Archive pour le Tag 'retard'

Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Coronavirus : « Il n’y a eu aucun retard », l’énorme mensonge du gouvernement

Lors de la conférence de presse du Premier ministre, le ministre de la santé a honteusement affirmé que « L’anticipation a été absolue, dès le premier jour » . Notons d’abord que la compétence du ministre en matière d’infectiologie est relative puisque d’une part il est neurologue, d’autre part qu’il passe une grande partie de ses activités à la politique. Il a d’ailleurs grenouillé pendant une longue période avec le parti socialiste. Il connaît la dialectique du type : « plus c’est gros plus ça passe ». Comment en effet affirmer que l’anticipation a été absolue dès le premier jour.

Or précisément la veille de la décision du confinement alors que la crise était déjà patente depuis longtemps, le Premier ministre a décidé de maintenir le premier tour des élections municipales transformant ainsi les bureaux de vote en chambre de contamination supplémentaire. Dans une interview au JDD le ministre de la santé- vis-à-vis duquel d’ailleurs des plaintes ont été déposé en justice–persiste et signe dans son mensonge :

« Il n’y a eu aucun retard. L’anticipation a été absolue, dès le premier jour. Je suis dans la recherche de l’efficacité du matin au matin, car, en ce moment, il n’y a pas vraiment de nuits… Nous sommes dans une course effrénée face à un virus nouveau. Au départ, les seules informations venaient de Chine : nous avions très peu de données sur la contagiosité du virus, ou sur la capacité d’immunisation collective. Lors de mon premier Conseil européen, le 25 février, réuni à l’initiative de la France, nous n’étions que cinq pays, sur vingt-sept, à sérieusement considérer qu’il y avait une crise ! La prise de conscience a été longue. Je rappelle qu’au début on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français… Personne, aucun pays au monde, ne peut empêcher une épidémie. Les virus, dont la présence est antérieure à celle de l’homme sur terre, circulent avec beaucoup de force et de vitesse. La seule chose que l’on peut faire, c’est les ralentir, d’où le confinement. »

On notera que le ministre de la santé parle surtout de lui-même, de son action qu’il oublie d’évoquer l’action du gouvernement depuis le début. On aura d’ailleurs aussi observé que le ministre de la santé s’est nettement mis en valeur à côté du Premier ministre- un peu gêné- lors de l’intervention de ce dernier employant en permanence le » je, je » formule habituelle chez Macron. Indirectement le ministre de la santé avoue cependant  les atermoiements et les retards du gouvernement quand il déclare » on m’a expliqué que j’allais faire peur aux Français » ( si je déclarais la réalité de la crise). C’est qui  » on ». Curieusement ce sont aussi les mêmes propos employés par l’ancienne  ministre de la santé Agnès Buzyn qui elle aussi dénonce le fait de n’avoir pas été entendue par le gouvernement.

Crise sanitaire : le retard criminel des pouvoirs publics

Crise sanitaire  : le retard criminel des pouvoirs publics  

 

Dans le journal l’Opinion, il est rendu compte du terrible retard pris par les pouvoirs publics d’après un chercheur du CNRS, un travail réalisé  à partir  » des  articles de synthèse dédiés au nouveau coronavirus parus dans un journal de réputation internationale, Science ​», et des déclarations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

 

Le 11 janvier, on y apprend que « ​les chercheurs chinois ont déjà partagé la séquence génétique du virus avec le reste du monde, permettant la fabrication de tests de dépistage ​». Le 5 février, la revue se demande si le nouveau coronavirus sera contenu ou évoluera en pandémie. « ​L’article fait le point sur trois tournants cruciaux dans la connaissance de la maladie et de la gestion de l’épidémie ​», écrit Pascal Marichalar. 1) Il existe des patients asymptomatiques, ce qui « complique grandement les efforts pour contenir l’épidémie, parce qu’on ne peut savoir avec certitude où elle se trouve à un instant t sans dépister tout le monde ​». 2) Entre une réussite du « ​containment ​» et la pandémie, les épidémiologistes font dès cette époque le pari de la pandémie. 3) Les études réalisées en Chine montrent « ​qu’environ 20 % des personnes infectées souffrent de formes graves de la maladie, nécessitant une hospitalisation ​».

Le 25 février, Science est formel, la pandémie l’a emporté (l’OMS a déclaré la pandémie le 12 mars). Les experts du monde entier préconisent alors une stratégie ​: « ​aplatir la courbe ​», c’est-à-dire retarder la maladie. « ​Une étude montre qu’en Chine, ce sont la suspension des transports publics, la fermeture des lieux de loisir, l’interdiction des rassemblements qui semblent avoir été les mesures les plus efficaces pour ralentir la progression de la maladie ​», peut-on lire dans la revue scientifique. « Tout est question de vitesse. Plus les mesures seront prises tôt, plus elles seront efficaces ​», fait valoir l’un des principaux experts de l’OMS ce 25 février.

 

Le 2 mars, Science publie les conclusions d’une équipe de l’OMS qui a passé deux semaines en Chine à visiter les foyers de Covid-19. Un constat s’impose ​: les Chinois ont réussi à contenir l’épidémie. « ​L’analyse du rapport de la visite de l’OMS montre deux choses ​: il est possible d’arrêter la course folle du virus ; la manière de le faire est de procéder à des dépistages massifs et ultra-rapides, avec traçage et isolement immédiat des contacts des personnes positives ​», résume Pascal Maricharal. Le chercheur précise que « ​dès le 11 février, les lecteurs de Science sont alertés sur la possible pénurie de tests biologiques de dépistage » et le 28 février « ​qu’il existe d’autres techniques ​», comme « ​la prise régulière des températures, l’examen des poumons par scanner ​».

Comment, en dépit d’une telle documentation sur l’épidémie et son évolution, la France se retrouve-t-elle aujourd’hui confrontée à une pénurie de masques, de tests de dépistage et confinée pour une période indéterminée, selon des règles changeant tous les jours ? Un collectif de médecins a porté plainte au pénal le 19 mars contre Agnès Buzyn et Edouard Philippe, au motif qu’ils « avaient conscience du péril et disposaient des moyens d’action, qu’ils ont toutefois choisi de ne pas exercer ».

Coronavirus : le retard criminel des pouvoirs publics

Coronavirus : le retard criminel des pouvoirs publics  

 

Dans le journal l’Opinion, il est rendu compte du terrible retard pris par les pouvoirs publics d’après un chercheur du CNRS, un travail réalisé  à partir  » des  articles de synthèse dédiés au nouveau coronavirus parus dans un journal de réputation internationale, Science ​», et des déclarations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

 

Le 11 janvier, on y apprend que « ​les chercheurs chinois ont déjà partagé la séquence génétique du virus avec le reste du monde, permettant la fabrication de tests de dépistage ​». Le 5 février, la revue se demande si le nouveau coronavirus sera contenu ou évoluera en pandémie. « ​L’article fait le point sur trois tournants cruciaux dans la connaissance de la maladie et de la gestion de l’épidémie ​», écrit Pascal Marichalar. 1) Il existe des patients asymptomatiques, ce qui « complique grandement les efforts pour contenir l’épidémie, parce qu’on ne peut savoir avec certitude où elle se trouve à un instant t sans dépister tout le monde ​». 2) Entre une réussite du « ​containment ​» et la pandémie, les épidémiologistes font dès cette époque le pari de la pandémie. 3) Les études réalisées en Chine montrent « ​qu’environ 20 % des personnes infectées souffrent de formes graves de la maladie, nécessitant une hospitalisation ​».

Le 25 février, Science est formel, la pandémie l’a emporté (l’OMS a déclaré la pandémie le 12 mars). Les experts du monde entier préconisent alors une stratégie ​: « ​aplatir la courbe ​», c’est-à-dire retarder la maladie. « ​Une étude montre qu’en Chine, ce sont la suspension des transports publics, la fermeture des lieux de loisir, l’interdiction des rassemblements qui semblent avoir été les mesures les plus efficaces pour ralentir la progression de la maladie ​», peut-on lire dans la revue scientifique. « Tout est question de vitesse. Plus les mesures seront prises tôt, plus elles seront efficaces ​», fait valoir l’un des principaux experts de l’OMS ce 25 février.

 

Le 2 mars, Science publie les conclusions d’une équipe de l’OMS qui a passé deux semaines en Chine à visiter les foyers de Covid-19. Un constat s’impose ​: les Chinois ont réussi à contenir l’épidémie. « ​L’analyse du rapport de la visite de l’OMS montre deux choses ​: il est possible d’arrêter la course folle du virus ; la manière de le faire est de procéder à des dépistages massifs et ultra-rapides, avec traçage et isolement immédiat des contacts des personnes positives ​», résume Pascal Maricharal. Le chercheur précise que « ​dès le 11 février, les lecteurs de Science sont alertés sur la possible pénurie de tests biologiques de dépistage » et le 28 février « ​qu’il existe d’autres techniques ​», comme « ​la prise régulière des températures, l’examen des poumons par scanner ​».

Comment, en dépit d’une telle documentation sur l’épidémie et son évolution, la France se retrouve-t-elle aujourd’hui confrontée à une pénurie de masques, de tests de dépistage et confinée pour une période indéterminée, selon des règles changeant tous les jours ? Un collectif de médecins a porté plainte au pénal le 19 mars contre Agnès Buzyn et Edouard Philippe, au motif qu’ils « avaient conscience du péril et disposaient des moyens d’action, qu’ils ont toutefois choisi de ne pas exercer ».

BCE: Lagarde se réveille avec un peu de retard et de flou

BCE: Lagarde se réveille avec un peu de retard et de flou

 

 

Les médias toujours très complaisants vis-à-vis des pouvoirs en place affirment que la banque centrale européenne a pris enfin les moyens d’affronter la crise pour soutenir l’économie et éviter également une crise financière. En réalité, la très prudente Christine Lagarde écartelée entre l’orthodoxie des pays du Nord notamment l’Allemagne et le laxisme des pays du Sud s’est contentée  d’affirmer qu’elle prendrait les moyens nécessaires. Notamment en matière de rachat d’actifs dont elle ne précise ni le montant, ni les modalités, ni le contenu. Une première vague d’achats d’actifs 750 milliards serait lancée là où sans doute il faudrait 2à 3000 milliards compte tenu de la crise économique prévisible qui risque de faire chuter la croissance de l’ordre de 5 % en zone euro. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré jeudi que la BCE restait prête à augmenter encore la taille de ses programmes d’achats d’actifs face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

“Nous sommes totalement prêts à augmenter la taille de nos programmes d’achats d’actifs et à ajuster leur composition, autant que nécessaire et aussi longtemps que nécessaire”, a-t-elle écrit dans une tribune publiée par le Financial Times.

“Nous allons étudier toutes les options et toutes les possibilités afin de soutenir l’économie pendant ce choc”, a-t-elle ajouté.

Mercredi soir, après une réunion exceptionnelle de son Conseil des gouverneurs, la BCE a annoncé le lancement d’un nouveau programme d’achats d’actifs de 750 milliards d’euros afin de tenter d’apaiser les tensions sur les marchés financiers, qui avaient ravivé les craintes d’une dislocation de la zone euro.

Politique sanitaire : toujours en retard d’un mois

Politique sanitaire : toujours en retard d’un mois

Si on tente de faire l’historique des orientations de la politique sanitaire du gouvernement on constate une évolution particulièrement contradictoire du discours. On pourrait distinguer quatre phases. Dans un premier temps avec la découverte et la diffusion du virus en Chine, les pouvoirs publics soutenus par les milieux économiques ont adopté une attitude condescendante vis-à-vis de la Chine. Ils ont clairement sous-estimé l’importance de la catastrophe sanitaire qui pourtant se préparait. Notons aussi que certains chapeaux à plumes de la médecine ont complaisamment apportée leur soutien à cette sous-estimation. Quand le virus est sorti de Chine, le pouvoir a consenti à admettre l’existence d’un danger mais a affirmé avec force que la situation était sous contrôle. Une affirmation vite démentie avec la propagation de la maladie. Une stratégie s’est alors mise en place consistant non pas à stopper brutalement la pandémie mais à essayer de l’étaler pour ne pas surcharger le système sanitaire. Une stratégie tout à fait théorique rapidement remise en cause par l’ampleur de l’épidémie. Devant les dégâts sanitaires mais aussi économiques, ce pouvoir déclare dans une quatrième phase une situation de guerre. Mais une situation de guerre sans les moyens. Ainsi alors que l’OMS recommande maintenant le dépistage généralisé, la France,  d’ailleurs comme d’autre pays, est bien incapable de systématiser ce dépistage. Elle n’est même pas capable de fournir des masques en nombre suffisant y compris au corps médical ( déclaration hier du secrétaire de SOS médecins en région parisienne). Dans une situation de guerre, il faudrait évidemment réquisitionner et imposer une reconversion de certains productions pour les mettre au service de la lutte contre la maladie. Comme l’affirment les responsables sanitaires de la région de l’Est en particulier on manque de tout, d’appareils respiratoires, de personnel, de lits équipés et même de masques. Comment dans une pays aussi développé que la France où l’industrie pharmaceutique est aussi forte peut-on constater de telles carences. Même les mesures de confinement annoncées hier par le président de la république sont encore insuffisantes comme sont surtout insuffisantes les moyens et équipements mis à la disposition du système sanitaire. Bref, la France depuis le début a toujours près d’un mois de retard en matière de stratégie contre le Coronavirus.

Retard industriel de la France: pourquoi ? (Sébastien Laye)

Retard industriel de la France: pourquoi ?  (Sébastien Laye)

 

Sébastien Laye entrepreneur dans le domaine des services financiers, souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.)

 

«La politique la plus ruineuse, la plus coûteuse, c’est celle d’être petit».  Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.

 

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.

Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.

En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.

Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.

Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….

Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel.

Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 

 

Au nom de principes anarcho-populistes , les gilets jaunes avaient jusque là toujours refusé  de se structurer et de désigner des responsables pour les représenter. Quand des responsables autos désignées ont tenté de représenter le mouvement, ils ont aussitôt été dénoncés pour avoir trahi l’esprit des gilets jaunes. Curieusement, c’est au moment les gilets jaunes ne pèsent  pratiquement plus rien que les figures historiques de la protestation demandent maintenant à être reçues par le président de la république. Une curieuse conception de la conduite des luttes sociales plus  proches de l’action politique que du caractère social. On pourra dire que les gilets jaunes ont massacré le même leur propre mouvement, il y a peu d’exemples de protestation sociale qui est ait été  conduite avec autant d’irresponsabilité. Ils ne sont plus guère que quelques centaines à se rassembler chaque samedi et leurs manifestations fait maintenant rarement deux lignes dans les médias. Finalement devant l’échec patent du mouvement, certains leaders se raccrochent désormais au mouvement sociaux animés par les syndicats. Des syndicats qu’ils ont complètement snobés quand la mobilisation était au zénith, des syndicats qui ont même été hués. L’objectif de cette demande de rendez-vous à Macron vise sans doute à tenter de redonner un peu de dynamisme un à mouvement pratiquement mort. Cela démontre qu’à l’ évidence on ne s’improvise pas soudainement leader national d’un mouvement social. Le cocktail–anarchiste–populiste aura explosé sous le poids de ses contradictions. Pour en sortir,  quatre figures du mouvement des Gilets jaunes ont demandé un rendez-vous à Emmanuel Macron pour évoquer les “violences policières” et lui soumettre des revendications des protestataires non satisfaites, selon eux.

“Depuis bientôt un an, au sein du mouvement des Gilets jaunes, nous sommes en lutte contre les inégalités sociales et fiscales, contre toute forme de discrimination et pour une transition écologique socialement juste”, écrivent les auteurs dans cette lettre ouverte notamment signée par Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues. Ils demandent à rencontrer le président avant le 16 novembre, veille du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes entamé le 17 novembre 2018.

Des manifestations, organisées via les réseaux sociaux, sont prévues dans toute la France pour marquer ce moment, que certains considèrent comme une étape vers la journée de grève contre la réforme des retraites prévue le 5 décembre à l’appel de plusieurs syndicats. Dans leur lettre à Emmanuel Macron, les auteurs évoquent “les multiples dérives en matière de maintien de l’ordre et d’application des lois”, et disent vouloir remettre en mains propres au président une plate-forme de 59 propositions ayant reçu selon eux un million de votes en 33 jours.

Cependant il n’est pas certain que le pouvoir en place mais aussi les organisations traditionnelles comme les partis politiques ou les syndicats aient très envie de remettre en selle un mouvement qui certes était porteur au début d’un mécontentement réel en particulier dans les zones périphériques et rurales mais qui progressivement a complètement dérivé en se montrant incapable de la moindre structuration et tout aussi incapable d’assurer la sécurité des manifestations.

 

L’Oréal : un petit retard d’impôt de 320 millions

L’Oréal : un petit retard d’impôt de 320 millions

 

 

Un petit retard d’impôt de 320 millions régularisé par l’OREAL. Cela dans le cadre d’un accord avec Bercy qui ne veut pas déstabiliser l’une des principales entreprises françaises ; Il y a d’ailleurs peu de chances ; L’Oréal a annoncé un bénéfice net de 3,89 milliards d’euros en 2018, une hausse de 8,8% sur un an, ainsi qu’un nouveau record de rentabilité, grâce au dynamisme de ses divisions haut de gamme L’Oréal Luxe et Cosmétique Active.

La marge d’exploitation du géant mondial des cosmétiques a atteint 18,3% l’an dernier, dépassant son précédent record de 18% en 2017. Ses ventes annuelles ont totalisé 26,9 milliards d’euros, légèrement meilleures que prévu et représentant une croissance de 7,1% à taux de change et périmètre constants, soit leur plus forte progression annuelle depuis 2007.C’est donc en toute quiétude que  l’Oréal a annoncé vendredi avoir conclu un accord avec le fisc français à qui le groupe versera 320 millions d’euros pour résoudre un différend qui concernait le paiement de l’impôt sur les sociétés de trois de ses filiales pour la période 2014 à 2018.

 

Ce montant représente une charge annuelle de près 65 millions pour la période en question, a dit l’Oréal dans un communiqué.

“Ces charges seront comptabilisées en éléments exceptionnels sur l’exercice 2019, et il n’y aura pas d’impact récurrent significatif sur le futur”, ajoute le numéro un mondial des cosmétiques.

La 4G en retard chez les ploucs et la 5 G pour dans 30 ans

La 4G en retard chez les ploucs et la 5 G pour dans 30 ans

 

Au moment où on annonce à grand renfort de com.  Le développement généralisé de la 5g  -et par ailleurs du câble-, on s’aperçoit en fait que certaines zones ne sont pas couvertes par la 4G (certains ne reçoivent même pas la 3G dans des conditions satisfaisantes). Exemple quand on revoit un SMS le lendemenain de son émission ! Les opérateurs ne respectent pas leurs engagements . La couverture des zones blanches et des axes de transports, prévue dans le cadre de l’accord passé entre l’État et les opérateurs début 2018, ne va pas suffisamment vite et risque de ne pas être à la hauteur des engagements pris par les opérateurs en échange du renouvellement à titre gracieux de plusieurs fréquences accordées il y a 20 ans, selon l’ARCEP. Les mêmes retards seront constatés pour la 5G. Une 5G qui pourraiat même ne jamais atteindre les zones peu denses au profit dune technologie moins puissante ou d’une 4G améliorée ;

En effet y aura-t-il une technologie 5G  pour les villes et une autre pour les ploucs ? C’est la question qu’on peut se poser en raison du passé mais aussi du futur. Pour le passé, on sait que nombre de zones ne sont pas encore couvertes par la 3G, la 4G ou  ne sont pas couvertes du tout ou alors de temps en temps. Pour le futur, il n’est pas certain que la 5G couvre  rapidement l’ensemble du territoire. On pourrait se contenter pour certaines zones de la 4G améliorée. De toute manière la 5G à très, très  haut débit, celle des 26 GHz, sera réservé aux villes L’attribution va concerner la bande de fréquences des 3,4 à 3,6 GHz. qui permet d’offrir un bon débit couplé à une portée correcte pour couvrir le pays. Mais  autre bande, celle des 26 GHz, sera plus tard attribuée aux opérateurs. Ces fréquences seront essentiellement utilisées dans les villes, car si elles permettent des débits très puissants, leur portée, elle, s’avère faible. Lors de l’attribution de cette bande « cœur », 310 MHz seront proposés aux opérateurs. Une quantité jugée « significative » par l’Arcep.  Pour cette attribution, l’Arcep propose une procédure en deux temps. Le premier permettra aux quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) d’acquérir chacun un bloc d’une taille de 40 à 60 MHz, à prix fixe, lequel sera déterminé par le gouvernement. Des engagements spécifiques seront liés à ces blocs. Les opérateurs devront notamment répondre aux demandes jugées « raisonnables » des industriels désireux de bénéficier de la 5G à certains endroits. Ou encore lancer des offres 5G à usage fixe dans certains territoires peu peuplés. Dans un second temps, les fréquences restantes seront mises aux enchères. Les opérateurs pourront cette fois acquérir plusieurs blocs de 10 MHz, avec un prix de réserve fixé ici aussi par le gouvernement. Tous les opérateurs qui remporteront des fréquences seront soumis à des obligations. Chacun devra notamment déployer 12.000 sites en 5G d’ici à la fin 2025 – ce qui correspond, selon l’Arcep, à une couverture des deux tiers de la population. Pour ne pas réserver la 5G aux grandes villes et éviter une nouvelle fracture numérique, des obligations concernent les territoires ruraux. Ainsi, en 2025, 90% des sites mobiles d’un opérateur devront proposer un débit au moins égal à 240 mégabits par seconde – lequel pourra être atteint soit via la 5G, soit par le biais d’une 4G boostée.  Il faudra au final attendre 2030 pour que tous les sites mobiles des opérateurs proposent a minima un débit de 240 mégabits par seconde.

 

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

 

C’est l’avis du conseil climatique mis en place par Macron. Pourtant c’est la France qui avait pris l’initiative d’obtenir un accord de la plupart des pays sur la nécessité d’agir sur le climat (accord de Paris). Mais pour résumer, la France est surtout active pour faire des discours souvent moralisateurs (c’est le cas en ce moment même pour Macron présent à Tokyo qui sermonne le monde entier pour le manque de volontarisme vis-à-vis de la protection environnementale).  Au-delà des discours,  la France est aussi la spécialiste pour mettre en place des machins administratifs et pseudo démocratique qui ne servent  à peu près à rien. Tout le monde sait en effet que la France n’a pas respecté ses propres objectifs de réduction de gaz à effet de serre. La justice française elle-même vient reconnaître la responsabilité de l’État dans la détérioration de la qualité de l’air. Le vrai problème c’est que la France se limite à des incantations, à des bouts de mesures plus ou moins pertinentes mais qu’il n’y a pas de vision globale pour progressivement engager une vraie transition énergétique permettant de faire évoluer le système de production et les modes de consommation. En outre, la plupart des mesures ont surtout un caractère punitif mais pas pédagogique. La présidente du Haut comité pour le climat souligne que sur ces quatre dernières années, France n’a pas tenu ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.  »Elles baissent deux fois moins vite que prévu », déplore-t-elle. Pour le Haut conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat « au cœur de l’action publique ». « On parle notamment de taxe carbone pour accélérer la décroissance des émissions, mais il faut mettre toutes sortes d’autres mesures en place », souligne la spécialiste. « Il faut qu’on passe à une vitesse supérieure au niveau des actions pour combattre le changement climatique », affirme ainsi Corinne Le Quéré. Dans son premier rapport, le HCC invite par exemple à inscrire dans la loi les objectifs à court terme de réductions d’émissions, pour ainsi envoyer un signal à tous les acteurs.

Pour l’EPR Flamanville : nouveau retard

Pour l’EPR Flamanville : nouveau retard

Finalement l’EPR de Flamanville ne devrait pas être mis en service avant 2020, soit un nouveau retard en raison de la question des certaines soudures considérées comme fragiles. En fait la véritable mise en service pourrait intervenir qu’en 2021. De ce faite la fermeture de Fessenheim liées au fonctionnement à plein régime de l’EPR de Flamanville se trouve également retardée “Nous allons avoir du retard à cause de la reprise de certaines  soudures”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, le PDG du groupe, lors d’une conférence organisée par Le Club Les Echos. En avril, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé qu’un groupement d’experts avait recommandé qu’EDF répare les soudures défectueuses les plus problématiques du réacteur, alors que ce dernier n’a pas prévu d’effectuer ces réparations.“S’il n’y avait pas le sujet des soudures à reprendre (…), le chantier de Flamanville serait terminé”, a souligné Jean-Bernard Lévy mardi, rappelant qu’EDF prévoyait jusqu’à présent de charger le combustible du réacteur fin 2019.EDF a toutefois rappelé que l’ASN n’avait pas encore rendu sa décision sur le dossier. Elle devrait le faire dans le courant du mois de juin. En juillet 2018, EDF avait annoncé qu’il devait réparer certaines soudures de l’EPR, ce qui a alourdi la facture du projet de 400 millions d’euros supplémentaires, à 10,9 milliards d’euros, et retardé sa mise en service de près d’un an. Le groupe, détenu à 83,7% par l’Etat, n’avait cependant alors pas prévu de réparer huit soudures situées au niveau des traversées de l’enceinte de confinement et donc difficilement accessibles, bien qu’elles présentent des écarts par rapport à ses exigences de qualité et même un défaut pour l’une d’entre elles.

Gestion Financière : les Français en retard

Gestion  Financière : les Français en retard

 

Il y a quelques années une enquête menée par l’assureur alliance sur 19 pays européens démontrait qu’en matière de gestion financière les Français se situaient en dernière position. Cette carence semble se confirmer avec une étude réalisée pour la banque de France Une vaste enquête réalisée par l’institut Audirep pour la Banque de France montre que les Français ne sont effectivement pas très au fait de notions assez simples comme l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat ou le calcul des intérêts pour un placement.

Lucides, les Français ne sont que 17% à considérer qu’ils ont « une connaissance très ou assez élevée sur les questions financières », 51% la jugeant « moyenne ». Interrogés sous forme de quizz, les sondés n’ont été que 43% à répondre correctement à la question sur l’inflation (sous forme de QCM), que 40% sur le calcul d’un taux d’intérêt sur cinq ans, 49% sur la définition d’un crédit renouvelable. Ils sont  39% à penser que « l’argent c’est fait pour être dépensé. » Une aversion au risque forte (seuls 18% sont prêts à risquer une partie de leur argent lorsqu’ils font un placement), moins présente chez les plus jeunes (27%), qui s’avèrent beaucoup plus tentés par les crypto-actifs comme le Bitcoin : 29% des sondés de 18-24 ans ont déclaré croire que c’était « le bon moment » pour investir dans ces actifs – le questionnaire a été réalisé en juin, avant la dégringolade de fin d’année (le Bitcoin a perdu 72% de sa valeur l’an dernier). Ils ne sont que 7% à le penser chez les plus de 45 ans.

Dans ce sondage, 43% des répondants ont le sentiment de ne pas disposer d’informations suffisamment fiables et neutres pour gérer efficacement leur budget et seuls 27% considèrent disposer de sources d’informations utiles et compréhensibles sur les débats économiques.

« Les répondants sont plutôt méfiants à l’égard des institutions financières » selon l’enquête, qui fait ressortir un niveau de « confiance mitigée » vis-à-vis de la banque principale : 45% disent être plutôt confiants, 18% très confiants, soit 63% au total et 57% seulement chez les 25-44 ans.

 

 

Ils ne sont que 29% à penser que « l’argent déposé dans une banque sera en sécurité, même si elle fait faillite » et 30% que les organismes financiers vont le servir « au mieux de [ses] intérêts. »

Apple a versé 14 milliards de retard d’impôt à l’Irlande….qui n’en veut pas !

Apple a versé 14 milliards de retard d’impôt à l’Irlande….qui n’en veut pas !

 

Une situation particulièrement ubuesque puisque Apple condamné par l’union européenne à verser 14 milliards environ de retards d’impôts à l’Irlande qui n’en veut pas. Du coup l’Irlande a placé la somme sur un compte spécial en attendant la suite de la procédure engagée par Apple (et l’Irlande !) pour protester contre cette condamnation. On le sait, l’Irlande fait partie de ces paradis fiscaux qui fait du dumping fiscal l’un des principaux attraits du pays. : attirer le maximum de sièges sociaux des grandes multinationales notamment américaines. D’autres pays comme la France en particulier ce seraient empressés d’empocher les 15 milliards. Le pire c’est que l’Irlande va faire appel devant la cour de justice européenne afin d’obtenir un jugement annulant l’obligation faite par la commission européenne d’encaisser le retard de fiscalité. Pas étonnant qu’avec une telle bienveillance fiscale, l’Irlande demeure l’un des pays les plus privilégiés par les multinationales pour y situer de leurs  sièges sociaux.

Le Retard de l’EPR de Flamanville va décaler la fermeture de Fessenheim

Le Retard de l’EPR de Flamanville va décaler la fermeture de Fessenheim  

 

Un report de mise en service en 2020 au lieu de 2018 et l’objectif de coût de construction est porté de 10,5 à 10,9 milliards d’euros (soit une hausse de la facture de 400 millions d’euros). Ces nouveaux retards de Flamanville repoussent, de facto, la fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. En effet, l’accord trouvé au moment de la loi de transition énergétique de 2015 prévoit que le chargement du combustible de l’EPR de Flamanville coïncide avec la fermeture de la centrale haut-rhinoise. Cette fermeture « est liée au démarrage de l’EPR de Flamanville. Le retard d’un an du chargement du combustible de l’EPR de Flamanville, au quatrième trimestre 2019, décale donc l’arrêt de la centrale de Fessenheim », a déclaré un porte-parole du ministère de la Transition écologique. Et de poursuivre : »Il revient à l’exploitant d’en détailler les échéances précises » et « ce délai d’un an sera mis à profit pour mettre en œuvre le projet de territoire. »

Mobiles 4G : la France en retard

Mobiles  4G : la France en retard

Alors qu’on parle surtout du câble pour rattraper le retard de la France en matière de numérique, bon nombre de localités sont encore à espérer des relations par mobile satisfaisante (téléphone et internet). De toute manière il est clair que le câble ne pourra desservir que les zones très denses et que les résidents des autres territoires devront se satisfaire de la 4G en attendant la 5G. Selon une étude publiée récemment par la société britannique OpenSignal, spécialiste des cartes de couverture mobile, l’Hexagone reste un mauvais élève, au niveau mondial, concernant la 4G. La France échoue à une piètre 65ème place en matière de « disponibilité » de cette technologie mobile – un indicateur maison qui mesure le temps moyen pendant lequel les utilisateurs accèdent à la 4G. Avec un score de 62,51%, l’Hexagone se situe par exemple derrière le Cambodge (68,95%), la Grèce (71,15%) ou l’Inde (84,03%). Sachant que ce classement est logiquement dominé par la Corée du Sud (96,69%) et le Japon (84,11%), qui ont déployé à toute vitesse le très haut débit mobile ces dernières années.  Côté débit moyen en 4G, la France n’est guère mieux lotie. Avec 22,66 Mb/s, elle se situe à une peu reluisante 35ème place. C’est moins bien, par exemple, que l’Equateur (26 Mb/s), la Croatie (27,94 Mb/s) ou la Bulgarie (33,6 Mb/s). Sachant que ce classement est ici dominé par le trio Singapour (46,64 Mb/s), Corée du Sud (45,85 Mb/s) et Norvège (42,03 Mb/s). Ces résultats viennent, quoi qu’il en soit, appuyer la volonté du gouvernement d’accélérer sensiblement la couverture en 4G du territoire. A ce jour, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas, sans compter celles ou la connexion ne passe qu’épisodiquement.

Moralisation de la vie politique : la France en retard (Transparency International)

Moralisation de la vie politique : la France en retard (Transparency International)

 

Des réflexions intéressantes de la section française de l’ONG Transparency International qui fait des propositions pour la moralisation de la politique française. Mais des propositions cependant bien insuffisantes qui ne posent pas les questions fondamentales relatives par exemple à la sociologie des élus, au rôle des partis, à la présence écrasante de fonctionnaires dans le système politique et au manque dramatique de démocratie participative qui fait qu’une fois élus les responsables font à peu près ce qu’ils veulent.  Enfin pas sûr que Daniel Lebègue (président de Transparency International ) ancien énarque, ancien haut fonctionnaire soit le mieux placé pour philosopher sur la réforme du système politique.

 

Daniel Lebègue, répond cependant aux questions de franceinfo.

 

Franceinfo : Les débats sur la transparence de la vie publique sont-ils sains à l’approche d’échéances électorales importantes ?

Daniel Lebègue : On peut se réjouir que la question de la transparence et de l’intégrité de la vie politique, de ses acteurs et de ses institutions, émerge comme une question de première importance à la veille de l’élection présidentielle, qui est le grand rendez-vous des citoyens en France avec la démocratie. Il est tout à fait naturel qu’au moment où les citoyens sont appelés à désigner le premier des décideurs publics, la clé de voûte de notre système politique, on puisse interroger les candidats pour s’assurer de leur intégrité, de leur sens de l’intérêt public, examiner leur situation, notamment financière, mais aussi leur poser des questions sur ce qu’il faudrait faire pour améliorer la transparence et l’éthique de la vie publique. Car il reste du chemin à parcourir.

L’affaire Fillon jette à nouveau la suspicion sur la classe politique. Ce scandale traduit-il un échec des tentatives de moralisation de la vie politique ?

Je ne le pense pas. Beaucoup de chemin a été fait. Il y a encore quelques années, la France était très en retard par rapport aux autres démocraties européennes, que ce soit en matière de lutte contre la délinquance financière (corruption, fraude fiscale, etc.), ou en matière de cumul des mandats, dont elle était championne du monde. L’affaire Cahuzac, en 2013, a été un électrochoc salutaire qui a permis de revoir en profondeur les règles sur la transparence et les moyens pour lutter contre la délinquance financière, avec la création de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique et du parquet national financier. Il y a aussi eu la loi sur le non-cumul des mandats, puis, en 2016, le vote de la loi Sapin II : pour la première fois, des règles sur le lobbying ont été édictées, un statut a été créé pour protéger les lanceurs d’alerte, et une agence anticorruption a été mise en place. Ce sont des avancées incontestables que nous, Transparency International, avons saluées.

Nous avons réalisé, en décembre, un état des lieux du quinquennat de François Hollande, que nous avons jugé plutôt positif en la matière. En cinq ans, nous avons parcouru plus de chemin que lors des vingt années qui ont précédé. Est-ce que cela suffit ? Non, on le voit chaque jour.

 

Quelles sont les améliorations encore possibles ?

Il faut surtout changer les pratiques des acteurs. Nous adressons 11 recommandations aux candidats à l’élection présidentielle, en leur demandant de se positionner. Nous rendrons publiques toutes leurs réponses et surveilleront si leurs engagements ont été respectés.

Nous recommandons, par exemple, de rendre plus transparente l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) des députés et sénateurs. Quel type de dépenses peut-on engager avec cette indemnité ? Comment contrôler son utilisation ? Plutôt que de passer par une loi organique, dont l’adoption serait longue et incertaine, il serait possible d’inclure ces règles dans les codes de déontologie de l’Assemblée nationale et du Sénat. Une décision du bureau de chaque chambre suffirait, cela peut être fait en huit jours !

Autre recommandation : que tout candidat à une élection au suffrage universel produise un extrait de casier judiciaire. C’est incroyable qu’on n’y ait pas pensé avant ! En France, on peut, aujourd’hui, avoir été condamné pour des atteintes graves à la probité et être candidat à l’exercice d’un mandat public sans que les électeurs en soient informés. C’est une anomalie.

Un dernier exemple d’amélioration possible : pour éviter une nouvelle affaire Bygmalion et assurer le respect du plafonnement des dépenses de campagne, nous proposons qu’en période de campagne, chaque candidat adresse, tous les mois, l’état de ses dépenses effectives à la Commission des comptes de campagne, mais aussi que cette règle concerne tous les partis politiques, y compris les quelque 200 micro-partis recensés. Cela permettrait une double vérification.

 

Malgré les avancées, de nouvelles affaires éclatent et la défiance des Français envers le personnel politique semble toujours aussi forte. Comment l’expliquer ?

Les règles nouvelles (déclarations d’intérêts, de patrimoine, transparence des revenus, etc.) ne peuvent pas changer les comportements du jour au lendemain. Cela commence à évoluer, mais nous ne sommes qu’au début du processus. Il est normal que les citoyens attendent pour s’en convaincre, mais les choses changent réellement.

En 2010, nous avions réalisé une comparaison européenne, qui plaçait la France en 26e position sur 27 en termes de transparence. Aujourd’hui, je n’hésite pas à dire qu’elle est au niveau des meilleurs pays en Europe.

 

Jusqu’où peut-on aller dans la moralisation de la vie publique ? Certains dénoncent une « demande totalitaire de transparence »…

La transparence est indispensable à la démocratie. « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration », dispose l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Le principe de redevabilité de ceux qui exercent un mandat public ou une charge publique est un principe fondamental de toute démocratie.

Il y a, bien sûr, des limites à la transparence. Tout citoyen a droit à protéger sa vie privée ou au secret de ses correspondances avec son avocat, par exemple. Mais ces limites ne se situent pas au même niveau pour le citoyen ordinaire et pour celui qui exerce un mandat public. Ce dernier doit accepter d’être soumis à une exigence de transparence plus forte que le citoyen ordinaire. Personne n’est obligé d’être candidat à une élection !

 

En imposant une transparence accrue, ne risque-t-on pas de jeter encore davantage l’opprobre sur la classe politique ? Cette exigence n’est-elle pas finalement contre-productive ?

Quand on passe de l’opacité à un monde plus transparent, il y a un effet de dévoilement. On révèle ce qui était caché, ce qui peut produire un choc. Mais ce choc ne pèse pas grand chose par rapport à ce qu’apporte la transparence.

La transparence impose de chasser les mauvais comportements et d’adopter les bons. A chacune de leur action, les acteurs publics sont ainsi poussés à s’interroger sur ce qui se produirait si elle venait à être rendue publique : « Est-elle susceptible de susciter des réactions négatives ? Est-elle assumable ? » Grâce au regard de l’opinion, la transparence est donc le levier principal pour faire évoluer les pratiques et les comportements.

Dans la société surinformée et éduquée qui est la nôtre, les citoyens ont le droit de savoir. C’est à partir du moment où ils savent qu’ils peuvent manifester leur confiance ou leur défiance. C’est aussi pour cela que des choses qu’on acceptait il y a encore dix ans sont devenues intolérables aujourd’hui. Depuis la crise financière de 2008, le niveau d’exigence s’est accru partout dans le monde. Il ne suffit plus de respecter la loi pour être quitte et être considéré comme irréprochable.

 

On entend souvent dire que les pays anglo-saxons ou scandinaves seraient plus vertueux. Y a-t-il un modèle à suivre ?

Depuis des années, ce sont les pays du nord de l’Europe qui sont les plus transparents et vertueux (Danemark, Suède, Finlande, Pays-Bas, Allemagne…). Les pays du Sud et de l’Est, hélas, ne sont pas toujours exemplaires.

Il y a cependant de bonnes pratiques dans plusieurs pays dans le monde. Le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont mis en place de nombreuses choses intéressantes dont on pourrait s’inspirer. En matière de lobbying, par exemple, le modèle à suivre est le Canada, qui a institué un commissaire au lobbyisme chargé de surveiller les relations entre les groupes d’intérêts et les décideurs publics. La France, elle, a aujourd’hui le meilleur système du monde pour protéger les lanceurs d’alerte.

 

Comment expliquer ces efforts de transparence à géométrie variable entre le nord et le sud de l’Europe ?

Dans les pays du Nord, la culture de la collectivité et le sens de la responsabilité des dirigeants sont historiquement plus importants. Souvenez-vous des guildes du Moyen-âge et de la Renaissance. Il y a aussi une approche protestante de l’éthique, qui implique une rigueur, voire une austérité dans leur mode de vie. A l’inverse, la France est le pays où un monarque a osé dire « L’Etat, c’est moi ». Il en reste sans doute quelque chose.

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« CRS-SS » la Cgt en retard de 50 ans !

« CRS-SS »  la Cgt en retard de 50 ans !

Une affiche de la CGT dénonçant la violence de la police (en l’occurrence les CRS) à l’égard des citoyens a pour le moins créé la surprise dans l’opinion publique tellement elle est décalée. Un décalage d’au moins 50 ans quand dans les années 70 le slogan CRS SS était utilisé par des organisations gauchistes. Une affiche en retard de 50 ans comme la ligne politique de la plus grande organisation syndicale qui a choisi de se radicaliser pour masquer le flou de sa stratégie. La CGT pour éviter de se faire déborder sur sa gauche et en particulier par Solidaires choisit la fuite en avant dans l’excès voire l’outrance. Un seul autre exemple, sa revendication des 32 heures qui s’alignent sur les thèmes de l’extrême gauche politique et syndicale. Sans doute aussi une réaction aux lamentables spectacles d’Air France qui n’a pas grandi l’image du syndicalisme en général et a mis en évidence l’état de la concertation en France. De ce point de vue le pays a sans doute les syndicats qu’il mérite aussi bien côté salarié que côté patronal avec des postures d’affrontements stériles qui nuisent non seulement aux réformes structurelles mais aussi à l’intérêt des salariés. Bref pour les syndicats qui ont choisi l’opposition systématique il y a encore des progrès à faire pour reconquérir une opinion qui doute de plus en plus de leur efficacité. L’emploi de formules outrancières par ses syndicats dissimule mal l’obsolescence de stratégies davantage adaptées aux années 70 qu’à la période actuelle. Notons heureusement que le syndicat CFDT majoritaire chez les officiers de police à condamné nettement cette affiche. Pourtant.  Pour le syndicat CGT, « on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu’ils soient étudiants ou lycéens », en référence aux violences policières dénoncées par certains d’entre eux, dans le cadre de manifestations comme de la vie quotidienne. Ce visuel met « gravement en cause la police nationale », a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la « violence » d’une campagne « choquante ». Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont « soumises à un contrôle étroit et exigeant » et il appelle à « protéger, plutôt que de chercher à détruire » le « lien de confiance entre la population » et les forces de sécurité. Plus tôt dans la journée, deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c’est une « affiche de la honte ». « C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction », a-t-il écrit, ajoutant se réserver le « droit de porter plainte ». Synergie (second syndicat) a évoqué un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de « déposer plainte contre cette campagne calomnieuse ».

 

Energies renouvelables: la France en retard .

Energies renouvelables: la France en retard

Alors que les énergies renouvelables se développent partout, la France écrasée par sa logique de centrales nucléaires affiche une très forte baisse: -63% en 2015. Paradoxe la responsabilité en incomberait « l’attente du secteur de la loi de transition énergétique » qui a été promulguée en août. C’est pourtant un nouveau record mondial. En 2015, près de 286 milliards de dollars dans le monde ont investi dans les énergies renouvelables selon le rapport du programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) publié jeudi. Près de 286 milliards de dollars qui ont ainsi été utilisés pour de nouvelles installations, de nouvelles technologies mais aussi pour la recherche et le développement. Mais ce montant record cache aussi un retournement de situation: pour la première fois, les investissements ont été plus élevés du côté des pays en développement que du côté des pays développés. Les pays en développement ont en effet investi 156 milliards de dollars, en hausse de 19% par rapport à 2014, quand les investissements ont chuté de 8% dans les pays développés pour s’établir à 130 milliards de dollars: leur plus bas niveau depuis 2009. Loin devant tous les autres pays se trouve d’ailleurs… la Chine. En 2015, le pays a investi 102,9 milliards de dollars dans les énergies renouvelables: c’est plus du tiers de l’ensemble des investissements dans le monde! Surtout, les investissements en Chine ont progressé de manière spectaculaire ces dix dernières années: ils n’étaient que de 3 milliards en 2004. Si les financements chinois sont particulièrement élevés dans le secteur de l’éolien terrestre, 2015 a aussi été une année importante pour l’éolien en mer avec neuf projets financés. Mais la tendance à la hausse dans les pays en développement n’est pas du seul fait de la Chine. Avec 10,2 milliards de dollars d’investissements en 2015, l’Inde enregistre une hausse de 22% et se classe au 5e rang mondial. Et si le Brésil affiche une baisse de 10% de ses investissements, il occupe tout de même la 7e place du classement mondial, avec 7,1 milliards de dollars. Surtout, même en retirant la Chine, l’Inde et le Brésil, les pays en développement ont vu leurs investissements progresser de 30% l’an dernier. L’Afrique du Sud a réintégré le top-10 mondial et le Chili y a fait son apparition. Du côté des pays développés, la situation est plus contrastée. Si les Etats-Unis et le Japon prennent la 2e et la 3e place du classement mondial, avec des investissements en progression pour l’un, stables pour l’autre, l’Europe affiche de son côté une baisse de 21%, avec 48 milliards de dollars investis. Près de la moitié des investissements européens venaient d’ailleurs d’un seul pays: le Royaume-Uni qui a fortement investi dans l’éolien offshore. L’Allemagne, 2e pays européen pour les investissements dans les énergies renouvelables, enregistre pour sa part une chute de 46% avec notamment une forte réduction dans l’éolien terrestre.

Énergies renouvelables: la France en retard

Énergies renouvelables la France en retard

 

C’est le paradoxe de la France qui organise la COP 21 et qui milite en faveur de la transition énergétique pour mieux maîtriser le réchauffement climatique. A deux mois de la COP 21, la France est nettement à la traîne avec une part d’énergies renouvelables atteignant à peine les 20% de la consommation d’électricité nationale. L’objectif du 100% pour 2050 est bousculé alors que plusieurs initiatives locales poussent à l’optimisme.  Le président Hollande a placé l’événement en référence de son quinquennat et espère, secrètement, qu’un accord historique entre les 195 dirigeants de la planète pourra être signé. Reste qu’à travers le regard de nos dirigeants, l’horizon français est, lui aussi, empli d’incertitude. Il y a quelques semaines, Pierre Cannet, le responsable du projet climat chez WWF France indiquait au Figaro que «l’urgence c’est maintenant». Dans ce cadre, un cap à 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050 a été fixé. Pour Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France, «il n’y a pas d’autres alternatives». Plusieurs pays se sont déjà engagés dans ce sens, certains même comme le Costa Rica ou le Danemark avançant ce seuil minimum à 2035. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a estimé dans son dernier rapport que la part des énergies renouvelables dans le monde serait portée à 25% en 2020 contre 22% en 2013. Vendredi, c’était au tour de l’Inde d’annoncer un cap 40% pour fin 2030. Dans une étude publiée il y a quelques semaines par l’ONG, la France est, elle, dessinée comme très en retard sur la question, le pays développant trois fois moins rapidement les énergies renouvelables que ses voisins européens comme l’Allemagne par exemple. Une tendance qui se calque également sur la part d’emplois créés, relativement minime jusqu’ici. En 2014, la part des renouvelables dans la consommation d’électricité française était estimée à 19,5%. Greenpeace est clair: si la France veut atteindre ses objectifs (un cap de 40% d’ici 2030), le pays doit aller deux fois plus vite.

Bourses : les marchés régissent avec retard

Bourses : les marchés régissent avec retard

 

Il est clair que les marchés réagissent avec plusieurs semaines et même plusieurs mois avec retard au ralentissement de l’économie mondiale. En effet il y a déjà plusieurs mois que l’industrie manufacturière chinoise est en recul. Par ailleurs on considère depuis déjà un moment que la monnaie chinoise surévaluée. De même on constate aussi depuis longtemps que les commandes extérieures sont en recul en Chine mais aussi ailleurs, au Japon et également maintenant en Allemagne. Ces phénomènes traduisent un affaiblissement de l’activité internationale. La baisse de la monnaie chinoise n’est qu’une conséquence de ces évolutions. Jusque là les bourses les avaient ignoré mais mercredi on a enregistré des corrections qui étaient inévitables d’autant que certains cours étaient monté de manière excessive.Il fallait donc s »attendre à des prises de bénéfices avant fin 2015  avec des rebonds conjoncturels.  Les Bourses européennes ont  donc terminé en forte baisse mercredi pour la deuxième séance consécutive, la poursuite de la chute du yuan incitant les investisseurs à délaisser les actifs risqués au profit de valeurs refuge comme les emprunts d’Etat ou l’or. Tombée mercredi à son plus bas niveau depuis l’été 2011, à 6,4510 pour un dollar, la monnaie chinoise a perdu plus de 4% depuis l’annonce inattendue mardi d’une dévaluation, faisant craindre à certains une nouvelle guerre des monnaies qui pourrait déstabiliser l’économie mondiale. La publication d’une nouvelle série d’indicateurs macroéconomiques chinois décevants a accentué les craintes sur le ralentissement de la deuxième économie mondiale. Comme mardi, les valeurs particulièrement exposées au marché chinois ont été sous pression. L’indice des biens personnels et domestiques, notamment alimenté par le compartiment du luxe, a accusé la plus forte baisse sectorielle européenne en perdant 4,14%, devant celui de l’automobile (-4,03%). Aucun des grands indices sectoriels n’a fini en hausse. « On restait sur un beau parcours mais c’est en train de se défaire très vite », commente Rupert Baker, vendeur actions chez Mirabaud Securities. « Ce n’est pas le moment d’acheter des valeurs de l’automobile ou du luxe. »  Le secteur bancaire a également été attaqué avec des reculs de plus de 4% pour CS Group, Deutsche Bank et ING. Plus forte baisse du FTSEurofirst 300, l’allemand Henkel a chuté de 8,97% après des prévisions de croissance organique qui ont déçu et sur fond d’inquiétudes sur ses ventes en Chine, même si le fabricant de produits de grande consommation s’est voulu rassurant sur ce point. Son concurrent anglo-néerlandais Unilever a de son côté abandonné 6,31%, plus forte baisse de l’EuroStoxx 50, à la suite d’un abaissement de recommandation de Goldman Sachs qui conseille désormais de vendre. Sur le marché des changes, les devises des pays émergents fléchissent, de l’Indonésie au Brésil, les investisseurs craignant que leurs banques centrales ne suivent l’exemple de la Chine. Le dollar a reculé face à un panier de devises de référence, avec la baisse des rendements des obligations américaines et des interrogations qui ressurgissent sur le calendrier du resserrement monétaire attendu aux Etats-Unis. L’euro est repassé au-dessus du seuil de 1,11 dollar pour la première fois en trois semaines et le dollar a perdu 0,5% face au yen, sa plus forte baisse depuis plus d’un mois. Le rendement de la dette allemande à deux ans a touché un plus bas record à -0,29% et celui des obligations du Trésor américain à dix ans a touché un plus bas de plus de trois mois à 2,045%.  Les cours des matières premières sont restés pénalisés par les inquiétudes autour de la Chine et l’indice CRB Thomson Reuters, qui agrège les prix de 19 ressources de base, évolue non loin de creux inédits depuis 2003. L’affaiblissement du dollar et des taux longs a cependant porté le cours de l’or au comptant à un plus haut de trois semaines à 1.123 dollars l’once. Le métal fin, en hausse pour la cinquième séance consécutive, a rebondi de plus de 3% depuis son plus bas de cinq ans et demi de 1.077 dollars touché fin juillet.

 

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