Archive pour le Tag 'ressources ?'

Soudan : la malédiction des ressources ?

 

Soudan : la malédiction des ressources ?

Le Soudan du sud pourtant récemment in dépendant souffre évidemment des divisions ethniques mais sans doute tout autant de la malédiction de ses nombreuses ressources qui alimentent divisions et concussions.

 

Une mise en œuvre « très lente », « des difficultés récurrentes ». De l’aveu même de Charles Tai Gituai, le chef de la commission qui supervise le processus de paix au Soudan du Sud, la réconciliation patine dans le plus jeune Etat du monde. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé, mardi 15 mars, une résolution renouvelant pour un an la mission de casques bleus dans le pays, les inquiétudes se multiplient sur les risques d’une reprise des affrontements entre factions rivales.

Indépendant du Soudan depuis juillet 2011, le Soudan du Sud aurait pu espérer un bel avenir grâce à ses ressources naturelles, notamment pétrolières, et un vaste potentiel agricole. Mais le pays a été rattrapé par ses divisions. En décembre 2013, Salva Kiir, le président sud-soudanais, et Riek Machar, son vice-président, sont entrés en conflit ouvert, entraînant un cycle de violences qui aurait fait 400 000 morts en cinq ans selon les estimations.

Un accord de paix a été signé en septembre 2018, sans toutefois parvenir à empêcher la prolifération des violences au niveau communautaire. En février 2020, la mise en place d’un gouvernement d’unité nationale – Riek Machar retrouvant son poste de vice-président aux côtés de son rival, le président Salva Kiir –, avait fait espérer une sortie durable du conflit.

La malédiction des ressources naturelles en Afrique

La  malédiction des ressources naturelles en Afrique

 

Les pays d’Afrique dont le sous-sol est riche en matières premières ne sont pas forcément ceux dont la population en profite le plus. Ils sont, bien souvent, victimes de la « malédiction des ressources naturelles », raconte Marie de Vergès, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

Chronique.

Le Nigeria a vécu, mi-février 2022, une mésaventure que l’on pourrait trouver cocasse si elle n’était pas désolante. Le premier producteur d’or noir en Afrique a été confronté toute une semaine à une pénurie de carburant, provoquant de monstrueux embouteillages dans les stations-service du pays. A l’origine de ce dysfonctionnement, l’importation accidentelle d’une grosse quantité d’essence frelatée. Car là est le nœud du problème : le Nigeria achète à l’étranger l’essentiel de son carburant, faute de raffiner lui-même les centaines de milliers de barils extraits chaque jour de son sous-sol.

L’incident a causé un « choc inutile » à l’économie, selon le Bureau national des statistiques. Dans l’immédiat, on s’attend à un nouveau pic d’inflation alors que près d’un Nigérian sur deux vit avec moins de 1,90 dollar par jour. A plus long terme, cet incident vient confirmer ce que l’on savait déjà : les incroyables richesses pétrolières du géant d’Afrique de l’Ouest ne profitent guère à sa population.

 

En jargon économique, on appelle ceci la « malédiction des ressources naturelles ». Ou comment, trop souvent, l’exploitation rentière des matières premières déstabilise l’activité économique, nourrit la corruption, ralentit l’industrialisation et aggrave la pauvreté. Au Nigeria, l’argent du pétrole a été dilapidé pendant des décennies. Et la première économie africaine en termes de PIB est, à de nombreux égards (mortalité infantile, violence, déscolarisation…), un Etat en déliquescence.

Or, comme le Nigeria, de nombreux pays africains dépendent encore à l’excès de leurs ressources naturelles. Pour certains, il peut s’agir de thé, de coton ou de cacao, mais il est plus souvent question de produits miniers ou pétroliers. En Angola, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) ou encore au Soudan du Sud, les exportations sont composées à plus de 90 % de ressources extractives.

Est-ce forcément problématique ? L’Economie africaine 2022 (La Découverte, 126 pages, 10 euros), tout juste publié par l’Agence française de développement (AFD), nous livre des éléments d’appréciation factuels mais éclairants sur « l’inertie » de ces économies tributaires de leur sous-sol. On y apprend qu’elles ont enregistré des taux de croissance plus faibles depuis 2015 que les pays plus diversifiés. Et qu’elles ne sont pas parvenues, dans l’ensemble, à renouer avec leur niveau d’activité d’avant la crise du coronavirus.

La croissance y est volatile, soumise aux aléas des cours mondiaux. Quand les prix sont fortement à la hausse, les caisses de l’Etat se remplissent mais l’afflux de capitaux renchérit la monnaie, ce qui handicape la compétitivité et décourage l’industrialisation. Quand ils s’effondrent, les recettes publiques s’évaporent et les déficits se creusent.

Ressources naturelles : Vers la finitude ?

Ressources naturelles : Vers la finitude ?

L’idée d’une croissance heureuse, où l’économie pourrait continuer à croître éternellement si le capital se substitue assez rapidement aux ressources naturelles qui s’épuisent, ne fait pas l’unanimité, souligne Florian Fizaine, maître de conférences en sciences économiques.( interview Le Monde) 

Comme l’indique l’auteur la question n’est pas nouvelle et l’économie a répondu en partie aux interrogations si l’on se fie aux tendances de composition de la richesse produite  ( ou Pib mondial). Les services occupent une place de plus en prépondérante dans lʼéconomie mondiale et représentent, dʼaprès les données de la Banque mondiale, près de 75 % du PIB des pays développés et 50 % de celui des pays en développement. Or les services consomment beaucoup moins d’énergie et de matières premières que les activités industrielles. La mutation est donc largement engagée, se pose surtout une question d’ampleur et surtout de rythme par rapport à la problématique environnementale notamment  NDLR


 

A partir de quand la problématique de la nature comme ressource épuisable est apparue chez les économistes ?

Contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’a pas fallu attendre le « rapport Meadows » [du nom de ses deux principaux coauteurs, Dennis et Donella Meadows, paru en français sous le titre Les Limites à la croissance], en 1972, pour que les économistes s’interrogent sur le lien entre croissance et ressources naturelles. Dès la naissance de la discipline au XVIIIsiècle, les physiocrates placent la nature au cœur de la production des richesses, ce qui implique d’en respecter les contraintes.

A partir de la révolution industrielle, cette question de la finitude des ressources prend une autre tournure et va devenir plus conflictuelle chez les économistes classiques. Alors que, pour Jean-Baptiste Say, les ressources naturelles, illimitées et donc gratuites, ne sont pas un sujet, pour d’autres, comme David Ricardo, il existe une limite naturelle à la croissance, se traduisant par une décroissance des rendements, et donc une hausse du prix du blé, qui conduit in fine l’économie à un état stationnaire sur le long terme.

A partir de là, des économistes comme John Stuart Mill vont considérer cette décroissance comme une opportunité pour l’humanité qui, au lieu d’accumuler des richesses, pourra se tourner vers d’autres activités, telles que l’art. D’autres, à l’image de Thomas Malthus, craignent que les ressources naturelles ne s’accroissent pas suffisamment vite face aux dynamiques de croissance démographique, ce qui nécessite de limiter la fécondité.

Après la seconde révolution industrielle, l’idée dominante est celle qu’il n’y a pas de limites à la croissance…

A la fin du XIXsiècle, l’école néoclassique, très inspirée des travaux de Karl Marx et d’Adam Smith, estime en effet que la disponibilité limitée en ressources naturelles peut être compensée par une organisation du travail optimisée. Pour les néoclassiques, le progrès technique et les découvertes de nouvelles ressources pourront continuellement lutter contre les rendements décroissants. Malgré cette idéologie dominante, certains économistes commencent à réfléchir à l’épuisement.

Vers la finitude des ressources ?

 Vers la finitude des ressources ? 

L’idée d’une croissance heureuse, où l’économie pourrait continuer à croître éternellement si le capital se substitue assez rapidement aux ressources naturelles qui s’épuisent, ne fait pas l’unanimité, souligne Florian Fizaine, maître de conférences en sciences économiques.( interview Le Monde) 

Comme l’indique l’auteur la question n’est pas nouvelle et l’économie a répondu en partie aux interrogations si l’on se fie aux tendances de composition de la richesse produite  ( ou Pib mondial). Les services occupent une place de plus en prépondérante dans lʼéconomie mondiale et représentent, dʼaprès les données de la Banque mondiale, près de 75 % du PIB des pays développés et 50 % de celui des pays en développement. Or les services consomment beaucoup moins d’énergie et de matières premières que les activités industrielles. La mutation est donc largement engagée, se pose surtout une question d’ampleur et surtout de rythme par rapport à la problématique environnementale notamment  NDLR


A partir de quand la problématique de la nature comme ressource épuisable est apparue chez les économistes ?

Contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’a pas fallu attendre le « rapport Meadows » [du nom de ses deux principaux coauteurs, Dennis et Donella Meadows, paru en français sous le titre Les Limites à la croissance], en 1972, pour que les économistes s’interrogent sur le lien entre croissance et ressources naturelles. Dès la naissance de la discipline au XVIIIsiècle, les physiocrates placent la nature au cœur de la production des richesses, ce qui implique d’en respecter les contraintes.

A partir de la révolution industrielle, cette question de la finitude des ressources prend une autre tournure et va devenir plus conflictuelle chez les économistes classiques. Alors que, pour Jean-Baptiste Say, les ressources naturelles, illimitées et donc gratuites, ne sont pas un sujet, pour d’autres, comme David Ricardo, il existe une limite naturelle à la croissance, se traduisant par une décroissance des rendements, et donc une hausse du prix du blé, qui conduit in fine l’économie à un état stationnaire sur le long terme.

A partir de là, des économistes comme John Stuart Mill vont considérer cette décroissance comme une opportunité pour l’humanité qui, au lieu d’accumuler des richesses, pourra se tourner vers d’autres activités, telles que l’art. D’autres, à l’image de Thomas Malthus, craignent que les ressources naturelles ne s’accroissent pas suffisamment vite face aux dynamiques de croissance démographique, ce qui nécessite de limiter la fécondité.

Après la seconde révolution industrielle, l’idée dominante est celle qu’il n’y a pas de limites à la croissance…

A la fin du XIXsiècle, l’école néoclassique, très inspirée des travaux de Karl Marx et d’Adam Smith, estime en effet que la disponibilité limitée en ressources naturelles peut être compensée par une organisation du travail optimisée. Pour les néoclassiques, le progrès technique et les découvertes de nouvelles ressources pourront continuellement lutter contre les rendements décroissants. Malgré cette idéologie dominante, certains économistes commencent à réfléchir à l’épuisement.

France 2030 :L’oubli des ressources humaines

France 2030 :L’oubli des ressources humaines

L’exercice prospectif présenté par Emmanuel Macron oublie la question des ressources humaines, devenue centrale face à la raréfaction de la main-d’œuvre et à la nécessaire adaptation au changement climatique, note l’économiste Philippe Askenazy.

Chronique.

 

 La présentation du plan France 2030 par le président de la République et non par le haut-commissaire au plan a surpris. Au moins, l’existence de ce haut-commissaire a-t-elle été évoquée, contrairement à celle du haut-commissaire aux compétences, créé en mars 2020 et chargé, notamment, de superviser un exercice de prospective des métiers et qualifications à l’horizon 2030. Cet oubli est significatif : le pouvoir pense aujourd’hui l’avenir du facteur capital, mais pas celui du facteur travail.

L’exercice tranche avec la planification née après le second conflit mondial. Dans un contexte de reconstruction, puis de modernisation de l’économie française, la planification intégrait simultanément les dimensions capitalistique et humaine, et leur interaction. Planification des besoins de main-d’œuvre, système éducatif et branches professionnelles formaient un bloc articulé autour de la qualification. Dans les grilles des conventions collectives, la qualification du travailleur selon une double échelle (sa formation et son expérience) répondait à la qualification de l’emploi (la capacité à exercer un métier ou un poste). La grille offrait à la fois une hiérarchie des qualifications auxquelles étaient associés des minima salariaux, et un outil pour traduire l’évolution planifiée des effectifs productifs en adaptation constante des flux en formation initiale.

L’irruption du chômage de masse, la révolution numérique, les mutations des organisations du travail et la « flexibilisation » du marché du travail ont démembré cet édifice. Exigence de polyvalence, travail en équipe, mobilisation simultanée et croissante des capacités cognitives et physiques ont rendu difficile la qualification d’un emploi. Par exemple, une fiche de poste pour un valet ou une femme de chambre comporte typiquement, aujourd’hui, trois pages, décrivant notamment les compétences attendues.

Modèle « low cost »

La notion de compétences de l’individu est en effet venue se substituer à la qualification, générant une nébuleuse de typologies variées. L’enquête de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) « Evaluation des compétences des adultes » (PIAAC) retient la compétence en littérature, en numératie (comprendre et utiliser des données mathématiques) et en résolution de problème. Pour Pôle emploi, les « trois types de compétences à valoriser lors de votre candidature » sont le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. Dans leur acquisition, ce n’est plus l’expérience cumulative sur un poste qui est valorisée, mais l’accumulation d’expériences variées. La précarisation des carrières, notamment des jeunes, se mue ainsi en « opportunités ».

L’envolée aussi des prix ressources alimentaires mondiales (FAO)

L’envolée aussi des prix  ressources alimentaires mondiales (FAO)

Une augmentation de plus de 30 % sur un an qui va évidemment se répercuter très prochainement sur les produits de consommation.    Les prix mondiaux des produits alimentaires ont encore augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en dix ans, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), jeudi 7 octobre.

 L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130 points le mois dernier, un record depuis septembre 2011. Sur un an, l’indice a augmenté de 32,8 % en septembre. De mauvaises récoltes conjuguées à la demande chinoise expliquent la nette augmentation des prix des produits agricoles de base.

L’indice des prix des céréales a augmenté de 2 % en septembre par rapport à août, en raison de la croissance des prix du blé (+4 %), la FAO évoquant dans un communiqué le « resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale ».

Les prix des huiles végétales ont augmenté de 1,7 % en septembre et restent supérieurs de 60 % à leur niveau enregistré il y a un an, selon la FAO, en raison principalement de la hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de colza. En ce qui concerne la production céréalière, la FAO prévoit une récolte mondiale record de 2,8 milliards de tonnes en 2021.

Les peuples autochtones dépossédés des ressources naturelles

Les  peuples autochtones dépossédés des ressources naturelles

 

 

Christian Lévêque, hydrobiologiste, directeur de recherches émérite de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) estime dans une chronique à la Tribune  que les peuples locaux sont souvent dépossédés des ressources naturelles de leur territoire.

 

Chronique

 

 

La législation minière reconnaît le droit de propriété des Etats, plus rarement celui des populations natives. L’enjeu est bien entendu le partage des bénéfices liés à l’exploitation, et l’intérêt des Etats prend souvent le pas sur celui des autochtones. Même si, sous la pression d’un agenda où la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est de plus en plus marquée, certaines sociétés minières font désormais cas des populations présentes sur les lieux où elles s’implantent.

Exploitation des ressources naturelles et respect de l’environnement et des populations indigènes font rarement bon ménage. Des exemples récents pour lesquels le conflit porte sur la destruction de sites qui ont une valeur patrimoniale, historique ou religieuse en fournissent une illustration. Ainsi, en Australie, le dynamitage en mai dernier d’un site aborigène historique par Rio Tinto a suscité une grande émotion et le géant minier a été accusé de « vandalisme d’entreprise » par les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura (PKKP). Ce site vieux de plus de 46.000 ans a été détruit lors de travaux à l’explosif destinés à agrandir une mine de fer, qui avaient été autorisés par le gouvernement de l’Etat d’Australie-occidentale… Un « incident » ayant entraîné la démission de plusieurs responsables du groupe Rio Tinto.

Le groupe BHP, concurrent de Rio Tinto, a lui aussi été autorisé par le gouvernement local à détruire des dizaines de sites aborigènes dans l’ouest de l’Australie, ce qui a suscité encore plus d’émotion ! Selon les communiqués de presse, cela concerne les terres traditionnelles du peuple Banjima, dont les représentants avaient conclu en 2015 un accord avec BHP pour l’exploitation de cette zone, mais qui n’ont semble-t-il pas été consultés par l’Etat d’Australie occidentale pour cette dernière décision.

Ces deux exemples concernent des sites patrimoniaux. Mais le plus souvent, la question sous-jacente est celle du partage des bénéfices liés à l’exploitation et à l’usage de ces ressources. Cette question s’est également posée dans le cadre de la Convention sur la Diversité biologique, dans laquelle elle est même devenue l’objet central des discussions Le Protocole de Nagoya, adopté en 2010, porte sur l’accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées, ainsi que sur le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA). Ce protocole vise à rétablir une certaine équité entre propriétaires et utilisateurs de ces ressources et de ces connaissances. En théorie, les revenus doivent contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité. Reste à voir si ce principe est vérifié sur le terrain. Ce qui semble certain, c’est que ce protocole n’a pas entrainé un flux très significatif de dollars vers les sociétés autochtones en faveur de la protection de la biodiversité! Les groupes industriels ont développé des stratégies de contournement… C’est évidemment difficile de le reconnaître sur le plan politique, et on continue à faire semblant d’y croire.

Plus probant, on apprend récemment qu’un autre géant minier, le russe Nornickel, a signé un accord de coopération avec les associations représentant les peuples autochtones de la péninsule de Taimyr, une terre arctique isolée surnommée «la dernière frontière de la Russie». Ce geste peut être considéré comme une tentative, pour Nornickel, d’expier ses péchés, l’entreprise étant responsable d’une marée noire d’hydrocarbures à Norilsk fin mai 2020. Le programme de soutien de Nornickel est assez remarquable, comprenant un large éventail d’initiatives visant à protéger l’habitat naturel et à soutenir les activités traditionnelles des peuples autochtones. On ne peut que s’en réjouir a priori puisqu’il aurait fait l’objet, selon les communiqués de presse, de nombreux entretiens et de différents sondages auprès des communautés autochtones. Mais qu’en est-il réellement? Les sommes retenues (22 millions d’euros), si elles ne sont pas énormes pour une population estimée à 10.000 habitants, devraient être accueillies avec joie dans cette région en voie de paupérisation.

La société minière Anglo American quant à elle va dans le même sens. Bien qu’elle n’ait pas une réputation irréprochable, l’entreprise a pris des mesures pour aider les autochtones. Elle a lancé par exemple un programme de bourses d’études pour des étudiants aborigènes ou insulaires du détroit de Torres qui entreprennent des études dans les universités australiennes, et elle soutient financièrement une organisation à but non lucratif qui propose des bourses d’études secondaires aux enfants aborigènes issus de communautés éloignées. De plus, l’anglo-american a lancé plusieurs programmes pour encourager les peuples autochtones à être employés dans l’entreprise (et l’industrie minière en général) et la société minière enseigne à ses employés l’histoire des peuples autochtones et de leur patrimoine. Par ailleurs, la société a pris aussi l’engagement d’être à l’écoute des communautés autochtones quand les travaux miniers menacent des sites patrimoniaux traditionnels pour trouver des solutions adaptées.

Ces différents cas montrent que la concertation avec les populations autochtones ne peut plus rester une simple formalité. Si les grandes entreprises industrielles n’ont pas toutes la même démarche en matière de concertation avec les peuples autochtones, la pression internationale les incite à y porter beaucoup plus d’attention. Et si tout n’est certes pas parfait, on peut le saluer comme un progrès. L’étape suivante serait d’associer réellement les populations locales aux bénéfices de l’exploitation des ressources de leur sol. On entrerait alors, enfin, dans la mise en place des conditions nécessaires à la réalisation de ce concept abstrait que l’on appelle « développement durable».

Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

Une aide mensuelle de 900 € a été décidée pour les précaires et les jeunes. Cette garantie, qui sera versée par Pôle emploi tous les deux mois, devrait ainsi bénéficier à quelque 400. 000 travailleurs précaires, dont 70. 000 jeunes. À savoir, « les saisonniers, dont la saison a été raccourcie voire annulée » ou « certains Français qui, avant la crise, travaillaient beaucoup en enchaînant les contrats courts et les périodes de chômage », a détaillé la ministre du Travail.

 

L’exécutif a également souhaité intensifier son soutien aux jeunes qui entrent sur le marché du travail. Dans le cadre de son plan « 1 jeune, 1 solution », une nouvelle aide va être déployée pour les jeunes diplômés qui ont des difficultés à trouver leur premier emploi. Elle se traduira par un « dispositif spécifique » avec, à la fois, un accompagnement personnalisé par Pôle emploi ou l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et une allocation financière qui s’élèvera jusqu’à 500 euros par mois. Tout jeune dans cette situation pourra se tourner vers les deux organismes en charge de l’emploi pour en bénéficier.

« »Eviter l’effondrement de l’économie par un transfert des ressources ? »

« »Eviter l’effondrement de l’économie par un transfert des ressources ? »

 

L’économiste Antoine Monserand propose, dans une tribune au « Monde », un programme de transferts de revenus des ménages et des entreprises dont l’épargne ou l’activité a augmenté, vers ceux qui ont au contraire l’ont vu fortement réduite

Tribune.

 

Réticent à l’idée de perturber de nouveau l’économie après l’été 2020, l’exécutif a pris des mesures au compte-gouttes et trop tardives. Il a ainsi rendu le reconfinement inévitable, mené le pays droit à la saturation des services de réanimation, obligé les soignants à devoir bientôt choisir de nouveau à qui ils sauveront (ou non) la vie. Même lors de son allocution, le président de la République Emmanuel Macron a maintenu ce mot d’ordre : « L’économie ne doit ni s’arrêter ni s’effondrer ».

Pourtant, il existe une solution pour que l’économie s’arrête momentanément sans s’effondrer, sans augmenter ni les faillites, ni la pauvreté, ni le déficit. Pour le comprendre, il faut cesser de considérer l’économie comme une abstraction faisant magiquement apparaître – ou disparaître – des revenus et des emplois, mais plutôt examiner les flux et les stocks de monnaie.

Les revenus des uns ne sont rien d’autre que les dépenses des autres, et vice versa. Si les revenus de certains diminuent ou disparaissent pendant un confinement, ce n’est pas qu’ils se sont « évaporés », comme les centaines de milliards de dollars de valorisation boursière lors de la crise de 2008. C’est simplement que cet argent n’est pas passé d’un compte à un autre en échange de biens et services comme il l’aurait fait en temps normal.

Une grande solidarité nationale de crise

Lorsque la circulation de l’argent est bloquée, une partie du corps social est asséchée, pendant qu’une autre accumule les liquidités. Les inégalités explosent. En témoignent les chiffres de la Banque de France : entre mars et août 2020, les 20 % des Français les plus pauvres se sont endettés pendant que le reste des Français accumulait 86,6 milliards d’euros, dont environ 54 % pour les 10 % les plus riches.

Depuis septembre, le gouvernement n’a cessé d’envoyer des signaux et injonctions contradictoires. Il aurait été de la responsabilité – et même du devoir – de chacun de réduire les contacts au minimum… tout en consommant un maximum. Il fallait à tout prix « relancer la machine ». Mais n’y avait-il pas d’option moins absurde que de demander aux Français de se ruer dans les magasins, d’aller au restaurant trois fois par jour et en escapade en avion tous les week-ends ?

Qu’il s’agisse de la période de l’entre-deux confinements ou des confinements eux-mêmes, il faut faire circuler l’argent pour éviter que les inégalités et la crise sociale empirent. Le canal de la consommation est obstrué ? Utilisons celui de la fiscalité pour organiser une grande solidarité nationale de crise.

 

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Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Environnement – Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport de  l’ONG Circle Economy.  En 2017, les ressources consommées par l’économie mondiale ont encore grimpé, dénonce cette ONG dans un rapport présenté à Davos. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire-Le grand gaspillage des ressources continue

finalement, il y a les discours sur l’économie circulaire qui invite à la consommation locale et au recyclage des ressources et les tendances économiques qui confirment l’accélération du gaspillages des ressources mondiales. La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

Le grand gaspillage des ressources continue

Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

La gestion des ressources humaines de la SNCF critiquée par la cour des comptes

La gestion des ressources humaines de la SNCF critiquée par la cour des comptes

Extrait du rapport de la cour des comptes:

 La politique des ressources humaines constitue un enjeu majeur pour le groupe public ferroviaire (GPF), et ce pour trois raisons. Le groupe est avant tout une entreprise de main d’œuvre employant environ 150 000 salariés pour gérer l’infrastructure ferroviaire et transporter marchandises et voyageurs. Par ailleurs, la dimension humaine y a toujours été un sujet sensible avec un dialogue social porté par de puissantes organisations syndicales. Enfin et surtout, le groupe est confronté à une évolution majeure, marquée à la fois par l’ouverture progressive à la concurrence de toutes les activités de transport de voyageurs, la fin du recrutement sous statut, le passage en sociétés anonymes à partir du 1 er janvier 2020 et l’exigence par l’Etat d’une plus grande performance économique du groupe. Ces évolutions nécessitent des transformations profondes de politique des ressources humaines devant permettre une meilleure productivité du travail, une plus grande maitrise de la masse salariale et une adaptation du modèle social historique. Les politiques de l’emploi et la productivité Le GPF mène depuis plusieurs années une politique de réduction des emplois, s’appuyant sur la rationalisation des fonctions administratives, l’externalisation de missions et de travaux et l’utilisation de nouvelles technologies. Cette politique a permis de réduire d’environ 6 000 ETP les effectifs du groupe entre 2012 et 2017 (soit 1 200 par an), en faisant porter l’effort principalement sur les effectifs statutaires, les personnels d’exécution et SNCF Mobilités. Cet effort reste cependant encore limité du fait de la mise en œuvre trop lente des programmes de transformations technologiques (notamment pour SNCF Réseau), des demandes de la part des autorités organisatrices de transport d’un accroissement de l’offre et des services, et du recours important à d’autres moyens (intérim, heures supplémentaires) qui contribue à réduire la portée réelle des réductions d’effectifs. C’est pourquoi, le GPF devra dans les années à venir poursuivre sa politique de réduction des emplois au même rythme que celle réalisée en 2017 (soit 2 000 ETP). Cette politique risque cependant de se heurter à la difficulté d’accompagnement des personnels se retrouvant en surnombre après les différentes réorganisations. La gestion des emplois et des compétences (GPEC) mise en place, notamment à SNCF Mobilités, fait déjà apparaitre d’importants excédents dans certains métiers et certaines régions dans les trois années qui viennent. Les dispositifs d’accompagnement prévus (reconversions, mobilités, départs volontaires) ne suffiront pas à régler toutes les situations humaines. Cette politique de l’emploi n’a pas trouvé à ce stade de traduction dans l’organisation du temps de travail. L’accord de 2016 entraîne une perte de productivité substantielle par rapport à la simple application de l’accord de branche. La rigidité de l’organisation du travail, l’inadaptation des règles à certains métiers et certaines activités et le sous-emploi de certains personnels conduisent à des pertes de moyens importants. À cela s’ajoutent des accords et usages locaux qui, même si certains ont été dénoncés, aggravent les problèmes de productivité du travail. Le GPF souffre également d’une trop faible polyvalence des salariés, dont les métiers sont définis par un dictionnaire des filières inadapté aux évolutions technologiques et organisationnelles récentes. Enfin, le GPF a multiplié ces dernières années des accords sociaux très favorables aux personnels mais peu favorables à la productivité ….. À l’effet de ceux-ci s’ajoutent des déperditions de moyens liées à un fort taux d’absentéisme dans certaines activités et à l’accroissement des personnels indisponibles. Pour faire face à la concurrence et atteindre les objectifs de performance économique assignés par l’État, l’amélioration de la productivité du GPF devra nécessairement passer par une renégociation de l’accord d’entreprise sur l’organisation du travail et sa déclinaison au plus près des activités. De plus, le GPF devra développer la polyvalence en définissant des référentiels métiers plus larges, abandonnant leur définition actuelle par le dictionnaire des filières. La maitrise de la masse salariale Le GPF a pour objectif de limiter la progression de la masse salariale, notamment par une réduction du nombre d’emplois. Mais, les déterminants de la masse salariale conduisent à une hausse trop souvent automatique et difficilement maitrisable par le GPF. Tout d’abord, les salaires de base sont calculés à partir d’une grille salariale ancienne, intégrant quatre éléments : qualification, niveau, position et échelon. La progression sur la grille (qualification, niveau, position) est fortement dictée par l’ancienneté des salariés, même si les changements de qualification ou de niveau laissent un peu de marge pour apprécier le mérite et la valeur professionnelle. Quant à l’échelon, il est totalement lié à l’ancienneté indépendamment de la fonction occupée et de la grille salariale. Au traitement de base s’ajoute une multiplicité de primes dont la plus grande part est fixe (indemnité de résidence, prime de travail, prime de fin d’année…), les autres étant le plus souvent liées aux sujétions particulières (astreintes, travail de nuit…). Les moyens pour rémunérer la performance individuelle ou collective apparaissent de ce fait limités et ne représentent qu’environ 3 % de la totalité de la rémunération. La diversité des primes et indemnités interroge : pour certaines, le faible montant en enlève tout intérêt ; pour d’autres, relevant de dispositifs anciens dépassés, c’est leur raison d’être qui pose question. La simplification et la rationalisation du système indemnitaire devient donc un impératif, notamment si le GPF veut lui redonner son rôle incitatif. L’intéressement, mis en place en 2016, devait permettre de valoriser les salariés sur la base des résultats obtenus par le groupe. Mais force est de constater que les critères utilisés et les objectifs fixés sont loin de correspondre à cette définition. Les incitations à la mobilité constituent un autre levier pour la direction des ressources humaines. Elles visent à favoriser la mobilité géographique des salariés, à accompagner les départs volontaires ou encore à faciliter les ruptures conventionnelles. Si des résultats positifs sont à noter, ils sont d’un coût très élevé pour le GPF. Ainsi, un système de rémunération fondé principalement sur l’ancienneté et comportant peu de leviers pour récompenser le mérite, conduit à un système salarial se caractérisant par des rémunérations de début de carrière relativement modestes et des perspectives de progression régulière. Ce modèle explique que la rémunération moyenne des personnes en place (RMPP) du GPF progresse toujours d’au moins 2 % par an, même avec l’arrêt des mesures générales depuis 2016. Le GPF subit plus qu’il ne pilote la progression des rémunérations. L’urgence pour le GPF est donc de revoir les règles de progression de carrière et d’en réduire l’automaticité pour retrouver les marges de manœuvre nécessaires à la maitrise de la masse salariale. Quant aux cotisations sociales patronales, elles n’ont pas cessé de s’alourdir entre 2012 et 2017, passant de 32 % à 36,3 % de la masse salariale. Les taux de cotisations d’assurance vieillesse des agents statutaires (taux T1 et T2) atteignent des niveaux qui peuvent devenir très défavorables au GPF vis-à-vis de ses futurs concurrents. De plus, le GPF ne bénéficie pas des allègements généraux de cotisations patronales. Il va perdre l’avantage offert par le CICE, à la suite du remplacement de ce crédit d’impôt par une nouvelle mesure de charges. Si ce changement devrait donner lieu à une forme de compensation en faveur du GPF, se trouve plus globalement posée la question de l’application au groupe ferroviaire du droit commun des cotisations, dont celui des allègements, hors le cas de celles qui financent certains avantages spécifiques (en matière de retraite). Le modèle social Le modèle social du GPF s’est construit historiquement sur la base d’un dialogue social nourri, avec des organisations syndicales puissantes. Ce dialogue social a lieu notamment au sein de nombreuses instances représentatives des personnels et repose sur un nombre élevé de représentants des personnels. Mais ce dialogue a perdu en efficacité avec le temps, certaines instances ne permettant plus des échanges productifs, le temps consacré par l’encadrement à répondre aux multiples sollicitations des représentants des personnels pouvant les détourner de leur mission opérationnelle. Paradoxalement, le temps consacré à ce dialogue social n’a pas abouti à réduire le degré élevé de conflictualité au sein du groupe. La mise en place des comités sociaux et économiques (CSE) va être l’occasion pour le GPF de rénover en profondeur l’ensemble du dialogue social, dans le sens d’une plus grande efficacité et d’une certaine décentralisation des relations sociales au sein de l’entreprise. Celles-ci nécessiteront moins de représentants du personnel, moins d’heures de représentation et moins d’instances, mais ce nouveau dispositif devra aussi s’accompagner d’un dialogue social de proximité de qualité. Or, la direction du GPF et les organisations syndicales ne se sont pas mises d’accord sur le nombre de représentants de proximité. Ce sera un des enjeux dans les mois à venir. Le modèle social hérité de l’histoire a permis de réelles avancées, comme pour la sécurité au travail et la formation des salariés. Mais il peut aussi faire perdre le groupe en efficacité avec le maintien d’avantages sociaux qu’il sera nécessaire de revisiter. La sécurité au travail est considérée comme la première des priorités par le GPF. Plusieurs programmes ont été mis en place depuis 2015, suite à une série d’accidents graves. Les résultats sont positifs mais le GPF ne relâche pas ses efforts. S’agissant de la santé au travail, les orientations proposées sont moins poussées alors que des sujets mériteraient davantage d’attention de la part du groupe (risques psychosociaux, notamment dans un contexte de fortes évolutions organisationnelles et technologiques). Le GPF réalise un effort important en terme de formation, en y consacrant plus de 7 % de la masse salariale. La formation initiale absorbe plus de 40 % de l’effort. Réputée de qualité, elle fait néanmoins l’objet d’une refonte pour mieux adapter les contenus à la prise du premier poste. La formation continue est principalement destinée à accompagner les transformations décidées par l’entreprise. S’agissant de l’organisation de la formation, des marges de rationalisation existent en réduisant le nombre de sites et les moyens de fonctionnement. La médecine de soins est un des avantages historiques dont bénéficient les salariés de la SNCF. Pourtant, l’utilisation de ce dispositif connait un recul régulier, lié à la diminution des salariés du cadre permanent et à une moindre attractivité. La rationalisation a été engagée par le GPF mais elle ne répond pas à la question du devenir de la médecine de soins, dans le contexte de la suppression du recrutement sous statut à partir de 2020 et de la question de la généralisation à tous les salariés d’une complémentaire santé. Les logements constituent un autre avantage historique pour les personnels du GPF. Les nouveaux embauchés dans les zones dites tendues comme l’Ile de France peuvent bénéficier d’aides au logement et d’une proposition de logement à un loyer attractif. Le GPF souhaite même développer ces mesures en créant une « garantie logement » pour être encore plus attractive à l’embauche en Ile de France. En outre, les salariés du GPF peuvent bénéficier d’un logement au sein d’un parc locatif conséquent, même s’il tend à diminuer depuis quelques années. L’action sociale constitue un autre dispositif propre au GPF. Partagée entre les comités d’entreprise et la gestion directe par la SNCF, elle conduit le GPF à exercer des missions très éloignées de son cœur de métier ferroviaire – missions qui pourraient être prises en charge par la caisse primaire de retraite et de prévoyance de la SNCF dans le cas de l’action sociale complémentaire de l’assurance maladie et vieillesse, comme dans les autres régimes de protection sociale. Cette question est d’autant plus posée que les bénéficiaires de l’action sociale de la SNCF sont majoritairement des retraités et que la gestion du dispositif apparaît peu efficiente. Enfin, dernier avantage significatif : les facilités de circulation. Cet avantage apparaît toujours excessif du point de vue du périmètre des bénéficiaires (retraités, ascendants…) et du niveau de réduction accordé (gratuité totale ou 90 % de réduction sur les billets). L’impact sur le chiffre d’affaires est élevé (environ 220 M€). Mais le plus critiquable reste l’effet d’éviction de clients dans les trains complets et l’absence de suivi individualisé des facilités de circulation conduisant à ne pas appliquer aux personnels les règles fiscales et sociales des avantages en nature.

 

Collectivités locales: moins de ressources ?

Collectivités locales: moins de  ressources ?

De toute évidence il y a d’un côté les discours ésotériques en faveur du développement des territoires y compris de la ruralité et de l’autre les budgets qui se rétrécissent. Ce que constatent en tout cas les élus locaux qui viennent curieusement de s’apercevoir que le projet de loi de finances de 2020 les priverait de 250 millions de ressources alors que déjà la compensation de la taxe d’habitation n’est pas assurée. On objectera que certaines collectivités ne font pas toujours le meilleure usage des fonds publics mais ce n ‘est pas la seule approche comptable qui peut y remédier mais une  meilleure évaluation.  Mardi, cinq associations d’élus se sont unies pour publier un communiqué de protestation. «L’ensemble des associations du bloc communal dénoncent une réduction de 250 millions d’euros par an de ressources locales, en contradiction avec l’engagement répété du gouvernement de compenser la suppression de la taxe d’habitation à l’euro près» ont écrit l’Association des maires de France, France Urbaine, Villes de France, l’Association des petites villes de France et l’Association des maires ruraux de France.

Les représentants des collectivités locales mettent en garde le gouvernement face aux conséquences de ces baisses. Ils estiment que leurs capacités d’action et d’offre de services seraient menacées en cas de non revalorisation forfaitaire des valeurs locatives. «Suspendre l’application de l’article 1518 bis comme il est figuré dans l’article 5 du PLF pour 2020 équivaut à amputer sans aucune légitimité les ressources des budgets locaux» tonnent les élus.

Nombre de collectivités craignent que la gouvernance globale des finances locales leur échappe. Elles ont le sentiment que la décentralisation annoncée portera plus sur les compétences que sur les moyens financiers pour les exercer. Du côté des maires de France, deux mois avant leur 102e congrès, le scepticisme semble intact. La présence annoncée du chef de l’État ne calme pas les inquiétudes. Laignel critique une «réforme à l’aveugle» en dénonçant une sorte de double langage. «D’un côté, on entend de beaux discours, de l’autre, on observe une mécanique gouvernementale qui veut étouffer les collectivités. ».

 

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

 

Les États-Unis veulent punir les pays qui en dépit de l’embargo américain continu d’acheter du pétrole en provenance d’Iran et qui plus généralement commercent avec ce pays. Reste à savoir quel sera l’impact de cette mesure notamment en Chine et en Inde principaux importateurs actuellement. Il est probable que le pétrole iranien va continuer de s’exporter médias des intermédiaires et en dessous des cours. Certains pays vont par ailleurs refuser d’obéir aux consignes américaines comme par exemple la Turquie. À partir de mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du brut iranien. Donald Trump espère ainsi atteindre son objectif qui consiste à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien et priver ainsi le régime de sa principale source de revenus. «Aucune période de grâce» ne sera accordée aux pays qui bénéficiaient jusqu’à présent des exportations iraniennes, a prévenu le secrétaire d’État Mike Pompeo. Une des conséquences sera aussi de créer encore davantage d’incertitudes chez les investisseurs étrangers comme par exemple les investisseurs français dont certains ont figé leur projet vous-même se sont retirés. Un mauvais coup pour l’Iran mais aussi pour les pays qui commercent avec ce pays notamment en Europe.

Ressources naturelles : épuisées en mai en France

Ressources naturelles : épuisées en mai en France

 

 

Une alerte lancée en particulier à la France qui hormis ses discours gaspille de plus en plus tôt les ressources naturelles. Selon l’ONG Global Footprint Network, la France aura dépassé le 5 mai  (en 1961 c’était en  septembre) ses ressources naturelles (début aout pour l’ensemble du monde).  Empreinte carbone, ressources consommées pour la pêche, l’élevage, l’agriculture, la construction et l’utilisation de l’eau : chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le « jour du dépassement » pour le monde - le 2 août en 2017 -, avec une déclinaison par pays. Selon ses calculs pour 2018, ce jour du dépassement tombera le 5 mai pour la France. C’est la première fois que WWF décide de communiquer en amont et séparément pour la France « pour envoyer un signal fort à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues dans les domaines de l’alimentation, des mobilités, de l’énergie, de la biodiversité ou encore de la lutte contre la déforestation importée ». Selon les calculs – refaits chaque année avec des statistiques mises à jour -, le jour du dépassement français arrive toujours plus tôt depuis quatre ans (du 10 mai en 2014 au 5 mai en 2018), alors qu’après le record de 2008 (25 avril) il y avait eu une amélioration pendant plusieurs années marquées par la crise économique mondiale. C’est un « signe que la transition écologique n’est pas assez ambitieuse », estime WWF, pointant notamment du doigt l’augmentation de la consommation de carburants pour les transports, liée à la baisse des prix du pétrole. « Ce serait assez incohérent de prétendre vouloir incarner (…) un leadership climatique mondial et de ne pas en tirer les conséquences chez soi, de ne pas tout faire pour avoir un plan de désendettement écologique », a insisté le directeur général de WWF France Pascal Canfin lors d’un point presse. Global Footprint a calculé ce jour du dépassement pour la France jusqu’en 1961, où il tombait seulement le 30 septembre. 

Les CCI pour un étalement de la baisse de leurs ressources

Les CCI pour  un étalement de la baisse de leurs ressources

 

Les chambres de commerce et d’industrie souhaiteraient que la baisse de leur ressource voulue par le gouvernement s’effectue de manière agressive. Les critiques vis-à-vis des chambres consulaires ne sont pas nouvelles, elles concernent notamment le surdimensionnement de certaines superstructures, des dépenses de fonctionnement parfois excessives et des investissements discutables. Reste que l’organisation consulaire constitue cependant un centre de réflexion et d’action économique qui a souvent soutenu l’activité économique locale. L’essentiel les chambres de commerce et d’industrie sont aussi à l’abri des les aléas politiques et des soubresauts des politiques gouvernementales. Elles assurent d’une certaine manière une certaine continuité du développement économique local. Bien sûr on pourra critiquer certains aspects fonctionnement en particulier peut-être le faite que trop de responsables de C.C.I sont en réalité des retraités un peu décalés par rapport à l’environnement actuel. Parfois,  l’expérience d’ancien dirigeant économique se révèle toutefois précieux. Le dégagisme en vigueur un peu partout dans les milieux politiques n’est pas forcément un gage de cohérence. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ont donc réclamé que la baisse de 150 millions d’euros des ressources qui leur sont affectées, prévue dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2018, soit étalée sur cinq ans. À la veille de l’ouverture au Sénat de la discussion sur ce projet de budget, plusieurs CCI régionales se sont exprimées pour dénoncer une nouvelle fois cette réduction de 17% de leurs dotations.  « On sort d’une période où on pensait avoir vécu le plus dur », a souligné lors d’une rencontre avec des journalistes Pierre Goguet, président de CCI France, l’établissement national qui fédère et anime le réseau des chambres de commerce. Depuis 2014, les CCI, qui sont financées par la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ont en effet vu leurs ressources baisser de 35%, ce qui a mené à 4.000 suppressions d’emplois et une réduction de moitié de leurs investissements. Cette fois-ci, l’idée n’est pas d’éviter cette nouvelle baisse inscrite au PLF, mais de « l’étaler sur cinq ans », afin d’avoir une « visibilité sur la mandature », a indiqué Pierre Goguet. L’objectif est de « préserver l’outil de formation au maximum », a-t-il ajouté. Autrement, si cette baisse est appliquée sur la seule année 2018, les CCI risquent de devoir se séparer de 2000 salariés sur un total d’environ 20.000 personnes employées, a averti Pierre Goguet. Par ailleurs, « une quarantaine de chambres seraient extrêmement fragilisées » sur un total de 115 établissements, a-t-il affirmé. Pour le gouvernement, cette baisse doit permettre une baisse directe de la fiscalité des entreprises.

Menaces sur les ressources mondiales en eau d’ici 2050

Menaces sur les ressources mondiales en eau d’ici 2050

 

L’utilisation croissante d’eau douce dans l’agriculture, l’industrie ou pour la consommation humaine menace de disparition les réserves aquifères à travers le globe au cours des prochaines décennies, causant d’importantes pénuries, ont mis jeudi en garde des experts. Parmi les régions à risque, ils citent l’Inde, l’Argentine, l’Australie, la Californie ou encore le sud de l’Europe, dans une étude présentée à la conférence annuelle de l’American Geophysical Union, qui se tient cette semaine à San Francisco (Californie). Selon un nouveau modèle informatique, l’eau stockée dans le sous-sol de la partie supérieure du bassin du Gange en Inde ainsi que dans le sud de l’Espagne et de l’Italie pourrait être épuisée entre 2040 et 2060.Ce pourrait aussi être le cas dans la vallée centrale de la Californie, ainsi que dans le bassin de Tulare et dans le sud de la vallée de San Joaquin également situés dans cet Etat de l’ouest américain où les réserves en eau souterraine pourraient être asséchées d’ici les années 2030. Et les réservoirs aquifères du sud des Grandes plaines, qui alimentent en eau une partie du Texas, de l’Oklahoma et du Nouveau-Mexique, pourraient atteindre leurs limites entre 2050 et 2070, anticipent les experts. Selon eux, jusqu’à 1,8 milliard de personnes pourraient vivre dans des régions où les réserves en eau seraient quasiment ou entièrement épuisées en raison d’un pompage excessif dans les aquifères pour la consommation humaine et pour les cultures agricoles. Un grand nombre d’aquifères sont déjà à la limite de l’exploitation ou le deviendront à brève échéance, surtout dans les régions de la Terre les plus arides où l’on pratique une irrigation très intensive », a prévenu Inge de Graaf, hydrologue à l’Ecole des Mines du Colorado, estimant impératif de connaître les limites des ressources souterraines en eau.  20% des réserves surexploitées – Plusieurs études s’appuyant sur des observations par satellites avaient déjà montré que plusieurs grands aquifères dans le monde étaient proches de l’épuisement. Mais ce type d’observations ne permet pas de mesurer le niveau des réserves plus petites, à l’échelle régionale, expliquent les hydrographes. Leur nouvelle approche, à partir d’une modélisation informatique, a mesuré la structure des nappes d’eau souterraines, le volume de pompage et les interactions entre ces aquifères et les étendues d’eau environnantes comme les fleuves et les lacs. Selon les experts, cette modélisation permet aussi de prédire quand le niveau de ces aquifères sera trop bas pour que les pompes modernes puissent en extraire de l’eau. D’après cette étude, les régions plus sèches avec une irrigation massive sont les plus menacées par un épuisement des nappes d’eau souterraine à plus brève échéance. Les auteurs citent les Grandes plaines américaines, le bassin du Gange et certaines parties de l’Argentine et de l’Australie. Cette étude estime la limite des réserves d’eau dans le sous-sol à une échelle régionale mais les scientifiques ne disposent néanmoins pas encore de données complètes sur la structure géologique ni sur la capacité de stockage des aquifères, ce qui permettrait d’évaluer précisément le volume d’eau contenu dans chacun de ces réservoirs naturels. « Nous ignorons encore combien d’eau reste dans ces aquifères et à quel rythme ils seront épuisés avant que des effets dévastateurs ne se produisent comme l’assèchement des puits ou des rivières », a expliqué Inge de Graaf. Selon un rapport des Nations unies en 2014, la demande mondiale d’eau s’envole et 20% des réserves souterraines sont déjà surexploitées. Les auteurs appellent ainsi à changer radicalement l’utilisation et la gestion de cette ressource pour éviter une grave pénurie d’ici 2030, soulignant qu’il existe « suffisamment d’eau pour répondre aux besoins grandissants du monde, mais pas sans changer radicalement la façon dont l’eau est utilisée, gérée et partagée ». De plus, le changement climatique va modifier les précipitations, souvent au détriment des zones déjà arides comme notamment la région méditerranéenne ou l’Afrique subsaharienne. (AFP)

Air France : un conseiller de Valls aux ressources humaines ou l’étatisation des relations sociales

Air France : un conseiller de Valls aux ressources humaines ou l’étatisation des relations sociales

 

 

 

Il est évident que la nomination d’un conseiller politique de Valls à Air France comme futur DRH constitue une preuve de l’étatisation des relations sociales dans cette entreprise. Le conflit d’Air France très médiatisé et donc repris en main par l’État qui souhaite mettre la pédale douce sur les restructurations nécessaires surtout à la veille d’élections politiques qui s’avèrent particulièrement délicates pour le parti socialiste. Certes l’intéressé n’est sans doute pas sans qualités mais le principe qui consiste pour un conseiller ministériel à pantoufler dans une grande entreprise à la demande du gouvernement d’une certaine manière remet en cause l’indépendance de gestion. Un proche collaborateur du premier ministre Manuel Valls va donc rejoindre Air France et succéder à la direction des ressources humaines à l’un des dirigeants de la compagnie agressés début octobre lors de l’annonce d’une nouvelle restructuration, a annoncé Air France ce mercredi. Gilles Gateau, directeur de cabinet adjoint et conseiller social de Manuel Valls, rejoindra Air France à compter du 1er novembre, a indiqué la compagnie. Son arrivée a été négociée avant les violences de la semaine passée. Depuis l’élection de François Hollande en 2012, M. Gateau était un rouage important de la politique sociale du gouvernement, d’abord en tant que directeur de cabinet de Michel Sapin au ministère du Travail (2012-2014), puis auprès du Premier ministre (2013-2015). Cet habitué des cabinets ministériels était déjà passé par la rue de Grenelle et Matignon dans les années 1990, en tant que conseiller de Martine Aubry (1991-1993) puis de Lionel Jospin (1997-2001). Il a également occupé plusieurs postes à l’ex-Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Xavier Broseta est l’un des deux dirigeants d’Air France violemment pris à partie par des manifestants le 5 octobre lors de l’annonce d’un nouveau plan de restructuration de la compagnie prévoyant notamment la suppression de 2900 postes sur les deux ans à venir. Les images des deux hommes, vêtements en lambeaux, fuyant la vindicte de salariés en colère en escaladant des grillages, avaient fait le tour du monde, suscitant l’inquiétude des pouvoirs publics et des milieux économiques sur leur impact pour l’image de la France. L’Etat français est actionnaire à 17,6% d’Air France-KLM. Le gouvernement socialiste a apporté son soutien à la direction d’Air France mais surveille de près les démarches engagées pour renouer le dialogue avec les syndicats. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qui a la tutelle sur les Transports, a notamment estimé mercredi que la direction devrait suspendre son dernier projet de réduction d’effectifs pour permettre la reprise des discussions sur des efforts de productivité.

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