Archive pour le Tag 'reste'

Santé–UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Santé--UE : le  colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

UE : le colorant E171 interdit…. il en reste 300 autorisés

 

Le E171, composé de particules de dioxyde de titane sous forme de poudre, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires -confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes ou plats cuisinés- pour ses propriétés colorantes (pigment blanc) et opacifiantes. Il sera interdit par l’union économique. Le problème c’est qu’il y en a encore 300 autres qui sont autorisés sur 7à 800 possibles.

Plus de 300 additifs alimentaires sont en effet autorisés dans l’Union européenne. Tous font l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Pourtant, des publications scientifiques jettent régulièrement le doute sur certains d’entre eux.

Le Conseil supérieur de la Santé belge considère le dioxyde de titane comme «cancérigène possible», et la France l’avait interdit l’année dernière comme additif alimentaire pour un an. Des chercheurs avaient établi qu’il pouvait provoquer des lésions pré-cancéreuses chez des rats. En France, l’UFC-Que Choisir avait regretté que cette interdiction ne concerne pas la présence du dioxyde de titane dans les médicaments mais aussi les cosmétiques, où il est également employé.

«Trump passera le reste de sa vie devant les tribunaux»

 «Trump passera le reste de sa vie devant les tribunaux»

 

La célèbre journaliste Anne Applebaum prévoit que tTrump  finira sa vie devant les tribunaux.

 

 

Pour commencer, dans la foulée des événements survenus le 6 janvier au Capitole, elle pronostique un sombre avenir à Donald Trump : « Il passera le reste de sa vie devant les tribunaux », remarque-t-elle. Sans l’intégrité qui la caractérise, cette journaliste et historienne américaine née à Washington il y a 56 ans ne pourrait pas traiter les questions sur lesquelles elle choisit de prendre la plume.

 

En 2004, elle a remporté le prix Pulitzer pour son enquête sur le goulag et elle a poursuivi avec Rideau de ferL’Europe de l’Est écrasée 1944-1956, puis Famine rougeLa guerre de Staline en Ukraine. À présent, elle se penche sur la crise des États de droit avec Twilight of democracy (le crépuscule de la démocratie).

Crise sanitaire : un prétexte pour ne pas parler du reste

Crise sanitaire : un prétexte pour ne pas parler du reste

 

Il apparaît clairement que l’ hystérisation  autour de la situation sanitaire met  sous le tapis la plupart des autres problèmes économiques et politiques. Non seulement les problèmes actuels autres que sanitaires sont peu ou mal traités mais les grandes questions d’avenir qui vont se poser dès 2021 sont  ignorées d’après Éric Woerth.

 

Un pansement sur une jambe de bois. C’est ainsi qu’Éric Woerth considère les mesures déployées par le gouvernement pour la sauvegarde de l’économie. Le président LR de la commission des finances à l’Assemblée se montre très critique à l’égard de la politique engagée car au fil des semaines il voit de dessiner le risque d’une «France à l’arrêt».

Depuis le début de la crise sanitaire, le député de l’Oise a toujours approuvé la mobilisation des crédits par l’État pour compenser l’impact du choc sanitaire sur les entreprises.

 

Mais il insiste aussi sur la nécessité de fixer un cap sans renoncer aux transformations indispensables. «Quand vous mariez le “quoi qu’il en coûte” et le “en même temps”, vous n’avez plus aucune limite, vous avez tendance à empiler les aides sans vous imposer aucune borne. Mais attention, car avec 122% de dette publique le système atteint ses limites», prévient le parlementaire, en agitant le chiffon rouge d’une hausse des taux.

 

« Macron reste sourd aux difficultés des jeunes »

« Macron reste sourd aux difficultés des jeunes »

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités estime dans la Tribune que macron est sourd aux difficultés des jeunes (interview)

Quel est l’état des lieux de la pauvreté en France, selon le rapport 2020 que l’Observatoire des inégalités publie aujourd’hui ?

LOUIS MAURIN - La pauvreté est multidimensionnelle et difficile à résumer en quelques mots. Si on regarde la pauvreté monétaire définie à 50% du niveau de vie médian, il y avait, en 2018, 5,3 millions de pauvres. Ce qui correspond à 8,3% de la population. Ce ratio est supérieur au niveau enregistré au début des années 2000. À l’époque, le taux se situait autour de 6,7% de la population. Depuis 20 ans, il y a une tendance à la remontée de la pauvreté en France.

Quels peuvent être les effets à court terme et à long terme d’une telle crise ?

L’effet principal se fait par le biais de l’emploi. Dès la mi-mars, beaucoup de personnes  n’ont pas vu leurs missions d’intérim et leurs CDD renouvelés. Les non-salariés ont vu parfois leur contrat s’arrêter de suite. En dépit des systèmes de protection existants, une partie de la population a basculé dans le chômage avec une baisse des revenus. Une grande partie des chômeurs ne sont tout simplement pas indemnisés et ont dû basculer dans les minimas sociaux. Les minimas sociaux sont très inférieurs au seuil de pauvreté. Ce qui signifie qu’un certain nombre d’entre eux ont basculé dans la pauvreté. Pour les plus jeunes, la situation est encore plus compliquée. En deçà de 25 ans, les jeunes n’ont pas le droit aux minimas…

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Un chiffre officiel d’augmentation de la croissance de 4,9 % pour le troisième trimestre en Chine. Un chiffre comme d’habitude qui peut susciter des interrogation tellement les statistiques chinoises présentent un caractère politique. Cette croissance tranche avec la chute du premier trimestre de près de 7 %.

L’économie chinoise avait enregistré un taux de croissance de 3,2% au deuxième trimestre de 2020.

D’après ‘OCDE. Le PIB mondial devrait flancher de 4,5%, alors qu’en juin un recul de 6% était annoncé. Sur les économies passées en revue, toutes restent dans le rouge (la France est en chute de 9,5%, à l’exception de la Chine. Le pays d’où est partie l’épidémie devrait enregistrer cette année une croissance de 1,8%, suivi d’un rebond de 8% en 2021, deux fois plus qu’aux Etats-Unis.

 

Mais la Chine ne sera pas le moteur de la reprise mondiale: « Son modèle est désormais davantage tiré par la consommation intérieure que par les exportations » explique Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, qui  a assorti ses prévisions de nombreux bémols, en insistant sur leur « degré d’incertitude extrêmement élevé » lié à la propagation du virus et ses conséquences. Elle insiste par ailleurs, sur la variation importante des chiffres d’un pays à l’autre, en prenant comme exemple l’Inde, économie voisine de la Chine, qui, elle, s’effondre de plus de 10% cette année.

 

La BCE reste immobile face au coronavirus

La BCE reste immobile face au coronavirus

Contrairement à ce qu’affirme le gouverneur de la Banque de France, membre par ailleurs de la gouvernance de la banque centrale européenne, la BCE n’est nullement mobilisée pour prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu sanitaire et économique. C’est même l’une des rares banques centrales qui n’a pas annoncé de mesures précises et surtout d’engagement de soutien pour faire face à la triple crise sanitaire d’abord, économique ensuite, financière enfin.

Pour preuve le gouverneur de la Banque de France n’en est qu’au stade de proposition à la BCE avec sa proposition très vague de coussin contratcyclique pour soutenir aussi bien les entreprises que les ménages. Mais le problème est bien connu, il se heurte à l’orthodoxie allemande qui considère qu’une politique encore plus accommodante et surtout sans limite de la part de la BCE constituerait une sorte d’autorisation pour un laxisme budgétaire de tous les pays. À titre symbolique mais dont l’effet  psychologique est important la BCE a même pas été capable de réduire d’un quart de point son taux directeur. Les promesses d’engagement ont d’ailleurs nullement rassuré les opérateurs économiques et financiers. Le gouverneur de la Banque de France est d’ailleurs contraint de ce recentrer sur la seule action de l’Hexagone

A l’échelle de la France, le gouverneur de la BdF va proposer de desserrer les contraintes pesant sur les fonds propres des banques afin d’éviter une diminution de l’octroi de crédit, une initiative déjà encouragée par le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

“Je vais proposer au Haut conseil (de stabilité financière, qui se réunit la semaine prochaine sous la présidence Bruno Le Maire-NDLR) le relâchement de ce coussin contracyclique pour favoriser les crédits aux entreprises et aux ménages, c’est le moment de le faire”, a-t-il déclaré.

La BCE a annoncé jeudi quelque mesures de soutien au marché du crédit face aux retombées économiques de l’épidémie de coronavirus, qui pèse sur l’activité et menace plusieurs pays de récession mais laissé ses taux directeurs inchangés jeudi mais elle a laissé ses taux directeurs inchangés, ne répondant pas aux attentes des marchés qui ont lourdement chuté.

Ferrand : « je reste » ….comme de Rugy

Ferrand : «  je reste » ….comme de Rugy

 

 

 

En se s’asseyant  sur le protocole, Ferrand  à utilisé le papier officiel de l’assemblée nationale pour justifier sa position dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. La moindre des choses aurait voulu qu’il manifeste sa position sous son seul nom. En effet à l’époque des faits reprochés, Richard Ferrand n’était ni ministre, ni président de l’assemblée.  En plus Richard Ferrand a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de démissionner. Or évidemment la décision ne lui appartient pas. Certes comme il y a séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif, le gouvernement ne peut décider de sa mise à l’écart.

Pour autant Ferrand doit rendre des comptes à ceux qui l’ont élu, c’est-à-dire d’une part les députes, d’autre part les électeurs. En outre aujourd’hui, l’opinion publique peut largement s’exprimer à travers les médias notamment les réseaux sociaux. La pression médiatique n’est pas prête de diminuer. Il se pourrait bien que Richard Ferrand connaisse le sort de Rugy. D

e toute façon,  il le mérite encore davantage que l’ancien ministre de l’écologie On sait en général comment ces affaires évoluent. Plus le temps passe et plus les gouvernements s’enfoncent  dans la boue politique et le moment venu il faut lâcher l’intéressé. Le gouvernement aura  perdu plusieurs semaines voire plusieurs mois avec une nouvelle atteinte à sa crédibilité. Notons d’ailleurs que les éléments de langage de l’ensemble du gouvernement pour défendre Richard Ferrand sont assez pauvres. Les macronistes  en effet se rangent derrière le paravent de la séparation des pouvoirs comme si Richard Ferrand n’était pas un proche de Macron. Paradoxe, lors  de la formation du premier gouvernement de Macron, Richard Ferrand avait été écarté d’un poste ministériel pour les mêmes motifs que lui reprochent aujourd’hui la justice avec en plus une mise en examen officiel

L’Elysée, le Premier ministre, Edouard Philippe, et plusieurs hauts responsables de la majorité sont venus au secours de ce proche d’Emmanuel Macron en invoquant aussi la présomption d’innocence.

Richard Ferrand a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’issue d’un interrogatoire de plusieurs heures dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en janvier 2018 à la demande du Parquet national financier (PNF).

Sa compagne, Sandrine Doucen, a quant à elle été placée sous le statut de témoin assisté au terme de son audition, jeudi, selon une source judiciaire.

Dans un communiqué publié dans la nuit, les services de la présidence de l’Assemblée nationale ont indiqué que Richard Ferrand prenait “acte” de sa mise en examen “qui va lui permettre de pouvoir se défendre dans ce dossier en bénéficiant de tous les droits attachés” au statut de mis en examen.

“Serein” sur l’issue de la procédure, “le président de l’Assemblée nationale est déterminé à poursuivre la mission que lui ont confiée ses pairs et ses électeurs au service de la représentation nationale et de son pays”, peut-on lire.

Contacté par Reuters, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron “conservait tout son soutien et toute sa confiance” à Richard Ferrand. Exactement ce qu’avait déjà déclaré effet le pouvoir vis-à-vis de de Rugy !

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

 

On le sait, la contrition n’est pas l’exercice préféré de Mélenchon qui a toujours tendance à reporter sur les autres des responsabilités dont certaines lui incombent. Le seul mea culpa de Mélenchon se résume  dans cette petite phrase » nous n’avons pas réussi à fédérer ». Pour le reste, Mélenchon a évidemment montré encore une fois toutes ses qualités de tribun mais aussi son entêtement à mépriser les autres forces de la gauche. Le problème c’est que la France insoumise n’est pas en meilleure forme que ses éventuels partenaires. Pourtant Mélenchon se refuse pour l’instant à tout concept d’union avec ces forces de gauche. S’il persiste dans cette ligne, il est évident que Mélenchon prendra une nouvelle fessée aux municipales qui ne sont pas des sélections forcément calibrées pour lui et sa formation. Jean-Luc Mélenchon a tout juste admis qu’il allait s’entourer de plus jeunes et même de très jeunes mais il restera le patron. La question se suppose d’ailleurs légitimement de savoir si LFI a ou non un  avenir sans Mélenchon.“Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

Fiscalité : La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

Fiscalité : La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France est non seulement championne d’Europe de la fiscalité mais aussi championne du monde. «L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche dernier en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Au plan européen, selon Eurostat qui n’applique pas la même méthodologie que la  France,  les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) attient m^me  48,4 % du PIB dans l’Hexagone, contre 47,3 % en Belgique et 46,5 % au Danemark, les deux autres pays sur le podium. Première du classement depuis 2015, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter de 0,7 point en 2017. Elle distance ainsi un peu plus encore la Belgique et s’affiche au cinquième rang des pays qui ont le plus alourdi la fiscalité l’année dernière, derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte. Autant de pays qui bénéficient, malgré cette hausse, d’une fiscalité très légère.

La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France est non seulement championne d’Europe de la fiscalité mais aussi championne du monde.

 

 

«L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Au plan européen, selon Eurostat qui n’applique pas la même méthodologie que la  France,  les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) attient m^me  48,4 % du PIB dans l’Hexagone, contre 47,3 % en Belgique et 46,5 % au Danemark, les deux autres pays sur le podium. Première du classement depuis 2015, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter de 0,7 point en 2017. Elle distance ainsi un peu plus encore la Belgique et s’affiche au cinquième rang des pays qui ont le plus alourdi la fiscalité l’année dernière, derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte. Autant de pays qui bénéficient, malgré cette hausse, d’une fiscalité très légère.

 

Il reste Seulement 2 ans pour éviter la catastrophe climatique (ONU)

Il reste Seulement  2 ans pour éviter la catastrophe   climatique (ONU)

 

Le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alerte en direction de la société à propos du climat : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent», Il invite cette société a demandé des comptes aux dirigeants de la planète qui se contentent surtout de déclaration mais qui dans la pratique perpétue les pratiques qui détruisent environnement et le climat. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies. En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous » et « nous devons rompre avec la paralysie ». « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré. Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

 

 

 

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

La réforme de l’État (et des collectivités territoriales)  est sans doute la transformation la plus prioritaire pour le pays. Deux raisons à cela d’abord le cout de la fonction publique qui ne cesse de progresser et explique largement le record du monde de prélèvement obligatoire en France. En effet,  il y a le coût direct lié aux frais de fonctionnement et d’investissement mais surtout cela secrète une culture bureaucratique qui tue la compétitivité, l’initiative et même la liberté. Avec plus de 10 000 lois plus de 100 000 décrets (chacun portant en moyenne une vingtaine de dispositions),  il y a de quoi assommer n’importe quelle économie, n’importe quelle société. Bien entendu ; l’État doit assurer ses missions régaliennes centrales et même renforcer leurs conditions d’exercice (par exemple police, justice, défense) pour autant, il n’est pas nécessaire de faire effectuer des activités sans réel intérêt général par l’administration et ses fonctionnaires. Les opposants à toute réforme de l’État ont jusqu’à leur toujours réussi à empêcher toute évolution grâce au sulfureux  amalgame entre missions de service public, statut juridique de l’opérateur de ces services et statut social du personnel. Normalement le gouvernement doit en ce début d’année demandée une réactivation des travaux du comité CAP 22 qui doit faire des propositions pour cette réforme de l’État  Le comité CAP22 comprend 34 membres dont la moitié d’anciens énarques. On y trouve, selon une récente analyse de Mediapart, de nombreux experts qui figuraient déjà dans la commission Attali réunie en 2008 par Nicolas Sarkozy, ainsi que plusieurs membres de l’Institut Montaigne connu pour ses publications ultralibérales. Il y a aussi des hauts fonctionnaires dont beaucoup ont eu des fonctions importantes dans le privé. Y figurent également des dirigeants d’importantes entreprises privées et de start-up. Le comité doit remettre un rapport fin mars 2018.

Ferrand reste au gouvernement … jusqu’aux législatives !

Ferrand reste au gouvernement … jusqu’aux législatives !

 

 

Pour calmer les esprits et gagner du temps (ou en perdre !), le parquet de Brest a ouvert jeudi une enquête préliminaire sur les activités passées du ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand. En fait un enquête qui n’apprendra pas grand-chose car il n’y a rien d’illégal dans cette histoire mais moralement elle  est condamnable car Ferrand a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte. Macron et le gouvernement tiendront  jusqu’au 18 juin, ensuite il y aura un nouveau gouvernement …sans Ferrand.  En attendant, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré que l’enquête ne changeait rien aux règles édictées par le gouvernement. « L’ouverture d’une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j’ai moi-même formulée, que j’ai formulée publiquement : aussi longtemps qu’il n’y a pas de mise en examen il n’y a aucune raison de demander à M. Ferrand de quitter le gouvernement », a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). L’enquête « aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d’atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité », a déclaré le procureur de la République, Eric Mathais, dans un communiqué. Cette décision fait suite à de nouvelles révélations dans la presse, cette semaine, sur les activités passées de Richard Ferrand, notamment lorsqu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Le 26 mai, à la suite de premières informations du Canard enchaîné, Eric Mathais avait fait savoir qu’il ne comptait pas ouvrir d’enquête préliminaire, aucun des faits relatés n’étant à ses yeux « susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales ». Jeudi, il fait d’état d’ »éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Ferrand ». Le ministre de la Cohésion des territoires est accusé d’avoir permis à la société civile immobilière (SCI) de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché immobilier en 2011 lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. Or cette SCI n’existait pas encore légalement et n’était pas encore propriétaire des surfaces proposées. Richard Ferrand, député socialiste du Finistère depuis 2012 et premier parlementaire à avoir rallié En Marche! en 2016, a dirigé les Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.

Fiscalité ménages : La France reste championne du monde. (OCDE)

Fiscalité ménages : La France reste championne du monde. (OCDE)

La France détient toujours de tristes records qui expliquent en grande partie la faiblesse de la croissance et le niveau du chômage. Le premier élément concerne la fiscalité qui pèse sur les entreprises et plombe la compétitivité. Le second record concerne la fiscalité qui pèse sur les ménages, une fiscalité qui plombe le pouvoir d’achat donc la consommation, la croissance et l’emploi. C’est deux facteurs explicatifs avec d’autres permettent  de comprendre pourquoi le pays est englué depuis si longtemps dans la croissance molle. Bref le contraire d’un modèle vertueux. Pour schématiser pour les entreprises comme pour les ménages la fiscalité est supérieure d’au moins 10points à celle des pays comparables. Le pire c’est que malgré le poids de ces prélèvements obligatoires la France affiche aussi un déficit public record. D’après l’OCDE, le taux effectif d’imposition reste bien supérieur à ces moyennes de l’Ocde quelle que soit la composition du foyer fiscal, malgré une baisse limitée de la taxation des salaires l’an dernier. Pour un célibataire sans enfant, son taux d’imposition total s’élève à 48,1 % du coût du travail évalué en parité de pouvoir d’achat à 65.294 dollars. C’est bien au dessus de la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE, évaluée à 36 %. Pour un couple avec deux enfants et dont seul un des conjoints travaille, le taux d’imposition global s’élève encore à 40 % (première place) pour un moyenne de 26,6  % dans les pays membres de l’Organisation. D’une manière globale, ce que l’OCDE définit comme le coin fiscal a baissé dans ses pays membres l’an dernier. Il s’est inscrit, en moyenne, à 36 % (- 0,07 point de pourcentage) l’an dernier pour un célibataire sans enfant gagnant le salaire moyen d’ouvrier moyen (voir tableau ci-dessous). Pour un couple avec deux enfants et dont un seul des conjoint travail, il est resté stable à 26,6%. Pour les entreprises, la situation est très handicapante du côté des cotisations sociales payées par les employeurs malgré les mesures prises par le gouvernement – la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale- qui a abouti à réduire de 0,7 point de pourcentage leur poids. Sur ce plan, la France avec un taux de 26,8 % est championne du monde devant l’Italie (24,2), la Suède (23,9%), l’Espagne (23%) et l’Autriche (22,4%).

Fillon reste…. Pour l’instant !

Fillon reste…. Pour l’instant,

 

Après la manifestation au Trocadéro, Fillon a laissé entendre qu’il était le seul à pouvoir décider de sa candidature. Il a balayé d’un revers de main les initiatives prises actuellement en coulisses pour tenter de le mettre sur la touche afin de le remplacer par Juppé. Cependant il s’est montré davantage ouvert aux  contestations de son camp. Il a d’ailleurs annoncé des initiatives   »dans les prochains jours » pour « rassembler » sa famille politique avec la conviction que seul son projet peut faire rempart à la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen. D’une certaine façon le relatif succès de la manifestation du Trocadéro le renforce dans sa conviction que sa candidature est d’une part légitime et qu’elle est la seule à présenter une réelle alternative face à la politique menée jusque-là par François Hollande. « Personne n’a le pouvoir de l’obliger à retirer sa candidature » a-t-il déclaré. « Si les électeurs de la droite et du centre avaient voulu le projet d’Alain Juppé, ils auraient voté pour Alain Juppé », a encore déclaré François Fillon sur France 2. Reste cependant l’évolution catastrophique des sondages. En effet ce ne sont pas tellement les affaires qui inquiètent le camp des Républicains mais la chute de son candidat qui dans les derniers sondages le place désormais à 17 %, juste un point devant Ha mon mais très loin de Marine Le Pen et de Macron. Finalement l’instance qui pourrait dissuader le moment venu Fillon, c’est la mesure des intentions de vote. On imagine mal Fillon renoncer ce lundi même sur recommandation des instances de son parti. La seule hypothèse possible c’est  que Fillon reste pour l’instant ….en attendant l’évolution judiciaire du dossier mais surtout l’évolution de l’opinion. Par ailleurs sollicité de toutes parts Juppé s’interroge. Il s’est qui ne pourra se présenter que si Fillon renonce et s’il obtient le soutien de l’ensemble de son parti, Sarkozy compris. Le feuilleton est encore loin d’être terminé. Alain Juppé doit s’exprimer aujourd’hui. Jusque-là il avait affirmé son opposition à tout plan B, en clair d’être la doublure de Fillon en cas de mise sur la touche de ce dernier. Pour qu’il soit candidat il faudrait que Fillon lui demande officiellement à Juppé de le remplacer et que les sarkozystes arrêtent de manœuvrer en coulisses un jour contre un candidat, un autre jour contre un autre. Ce que Juppé  pourrait déclarer aujourd’hui à moins autre hypothèse que le lassé  par les manœuvres politiciennes dans son parti,  il renonce définitivement  lui aussi. Conclusion probable de la journée politique : Fillon ….pour l’instant !

Simplification/entreprises: tout reste à faire

Simplification/entreprises: tout reste à faire

Les sénateurs ne sont guère convaincus du mini plan de simplification décidée par le gouvernement. Et malgré les efforts du gouvernement, qui a annoncé 463 mesures de simplification depuis 2012, le résultat laisse à désirer, estiment les sénateurs.  »L’effectivité des mesures est loin d’être assurée (43 % des mesures annoncées par le Conseil de la simplification ne sont pas effectives), du fait d’une volonté politique défaillante du gouvernement, voire de blocages systémiques dus à la résistance de ceux à qui profite la complexité ou à l’inquiétude liée au changement », indiquent-ils. Effectivement le chaque qui avait été annoncé par François Hollande en mars 2013 n’a pas donné les résultats escomptés. En fait comme d’habitude ce micro choc de simplification ressemble à une auberge espagnole où chaque ministère a bien voulu mettre dans le pot commun de la simplification quelques  dispositions dont la plupart sont anecdotiques même si certaines peuvent être utiles. Ce ne sont pas quelques centaines de mesures qui peuvent être à la hauteur de l’enjeu. Le véritable problème c’est que la France est engluée dans dispositif réglementaire indémêlable qui découle des 10 500 lois et 130 000 décrets existants (record mondial) qui définissent les millions de contraintes auxquelles sont soumis entreprises et particuliers (il faut aussi prendre en compte la réglementation relevant de la responsabilité des collectivités territoriales.) Pourquoi une telle complexité ? Simplement parce que le pays compte trop de fonctionnaires inutiles qui comblent leur vide existentiel en imposant chaque jour de nouvelles réglementations. Une bureaucratie française qui s’ajoute en outre à celle de Bruxelles (de la France). Le caractère dérisoire du fameux choc de simplification se vérifie à la lecture des mesures prises. Au chapitre de la construction, le gouvernement propose par exemple d’autoriser les promoteurs à livrer des logements sans évier si l’acquéreur est d’accord,  Les entreprises funéraires n’auront plus besoin de mentionner leur statut ni leur capital dans leurs dépliants publicitaires. Les professionnels de la collecte du sperme des chevaux n’auront plus besoin d’une licence mais d’un simple « enregistrement conditionné par la détention du diplôme nécessaire à l’exercice de cette activité (…) ». : les millions d’automobilistes seront heureux d’apprendre qu’il sera possible de « simplifier, fusionner et dématérialiser les formulaires du permis de conduire » à partir du quatrième trimestre 2016. Tout choc  de simplification sera impossible tant que les fonctionnaires inutiles seront maintenus en fonction. La complexité administrative qui leur permet de vivre et de se développer est telle que les politiques d’abord n’y comprennent rien, ensuite sont incapables de la maîtriser.

 

 

Obligation verte : ça reste un emprunt !

Obligation verte : ça reste un emprunt !

 

 

 

On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui son s’enorgueillit  d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts  au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Pourtant le gouvernement considère que le lancement de ces deux emprunts présente un caractère historique et que  les ambitions françaises sont sans commune mesure avec l’obligation assimilable d’Etat (OAT) de 750 millions de dollars et d’une maturité de cinq ans annoncée en décembre par la Pologne. L’Agence France Trésor (passée, selon Michel Sapin, d’une « hésitation suspicieuse » à une hésitation bienveillante » pour finir par un « enthousiasme dans l’action ») ne souhaite pas divulguer d’objectif chiffré.  « Avec cette obligation en euros, nous espérons susciter l’engouement d’autres Etats européens, ou d’autres entreprises, pour plus d’obligations, encore plus vertes et plus responsables », confie ainsi Michel Sapin, qui souligne que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte», se prend-il à espérer. Avec cette obligation verte, la France, déjà à l’origine de 20% des émissions mondiales de green bonds, entend contribuer au bon fonctionnement du marché grâce à la grande qualité de crédit et à la liquidité de l’actif. Encore une fois reste qu’il faudra rembourser ce nouveau type d’obligations. De ce point de vue, avec un endettement dépassant  2000 milliards,  la France a certainement atteint et même dépassé ses capacités d’emprunt surtout si la tendance à la remontée des taux ce confirme. On peut aussi se poser la question de la pertinence de l’affectation de ses obligations vers la croissance verte. Peut-être aurait-il été plus utile de contraindre la totalité des emprunts à comporter une part d’orientation de croissance verte ce qui serait économiquement, financièrement et écologiquement plus cohérent. Sinon on risque de faire coexister des investissements au service d’une croissance verte et d’autres qui vont à l’encontre au contraire des préoccupations environnementales.

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

La facture de gaz (et du reste) va augmenter

Alors qu’on ne prévoit qu’une inflation officielle de moins de 1 % en 2017, dans le même temps on va enregistrer nombre d’augmentations de dépenses contraintes. Dernier exemple en date celui de  la facture de gaz va augmenter de 5%, voire un petit peu plus. En cause la remontée des prix du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité : application de la taxe TICGN (taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel) – ou contribution climat énergie (taxe carbone). D’autres hausses du même type sont prévues concernant les assurances par exemple qui seraient justifiées par un dérapage lié aux risque naturels et pour l’automobile au renchérissement du coût des les accidents. De  Nombreux d’abonnement augmentent : également l’eau, l’électricité, le ramassage des ordures ménagères. Il faut aussi ajouter les impôts locaux. Au total des dépenses contraintes qui vont peser sur le budget des ménages et qui au total vont faire dériver l’augmentation des prix bien au-delà des 1 % si on prend en compte la déformation structurelle de la consommation des ménages et de leurs dépenses. Un décalage entre l’inflation officielle mesurée par l’INSEE et l’inflation constatée par les ménages notamment les plus défavorisés qui consacrent la totalité de leurs revenus aux dépenses courantes et contraintes. De ce point de vue,  l’indice moyen qui mesure l’inflation en France se révèle relativement obsolète. Pour être pertinent il devrait prendre en compte chacune des catégories socio professionnelles, la structure de leurs dépenses, la composition familiale et la localisation géographique. La sous-estimation chronique de l’inflation à évidemment pour objet de freiner l’augmentation des salaires et pensions. Mais cette sous-estimation a des effets relativement pervers sur le pouvoir d’achat, sur la croissance et le chômage. En effet plus de la moitié du PIB  est imputable à la consommation des ménages et le quasi blocage des salaires et pensions participent à la mollesse de la croissance française qui au mieux atteindra 1,2 % en 2016 et encore moins en 2017 puisqu’il n’est prévu qu’1%.

 

Myriam El Khomri : il reste encore des choses dans « ma » loi

Myriam El Khomri : il reste encore des choses dans « ma » loi

 

Dans une interview au Figaro Myriam El Khomri s’efforce de justifier le bien-fondé de la loi considérant que cette loi participe de la modernisation sociale et qu’elle donne davantage de flexibilité dans l’entreprise. La ministre du travail conteste le fait que la loi soit  vidée de son sens initial. On peut seulement considérer qu’elle a été rééquilibrée entre les garanties accordées aux patrons et les garanties accordées aux salariés. Reste à savoir dans quel état sortira la loi du parlement car un millier d’amendements ont été déposé et la ministre du travail reste très évasives sur l’évolution que pourrait subir le texte lors de l’examen parlementaire.Un texte géré directement par Manuel Valls et non par Myriam El Khomri. ( la ministre du travail n’était même pas présente lors de l’arbitrage Hollande-Valls).

 

Près d’un millier d’amendements ont été déposés par les députés. Comment abordez-vous le rendez-vous de l’Assemblée?

 

Myriam EL KHOMRI.- Avec enthousiasme, détermination et conviction. Le débat qui débute va permettre de sortir des postures et nous avons eu des échanges constructifs avec les commissions parlementaires.

 

 

En quoi ce qu’il reste demeure «profondément réformateur», comme vous dîtes?

Mon projet de loi n’a pas été vidé de sa substance. Il propose une nouvelle philosophie sur les niveaux de régulation sociale (loi, branche et entreprise). Il déplace le curseur au niveau de l’entreprise, en permettant aux acteurs de discuter au plus près des réalités du terrain. C’est essentiel: c’est par le dialogue social que les entreprises pourront améliorer leur compétitivité, décrocher de nouveaux contrats. Nous devons sortir d’une culture de l’affrontement. Avec des accords majoritaires, rien ne se fera au détriment des salariés. Sans accord, il n’y aura pas d’évolution du droit!

 

 

Un licenciement pour motif personnel et non économique est prévu pour les salariés qui refuseraient un accord de développement de l’emploi. Les députés sont contre. Vous allez reculer?

 

On doit donner aux entreprises la capacité de négocier des aménagements avant qu’il ne soit trop tard. La France détruit des emplois industriels depuis 15 ans, neuf embauches sur dix se font en CDD: la solution passe par la primauté de l’accord sur le contrat de travail individuel, comme lors des accords Aubry sur la réduction du temps du travail en 2000. Cette loi est un acte de confiance dans le dialogue social car je crois qu’un accord signé par des syndicats représentant plus de 50 % des salariés est un accord qui se fera dans l’intérêt de tous. La primauté de l’accord sur le contrat de travail, c’est l’esprit même de ma loi.

 

Christophe Sirugue, le rapporteur du texte, veut aussi revenir sur l’article encadrant le licenciement économique…

Ma loi ne fait que rappeler dans quelles conditions s’appliquent les licenciements économiques. Elle n’a pas vocation à les favoriser mais à les encadrer. Aujourd’hui, les licenciements économiques – qui accordent plus de garanties aux salariés en termes de reclassement et d’indemnisation – sont contournés par le recours abusif aux ruptures conventionnelles ou aux licenciements pour motif personnel. Nous devons garder cette définition car le droit, tel qu’il est, manque de clarté et peut être source d’imprévisibilité. On va discuter des améliorations que l’on peut apporter. Je suis par exemple ouverte à la possibilité de différencier, pour les TPE PME, le nombre de trimestres de baisse de chiffres d’affaires permettant de recourir à des licenciements économiques.

 

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