Archive pour le Tag 'ressources ?'

Éviter le pillage des ressources halieutiques

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    Éviter le pillage des ressources halieutiques
  • La mise en place d’une gestion des pêches permet non sans mal une exploitation durable des ressources halieutiques, note l’économiste Olivier Thébaud dans une tribune au « Monde ». L’exploitation durable des ressources halieutiques est une question biologique, mais également économique, sociale et politique. Parce que ces ressources sont communes, la production de chaque exploitant dépend non seulement de son propre effort d’exploitation, mais aussi (négativement) de celui de tous les autres qui exploitent la même ressource.

    En l’absence de régulation, le phénomène de « course au poisson » se met en place, entraînant le développement de surcapacités de production, une moins bonne valorisation des productions, et des conflits. La gestion des pêches a été justement mise en place pour lutter contre ce phénomène, observé partout dans le monde, et a su relever plusieurs défis complexes.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Le réchauffement climatique pourrait entraîner le déclin des gros poissons dans les océans
    Dans l’Atlantique Nord, l’approche a d’abord été centrée sur la mise en œuvre de mesures de conservation, visant à limiter les niveaux de prélèvements et permettre ainsi la croissance des poissons et le renouvellement des populations exploitées. Les efforts de recherche internationaux menés depuis plus de soixante-dix ans ont débouché sur une science de l’exploitation des ressources halieutiques aujourd’hui très opérationnelle. Fondée notamment sur des modèles représentant l’effort de pêche et son impact sur les populations exploitées, elle permet d’identifier les niveaux de captures permettant d’espérer le maintien des rendements de la pêche à des niveaux garantissant une pêche durable. Ces modèles participent notamment à la fixation annuelle des « totaux autorisés de captures » (TAC) pour chaque stock ainsi évalué.

    La prise en compte des enjeux économiques et sociaux dans ces diagnostics a eu tendance à s’accroître, avec, par exemple, l’ouverture du Conseil international pour l’exploration de la mer aux sciences sociales. La détermination des mesures de conservation suppose en effet de s’accorder sur des objectifs à long terme pour la pêche, justifiant les limites de captures mises en œuvre. La politique commune de la pêche européenne vise le rendement maximum durable, c’est-à-dire la plus grande quantité de biomasse qui peut être extraite d’un stock halieutique sans affecter son processus de reproduction, dans un objectif de durabilité environnementale, économique et sociale.

    Les faits montrent que la course au poisson se développe tant que les règles encadrant l’exploitation n’abordent pas le partage des possibilités de pêche. Dans une pêcherie gérée par TAC, par exemple, le phénomène de course au poisson finit tôt ou tard par s’instaurer, chacun cherchant à prélever au mieux avant que la limite ne soit atteinte et la saison de pêche fermée. Un second grand défi est donc d’anticiper des règles de répartition des possibilités de pêche, en sélectionnant qui peut pêcher, et en répartissant ces possibilités entre groupes d’usagers. Les systèmes de répartitions en quotas de pêche, alloués à des collectifs comme les organisations de producteurs, ou à des exploitants individuels, suivant les pays et les pêcheries, participent à cet objectif. Cette sécurisation est aujourd’hui reconnue partout dans le monde comme une question majeure pour la viabilité économique de ces entreprises.

    Le temps de la guerre des ressources

    Le temps de  la guerre des ressources 

     

     

    Marie Charrel, du Monde, estime  que chaque génération thématise, selon les peurs qui la traversent, sa fin de l’insouciance. Celle des années 2020 prend désormais conscience de la limitation des ressources naturelles.

     

    « Nous vivons la fin, pour ceux qui en avaient, d’une forme d’insouciance. » Alors que les risques de pénurie énergétique se profilent avec l’automne, les mots prononcés par le président Emmanuel Macron, le 24 août, ont un écho chaque jour un peu plus douloureux. Outre leurs implications économiques, leur sens littéral même interpelle. Car qui, jusqu’ici, vivait vraiment dans l’insouciance ? Interrogé sur le sujet dans l’émission « Sans oser le demander », diffusée le 30 août sur France Culture, le philosophe Guillaume Le Blanc apporte une réponse assez tranchante : personne. Ni les moins aisés, bien sûr, angoissés par les fins de mois difficiles. Ni les plus riches, inquiets quant à eux de la protection de leur patrimoine. L’anxiété change de nature selon la classe sociale, mais elle n’est jamais absente.

    Les baby-boomers, qui ont connu l’euphorie des « trente glorieuses » (1945-1975), ont-ils eu la chance, eux, d’échapper au poids des soucis pendant leur adolescence ? Même pas, assure le philosophe, qui appelle à se méfier de l’illusion du paradis perdu : « Chaque époque est traversée par des formes différentes de peur et thématise ce qu’elle appelle la fin de l’insouciance. » Dans les années 1980, ce fut l’irruption du sida. Dans les années 1990, celle du chômage de masse. Dans les années 2000 et 2010, celle des attentats…

    La décennie 2020, elle, sera marquée par la prise de conscience de la limitation des ressources. Nous nous heurtons au « nœud de contradictions du développement de nos sociétés », explique Guillaume Le Blanc. Nous ouvrons les yeux sur « l’obsolescence programmée de la planète du fait de la prédation systémique du capitalisme des ressources ».

    Se tirer de ce nœud exige de rompre avec l’obsession de la croissance et de placer la vulnérabilité de nos écosystèmes au centre des préoccupations. Mais, à court terme, cette remise à plat sera contrariée par la récession en Europe, en raison du choc énergétique engendré par la guerre en Ukraine. Les gouvernements vont devoir parer à l’urgence – protéger ménages et entreprises mis à genoux par la flambée des prix de l’électricité. A moyen terme, cette remise à plat sera contrariée, aussi, par les difficultés d’accès aux matières premières indispensables à la transition énergétique et à notre survie même – à l’exemple de l’eau. La fin de l’insouciance marque l’entrée dans la guerre des ressources. Elle a déjà commencé.

    Une récente étude du Peterson Institute for International Economics tente d’évaluer qui, par le jeu des actionnaires, contrôle les parties-clés des chaînes d’approvisionnement mondiales de minerais et de terres rares. « Cette analyse n’est pas simple, car les entreprises ne sont pas nécessairement constituées en société dans les pays où se déroulent les activités d’extraction et de production, et les actionnaires peuvent exercer une influence par le biais de multiples filiales », expliquent les auteurs, les économistes Luc Leruth, Adnan Mazarei, Pierre Régibeau et Luc Renneboog. Mais leur constat est sans appel : la Chine domine ces chaînes de valeur, et ce bien plus que ce qui est communément admis.

    Soudan : la malédiction des ressources ?

     

    Soudan : la malédiction des ressources ?

    Le Soudan du sud pourtant récemment in dépendant souffre évidemment des divisions ethniques mais sans doute tout autant de la malédiction de ses nombreuses ressources qui alimentent divisions et concussions.

     

    Une mise en œuvre « très lente », « des difficultés récurrentes ». De l’aveu même de Charles Tai Gituai, le chef de la commission qui supervise le processus de paix au Soudan du Sud, la réconciliation patine dans le plus jeune Etat du monde. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé, mardi 15 mars, une résolution renouvelant pour un an la mission de casques bleus dans le pays, les inquiétudes se multiplient sur les risques d’une reprise des affrontements entre factions rivales.

    Indépendant du Soudan depuis juillet 2011, le Soudan du Sud aurait pu espérer un bel avenir grâce à ses ressources naturelles, notamment pétrolières, et un vaste potentiel agricole. Mais le pays a été rattrapé par ses divisions. En décembre 2013, Salva Kiir, le président sud-soudanais, et Riek Machar, son vice-président, sont entrés en conflit ouvert, entraînant un cycle de violences qui aurait fait 400 000 morts en cinq ans selon les estimations.

    Un accord de paix a été signé en septembre 2018, sans toutefois parvenir à empêcher la prolifération des violences au niveau communautaire. En février 2020, la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale – Riek Machar retrouvant son poste de vice-président aux côtés de son rival, le président Salva Kiir –, avait fait espérer une sortie durable du conflit.

    La malédiction des ressources naturelles en Afrique

    La  malédiction des ressources naturelles en Afrique

     

    Les pays d’Afrique dont le sous-sol est riche en matières premières ne sont pas forcément ceux dont la population en profite le plus. Ils sont, bien souvent, victimes de la « malédiction des ressources naturelles », raconte Marie de Vergès, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

     

    Chronique.

    Le Nigeria a vécu, mi-février 2022, une mésaventure que l’on pourrait trouver cocasse si elle n’était pas désolante. Le premier producteur d’or noir en Afrique a été confronté toute une semaine à une pénurie de carburant, provoquant de monstrueux embouteillages dans les stations-service du pays. A l’origine de ce dysfonctionnement, l’importation accidentelle d’une grosse quantité d’essence frelatée. Car là est le nœud du problème : le Nigeria achète à l’étranger l’essentiel de son carburant, faute de raffiner lui-même les centaines de milliers de barils extraits chaque jour de son sous-sol.

    L’incident a causé un « choc inutile » à l’économie, selon le Bureau national des statistiques. Dans l’immédiat, on s’attend à un nouveau pic d’inflation alors que près d’un Nigérian sur deux vit avec moins de 1,90 dollar par jour. A plus long terme, cet incident vient confirmer ce que l’on savait déjà : les incroyables richesses pétrolières du géant d’Afrique de l’Ouest ne profitent guère à sa population.

     

    En jargon économique, on appelle ceci la « malédiction des ressources naturelles ». Ou comment, trop souvent, l’exploitation rentière des matières premières déstabilise l’activité économique, nourrit la corruption, ralentit l’industrialisation et aggrave la pauvreté. Au Nigeria, l’argent du pétrole a été dilapidé pendant des décennies. Et la première économie africaine en termes de PIB est, à de nombreux égards (mortalité infantile, violence, déscolarisation…), un Etat en déliquescence.

    Or, comme le Nigeria, de nombreux pays africains dépendent encore à l’excès de leurs ressources naturelles. Pour certains, il peut s’agir de thé, de coton ou de cacao, mais il est plus souvent question de produits miniers ou pétroliers. En Angola, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) ou encore au Soudan du Sud, les exportations sont composées à plus de 90 % de ressources extractives.

    Est-ce forcément problématique ? L’Economie africaine 2022 (La Découverte, 126 pages, 10 euros), tout juste publié par l’Agence française de développement (AFD), nous livre des éléments d’appréciation factuels mais éclairants sur « l’inertie » de ces économies tributaires de leur sous-sol. On y apprend qu’elles ont enregistré des taux de croissance plus faibles depuis 2015 que les pays plus diversifiés. Et qu’elles ne sont pas parvenues, dans l’ensemble, à renouer avec leur niveau d’activité d’avant la crise du coronavirus.

    La croissance y est volatile, soumise aux aléas des cours mondiaux. Quand les prix sont fortement à la hausse, les caisses de l’Etat se remplissent mais l’afflux de capitaux renchérit la monnaie, ce qui handicape la compétitivité et décourage l’industrialisation. Quand ils s’effondrent, les recettes publiques s’évaporent et les déficits se creusent.

    Ressources naturelles : Vers la finitude ?

    Ressources naturelles : Vers la finitude ?

    L’idée d’une croissance heureuse, où l’économie pourrait continuer à croître éternellement si le capital se substitue assez rapidement aux ressources naturelles qui s’épuisent, ne fait pas l’unanimité, souligne Florian Fizaine, maître de conférences en sciences économiques.( interview Le Monde) 

    Comme l’indique l’auteur la question n’est pas nouvelle et l’économie a répondu en partie aux interrogations si l’on se fie aux tendances de composition de la richesse produite  ( ou Pib mondial). Les services occupent une place de plus en prépondérante dans lʼéconomie mondiale et représentent, dʼaprès les données de la Banque mondiale, près de 75 % du PIB des pays développés et 50 % de celui des pays en développement. Or les services consomment beaucoup moins d’énergie et de matières premières que les activités industrielles. La mutation est donc largement engagée, se pose surtout une question d’ampleur et surtout de rythme par rapport à la problématique environnementale notamment  NDLR


     

    A partir de quand la problématique de la nature comme ressource épuisable est apparue chez les économistes ?

    Contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’a pas fallu attendre le « rapport Meadows » [du nom de ses deux principaux coauteurs, Dennis et Donella Meadows, paru en français sous le titre Les Limites à la croissance], en 1972, pour que les économistes s’interrogent sur le lien entre croissance et ressources naturelles. Dès la naissance de la discipline au XVIIIsiècle, les physiocrates placent la nature au cœur de la production des richesses, ce qui implique d’en respecter les contraintes.

    A partir de la révolution industrielle, cette question de la finitude des ressources prend une autre tournure et va devenir plus conflictuelle chez les économistes classiques. Alors que, pour Jean-Baptiste Say, les ressources naturelles, illimitées et donc gratuites, ne sont pas un sujet, pour d’autres, comme David Ricardo, il existe une limite naturelle à la croissance, se traduisant par une décroissance des rendements, et donc une hausse du prix du blé, qui conduit in fine l’économie à un état stationnaire sur le long terme.

    A partir de là, des économistes comme John Stuart Mill vont considérer cette décroissance comme une opportunité pour l’humanité qui, au lieu d’accumuler des richesses, pourra se tourner vers d’autres activités, telles que l’art. D’autres, à l’image de Thomas Malthus, craignent que les ressources naturelles ne s’accroissent pas suffisamment vite face aux dynamiques de croissance démographique, ce qui nécessite de limiter la fécondité.

    Après la seconde révolution industrielle, l’idée dominante est celle qu’il n’y a pas de limites à la croissance…

    A la fin du XIXsiècle, l’école néoclassique, très inspirée des travaux de Karl Marx et d’Adam Smith, estime en effet que la disponibilité limitée en ressources naturelles peut être compensée par une organisation du travail optimisée. Pour les néoclassiques, le progrès technique et les découvertes de nouvelles ressources pourront continuellement lutter contre les rendements décroissants. Malgré cette idéologie dominante, certains économistes commencent à réfléchir à l’épuisement.

    Vers la finitude des ressources ?

     Vers la finitude des ressources ? 

    L’idée d’une croissance heureuse, où l’économie pourrait continuer à croître éternellement si le capital se substitue assez rapidement aux ressources naturelles qui s’épuisent, ne fait pas l’unanimité, souligne Florian Fizaine, maître de conférences en sciences économiques.( interview Le Monde) 

    Comme l’indique l’auteur la question n’est pas nouvelle et l’économie a répondu en partie aux interrogations si l’on se fie aux tendances de composition de la richesse produite  ( ou Pib mondial). Les services occupent une place de plus en prépondérante dans lʼéconomie mondiale et représentent, dʼaprès les données de la Banque mondiale, près de 75 % du PIB des pays développés et 50 % de celui des pays en développement. Or les services consomment beaucoup moins d’énergie et de matières premières que les activités industrielles. La mutation est donc largement engagée, se pose surtout une question d’ampleur et surtout de rythme par rapport à la problématique environnementale notamment  NDLR


    A partir de quand la problématique de la nature comme ressource épuisable est apparue chez les économistes ?

    Contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’a pas fallu attendre le « rapport Meadows » [du nom de ses deux principaux coauteurs, Dennis et Donella Meadows, paru en français sous le titre Les Limites à la croissance], en 1972, pour que les économistes s’interrogent sur le lien entre croissance et ressources naturelles. Dès la naissance de la discipline au XVIIIsiècle, les physiocrates placent la nature au cœur de la production des richesses, ce qui implique d’en respecter les contraintes.

    A partir de la révolution industrielle, cette question de la finitude des ressources prend une autre tournure et va devenir plus conflictuelle chez les économistes classiques. Alors que, pour Jean-Baptiste Say, les ressources naturelles, illimitées et donc gratuites, ne sont pas un sujet, pour d’autres, comme David Ricardo, il existe une limite naturelle à la croissance, se traduisant par une décroissance des rendements, et donc une hausse du prix du blé, qui conduit in fine l’économie à un état stationnaire sur le long terme.

    A partir de là, des économistes comme John Stuart Mill vont considérer cette décroissance comme une opportunité pour l’humanité qui, au lieu d’accumuler des richesses, pourra se tourner vers d’autres activités, telles que l’art. D’autres, à l’image de Thomas Malthus, craignent que les ressources naturelles ne s’accroissent pas suffisamment vite face aux dynamiques de croissance démographique, ce qui nécessite de limiter la fécondité.

    Après la seconde révolution industrielle, l’idée dominante est celle qu’il n’y a pas de limites à la croissance…

    A la fin du XIXsiècle, l’école néoclassique, très inspirée des travaux de Karl Marx et d’Adam Smith, estime en effet que la disponibilité limitée en ressources naturelles peut être compensée par une organisation du travail optimisée. Pour les néoclassiques, le progrès technique et les découvertes de nouvelles ressources pourront continuellement lutter contre les rendements décroissants. Malgré cette idéologie dominante, certains économistes commencent à réfléchir à l’épuisement.

    France 2030 :L’oubli des ressources humaines

    France 2030 :L’oubli des ressources humaines

    L’exercice prospectif présenté par Emmanuel Macron oublie la question des ressources humaines, devenue centrale face à la raréfaction de la main-d’œuvre et à la nécessaire adaptation au changement climatique, note l’économiste Philippe Askenazy.

    Chronique.

     

     La présentation du plan France 2030 par le président de la République et non par le haut-commissaire au plan a surpris. Au moins, l’existence de ce haut-commissaire a-t-elle été évoquée, contrairement à celle du haut-commissaire aux compétences, créé en mars 2020 et chargé, notamment, de superviser un exercice de prospective des métiers et qualifications à l’horizon 2030. Cet oubli est significatif : le pouvoir pense aujourd’hui l’avenir du facteur capital, mais pas celui du facteur travail.

    L’exercice tranche avec la planification née après le second conflit mondial. Dans un contexte de reconstruction, puis de modernisation de l’économie française, la planification intégrait simultanément les dimensions capitalistique et humaine, et leur interaction. Planification des besoins de main-d’œuvre, système éducatif et branches professionnelles formaient un bloc articulé autour de la qualification. Dans les grilles des conventions collectives, la qualification du travailleur selon une double échelle (sa formation et son expérience) répondait à la qualification de l’emploi (la capacité à exercer un métier ou un poste). La grille offrait à la fois une hiérarchie des qualifications auxquelles étaient associés des minima salariaux, et un outil pour traduire l’évolution planifiée des effectifs productifs en adaptation constante des flux en formation initiale.

    L’irruption du chômage de masse, la révolution numérique, les mutations des organisations du travail et la « flexibilisation » du marché du travail ont démembré cet édifice. Exigence de polyvalence, travail en équipe, mobilisation simultanée et croissante des capacités cognitives et physiques ont rendu difficile la qualification d’un emploi. Par exemple, une fiche de poste pour un valet ou une femme de chambre comporte typiquement, aujourd’hui, trois pages, décrivant notamment les compétences attendues.

    Modèle « low cost »

    La notion de compétences de l’individu est en effet venue se substituer à la qualification, générant une nébuleuse de typologies variées. L’enquête de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) « Evaluation des compétences des adultes » (PIAAC) retient la compétence en littérature, en numératie (comprendre et utiliser des données mathématiques) et en résolution de problème. Pour Pôle emploi, les « trois types de compétences à valoriser lors de votre candidature » sont le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. Dans leur acquisition, ce n’est plus l’expérience cumulative sur un poste qui est valorisée, mais l’accumulation d’expériences variées. La précarisation des carrières, notamment des jeunes, se mue ainsi en « opportunités ».

    L’envolée aussi des prix ressources alimentaires mondiales (FAO)

    L’envolée aussi des prix  ressources alimentaires mondiales (FAO)

    Une augmentation de plus de 30 % sur un an qui va évidemment se répercuter très prochainement sur les produits de consommation.    Les prix mondiaux des produits alimentaires ont encore augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en dix ans, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), jeudi 7 octobre.

     L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130 points le mois dernier, un record depuis septembre 2011. Sur un an, l’indice a augmenté de 32,8 % en septembre. De mauvaises récoltes conjuguées à la demande chinoise expliquent la nette augmentation des prix des produits agricoles de base.

    L’indice des prix des céréales a augmenté de 2 % en septembre par rapport à août, en raison de la croissance des prix du blé (+4 %), la FAO évoquant dans un communiqué le « resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale ».

    Les prix des huiles végétales ont augmenté de 1,7 % en septembre et restent supérieurs de 60 % à leur niveau enregistré il y a un an, selon la FAO, en raison principalement de la hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de colza. En ce qui concerne la production céréalière, la FAO prévoit une récolte mondiale record de 2,8 milliards de tonnes en 2021.

    Les peuples autochtones dépossédés des ressources naturelles

    Les  peuples autochtones dépossédés des ressources naturelles

     

     

    Christian Lévêque, hydrobiologiste, directeur de recherches émérite de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) estime dans une chronique à la Tribune  que les peuples locaux sont souvent dépossédés des ressources naturelles de leur territoire.

     

    Chronique

     

     

    La législation minière reconnaît le droit de propriété des Etats, plus rarement celui des populations natives. L’enjeu est bien entendu le partage des bénéfices liés à l’exploitation, et l’intérêt des Etats prend souvent le pas sur celui des autochtones. Même si, sous la pression d’un agenda où la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est de plus en plus marquée, certaines sociétés minières font désormais cas des populations présentes sur les lieux où elles s’implantent.

    Exploitation des ressources naturelles et respect de l’environnement et des populations indigènes font rarement bon ménage. Des exemples récents pour lesquels le conflit porte sur la destruction de sites qui ont une valeur patrimoniale, historique ou religieuse en fournissent une illustration. Ainsi, en Australie, le dynamitage en mai dernier d’un site aborigène historique par Rio Tinto a suscité une grande émotion et le géant minier a été accusé de « vandalisme d’entreprise » par les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura (PKKP). Ce site vieux de plus de 46.000 ans a été détruit lors de travaux à l’explosif destinés à agrandir une mine de fer, qui avaient été autorisés par le gouvernement de l’Etat d’Australie-occidentale… Un « incident » ayant entraîné la démission de plusieurs responsables du groupe Rio Tinto.

    Le groupe BHP, concurrent de Rio Tinto, a lui aussi été autorisé par le gouvernement local à détruire des dizaines de sites aborigènes dans l’ouest de l’Australie, ce qui a suscité encore plus d’émotion ! Selon les communiqués de presse, cela concerne les terres traditionnelles du peuple Banjima, dont les représentants avaient conclu en 2015 un accord avec BHP pour l’exploitation de cette zone, mais qui n’ont semble-t-il pas été consultés par l’Etat d’Australie occidentale pour cette dernière décision.

    Ces deux exemples concernent des sites patrimoniaux. Mais le plus souvent, la question sous-jacente est celle du partage des bénéfices liés à l’exploitation et à l’usage de ces ressources. Cette question s’est également posée dans le cadre de la Convention sur la Diversité biologique, dans laquelle elle est même devenue l’objet central des discussions Le Protocole de Nagoya, adopté en 2010, porte sur l’accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées, ainsi que sur le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA). Ce protocole vise à rétablir une certaine équité entre propriétaires et utilisateurs de ces ressources et de ces connaissances. En théorie, les revenus doivent contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité. Reste à voir si ce principe est vérifié sur le terrain. Ce qui semble certain, c’est que ce protocole n’a pas entrainé un flux très significatif de dollars vers les sociétés autochtones en faveur de la protection de la biodiversité! Les groupes industriels ont développé des stratégies de contournement… C’est évidemment difficile de le reconnaître sur le plan politique, et on continue à faire semblant d’y croire.

    Plus probant, on apprend récemment qu’un autre géant minier, le russe Nornickel, a signé un accord de coopération avec les associations représentant les peuples autochtones de la péninsule de Taimyr, une terre arctique isolée surnommée «la dernière frontière de la Russie». Ce geste peut être considéré comme une tentative, pour Nornickel, d’expier ses péchés, l’entreprise étant responsable d’une marée noire d’hydrocarbures à Norilsk fin mai 2020. Le programme de soutien de Nornickel est assez remarquable, comprenant un large éventail d’initiatives visant à protéger l’habitat naturel et à soutenir les activités traditionnelles des peuples autochtones. On ne peut que s’en réjouir a priori puisqu’il aurait fait l’objet, selon les communiqués de presse, de nombreux entretiens et de différents sondages auprès des communautés autochtones. Mais qu’en est-il réellement? Les sommes retenues (22 millions d’euros), si elles ne sont pas énormes pour une population estimée à 10.000 habitants, devraient être accueillies avec joie dans cette région en voie de paupérisation.

    La société minière Anglo American quant à elle va dans le même sens. Bien qu’elle n’ait pas une réputation irréprochable, l’entreprise a pris des mesures pour aider les autochtones. Elle a lancé par exemple un programme de bourses d’études pour des étudiants aborigènes ou insulaires du détroit de Torres qui entreprennent des études dans les universités australiennes, et elle soutient financièrement une organisation à but non lucratif qui propose des bourses d’études secondaires aux enfants aborigènes issus de communautés éloignées. De plus, l’anglo-american a lancé plusieurs programmes pour encourager les peuples autochtones à être employés dans l’entreprise (et l’industrie minière en général) et la société minière enseigne à ses employés l’histoire des peuples autochtones et de leur patrimoine. Par ailleurs, la société a pris aussi l’engagement d’être à l’écoute des communautés autochtones quand les travaux miniers menacent des sites patrimoniaux traditionnels pour trouver des solutions adaptées.

    Ces différents cas montrent que la concertation avec les populations autochtones ne peut plus rester une simple formalité. Si les grandes entreprises industrielles n’ont pas toutes la même démarche en matière de concertation avec les peuples autochtones, la pression internationale les incite à y porter beaucoup plus d’attention. Et si tout n’est certes pas parfait, on peut le saluer comme un progrès. L’étape suivante serait d’associer réellement les populations locales aux bénéfices de l’exploitation des ressources de leur sol. On entrerait alors, enfin, dans la mise en place des conditions nécessaires à la réalisation de ce concept abstrait que l’on appelle « développement durable».

    Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

    Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

    Une aide mensuelle de 900 € a été décidée pour les précaires et les jeunes. Cette garantie, qui sera versée par Pôle emploi tous les deux mois, devrait ainsi bénéficier à quelque 400. 000 travailleurs précaires, dont 70. 000 jeunes. À savoir, « les saisonniers, dont la saison a été raccourcie voire annulée » ou « certains Français qui, avant la crise, travaillaient beaucoup en enchaînant les contrats courts et les périodes de chômage », a détaillé la ministre du Travail.

     

    L’exécutif a également souhaité intensifier son soutien aux jeunes qui entrent sur le marché du travail. Dans le cadre de son plan « 1 jeune, 1 solution », une nouvelle aide va être déployée pour les jeunes diplômés qui ont des difficultés à trouver leur premier emploi. Elle se traduira par un « dispositif spécifique » avec, à la fois, un accompagnement personnalisé par Pôle emploi ou l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et une allocation financière qui s’élèvera jusqu’à 500 euros par mois. Tout jeune dans cette situation pourra se tourner vers les deux organismes en charge de l’emploi pour en bénéficier.

    « »Eviter l’effondrement de l’économie par un transfert des ressources ? »

    « »Eviter l’effondrement de l’économie par un transfert des ressources ? »

     

    L’économiste Antoine Monserand propose, dans une tribune au « Monde », un programme de transferts de revenus des ménages et des entreprises dont l’épargne ou l’activité a augmenté, vers ceux qui ont au contraire l’ont vu fortement réduite

    Tribune.

     

    Réticent à l’idée de perturber de nouveau l’économie après l’été 2020, l’exécutif a pris des mesures au compte-gouttes et trop tardives. Il a ainsi rendu le reconfinement inévitable, mené le pays droit à la saturation des services de réanimation, obligé les soignants à devoir bientôt choisir de nouveau à qui ils sauveront (ou non) la vie. Même lors de son allocution, le président de la République Emmanuel Macron a maintenu ce mot d’ordre : « L’économie ne doit ni s’arrêter ni s’effondrer ».

    Pourtant, il existe une solution pour que l’économie s’arrête momentanément sans s’effondrer, sans augmenter ni les faillites, ni la pauvreté, ni le déficit. Pour le comprendre, il faut cesser de considérer l’économie comme une abstraction faisant magiquement apparaître – ou disparaître – des revenus et des emplois, mais plutôt examiner les flux et les stocks de monnaie.

    Les revenus des uns ne sont rien d’autre que les dépenses des autres, et vice versa. Si les revenus de certains diminuent ou disparaissent pendant un confinement, ce n’est pas qu’ils se sont « évaporés », comme les centaines de milliards de dollars de valorisation boursière lors de la crise de 2008. C’est simplement que cet argent n’est pas passé d’un compte à un autre en échange de biens et services comme il l’aurait fait en temps normal.

    Une grande solidarité nationale de crise

    Lorsque la circulation de l’argent est bloquée, une partie du corps social est asséchée, pendant qu’une autre accumule les liquidités. Les inégalités explosent. En témoignent les chiffres de la Banque de France : entre mars et août 2020, les 20 % des Français les plus pauvres se sont endettés pendant que le reste des Français accumulait 86,6 milliards d’euros, dont environ 54 % pour les 10 % les plus riches.

    Depuis septembre, le gouvernement n’a cessé d’envoyer des signaux et injonctions contradictoires. Il aurait été de la responsabilité – et même du devoir – de chacun de réduire les contacts au minimum… tout en consommant un maximum. Il fallait à tout prix « relancer la machine ». Mais n’y avait-il pas d’option moins absurde que de demander aux Français de se ruer dans les magasins, d’aller au restaurant trois fois par jour et en escapade en avion tous les week-ends ?

    Qu’il s’agisse de la période de l’entre-deux confinements ou des confinements eux-mêmes, il faut faire circuler l’argent pour éviter que les inégalités et la crise sociale empirent. Le canal de la consommation est obstrué ? Utilisons celui de la fiscalité pour organiser une grande solidarité nationale de crise.

     

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    Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

    Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

    La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport de  l’ONG Circle Economy.  En 2017, les ressources consommées par l’économie mondiale ont encore grimpé, dénonce cette ONG dans un rapport présenté à Davos. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

     

     Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

    « La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

    « Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

     

    Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

    Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

    La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

     

     Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

    « La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

    « Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

     

    Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

    Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

    finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invite à la consommation locale et au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

     

     Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

    « La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

    « Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

    Le grand gaspillage des ressources continue

    Le grand gaspillage des ressources continue

    La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

     

     Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

    « La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

    « Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

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