sont encore très affectés par la crise du covid faute de dose suffisante du vaccin. Globalement en 2023, il est probable qu’au plan mondial retrouvera une certaine mollesse de la croissance autour de 2 % pour les pays développés.

Certes le rebond a été important en 2021 mai il faut rappeler que la propagation de l’onde de choc de la pandémie a plongé l’économie internationale dans une profonde récession en 2020. L’effet de base lié à ce violent plongeon doit être pris en compte dans l’appréciation de la reprise. En outre, les capacités de reprise dans chacun des pays sont loin d’être les mêmes partout sur le globe. Les économistes insistent particulièrement sur le caractère inégal du rebond entre les pays du G20 et les économies émergentes.

« L’impact économique du variant Delta a été jusqu’à présent relativement modeste dans les pays où les taux de vaccination sont élevés, mais il a pesé sur la dynamique à court terme dans les autres et, au niveau mondial, il a accentué les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts », expliquent les experts.

Retour de l’uniforme à l’école ?

Retour de l’uniforme à l’école ?

C’est en tout cas la proposition du député de la majorité François Jolivet, considère qu’une tenue scolaire identique consacrerait l’école comme un espace neutre et laïque. (dans le Figaro)

 

Selon des statistiques ministérielles, 700 000 jeunes disent avoir déjà subi des attaques répétées notamment en raison d’une prétendue « particularité » vestimentaire ou accessoire qui n’appartiendrait pas à une « normalité » dictée par la tendance. La tenue scolaire fait précisément tomber tout ce qui pourrait détruire moralement un jeune qui n’aurait pas les attributs à la mode. L’école doit épargner ces élèves des insultes et des violences.

Aussi, la tenue scolaire renforce la valeur « travail » puisqu’elle découpe le temps de vie entre le temps du travail en collectif, le temps de travail individuel et le temps familial. En d’autres termes : « pour aller à l’école, je m’habille comme les autres ». Elle sort donc de la banalité le temps scolaire en lui conférant un caractère solennel.

 

Selon un sondage BVA réalisé le 25 septembre 2020 pour RTL, 63% des Français se disent favorables à une tenue obligatoire. La France d’Outre-mer l’a déjà adopté, et doit être un exemple pour la métropole. À Bourail, en Nouvelle-Calédonie, deux écoles primaires sur trois ont une tenue commune depuis des années. En Martinique, plus d’un tiers des écoles publiques ont fait ce choix sans le regretter.

Dans ce contexte de précampagne présidentielle, je souhaite que le débat puisse s’ouvrir. La tenue scolaire est une réponse à des problématiques multiples : sociales, idéologiques et territoriales. Nous pourrions envisager, dès la rentrée 2022, de donner la possibilité aux collectivités territoriales d’instaurer une tenue scolaire identique dans les établissements dont ils ont la charge.

L’école a besoin de ce souffle républicain et nous aurions tort de nous priver d’une expérimentation à grande échelle. Alors que l’unité de la société s’effrite, la tenue scolaire est un projet positif. Elle n’entrave en aucun cas le développement de l’identité personnelle, et permet même de découvrir l’autre au-delà du paraître.

La tenue scolaire est un immense progrès au service de la laïcité, de la réussite et du respect.

Europe : le retour de l’inflation ?

Europe : le retour de l’inflation ?

L’Allemagne mène la danse avec 3,9 % d’inflation en août, au plus haut depuis la veille de la crise financière de 2008. La montée des prix

pourrait «entraîner une insatisfaction croissante chez les gens, qui ressentent vraiment la hausse», redoute Carsten Brzeski, économiste chez ING à Francfort. Ce dernier était parmi les rares à anticiper un scénario inflationniste au début de l’année. Tiré par l’Allemagne, ce scénario est en train de se matérialiser bien au-delà des prévisions.

Pour l’ensemble de la zone euro, l’inflation atteint 3 % en août. Jusque-là la plupart des experts avait considéré que cette tendance à la hausse des prix n’avait qu’un caractère provisoire. Du provisoire qui pourrait bien durer avec la reprise économique, la hausse des matières premières et des couts logistiques.

TALIBANS: LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

 TALIBANS: LE RETOUR AU MOYEN ÂGE

(Par Xavier BROUET dans le Républicain lorrain )

Dans quelques semaines, le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aura un goût amer. D’ici-là, les derniers boys US auront sans doute plié bagage, laissant l’Afghanistan aux mains des talibans. Cruelle désillusion qu’un tel épilogue au fol espoir soulevé par la tentative d’importer la démocratie jusque dans les montagnes pachtounes. Gageons que le départ des derniers Américains ne nous donnera pas à revivre les scènes analogues à la fuite de l’ambassade de Saïgon en 1975. L’échec patent de la stratégie occidentale n’a nul besoin d’un supplément d’humiliation. Déjà les colonnes de réfugiés fuyant vers l’Iran, la Turquie ou le Turkménistan disent le tribut que la communauté internationale va devoir payer pour prix de sa coupable naïveté.

Carrefour d’Asie centrale, l’Afghanistan suscite toutes les convoitises. Face à la crédulité de Washington, le cynisme de Pékin, à la solde de son ambitieuse route de la soie, ne s’encombre pas de considérations émancipatrices. Le marchandage avec les dépositaires de feu le mollah Omar n’y aura pas attendu leur prise de Kaboul. Et qu’importe le rétablissement de la charia, de la burqa ou de l’interdiction des écoles de filles. Business as usual. Quant aux promesses de conciliation des talibans, ceux-là ne feront même pas semblant, abandonnant la jeunesse de Kaboul à son sort. Après avoir goûté aux libertés, va-t-elle devoir se résigner à une telle débâcle, synonyme d’un retour vers le Moyen-Âge ? Mais plombé par un régime corrompu, comment résister à des insurgés constituant la seule armée organisée du pays ? Comble de l’ironie, les talibans font main basse sur le matériel militaire américain à mesure que se couchent les seigneurs de guerre. Réduite pour l’heure à faire des moulinets, l’UE n’avait vraiment pas besoin d’ajouter un tel scénario à la menace terroriste. Fut-elle, pour l’heure, éclipsée par la pandémie.

Le juste retour des déchets nucléaires en Allemagne

Le juste retour des déchets nucléaires en Allemagne 

Le retour des déchets nucléaires allemands une fois traités par l’usine de La Hague en France est une bonne nouvelle pour Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire à l’ONG Greenpeace France et Luxembourg. (Interview dans France Info)

 

 

franceinfo : Vous félicitez-vous que le dernier trajet soit prévu avant 2024 ?

Roger Spautz : Nous sommes contents que les derniers déchets partent en Allemagne. Je crois que tous les producteurs de déchets radioactifs doivent prendre leurs responsabilités. Il y a eu des combustibles venant de Belgique, des Pays-Bas ou du Japon qui ont été traités en France, et donc les producteurs des déchets radioactifs doivent les reprendre, assumer leurs responsabilités et les stocker. Presque chaque jour, il y a des convois qui sillonnent la France. Il y a des transports de combustibles issus de centrales nucléaires, qui vont à La Hague. Mais il y a aussi du plutonium, qui est produit à La Hague ou qui est issu du retraitement, qui est transporté en France pour produire du combustible MOX [constitué de plutonium et d'uranium], mais aussi des transports de combustible neuf à travers toute la France. Et avec chaque transport, il y a un risque d’accident, donc un risque de sûreté et de sécurité. Il y a déjà eu un accident avec un convoi, il y a une vingtaine d’années. Un train qui venait d’Allemagne pour aller à La Hague a déraillé près de Thionville, en France. Heureusement, aucune radioactivité ne s’en est dégagée.

Y a-t-il une évolution dans la recherche pour savoir que faire de ces déchets radioactifs en France ?

Pas vraiment. Depuis des années, on fait des études mais pour l’instant, on n’a pas encore de solution définitive pour stocker les déchets nucléaires. Certes, il y a le projet Cigéo à Bure [un projet d’enfouissement des déchets nucléaires], mais qui est, pour le moment, seulement un laboratoire donc il n’y a pas encore eu d’autorisation définitive pour y stocker des déchets de haute activité. C’est la même chose dans d’autres pays, notamment aussi en Allemagne. Donc là aussi, il y a des discussions sur comment stocker les déchets de haute activité, mais il n’y a toujours pas de solution.

Selon l’Andra, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, les volumes déjà stockés ont augmenté de 30 000m3 rien qu’en 2018. Le problème risque-t-il donc de s’accentuer au fil des années ?

Exactement. Par exemple, le centre de stockage qui est en construction à Bure est prévu pour stocker les déchets qui sont produits jusqu’à aujourd’hui par les réacteurs existants. Mais la France veut faire construire de nouveaux réacteurs, ce qui veut dire produire encore plus de déchets. Et pour ces déchets-là, il n’y a pas de centre de stockage, pas de solution. Nous, on estime que le premier pas, c’est l’arrêt du retraitement et les combustibles usés devraient être entreposés à sec sur les sites de production, c’est-à-dire près des centrales nucléaires. Tant qu’on n’a pas de solution définitive, l’entreposage à sec est la solution la moins dangereuse.

Afghanistan : retour des femmes en esclavage

Afghanistan : retour des femmes en esclavage

Quand ils sont au pouvoir, les talibans privent les femmes de nombreux droits élémentaires. Parmi leurs exactions, l’une des pires est la pratique des mariages forcés, une forme d’esclavage sexuel. Par Vrinda Narain, McGill University

Après le retrait des forces américaines et otaniennes d’Afghanistan en juillet, les talibans ont rapidement pris le contrôle du pays. Le président a fui et le gouvernement est tombé.

Enhardis par leur succès, par le manque de résistance des forces afghanes et par la faible réaction internationale, les talibans se montrent de plus en plus violents. Pour les femmes afghanes, leur retour au pouvoir constitue une réalité terrifiante.

Début juillet, les dirigeants talibans qui venaient de prendre le contrôle des provinces de Badakhshan et de Takhar ont ordonné aux chefs religieux locaux de leur fournir une liste de filles de plus de 15 ans et de veuves de moins de 45 ans à « marier » avec des combattants talibans. On ne sait pas encore si les chefs religieux ont obtempéré.

Si ces mariages forcés ont lieu, les femmes et les jeunes filles seront emmenées au Waziristan (Pakistan) pour être rééduquées et converties à un « islam authentique ».

Cet ordre a effrayé les femmes et leurs familles vivant dans ces régions et les a forcées à fuir et à rejoindre les rangs des personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’Afghanistan est en proie à un véritable désastre humanitaire : rien qu’au cours des trois derniers mois, 900 000 personnes ont été déplacées.

Cette directive des talibans, de mauvais augure pour la suite des événements, rappelle ce qu’a été leur régime quand ils ont exercé le pouvoir en Afghanistan entre 1996 et 2001. Les femmes ont alors été privées de bon nombre des droits humains les plus élémentaires. Il leur a été interdit d’exercer un emploi et d’avoir accès à l’éducation. Elles ont été systématiquement contraintes de porter la burqa et il leur était impossible de sortir de chez elles sans être accompagnées d’un « tuteur » masculin, ou mahram.

Les talibans prétendent avoir évolué sur la question des droits des femmes ; mais leurs récentes actions, qui semblent attester de leur détermination à livrer des milliers de femmes à l’esclavage sexuel, montrent que ce n’est absolument pas le cas.

En outre, les talibans ont déjà annoncé leur intention de mettre fin à l’éducation des filles après l’âge de 12 ans, d’interdire aux femmes de travailler et de rétablir la loi exigeant que les femmes soient accompagnées d’un tuteur pour la moindre sortie hors de leur domicile.

Les progrès obtenus par les femmes afghanes au cours des vingt dernières années, notamment en matière d’éducation, d’emploi et de participation politique, sont gravement menacés.

La pratique consistant à offrir des « épouses » relève d’une stratégie visant à inciter les hommes à rejoindre les rangs des talibans. Il s’agit d’esclavage sexuel, et non de mariage. Or contraindre les femmes à l’esclavage sexuel sous le couvert du mariage constitue à la fois un crime de guerre et un crime contre l’humanité. L’article 27 de la Convention de Genève stipule :

« Les femmes seront spécialement protégées contre toute atteinte à leur honneur, et notamment contre le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentat à leur pudeur. »

En 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la [résolution 1820](https://undocs.org/fr/S/RES/1820(2008) qui fait observer que « le viol et d’autres formes de violence sexuelle peuvent constituer un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou un élément constitutif du crime de génocide ». Elle reconnaît la violence sexuelle comme une tactique de guerre visant à humilier, dominer et instiller la peur chez les civils.

L’ONU doit agir avec détermination pour empêcher de nouvelles atrocités contre les femmes en Afghanistan.

Je propose à la communauté internationale quatre actions politiques visant à instaurer une paix durable. Elles sont guidées par la résolution 1820 qui souligne l’importance de l’implication des femmes en tant que participantes égales au processus de paix et qui condamne toutes les formes de violence sexiste contre les civils dans les conflits armés :

Appeler à un cessez-le-feu immédiat pour garantir que le processus de paix puisse se poursuivre de bonne foi.

  • Veiller à ce que les droits des femmes – inscrits dans la Constitution afghane, la législation nationale et le droit international – soient respectés.
  • Insister pour que les négociations futures se déroulent avec une participation significative des femmes afghanes. Lors des négociations entre le gouvernement Ghani et les talibans, il n’y avait que quatre femmes dans l’équipe du gouvernement afghan et aucune dans celle des talibans.
  • La levée des sanctions contre les talibans doit être conditionnée à leur engagement à respecter les droits des femmes. L’Union européenne et les États-Unis, qui sont actuellement les principaux bailleurs de fonds de l’Afghanistan, doivent conditionner leur aide au respect des droits des femmes et à leur accès à l’éducation et à l’emploi.

Les femmes d’Afghanistan et de toute la région se féliciteraient des efforts que déploieraient les Nations unies et la communauté internationale pour faire en sorte que les personnes ayant survécu à des violences sexuelles bénéficient d’une protection égale au regard de la loi et d’un accès égal à la justice.

La lutte contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles s’inscrit pleinement dans une approche globale visant à rechercher une paix durable, la justice et la réconciliation nationale en Afghanistan.

______

(*) Par Vrinda Narain, Associate Professor, Faculty of Law, Centre for Human Rights and Legal Pluralism; Max Bell School of Public Policy, McGill University.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Retour de déchets nucléaires en Allemagne

Retour de déchets nucléaires en Allemagne

Selon la loi française, les déchets nucléaires qui entrent en France, notamment pour y être traités à l’usine Orano de La Hague (Manche), ne peuvent rester à terme sur le territoire national. Suite à un accord passé entre les gouvernements français et allemands, les déchets à haute intensité traitée à La Hague seront ainsi retournés à l’Allemagne.

 Selon une pratique habituelle, ce ne sont en réalité pas les mêmes déchets que ceux qui étaient entrés en France qui seront renvoyés les déchets arrivent pour être retraitées à là Hague et repartent moins contaminés  après traitement sous forme vitrifiée.

 

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