Archive pour le Tag 'restructuration'

Taxis : une restructuration progressive

Taxis : une restructuration progressive

 

Une recherche très intéressante de l’institut IREF  offre une perspective de sortie de crise entre les taxis traditionnels et les VTC. Contrairement à certains qui préconisent une libéralisation brutale dans le secteur et-ou qui considèrent que l’indemnisation est  impossible, l’institut propose une restructuration progressive. Extrait des propositions :

La libération du marché apparait comme indispensable au regard de l’évolution des techniques et des besoins. Mais la question principale, à résoudre comme un préalable, reste celle de l’indemnisation des taxis qui subiraient une perte injuste du fait d’une libéralisation sans conditions réduisant à néant la valeur de leur licence. Dans la mesure où le coût de leur indemnisation immédiate représenterait une charge insupportable pour la collectivité, d’autres solutions doivent et peuvent être envisagées.

Il est proposé de geler les licences actuelles pour une durée garantie de trente ans. Pendant ces trente ans, ces licences pourraient être librement revendues, comme aujourd’hui. Mais leur valeur perdrait mécaniquement un trentième par an, sous réserve, bien entendu, de l’évolution du marché. Parallèlement, un droit de voierie serait payable par tous les véhicule publics, taxis ou VTC, dépourvus de licences (délivrées jusqu’à la réforme) à raison d’un montant raisonnable qui pourrait être de l’ordre de 3 à 4 000 euros par an, correspondant à une partie de la valeur de la licence (il ne parait pas normal d’indemniser les titulaires de licences à hauteur du prix actuel de marché, dans la mesure où celui-ci est aléatoire. Alors que la réforme permettrait aux titulaires, dont certains n’ont pas acquis leur licence, de continuer à travailler). Aucune nouvelle licence ne serait cessible, seules les anciennes le resteraient jusqu’à expiration de leur validité (ce que propose d’ailleurs le nouveau projet de loi). Ce droit annuel serait le prix du droit de stationnement ou plus généralement du droit de faire commerce sur la voie publique dont bénéficieraient donc tant les véhicules disposant d’une licence de trente ans que les autres qui paieraient la licence annuelle. Il n’y aurait donc plus de différence de nature entre taxis et VTC, mais chacun pourrait exercer son métier différemment. Et tous ceux ayant une licence ancienne ou payant le nouveau droit d’exercice pourraient exercer sous certaines conditions (voir ci-après). Bien entendu rien n’empêcherait les compagnies de taxis ou VTC de s’identifier par la peinture de leur carrosserie ou tout signe extérieur de leur choix.

Plus généralement et pour mettre en œuvre cette réforme, nos préconisations sont les suivantes :

> Mener une étude d’impact dans les grandes villes, pour évaluer l’ampleur d’une réforme sur le secteur ;

> Attribuer les nouvelles licences par véhicule et par chauffeur pour une durée déterminée de trois ans renouvelables automatiquement sauf violation des règles ci-après ;

> Interdire les cessions des nouvelles licences qui seraient attribuées gratuitement, mais assujetties à la redevance annuelle susvisée ;

> Instituer des règles simples que Taxis et VTC devront s’engager à respecter au risque de perdre leur droit d’exploiter sur la voie publique : sécurité, assurance des véhicules, respect des clients et des autres véhicules de transport de la clientèle, respect de la règlementation de circulation, etc.

> Libérer les prix, de manière à ce que la concurrence joue, non pas seulement sur les quantités mais aussi sur les prix ;

> Veiller à ce que les prix soient clairement affichés dans les véhicules ;
Autoriser tous les véhicules, VTC et Taxis, à utiliser les mêmes innovations technologiques ;

> Stopper le gel des immatriculations de VTC et la limitation du nombre de licences de taxis ;

Une telle réforme devrait favoriser le développement d’une nouvelle offre. Dans les villes, et particulièrement en France, à Paris, les ménages ont de moins en moins de voiture et sont prêts à utiliser de plus en plus le service des taxis ou autres véhicules… Pour autant qu’ils le trouvent. Par ailleurs des taxis de qualité, comme le proposent les VTC, rendraient l’offre plus attrayante. L’identification des véhicules et une bonne communication sur les avantages proposés par chaque compagnie ou chaque type de véhicule ou prestation élargirait le choix des clients et par là, la clientèle elle-même. Car il est toujours vérifié que, conformément à la règle énoncée par Jean-Baptiste Say, « l’offre crée sa propre demande ». Toute une population est disposée à utiliser plus et mieux les véhicules avec chauffeurs. Il faut lui en donner la satisfaction. Sinon, cette clientèle se perdra au profit de modes alternatifs, de la location de véhicules à temps limité au prêt de véhicule, ou au covoiturage ou autre forme de partage. Si les taxis ne savent pas se réformer pour ouvrir leur profession, ils mourront lentement. S’ils y parviennent, ils se développeront.

Volkswagen : un plan de restructuration très sévère

Volkswagen : un plan de restructuration très sévère

 

 

 

Le premier constructeur mondial pourrait éprouver des difficultés sérieuses à se sortir de la crise qu’il a lui-même provoqué en trichant sur les normes de pollution. Des millions de véhicules sont en effet en cause pas seulement aux États-Unis mais aussi en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne bien sûr, en Australie,  en Asie et ailleurs. Du  coup tout dépendra de l’ampleur des amendes et des indemnisations aux Etats voire  aux automobilistes. Pour l’instant il est difficile de chiffrer ces conséquences financières mais si elles devaient atteindre 50 ou 100 milliards tous pays confondus, comme c’est possible,  l’entreprise aurait bien du mal à s’en remettre. De toute évidence même en Allemagne on pense que Volkswagen devra sérieusement se restructurer d’ores et déjà des mesures de rigueur ont été prises mais il y en aura bien d’autres. Volkswagen a imposé un gel des embauches dans sa division financière et supprimé une équipe dans une usine de moteurs, le constructeur automobile commençant à se préparer aux répercussions néfastes pour ses affaires du scandale des tests d’émissions polluantes détournés. Des responsables de VW devaient examiner dans la soirée de mercredi les premiers résultats d’une enquête interne sur la plus grave crise qu’ait traversée le groupe automobile allemand, dit-on de source proche du dossier. Réuni au siège de Wolfsburg, le comité exécutif du conseil de surveillance devait en outre se pencher sur les préparatifs à engager en vue d’une enquête externe qui sera assurée par le cabinet d’avocats américain Jones Day et dont l’un des experts participera à la réunion. Les investisseurs considèrent que cette enquête externe revêt une importance particulière compte tenu des liens étroits de Matthias Müller, le nouveau président du directoire de Volkswagen, et du président désigné Hans Dieter Pötsch avec le clan Piëch-Porsche qui contrôle le premier constructeur européen. VW a admis avoir employé un logiciel permettant de fausser les tests d’émissions aux Etats-Unis et le ministère allemand des Transports a fait savoir que la manipulation de ces tests s’était également produite en Europe. La division VW Financial Services, qui prête aux acheteurs d’automobiles et propose du crédit-bail aux sociétés gérant des flottes, a dit mercredi que les embauches seraient gelées jusqu’à la fin de l’année. A l’usine Salzgitter, VW a supprimé une équipe hebdomadaire mise en place pour faire face à la demande.  En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a ouvert une enquête pour déterminer si Volkswagen a manipulé ses émissions polluantes en France, comme il l’a fait aux Etats-Unis.  La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a dit que les aides publiques pour l’achat de véhicules Volkswagen présentés comme propres devraient être remboursées.  VW a annoncé mercredi que 946.092 véhicules de quatre marques du groupe étaient concernés en France par la présence du logiciel incriminé. En Grande-Bretagne, ce nombre est de 1,2 million, selon la filiale locale de VW, et en Espagne, 683.626 véhicules sont concernés. Au Texas, le comté de Harris, qui comprend la ville de Houston, a annoncé qu’il poursuivait Volkswagen pour infraction aux réglementations locales de l’environnement, réclamant 25.000 dollars de dommages et intérêts par infraction et par jour. Une porte-parole de VW s’est abstenu de tout commentaire L’affaire Volkswagen est très embarrassante pour l’Allemagne, qui avait fait du groupe de Wolfsburg la figure de proue du savoir-faire technologique national et étouffé toute velléité européenne de réformer la structure de son actionnariat.  L’industrie automobile emploie plus de 750.000 personnes en Allemagne et si le ministre de l’Economie, Wolfgang Schäuble, a déclaré mercredi que le scandale ne constituait pas un danger pour l’économie allemande, il n’en a pas moins ajouté qu’ »en définitive, VW ne sera plus le même; il y aura beaucoup de changements d’un point de vue structurel ».

Grèce : le FMI pour une restructuration de la dette

Grèce : le FMI  pour une restructuration de la dette

Ce n’est pas la première fois que le FMI estime nécessaire de restructurer la tête grecque en faite il s’agit d’une sorte d’aveu concernant un plan d’aide déjà obsolète. La dette actuelle de la Grèce est en effet insoutenable. Pour ne pas froisser l’Allemagne le FMI n’utilise pas d’expression annulation mais restructuration. Ce qui d’une certaine manière est la même chose mais paraît plus présentable aux yeux de l’opinion pique allemande. Pourrait par exemple suspendre pendant un temps les remboursements, allongés dans le temps les échéances réduire les taux. Une restructuration plutôt qu’une annulation des créances grecques devrait donc permettre à la Grèce d’assumer une dette qui n’est actuellement pas viable, a déclaré la directrice général du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, au quotidien suisse Le Temps. Le FMI n’a pas encore dit clairement s’il participerait au troisième programme d’aide accordé début août à Athènes par ses créanciers, plaidant en faveur d’une décote partielle sans laquelle la dette grecque ne serait pas viable. Les créanciers européens, Allemagne en tête, ont écarté toute idée de décote, mais ils n’excluent plus de procéder à une restructuration qui pourrait, par exemple, passer par un allongement des maturités. Priée de s’expliquer sur ces divergences, Christine Lagarde a déclaré au Temps « Le débat sur l’annulation de la dette n’a jamais été ouvert ! Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de l’ouvrir si les choses vont bien ». « On parle d’allongement des maturités, de réduction des taux, de franchise pour une certaine période. On ne parle pas d’annulation de dette. »

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

 

Merkel comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps. Ainsi sur la dette grecque elle convient enfin mais timidement  qu’il faudra allonger la maturité autant dire restructurer la dette et en abandonner une partie (en euros constants). La preuve que l’accord récent est déjà obsolète comme notamment le pense d’ailleurs le FMI Angela Merkel a jugé possible, dimanche, de discuter d’un changement des maturités de la dette grecque ou d’une réduction des intérêts versés par Athènes une fois achevé avec succès le premier examen du nouveau projet de renflouement de la Grèce. « La Grèce a déjà obtenu une aide. Les créanciers privés ont accepté une décote et nous avons allongé les maturités et réduit les taux d’intérêt », a déclaré la chancelière allemande dans une interview à la chaîne ARD, qui sera diffusée ce dimanche.   »Et nous pourrons reparler de telles possibilités (…) une fois que sera achevé avec succès le premier examen du programme à négocier. Cette question sera alors discutée, pas maintenant, mais à ce moment-là », a-t-elle ajouté.  Athènes a accepté lundi dernier à Bruxelles une série de réformes imposées par ses créanciers en échange de l’ouverture de négociations sur un plan de renflouement, le troisième depuis 2010, qui pourrait atteindre 86 milliards d’euros sur trois ans. Dans son interview, Angela Merkel souligne qu’une décote classique est exclue tant que la Grèce appartient à la zone euro: « Cela peut se produire hors d’une union monétaire, mais pas dans une union monétaire », dit-elle.

Une restructuration de la dette grecque est « nécessaire » (Lagarde, FMI)

Une restructuration de la dette grecque est « nécessaire »( Lagarde , FMI)

Une déclaration passée assez inaperçue hier du fait notamment que la plupart des journalistes des grands médias sosnt en vacances. En fait un vrai revirement du FMI qui poussé par Obama qui ne souhaite pas qu’on ajoute uen crise européenne  à uen crise asiatique. Ce que déclare désormais Christine Lagarde à propos de la restructuration de la dette grecque (en fait u allégement), c’est exactement ce que souhaite Tsipras. De  quoi mécontenter fortement l’Europe et surtout l’Allemagne qui ne veut pas en entendre parler car ce serait mettre le doigt dans la structuration de nombreuses autres dettes ((Italie et France notamment).  La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a affirmé mercredi qu’une restructuration de la dette de la Grèce était « nécessaire », en pleine négociations entre Athènes et les Européens sur le sort du pays. « Une restructuration de la dette (…) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu’elle ait une dette viable », a déclaré la patronne du Fonds monétaire international lors d’une conférence à Washington, prenant ainsi le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment. Athènes, qui réclame un allègement de sa faramineuse dette, a promis mercredi de présenter un nouveau programme de réformes « crédibles », répondant à l’ultimatum lancé par des dirigeants européens. Sans s’exprimer directement sur ces propositions, Mme Lagarde a évoqué des « développements importants » et a martelé que la Grèce faisait face à une « crise aigüe qui doit être réglée ». Selon le FMI, la Grèce aura besoin d’au moins 50 milliards d’euros d’aide sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d’argent frais européen, et d’un allègement de dette.

Michelin : restructuration

Michelin : restructuration

Michelin va stopper la production de pneus poids lourds à Joué-lès-Tours. Près de 700 postes, sur les 927 que compte cette usine, devraient être supprimés. L’annonce sera détaillée, vendredi 14 juin, par la direction de Michelin, lors d’un comité central d’entreprise exceptionnel à Clermont-Ferrand. Spécialisé dans les pneus poids lourds, le site subit l’effondrement du transport routier au niveau mondial. Cette annonce surprend alors que Michelin est largement bénéficiaire. Le groupe a publié un bénéfice en progression de 7,4% l’an dernier à 1,5 milliard d’euros. Mais la situation économique est très différente pour l’entreprise selon les régions, à travers le monde.  Ce plan de restructuration doit permettre à Michelin de gagner en compétitivité en France. Pour Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin, interrogé par BFM TV, « des usines de petite taille ne peuvent plus être compétitives en France ». Le dirigeant a expliqué: « nous anticipons une situation (…) si nous ne le faisions pas, c’est plusieurs sites qui seraient menacés dans l’avenir ». Selon Jean-Dominique Senard, mieux vaut que la restructuration ait lieu « quand on peut le faire bien et dans la sérénité ». Pour accompagner cette stratégie, le groupe va investir environ 800 millions d’euros dans ses usines françaises. Il s’agit de donner les moyens aux sites français d’être parmi les meilleurs en Europe. Pour atteindre cet objectif, Michelin se donne jusqu’en 2019. Le but est de faire de la France le point central de sa recherche et développement grâce à l’implantation d’un site dédié à Clermont-Ferrand. Quant aux usines de l’Hexagone, cinq vont bénéficier d’investissements.  Pour le moment, la conception de chaque catégorie de pneus est répartie sur différents sites. A terme, l’objectif est de spécialiser chaque usine selon les catégories: poids lourds, génie civil ou encore agricole. L’étape est incontournable si Michelin veut rester une référence dans ces catégories très rémunératrices. Avec ce plan d’investissement, le groupe espère conserver un important avantage compétitif sur ses concurrents et parvenir à exporter 75 % de la production nationale.  La chance de Michelin c’est d’être un acteur mondial. La forte internationalisation du groupe se traduit dans ses résultats. Les pays émergents, comme la Chine, l’Inde ou encore le Brésil, permettent de largement compenser une situation plus délicate sur des marchés matures comme l’Europe et l’Amérique du Nord. Et cette tendance va encore s’amplifier. Ces derniers mois, Michelin a inauguré de nouvelles usines au Brésil et en Chine. Le groupe a également lancé la construction d’un second site en Chine et d’une première usine en Inde. L’autre avantage de Michelin, c’est son image de manufacturier haut de gamme. Ce statut lui permet de pratiquer des prix relativement élevés sur toute la gamme, de quoi dégager une marge opérationnelle supérieure à 11 %, un chiffre proche de ceux dégagé par des groupes comme BMW et Toyota. C’est pour conserver cette position de leader que le groupe compte spécialiser ses sites français dans les pneumatiques à forte valeur ajoutée.

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

La restructuration de PSA Peugeot Citroën a été approuvée lundi à une très large majorité par les syndicats du constructeur automobile, a déclaré à Reuters un représentant de la CFTC. Confirmant leur vote favorable de mars, les organisations syndicales réunies en comité central d’entreprise ont donné leur aval, par 18 voix sur 20, aux mesures d’accompagnement concernant les salariés des usines d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes (Ille-et-Vilaine). Cinq syndicats ont voté pour, la CGT a voté contre, a précisé Franck Don. Neuf mois après son annonce, PSA peut désormais enclencher le plan social qui prévoit la fermeture du site d’Aulnay en 2014 et une forte réduction d’effectif à Rennes, la justice ayant rejeté vendredi deux recours des syndicats contre le plan. Dans un communiqué, le groupe a annoncé que des comités d’établissement allaient être organisés « dans les jours qui viennent sur l’ensemble des sites concernés » et que les mobilités internes ou externes pourraient commencer à l’issue de ces comités. Une majorité d’organisations syndicales a également voté le plan de départs volontaires qui concerne cette fois les effectifs de structure (R&D, services commerciaux et administratifs) sur l’ensemble des sites français du groupe. Selon la CFTC, il a été approuvé par 15 voix, la CGT ayant voté contre tandis que la CFDT s’est abstenue. Au total, PSA entend supprimer 8.000 emplois en 2013 et 2014 en France, dont environ 3.000 à Aulnay, 1.400 à Rennes et 3.600 à travers les structures du groupe, afin d’endiguer ses pertes financières et ajuster ses capacités de production à un marché européen en berne.

Société générale : plan de restructuration

Société générale : plan de restructuration  

Restructuration et réduction de couts, c’est le résultat du décalage entre le bénéficie net de 700 millions au lieu de 6 milliards attendus. Il faut s’attendre évidemment à des réductions d’effectifs. La Société générale veut se recentrer autour de ses principaux métiers d’ici à 2015 et poursuivre la réduction de ses coûts au terme d’une année 2012 marquée par des cessions d’actifs et des charges exceptionnelles qui ont pesé sur ses résultats. La banque française, qui a fait état mercredi d’une perte doublée par rapport au consensus au quatrième trimestre 2012, a bouclé l’an passé l’essentiel des cessions annoncées aux marchés pour améliorer une solidité financière régulièrement jugée plus faible que celle de sa rivale BNP Paribas. « La banque a très significativement amélioré sa solidité financière tant en matière de capital que de liquidité. Fort de cette dynamique, le groupe a désormais sécurisé l’atteinte de son objectif de capital Core Tier 1 ‘Bâle 3′ de 9% à 9,5% à fin 2013 et aborde avec confiance cette année de transition économique et réglementaire », souligne le PDG Frédéric Oudéa dans un communiqué.  La réorganisation, laquelle devrait se traduire dans les prochains mois par de nouvelles réductions de coûts et la constitution de trois grands pôles : Un premier autour des réseaux France, une deuxième division réunissant les réseaux internationaux et les services financiers spécialisés et assurances, et une troisième rapprochant la banque de financement et d’investissement et la banque privée, la gestion d’actifs et les services aux investisseurs. Les détails de cette nouvelle organisation seront déclinés « dans le temps », ajoute la Société générale, qui ne donne pas d’objectifs financiers. En 2010, la Société générale avait déclaré vouloir dégager six milliards d’euros de résultat en 2012. La crise de la dette dans la zone euro a tué cette ambition. La banque française a annoncé mercredi que son résultat net avait basculé dans le rouge au quatrième trimestre. Plusieurs éléments exceptionnels expliquent cette dégradation. L’entreprise a été contrainte de passer une charge de 686 millions d’euros liée à la réévaluation de sa dette et de provisionner 300 millions d’euros pour « litiges », une décision qui pourrait être motivée par l’enquête en cours sur la manipulation du taux interbancaire Libor.

 

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Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

Santé: la Cour des comptes critique la restructuration des hôpitaux

 

Cette fois, la Cour a analysé trois cas: la rénovation du centre hospitalier de Perpignan, le regroupement de l’offre hospitalière de la vallée de la Tarentaise et l’implantation d’un plateau technique unique dans le nord-Deux-Sèvres.  Elle a noté la « longue gestation » (entre 10 et 20 ans) de ces projets et les « atermoiements », « compte tenu des intérêts politiques sous-jacents ».   »Les hésitations et les retards pris dans la conduite des projets ont conduit à des surcoûts et à des difficultés de financement qui risquent de peser longtemps sur l’équilibre budgétaire des établissements sans que l’offre de soins ait été améliorée », estiment les sages de la rue Cambon.  La Cour fait un bilan très sévère de ces trois projets.  Reconstruit sur son ancien site, sans possibilité d’extension (sauf à racheter de nouveaux terrains), le centre hospitalier de Perpignan manque d’un étage dédié aux circuits logistiques.  Cette lacune est un « véritable contresens au regard des normes modernes d’hospitalisation et de lutte contre les infections nosocomiales », selon le rapport.  Dans la Tarentaise, la fusion des hôpitaux d’Albertville et de Moutiers a fait l’objet de plusieurs plans de financements, le dernier étant suspendu depuis octobre 2012 dans l’attente de nouvelles études sur l’offre de soins sur le territoire concerné.  Le centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres, redimensionné par l’Agence régionale de santé (ARS), et soutenu par le Conseil régional de Poitou-Charentes, attend lui approbation ministérielle.  La Cour « estime qu’il est encore temps de reconsidérer ces deux derniers projets, toujours en gestation, pour en dégager tous les gains d’efficience possibles » et replacer leur activité « dans le cadre d’une approche cohérente et globale de l’offre de soins locale ».  Plus généralement, l’institution prône une « démarche rigoureuse et cohérente » pour les restructurations hospitalières, et l’adoption d’une « stratégie nationale ».  Dans sa réponse, le ministère du Budget a approuvé cette recommandation, mais celui de la Santé a nuancé, soulignant que les besoins sont trop divers selon les territoires pour qu’il soit « envisageable de fixer un objectif national de recomposition de l’offre de soins ».

 

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PSA: suspension partielle du plan de restructuration

PSA: suspension partielle du  plan de restructuration

La Cour d’appel de Paris a suspendu, mardi 29 janvier, la mise en oeuvre du plan de restructuration présenté par le constructeur en ce qui concerne son équipementier Faurecia. Cette réorganisation prévoit notamment 8 000 suppressions de postes. Mais le plan n’a pas été annulé, précise la direction du groupe. La CGT de Faurecia, filiale à 57% de PSA, avait porté l’affaire devant les tribunaux. Le syndicat craignait que le plan chez sa maison-mère n’ait un impact sur ses activités. Il s’estimait insuffisamment informé par la direction de Peugeot des détails de la réorganisation. Le constructeur va donc devoir entamer des consultations avec les salariés de l’équipementier. Le groupe a précisé que cette décision de justice n’aurait en revanche pas de conséquence sur le plan de restucturation en lui-même. « Il n’y a pas de suspension du projet aujourd’hui car nous sommes en phase de négociation », a fait valoir un porte-parole. C’est la deuxième décision juridique de ce genre depuis le début 2013. La semaine dernière, la direction du Crillon a vu son plan social annulé par la justice pour non-respect des procédures d’informations.

 

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PSA: suspension partielle du  plan de restructuration

La Cour d’appel de Paris a suspendu, mardi 29 janvier, la mise en oeuvre du plan de restructuration présenté par le constructeur en ce qui concerne son équipementier Faurecia. Cette réorganisation prévoit notamment 8 000 suppressions de postes. Mais le plan n’a pas été annulé, précise la direction du groupe. La CGT de Faurecia, filiale à 57% de PSA, avait porté l’affaire devant les tribunaux. Le syndicat craignait que le plan chez sa maison-mère n’ait un impact sur ses activités. Il s’estimait insuffisamment informé par la direction de Peugeot des détails de la réorganisation. Le constructeur va donc devoir entamer des consultations avec les salariés de l’équipementier. Le groupe a précisé que cette décision de justice n’aurait en revanche pas de conséquence sur le plan de restucturation en lui-même. « Il n’y a pas de suspension du projet aujourd’hui car nous sommes en phase de négociation », a fait valoir un porte-parole. C’est la deuxième décision juridique de ce genre depuis le début 2013. La semaine dernière, la direction du Crillon a vu son plan social annulé par la justice pour non-respect des procédures d’informations.

 

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Restructuration du capital d’EADS

Restructuration du capital d’EADS

Un prochain  accord, selon M. Hollande, « doit permettre de donner de la stabilité mais également aussi une démarche d’avenir pour cette grande entreprise ».  L’Allemagne va monter au capital pour assurer l’équilibre avec la France, quand l’actionnaire allemand de référence, le constructeur automobile Daimler, s’en retire.  Mais en revanche, d’après Latribune.fr, EADS a obtenu d’être un peu moins dépendant de ses actionnaires étatiques: France, Allemagne et l’Espagne, qui ont créé le groupe en 2000 et le contrôlent.  Les Etats n’auront « pas de droit de veto individuel sur les choix opérationnels de la direction », écrit La Tribune, et il leur sera impossible « de nommer directement les administrateurs ».  EADS s’est refusé à confirmer ces informations. Mais une source proche du dossier estimait la Tribune bien informée.  Si cette version était confirmée, le groupe pourrait s’en sentir soulagé. L’arrivée de la banque publique KfW au capital alimentait en effet la crainte de voir Berlin resserrer son étreinte sur la direction, selon un conseil d’EADS.  L’Allemagne s’était opposée au projet de fusion avec BAE et elle n’a pas digéré la décision du nouveau patron d’EADS, l’allemand Tom Enders, d’installer le quartier général du groupe en France, à Toulouse.  De son côté, la société EADS a fait savoir lundi qu’elle entendait « préserver et renforcer, si besoin, les intérêts … des actionnaires ».  Le message a été interprété comme une confirmation de l’intention prêtée au groupe de procéder à des rachats de titres, pour soutenir le cours quand ses actionnaires industriels les vendront.  Réaction: le titre EADS s’est apprécié de 2,14% à la Bourse de Paris, clôturant à 26,44 euros contre 25,89 vendredi.  La sortie prochaine de Daimler du capital et celle de l’autre industriel de référence, le groupe de media français Lagardère, attendue en 2013, va mettre un terme au pacte d’actionnaires et retirer aux Etats leur feuille de vigne.  Leur participation se fera au grand jour, alors qu’en 2000 Berlin avait confié la défense de ses intérêts à Daimler. L’Allemagne avait également exigé de l’Espagne et la France créent des paravents juridiques. La France avait confié ses parts à Lagardère qui vote en son nom au conseil administration.  Les Etats doivent donc former une nouveau partenariat mais ils ne pourront plus contrôler, même indirectement, que moins de 30% du capital, et non plus 51% comme à présent.  La loi néerlandaise, qui régit EADS domiciliée aux Pays-Bas, oblige en effet les actionnaires, individuels ou agissant en concert, à lancer une OPA sur l’ensemble de la société dès qu’ils atteignent le seuil de 30%.  Dans le scénario le plus fréquemment évoqué, la participation de la KfW passerait de 1% à 12%. Elle rachèterait 6,5% au fonds d’investissement allemand Dedalus, formé de banques régionales publiques et d’investisseurs privés, et les 4,5% restants à Daimler.  La France détenant 15% du capital, l’équilibre franco-allemand serait préservé en parquant 3% des actions dans une structure juridique séparée, sans droits de vote. D’après La Tribune, Paris aurait un délai de deux ans pour s’en défaire.  En attendant, Paris et Berlin auraient chacun 12% des droits de vote. Même si l’Espagne conserve 5,5% des actions, la barre des 30% n’aura pas été franchie.

Renault : restructuration en vue

Renault : restructuration en vue

Renault a proposé mardi à ses syndicats un regroupement des fonctions support de ses sites français et un recours accru à la mobilité afin de gagner en compétitivité et de préserver les usines du groupe en France. Face à la dégradation du marché automobile européen, le groupe au losange a engagé la semaine dernière des négociations pour rendre ses sites français plus compétitifs, sur le modèle de l’usine Nissan de Sunderland en Grande-Bretagne ou du site Renault de Palencia, en Espagne. « La direction a déclaré que dans le cadre d’un accord global sur l’ensemble des mesures proposées au cours du cycle de négociations, elle pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France malgré un marché européen sans véritable croissance à l’horizon du plan stratégique 2016″, a indiqué une porte-parole du groupe à l’issue de la deuxième séance de négociations. Jusqu’ici, la direction disait simplement attendre l’issue des discussions pour décider de l’attribution de nouveaux modèles aux sites français. Renault a proposé mardi la création de deux grands pôles régionaux pour remédier à la dispersion géographique de ses usines : un pôle ouest qui regrouperait les sites de Flins, Cléon et Sandouville, et un pôle nord-est qui rassemblerait les usines de Douai, Maubeuge et Batilly. Cette réforme permettrait de mutualiser les fonctions dites de « back office » (comptabilité, ressources humaines, maintenance, achats, logistique, communication…) entre tous les sites d’un même pôle, afin de réaliser des économies d’échelle, et de faciliter la mobilité des salariés entre les sites d’une même zone géographique. « Sur la mobilité, il reste à définir dans quelles conditions elle va se mettre en place », a déclaré Dominique Chauvin, représentant CFE-CGC chez Renault. « Sur l’impact de la mutualisation sur les effectifs de structure, nous avons posé la question, mais la direction n’a pas donné de chiffre, elle avance à pas de loup à chaque réunion. »

 




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