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La France doit rester un acteur majeur du spatial européen » (Frédérique Vidal)

La France doit  rester un acteur majeur du spatial européen » (Frédérique Vidal)

 

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, descend la place de la France en matière de développement spatial (interview dans la tribune)

 

2019 est une année chargée pour les questions spatiales avec en point d’orgue la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne (ESA), dont l’objectif est de définir les priorités stratégiques et les financements qui vont avec. Quelles vont être les priorités de la France au conseil des ministres de l’ESA ?

FRÉDÉRIQUE VIDAL - Ce qu’il faut déjà rappeler, c’est à quel point l’Agence spatiale européenne est importante pour l’Europe et la France, leur permettant d’être des leaders du secteur spatial, dans le domaine des lanceurs comme dans celui des satellites : les lanceurs Ariane, les constellations Galileo et Copernicus, la sonde Rosetta… Lors de cette conférence ministérielle, le sujet central porté par la France sera celui de l’innovation. Comment l’Europe sur ces sujets d’innovation doit-elle faire pour rester un leader mondial ? Nous devons aussi penser davantage à l’utilisation des données générées par les satellites conçus et lancés par l’Europe et stimuler le développement de projets fondés sur leur exploitation. Penser à tout ce qu’on appelle le secteur aval, et qui va connaître un développement massif dans les prochaines années.

Pouvez-vous donner des exemples précis ?
Pour soutenir l’innovation, nous avons créé ArianeWorks, qui est une plateforme d’innovation de rupture d’un genre nouveau. Mon objectif est d’aider tout l’écosystème de startups New Space à se développer, en lien avec l’industrie et le Cnes. Que ce soit sur des sujets d’agriculture, avec l’utilisation des données satellitaires pour mieux gérer les sols et mieux prévoir la façon d’organiser les cultures ; que ce soit sur les questions de climat, avec l’observatoire que le Cnes est en train de monter au niveau mondial avec de nombreuses autres agences ; que ce soit sur les véhicules autonomes, avec le soutien d’exploitation des données de Galileo. Sur tous ces sujets, il faut maintenant qu’on tire profit des investissements faits au niveau des États membres, de l’ESA et de la Commission européenne.

Comment jugez-vous l’écosystème spatial français dans le domaine de l’innovation, notamment dans les data ? Est-ce qu’il vous paraît complet et voyez-vous des améliorations à apporter ?

Il y a toujours des améliorations à apporter, mais cet écosystème est vraiment dynamique. On a la chance d’avoir de nombreuses start-up dans le milieu des données, des calculs, dans l’algorithmique. On bénéficie d’un fonds très important de connaissances et d’expertise dans ces domaines-là, et cela permet d’alimenter la création de start-up, y compris d’ailleurs par des étudiants, des jeunes docteurs ou des chercheurs qui s’impliquent dans la création de start-up à partir de données du spatial.

En dépit de notre proximité avec l’Allemagne, il existe une réelle compétition entre Paris et Berlin dans le spatial. La France doit-elle réaffirmer son leadership spatial sur l’Europe à l’occasion de la ministérielle ?

La France est l’un des pays pionniers sur les questions spatiales, avec le premier programme de lanceur engagé en 1965. Nous avons une agence spatiale en France, le CNES, qui est un support très important à la recherche et aux industriels tant sur les lanceurs que sur les satellites. C’est normal que la France souhaite avoir un rôle de leader. Maintenant, il y a plusieurs grandes nations spatiales en Europe, notamment la France, l’Allemagne et l’Italie qui, à elles trois, contribuent à 85 % du budget d’Ariane 6. Il est crucial pour la France de rester un acteur majeur du spatial européen, et c’est tout aussi important que nos partenaires, Commission européenne comme États membres, restent fortement impliqués dans le spatial. Cela ne fait aucun doute dans l’esprit de qui que ce soit. C’est ce qui fait les succès européens.

Ariane 6 est-il le bon lanceur au bon moment ?

Ariane 6, qui sera porté par l’expertise d’Ariane­Group et de l’industrie européenne, sera un lanceur fiable et adapté aux besoins du marché des lancements. Il est donc primordial de terminer son développement puisque celui-ci induira une diminution du prix des lancements. Il sera environ deux fois moins cher par rapport à Ariane 5.

Vega E n’est-il pas un futur concurrent d’Ariane 6 ?

Une concurrence entre acteurs européens dans ce domaine serait stérile. Les programmes Ariane 6 et Vega sont extrêmement liés, leur vocation est d’être complémentaires. Notre R&D et l’innovation sont mises en commun entre la France et l’Italie. La France a financé Vega C et l’Italie de son côté Ariane 6. Notre objectif est de disposer au niveau européen d’une gamme de lanceurs qui couvrira tous les marchés de lancement.

La réutilisation d’un lanceur, considérée comme une innovation de rupture, n’est pas donc pas à l’ordre du jour…

Nous ne devons pas nous interdire de penser à la suite. Nous proposerons d’accélérer le développement des nouvelles technologies pour préparer la suite d’Ariane 6, via le moteur réutilisable à bas coût Prometheus et les démonstrateurs d’étage récupérable Callisto et Themis. Ce sont des solutions de rupture. Notre objectif est d’être capable, à partir d’Ariane 6, d’améliorer en permanence l’offre de lancement d’Arianespace. L’Europe est en train d’achever le développement d’Ariane 6, qui sera prochainement opérationnelle, et en parallèle prépare l’avenir. Ariane 6 sera enfin un pilier très important de l’autonomie et de la souveraineté de l’Europe et de la France. L’Allemagne et la France sont d’accord sur cette stratégie. Nous nous parlons souvent avec mon homologue allemand.

Justement, la France joue le jeu de la préférence européenne. Ce qui n’est pas le cas des autres pays, dont l’Allemagne. Faut-il être plus contraignant ?

Nous devons jouer avec les mêmes règles que nos concurrents. Croyez-moi, ce sujet est une priorité et de grands progrès ont été accomplis depuis deux ans. La Commission européenne et l’ESA se sont engagées à utiliser les lanceurs européens pour leurs programmes spatiaux. Par ailleurs, des représentants de cinq États européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Suisse) se sont engagés lors du Conseil ministériel de l’ESA du 25 octobre 2018 à utiliser en priorité les lanceurs européens pour leurs satellites institutionnels.

La France va-t-elle également soutenir son industrie dans les satellites, qui estime être le parent pauvre de la politique spatiale française ?

Commençons par regarder qui est en tête des dernières compétitions les plus importantes dans les satellites. Ce sont des entreprises françaises. Cette industrie est essentielle et c’est pourquoi l’État l’a toujours accompagnée et a contribué à la porter au meilleur niveau mondial. Cela n’a pas de sens d’opposer les satellites aux lanceurs et vice-versa. Je le leur ai dit. Nous avons la chance d’avoir en France deux grands « satellitiers ». C’est une force. Mais de temps en temps, le fait d’en avoir deux pose des problèmes face à une compétition mondiale féroce. Ils sont conscients que, sur certains programmes, ils doivent mieux travailler et réfléchir ensemble. Ils se rendent compte eux-mêmes, au regard du marché international des satellites, que parfois le fait de rentrer dans une compétition à outrance l’un contre l’autre n’est pas le meilleur moyen pour être efficace.

Poussez-vous à un rapprochement ?

Je ne définis pas la politique industrielle et commerciale de ces entreprises à leur place. L’essentiel pour moi est que notre filière de satellites reste, dans la durée, un fleuron au meilleur niveau mondial, capable d’innover et d’exporter. Nous sommes prêts à envisager toutes les options.

Avez-vous déjà un schéma de rapprochement ?

Ce n’est pas à moi de leur dire ce qu’ils ont à faire, mais ils sont conscients, et moi aussi, qu’il y a des choses à améliorer. Toutes les options sont sur la table, à eux de faire des propositions.

Est-ce un projet à court terme ?

Il faut laisser du temps au temps. C’est à eux de réfléchir et de faire des propositions qui feront en sorte qu’en termes de compétitivité, d’innovations et d’emplois les bonnes décisions soient prises.

Et si rien n’avait avancé avant la fin de l’année ?

Je crois qu’ils sont parfaitement conscients du sujet et ils s’en parlent. Sur la question du spatial, on porte tous la même ligne.

Estimez-vous que la France doit adapter sa doctrine spatiale militaire ?

C’est une question qu’il faut poser à la ministre des Armées, Florence Parly. Mais l’espace tend à devenir un champ de confrontations. Quand on vous attaque, il ne me paraît pas illogique d’être en capacité de répliquer.

D’une façon générale, faut-il faire évoluer le principe de juste retour géographique ?

La France porte cette volonté de faire évoluer le juste retour géographique sur investissement. Principalement nous devons repenser l’industrialisation des lanceurs Ariane pour une raison simple : ce marché est désormais le cadre d’une véritable compétition internationale. Il est très important d’améliorer la compétitivité des futurs lanceurs face notamment à la concurrence américaine. Une réflexion est en cours avec l’ESA pour définir des modalités privilégiant l’optimisation du coût. La compétitivité des programmes spatiaux européens doit devenir la règle à travers une approche beaucoup plus économique.

La France a soutenu le renforcement de l’agence spatiale de l’Union européenne à Prague. Pourquoi l’ESA, soutenue par l’Allemagne, a-t-elle freiné des quatre fers ?

Peut-on vraiment penser que l’Union européenne n’est pas un acteur à part entière du spatial alors qu’elle va investir 16 milliards d’euros dans l’espace entre 2021 et 2027 ? L’UE va tirer bénéfice de la gestion et de l’exploitation des données spatiales issues des programmes européennes qu’elle a financé. Mais l’Agence spatiale européenne demeure unique par son expertise technique sur la gestion des programmes.

Les taux d’intérêt vont rester bas en France

Les taux d’intérêt vont rester bas  en France

 

(Article de Xerfi repris dans la Tribune)

 

«

« Confirmation du resserrement de la politique monétaire aux États-Unis, arrêt du quantitative easing à la fin de l’année en zone euro, le ton des banques centrales change et semble sonner la fin de partie de l’argent pas cher. L’orientation de la FED sur le comportement des autres banques centrales étant toujours importante, ses prises de décisions ne seront pas sans conséquences sur les évolutions à venir ici en Europe et en France.

Or, le message envoyé par le Président de la Réserve fédérale américaine est très clair : « l’économie américaine est en pleine forme. Signe de cette confiance, une nouvelle remontée du taux directeur a été décidée, la 2ème de l’année, la 7ème depuis le revirement de décembre 2015. Deux autres sont programmées d’ici la fin de l’année et trois tours de vis supplémentaires en 2019, ce qui porterait les taux directeurs à 3% environ. Après 7 années passées au plancher à la suite de la crise de 2008, la normalisation est en cours de l’autre côté de l’Atlantique. Conséquence immédiate les taux courts se sont redressés aussi : les rendements américains à deux ans se sont envolés et à près de 2,60 ils sont au plus haut depuis 10 ans. La formation des taux d’intérêt à long terme dépend bien sûr des anticipations des taux à court terme ce qui les a fait grimper à environ 3% soit un pic depuis 2011. En lien avec l’accélération de l’inflation, l’augmentation des taux courts est plus rapide que celle des taux souverains à 10 ans, conduisant à un aplatissement de la courbe des taux Une tendance forte qui perdurerait l’année prochaine. Quoiqu’en hausse, les taux longs pourraient ne pas excéder 4%. Ils demeureraient de la sorte près de 1 point en dessous de la croissance du PIB nominal. Et leur inertie confirme que les marchés ne croient pas en une normalisation complète des taux courts. En d’autres termes, les taux ne seront pas un frein à la croissance aux Etats-Unis. Le risque néanmoins pour l’Europe et la France est bien entendu celui d’une contagion, alors même que les perceptives de croissance sont bien plus modestes. Tout l’enjeu pour la BCE est donc de freiner la remontée des taux importée des États-Unis. Elle peut agir sur les taux courts. Son taux directeur est ainsi resté inchangé et le restera jusqu’à la fin de l’été 2019. Et l’on perçoit mal ce qui pourrait précipiter le mouvement : de l’inflation, dans la zone euro, il n’y en a pas comme le montre l’évolution de l’indice sous-jacent. Une fois débarrassée des produits à prix volatils ou soumis, à l’intervention de l’État, elle reste coincée autour de 1%. De son côté, la croissance, a perdu de sa vitalité : et est passée d’un rythme proche de 3% tout au long de 2017 à 1,5% seulement au 1er trimestre 2018. Quant aux indicateurs avancés, ils vont dans le même sens. L’ESI, un indice du climat des affaires et de la confiance des ménages est peut-être au-dessus de sa moyenne de long terme, mais il s’est retourné depuis janvier dernier signe d’une économie à la recherche de second souffle. Il serait donc mal venu de l’asphyxier avec une hausse des taux. Le douloureux souvenir de 2011 est encore dans les mémoires. Quant aux taux longs, peu de risque d’emballement. Parce que les taux courts sont bas. Parce que la taille du bilan de la Banque centrale restera colossale. Ces digues devraient tenir. L’Euribor à 3 mois, mètre-étalon des crédits à taux variables où à très court terme, est tout simplement négatif depuis le 21 avril 2015. Certes cette vision un peu large écrase les mouvements les plus récents, mais pour l’heure il ne s’agit que de micro-fluctuations qui n’affectent que le troisième chiffre après la virgule. De leurs côtés, les taux à deux ans restent, en France négatifs sans qu’aucune rupture de tendance ne soit perceptible. Quant aux taux longs, ils restent coincés autours de 1% et ne devrait pas dépasser 1,5% fin 2019. Une hausse très limitée qui passera en outre très partiellement dans les taux proposés par les banques à leurs clients, tant la concurrence entre les établissements est virulente. Les taux d’intérêt sont bas, exceptionnellement bas et le resteront encore l’année prochaine. Une chance pour l’Etat qui continue de se financer à bon compte, une chance pour les particuliers et les entreprises qui empruntent toujours moins chers que ce soient pour dépenser plus ou investir.

>> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

Hollande veut rester en politique : au secours !

Hollande veut rester en politique : au secours !

Un peu comme Sarkozy, Hollande et drogué à la politique. Il affirme qu’il n’entend pas se retirer du débat, qu’il s’exprimera mais sans nuire au redressement du pays. En vérité, on voit mal ce qu’il  pourrait apporter de positif compte tenu de son bilan autant comme premier secrétaire du parti socialiste que comme président  de la république. En fait,  si Hollande tente un retour, c’est qu’il ne sait pas faire autre chose que de la politique. Pour lui ce n’est pas un engagement mais un job. Il est vraisemblable qu’il choisira une posture d’opposant comme l’avait fait d’ailleurs. La crainte pour l’ancien président de la république ce n’est pas que Macron échoue dans sa tentative de moderniser le pays mais plutôt le contraire,  qu’il réussisse. On sait que François Hollande a été le président le plus impopulaire de la Ve République, il ne se console pas d’avoir été mis en position de renoncer. Son premier objectif est donc de réhabiliter son bilan à fin de sauver son image dans l’histoire. Le second objectif pourrait être un retour plus actif par exemple au sein des socialistes aujourd’hui en pleine décomposition et dont il pourrait refaire éventuellement l’unité grâce à son art des synthèses, un art qui peut satisfaire aussi bien les gauchistes que les libéraux. Un exercice dans lequel il a excellé au parti socialiste quand il en était le premier secrétaire. Malheureusement cet art de la contradiction a explosé au contact des réalités de la gestion. Mercredi, TV5 Monde a diffusé  une courte interview enregistrée dans la foulée, dans laquelle François Hollande indique qu’il restera un acteur de la vie publique. Se retirer du paysage politique? «Non!» tranche le socialiste. «Je ne l’ai d’ailleurs pas dit, à aucun moment. Même quand j’ai décidé, pour les raisons que j’avais indiquées, de ne pas me représenter», se plaît-il à rappeler, comme si la question de l’éventualité d’un retrait l’étonnait. «Ce n’est pas de la passion», insiste-t-il, inquiet que certains puissent imaginer qu’on «ne puisse pas (se) détacher» de la politique, «comme s’il y avait une addiction». «La politique c’est la vie de nos compatriotes, c’est la vie aussi du monde. Je suis passionnément français donc je continuerai à m’exprimer», poursuit Hollande qui jure qu’il «ne veut pas compliquer la tâche de (son) successeur». «Donc je me suis astreint à une réserve, à une retenue que chacun peut comprendre». Du présent, Hollande vient d’utiliser le passé. Car les premiers pics à l’endroit d’Emmanuel Macron, surgissent: «Évitons de prendre des décisions qui viendraient contrarier cette tendance» d’embellie économique. Dans son viseur: la réforme du code du travail.

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Finalement sous la pression de l’opinion et surtout des grands groupes internationaux, le président américain pourrait être amené à revoir sa position concernant l’accord de Paris sur le climat. Il ne s’agirait plus de se retirer de cet accord mais d’en rediscuter certains aspects et notamment de retenir des objectifs de réduction d’émissions polluantes  en moins contraignant pour les États-Unis. L’administration du président Donald Trump semble en effet envisager de plus en plus sérieusement de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat, sous la pression des grandes entreprises et au prix d’un nouveau retournement politique. Le principal élément nouveau sur ce dossier réside dans les déclarations faites mardi par le secrétaire à l’Energie, Rick Perry.   »Je ne vais pas dire au président des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris sur le climat (…). Je vais lui dire que nous devons le renégocier », a-t-il déclaré, se disant aussi favorable à la promotion de toutes les formes d’énergie. L’ancien gouverneur du Texas rejoint ainsi la position du secrétaire d’Etat Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, lui aussi partisan du maintien dans l’accord, ou de la fille du président, Ivanka et son mari Jared Kushner. Mercredi, treize grands groupes internationaux ont pressé Donald Trump de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris, conclu en décembre 2015 par 195 pays et visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique. S’il choisissait cette option, Donald Trump se mettrait en contradiction avec son discours de campagne sur l’environnement, fortement climato-sceptique. « Je suis très hésitant à avancer une prédiction étant donné l’imprévisibilité du processus de décision de cette administration », a expliqué Elliot Diringer, directeur général du « Center for Climate and Energy Solutions », influente ONG de Washington. Toutefois, « il semble qu’il y ait une convergence grandissante à la Maison Blanche en faveur d’une stratégie de maintien dans l’accord de Paris, mais en révisant à la baisse les objectifs de réduction des émissions de carbone des Etats-Unis ».

Sondage : Taubira peut rester

Sondage : Taubira peut rester

 

Un récent sondage Ifop pour I télé publié samedi 9 janvier fait apparaître qu’ une majorité des Français (54%) estime que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, peut rester. Pourtant une autre majorité encore plus large se déclare en faveur de la déchéance de nationalité à l’égard de laquelle Taubira a manifesté son désaccord total. Des résultats en apparence assez contradictoires. Cependant cela peut correspondre aux souhaits des Français de voir représenter dans le même gouvernement toutes les sensibilités. Pour preuve le fait que même chez les sympathisants des républicains les avis sur cette question sont aussi assez partagés. Sans doute faut-il voir là le sentiment général que la France ne peut plus se permettre de se vautrer dans des clivages  obsolètes qui hypothèquent l’efficacité du gouvernement dans une période de crise particulièrement aiguë. Sans doute tiendrait-on des résultats assez comparables si l’on interrogeait les Français pour savoir si Macon représentant de l’aile droite du gouvernement devait ou non se maintenir dans l’équipe de Manuel Valls. Il y a de toute évidence une demande d’unité dans le résultat de ce sondage. Unité pratiquée par exemple depuis longtemps en Allemagne tandis que la France se livre encore aux délices de l’affrontement politicien aussi stérile que superficiel. Avec Taubira les Français ont peut-être l’impression que cette présence constitue une garantie vis-à-vis de la dérive droitière de Hollande ; à l’inverse avec Macon cela peut constituer la garantie qu’Hollande ne retombera pas dans la dérive bureaucratique étatiste dans le domaine économique. Au gouvernement malgré son désaccord avec l’exécutif à propos de la déchéance de la nationalité pour les binationaux, selon un sondage IFOP pour iTélé publié samedi 9 janvier. A l’opposé, 45% des personnes interrogées pensent que Christiane Taubira devrait quitter le gouvernement. Parmi les sympathisants du PS interrogés, 70% pensent que la ministre peut rester dans l’équipe de Manuel Valls contre 28% d’un avis contraire. Chez les sympathisants des Républicains, 52% souhaitent la voir partir contre 47% qui estiment qu’elle peut rester au gouvernement.

Taux : ils vont rester négatifs en Suisse

Taux : ils vont rester négatifs en Suisse

Et cela  tant que cela sera nécessaire pour la politique monétaire, déclare Fritz Zurbrügg, vice-président de la Banque nationale suisse (BNS), dans les colonnes du journal dominical Zentralschweiz am Sonntag. « Les taux d’intérêt resteront bas tant que la politique monétaire le justifiera », dit-il en ajoutant que l’environnement de taux bas dans le monde contribue à contenir les taux suisses. Une éventuelle hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine serait une bonne chose pour la Suisse, en renforçant l’attractivité du dollar, estime-t-il. L’économie helvétique, tournée vers l’exportation, souffre de la vigueur du franc depuis que la BNS a abandonné en janvier le cours plafond du franc à 1,20 pour un euro. Un mois plus tôt, en décembre 2014, la banque centrale avait imposé un taux des dépôts négatif pour la première fois depuis les années 1970, facturant à 0,25% les dépôts à vue. « Le franc serait encore plus fort sans des taux d’intérêt négatifs », fait valoir Fritz Zurbrügg dans l’interview.  Interrogé par le Schweiz am Sonntag, le directeur de la Finma, l’autorité de surveillance des marchés financiers en Suisse, estime de son côté que les taux d’intérêt bas resteront en place pendant des années voire des dizaines d’années. « Il est possible que les taux d’intérêt bas durent non seulement des années mais des décennies », assure Mark Branson, en notant que les banques et compagnies d’assurance devront s’adapter à cette situation. « Un tel environnement est historiquement unique. Plus longtemps durera cette phase, plus difficile sera la sortie une fois que les taux d’intérêt redeviendront attractifs. »

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

 

Invité ce vendredi de France Info, le président du groupe socialiste à l’Assemblée à raison de se poser la question : la compagnie va-t-elle rester française. Face au blocage des pilotes il se pourrait qu’on envisage un scénario de délocalisation de l’entreprise avec à la clé une modification du statut des personnels. Rien n’est envisagé officiellement actuellement mais il faut quand même signaler que les salariés de KLM ont accepté de faire des efforts importants pour améliorer la productivité. En outre une délocalisation pour régler en partie la question de la forte fiscalité qui pèse sur les salaires en France. Dans ces conditions Bruno Le Roux A appelé les pilotes d’Air France à se remettre autour de la table. Et il s’inquiète pour l’avenir de la compagnie.  « Je suis très inquiet de la situation de la compagnie Air France. Et surtout du manque de lucidité dans ce moment pour faire des réformes qui sont essentielles, essentielles à la survie de l’entreprise. J’ai peur pour les salariés. Quand on annonce pour la première fois dans l’histoire de la compagnie des licenciements, j’y vois les effets d’une compétition internationale qui s’est musclée fortement ces dernières années », a déclaré Bruno Le Roux. « Il y a un risque de disparition du pavillon français. La compagnie Air France existera très certainement toujours. Est-ce qu’elle sera française ou pas ? Il y a des compagnies du Golfe qui regarde de notre côté. C’est pour ça que je demande que les négociations puissent se poursuivre, que les pilotes se mettent autour de la table ».

Blatter veut rester à la FIFA

Blatter veut rester à la FIFA

 

Incroyable mais vrai, Blatter envisage sérieusement de renoncer à sa promesse de démissionner de son poste de président de la FIFA, a déclaré lundi un de ses proches conseillers sur la chaîne Sky News. Selon Klaus Stöhlker, qui a conseillé Sepp Blatter durant sa dernière campagne de réélection, le patron du football mondial, qui a 79 ans, pourrait rester à la tête de la Fédération internationale si aucun « candidat convaincant » n’émerge pour le remplacer.  Quatre jours seulement après avoir été réélu en plein scandale de corruption visant des responsables de la FIFA, le patron du football mondial a annoncé le 2 juin qu’il démissionnerait à l’occasion d’un congrès extraordinaire qui devrait se tenir entre décembre 2015 et mars 2016. Mais selon une source citée dimanche par le quotidien suisse Schweiz am Sonntag, il aurait reçu depuis de nombreux messages de soutien de fédérations africaines et asiatiques reconsidérer sa décision, et il n’y serait pas insensible. Ce soutien n’est pas étonnant car certainess de ces fédérations sont impliquées dans la corruption.

 

La Grèce doit rester dans l’Euro (Moscovici)

La Grèce doit rester dans l’Euro (Moscovici)

 

 

Moscovici confirme en fait que l’Europe est coincée. Avec la dette de plus de 300 milliards de la Grèce ( Dont plus de 50 milliards d’engagements pour l’Allemagne et plus de 40 milliards pour la France). Il n’y a donc pas d’autre solution que de garder la Grèce dans l’Euro sauf à renoncer à tout remboursement en cas de défaut.  « Il ne peut pas ne pas y avoir d’accord. Nous allons tous faire ce qu’il faut pour qu’il y ait un accord », a déclaré M. Moscovici lors de l’émission Le Grand Jury RTL-LeFigaro-LCI. Estimant que le gouvernement grec a « entendu » le message « dur, en tous cas ferme » de l’Eurogroupe qui s’est réuni vendredi à Riga (Lettonie), le responsable européen s’est dit confiant dans la capacité des Européens de s’entendre avec la Grèce avant l’expiration fin juin du programme de sauvetage financier prévu pour Athènes. « Nous allons accélérer le processus. Nous allons entrer maintenant dans cette négociation, j’en suis convaincu », a ajouté M. Moscovici qui a indiqué avoir parlé dimanche à deux reprises avec le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, « un homme intelligent, pas toujours facile mais intelligent » et avec qui on « peut trouver un langage commun ». La Grèce est à court d’argent en raison de la stagnation des négociations avec ses créanciers, UE et FMI, et du retard pris dans le paiement de la dernière tranche de 7,2 milliards d’euros des prêts. Aucun accord n’a été trouvé vendredi à Riga lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) après deux longs mois de négociations. Une sortie de la Grèce de l’euro n’est pas envisagée, a-t-il réaffirmé, citant deux récents sondages qui montrent que les Grecs souhaitent conserver la monnaie unique. « Moi je souhaite absolument que la Grèce reste dans la zone euro. La place de la Grèce est dans la zone euro », a-t-il dit. Interrogé sur la possibilité d’un défaut de la Grèce qui ne pourrait pas rembourser une échéance, il a répondu: « Nous surveillons ça ». « La Commission européenne et les institutions qui travaillent avec elle – la BCE, le FMI et les Etats-membres – tout le monde souhaite éviter cette hypothèse », a-t-il ajouté.

Départementales « Je veux rester à Matignon »(Valls) malgré la débâcle

Départementales « Je veux rester à Matignon »(Valls) malgré la débâcle

 

Sur RTL ce matin Valls a affirmé qu’il voulait rester à Matignon et qu’il y restera. Une déclaration  crédible mais peut-être  aussi pour se rassurer. Car Hollande est t prêt à tout pour redonner du crédit à sa candidature en 2017 pour l’instant plus qu’hypothétique puisque 80% des Français ne souhaitent pas qu’il se représente. S’il le faut il virera Valls ( sans doute après les régionales) ou mieux il lui fera manger son chapeau ; En élargissant la majorité et le gouvernement. En fait en le paralysant pour qu’il abandonne le virage à droite qui a coûté cher au PS. Avec des écolos, des frondeurs,  Valls sera d’autant plus paralysé. Mais il restera car il sait qu’occuper le poste de Premier ministre est un formidable tremplin pour préparer les échéances futures. Sans doute celle de 2022 mais  même peut-être celle de 2017 si  Hollande est toujours aussi discrédité. De ce point de vue le calcul de Hollande est bien étudié, il doit au maximum user ce Premier Ministre moins impopulaire  que lui . De toute manière en réalité Valls ne risque pas de trouble idéologique puisqu’il n’a pas d’autre ligne que celle qui consiste à accéder au pouvoir. Une ligne socialiste, sociale démocrate ou libérale peu importe. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse du pouvoir. C’est vrai de la plupart des socialistes. En réalité il n’y a jamais eu de philosophie politique au PS, un parti d’apparatchiks depuis Mitterrand. Au mieux quelques textes socialisants le temps d’un congrès et comme a avoué récemment  Hoolnde « Une fois au pouvoir on gère» ! . la preuve nombre d’anciens marxistes notamment de la LCR se sont reconvertis au PS en soutenant des orientations social-libérales à commencer par le secrétaire général Cambadélis. Ce pari d’apparatchiks, de hauts fonctionnaires et de bobos ne s’embarrassent ni de principes idéologiques sauf dans quelques domaines sociétaux où en général il est à coté de la plaque du fait de son ignorance des réalités sociales.

Malgré la débâcle aux départementales Manuel Valls veut « rester longtemps » à Matignon

Malgré la débâcle  aux départementales Manuel Valls veut « rester longtemps » à Matignon

Il faut évidemment uen grille de lecture pour comprendre ce que disent les politiques. Valls affirme qu’il veut rester à Matignon ; d’abord c’est par certain ensuite pas pour mener la même politique économique. Contrairement aussi à ce qu’affirme Hollande ( pour faire semblant de rassurer Valls). Valls le sait pourtant, pourquoi alors veut-il demeurer longtemps   Matignon ? Ce ne n’est plus uen affaire de conviction mais de posture. Bref comme les autres quand la représentation prend le dessus sur  tout le reste. Valls mangera son chapeau pour demeurer sur le devant de la scène politique, pour se préparer pour 2022 voire 2017 si Hollande s’écroule complètement dans les sondages. « En Corrèze où il était en meeting, Valls  a assuré sentir « un frémissement », alors que la gauche pourrait perdre entre 30 et 40 départements sur les 61 qu’il dirige actuellement.  »Je sens quelque chose qui change, je crois que les électeurs de gauche sont conscients de l’enjeu pour l’avenir des départements, de l’enjeu par rapport à l’extrême droite parce que c’est l’image de la France qui est en cause », avait-il déclaré à la presse peu avant en visitant une usine Eyrein, à quelques kilomètres de Tulle.  Devant les militants, qui lui ont réservé un accueil chaleureux, Manuel Valls n’a pas tari d’éloges sur le président de la République, « un grand président, un homme d’État ».  »Je suis fier d’être le premier ministre de François Hollande », a-t-il encore lancé, soulignant aussi « tout le plaisir » qu’il avait « à être à ses côtés ». Et de plaisanter sur son avenir à Matignon après l’échéance des 22 et 29 mars: « À ceux qui doutaient que je puisse rester à Matignon », a-t-il dit, j’ai eu la « consécration absolue pour un premier ministre : quand on est autorisé à tenir meeting à Tulle, c’est qu’on va rester longtemps !« 

Scission chez les écolos (EELV), il va rester quoi ?

Scission chez les écolos (EELV), il va rester quoi ?

Si l’on a croit les sondages les écolos d’EELV vont récolter autour de 2% aux départementales. Du coup les divisions s’exacerbent ; Il y a plusieurs raisons, il y a ceux qui souhaiteraient bien un petit portefeuille au gouvernent. ils savent bien que cette gauche là n’est pas prête de retourner au pouvoir ( en 2022, 2027 ou plus tard) et ils veulent aussi goûter aux joies (aussi aux avantages ministériels) de la monarchie républicaine). Ceux qui y sont opposés et qui se situent plus à gauche, proches des frondeurs du PS et du front de gauche. Du  coup non envidage même une scission. Comme d’  une certaine manière les écolos d’EELV ont largement discrédité l’idée d’écologie en privilégiant les aspects politiques ( exemple dans la loi sur la transition énergétique vidée de tout contenu), il est alors vraisemblable qu’il ne restera pas grand chose sur la pan électoral. D’autant que le crise rend moins sensible à la problématique environnementale. Le fossé se creuse au sein d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre ceux qui refusent la participation au gouvernement de Manuel Valls, à l’image de Cécile Duflot, et les pro-participation, comme François de Rugy et Jean-Vincent Placé, certains allant jusqu’à évoquer une « scission » du parti écologiste. Il aura suffi d’une interview de la députée Cécile Duflot écartant de nouveau tout retour des écologistes au sein d’un gouvernement qui refusent la participation au gouvernement de Manuel Valls, à l’image de Cécile Duflot, et les pro-participation, comme François de Rugy et Jean-Vincent Placé, « , pour que les querelles au sein d’EELV reprennent. Depuis des mois, deux lignes s’affrontent. ‘à évoquer une « scission » du parti écologiste. Celle de Cécile Duflot qui, depuis qu’elle a refusé de participer au gouvernement Valls, exclut tout retour, et celle du sénateur Jean-Vincent Placé et des députés François de Rugy et Barbara Pompili qui n’ont de cesse de répéter qu’il faut renouer avec l’exécutif. Chaque pôle est à la manœuvre. François de Rugy et Jean-Vincent Placé sont signataires, comme le vice-président EELV de l’Assemblée nationale Denis Baupin, d’un « pacte de responsabilité écologique » spécifiant que « pour les écologistes, l’exercice des responsabilités gouvernementales, s’il a connu une éclipse, est une obligation, pour prendre pleinement part à l’engagement dans la transition écologique ». Ils se retrouveront le 4 avril lors d’une rencontre du club « repères écologistes », dans les bureaux de l’Assemblée, sur le thème « quelle responsabilité pour les écologistes aujourd’hui ? ». Cécile Duflot, elle, veut « œuvrer » à l’émergence « d’une nouvelle force politique ». « Dans tout le pays nous avons besoin d’un travail collectif avec des personnes qui n’ont jamais travaillé ensemble. Cela a déjà commencé à l’Assemblée nationale », a-t-elle déclaré à Libération. EELV est majoritairement allié au Front de gauche pour les élections départementales. La relation tourmentée entre le Parti socialiste et Europe-Ecologie-Les Verts continue d’animer le match Duflot-Placé. Dernier épisode en date, les élections départementales. Les bureaux de vote n’ouvriront que dans 17 jours mais les socialistes reprochent déjà aux écologistes de se présenter indépendamment et de participer à l’exclusion de la gauche du second tour. Un argument que semble partager Jean-Vincent Placé, le président du groupe EELV au Sénat. Sur Twitter il a partagé jeudi les résultats d’un sondage CSA pour BFM-TV qui évalue à 2% le score de son parti au soir du 22 mars. «Tout ça pour ça!», a-t-il commenté. Un tweet que le sénateur a ensuite supprimé en milieu d’après-midi après les demandes de ses camarades. «Ils m’ont fait comprendre que cela pouvait être démobilisateur, à deux semaines des départementales. J’ai donc supprimé mon tweet mais ça ne change pas mon mécontentement quant aux accords passés pour ces élections», a-t-il dit.

 

Aéroport Toulouse : « l’État doit rester majoritaire » (Martin Malvy)

Aéroport Toulouse : « l’État doit rester majoritaire » (Martin Malvy)

 

Alors que le gouvernement vient d’annoncer la cession de 49,9% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à un consortium chinois, le président de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a estimé que l’Etat devait rester majoritaire dans l’établissement. L’ancien ministre a souligné dans un communiqué avoir transmis cette position aux autorités « depuis plusieurs semaines »: « si l’Etat cédait 49,9 % des parts qu’il détient – et quel que soit le concessionnaire retenu « . Je souhaitais que la puissance publique demeure majoritaire dans le capital de  Selon lui, « c’est possible. Soit que l’Etat garde les parts qu’il possédera encore – 10,1% – soit que le candidat désigné cède une partie de celles qu’il va acquérir ».L’État a lancé un appel d’offres en juillet en vue de céder 49,9% du capital sur les 60% qu’il détient actuellement. Trois groupes avaient fait des offres deux fonds d’investissements chinois face aux français Vinci Airports et Aéroports de Paris, soutenus respectivement par la Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole.

Thévenoud(PS): « je veux rester député », ben voyons !

Thévenoud «  je veux rester député », ben voyons !

C’est vrai, il a juste oublié de déclarer ses revenus, c’est quand même pas un drame. D’après France Info il s’agit de 40 000 euros pour 2013, 40 000 euros qu’il vient de payer,,, une broutille ! Normal qu’il ait oublié  Au fait il fait quoi Thévenoud, le député « socialiste » pur gagner autant ? D’autant qu’il surtout fait carrière en politique. Normal qu’il ait oublié.  Il a raison de vouloir rester député, c’est un métier bien payé en plus surtout quand sa femme est aussi chef de cabinet du groupe parlementaire PS dont Thévenoud est vice président. On ne peut pas lui reprocher une maque de probité puisqu’il a été membre de la commission Cahuzac et de la commission anti-fraude de l’assemblée. En outre il se rend, repent à son compte sa propres formule «  repentez-vous’ avait-il dit aux exilés en son temps ! C’est fait pour lui ! Dans un entretien vendredi au Journal de Saône-et-Loire, département dont il est élu, Thomas Thévenoud revient sur son départ du gouvernement pour des problèmes « fiscaux ». « On peut m’accuser de négligence mais pas de malhonnêteté », affirme le socialiste, qui souhaite garder son mandat de député à l’Assemblée nationale.  Il s’agit de sa première interview, au lendemain de son départ forcé du gouvernement, et Thomas Thévenoud veut « être très précis ». Non, le socialiste n’a « jamais fait de fausses déclarations, jamais dissimulé des revenus ou des éléments de (son) patrimoine ». « Je n’ai jamais trompé l’administration fiscale qui connaissait parfaitement ma situation. Je n’ai fait d’ailleurs l’objet d’aucune procédure pénale », affirme dans un entretien « par écrit » au Journal de Saône-et-Loire le désormais ex-secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. « Il s’agit uniquement de problèmes de déclaration et de retards de paiement », précise-t-il. « On peut m’accuser de négligence – c’est légitime et croyez bien que je suis le premier à le faire – mais pas de malhonnêteté », assène Thomas Thévenoud, qui explique s’être « laissé débordé par (son) engagement public ». « Ma vie s’est accélérée et, à mesure que j’assumais de nouvelles responsabilités publiques, les problèmes s’accumulaient dans ma gestion privée. Au fond, ma rigueur dans la vie publique n’a eu d’égale que ma négligence dans la gestion privée », va-t-il même jusqu’à écrire. L’élu de Saône-et-Loire livre le détail de ses « négligences » au journal local. Sa déclaration de revenus en 2012? « Déposée avec retard » mais réglée « intégralement depuis longtemps, pénalités comprises ». 2013? Pas de déclaration, ce qui « a donné lieu à ce que l’on appelle une taxation d’office par l’administration fiscale ». Et enfin sur la déclaration de 2014, là encore « déposée en retard », déclare Thomas Thévenoud, qui dit attendre « maintenant l’envoi de (son) avis d’imposition ». « Aujourd’hui, au regard de l’administration fiscale, je suis à jour de mes obligations déclaratives et de paiements », ajoute-t-il. Sur le plan politique, le jeune quadragénaire pensait au moment d’entrer au gouvernement avoir « prouvé (sa) bonne foi », « ayant entamé les démarches nécessaires à la régularisation » de sa situation fiscale. Il dit toutefois avoir acquitté la taxation d’office de 2013 le 1er septembre 2014, c’est à dire après son entrée au gouvernement. « Le Premier ministre a considéré que cette situation rendait impossible ma présence au Gouvernement. Je l’ai parfaitement compris », a-t-il dit (lire ci-contre), jugeant son comportement « incompréhensible » mais répétant ne pas être un « fraudeur ». « J’ai payé ce que je devais à l’Etat et j’en paie aujourd’hui le prix politique, c’est normal », juge-t-il. Pour autant, Thomas Thévenoud n’a pas l’intention de démissionner de son mandat de député. « J’ai été élu pour cinq ans et je souhaite mener ma mission jusqu’à son terme », répond-il, en assurant qu’il allait « corriger (ses) faiblesses ». Pas sûr que cela plaise forcément à ses collègues. Autre élu PS de Saône-et-Loire, Philippe Baumel a par exemple jugé vendredi que si Thomas Thévenoud « revenait sur les bancs du Palais Bourbon, il donnerait un sentiment d’immunité qui serait mal perçu par nos concitoyens ».

 

Après Poutine et Chavez, Parisot veut rester présidente

Après Poutine et Chavez, Parisot veut rester présidente

 

 

Quelques mois avant l’élection du nouveau président du Medef, Parisot utilise les méthodes de Poutine (et autres dictateurs), on change la règle pour se maintenir en place ; Il y a évidemment des enjeux personnels bien sûr car la président tire avantage de sa situation. Au-delà, il y a surtout  des enjeux sur le contrôle du Medef passé sous la coupe de CAC 40 et des services tandis que l’industrie était renvoyé au second rang. Le Medef s’intéresse peu à l’industrie- hormis pour quelques grands groupes comme Total- ce qui explique aussi en partie la situation de l’industrie française et s’intéresse peu aux PME. D’une certaine manière cette tentative de putsch ressemble à celle de Copé à l’UMP ; quand on n’est pas content des résultats d’une élection, on le change ou alors on change les règles comme dans certains pays africains, en Russie ou au Venezuela. Belle leçon de démocratie pour celle qui devrait être porteuse des valeurs républicaines et démocratiques du patronat. La « patronne des patrons » Laurence Parisot est donc engagée dans une tentative délicate pour se maintenir à la présidence du Medef au-delà de la fin de son mandat, qui lui a valu lundi les foudres et la contre-attaque de ses opposants.  Trois jours après l’accord sur la réforme du marché du travail, le conseil exécutif du Mouvement des entreprises de France (Medef), réuni dans l’après-midi à Paris, donnait le coup d’envoi de la bataille pour sa succession.  Elue en 2005 pour un premier mandat de cinq ans puis reconduite en 2010 pour une durée de trois ans, conforme aux statuts actuels de l’organisation, Laurence Parisot doit quitter son poste en juillet.  Mais elle a saisi le comité statutaire pour modifier les règles. Officiellement, il s’agit de « mettre en cohérence les deux mandats que peut faire un président, qui sont actuellement de cinq et trois ans », justifie un ténor du mouvement.  La vice-présidente de l’institut de sondages Ifop suggère de prolonger à cinq ans la durée du second mandat et/ou de lever la limitation du nombre de mandats. Si elles sont entérinées par le conseil exécutif puis par une assemblée générale du Medef, ces modifications « peuvent porter évidemment à la prolongation de la présidence de Laurence Parisot », reconnaît ce haut responsable proche de l’intéressée.  Autre soutien, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky plaide pour la « continuité ». « Une campagne électorale aujourd’hui au Medef, ce n’est pas opportun », dit-il à l’AFP.  Le conseil exécutif ne doit pas se prononcer dans l’immédiat. Mais la réunion de lundi devrait permettre de prendre la température. Qui risque d’être brûlante.   »On ne change pas les règles du jeu cinq mois avant une élection », a prévenu le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) Pierre Gattaz, jugeant que ce serait « irresponsable » et « désastreux » en termes d’image et de crédibilité.  Il a annoncé lundi sa candidature à la succession de Laurence Parisot, demandant que « la démocratie interne du Medef soit pleinement respectée ».  Candidat déjà déclaré, l’ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot dénonce pour sa part une démarche « des plus curieuses » de la patronne du Medef. « Le temps est arrivé de repasser à l’élection », insiste-t-il.  Il lui reproche d’avoir « calculé son coup depuis longtemps ». « Elle a tout calé sur le calendrier des négociations sur l’emploi et une heure après l’accord, elle a lancé ses lettres pour nous prévenir », explique-t-il à l’AFP.  La bataille s’ouvre à l’issue d’une phase dévolue au bras de fer avec le gouvernement sur la fiscalité et la compétitivité, puis à la négociation sur l’emploi. Autant de fronts sur lesquels le patronat se targue d’avoir remporté des succès, avec le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour les entreprises et une dose de flexibilité.   »Pendant toute cette période, au nom de l’unité patronale, personne ne pouvait s’exprimer », proteste-t-on de source proche du patronat industriel. « On n’a entendu que le discours catastrophiste de Laurence Parisot sur le thème +on ne change pas de capitaine en pleine tempête+ », ajoute-t-on.  Reste une inconnue: la position des grandes fédérations, à commencer par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), souvent hostile à la présidente du Medef. Certains la soupçonnent d’avoir conclu un « deal » avec son président Frédéric Saint-Geours, afin qu’il lui succède dans deux ans.  L’entourage de M. Saint-Geours a démenti à l’AFP l’existence de tout « deal ».  Quoi qu’il en soit, le bilan de Laurence Parisot sera au coeur du débat.   »Elle a réalisé des choses de grande qualité, amélioré l’image des entreprises et du patronat », souligne Jean-Louis Schilansky. La source proche du patronat industriel rétorque: « les décisions sont prises par un petit cercle fermé et visent seulement la promotion de la personne de Laurence Parisot, ça ressemble à la Russie de Poutine ».

 




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