Archive pour le Tag 'rétablir'

Un Conseil de l’ordre des journalistes : pour quoi faire ? Pour rétablir la censure ?

Un Conseil de l’ordre des journalistes : pour quoi faire ? Pour rétablir la censure ?

Le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O invite les journalistes à créer un conseil de l’ordre. Pour quoi faire ? Pour mettre de l’ordre évidemment puisque c’est la fonction de ce type d’organisme. Officiellement,  il s’agirait de lutter contre les fausses nouvelles distillées en France par des supports médiatiques sous influence étrangère. En fait,  il y a longtemps que le pouvoir actuel cherche d’une manière ou d’une autre à installer des formes de censure pour mettre encore davantage sous tutelle l’information. Des conseils de l’ordre existent dans certaines professions et pas dans d’autres. On se  demande bien pourquoi par exemple un conseil de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes et pas un conseil de l’ordre des bouchers charcutiers ou des podologues. De toute façon, même l’honorable conseil des médecins est très critiqué  pour ses positions relativement réactionnaires. On doit bien sûr toujours se méfier quand un État se met en tête directement ou indirectement de mettre de l’ordre. Organiser un secteur, réguler ses conditions d’exercice c’est autre chose que d’imposer un ordre. Dans le domaine des fausses nouvelles,  la frontière entre ce qui est exact et ce qui ne l’est pas  peut être mince. Une fausse nouvelle d’aujourd’hui peut se révéler exact demain et inversement. Par exemple les soupçons  qui pèsent sur Sarkozy aujourd’hui dans plusieurs affaires politiques ou financières ne sont pas contestés quand hier ils  pouvaient l’être. Il en sera de même pour Macron le moment venu quand on saura  par exemple quelles sont ces généreux donateurs qui ont financé sa campagne ( affaire en cours enliser dans les sables de l’information judiciaire),  quand on saura par exemple ce qu’il a fait des millions gagnés chez Rotchild, quand on saura quelle affaire il a pu traiter pour gagner autant en si peu de temps. La justice se réveillera sans doute quand Macron ne sera plus président de la république. Ce qui est à craindre dans le cadre du régime autocratique que met en place Macron,  c’est une tentative d’organiser la police de l’information. Certes on comprend qu’il faille combattre les intoxications venues de l’extérieur est destinées à peser sur la démocratie française. Par contre on doit sans doute se montrer très dubitatif face à la déclaration abrupte du secrétaire d’État au numérique. “Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : ‘vous devez retirer l’agrément de tel ou tel ‘canard’, mettre des avertissements’.”Ce rapport propose aussi qu’en cas de manquement éthique ou déontologique, le même conseil pourra émettre “des avis qui pourraient être rendus publics». A ses yeux, il ne revient pas à l’Etat de sanctionner les médias diffusant de fausses nouvelles. “Mais à un moment, devant la menace contre la démocratie, on le fera”, a-t-il poursuivi. “Ce sera le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) ou une autorité indépendante qui va décider ce qu’est une infox ou pas.”. Bref une régulation à la chinoise de l’information. Pourquoi pas dans  la même veine aussi une durée illimitée pour le mandat du président comme en Chine ? Les journalistes feraient bien de ce réveiller un peu vis-à-vis de l’atteinte possible à la liberté d’expression d’autant que 80 % de la presse est déjà sous influence des financiers et autres industriels qui soutiennent Macron

Rétablir l’ISF par référendum

Rétablir l’ISF par référendum

 

 

On peut évidemment se féliciter que les parlementaires socialistes aient  pris l’initiative de proposer le rétablissement de l’impôt sur la fortune par référendum. Pas par la voie du référendum d’initiative citoyenne qui demandera s’il est adopté une modification constitutionnelle mais par la voie très légale du référendum d’initiative partagée créée en 2008 à l’initiative de Nicolas Sarkozy. – Cette proposition de loi pour organiser un référendum doit être déposée par au moins un cinquième des parlementaires – 185 élus au total -, mais avec 29 députés et 74 sénateurs, les socialistes ne forment qu’un ensemble de 103 parlementaires. Théoriquement des parlementaires pourraient appuyer la proposition des socialistes pour parvenir au chiffre indiqué. Reste que certains risquent d’être pris dans leurs contradictions entre leurs déclarations lors  du mouvement des gilets jaunes et leur orientation fondamentale notamment chez les sénateurs. Notons toutefois que cet éventuel référendum n’est pas pour demain. En effet il faut d’abord passer l’obstacle du Parlement, ensuite obtenir le feu vert du conseil constitutionnel afin de vérifier que cette consultation  est bien constitutionnelle. Un délai qui demandera déjà quelques mois. Ensuite il faudra aussi que cette proposition soit soutenue par près de 5 millions de citoyens français. Dans le meilleur cas il faudra encore attendre six mois pour que ce référendum soit enfin organisé. En clair une telle consultation ne paraît guère possible avant la fin 2019 voir début 2020. D’ici ce temps-là de l’eau aura passé sous le pont. En particulier il faut s’attendre à une montée du mécontentement relative à la baisse de l’activité et parallèlement au mieux au maintien du niveau du chômage actuel. Sans parler du pouvoir d’achat qui risque d’être bloqué par l’atonie du niveau d’activité. On pourrait éventuellement passer par une procédure moins contraignante comme le référendum d’initiative citoyenne. Ce que proposent d’ailleurs les insoumis. Reste que ce référendum d’initiative citoyenne doit aussi recevoir l’onction constitutionnelle. Là aussi ce n’est pas pour demain et sûrement pas avant fin 2019, courant 2020 voir à la saint-glinglin quand on aura mesuré l’étroitesse du champ de ce nouvel instrument démocratique.

Des milliers d’années pour rétablir les écosystèmes marins

Des milliers d’années pour rétablir les écosystèmes marins

D’après article des Echos, les écosystèmes océaniques altérés par le rapide changement climatique pourraient avoir besoin de plusieurs milliers d’années pour se remettre du réchauffement, selon une étude effectuée sur des fossiles de coquillages dans les fonds marins menée par des scientifiques américains. Ces travaux, dirigés par l’écologiste marine Sarah Moffitt, de l’Université de Californie à Davis, montrent que le réchauffement climatique et la désoxygénation des eaux de l’océan qu’il provoque peut très rapidement modifier l’écologie de ce milieu. La récupération peut alors prendre des milliers d’années, pas seulement des siècles comme on le pensait jusqu’alors, concluent ces chercheurs. Leur étude paraît dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences ( PNAS ). Ces scientifiques ont analysé plus de 5.400 fossiles d’invertébrés, allant des oursins aux palourdes, dans une carotte de sédiments prélevée au large de Santa Barbara, en Californie. Cette carotte de dix mètres de longueur couvre une période remontant de 3.400 à 16.100 ans, ouvrant des fenêtres sur ce qui s’est passé dans les écosystèmes marins avant, pendant et après la dernière grande période de glaciation allant d’il y a 110.000 à 10.000 ans. La déglaciation a été une période de réchauffement rapide du climat et de fonte des glaces polaires avec la formation de zones étendues dans l’océan dans lesquelles les niveaux d’oxygène de l’eau étaient plus faibles. Les études précédentes des carottes sédimentaires des fonds marins se concentraient essentiellement sur des organismes unicellulaires appelés foraminifères et peu sur les formes de vie multicellulaires comme les invertébrés, précisent les auteurs. L’analyse des différentes couches de cette carotte de sédiments marin montre qu’avant le réchauffement des écosystèmes abondants et divers vivaient dans les fonds marins, dont les eaux étaient bien oxygénées. Ensuite, ces chercheurs ont observé une période de réchauffement et de perte d’oxygène dans les océans, suivie par une réduction rapide de la diversité. Les fossiles ont quasiment disparu dans cette partie de la carotte sédimentaire qui correspond à un appauvrissement des eaux de l’océan en oxygène. Les scientifiques ont calculé que les niveaux d’oxygène dans les océans ont diminué dans des proportions limitées, de 0,5 à 1,5 millilitre par litre d’eau en moins d’un siècle. Cela montre que même de petits changements peuvent avoir des effets drastiques sur les écosystèmes des fonds marins. Ces résultats suggèrent que le changement climatique de la planète pourrait provoquer des effets similaires sur les écosystèmes, qui auront besoin de millénaires pour récupérer. « Ce phénomène observé dans le passé nous montre combien les écosystèmes sont sensibles aux changements du climat terrestre avec des conséquences pour des millénaires », souligne Sarah Moffitt. « C’est une réalité à laquelle nous devons nous confronter en tant que scientifiques mais aussi comme citoyens qui se préoccupent de l’environnement », ajoute-t-elle. Une recherche publiée en 2014 dans Global Change Biology montrait que le réchauffement climatique contribue bien à la formation de zones mortes dans les océans, les lacs et rivières. Les auteurs en ont dénombré 476 autour desquelles, selon leurs modèles informatiques, la température devrait augmenter d’un peu plus de deux degrés au cours des prochaines décennies.

 

 




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