Archive pour le Tag 'retard'

Croissance : L’industrie encore en retard

Croissance : L’industrie encore en retard

Selon les derniers chiffres de septembre, l’indice de la production manufacturière a accéléré en juillet dernier à 0,6% contre 1% en juin. Sur les trois derniers mois, la production manufacturière est même en très forte augmentation (+10%) par rapport à la même période l’année dernière. Cependant, l’industrie est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise. La pandémie a mis un coup d’arrêt violent à certaines branches industrielles. L’industrie tricolore marquée par les grands chocs pétroliers depuis les années 70 et les vagues de délocalisations risquent une nouvelle fois de payer un lourd tribut alors que sa part dans la valeur ajoutée hexagonale ne cesse de s’effondrer

Tech : le retard européen

Tech : le retard européen

 

Mikko Hyppönen, spécialiste en cybersécurité, explique, dans une tribune au « Monde », que, face à la domination des technologies américaines et asiatiques, il est urgent que l’Europe trouve les moyens de mieux défendre sa souveraineté numérique.(Extrait)

 

Tribune.

La pandémie de Covid-19 a conduit à une transformation numérique massive, la valeur des entreprises américaines de la tech a dépassé celle de l’ensemble du marché boursier européen. Révélation frappante, certes, mais pas surprenante. Pendant plusieurs années, l’Europe a pris du retard sur la création de nouveaux services et les rares succès sont immédiatement vendus à la concurrence états-unienne ou asiatique.

Bien que le Web ait été conçu en Europe, sa croissance, elle, a été alimentée par des innovations américaines et asiatiques. Pourquoi ?

Plusieurs aspects sont en jeu, la fragmentation des marchés et la multiplicité des langues représentent un désavantage pour nous ! Deux avantages de poids côté américain : les grands investisseurs et l’absence de réglementation.

Dans le secteur de la cybersécurité, les entreprises américaines ont l’avantage de pouvoir compter sur un premier client de taille, aux poches profondes et féru de technologies défensives de pointe : la branche défense du gouvernement fédéral. Cette dernière acquiert régulièrement de nouvelles innovations alors qu’elles ne sont encore que des idées sur PowerPoint.

En s’appuyant sur ce client de la première heure, elles peuvent faire passer leurs idées de l’état de promesse à celui de produit réel. A l’inverse, les unités de défense et les centres de cybersécurité européens sont de tailles plus réduites. Plutôt que d’investir dans des idées, ces entités préfèrent payer pour des solutions testées et éprouvées.

Il en va de même dans le secteur technologique au sens large. Les jeunes entreprises américaines ont accès à un secteur de capital-risque florissant, qui éclipse celui de l’Europe. Aux Etats-Unis, lorsque des fondateurs de start-up cherchent des fonds, ils trouvent face à eux des investisseurs américains impatients de mettre la main sur la prochaine grande idée à soutenir.

En tant qu’Européens, nous avons quelque chose à apprendre de nos amis américains. Si nous voulons progresser dans le secteur des technologies, nous devons prendre conscience du fait que, pour innover, l’entrepreneur a besoin de se sentir en confiance lorsqu’il investit dans son idée de produit.

Sur le marché technologique, nos concurrents américains et asiatiques profitent aussi d’une législation plus souple en matière de protection de la vie privée. Imaginez que Facebook ou Alexa [assistant vocal d’Amazon] aient été lancés par une entreprise européenne : les régulateurs auraient probablement inspecté ces idées de fond en comble, jusqu’à les tuer dans l’œuf.

Puces électroniques : un retard difficile à combler

Puces électroniques : un retard difficile à combler

 

 

Sarah Guillou ,directrice du département innovation et concurrence à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) explique que le retard de l’Europe notamment concernant les semi-conducteurs sera difficile à combler.(Interviews, extraits)

Comment expliquer que l’on manque tant de semi-conducteurs à travers la planète ?

Les changements de comportements durant la crise, notamment la hausse du télétravail, ont poussé la demande de semi-conducteurs pour les biens électroniques, et les producteurs ont servi cette demande au détriment d’autres industries. Comme on ne stocke pas les semi-conducteurs, aujourd’hui les constructeurs automobiles, qui avaient stoppé leur commande dans un contexte d’incertitude sans précédent, ne sont plus servis aussi aisément. Augmenter et adapter les capacités de production de semi-conducteurs ne se fait pas en deux ou trois ans, cela peut prendre dix ans. Faire une nouvelle usine, ce n’est pas juste l’ouvrir, cela demande des qualifications et un réseau de fournisseurs. Même la Chine continentale, qui y met énormément d’argent, n’arrive pas à être autosuffisante : elle a un petit producteur, Semiconductor manufacturing international (SMIC). Les Européens comme les Etats-Unis ont sollicité la plus grosse fonderie de semi-conducteurs indépendante, Taïwan semiconductor manufacturing company (TSMC), pour créer ses usines sur leur territoire. Pat Gelsinger, le PDG d’Intel, a dit récemment que la pénurie de semi-conducteurs durerait au moins un à deux ans encore.

Que faut-il faire alors ?

Les Européens, même s’ils ne le disent pas toujours clairement, cherchent à faire des choses plus ciblées et se positionner sur le segment au-dessus de la fabrication, où la rentabilité de l’investissement sera plus importante. L’Europe abrite des acteurs majeurs sur des segments à haute valeur ajoutée de l’industrie, par exemple ASML aux Pays-Bas, un leader mondial de la fabrication de machines de photolithographie indispensables pour imprimer les semi-conducteurs en les exposant à un rayonnement ultraviolet, ou encore Infineon en Allemagne et STMicroelectronics en France. Il faut conforter leur place dans la chaîne de valeur mondiale.

Covid : Pourquoi le retard de Sanofi ?

Covid : Pourquoi le retard de Sanofi 

Le président de Sanofi France Olivier Bogillot défend  la stratégie de son laboratoire, qui a préféré miser sur une technologie jugée plus fiable que celle de l’ARN messager. ( Une défense quand même un peu laborieuse NDLR)
INTERVIEW Europe 1 (extrait) 

« Il y aura un vaccin français. Sanofi travaille sur un vaccin à protéines recombinantes qui arrivera à la fin de l’année », se réjouit-il, rappelant que Sanofi travaille également sur un autre vaccin basé sur la technologie de l’ARN messager, avec un partenaire américain, la startup Translate Bio. « On est le seul laboratoire au monde à avoir deux candidats vaccin en développement », met-il en avant.

Et Olivier Bogillot de défendre les choix stratégiques du laboratoire français. « En mars 2020, différents laboratoires décident de se lancer sur des vaccins en utilisant différents types de technologies. Et Sanofi choisit une technologie, qui est la protéine recombinante adjuvantée, qui, en mars de l’année dernière, est probablement la technologie la plus efficace connue dans la vaccination », raconte-t-il. « On fait ce choix-là parce qu’on maîtrise cette technologie. On ne choisit pas l’ARN messager, parce que jusqu’au Covid-19, ça n’a jamais fait ses preuves, on ne sait pas si ça va marcher. »

Au moment de faire ce choix, argue-t-il encore, « on sait que ça sera plus long éventuellement que l’ARN messager et l’adénovirus, mais on l’assume, parce qu’on se dit si les deux autres ne marchent pas, peut être que nous, on marchera ». Pour l’invité d’Europe 1, la multiplicité des stratégies de recherche a ses avantages. « C’est une très bonne chose que des industriels aient choisi plusieurs technologies. Si une marche mieux que l’autre, c’est quand même au bénéfice des patients (…) Cela permet d’avoir plusieurs flèches dans le carquois au cas où une ne fonctionne pas. »

Recherche scientifique : la France en retard

Recherche scientifique : la France en retard

 

Prix Nobel de physique , Serge Haroche souligne le retard scientifique de la France dans une interview des échos.

 

Pourquoi parle-t-on tant actuellement de « deuxième révolution » quantique ?

Il y a environ un siècle, l’arrivée de la théorie quantique a conduit au développement d’un très grand nombre d’instruments que l’on utilise aujourd’hui dans notre vie quotidienne : les lasers, les ordinateurs, les horloges atomiques dans le GPS ou encore la résonance magnétique nucléaire, qui a conduit à l’IRM. C’est ce que l’on peut appeler le résultat de la première révolution quantique.

Depuis une trentaine d’années, grâce au développement de la technologie, on est capable de manipuler des atomes et des photons isolés, les faire interagir les uns avec les autres de façon contrôlée. C’est cette deuxième étape que certains appellent « la deuxième révolution quantique ».

Que peut-on espérer de cette deuxième révolution ?

Je n’aime pas promettre ou survendre ce qui pourrait se passer à l’avenir. Disons que cette seconde révolution vise à domestiquer les particules quantiques individuelles pour faire des choses plus précises, développer des sondes plus sensibles, ou éventuellement calculer de façon plus efficace. On cherche à utiliser de nouvelles propriétés du quantique, comme la superposition et l’intrication – qui sont très contre-intuitives pour nos esprits habitués au monde classique – pour en faire des choses utiles.

Microsoft, IBM, Google et autres géants de la tech investissent des sommes importantes dans l’ordinateur quantique. En quoi cette machine du futur exploitera ces propriétés ?

Pour rappel, l’ordinateur actuel est un système qui couple des bits entre eux. Ce sont de petits transistors qui peuvent se trouver dans deux états : 0 ou 1. Dans un ordinateur quantique, il s’ajouterait une dimension qui est la superposition d’état : les bits pourraient être non pas simplement des 0 et des 1 mais des superpositions de 0 et de 1. On parle alors de bits quantiques, ou qubits, qui pourraient être intriqués entre eux, s’influer mutuellement en des endroits différents de la machine, ce qui fait que si on mesure l’un des qubits, cela aura une répercussion immédiate sur l’état de l’autre. Ce principe de superposition massive sur un très grand nombre de bits permet, au moins théoriquement, de résoudre des problèmes difficiles que les ordinateurs actuels mettraient un temps quasiment infini à calculer.

Qu’est-ce qui nous empêche de passer de la théorie à la pratique ?

Le plus gros obstacle est la fragilité de l’information quantique. Il faut parvenir à contrôler les bits et leur cohérence, faire en sorte que leurs états de superposition ne soient pas détruits par l’interaction avec leur environnement. Aujourd’hui, ce que l’on sait faire, ce sont de petits prototypes, en quelque sorte des jouets, qui permettent de démontrer que les opérations individuelles marchent sur de petits ensembles de particules. Mais pour avoir un système utile, qui batte en puissance de calcul les machines actuelles, il faut remplacer ces quelques dizaines de bits par des dizaines de millions de bits, corriger de façon massive les erreurs. Ca, pour l’instant personne ne sait le faire.

Donc ce n’est pas pour demain…

Ca fait vingt-cinq ans que l’on nous annonce l’ordinateur quantique ! Mais la réalisation d’une machine battant les performances des ordinateurs classiques actuels reste un but lointain dont personne ne peut dire s’il sera vraiment atteint. Il y a une compétition, largement du domaine des relations publiques, entre les grands groupes – Google, Microsoft et IBM – qui inventent des critères particuliers pour dire que leur machine expérimentale est plus performante qu’une autre… Mais ça reste très loin des applications pratiques.

La cryptographie quantique est au contraire un domaine plus avancé de cette « deuxième révolution », non ?

Oui, la cryptographie quantique n’exige pas d’intrication massive. Elle consiste à coder et décoder des messages secrets à l’aide de clés formées de succession de bits quantiques, et donc protégées de l’espionnage. Si quelqu’un intercepte les clés, des corrélations quantiques vont être altérées et il y aura un moyen très simple de s’en rendre compte et interrompre la communication.

Avec elle, on peut rêver d’un Internet mondial quantique, hautement sécurisé ?

Dans les protocoles de communication quantique, les clés sont portées par des photons se propageant dans des fibres optiques. Mais au bout de quelques dizaines de kilomètres, la cohérence quantique de la lumière se perd. Il faut utiliser ce que l’on appelle des répéteurs, qui remettent en l’état la cohérence. Ces répéteurs quantiques sont très délicats à mettre en oeuvre. Donc un grand internet quantique à l’échelle de la planète, ce n’est pas pour tout de suite. Mais des circuits de communication par fibre entre banques, entre pays, ont été déjà mis en place sous forme de démonstration. Tout ça fait partie d’un domaine de recherche très riche, théorique et expérimental.

Les futures horloges quantiques ne varieront même pas d’une seconde en 15 milliards d’années, soit plus que l’âge estimé de l’univers. A quoi peut servir une telle précision ?

A ce niveau, on peut mesurer des différences de champ de gravitation infimes, vérifier des théories de la relativité générale et on pourra peut-être un jour mettre au point de nouveaux détecteurs d’ondes gravitationnelles. Dans le champ de la métrologie quantique, qui est certainement le plus mûr de tous, on peut aussi citer les interféromètres quantiques, permettant de mesurer de petits champs électriques ou magnétiques ou de petites variations de l’accélération de la pesanteur. De tels instruments sont mis sur le marché pour faire des recherches géologiques, trouver des minerais et peut-être bientôt pour prévoir les éruptions volcaniques et les tremblements de terre. Il y a aussi les accéléromètres quantiques : même dans un sous-marin, sans accès au GPS, ils permettent de savoir où vous êtes avec précision.

La métrologie quantique pourra-t-elle aussi bouleverser la médecine ?

Oui, certaines sondes quantiques permettent de mesurer localement un champ magnétique, et de faire en quelque sorte de l’IRM au niveau microscopique. Vous allez pouvoir étudier de petits systèmes formés de seulement quelques cellules biologiques, ce qui peut avoir des applications extrêmement importantes pour la recherche en biologie et la médecine : détecter des cancers, des lésions…

La France a une longue tradition dans le quantique, avec notamment trois prix Nobel, dont le vôtre, mais attire-t-elle les nouveaux talents ?

La France a pris du retard ! L’effort sur la science a été considérablement ralenti au cours des trente dernières années, surtout si on la compare à certains autres pays. Seul 2,2 % du PIB est consacré à la recherche publique et privée, alors que le pays s’était engagé en 2000 à atteindre les 3 %. On a aussi du retard sur la formation. Les petits Français sont parmi les moins bons en maths. Et surtout, les conditions de travail des chercheurs ne sont pas attirantes : il y a très peu de postes ouverts au CNRS et les jeunes chercheurs qui y entrent gagnent un salaire de misère. Ils sont accablés de tâches administratives et passent une grande partie de leur temps à remplir des dossiers pour pouvoir obtenir des contrats finançant leurs recherches… Les plus brillants se voient offrir des postes à l’étranger, et on ne peut les blâmer de les accepter.

Emmanuel Macron a quand même annoncé un plan quantique de 1,8 milliard d’euros…

Au-delà du quantique, je pense à la recherche en général, à laquelle il faut appliquer le « quoi qu’il en coûte » ! Il faut y investir beaucoup plus de moyens que ceux promis par la nouvelle loi. Cela restera moins que le coût de quelques jours de confinement. Or, notre personnel politique manque de formation scientifique. Difficile de les sensibiliser à l’importance de soutenir la recherche en général, au-delà de quelques domaines appliqués. ​Si on leur dit que l’ordinateur quantique sera peut-être là dans cinquante ans, ça ne les motive pas tellement.

Pourtant, les problèmes qui se posent à nous en tant que civilisation, en tant qu’habitants de la Terre, ne peuvent être résolus que par une science ouverte, s’appuyant sur une recherche fondamentale au long cours, libre et dynamique. La mise au point rapide des vaccins contre le Covid en est un exemple éclatant. Elle n’a été possible que parce que précédée par des décennies de recherche non finalisée sur les coronavirus et l’ARN messager

Technologie et Industrie : le retard français

Technologie et Industrie : le retard français

il y a déjà des décennies que industrie française plonge, la crise sanitaire a d’ailleurs amplifié le phénomène. Or pour moderniser l’activité, le plan de relance prévue par le gouvernement ne prévoit qu’un milliard d’euros sur une enveloppe totale de 100 milliards

.Or l’économie française accuse un sérieux retard en matière de robotisation. Les derniers chiffres de la Fédération internationale de robotique montrent que la France apparaît en seizième position dans la course aux robots.

Avec une densité de 177 robots pour 10.000 salariés, l’Hexagone se situe au dessus de la moyenne mondiale (113/10.000) mais bien en-deçà de la moyenne en Europe occidentale (225/10.000). A l’échelle du globe, Singapour (918/10.000) et la Corée du Sud (868/10.000)  arrivent largement en tête. En Europe, l’Allemagne fait la course en tête avec 346 robots pour 10.000 salariés. Elle est suivie des pays scandinaves (Suède et Danemark) en pointe sur l’automatisation. Au final, la France apparaît loin derrière ces voisins même plus proches comme l’Italie et l’Espagne.

Autotests : retard dans les lycées

Autotests : retard dans les lycées

 

 

Un retard dénoncé par Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education  sur franceinfo.

 

 

« Il y a un retard à la livraison » des autotests dans les lycées, a dénoncé lundi 10 mai sur franceinfo le docteur Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education (Syndicat des médecins scolaires et universitaires) et médecin scolaire sur l’académie d’Orléans. « Il y a un manque d’anticipation absolument total. Dès que les lycéens mettaient un pied dans les établissements scolaires le 3 mai, ils auraient dû être testés », estime-t-elle, pointant également le manque d’infirmières pour former les professeurs et les lycéens. L’Education nationale a annoncé avoir commandé 60 millions d’autotests pour limiter la circulation du virus au lycée.

À votre connaissance, les lycées sont-ils livrés en autotests en quantité suffisante ?

Marianne Barré : Il y a un retard à la livraison, aussi bien pour les personnels que pour les lycéens, puisque normalement les autotests auraient dû arriver la semaine dernière afin que les lycéens soient formés. C’était prévu que la semaine de reprise soit consacrée à la formation des lycéens à l’utilisation de ces autotests. Mais de toute façon, il y a un manque d’anticipation absolument total puisqu’en fait le principe aurait dû être que dès que les lycéens mettaient un pied dans les établissements scolaires le 3 mai, ils auraient dû être testés. C’est le même principe d’ailleurs qui aurait dû être appliqué pour les enseignants, pour le personnel du secondaire et également pour le personnel du primaire quand l’école a repris le 26 avril.

Y a-t-il également un manque de personnel aussi de médecins, infirmiers, infirmières scolaires pour former tout le monde ?

Oui, il y a un manque de personnel, mais ça on le savait très bien, puisque une demande avait été faite par le ministère aux personnels autres que les personnels de santé pour faire la formation des élèves.

« C’était évident qu’il y aurait des difficultés de ce côté-là puisque les personnels de santé dans les lycées, ce sont les infirmières qui sont surchargées de travail depuis un an avec la crise sanitaire. »

Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education

à franceinfo

Elles doivent accueillir les élèves symptomatiques et les évacuer, elles doivent également aider les cellules Covid à faire le traçage, en plus de leur travail habituel. Et là, je ne vois vraiment pas comment elles peuvent encadrer les lycéens pour la réalisation et pour la formation des autotests.

Dans ces conditions, vaudrait-il mieux conseiller aux lycéens de faire ces autotests chez eux à la maison ?

De toute façon, je pense que c’est absolument la seule mesure réaliste qui doit être prise. Je vous rappelle quand même qu’il y a des pays européens qui ont commencé des autotests depuis février. Nous, déjà, on est très en retard et c’est la seule mesure réaliste parce que ça pose de nombreux problèmes de réalisation. Et c’est pour ça que les chefs d’établissement pour l’instant sont opposés à la réalisation de ces autotests dans le cadre des lycées, alors que dans l’absolu tout le monde trouve que la réalisation des autotests est absolument indispensable si on veut maintenir les établissements ouverts.

Cette démarche vaut-elle le coup sachant que les élèves de terminale n’ont plus qu’une semaine de cours ?

Bien sûr que ça vaut le coup. Il faut quand même se rendre compte qu’actuellement la circulation du virus est encore très importante dans les établissements scolaires. Les cellules Covid qui font le traçage sont à nouveau submergées de travail depuis le 26 avril pour les écoles primaires et depuis le 3 mai pour le secondaire. Si on veut pouvoir maintenir les établissements scolaires ouverts, quels que soient les niveaux, jusqu’aux vacances scolaires, il faut absolument continuer les campagnes de dépistage autotest et autres tests, c’est absolument indispensable.

Environnement : L’opinion publique française en retard

 

Environnement : L’opinion publique française en retard 

 

Le professeur Rodolphe Durand observe, dans une tribune au « Monde », que les Français sont moins prêts que les autres à changer leurs pratiques en faveur de l’environnement, s’en remettant plus volontiers au gouvernement.

Tribune.

Alors que les parlementaires s’apprêtent à voter solennellement la loi Climat et résilience le 4 mai, il n’est pas inutile de regarder comment les opinions publiques pensent leur rapport au changement climatique, à leurs comportements, et à leurs gouvernants sur cette question. Deux enquêtes internationales publiées par Ipsos (17 avril et 22 avril) placent la France face à ses contradictions.

En moyenne, sur 30 pays sondés, 31 % des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a un plan clair pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique. Mais l’opinion du pays hôte de l’accord de Paris ne le pense qu’à 24 % ! En revanche, 44 % des Français souhaitent un plus grand engagement du gouvernement sur cette question suite à la crise du Covid, qui renforce ce sentiment d’urgence, contre 35 % en moyenne pour les 30 pays consultés.

 

Autre signe troublant. Lorsque l’on s’adresse à sa responsabilité individuelle, le Français boude plusieurs comportements qui contribuent pourtant à améliorer la situation environnementale globale. Par exemple : gérer les déchets alimentaires du foyer, réduire ses déplacements automobiles de proximité, concentrer ses achats sur des biens fonctionnels, favoriser le télétravail, réduire l’usage de l’avion pour les vacances.

L’environnement doit être traité par le gouvernement

Sur tous ces sujets, à la question de savoir s’il va modifier son comportement dans une optique favorable à la planète, le Français se place systématiquement entre 6 et 12 % en dessous de la moyenne des autres pays. Obstinément, l’opinion tricolore apparaît ne pas vouloir changer ses habitudes, alors qu’elle aspire plus que d’autres pays à ce que ces questions soient traitées par son gouvernement.

Plus troublant encore, examinons la différence entre les personnes prêtes à ancrer concrètement dans leur pratique leur prise de responsabilité, et celles affirmant ne pas vouloir changer de comportement après la crise du Covid. En moyenne pour les 30 pays, cette différence est toujours largement favorable à ceux qui sont prêts à utiliser des produits avec moins d’emballages (+ 44 %), acheter des produits de seconde main (+ 33 %), économiser l’eau domestique (+ 37 %) ou l’énergie (+ 41 %), recycler (+ 41 %), et réduire leur consommation de viande (+ 8 %).

 

Mais la France présente les taux de réponse favorables à ces changements les plus bas (elle se classe en 29e ou 30e position sur 30 pays selon les questions), et donc enregistre des différences bien moins favorables à ceux prêts à modifier leur comportement (par exemple + 31 % seulement pour moins d’emballages, + 27 % pour les produits de seconde main, + 21 % pour les économies d’eau et + 18 % pour celles d’énergie, et + 21 % pour le recyclage) quand ce ne sont pas les conservateurs qui l’emportent (48 % des Français disent ne pas vouloir réduire leur consommation de viande, contre 29 % qui le souhaitent).

Economie–Industrie du futur : le retard français

Economie–Industrie du futur : le retard français

Un  article intéressant du journaliste Pierrick Merlet dans la Tribune qui explique comment le gouvernement pourrait éventuellement parvenir à combler le retard de la France en matière d’industrie du futur.

 

 

Dans l’espoir de revenir au niveau des autres pays européens, le gouvernement français a décidé l’an dernier d’allouer, dans son plan France Relance doté de 100 milliards d’euros, une enveloppe spécifique à l’industrie du futur d’un montant de 280 millions jusqu’en 2022. Les PME et ETI peuvent en bénéficier grâce à un guichet dématérialisé géré l’Agence de services et de paiement (ASP). Ouvert du 27 octobre au 31 décembre 2020 dans un premier temps, le mécanisme offrant un co-financement public de 10 à 20% – voire 40% dans certains cas – n’a pas manqué de séduire les industriels, au point de consommer potentiellement tout le budget prévu sur trois ans initialement.

« L’initiative a rencontré un franc succès aussi bien qualitatif que quantitatif. Nous avons reçu 7.750 demandes portant sur des investissements de plus de 2,7 milliards d’euros (chiffres arrêtés au 9 avril, ndlr). Près de 900 décisions positives ont déjà été envoyées représentant 104 millions d’euros d’aides, pour 289 millions d’euros d’investissements industriels », se félicite le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Pour être éligible à de ce guichet « Industrie du futur », les entreprise doivent répondre à deux critères principaux. Le projet doit tout d’abord porter sur une activité de production industrielle et l’investissement doit faire partie d’une liste de huit types d’équipements arrêtée par un décret du 23 octobre dernier. Sont ainsi concernées les dépenses liées aux équipements robotiques ou à la fabrication additive; les logiciels pour la conception, la fabrication ou la maintenance ; les capteurs physiques collectant des données ; les machines intégrées destinés au calcul intensif ; les machines de production à commande programmable ou numérique ; les équipements de réalité augmentée ou virtuelle ;  et les logiciels ou équipements qui recourt à de l’intelligence artificielle.

Selon un premier bilan portant sur le fond des demandes de subventions, la moitié des dossiers concerne des investissements pour des machines à commande numérique, et 17% pour des logiciels et 16% pour des robots/cobots. « Ces investissements correspondent à un rattrapage technologique réalisé par les entreprises françaises et constituent également le premier échelon vers l’industrie du futur« , commente l’équipe de la ministre.

Face à un tel engouement, le gouvernement vient d’annoncer (comme prévu) la réouverture dès le 3 mai de ce guichet dédié à l’industrie 4.0, dont 95% des bénéficiaires sont des PME. En revanche, la nouvelle enveloppe de 175 millions d’euros associée est une nouveauté. « C’est de l’argent nouveau qui n’était pas prévu au départ et tous les secteurs industriels peuvent en bénéficier, comme l’automobile et l’aéronautique (qui ont déjà des fonds spécifiques, ndlr)« , tient à souligner Bercy.

Quitte à mettre de l’argent frais sur la table, la France souhaite que cette rallonge bénéficie dans les deux sens, c’est-à-dire aussi bien à « ses » entreprises clientes qu’à « ses » entreprises vendeuses. Le gouvernement veut donc à la fois structurer l’offre de solutions françaises en matière d’industrie du futur et sa filière. En ce sens, il vient de lancer une plateforme numérique (« Solutionsindustriedufutur« ) pour débuter ce travail de vitrine du savoir-faire français en la matière.

« Notre intention est de rassembler la filière, se doter d’une feuille de route stratégique et faire aller dans le même sens tous ses acteurs au sein d’un tissu déjà dense. L’objectif est d’offrir une meilleure visibilité aux offreurs de solutions français afin de favoriser le lien entre l’offre et la demande. Par ailleurs, l’idée est de travailler sur des projets importants d’industrie du futur qui pourraient avoir un impact sur d’autres filières comme la gestion des déchets par exemple », indique-t-on dans l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher.

 

Par conséquent, à l’occasion d’une réunion de son comité exécutif présidée par le Premier ministre vendredi 9 avril, le Conseil national de l’industrie (CNI) a annoncé la labellisation de la filière « Solutions pour l’industrie du futur ». Ce qui en fait le 19ème comité stratégique de filière française, qui aura pour vocation d’agir « dans la continuité de l’action de l’Alliance pour l’industrie du futur« , précise Bercy.

Pour mémoire, cette structure a été créée en 2015 par François Hollande, sous l’impulsion de son ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron. Sans surprise donc, c’est Frédéric Sanchez, le président du directoire de Fives Group et président de l’Alliance pour l’industrie du futur, qui a été désigné par le gouvernement pour piloter ce comité stratégique de filière. « Il devra proposer à la ministre Agnès Pannier-Runacher d’ici l’été une méthode de gouvernance et un bureau composé d’industriels« , annonce le cabinet de la membre du gouvernement.

Rappel des objectifs par exeisconseil

 

Cette 4ème révolution ne résulte pas seulement de la digitalisation de l’information avec le développement de technologies comme les objets connectés (IoT), la réalité virtuelle ou augmentée, le cloud computing et le Big data. Elle répond avant tout aux enjeux du monde VUCA (Volatil, Uncertain, Complex and Ambiguous) et aux changements de comportements des consommateurs :

 

Adaptabilité de la production par rapport à la demande : les moyens de production doivent s’adapter à une demande variable tant en quantité qu’en évolution de produit. Les moyens de production et l’ensemble de la supply chain doivent acquérir de l’agilité pour être en mesure de réagir rapidement aux évolutions du marché.

 

Personnalisation des productions : les grandes séries se raréfient et les industriels doivent gérer un portefeuille de produits de plus en plus complexe avec des délais/budget d’industrialisation de plus en plus courts. Ceci nécessite un outil de production plus efficace (efficience, moins de défauts, moins de pannes) avec un apprentissage accéléré. Le partage de l’information avec les machines via la digitalisation des données est un levier d’action.

 

Flexibilité (agilité) des processus : les processus internes de l’entreprise doivent pouvoir rapidement faire face aux changements (Cycle de vie de l’article, supply chain, sous-traitance et partenariat, processus collaboratif). Le système d’information doit pouvoir s’adapter pour faciliter et porter ces changements.

 

Traçabilité : elle représente un enjeu majeur, que ce soit pour des raisons de qualité, de réglementation, de service client ou de protection du marché. Nous pouvons la segmenter en 2 types de traçabilité : Track and Trace

 

  • Tracking (traçabilité logistique) : Correspond à un suivi quantitatif. Il permet de localiser les produits, déterminer les destinations et les origines.
  • Tracing (Traçabilité produit) : Permet de reconstituer qualitativement le parcours des produits. On l’utilise pour rechercher les causes d’un problème qualité.

 

Culture d’entreprise et management : la culture d’entreprise est à l’origine de la mise en œuvre d’une démarche « Industrie 4.0 » et doit en être considérée comme la pierre angulaire. Elle consiste à réorienter l’ensemble de l’entreprise autour du client, passant ainsi d’une logique « d’Offre » à une orientation sur « la Demande ». Elle se manifeste par plus transversalité, de collaboration et d’agilité en brisant les « Silos » de l’entreprise. Les impacts sur l’organisation du travail, les hommes et leurs compétences sont nombreux (ex : Décentralisation des décisions, Environnement de travail modifié et développement de nouvelles compétences numériques, capitalisation et partage des connaissances…)

 

Relance économique : L’Europe en retard sur les Etats-Unis

 

Relance économique : L’Europe en retard sur les Etats-Unis

 

Nicolas Goetzmann , responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité l’Europe est en retard par rapport aux Etats-Unis en matière de soutien à l’économie -intreview Le Figaro)


Quelles sont les différences entre les plans de relance européen et américain?

Nicolas GOETZMANN. - Les prévisions de croissance dont nous disposons aujourd’hui permettent de mesurer les effets de ces plans de relance, que cela soit en Europe, aux États-Unis, et même en France. La Banque centrale européenne considère que le PIB de la zone euro reviendra à son niveau de 2019 au cours du second trimestre 2022, la Banque de France fait la même prévision pour la France. À l’inverse, selon les estimations faites par la banque Goldman Sachs, le PIB américain pourrait revenir à son niveau d’avant crise dès le second trimestre 2021, ce qui montre un décalage d’une année en faveur des États-Unis.

Selon ces mêmes prévisions, la croissance de la zone euro, entre 2019 et 2022, sera de 1.7 %, de 0.7 % pour la France, et de 8.4 % pour les États-Unis. C’est donc un gouffre qui sépare les deux continents pour ces prochains mois et années, et ce résultat est principalement le fruit des différences entre les plans de relance.

Il est évident que les États-Unis – ne bénéficiant pas de filets de sécurité sociaux suffisants – ont été amenés à dépenser davantage pendant la crise pour soutenir sa population.Au cours des 12 derniers mois, les États-Unis ont modifié leur stratégie de politique monétaire et ont mis en place une succession de plans de relance budgétaire pour un total de 5500 milliards de dollars, soit 26 % de leur PIB. Au niveau français, notre soutien budgétaire «de crise» a été de 86 milliards d’euros, soit 3.5 % du PIB, tandis que le plan de relance européen représente 750 milliards, soit un total de 6 % de PIB à dépenser au cours d’une période comprise entre 2021 et 2026, soit environ 1 point de PIB par an.

Il est évident que les États-Unis – ne bénéficiant pas de filets de sécurité sociaux suffisants – ont été amenés à dépenser davantage pendant la crise pour soutenir sa population. Mais cette «justification» ne suffit pas à expliquer le sous dimensionnement européen, parce que les chèques qui ont été envoyés à la population américaine ont permis d’expérimenter une nouvelle approche. Au lendemain des crises de 2000 et 2008, les équipes de la Réserve fédérale des États-Unis s’étaient penchées sur l’efficacité des mesures budgétaires en période de crise et en ont conclu que le simple envoi de chèques était très efficace.

Il ne s’agit pas ici d’un simple filet de sécurité comme ceux dont nous disposons en Europe, il s’agit de submerger le niveau de revenu de la population pour que celle-ci consomme fortement, rapidement, et que l’économie américaine retrouve son niveau d’avant crise au plus vite. Sur les douze derniers mois, les revenus des ménages américains ont progressé de près de 6 % (en ajustant de l’inflation) soit la plus forte progression observée depuis 1999, qui était une année de forte croissance.

Comment expliquer une telle différence?

La différence d’approche est fondamentale. Nous assistons à un véritable bouleversement structurel aux États-Unis dont l’objectif est de corriger, non pas seulement la crise liée à l’épidémie, mais également des années – des décennies – d’une croissance considérée comme sous optimale. L’enjeu économique se résume en une phrase ; ce qui était autrefois considéré comme une période de «surchauffe économique» doit aujourd’hui être considéré comme l’état normal de l’économie. L’objectif des autorités américaines est de placer l’économie dans une situation de plein régime, et ce, de façon durable. Même si ce mot n’a pas de réelle signification, il s’agit de rompre avec ce qui a été appelé «néolibéralisme» depuis 40 ans.

Ce bouleversement est en gestation depuis plusieurs années, il a même été bi partisan sur le terrain politique. Les innovations monétaires en cours ont été portées par des hommes nommés par l’administration républicaine ; Richard Clarida et Jerome Powell, qui sont aujourd’hui soutenus dans leur approche par l’administration Biden. De la même façon, les plans de relance budgétaire ont débuté dès le mois de mars 2020, sur proposition démocrate, mais avec l’appui de l’administration républicaine. Nous avons parfois l’impression que cette «révolution» est le fruit de la dernière élection, mais elle est en réalité le résultat d’un aggiornamento économique qui s’est opéré au sein même de la «technocratie» américaine.

Nous sommes en train de changer d’ère économique et il semble que les capitales européennes, en France et en Allemagne notamment, ne parviennent pas à s’en rendre compte.Ce sont des hommes du cœur du système qui sont en train de tout changer. Paradoxalement, c’est donc la capacité de la technocratie à se réinventer, à abandonner ses anciens totems, et à s’emparer de la vivacité du débat académique existant aux États-Unis depuis la Grande crise financière qui est le moteur de cette transformation. Le politique ne s’est saisi de ces questions que dans un second temps.

Cette transformation a pour enjeu d’en finir avec l’idée d’un déclin économique perçu comme une fatalité occidentale. La Banque Goldman Sachs anticipe désormais un taux de chômage de 3.2 % à horizon 2023 pour les États-Unis, ce qui serait le plus bas niveau atteint depuis 1953. Nous sommes en train de changer d’ère économique et il semble que les capitales européennes, en France et en Allemagne notamment, ne parviennent pas à s’en rendre compte. Que cela soit sur la question monétaire ou budgétaire, nos représentants nationaux et européens restent encore attachés à d’anciens totems économiques, malgré la faiblesse des résultats obtenus au cours de ces dernières années.

L’Europe et l’Amérique connaissent-elles une crise de même ampleur?

La chute du PIB 2020 n’a été que de 3.5 % aux États-Unis, contre – 6.9 % au sein de la zone euro et -8.3 % pour la France. Mais ce résultat était déjà le fruit des plans de relance. Au mois de juin 2020, les estimations de chute du PIB américain dépassait les 6 %, mais l’intervention des autorités a permis de neutraliser une part substantielle de cette perte. Pour l’année 2021 et la reprise, il faut évidemment prendre en compte l’impact de la campagne de vaccination américaine, mais celle-ci a été réfléchie et construite dès le mois de mars 2020, alors que les Européens ne semblaient pas y croire, ce n’est donc pas une question de chance mais bien d’une capacité de gestion de crise.

De part et d’autre de l’Atlantique, faut-il s’inquiéter pour la dette?

Les taux d’intérêts restent à des plus bas historiques, les investisseurs sont toujours prêts à accepter une rémunération minimale – si ce n’est négative – pour prêter leur épargne aux États. Mais la question relative à la dette est mal posée dans le débat public. La cause de nos déficits est à chercher dans la trop faible croissance que nous connaissons ; nous compensons cette faible croissance par le recours aux déficits. Puis, l’accumulation de ces déficits produit une augmentation de la taille de la dette. La cause est donc la croissance, mais nous cherchons à lutter contre ce phénomène en baissant les dépenses, ce qui va conduire à une nouvelle baisse de la croissance qui va aboutir à plus de déficits et de dette. Cette approche est un cercle vicieux.

Si la Banque centrale européenne soutenait l’économie de la zone euro avec la même force le font les États-Unis, notre croissance serait bien plus forte, et nos besoins en déficits seraient alors considérablement diminués, et permettraient une réduction de l’endettement.La question est donc celle du soutien à la croissance, et là nous revenons à la question des Banques centrales. Si la Banque centrale européenne soutenait l’économie de la zone euro avec la même force le font les États-Unis, notre croissance serait bien plus forte, et nos besoins en déficits seraient alors considérablement diminués, et permettraient une réduction de l’endettement.

D’un point de vue plus large, cette différence stratégique entre États-Unis et Europe aura pour conséquence de voir les États-Unis résister à la volonté de la Chine de dépasser le PIB américain d’ici 2030. En s’appuyant sur un nouveau corpus économique, il devient probable que ce scénario de dépassement des États-Unis par la Chine ne se réalise jamais. Pour le PIB de l’Union européenne, par contre, le dépassement par la Chine pourrait intervenir dès ce premier trimestre 2021, et en l’absence de prise de conscience de la nécessité de changer d’approche, l’écart entre Chine et États-Unis d’un côté, et Europe de l’autre, continuera de croître année après année.

Technologies- Numérique : la France en retard ( Euler Hermes)

Technologies- Numérique : la France en retard ( Euler Hermes)

L’indice «d’agilité digitale» de l’assureur-crédit Euler Hermes situe la France en 15ème position, un léger progrès par rapport au classement précédent. La Chine bondit à la 4ème place.

D’après les indicateurs d’Euler Hermes ( filiale d’Allianz)  qui classe les performances numériques de chaque État, la France est en retard derrière les très grandes puissances. La France en quinzième position mais loin  derrière les États-Unis toujours premiers de la classe ou la Chine qui fait un grand bond par rapport au classement de fin 2018 et se retrouve en quatrième position. Loin également derrière l’Allemagne en légère perte de vitesse à la 3ème place, le Danemark (2ème) ou encore la Corée du Sud (12ème).

Cet indicateur « nous permet de savoir quel pays offre les meilleures conditions aux entreprises traditionnelles pour réussir leur digitalisation et le meilleur environnement aux entreprises digitales pour se développer», explique Alexis Garatti, directeur des recherches économiques d’Euler Hermes.

Les États-Unis dominent avec un score de 88/100. Ils bénéficient d’un vaste marché, d’un système éducatif et de dispositifs de recherches solides, ainsi que d’un environnement des affaires et une réglementation favorables au développement numérique. La Chine (73/100) est le pays qui progresse le plus, passant de la 9ème à la 4ème position. Pékin s’appuie en particulier sur ses progrès dans la réglementation et le climat des affaires ainsi que dans les infrastructures logistiques et le système éducatif. Et l’ensemble de la région Asie-Pacifique est bien loti.

En Europe, le Danemark (77/100) devance l’Allemagne, ralentie par «une connectivité qui a progressé moins vite» qu’ailleurs. De son côté, la France (67/100) gagne deux places tout en demeurant un élève médiocre.

Numérique : la France en retard ( Euler Hermes)

Numérique : la France en retard ( Euler Hermes)

L’indice «d’agilité digitale» de l’assureur-crédit Euler Hermes situe la France en 15ème position, un léger progrès par rapport au classement précédent. La Chine bondit à la 4ème place.

D’après les indicateurs d’Euler Hermes ( filiale d’Allianz)  qui classe les performances numériques de chaque État, la France est en retard derrière les très grandes puissances. La France en quinzième position mais loin  derrière les États-Unis toujours premiers de la classe ou la Chine qui fait un grand bond par rapport au classement de fin 2018 et se retrouve en quatrième position. Loin également derrière l’Allemagne en légère perte de vitesse à la 3ème place, le Danemark (2ème) ou encore la Corée du Sud (12ème).

Cet indicateur « nous permet de savoir quel pays offre les meilleures conditions aux entreprises traditionnelles pour réussir leur digitalisation et le meilleur environnement aux entreprises digitales pour se développer», explique Alexis Garatti, directeur des recherches économiques d’Euler Hermes.

Les États-Unis dominent avec un score de 88/100. Ils bénéficient d’un vaste marché, d’un système éducatif et de dispositifs de recherches solides, ainsi que d’un environnement des affaires et une réglementation favorables au développement numérique. La Chine (73/100) est le pays qui progresse le plus, passant de la 9ème à la 4ème position. Pékin s’appuie en particulier sur ses progrès dans la réglementation et le climat des affaires ainsi que dans les infrastructures logistiques et le système éducatif. Et l’ensemble de la région Asie-Pacifique est bien loti.

En Europe, le Danemark (77/100) devance l’Allemagne, ralentie par «une connectivité qui a progressé moins vite» qu’ailleurs. De son côté, la France (67/100) gagne deux places tout en demeurant un élève médiocre.

Vaccination: un retard d’un coût de près de 100 milliards

Vaccination: un retard d’un coût de près de 100 milliards

Les retards de vaccination une fortune sur le plan économique. Des retards qui ne sont pas près d’être comblés en particulier en France car il faudrait les multiplier par 6 ou 10 ( selon les pays) si l’on veut que toute la population soit vaccinée d’ici la fin de l’été .

D’après une étude de l’assureur Allianz les retards de vaccination en Europe auront coûté autour de 100 milliards jusqu’à maintenant ( 90 milliards mais l’évaluation est forcément approximative).  C’est le prix pour l’économie de la prolongation des mesures de restriction à la mobilité (fermeture de restaurants, stations de ski, etc.) évalué à 0,4 point de PIB par semaine supplémentaire. Ce montant de 90 milliards est supérieur à celui des versements attendus du fonds de relance européen cette année.

L’Union européenne a pris l’engagement, relayé par le gouvernement français, de vacciner 70 % de la population d’ici à l’été. Pour y parvenir, il faudrait multiplier par six le rythme actuel de vaccination. Si ce n’était pas le cas, l’immunité collective ne serait pas atteinte avant… fin 2022.

Vaccination, croissance : l’Europe en retard

Vaccination, croissance : l’Europe en retard

Une chronique de la journaliste Jade Grandin de l’Eprevier  de l’Opinion souligne le retard de l’Europe en matière économique et en matière de vaccin par rapport aux États-Unis et à la Chine bien sûr.

  La croissance devrait rebondir de 4,2% en 2021 en zone euro, et en France de 5,5%, selon le FMI. L’apparition de variants du coronavirus et les nouvelles restrictions en découlant douchent les espoirs de reprise au premier trimestre.

Le mois de janvier n’est pas encore terminé que déjà, les perspectives économiques pour 2021 divergent fortement sur les deux côtés de l’Atlantique. Mardi, le Fonds monétaire international a mis à jour ses perspectives de croissance. Depuis ses dernières estimations faites en octobre, l’horizon des Etats-Unis s’est éclairci, celui de l’Europe s’est assombri.

 

Le FMI attend en effet une croissance de la zone euro à 4,2 % en 2021, c’est-à-dire un point de moins qu’espéré il y a quelques mois. Le PIB allemand rebondirait de 3,5 % (-0,7 point par rapport à l’estimation d’octobre), celui de la France de 5,5 % (-0,5 %). Les pires révisions à la baisse concernent les pays d’Europe du Sud : l’Italie n’aurait plus que 3 % de reprise cette année, en baisse de 2,2 points par rapport à octobre, et l’Espagne 5,9 % de reprise, en baisse de 1,3 point.

Ce pessimisme découle des « nouvelles restrictions suite à la hausse des contaminations », explique le Fonds. Initialement, le premier trimestre devait être celui du rebond de la croissance après les confinements de fin 2020 mais, à cause des nouveaux variants du coronavirus, il faut plutôt s’attendre à des stagnations voire des nouvelles chutes d’activité en ce début d’année.

Elan. A contrario, la prévision de croissance des Etats-Unis a été rehaussée de 2 points à 5,1 % pour 2021. Cela reflète « l’élan pris avec la forte reprise au second semestre 2020, et le soutien additionnel du paquet budgétaire de décembre 2020 », indique l’institution, en référence au plan de relance de 892 milliards de dollars (729 milliards d’euros) adopté par le Congrès américain fin décembre.

Les économistes voient désormais les perspectives économiques sous le prisme d’une course entre vaccination et mutations du virus. Or en la matière, les Etats-Unis avancent beaucoup plus vite que l’Europe. Les analystes d’Euler Hermes estiment que l’objectif de Joe Biden d’administrer 100 millions de doses de vaccins dans ses cent premiers jours de mandat est « largement atteignable en gardant le rythme de distribution observé début janvier ». Entre le 13 et le 20, le pays a vacciné environ 1 million de personnes (soit 0,3 % de la population) par jour. Il semble bien parti pour atteindre l’immunité collective, estimée entre 60 % et 70 % de la population par l’Organisation mondiale de la santé, au début de l’été. « Les 20 % de la population les plus vulnérables devraient avoir atteint l’immunité à la fin du premier trimestre, ce qui permettra des allégements de restrictions », ajoutent les analystes d’Euler Hermes.

Mardi, « 10 % des Britanniques avaient reçu au moins une dose de vaccin, pour 6 % des Américains et 2 % des habitants de la zone euro », relate Hervé Goulletquer, économiste à La Banque postale AM. Le même jour, au Forum économique mondial – virtuel – de Davos, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis la création cette semaine d’un mécanisme pour contrôler les exportations de doses de vaccin hors d’Europe, lorsque ce dernier est produit sur le territoire.

Dépendance touristique. La solution américaine – moins de restrictions sanitaires, financement massif de la recherche pour trouver des vaccins, pré-achats de ces derniers et autorisations rapides – est-elle donc la meilleure ? « De multiples facteurs expliquent la divergence entre les Etats-Unis et l’Europe, nuance Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI. L’Europe a davantage restreint l’activité, mais la pandémie y a commencé plus tôt. En outre, la structure de l’économie compte beaucoup. Plusieurs pays dépendent davantage du tourisme, donc le choc est plus fort et dure plus longtemps ».

En tout cas, les Etats-Unis devraient retrouver leur niveau d’activité de fin 2019 dès le second semestre 2021, alors que les Européens attendront 2022. La Chine l’a déjà dépassé depuis fin 2020.

Une divergence encore plus grande entre les économies avancées et les économies en développement menace toutefois, avec pour raisons principales les différences de capacités de soutien budgétaire et monétaire et d’accès aux vaccins. « Les pays en développement n’accéderont à la vaccination généralisée qu’en 2022 », regrette Gita Gopinath qui réclame plus d’égalité dans la distribution.

Tout le monde a à y gagner. « Les nouveaux variants du virus nous rappellent que la pandémie n’est pas terminée tant qu’elle n’est pas terminée partout », poursuit-elle. Pour convaincre les économies avancées de cofinancer la vaccination dans les pays pauvres, le FMI chiffre le bénéfice que cela représenterait pour tous : 9 000 milliards de PIB mondial supplémentaire durant les cinq prochaines années, dont 4 000 milliards de dollars pour les économies avancées.

Vaccin, croissance : l’Europe en retard

Vaccin, croissance, : l’Europe en retard

Une chronique de la journaliste Jade Grandin de l’Eprevier  de l’Opinion souligne le retard de l’Europe en matière économique et en matière de vaccin par rapport aux États-Unis et à la Chine bien sûre.

  La croissance devrait rebondir de 4,2% en 2021 en zone euro, et en France de 5,5%, selon le FMI. L’apparition de variants du coronavirus et les nouvelles restrictions en découlant douchent les espoirs de reprise au premier trimestre.

Le mois de janvier n’est pas encore terminé que déjà, les perspectives économiques pour 2021 divergent fortement sur les deux côtés de l’Atlantique. Mardi, le Fonds monétaire international a mis à jour ses perspectives de croissance. Depuis ses dernières estimations faites en octobre, l’horizon des Etats-Unis s’est éclairci, celui de l’Europe s’est assombri.

 

Le FMI attend en effet une croissance de la zone euro à 4,2 % en 2021, c’est-à-dire un point de moins qu’espéré il y a quelques mois. Le PIB allemand rebondirait de 3,5 % (-0,7 point par rapport à l’estimation d’octobre), celui de la France de 5,5 % (-0,5 %). Les pires révisions à la baisse concernent les pays d’Europe du Sud : l’Italie n’aurait plus que 3 % de reprise cette année, en baisse de 2,2 points par rapport à octobre, et l’Espagne 5,9 % de reprise, en baisse de 1,3 point.

Ce pessimisme découle des « nouvelles restrictions suite à la hausse des contaminations », explique le Fonds. Initialement, le premier trimestre devait être celui du rebond de la croissance après les confinements de fin 2020 mais, à cause des nouveaux variants du coronavirus, il faut plutôt s’attendre à des stagnations voire des nouvelles chutes d’activité en ce début d’année.

Elan. A contrario, la prévision de croissance des Etats-Unis a été rehaussée de 2 points à 5,1 % pour 2021. Cela reflète « l’élan pris avec la forte reprise au second semestre 2020, et le soutien additionnel du paquet budgétaire de décembre 2020 », indique l’institution, en référence au plan de relance de 892 milliards de dollars (729 milliards d’euros) adopté par le Congrès américain fin décembre.

Les économistes voient désormais les perspectives économiques sous le prisme d’une course entre vaccination et mutations du virus. Or en la matière, les Etats-Unis avancent beaucoup plus vite que l’Europe. Les analystes d’Euler Hermes estiment que l’objectif de Joe Biden d’administrer 100 millions de doses de vaccins dans ses cent premiers jours de mandat est « largement atteignable en gardant le rythme de distribution observé début janvier ». Entre le 13 et le 20, le pays a vacciné environ 1 million de personnes (soit 0,3 % de la population) par jour. Il semble bien parti pour atteindre l’immunité collective, estimée entre 60 % et 70 % de la population par l’Organisation mondiale de la santé, au début de l’été. « Les 20 % de la population les plus vulnérables devraient avoir atteint l’immunité à la fin du premier trimestre, ce qui permettra des allégements de restrictions », ajoutent les analystes d’Euler Hermes.

Mardi, « 10 % des Britanniques avaient reçu au moins une dose de vaccin, pour 6 % des Américains et 2 % des habitants de la zone euro », relate Hervé Goulletquer, économiste à La Banque postale AM. Le même jour, au Forum économique mondial – virtuel – de Davos, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis la création cette semaine d’un mécanisme pour contrôler les exportations de doses de vaccin hors d’Europe, lorsque ce dernier est produit sur le territoire.

Dépendance touristique. La solution américaine – moins de restrictions sanitaires, financement massif de la recherche pour trouver des vaccins, pré-achats de ces derniers et autorisations rapides – est-elle donc la meilleure ? « De multiples facteurs expliquent la divergence entre les Etats-Unis et l’Europe, nuance Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI. L’Europe a davantage restreint l’activité, mais la pandémie y a commencé plus tôt. En outre, la structure de l’économie compte beaucoup. Plusieurs pays dépendent davantage du tourisme, donc le choc est plus fort et dure plus longtemps ».

En tout cas, les Etats-Unis devraient retrouver leur niveau d’activité de fin 2019 dès le second semestre 2021, alors que les Européens attendront 2022. La Chine l’a déjà dépassé depuis fin 2020.

Une divergence encore plus grande entre les économies avancées et les économies en développement menace toutefois, avec pour raisons principales les différences de capacités de soutien budgétaire et monétaire et d’accès aux vaccins. « Les pays en développement n’accéderont à la vaccination généralisée qu’en 2022 », regrette Gita Gopinath qui réclame plus d’égalité dans la distribution.

Tout le monde a à y gagner. « Les nouveaux variants du virus nous rappellent que la pandémie n’est pas terminée tant qu’elle n’est pas terminée partout », poursuit-elle. Pour convaincre les économies avancées de cofinancer la vaccination dans les pays pauvres, le FMI chiffre le bénéfice que cela représenterait pour tous : 9 000 milliards de PIB mondial supplémentaire durant les cinq prochaines années, dont 4 000 milliards de dollars pour les économies avancées.

 

Intelligence artificielle : l’Europe en retard

 Intelligence artificielle : l’Europe en retard

D’après l’étude annuelle de la Fondation pour les technologies de l’information (Information Technology and Innovation Foundation), parue lundi 25 janvier, les États-Unis mènent la course au développement et à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), tandis que la Chine progresse rapidement au point de « challenger la domination américaine« , et que l’Union européenne est… à la traîne.

Domaines de l’intelligence artificielle d’après http://www.intelligenceartificielle.fr/:

 

Systèmes experts :

soit un logiciel capable de simuler le comportement d’un humain effectuant une tâche très précise. C’est un domaine où l’intelligence artificielle est incontestablement un succès, dû au caractère très précis de l’activité demandée à simuler.

Calcul formel (opposé au calcul numérique) :

traiter les expressions symboliques. Des logiciels sur le marché, comme Mathematica, Maple, etc., effectuent tous des calculs formels.

Représentation des connaissances :

on entend la représentation symbolique de la connaissance pour que le logiciel soit capable de la manipuler. Un des secteurs de recherche en intelligence artificielle qui est le plus important.

Simulation du raisonnement humain :

tenter de mettre au point des logiques qui formalisent le mode de raisonnement (logiques modales, floues, temporelles, etc.).

Traitement du langage naturel :

c’est la compréhension qui reste le problème majeur à la traduction ou au résumé d’un texte dans une autre langue. De grands progrès ont été faits pour obtenir une représentation sous une forme indépendante de la langue dans laquelle l’original est écrit. Certains traducteurs orientés dans des domaines spécialisés donnent de meilleurs résultats grâce à leurs spécificités.

Résolution de problèmes :

représentation, analyse et résolution de problèmes concrets. C’est le cas des jeux de réflexion tels que les échecs, le backgammon ou les dames. Dans le cas du backgammon le champion du monde est un programme. Ils restent quelques jeux qui résistent aux efforts des programmeurs.

Reconnaissance de la parole :

beaucoup de progrès ont été effectués. Un logiciel comme Naturaly Speaking permet la dictée. Cependant, la compréhension d’un mot ou d’une phrase requiert une grande quantité d’informations extralangagières (contexte, connaissance du sujet, etc.).

Reconnaissance de l’écriture :

la reconnaissance de l’écriture dactylographiée n’est pas facile (malgré des logiciels assez performants sur le marché), mais l’écriture manuscrite pose des problèmes beaucoup plus complexes. Cela n’est pas étonnant dans la mesure où cette tâche peut nous poser à nous aussi des problèmes insolubles. Certains chercheurs essaient de reconstituer à partir du texte le mouvement de la main afin de comprendre ce qui est écrit.

Reconnaissance des visages :

considérée de longue date comme un des problèmes de l’intelligence artificielle le plus difficile, les résultats récents deviennent intéressants avec les réseaux neuronaux.

Robotique :

la robotique dans les usines est déjà fortement répendue. La première génération est capable d’exécuter une série de mouvements préenregistrés, la deuxième génération est dotée de capteurs de perception permettant de prendre certaines décisions et la troisième génération possède une plus grande autonomie, elle peut se déplacer dans un environnement.

L’apprentissage :

un logiciel devrait avoir des capacités d’apprentissage autonome pour pouvoir être véritablement qualifié d’intelligent. Douglas Lenat travaille actuellement à la constitution d’une gigantesque base de données censée contenir toutes les connaissances partagées par les humains d’un même groupe pour leur communication. Il souhaite adjoindre un module d’apprentissage à sa base de données lui permettant de travailler seule pour collecter des informations nouvelles et réorganiser l’architecture de ses connaissances.

Réseaux neuronaux :

un réseau de neurones formels est un modèle rudimentaire du cerveau humain. Une cellule neuronale possède une sortie et des entrées reliées à d’autres neurones. Ces réseaux partagent des propriétés importantes avec le cerveau humain. Cela requiert une programmation non explicite et la répartition de l’information sur l’ensemble du réseau.

Systèmes complexes adaptatifs :

le regroupement des algorithmes génétiques et des modèles de vie artificielle. En résumé succint, l’étude des convergences vers des formes organisées des populations soumises à des lois simples et naturelles.

Vaccination : le retard dû à une bureaucratie envahissante

Vaccination : le retard dû à une bureaucratie envahissante

 

 

Gérald Kierzek est médecin urgentiste et chroniqueur santé, Directeur médical de Doctissimo, et auteur, notamment de Coronavirus, comment se protéger? (éditions de l’Archipel, mars 2020). Il dénonce dans le Figaro la bureaucratie envahissante.


La France a vacciné moins de personnes, à l’heure actuelle, que bon nombre de ses voisins. Est-ce une conséquence d’une procédure trop bureaucratique, comme le dénoncent certains médecins?

Gérald KIERZEK. – On ne paye pas une procédure bureaucratique car cette fois la France a même anticipé avec une stratégie de prioritisation de la vaccination préparée et publiée dès fin novembre par la Haute Autorité de Santé (HAS) et un guide de vaccination pour les Établissements Hospitaliers pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) et pour Unités de Soins de Longue Durée (USLD) diffusé mi-décembre. En revanche on paye un envahissement de la bureaucratie depuis des années au détriment des soins de terrain! Or, qui vaccine? les soignants.

Il y a deux facteurs expliquant ce retard relatif au démarrage et ces deux facteurs se cumulent: l’organisation et la culture sanitaires françaises centralisée dans la décision et hétérogène sur le terrain peu adaptées à des facteurs intrinsèques limitants du vaccin à ARNmessager qui nécessitent des conditions de conservation (-80 degrés) et donc d’acheminement dans des délais très stricts et planifiées quasi dose par dose.

Il est donc demandé d’établir la liste des candidats potentiels à la vaccination (résidents et professionnels), au plus tard 5 jours avant la date de la livraison, pour pouvoir communiquer à l’interlocuteur de référence le nombre précis de doses nécessaires. Cet interlocuteur est soit la pharmacie à usage intérieur (PUI), pharmacie qui se situe à l’intérieur de l’établissement de santé et qui assure les approvisionnements en médicaments, les dispositifs médicaux des services de soins et contribue à leur bon usage et leur sécurité d’utilisation, soit à une officine de ville de rattachement.

Là encore, comme à l’hôpital avec la pénurie de lits et de mains soignantes, on hérite d’une crise structurelle maintes fois dénoncée

De plus, les ressources médicales, paramédicales, matérielles et administratives sont très disparates d’un établissement à un autre. À titre d’exemple, certains établissements ont des médecins salariés d’autres font appel à des médecins libéraux. Les pénuries de personnels paramédicaux formés et pérennes sont criantes également et pourtant nécessaires à la réalisation de la vaccination elle-même, dans des délais resserrés à compter de la réception des vaccins (de l’ordre de 72 heures maximum).

Là encore, comme à l’hôpital avec la pénurie de lits et de mains soignantes, on hérite d’une crise structurelle maintes fois dénoncée et qui ne fait qu’amplifier les difficultés malgré la bonne volonté des personnels. Le principe politique du fédéralisme allemand est plus propice à une meilleure répartition des responsabilités et une plus grande efficacité de l’action au niveau local, même s’il faut reconnaître que la culture allemande est très différente de la nôtre.

Faut-il vacciner en urgence le plus de monde possible ou vaut-il mieux adopter une stratégie progressive et plus lente, du point de vue de l’efficacité?

Il n’y a pas urgence à une vaccination de masse en France et je suis convaincu que le retard relatif n’est pas une perte de chance. Il est surtout fondamental de garder en tête la situation épidémique et la balance bénéfices-risques qui doivent présider à toute décision. La situation épidémique n’est à priori pas la même en France qu’en Angleterre, en Allemagne ou encore aux États-Unis qui font actuellement face à une vague d’ampleur.

Elle est liée à la fois à l’absence ou quasi absence de première vague meurtrière au premier quadrimestre 2020 et ensuite au profil épidémiologique très à risque, surtout pour les États-Unis avec deux adultes sur cinq obèses donc particulièrement vulnérables. Ils sont donc dans une situation d’urgence pour leurs publics à risque.

Afin d’établir la priorisation des personnes à vacciner, la HAS a notamment identifié les facteurs de risques de formes graves, c’est-à-dire conduisant à une hospitalisation ou au décès. Les deux facteurs de risque de formes graves les plus importants sont l’âge avant tout, ainsi que la présence de comorbidités.

Il s’agit d’une sorte de confinement vaccinal des plus âgés

La HAS retient les comorbidités identifiées dans les publications scientifiques comme à risque avéré d’hospitalisations ou de décès: obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes, BPCO et insuffisance respiratoire, hypertension artérielle compliquée, insuffisance cardiaque, diabète de types 1 et 2, insuffisance rénale chronique, cancers récents de moins de trois ans, transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21. Ce sont ces personnes qui doivent être vaccinées en priorité et pour lesquelles le bénéfice à court terme est indiscutable. Il s’agit d’une sorte de confinement vaccinal des plus âgés!

Les études fournies par les industriels sont suffisantes pour démontrer l’efficacité et l’innocuité à court terme des vaccins autorisés. Mais attention à ne pas survacciner inutilement et à ne pas sortir de cette balance bénéfices-risques démontrée. La survaccination engendre la défiance et il faut toujours rester prudent notamment sur des risques à moyen et long termes non suffisamment documentés dans un contexte où la maladie COVID-19 en elle-même est à très faible risque individuel.

L’âge médian au décès était de 85 ans et 92% avaient 65 ans et plus. Ce sont donc les cibles de la vaccination, vaccination qui n’a par ailleurs pas démontrée son efficacité pour empêcher la transmission virale. L’idée donc de créer un laisser-passer vaccinal ou conditionner la réouverture des restaurants à une vaccination de masse est à date scientifiquement fausse et éthiquement inacceptable.

Le gouvernement rejette la faute sur les «antivax». Mais ne peut-on rien faire pour prévenir et déjouer cette défiance?

La majorité des français ne sont pas antivax mais attentistes et veulent des explications. Il faut donc exposer le bénéfice de la vaccination chez les plus fragiles, rassurer sur les effets indésirables immédiats minimes et ne pas tenter d’imposer un chantage vaccinal. La précipitation ou la coercition seraient les meilleurs moyens pour renforcer le discours complotiste et faire pencher les indécis du côté des antivax. Ce travail de pédagogie est également nécessaire pour faire la chasse aux contre-vérités: le vaccin ARN messager ne modifie pas l’ADN; ses effets secondaires sont maintenant connus et minimes,…

Le monopole de la parole médicale, changeante, péremptoire voire injurieuse de ces mandarins médiatiques depuis le début 2020 n’arrange pas le climat pour retrouver une confiance

La défiance est ancienne en France vis-à vis de l’industrie pharmaceutique et de l’expertise en général (Distilbène, sang contaminé, Mediator, lévothyrox,…). Cette crise est aussi une crise du monde hospitalo-universitaire,…. Le monopole de la parole médicale, changeante, péremptoire voire injurieuse de ces mandarins médiatiques depuis le début 2020 n’arrange pas le climat pour retrouver une confiance.

Les professionnels de terrain ont pourtant une parole crédible auprès des citoyens avec une confiance individuelle très forte; ils représentent plus de 99% des forces vives médicales et paramédicales et sont invisibles dans le champ médiatique.

 

Le climat et l’énergie : France en retard

Le climat et l’énergie : France en retard

 

La  France n’a pas atteint ses objectifs à la fois énergétiques et climatiques, selon l’Observatoire Climat-Énergie, un outil d’évaluation créé par plusieurs ONG en 2017. En 2019, l’empreinte carbone dans l’Hexagone a été de 419,9 millions de tonnes (Mt) de CO2 par rapport à un objectif de 404, soit un dérapage de 2,7%. La consommation finale d’énergie, elle, a été de 1.617,7 Kilowatt-heure (TWh) contre un objectif maximum de 1.607,4 TWh, soit un écart de 0,6%.

Le Haut Conseil pour le Climat, dont le rôle est aussi de conseiller l’exécutif sur la meilleure stratégie à suivre, a identifié plusieurs leviers d’action pour parvenir aux objectifs climatiques. Parmi eux, on peut citer la rénovation énergétique des bâtiments, les investissements dans les transports publics et les infrastructures de mobilité douce, l’augmentation du stockage de carbone dans les sols, ou encore le déploiement des énergies renouvelables. Si la consommation des énergies renouvelables va progressant ces dernières années, elle n’atteint pas le temps de passage fixé. En 2019, elles ont représenté 17,2% de la consommation finale d’énergie, contre un objectif de 19,8%. En 2015, la France avait pris l’engagement de porter à 32% cette part dans le mix énergétique d’ici 2030.

Reprise économique : l’Europe en retard sur l’Asie (Merkel)

Reprise économique : l’Europe en retard sur l’Asie (Merkel)

Alors que l’Europe va sans doute enregistrer une croissance en recul au quatrième trimestre, la Chine, elle, connaît une progression de son activité. Cette situation inquiète Angela Merkel “La pandémie nous fera reculer économiquement”, a estimé la chancelière allemande lors d’un sommet sur le numérique organisé par le gouvernement. Elle a notamment souligné que des pays comme la Chine et la Corée du Sud bénéficieraient d’une reprise économique plus aisée, dans la mesure où la population de ces deux pays avait facilement accepté le port du masque et les restrictions.

“Je pense que cela conduira une fois de plus à une nouvelle hiérarchie des régions”, a ajouté Angela Merkel, précisant que l’Allemagne devait faire tout son possible pour rester dans la course sur le plan technologique.

L’Allemagne, qui a lutté avec succès contre la première vague épidémique du printemps, a imposé des mesures de confinement plus légères que ses voisins en dépit d’un retour en force du virus en novembre.

Selon les chiffres officiels du pays, 13.604 nouveaux cas de contamination et 388 décès supplémentaires ont été signalés mardi, pour un total de 1.067.473 infections et 16.636 morts. Des chiffres qui sont supérieurs à ceux de la France.

Croissance zone euro: une hausse au 3T mais un retard global de 5 % sur 2019

Croissance zone euro:  une hausse au 3T mais un retard global de 5 % sur 2019

 

Pour remonter le moral des acteurs économiques Eurostat fait état d’un fort rebond des économies européennes pendant l’été, supérieur aux prévisions. En moyenne, le PIB de la zone euro s’est envolé de 12,7 % entre juillet et septembre, après, certes, un écroulement de 11,8 % au deuxième trimestre. Le problème, c’est que comparé à 2019,  le retard est toujours de l’ordre de 5 %. Par ailleurs le dernier trimestre est mal orienté si l’on s’en tient d’une part aux tendances d’octobre et évidemment aux conséquences prévisibles du reconfinement qui s’étend dans toute l’Europe.

La France a affiché le sursaut le plus fort (+ 18,2 %), suivie par l’Espagne (+ 16,7 %) et l’Italie (+ 16,1 %). Trois pays parmi les plus touchés par la pandémie de Covid-19 et par la récession historique du printemps. Première économie européenne, l’Allemagne a connu une progression plus limitée de 8,2 % au troisième trimestre, son PIB ayant nettement moins chuté d’avril à juin. Bref la remontée est d’autant plus importante dans certains pays que la chute a été profonde en début d’année. À noter que l’inflation pour l’instant est toujours sage avec un recul de 0,3 % en octobre

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