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Ecole: Se méfier de la restauration ?

Ecole: Se méfier de la restauration ?

 

A six mois de l’élection présidentielle, l’historien de l’éducation Claude Lelièvre appelle, dans une tribune au « Monde », à accueillir avec prudence les discours politiques dits « de restauration » sur le système scolaire. Pour cela, il propose de revenir aux propres mots des « fondateurs » de l’école.

Une vision toutefois qui se limite à la dimension républicaine de la formation et qui n’évoque guère les connaissances fondamentales. NDLR

 

Tribune.

 

Dans la situation plutôt anxiogène qui est la nôtre, notamment un an après l’attentat contre l’enseignant Samuel Paty, on peut sans doute comprendre que beaucoup de nos concitoyens puissent être tentés par des propositions politiques de « rappel à l’ordre », notamment en matière scolaire, qui, en France, est un domaine propice aux passions et aux clivages. Et cela ne manque pas à droite et à l’extrême droite de l’échiquier politique mais aussi, ce qui est plus singulier, parfois dans la bouche même du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en exercice depuis plus de quatre ans. Et cela se fait le plus souvent en invoquant la République et ses « valeurs ».

Eh bien, dans cette situation complexe et quelque peu confuse, le plus important est de ne pas perdre de vue ce qui est constitutif de la République et de son école. Et le mieux est de se reporter d’abord à ses fondateurs.

A commencer par les propos de Ferdinand Buisson (nommé par Jules Ferry, en 1879, à la tête de la direction de l’école primaire où il restera dix-sept ans) au congrès de 1903 du Parti radical : « Le premier devoir d’une République est de faire des républicains (…). Pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain si petit et si humble qu’il soit (…) et lui donner l’idée qu’il peut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d’un maître, d’un directeur, d’un chef quel qu’il soit, temporel ou spirituel. Pour arriver à juger par soi-même d’après la raison, il faut un long et minutieux apprentissage. Et si vous voulez faire un esprit libre, qui est-ce qui doit s’en charger sinon un autre esprit libre ? Il lui apprendra la liberté en la lui faisant pratiquer (…). Il n’y a pas d’éducation libérale si l’on ne met pas l’intelligence en face d’affirmations diverses, d’opinions contraires, en présence du pour et du contre, en lui disant : Compare et choisis toi-même.” »

Et cela se traduit par des choix pédagogiques républicains fondamentaux bien loin de ce que certains veulent faire accroire actuellement dans leurs discours et propositions « de restauration ». Comme on peut le voir par exemple dans le discours de Jules Ferry au congrès pédagogique des inspecteurs primaires du 2 avril 1880 : « Nous voulons des éducateurs ! Est-ce là être trop ambitieux ? Non. Et je n’en veux pour preuve que la direction actuelle de la pédagogie, que les méthodes nouvelles qui ont pris tant de développement, ces méthodes qui consistent, non plus à dicter comme un arrêt la règle à l’enfant, mais à la lui faire trouver ; qui se proposent avant tout d’exciter la spontanéité de l’enfant, pour en diriger le développement normal au lieu de l’emprisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n’entend rien. »

Activité restauration: chute de 70 % et surtout et changement de comportement

Activité restauration: chute  de 70 % et surtout et  changement de comportement

 

Globalement le secteur de la restauration aurait perdu autour de 200 000 emplois. Le résultat évidemment de la crise sanitaire qui a réduit l’activité à pas grand-chose mais surtout désormais un changement de comportement. Contrairement à ce qu’affirment les autorités, l’activité de restauration est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise.

D’abord de nombreux établissements n’ont pas ouvert leurs portes, ensuite la crise Covid pèse encore sur les comportements. Il faut aussi noter que de nouvelles habitudes ont été prises par certains consommateurs – notamment des salariés–qui ont délaissé la restauration fixe pour d’autres solutions comme la restauration rapide.

Un phénomène encore peu étudié mais qu’on peut par exemple constater dans des restaurants routiers ou des restaurants ouvriers. Selon une étude de NPD Group. De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

C’est la restauration à table qui a le plus souffert: avec «cinq mois de fermeture dus au Covid-19: elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68%» à fin juillet, contre «-17% pour la restauration rapide», dit à l’AFP Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.

Restauration:une chute de deux près de 70 %

Restauration: une chute de deux près de 70 %Et des changements de comportement

 

Contrairement à ce qu’affirment les autorités, l’activité de restauration est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise. D’abord de nombreux établissements n’ont pas ouvert leurs portes, ensuite la crise Covid pèse encore sur les comportements. Il faut aussi noter que de nouvelles habitudes ont été prises par certains consommateurs – notamment des salariés–qui ont délaissé la restauration fixe pour d’autres solutions comme la restauration rapide. Un phénomène encore peu étudié mais qu’on peut par exemple constater dans des restaurants routiers ou des restaurants ouvriers.Selon une étude de NPD Group. De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

C’est la restauration à table qui a le plus souffert: avec «cinq mois de fermeture dus au Covid-19: elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68%» à fin juillet, contre «-17% pour la restauration rapide», dit à l’AFP Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

« On ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence », a affirmé lundi 30 août sur franceinfo Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI), alors que le gouvernement va prolonger d’un mois le fonds de solidarité aux entreprises avant de passer à partir du 1er octobre au  »sur-mesure ».

 

 

Selon Bruno Le Maire, la crise économique est derrière nous. Est-ce que vous partagez ce constat ?

Didier Chenet : Non, on ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence. Nous avons encore des pans de note activité qui connaissent des difficultés. Malgré une saison touristique qui a été très bonne sur tout le littoral, il reste le problème des grandes métropoles où là, nos établissements connaissent des chutes tout à fait impressionnantes de chiffre d’affaires. Nous avons envoyé au ministre tous les chiffres dont nous disposions. Nous considérons que nous avons été entendus, ces aides dont nous bénéficions ne seront pas supprimées du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez au sur-mesure vanté par le ministre de l’Économie ?

Oui. Je pense que la façon dont c’est fait, c’est quelque chose qui est vertueux. Après tout, n’indemniser que ceux qui ont perdu de l’argent, perdu du résultat et pas seulement sur la base du chiffre d’affaires. C’est quand même mieux d’inciter les entreprises à rouvrir plutôt que de rester fermées et d’être indemnisées sur la base d’un chiffre d’affaires qu’ils ne réalisent pas. Nous trouvons cela parfaitement normal. Pour nous, c’est quelque chose de cohérent.

Les situations sont très différentes d’une région à l’autre ?

C’est extrêmement différent à la fois par zones géographiques et par types d’établissements. Si je vous prends l’exemple de Paris, qui est le plus criant et qui est le plus en difficulté, vous aviez un hôtel sur deux fermés au mois de juillet et deux hôtels sur trois fermés au mois d’août. Et vous aviez aussi un restaurant sur trois qui était fermé. L’activité de l’hôtellerie est au plus bas, beaucoup plus basse que l’activité des restaurants, par exemple. L’hôtellerie connaît une baisse d’activité de l’ordre de 50 à 60%. Dans la restauration, on est plus aux alentours des 38%.

Est-ce que la limitation de la casse économique est réussie ?

Je serai plus en mesure de vous le dire à la fin du mois de septembre, car c’est maintenant que nous allons faire nos comptes. C’est pour ça que nous voulions que l’Etat maintienne les aides telles que nous les avions au mois d’août, car nous rentrons maintenant dans une phase d’activité normale, c’est-à-dire une activité dans le cadre du retour au travail. Et par conséquent, quel va être l’impact du télétravail ? Quel va être l’impact de la diminution des déplacements,qu’ils soient professionnels ou privés ? Quel va être l’impact du pass sanitaire dans le cadre d’une consommation qui est une consommation contrainte ? En été, on se lâche un peu plus, on compte moins. Tandis que là, on est dans une activité et une consommation qui va être encore une fois contrainte par le budget des ménages et également les conditions de travail.

Restauration: le pass sanitaire obligatoire

Restauration: le pass sanitaire obligatoire

 

la client devra, pour pouvoir s’installer  en salle ou en terrasse, prouver qu’il a été vacciné avec deux doses et qu’un délai suffisant s’est écoulé depuis l’injection de sa deuxième dose. Jusqu’alors de 15 jours, ce délai a toutefois été abaissé à une semaine, comme l’a indiqué le ministre de la Santé sur France 2. Le client pourra également présenter un test PCR ou un test antigénique négatif de moins de 48 heures s’il n’a pas de certificat de vaccination. Comme les salariés, les adolescents de 12 à 17 ans, bien qu’invités à se faire «vacciner rapidement», sont exemptés de pass sanitaire jusqu’au 30 août, a précisé Olivier Véran.

Restauration : une véritable peste noire

Restauration : une véritable peste noire

 

C’est une sorte de peste noire qui s’est abattue sur la restauration en général la restauration de prestige comme la restauration plus banale. Les experts considèrent que au moins 30 % des établissements devraient définitivement fermer d’où cette lettre désespérée adressée par un collectif au président de la république .

 Le secteur de la restauration ne se relèvera pas avant des années des années de cette espèce de peste noire qui condamne nombre d’entreprises du secteur. Le pire c’est que pour justifier sa position le gouvernement s’est appuyé sur une étude américaine qui démontrerait que le restaurant est l’un des lieux privilégiés pour la diffusion du virus.

 Le problème c’est que la situation est complètement différente aux États-Unis puisque l’étude a été réalisée alors qu’aucune mesure de protection sanitaire n’était imposée aux États-Unis. Ce qui n’est pas le cas en France où des mesures rigoureuses notamment de distanciation et de protection ont été imposées dans les restaurants. En vain …

Créations d’entreprises : hausse de 75 % dans la restauration rapide

Créations d’entreprises : hausse de 75 % dans la restauration rapide

 

Il faudra sans doute encore attendre les chiffres des mois suivants pou vérifier la solidité des créations d’entreprises.- En effet c’est créations sont surtout poussées par le secteur de la restauration rapide qui augmente de 75 % !  Le contrecoup évidemment de la fermeture les contraintes des bars et des restaurants Les créations d’entreprises ont progressé de 38,2% le mois dernier en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, après déjà un bond de 59,6% en mai.

Les créations d’entreprises classiques ont augmenté de 43,2% en juin et les immatriculations de micro-entrepreneurs ont progressé de 33,6%.

La hausse la plus forte concerne les activités d’hébergement et de restauration (+75,3%), essentiellement dans les activités de restauration rapide, précise l’Insee.

Puy du Fou : réouverture le 11 juin mais pas le tourisme et la restauration !

Puy du Fou : réouverture le 11 juin mais pas le tourisme et la restauration !

 

La décision unilatérale du chef de l’État d’autoriser la réouverture du Puy du Fou, qui plus est en Conseil de Défense, instance la plus confidentielle et la plus sensible de la République, a provoqué de nombreuses réactions d’autant que le premier ministre n’y était pas favorable. « Magnifique ce pays où le Président, en plus de décider perso’ de la fermeture des jardins municipaux, mobilise son conseil de défense pour la réouverture du Puy du fou, cinglait dès jeudi soir sur Twitter la tête du parti de gauche, Place publique, Raphaël Glucksmann. Juste dommage pour le festival d’Avignon que son directeur ne soit pas un ami d’extrême droite de Sa Majesté. » Un deux poids deux mesures que dénoncent également l’ancienne ministre de la culture de François Hollande, Aurélie Filippetti, comme le député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Bastien Lachaud : « Pour Macron, des milliers de restaurateurs et d’hôteliers peuvent attendre mais pas le Puy du Fou de son ami Philippe de Villiers. Avec ce président de la République des copains et des coquins c’est tous les jours. Que reste-t-il de l’égalité ? »

 

Hôtellerie-restauration: 15 à 20 % de défaillances ?

Hôtellerie-restauration: 15 à 20 % de défaillances

 

Pour Roland Héguy, président de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (Umih). 15 à 20 % des entreprises du secteur pourraient ne pas reprendre leurs activités 

Le Premier ministre Edouard Philippe, lors de son discours devant l’Assemblée nationale sur les détails du déconfinement du 11 mai, a laissé entendre que la reprise du secteur touristique pourrait avoir lieu début juin. « Dès fin mai, suivant l’évolution de l’épidémie, nous serons en capacité de rouvrir », a affirmé Roland Héguy.

sur Europe 1 « Nous sommes prêts. Nous pouvons donner toute la sécurité sanitaire nécessaire à l’ensemble de nos salariés et de nos clients. D’ailleurs, nous avons présenté un protocole de sécurité au gouvernement pour qu’il puisse le valider. »

Dans ce document figurent toutes les mesures mises en place dès la réouverture des établissements afin d’instaurer une sécurité sanitaire totale. « En cuisine, en salle, dans les chambres, en réception… Nous avons anticipé tous les cas de figure pour protéger nos salariés et nos clients », a encore expliqué le président de l’Umih. Et même chose pour les clients, selon lui, car les établissements mettront en place « la distanciation sociale, la distribution de gants, de masques… ». Il apparaît clair cependant que si le dé confinement intervient pas avant l’été de l’ordre  20 % des entreprises pourraient disparaître

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

 

Si des perspectives de réouverture  pour certaines activités sont envisagées par contre on est loin de voir le bout du tunnel pour tout ce qui concerne l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme. Au mieux des décisions pourraient être annoncé pour le milieu de l’été. Mais des décisions à effet différé qui n’auront guère d’impact sur la saison estivale et même la fin de l’année. La conséquence pourrait être une vague sans précédent de défaillances qui affectant 20 à 30 % du secteur. Aucun secteur ne peut en effet résister à une période de paralysie de six à neuf mois.

La mise en quarantaine de ces activités aura des conséquences sur les secteurs économiques amont et aval (par exemple sur les producteurs agricoles, le commerce et l’artisanat et les services). La vérité, c’est que les pouvoirs publics sont complètement démunis pour faire face à cette crise. En effet les propositions d’aide sous forme de prêts ou de décalage dans le temps de la fiscalité ne sont pas à la hauteur des enjeux. L’enjeu aujourd’hui, c’est la mort de nombre ces entreprises . Même si les pouvoirs publics décidaient de la reprise pour ces activités, les clients ne seraient sans doute pas rapidement au rendez-vous compte- tenu des risques sanitaires potentiels.

Les attentes de la filière, qui emploie un million de salariés, sont fortes: les acteurs du tourisme et de la restauration espèrent notamment l’exemption du paiement des taxes et impôts locaux en 2020, l’annulation des loyers pour six mois, la prolongation des mesures en faveur du chômage partiel des salariés et la prise en charge, au moins partielle, des pertes d’exploitation. Les mesures qui seront décidées dans le cadre de ce plan de soutien spécial s’ajouteront aux dispositifs généraux déjà mis en oeuvre par le gouvernement.

Pour aider cafés et restaurants, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) et la maire PS de Lille Martine Aubry ont réclamé jeudi au gouvernement «une véritable stratégie», plaidant notamment pour «la création par l’Etat d’un fonds d’investissements dédié» et pour des «mesures immédiates» de soutien.

Restauration : entente anti concurrentielle des grands groupes

Restauration : entente anti concurrentielle des grands groupes

 

Il en est dans la restauration comme dans nombre de secteurs économiques, les majors s‘entendent sur les prix et conditions d’un marché qu’ils se répartissent. C’est encore vrai pour le juteux marché des tickets restaurant. Edenred, Sodexo, Up et Natixis Intertitres risquent d’être sanctionnés par l’Autorité de la concurrence qui les soupçonne d’entente et pourrait leur infliger une amende, rapporte mercredi le Figaro.

L’Autorité de la concurrence “leur reproche d’avoir mis en place un système leur permettant d’échanger régulièrement des informations sur leur stratégie commerciale, écrit le quotidien selon lequel ces spécialistes des titres-restaurants se sont entendus de 2002 à fin 2015.

Elle “leur reproche par ailleurs à ces quatre acteurs de s’être concertés pour contrôler l’entrée de nouveaux acteurs et pour ralentir la dématérialisation des titres-restaurant”.

 

 

 

 

Réduction TVA restauration : aucun effet

Réduction TVA restauration : aucun effet

 

On devait créer 40 000 emplois avec cette de baisse de TVA, en réalité on en a  créé 6 à 9000 Selon l’étude, les quelque 150 dispositifs dérogatoires existants privent l’Etat de pas moins de 48 milliards d’euros de recettes chaque année. Le mauvais exemple de la TVA dans la restauration est particulièrement épinglé. Pour rappel, c’est Nicolas Sarkozy qui, pour des raisons plus électoralistes qu’économiques, cédant au lobbying incessant et tonitruant des restaurateurs, avait arraché à la Commission européenne ce que Jacques Chirac (qui l’avait promise dès 2002) n’avait pu obtenir: baisser, au 1er juillet 2009, la TVA sur la restauration du taux normal au taux réduit, c’est-à-dire à l’époque de 19,6% à 5,5%. Le cadeau fiscal était généreux, représentant alors un manque à gagner annuel de 2,3 milliards pour l’Etat. Mais l’objectif affiché était de soutenir l’emploi dans un secteur intensif en main-d’œuvre. Bercy n’avait d’ailleurs pas signé un chèque en blanc: en contrepartie, les restaurateurs avaient, en contrepartie, signé un « contrat d’avenir » où ils s’engageaient à répercuter la baisse de TVA sur les prix pour au moins 7 produits dans chaque restaurant, et surtout à créer 40.000 emplois sur deux ans. A l’époque, la plupart des économistes étaient dubitatifs. Ainsi, Alain Trannoy, spécialiste de la TVA, estimait alors que si l’on pouvait mesurer la perte de recettes, le bénéfice attendu était lui plus qu’incertain. « Avec une croissance du PIB de l’ordre de 2%, la baisse du taux de TVA pourrait, en effet, créer 33.000 emplois, ce qui rendait déjà chaque recrue extrêmement coûteuse. Mais, en période de crise, l’impact sur l’emploi sera quasi nul », prédisait-il, ajoutant que « du côté de la consommation, cette baisse de TVA est injuste car elle va surtout bénéficier aux classes aisées, peu touchées par la crise: les 10% les plus riches dépensent dix fois plus en restauration que les 10% les plus pauvres. » Sa conclusion: « Cette baisse est une erreur. » Six ans plus tard, la Cour des comptes valide entièrement cette analyse, établissant un bien piètre bilan de cette mesure. Même si le taux a été relevé deux fois -à 7% en 2012 puis 10% en 2014- la dérogation fiscale a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’Etat… qui ont permis aux restaurateurs d’améliorer leurs marges plutôt que de baisser leurs prix ou d’embaucher. Ainsi, selon les études, la réduction de TVA n’aurait permis de créer, entre 2009 et 2012, que 6.000 à 9.000 emplois par an de plus que le rythme normal de créations. Résultat: un coût par emploi créé exorbitant, entre 175.000 et 262.000 euros! Un gâchis quand on sait que cette mesure s’est substituée à d’autres dispositifs de soutien direct à l’emploi dans ce secteur qui ne coûtaient que 86.000 euros par emploi. D’autres mesures sont encore bien plus efficaces telles les exonérations de charges sociales sur les bas salaires, qui reviennent de 34.000 à 42.000 euros par emploi. La TVA réduite coûte donc cinq fois plus cher! Peu efficiente pour l’emploi, cette mesure a aussi assez peu profité aux consommateurs: seulement 20% de cette réduction a été répercutée sur les prix, d’après l’Insee. Surtout, la Cour souligne que ce taux réduit « n’est pas un outil de redistribution », au contraire, puisque l’avantage procuré par la TVA à 10% est de 11 euros en moyenne par an pour les 10% des ménages les plus modestes contre 121 euros pour les 10% des foyers les plus riches.

Restauration : suppression d’emplois avec la hausse de TVA

Restauration : suppression d’emplois avec la hausse de TVA

 

La saison d’été a déjà été catastrophique de dan nombreuses régions, avec la hausse de TVA de nombreux emplois seront menacés (après déjà la suppression de 2500 postes en 2 ans). . Après avoir chuté de 1,91% l’an dernier, le chiffre d’affaires de la restauration a encore baissé de 2% au premier trimestre. En juillet, la baisse s’est même établie à 13%. Les plus touchés sont les restaurants classiques avec service à table. Ils ont perdu 6,72% de chiffre d’affaires sur l’année dernière.   »J’arrivais à faire entre 80 et 110 couverts le midi. Aujourd’hui quand on en fait 50, on est heureux « , se plaint Thierry Maquet, un restaurateur niçois. Pour lui, les dégâts s’établissent à une perte de 20% de son chiffre d’affaires. En cause : les clients privilégient désormais le prix à la qualité des produits ». On a de plus en plus de concurrence. On a le snack, on a le boulanger qui fait de la restauration. On n’a pas les mêmes armes », s’enflamme le restaurateur. Les professionnels espèrent bien attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur situation, alors que se joue actuellement les arbitrages sur les augmentations de TVA. Pour contribuer au financement du Crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE), le gouvernement a, en effet, prévu de faire passer le taux normal à 20% et celui intermédiaire, qui concerne la restauration, de 7% à 10%.  Or ces trois points de TVA vont encore affaiblir le secteur, met en garde Laurent Caraux, président d’honneur du syndicat national de la restauration thématique et commerciale (SNRTC). « Si nous répercutons ces trois points de TVA sur les prix, on sait très bien que les consommateurs ne pourront pas les payer. Donc on va encore faire baisser notre fréquentation. Et quand on sait que les acteurs de la restauration sont sur de marges qui se comptent à un ou deux points, on aura beaucoup de dégats », explique-t-il. Les syndicats font aussi jouer la corde de la préservation de l’emploi. En France, depuis deux ans, les restaurants traditionnels ont restreint leurs effectifs de 10%, soit 2.500 emplois.

Restauration : deux taux de TVA, une pour la bonne bouffe, une pour la malbouffe

Restauration : deux taux de TVA, une pour la bonne bouffe, une pour la malbouffe

Bruno Le Roux,. afin de faire la différence entre les « restaurateurs de tradition française » et les autres,  a proposé d’appliquer deux taux de TVA distincts en fonction des établissements. Selon le patron des députés PS, il y a donc deux types de restauration : « celle qui est de tradition française, transformant des produits » d’un côté, et « celle qui ne transforme pas les produits ». « Celle qui transforme les produits, elle embauche plus, elle a une masse salariale plus forte, elle a du monde en cuisine », a-t-il expliqué. Dans son idée, la première pourrait bénéficier d’une TVA à 5 %, tandis que la seconde devrait se contenter du taux appliqué aujourd’hui, soit 7 %. Une proposition avantageuse, donc, puisque certains d’entre eux verraient leur TVA baisser. La question de l’avenir de la TVA de la restauration est en effet au cœur d’une âpre négociation. A l’heure actuelle, le secteur est soumis à un taux à 7 %. A en croire le pacte de compétitivité annoncé lundi par Jean-Marc Ayrault, leur taux de TVA devrait donc augmenter à compter de 2014, pour atteindre 10 %. Pourtant, selon un rapport du député PS Nicolas Thévenoud publié la semaine dernière, il est » inévitable » que cet avantage soit supprimé, tant il coûte au budget. Ce sont en effet trois milliards d’euros qui ne rentrent plus dans les caisses de l’Etat depuis sa création en 2009. Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a par ailleurs exclu mercredi matin une remontée à 20%, alors que la veille l’entourage de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel ne l’excluait pas. En bref, un beau casse-tête, que la proposition de Bruno Le Roux ne simplifie pas. Car s’il a soutenu mordicus mercredi qu’il ne s’agissait que d’une réflexion personnelle, elle pourrait s’inviter rapidement dans le débat…

 

Hausse TVA bâtiment-restauration : retour du travail au noir

Hausse TVA bâtiment-restauration : retour du travail au noir

 

Les deux secteurs sont les principaux concernés par la hausse de TVA à 10% en 2014 qui doit contribuer au financement du nouveau crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) destiné à alléger de 20 milliards d’euros à l’horizon 2016 les coûts des entreprises. « Une hausse de la TVA sans aucune compensation au niveau du coût du travail, c’est catastrophique pour notre secteur », a déclaré à Reuters Didier Chenet, président du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs). La conséquence immédiate, a-t-il dit, en sera la suppression de la « prime TVA » octroyée aux employés du secteur quand il a obtenu de Nicolas Sarkozy en 2009 d’être assujetti au taux réduit de TVA de 5,5%. Cette prime avait été maintenue après le relèvement de ce taux à 7% au 1er janvier dernier. L’emploi devrait être également touché à terme, les hôteliers-restaurateurs chiffrant à « à peu près 10.000 emplois » l’impact d’un point de TVA, a ajouté Didier Chenet. L’annonce de cette hausse est intervenue au moment où le secteur négociait avec le gouvernement de nouveaux engagements en échange du maintien d’un taux de TVA réduit. Un rapport parlementaire, qu’il conteste avec véhémence, lui reproche de ne pas avoir tenu ceux qu’il avait pris en matière d’emplois et de prix lors de la baisse de 2009. La Fédération française du bâtiment (FFB) a déclaré de son côté que la hausse de la TVA appliquée aux travaux de rénovation des logements aurait « des effets catastrophiques sur l’activité et sur l’emploi, provoquant inévitablement un retour massif du travail au noir ».

Restauration: la baisse de TVA est inefficace

Restauration: la  baisse de TVA est inefficace

Le diagnostic du député Thomas Thévenoud, qui doit être communiqué mardi à la commission des Finances de l’Assemblée nationale est sans appel: « Le relèvement de la TVA dans la restauration est inévitable compte tenu du coût de cette mesure et des engagements qui n’ont pas été tenus », a-t-il déclaré sur France Info.  Aux restaurateurs qui brandissent la menace d’une vague de faillites et de suppression de 100.000 emplois si le gouvernement touche à cet avantage fiscal hérité du quinquennat Sarkozy, M. Thevenoud oppose la forte demande de main d’oeuvre dans un secteur qui se plaint de « 50.000 emplois non-pourvus ».  Ce diagnostic posé, M. Thevenoud renvoie au gouvernement pour le remède à administrer. En charge de ce dossier brûlant à Bercy, la ministre Sylvia Pinel tente de boucler une concertation qui a déjà pris du retard et promet un dénouement mi-novembre.  Néanmoins, deux hypothèses sont déjà envisagées. Soit les restaurateurs disent adieu à leur taux de TVA réduite, qui représente un manque à gagner de 3 milliards d’euros par an pour l’Etat, et subissent une remontée massive de leur taux, à 19,6%.  Pour amortir le choc et apaiser les toques blanches, dont ce député de Saône-et-Loire est devenu la bête noire, M. Thevenoud propose « un plan qualité restauration pour (…) soutenir les petits établissements de moins de 20 salariés ». Soit le gouvernement choisit d’octroyer aux restaurants un taux moyen, à 11%, 12% voire 15%, mais ce sera au prix d’un casse-tête fiscal, l’exécutif devant alors trancher sur le sort réservé à d’autres secteurs (travaux de rénovation, transports…) également à 7%.  Il faudra alors faire des mécontents en augmentant leur taxation à l’unisson des restaurateurs, soit renoncer à des recettes en les abaissant à 5,5%. La France dispose en effet déjà de quatre taux de TVA (19,6%, 7%, 5,5% et un taux « particulier » de 2,1%) et les règles européennes interdisent de créer un taux supplémentaire.  Malgré tout, les restaurateurs veulent croire que le sort de leur TVA réduite n’est pas encore joué. « C’est un rapport à charge, de doctrinaire, ce n’est qu’un catalogue de contre-vérités », a déclaré à l’AFP Didier Chenet, le président du deuxième syndicat patronal du secteur, le Synhorcat.  Sur les prix, M. Thevenoud estime qu’ils n’ont baissé que de 2,5% contre 9% promis selon lui.  Le « contrat d’avenir » signé en 2009 ne faisait pas mention d’un chiffre de baisse globale des prix, mais seulement de baisses ciblées de certains produits, et les restaurateurs estiment qu’ils équivalaient à une promesse de baisse de 3%.  Au lieu des 20.000 emplois par an que les restaurateurs s’étaient engagés à créer, 5.000 seulement auraient vu le jour selon M. Thevenoud. Les restaurateurs estiment de leur côté avoir créé 48.000 emplois, et même dépassé l’objectif en prenant en compte les restaurants d’hôtel, selon des chiffres transmis à Bercy.   »C’est n’importe quoi (…) Si ce rapport était suffisamment précis pour décider, Mme Pinel ne perdrait pas son temps à nous recevoir », fait valoir M. Chenet. « Nous restons sur la discussion et la négociation », ajoute-il.

 

 

Restauration : hausse de la TVA

Restauration : hausse de la TVA

Réforme voulue par Jacques Chirac et entérinée par Nicolas Sarkozy, la TVA dans la restauration a été réduite de 19,6% à 5,5% en juillet 2009 avec pour triple objectif d’encourager les embauches, d’améliorer les conditions de travail dans le secteur et de favoriser une baisse des prix pour les consommateurs. Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait déclaré qu’il maintiendrait le taux réduit si les restaurateurs tenaient leurs promesses. Et bien que le rapport demandé sur le sujet n’arrive sur la table du président que le 31 octobre, à l’Elysée on s’est déjà fait une opinion. Pourquoi relever la TVA ? Tout d’abord car cette mesure coûte cher : la TVA réduite, c’est un manque à gagner estimé à 3,2 milliards d’euros par an selon la Cour des comptes. Or le gouvernement s’apprête à prendre des mesures pour améliorer la compétitivité de l’économie française, une réforme qui devrait coûter 10 milliards d’euros par an. Jugeant que les restaurateurs n’ont pas entièrement joué le jeu, le gouvernement souhaite donc mettre un terme à ce cadeau fiscal pour le réaffecter à la compétitivité. Il pourrait récupérer 1,5 milliard d’euros. « Les engagements n’ont pas été tenus », estime Thomas Thévenoud, député socialiste de Saône-et-Loire et auteur du rapport, cité par Le Parisien, car « seuls 5.000 emplois supplémentaires ont été créés entre 2009 et 2011″ alors que le secteur crée chaque année 15.000 emplois depuis quinze ans.  Les restaurateurs ont déjà affûté leur riposte. Le secteur pressentait une telle annonce et a préparé ses contre-arguments : si le taux de TVA est relevé, l’emploi va souffrir. Selon leurs calculs, une hausse de la TVA entraînerait 100.000 suppressions de postes. « Ces décisions risquent de contribuer au plus grand plan social de l’histoire de l’hôtellerie-restauration », a prévenu le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat). Le vrai-faux de l’info d’Europe 1 s’était emparé de cette affirmation, erronée. Selon un rapport commandé par les patrons de l’hôtellerie-restauration, l’hypothèse d’un retour d’un taux à 19,6% n’entraînerait en effet aucune perte d’emplois, les patrons de restaurants continuant même à embaucher, entre 20.000 et 40.000 personnes d’ici 2016.

 

Restauration : TVA relevée

Restauration : TVA relevée

 

 Le taux réduit de TVA dans la restauration, ramené à 5,5% sous Nicolas Sarkozy, c’est fini. L’Elysée a en effet tranché et décidé de relever ce taux, selon les informations d’Europe 1. Le futur taux de TVA devrait être compris entre 11% et 12%, même si certains à l’Elysée défendent carrément un retour au taux d’origine, c’est-à-dire 19,6%. Réforme voulue par Jacques Chirac et entérinée par Nicolas Sarkozy, la TVA dans la restauration a été réduite de 19,6% à 5,5% en juillet 2009 avec pour triple objectif d’encourager les embauches, d’améliorer les conditions de travail dans le secteur et de favoriser une baisse des prix pour les consommateurs. Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait déclaré qu’il maintiendrait le taux réduit si les restaurateurs tenaient leurs promesses.Et bien que le rapport demandé sur le sujet n’arrive sur la table du président que le 31 octobre, à l’Elysée on s’est déjà fait une opinion.Pourquoi relever la TVA dans la restauration ? Tout d’abord car cette mesure coûte cher : la TVA réduite, c’est un manque à gagner estimé à 3,2 milliards d’euros par an selon la Cour des comptes. Or le gouvernement s’apprête à prendre des mesures pour améliorer la compétitivité de l’économie française, une réforme qui devrait coûter 10 milliards d’euros par an. Jugeant que les restaurateurs n’ont pas entièrement joué le jeu et que les Français n’ont pas ressenti les effets de la TVA réduite sur leur facture, le gouvernement souhaite donc récupérer une partie de ce cadeau fiscal pour le réaffecter à la compétitivité. Les restaurateurs ont déjà affûté leur riposte. Le secteur pressentait une telle annonce et la ministre du commerce, Sylvia Pinel, leur a confirmé la tendance jeudi, lors d’une réunion avec les représentants de la profession. Mais ces derniers ont déjà des contre-arguments : si le taux de TVA est relevé, l’emploi va souffrir. Selon leurs calculs, un point de TVA en plus, c’est 10.000 emplois supprimés. On s’oriente donc vers 50.000 suppressions de postes. « Ces décisions risquent de contribuer au plus grand plan social de l’histoire de l’hôtellerie restauration », a prévenu le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat) D’après une étude de la société spécialisée CHD Expert, si la TVA était relevée à un taux de 12% par exemple, 61% estiment que la survie de leur établissement serait remise en cause. Ils seraient 66% à renoncer à des investissements, 59% à réduire leurs frais de personnel et 44% à penser augmenter « tous les prix » de leur carte.

 

 




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