Archive pour le Tag 'responsables'

« Les professionnels de l’islamophobie’ sont aussi responsables « 

« Les professionnels de l’islamophobie’ sont aussi responsables « 

Selon Amine El Khatmi, président du Printemps républicain, la République doit combattre de toutes ses forces l’islamisme. ( Tribune dans Marianne )

Vendredi 16 octobre 2020 à 16 h 57, à Conflans-Sainte-Honorine, en France, Samuel Paty, enseignant de la République, a été exécuté et décapité en pleine rue par un terroriste islamiste. Ce crime a un responsable immédiat et direct, identifié et abattu, ce jeune fondamentaliste de 18 ans, d’origine tchétchène, venu commettre l’irréparable au motif ahurissant qu’il refusait que l’on caricature son prophète et sa religion. La justice est à l’œuvre pour identifier ses complices et ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de cet assassinat.

Mais le couteau qui a servi à l’égorger n’est pas la seule arme de ce crime odieux. Les islamistes et leurs huées fanatiques qui des jours durant, ont harcelé Samuel Paty, sur les réseaux sociaux et au sein de son collège, instrumentalisant nos lois, ont fini par sceller son sort. Ces associations d’agitateurs professionnels de la prétendue « islamophobie » qui sert de justification à toutes les accusations et à tous les discrédits, ont pris une part active dans ce drame. Et au final, ceux qui, par tous moyens, ont demandé la tête de cet enseignant et qui ont fini, littéralement, par l’obtenir, ont du sang sur les mains et devront aussi impérativement en répondre.

L’attentat de Conflans montre que l’islamisme n’échappe pas aux mécanismes qui régissent tous les totalitarismes, du nazisme au stalinisme, en ce qu’il procède par morcellement de la responsabilité, en ce qu’il permet d’organiser un écosystème de la vindicte où la simple évocation d’un nom en fait une cible, où les injures se transforment en menaces et les menaces en assassinats. La chaîne de responsabilités était là, sous nos yeux, filmée et diffusée en direct sur les réseaux sociaux. La mécanique accusatoire a condamné à mort Samuel Paty. Le scénario était écrit et rien n’a pu l’arrêter.

Lever le voile sur cette gauche avilie par l’islamo-gauchisme et l’antisémitisme.

Désormais, la main de la République ne peut pas trembler : nous sommes au bord de l’abîme. Il est urgent que nos décideurs, ceux qui sont dépositaires de l’autorité de l’Etat, mettent un terme à ce chantage abject en racisme qui est immédiatement fait à tous ceux qui veulent combattre l’islamisme ou à ceux qui veulent exercer leur liberté de critiquer une religion. Le moment est venu de tourner la page de nos immenses faiblesses qui aujourd’hui permettent de détourner l’esprit de nos lois. Un exemple emblématique : des associations ayant pignon sur rue et ostensiblement hostiles à la République, contemptrices de la laïcité, de nos libertés publiques et de notre héritage révolutionnaire, parviennent à être reconnues d’intérêt général par l’Etat ? Y-a-t-il beaucoup de pays dans le monde où il est possible de défiscaliser la haine de soi ? Oui, il y a urgence à montrer le visage de tous ces idiots utiles de l’islamisme, de lever le voile sur cette gauche avilie par l’islamo-gauchisme et l’antisémitisme, qui en novembre 2019 est allée se mêler à la cohorte des fondamentalistes dans les rues de Paris, marchant au pas des slogans islamistes, sans aucune honte, à seulement quelques centaines de mètres du Bataclan.

Il est temps de renouer avec une République de combat, d’honorer la tradition de ceux qui avant nous ont réussi à établir nos libertés et nos droits, à inventer la laïcité, à proclamer la liberté absolue de conscience, à graver la liberté, l’égalité et la fraternité comme valeurs cardinales de la Nation. Il est temps de renouer avec cette énergie républicaine qui a permis de faire tant de républicains et qui aujourd’hui fait cruellement défaut au moment précis où nous aurions tant besoin d’elle. C’est grâce à l’éducation, comme toujours, comme nos prédécesseurs, que nous y parviendrons. Notre école est le creuset où se renouvelle, à chaque génération, notre pacte social et notre capacité à faire des citoyens conscients et actifs. Ce cycle semble désormais interrompu sous l’offensive des extrémistes identitaires et des fondamentalistes qui proposent à une partie de la jeunesse une contre-culture relativiste, où tout se vaut et où chacun est assigné à sa différence, faisant le lit du séparatisme et d’une logique d’affrontement.

Notre devoir est d’interrompre cette mécanique et de retisser les liens vitaux qui doivent unir notre système de valeurs et nos compatriotes, dès le plus jeune âge. C’est grâce à l’école que nous parviendrons à rétablir dans les esprits la conscience d’appartenance à un peuple uni par la destinée. C’est grâce à l’école que nous rétablirons dans les esprits travaillés par la division la primauté de la communauté nationale, qui embrasse tous ses citoyens autour d’un horizon commun, sur les communautés qui, naturellement, existent, mais qui juridiquement n’ont absolument aucune légitimité à organiser notre ordre politique et social.

Nous n’avons pas pas peur, nous sommes la France

Depuis 2012, il y a eu en France près de 300 victimes du terrorisme islamiste : des journalistes, des policiers, des enseignants, des juifs, un prêtre dans son église, des hommes, des femmes et des enfants qui tout simplement se trouvaient à un concert, à la terrasse d’un café, au feu d’artifice du 14 juillet. La liste est longue, trop longue. Elle désespère. Notre seule issue, c’est d’assumer ce qu’on nous reproche : de respirer la liberté à plein poumons, de rire des religions si bon nous semble, de revendiquer l’égalité entre les femmes et les hommes, d’être partout maîtres de nous-mêmes, de notre sexualité, de notre corps et de notre vie, de voir grandir nos enfants dans une République forte et qui n’a pas honte d’être fidèle à sa source, laïque et universaliste. Et surtout, de démontrer dans les actes et dans l’application de nos lois notre fermeté implacable et indivisible à l’égard de ceux qui veulent imposer par la force leur cauchemar d’interdictions, de sang et de larmes. Nous n’avons pas pas peur, nous sommes la France, nous sommes déterminés à vivre en République et dans la nation.

Société-Réseaux sociaux: responsables de l’appauvrissement de la pensée

Société-Réseaux sociaux:  responsables de l’appauvrissement de la pensée

Dans une interview au Figaro , Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine , pose la problématique dramatique de l’appauvrissement de la pensée du fait des réseaux sociaux où la caricature simplificatrice permet de faire l’économie de l’effort de compréhension de la complexité. Certes,  l’outil en tant que tel est neutre;  comme la plupart des nouvelles technologies, ce sont les conditions d’utilisation qui sont à mettre en cause. Les réseaux sociaux sont sans doute le meilleur et la pire des choses. Le meilleur quand ils permettent l’accès à la connaissance, le pire quand ils servent de miroir–malheureusement partagé_ aux abrutis violents,  incultes et intolérants.   (Interview le Figaro)

Que penser des réseaux sociaux, cet endroit où l’on est finalement au summum de la liberté d’expression, mais «où la haine s’étale aussi sans filtre» comme le dit Leïla Slimani ?
Sans aucun doute, les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans l’appauvrissement de la pensée, en nous invitant continuellement à simplifier nos messages, en ne tolérant plus quoi que ce soit qui serait implicite, en nous permettant de constituer des communautés autour de nous, des gens qui pensent comme nous, qui votent comme nous, qui lisent les mêmes livres, qui ont les mêmes références culturelles… En réalité, on a anéanti, ou on est en phase d’anéantissement, du débat possible entre nos cultures. L’autre problème, c’est que le jeunes s’informent sur les réseaux sociaux. Ils croient que quand c’est sur une chaîne YouTube c’est vrai. Un point crucial à travailler avec l’école, c’est de les faire se questionner sur leurs sources d’information. À une époque, on disait «d’où tu parles, toi ?» Et en fait, le «d’où tu parles», il est génial, parce que c’est exactement la question qu’il faut poser aux jeunes aujourd’hui : d’où tu parles ? D’où détiens-tu l’information qui te permet de dire ce que tu dis ?

Comment expliquer que la jeunesse, si libre au XXIe siècle, puisse tomber dans le panneau du fondamentalisme religieux ?
Refuser la complexité du monde, c’est toujours tentant. Il y a quelque chose de radical dans la simplification du débat, et la radicalité a toujours tenté la jeunesse, et c’est normal. Il y a d’ailleurs une responsabilité très forte des modèles de la jeunesse, les animateurs de télévision, les youtubeurs, les influenceurs, les sportifs… Qui n’apportent pas la subtilité, la complexité, l’humour fin, et, je le redis, l’esprit critique, dont les jeunes ont besoin. Il y a une expression qu’on a beaucoup entendue dans la jeunesse ces dernières années : «tu me manques de respect». C’est intéressant de réfléchir à ça. Qu’est-ce que c’est que de respecter quelqu’un ? C’est savoir le contredire, le plus souvent. Protéger à tout prix quelqu’un d’une autocritique, c’est, au contraire, lui manquer de respect. C’est considérer qu’il est trop infantile, ou sous-développé, pour être capable de faire face à un questionnement, à une interrogation de ses repères.

À travers votre discours, on comprend aussi qu’il y a cet enjeu de croire en la laïcité tout en étant croyant (religieusement)…
Beaucoup de gens ont l’impression qu’on est laïque ou religieux, qu’on est croyant ou pas croyant. C’est comme s’il fallait choisir entre la science et la religion, c’est absurde. Pour moi, la laïcité et l’attachement à une religion cohabitent parfaitement. Je reconnais à la laïcité la bénédiction de me permettre de vivre la religion telle que je la vis. Je me sens profondément attachée à la laïcité parce que pour moi, elle est un cadre qui permet qu’aucune conviction, aucune croyance et aucun dogme ne sature l’espace dans lequel je vis. La laïcité est une garantie d’oxygénation permanente parce qu’il y a toujours un espace autour de moi qui reste vide de ma croyance ou de celle de mon voisin. Pour beaucoup, et on en revient à l’appauvrissement de la pensée et du vocabulaire, la laïcité est devenue synonyme d’athéisme. Mais ça ne l’a jamais été.

Depuis l’attentat, on entend çà et là des gens dire : les hommages c’est bien, maintenant, il faut du courage. «Ça ne peut plus se passer dans le pacifisme», dit Elisabeth Badinter. Quel est votre sentiment sur ce point ?
Il n’est pas question aujourd’hui d’être pacifiste, ou de baisser les bras, ou de trouver un compromis avec des assassins. Il y a un combat à mener, et comme dans tous les combats, y compris dans les combats militaires, il faut penser les alliances. Il n’y aurait rien de pire que de se tromper d’ennemi, et de commencer à se déchirer entre gens qui sont d’accord sur le fond, mais peut-être pas nécessairement sur la forme que doit prendre ce combat. Aujourd’hui, l’enjeu est là, il est dans comment on fait pour trouver des alliances qui soient salutaires, tout en étant conscient, lucide, que oui, nous sommes en guerre.

Réseaux sociaux: responsables de l’appauvrissement de la pensée

Réseaux sociaux:  responsables de l’appauvrissement de la pensée

Dans une interview au Figaro , Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine , pose la problématique dramatique de l’appauvrissement de la pensée du fait des réseaux sociaux où la caricature simplificatrice permet de faire l’économie de l’effort de compréhension de la complexité. Certes,  l’outil en tant que tel est neutre;  comme la plupart des nouvelles technologies, ce sont les conditions d’utilisation qui sont à mettre en cause. Les réseaux sociaux sont sans doute le meilleur et la pire des choses. Le meilleur quand ils permettent l’accès à la connaissance, le pire quand ils servent de miroir–malheureusement partagé_ aux abrutis violents,  incultes et intolérants.   (Interview le Figaro)

Que penser des réseaux sociaux, cet endroit où l’on est finalement au summum de la liberté d’expression, mais «où la haine s’étale aussi sans filtre» comme le dit Leïla Slimani ?
Sans aucun doute, les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans l’appauvrissement de la pensée, en nous invitant continuellement à simplifier nos messages, en ne tolérant plus quoi que ce soit qui serait implicite, en nous permettant de constituer des communautés autour de nous, des gens qui pensent comme nous, qui votent comme nous, qui lisent les mêmes livres, qui ont les mêmes références culturelles… En réalité, on a anéanti, ou on est en phase d’anéantissement, du débat possible entre nos cultures. L’autre problème, c’est que le jeunes s’informent sur les réseaux sociaux. Ils croient que quand c’est sur une chaîne YouTube c’est vrai. Un point crucial à travailler avec l’école, c’est de les faire se questionner sur leurs sources d’information. À une époque, on disait «d’où tu parles, toi ?» Et en fait, le «d’où tu parles», il est génial, parce que c’est exactement la question qu’il faut poser aux jeunes aujourd’hui : d’où tu parles ? D’où détiens-tu l’information qui te permet de dire ce que tu dis ?

Comment expliquer que la jeunesse, si libre au XXIe siècle, puisse tomber dans le panneau du fondamentalisme religieux ?
Refuser la complexité du monde, c’est toujours tentant. Il y a quelque chose de radical dans la simplification du débat, et la radicalité a toujours tenté la jeunesse, et c’est normal. Il y a d’ailleurs une responsabilité très forte des modèles de la jeunesse, les animateurs de télévision, les youtubeurs, les influenceurs, les sportifs… Qui n’apportent pas la subtilité, la complexité, l’humour fin, et, je le redis, l’esprit critique, dont les jeunes ont besoin. Il y a une expression qu’on a beaucoup entendue dans la jeunesse ces dernières années : «tu me manques de respect». C’est intéressant de réfléchir à ça. Qu’est-ce que c’est que de respecter quelqu’un ? C’est savoir le contredire, le plus souvent. Protéger à tout prix quelqu’un d’une autocritique, c’est, au contraire, lui manquer de respect. C’est considérer qu’il est trop infantile, ou sous-développé, pour être capable de faire face à un questionnement, à une interrogation de ses repères.

À travers votre discours, on comprend aussi qu’il y a cet enjeu de croire en la laïcité tout en étant croyant (religieusement)…
Beaucoup de gens ont l’impression qu’on est laïque ou religieux, qu’on est croyant ou pas croyant. C’est comme s’il fallait choisir entre la science et la religion, c’est absurde. Pour moi, la laïcité et l’attachement à une religion cohabitent parfaitement. Je reconnais à la laïcité la bénédiction de me permettre de vivre la religion telle que je la vis. Je me sens profondément attachée à la laïcité parce que pour moi, elle est un cadre qui permet qu’aucune conviction, aucune croyance et aucun dogme ne sature l’espace dans lequel je vis. La laïcité est une garantie d’oxygénation permanente parce qu’il y a toujours un espace autour de moi qui reste vide de ma croyance ou de celle de mon voisin. Pour beaucoup, et on en revient à l’appauvrissement de la pensée et du vocabulaire, la laïcité est devenue synonyme d’athéisme. Mais ça ne l’a jamais été.

Depuis l’attentat, on entend çà et là des gens dire : les hommages c’est bien, maintenant, il faut du courage. «Ça ne peut plus se passer dans le pacifisme», dit Elisabeth Badinter. Quel est votre sentiment sur ce point ?
Il n’est pas question aujourd’hui d’être pacifiste, ou de baisser les bras, ou de trouver un compromis avec des assassins. Il y a un combat à mener, et comme dans tous les combats, y compris dans les combats militaires, il faut penser les alliances. Il n’y aurait rien de pire que de se tromper d’ennemi, et de commencer à se déchirer entre gens qui sont d’accord sur le fond, mais peut-être pas nécessairement sur la forme que doit prendre ce combat. Aujourd’hui, l’enjeu est là, il est dans comment on fait pour trouver des alliances qui soient salutaires, tout en étant conscient, lucide, que oui, nous sommes en guerre.

Coronavirus : les gènes néandertaliens responsables ?

Coronavirus : les gènes néandertaliens responsables ?

Une équipe internationale aurait  identifié, sur le chromosome numéro trois, un groupe de gènes hérités de l’homme de Neandertal  jouant à cet égard un rôle clé : L »un des variants de cette séquence d’ADN est associé, pour celles et ceux qui en sont porteurs, à un risque trois fois plus élevé de développer une forme grave nécessitant une ventilation artificielle.

 

Selon Science et Vie , il y a du Neandertal en chacun d’entre nous. Une découverte bouleversante, obtenue lors du séquençage, en 2010, de l’ADN de notre cousin perdu. Ainsi Sapiens et Neandertal eurent-ils des relations sexuelles et dans notre génome, pourtant estampillé Sapiens, des traces subsistent de cette union. Quelles traces au juste ?

Début 2014, deux équipes américaines ont apporté des réponses : dans notre génome se cachent des milliers de petits passages de moins de cent lettres d’origine néandertalienne… Et, première surprise, entre un Européen et un Asiatique, ou même entre deux Européens, les séquences héritées ne sont pas identiques. Ainsi, même si chacun de nous ne possède que 1 à 3 % d’ADN d’origine néandertalienne, en cumulant ces petits pourcentages sauvegardés chez les uns et les autres, on arrive à reconstituer près de 40 % du génome néandertalien !

Seconde découverte, les touches néandertaliennes sont disséminées un peu partout sur les gènes. La plupart concernent nos cheveux et notre peau — mais en faibles proportions. Près du quart de nos gènes pourraient être retouchés dans leur séquence ou leurs régions régulatrices. Revers de la médaille, ces apports ne sont pas toujours bénéfiques. Certains semblent influer sur des affections comme le lupus érythémateux, la cirrhose biliaire, la maladie de Crohn, les addictions au tabac, le diabète de type 2 et même une maladie sexuellement transmissible, le VPH.

Mais la plus grande surprise vient des « déserts néandertaliens » : de vastes zones dépourvues de toute ascendance néandertalienne, comme par exemple le chromosome X ou encore les zones abritant des gènes actifs dans les testicules.

Pourquoi ? Contre-productifs, les apports étrangers ont dû en être évacués par sélection naturelle. Les hybrides avaient peut-être un problème de stérilité, prouvant que Neandertal et nous, avec un dernier ancêtre commun vieux de 500 000 ans, étions presque devenus incompatibles (les deux groupes ayant évolué chacun de leur côté) avant de nous retrouver il y a plus de 200 000 ans, ou que ces régions de « désert néandertalien » sont spécifiques à notre propre humanité.

Cet héritage des gènes néandertaliens crée la variabilité des réponses individuelles au Covid-19, certains développant des formes graves, d’autres non, voire restant complètement asymptomatiques, tient, outre à l’âge du sujet, à un faisceau de facteurs, notamment génétiques.

Bridgestone : tous responsables

Bridgestone : tous responsables  

 

De la gauche à la droite en pensant par le gouvernement, tous n’ont pas assez de mots pour dénoncer la trahison de Bridgestone. Pourtant cette affaire n’est que le énième épisode de la lente extinction de l’industrie française plombée par la compétitivité notamment la fiscalité mais aussi la productivité, par la technocratie et l’irresponsabilité des syndicats gauchistes.  Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans que les rares secteurs comme l’aéronautique.  Par ailleurs l’ industrieest délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref , l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.  

Déforestation: les consommateurs aussi responsables

Déforestation: les consommateurs aussi responsables

La lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts tropicales, dont l’agriculture et l’élevage sont responsables, doit être menée tant au niveau local qu’international, au travers d’une coopération solidaire entre pays producteurs et pays importateurs, estiment les écologues Plinio Sist et Claude Garcia dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Au cours des trente dernières années, la planète a perdu 403 millions d’hectares de forêts tropicales, soit en moyenne plus de 13 millions d’hectares par an. En plus de la déforestation, la dégradation forestière causée par l’exploitation illégale des bois rend les écosystèmes forestiers plus vulnérables face aux risques d’incendies et au changement climatique. Lutter contre la déforestation et la dégradation forestière est primordial, si nous voulons atteindre à la fois les objectifs du développement durable, ceux de l’accord de Paris sur le climat [2015] et de la convention sur la diversité biologique.

L’agriculture et l’élevage représentent la principale cause directe de disparition des forêts tropicales. En vingt ans, et notamment en Amérique latine, l’agriculture commerciale a dépassé l’agriculture de subsistance comme principal moteur de déforestation : la responsabilité des consommateurs est plus que jamais engagée.

Les nombreux accords, conventions et instruments de politique internationale pour la préservation des forêts tropicales mis en place depuis le sommet de Rio, en 1992, n’ont jusqu’à présent pas montré leur efficacité. Cela tient sans doute au fait que ces instruments reposent presque exclusivement sur la base de déclarations d’objectifs de chaque pays, et donc sur la volonté et la capacité de ces pays à lutter contre la déforestation à l’échelle nationale.

En Amazonie brésilienne, les chiffres de la déforestation repartent ainsi à la hausse. Pourtant, le Brésil avait adopté une politique volontariste qui avait abouti à une baisse très significative de la déforestation de 80 % entre 2004 et 2012.

Malgré une politique nationale actuelle peu favorable, certains territoires comme Paragominas, en arrière des fronts de déforestation, continuent à maintenir le contrôle de leur déforestation, en liens étroits avec tous les acteurs du territoire. La réhabilitation des terres dégradées pour l’agriculture et l’élevage est la prochaine étape à mettre en place afin que ces territoires soient durablement aménagés.

L’Europe et la France se sont engagées à mettre en place avant 2030 un système juridique exigeant que les entreprises importatrices de viande, d’huile de palme, de cacao, etc. démontrent que ces produits ne sont pas issus de la déforestation

Il ne s’agit pas seulement de ralentir la perte des forêts mais bien d’inverser la tendance, entre autres, à travers des programmes de restauration forestière ambitieux.

« Le contrôle des responsables publics, et non le voyeurisme, doit orienter le regard du public » (Charles-Edouard Sénac )

 « Le contrôle des responsables publics, et non le voyeurisme, doit orienter le regard du public » (Charles-Edouard Sénac )

Une tribune au « Monde »,de Charles-Edouard Sénac , professeur de droit public.

« Les responsables publics ont aussi droit au respect de leur vie privée ! L’affirmation semble flotter sur toutes les lèvres ou sur tous les claviers depuis la révélation et la diffusion d’un enregistrement vidéo intime d’un des candidats à la Mairie de Paris. Au-delà des nombreuses réactions, l’affaire Griveaux conduit à se demander si les responsables publics ont droit à une protection de leur vie privée équivalente à celle des personnes ordinaires.

Apparemment, la réponse est entendue. La vie privée est un espace qu’il s’agit de préserver des regards extérieurs indésirables, comme le souligne la métaphore du « mur de la vie privée », chère à Stendhal et à Littré. La sphère privée, qui équivaut souvent à la sphère familiale ou intime, est alors opposée à la sphère publique, où rien n’est dissimulé. Elle est, pour reprendre la formule de Jean Carbonnier (1908-2003), éminent juriste et professeur de droit civil, « une sphère secrète de vie d’où l’individu a le pouvoir d’écarter des tiers ». En effet, le respect de la vie privée est un droit fondamental pour tout individu, quel que soit son emploi ou sa fonction, qui est garanti par la Constitution, la Convention européenne des droits de l’homme, le Code civil et qui est protégé, notamment, par le Code pénal.

Pourtant, la vie privée des responsables publics n’est plus le « sanctuaire » qu’elle paraissait être il y a plusieurs décennies. Le mur s’est fissuré, voire effondré à certains endroits. La vie privée des responsables publics ne leur appartient plus entièrement ; certains de ses aspects occupent désormais l’espace public.

Le phénomène de publicisation de la vie privée des gouvernants est protéiforme : il s’opère à leur insu, malgré eux ou de leur fait. A leur insu, d’abord, car la publicité de la vie privée des responsables publics est devenue au XXe siècle un champ d’investigation de la presse, « labouré » encore et encore au nom du droit à l’information.

Que l’on se rappelle la publication en mars 1914 par Le Figaro d’une correspondance privée de Joseph Caillaux, à l’occasion du « bras de fer » politico-médiatique relatif à la création de l’impôt sur le revenu. Plus proches de nous, les révélations de la presse sur le cancer de François Mitterrand, les comptes bancaires de Jérôme Cahuzac, les escapades amoureuses en scooter de François Hollande ou encore les emplois familiaux de François Fillon sont autant de témoins du phénomène de médiatisation de vie privée des responsables publics. »

Inondations : Castaner ne veut pas rechercher des responsables

Inondations : Castaner  ne veut pas rechercher des responsables

 

« Je pense qu’il faut arrêter de toujours chercher à désigner des responsables. Oui il y a eu des fautes, des fautes d’aménagement. Et nous devons les prendre en compte. Il y a des lois qui sont mises en œuvre, des outils pour piloter à l’échelle du bassin versant ces politiques-là. Mais cessez de chercher toujours des responsabilités, des coupables », a-t-il ajouté. Pourtant un article de Politis met le doigt sur certains facteurs applicatifs qui impliquent la politique d’urbanisme.

 

« Les épisodes météorologiques violents ne datent pas d’hier, même s’ils sont rendus plus fréquents par le dérèglement climatique. Mais, de plus en plus souvent, les pluies se traduisent par de brutales inondations très localisées. C’est vrai par exemple de la période orageuse modérée que la France achève de traverser : à Morlaix en Bretagne, à Bénécourt dans l’Eure, dans les Pyrénées où plusieurs routes ont été coupées, dans le Haut-Rhin, dans l’Oise. Ces zones ont déjà autrefois été touchées par des gros événements orageux ou pluvieux, mais sans que des centres-villes ou des villages soient brusquement recouverts par les eaux ou la boue. Pourquoi ? L’aménagement du territoire pourrait bien être en cause.

Ainsi, pour le climatologue Jean Jouzel, qui fut vice-président du Giec, qui n’écarte pas l’influence des changements climatiques, « il ne faut pas oublier que l’artificialisation des sols et le manque de précautions prises par les municipalités accentuent les problèmes ». Il cite la bétonisation, la disparition des champs entourant les petites villes, l’éradication des haies et des bocages, et donc la capacité d’absorption des sols. Avec cette conclusion : « Ces désastres dits naturels sont aussi imputables à la main de l’homme. »

Dans un rapport remis au gouvernement en décembre 2017, l’Inra explique :

Les sols artificialisés englobent toutes les terres non agricoles, non forestières, non naturelles. Ils recouvrent ainsi toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine (sauf l’agriculture et la sylviculture) : les villes, les logements, les activités économiques et les réseaux de transports. L’emprise des villes est croissante, elles ont tendance à s’étaler, une partie des activités urbaines se dispersant dans les campagnes environnantes formant ainsi des espaces périurbains au sein desquels les sols artificialisés s’étendent. Près de la moitié des surfaces artificialisées entre 2006 et 2014 l’ont été pour de l’habitat, qui couvre en 2014 plus de 40 % des sols artificialisés. Le foncier économique (entreprises, entrepôts, commerces) couvre 30 % des surfaces artificialisées et entraîne une augmentation des surfaces imperméabilisées plus rapide que celle des usages résidentiels. Il en est de même des surfaces artificialisées dédiées aux infrastructures de transport qui représentent également 30 % des surfaces artificialisées françaises.

D’après ce rapport, dans la plus grande indifférence, l’artificialisation des sols vient d’atteindre 9,3 % du territoire français. Entre 2006 et 2014, la France a ainsi perdu 490 000 hectares de terres agricoles, surfaces qui absorbaient les eaux de pluies et ne peuvent alors plus le faire. Ce phénomène concerne principalement les abords des petites villes et des villages, et se poursuit à un rythme de 55 000 hectares artificialisés chaque année. Et dans l’examen du projet de loi Elan, le gouvernement et sa majorité viennent de refuser, ce jour, un amendement de la France insoumise qui imposait de limiter cette artificialisation à 10 % du territoire.

En cause : l’installation sur des terres agricoles de grandes surfaces, de zones commerciales ou de zones pavillonnaires couvertes de routes et de parkings imperméables, sur lesquels l’eau ruisselle avant d’aller gonfler brusquement de petites rivières qui traversent les villes, avant de disparaître en quelques heures après avoir fait de gros dégâts. D’autant plus que l’artificialisation occasionne également, aux abords des agglomérations, des vases d’expansion naturels dans lesquels l’eau pouvait se stocker sans déferler. Ce qui s’est passé à Morlaix est un parfait exemple des conséquences de la bétonisation sans réflexion de cette ville d’une quinzaine de milliers d’habitants… »

Cancer du sein : des polluants aussi responsables

Cancer du sein : des  polluants aussi responsables

 

. De récentes études ont suggéré que l’exposition à des polluants organiques persistants ou POPs (polluants environnementaux perturbateurs endocriniens et/ou carcinogènes que l’organisme ne peut éliminer), qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire, serait un facteur de risque du cancer du sein.

Dioxine et PCB sont des polluants persistants qui pourraient favoriser le développement de métastases du cancer du sein, selon des travaux préliminaires de chercheurs de l’Inserm  publiés dans l’édition de novembre du journal spécialisé Environment International. Le cancer du sein est un enjeu majeur de santé publique avec plus de 2 millions de nouveaux cas diagnostiqués et plus de 600.000 décès dans le monde en 2018, notent les auteurs.

La présence de métastases à distance de la tumeur d’origine est un marqueur d’agressivité de ce cancer, souligne l’Inserm. Quand des métastases sont décelées, le taux de survie à cinq ans du diagnostic est de seulement 26%, contre 99% si le cancer touche uniquement le sein, et de 85 % si seuls les ganglions lymphatiques sont également touchés.

Pour évaluer l’influence de ces POPs (POPs (polluants environnementaux perturbateurs endocriniens et/ou carcinogènes que l’organisme ne peut éliminer)  sur le niveau d’agressivité du cancer, jusque là peu étudiée, les chercheurs ont mesuré la concentration de 49 POPs, dont la dioxine de Seveso (un déchet des produits d’incinération) et plusieurs PCB (générés par divers processus industriels) dans des échantillons de graisse environnant le cancer du sein de 91 femmes. L’analyse biologique et statistique met en évidence une association entre la présence de métastases à distance de la tumeur et la concentration en dioxine dans le tissu adipeux des femmes en surpoids. Chez toutes les patientes, la concentration en dioxine et en PCB (pour deux de ceux qui ont été mesurés) apparaît associée à la taille de la tumeur ainsi qu’au niveau d’invasion et au stade métastatique des ganglions lymphatiques.

Les femmes avec de plus grandes concentrations de PCB avaient un plus grand risque de récidive. Ces résultats suggèrent que plus la concentration en POPs dans le tissu adipeux est élevée, plus le cancer du sein est agressif, en particulier chez les femmes en surpoids.
D’après l’une des hypothèses susceptibles d’expliquer ces résultats, la dioxine et certains PCB enverraient un signal qui favoriserait la migration des cellules cancéreuses, donc les métastases.

Les Gilets jaunes responsables du trou de la sécu !

Les Gilets jaunes  responsables du trou de la sécu !

  •  Comme par hasard, c’est au moment où le mouvement des gilets jaunes tente de se relancer que le gouvernement tente de lui imputer un nouveau trou de la sécu de l’ordre de 5 milliards. Certes les mesures décidées par les pouvoirs publics du fait des gilets jaunes a nécessairement entraîné des dépenses mais il paraît un peu aléatoire d’attribuer un déficit de 5 milliards aux gilets jaunes quand le budget de la sécu  est de l’ordre de 400 milliards. La vérité c’est que les pouvoirs publics n’ont jamais été capables saufs en de rares exceptions de gérer en équilibre cet énorme budget. Selon les cas et en fonction des arrières pensés politiques,  on a accentué le trou de la sécu notamment avec des transferts qui ne lui sont pas imputables ou au contraire a affirmé que l’équilibre était atteint notamment sous Hollande. Il est clair cependant que le pouvoir public a  décidé  de mesures dont il n’a pas prévu le financement par exemple par des mesures d’économies équivalentes.  On prépare en faite de nouvelles mesures vis-à-vis des assurés qui pourraient en particulier se traduire par une augmentation du reste à charge.
  • Fin décembre, le gouvernement a  fait adopter en urgence une série de mesures pour tenter d’éteindre la mobilisation des Gilets jaunes. Annulation de la hausse de la CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, prime exceptionnelle versée par les entreprises… Il est désormais temps pour l’Etat de payer l’addition. Et celle-ci devrait peser sur le budget 2020 de la sécurité sociale, qui sera présenté le 30 septembre. Selon Les Echos de vendredi, le déficit de la sécurité sociale devrait s’aggraver de 5 milliards d’euros pour l’année prochaine.

    Pire, le gouvernement publiera une prévision réajustée pour l’année 2019 avec un déficit également plombé de 5 milliards d’euros, quand la prévision initiale prévoyait un solde positif à hauteur de 100 millions d’euros. Des chiffres qui restent à relativiser : le budget total de la sécurité sociale en 2019 est estimé à 404,2 milliards.

    Le calcul a été présenté aux deux rapporteurs du projet de loi de finances de la sécurité sociale, le député Olivier Véran et le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe, tous deux membres de la La République en marche.

    « L’Etat a décidé de ne pas compenser par des économies deux mesures d’urgence votées en décembre, l’exonération des heures supplémentaires et la baisse de 1,7 point de la CSG des retraités modestes, explique le sénateur au JDD. Ce qui représente environ 2,8 milliards d’euros. A cela, il faut ajouter les 1,7 milliard de déficit en plus et vous arrivez à 4,5 milliards. »

    Mardi dans Le Parisien, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin le reconnaissait volontiers : « Nous avons préféré baisser les impôts plus vite que le déficit. » « Le problème, c’est que Bercy veut faire peser des dépenses votées et normalement comptabilisés dans le budget normal sur le budget de la sécurité sociale. »

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

Des ONG sont responsables des incendies en Amazonie !! (Bolsonaro)

 

 

Pour Bolsonaro , le président extrême droite du Brési,  c’est un peu comme contre Tump :  plus c’est gros, plus  ça passe. Concernant les immenses incendies qui affectent l’Amazonie il accuse maintenant les O.N.G. d’en être responsabls. La vérité c’est que cette énorme catastrophe dont les fumés couvriraient les deux tiers de la France va encore supprimer une partie du poumon mondial et les terres seront reconverties pour l’agriculture industrielle. Le président brésilien Jair Bolsonaro  accuse les O.N.G. de réagir à la suspension par Brasilia de subventions à la préservation de la forêt. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces ‘ONGéistes’ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés», a lancé le chef de l’Etat devant des journalistes, mercredi 21 août, à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia. C’est une attaque frontale des O.N.G. qui critique la politique industrielle de bonnes sonars au et son mépris des questions environnementales. C’est aussi une réponse au pays comme l’Allemagne ou la Norvège qui ont supprimé leur subvention à la préservation de la forêt brésilienne. C’est tout juste si le président brésilien n’accuse pas Merkel est aussi responsable de ces incendies

Les feux de forêt ont augmenté de 83% depuis le début de l’année au Brésil par rapport à l’ensemble de 2018, a annoncé mardi un institut officiel. La hausse a été particulièrement alarmante dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso (centre-ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018.

Il est pour le moment impossible d’évaluer l’ampleur des superficies affectées par ces feux de forêt en Amazonie. Sur les réseaux sociaux circulaient des vidéos montrant des pans entiers de forêt dévorés par des rideaux de flammes. Lundi, le ciel de Sao Paulo s’est assombri sous l’effet des conditions météo et des nuages de fumée.

Jair Bolsonaro n’a apporté aucun élément pouvant étayer sa grave mise en cause des ONG, mais a expliqué que celles-ci « ressentent le manque d’argent », après la suspension des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. « On a retiré l’argent aux ONG. Elles recevaient 40% des subventions venant de l’étranger. Elles ne les ont plus. On a aussi mis fin aux subventions publiques » aux ONG, a-t-il expliqué.

« Le feu, apparemment, a pris dans des lieux stratégiques », a-t-il poursuivi. « Même vous ne pourriez aller filmer dans tous les lieux où cela brûle, et envoyer (vos vidéos) à l’étranger », a-t-il dit aux journalistes. « Parce que tout indique qu’ils sont allés là-bas pour filmer des incendies. C’est ce que je ressens ». Les feux en Amazonie sont habituellement provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées, généralement pendant la saison sèche qui s’achève dans deux mois.

Jair Bolsonaro est la cible d’une avalanche de critiques de scientifiques, d’ONG de préservation de l’Amazonie et des populations indigènes pour son soutien au développement de l’activité économique, et notamment de l’agriculture et l’exploitation minière, dans des zones protégées. Les deux contributeurs principaux du Fonds Amazonie, la Norvège et l’Allemagne, ont récemment annoncé suspendre leurs subventions à ce fonds qui permet de financer la préservation de la forêt, en raison des positions du président brésilien.

Affaire Alstom : les vrais responsables du scandale (avocat d’Anticor )

Affaire Alstom : les vrais responsables du scandale (avocat d’Anticor )

. L’avocat d’Anticor, Etienne Tête  , dénonce sur France Info les vraies responsabilités.

 

 

S’agit-il de dénoncer le démantèlement d’Alstom ou le rôle de Patrick Kron à la tête du groupe ? Quel est l’objectif ?

 

Etienne Tête : C’est de dénoncer le fait qu’on puisse plaider coupable de corruption au niveau de la personne morale Alstom, de payer une importante indemnité et que les personnes physiques responsables de la corruption ne soient pas poursuivies. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait une forme de permis d’autorisation de corruption. Ceux qui sont réellement responsable de cette catastrophe sont laissés impunis. Alstom, pendant toute la période de monsieur Kron, a continué et a développé la corruption au niveau de certains dossiers internationaux pour obtenir des marchés. La conséquence est dramatique pour la France, voire pour certains actionnaires et contribuables. En France, nous avons le droit de poursuivre toute personne qui commet des actes de corruption et qui est de nationalité française même si les actes sont au niveau international. Il n’y a pas de raison qu’on ne poursuivre pas les personnes physiques. Je ne vise pas directement de personnes. Si Patrick Kron n’est pas responsable, il sait qui est responsable puisque c’est le patron. La première chose, c’est de l’interroger devant la police ou les juges d’instructions.

 

Que pensez-vous de l’hypothèse selon laquelle Patrick Kron aurait pu être manipulé voir piégé dans cette affaire par la justice américaine pour l’obliger à vendre la branche énergie d’Alstom ?

 

Qu’il ait, pour éviter des poursuites au États-Unis, cherché à vendre sans défendre les intérêts, ce sera un volet complémentaire qui serait cette fois-ci qualifié d’abus de biens sociaux. S’il a utilisé le patrimoine d’Alstom pour sauver sa peau, ce serait un autre délit. Peut-être que l’enquête va aboutir à le découvrir aussi mais la plainte ne porte pas sur cette question.

Le point de départ du dossier, c’est de considérer que la France n’aurait pas dû vendre cette branche d’Alstom ?

 

C’est une catastrophe en chaîne. Ils n’auraient pas dû vendre, c’est la conséquence tout au moins partielle si ce n’est totale des actes de corruption et de la condamnation d’Alstom par les États-Unis. Mais il y a aussi le fameux montage de Montebourg pour sauver Alstom. Il était intelligent, il n’a pas abouti mais avait un volet extrêmement spécifique qui était le prêt d’actions d’Alstom dont Bouygues était propriétaire. Elles ont été prêtées à l’État et cela au risque et péril de celui qui emprunte.

 

Massacres Sri Lanka : des islamistes responsables ?

Massacres Sri Lanka : des islamistes  responsables ?

 

 

 

Environ 300 morts et 500 blessés après les attentats au Sri Lanka. Les enquêteurs évoquent la responsabilité possible d’un groupe islamique local, National Tawheed Jamaath,  soutenu par des forces internationales. Les  officiels ont rapidement évoqué l’implication d’un «réseau international» dans ce massacre de Pâques. “Les informations des services de renseignement (montrent) que des organisations terroristes sont derrière des terroristes locaux. En conséquence, le président va demander l’assistance des pays étrangers”, annonce un communiqué de la présidence .Selon un porte-parole du gouvernement, ces attentats dont la responsabilité n’a pas été pour l’instant revendiquée ont été commis grâce à la collaboration d’un réseau international. Les services de renseignements sri-lankais avaient reçu, il y a deux semaines, une alerte sur un risque d’attentats en provenance des services de surveillance d’un pays étranger. Le 9 avril, le chef des renseignements avait adressé une lettre à ses supérieurs, mettant en garde contre le NTJ et désignant nommément plusieurs suspects ainsi que les cibles potentielles des terroristes, comme des hôtels et la représentation indienne à Colombo. Un responsable de la communauté musulmane du Sri Lanka, cité par Bloomberg, affirme par ailleurs avoir alerté les autorités «il y a trois ans» sur la dangerosité de ce groupe. «Viser les non-musulmans est quelque chose qu’ils encouragent. Je suis allé personnellement donner des documents (aux autorités, NDLR) avec des noms et des détails. Ils se sont assis dessus. C’est une tragédie», explique Hilmy Ahamed, vice-président du Conseil musulman du Sri Lanka.

Journalistes: boucs émissaires ou responsables ?

Journalistes: boucs émissaires ou responsables ?

Les journalistes s’offusquent d’être tenus responsables comme les politiques  de la situation sociale critiquée  notamment les gilets jaunes . Les journalistes dénoncent aussi les insultes et autres menaces dont ils sont l’objet. Ils affirment leur neutralité et refusent d’être des boucs émissaires. La question est pourtant de savoir s’ils ne sont que des boucs émissaires ou bien aussi des responsables. En effet, on ne saurait adhérer à l’idée que les gentils journalistes font leur travail d’information en toute indépendance et en toute honnêteté. En effet force est de constater que la plupart des grands médias qui ont signé la déclaration ci-dessous appartiennent à des grands groupes financiers. Des groupes financiers qui imposent une ligne éditoriale qui défend les intérêts des nantis. Les journalistes ne feraient pas de vieux os dans la rédaction s’il prenait de ne pas respecter cette ligne éditoriale. Certes pour équilibrer,  les grands médias font un peu dans le populisme mais cela ne change pas l’orientation générale. Bien entendu les violences et les intimidations ne sont pas tolérables, il convient de les condamner. Mais cela ne confère  aucune légitimité pour enterrer le débat sur l’orientation de la plupart des grands médias qui objectivement sont au service des grands intérêts économiques et financiers. S’ajoutent à cela la crise dans la plupart des médias, une crise aussi économique qui conduit  à bâcler le travail d’analyse pour y substituer  les communiqués des agences de presse, du gouvernement, des groupes de pressions et des institutions :

La déclaration des journalistes :

«  Depuis quelques semaines, un peu partout en France, lors des manifestations des «gilets jaunes», des journalistes sont empêchés d’exercer, insultés, malmenés physiquement, voire blessés, par des manifestants et/ou des policiers. Des journaux font face à des intimidations et à des blocages de parution. Sur les réseaux sociaux, les invectives sont légion à l’encontre des médias.

Et la liste des atteintes à la liberté de la presse s’allonge inexorablement. Le simple constat qu’il faille désormais à des journalistes des agents de protection pour espérer rentrer sains et saufs à leur rédaction est inadmissible.

Dans un climat de défiance vis-à-vis des médias, la critique est nécessaire. La presse n’est pas exempte de reproches. Et les journalistes sur le terrain sont les premiers à s’interroger au quotidien sur la manière la plus juste et la plus honnête de couvrir l’actualité. Mais aucune défiance vis-à-vis de la profession, quelle qu’elle soit, ni désaccord avec une ligne éditoriale, un titre ou un reportage ne peuvent justifier les violences de ces dernières semaines.

Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie.

Les Sociétés de journalistes (SDJ) et Sociétés de rédacteurs (SDR) denombreuses rédactions, des associations de journalistes, des syndicats, ainsi que le collectif Informer n’est pas un délit et Reporters sans Frontières (RSF) condamnent de la manière la plus ferme les violences. Ils rappellent avec force que la liberté d’informer est fondamentale et indispensable à une démocratie saine. Les journalistes sont là pour rapporter les informations, y compris dans les pays où la liberté de la presse n’existe pas.

Ils apportent leur soutien à l’ensemble des journalistes et accompagnants qui, ces dernières semaines, ont été agressés ou blessés en couvrant des mobilisations de «gilets jaunes».

Les signataires:

Les Sociétés de journalistes (SDJ), Sociétés de rédacteurs (SDR) ou Société civile des journalistes  de : l’AFP, Challenges, La Tribune, Le Figaro, Le JDD, Le Monde, Le Parisien – Aujourd’hui en France, Le Point, Les Echos, L’Express, Libération, L’Obs, Paris Match, Premières lignes, Télérama, Sud-Ouest, 20 Minutes, M6, France Info, Franceinfo.fr, France Inter, Europe 1, Radio France, RFI, RTL, BFMTV, Cnews, Franceinfo TV, France 2, France 3, France 24, LCP, TF1

Reporters sans frontières (RSF)

L’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), l’Association des journalistes parlementaires (AJP), l’Association des journalistes médias (AJM), l’Association de la presse judiciaire (APJ), l’Association de la presse présidentielle (APP), le collectif Informer n’est pas un délit,

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), la CFDT-journalistes

 

Médias : boucs émissaires ou responsables ?

Médias : boucs émissaires ou responsables ?

Les journalistes s’offusquent d’être tenus responsables comme les politiques  de la situation sociale critiquée  notamment les gilets jaunes . Les journalistes dénoncent aussi les insultes et autres menaces dont ils sont l’objet. Ils affirment leur neutralité et refusent d’être des boucs émissaires. La question est pourtant de savoir s’ils ne sont que des boucs émissaires ou bien aussi des responsables. En effet, on ne saurait adhérer à l’idée que les gentils journalistes font leur travail d’information en toute indépendance et en toute honnêteté. En effet force est de constater que la plupart des grands médias qui ont signé la déclaration ci-dessous appartiennent à des grands groupes financiers. Des groupes financiers qui imposent une ligne éditoriale qui défend les intérêts des nantis. Les journalistes ne feraient pas de vieux os dans la rédaction s’il prenait de ne pas respecter cette ligne éditoriale. Certes pour équilibrer,  les grands médias font un peu dans le populisme mais cela ne change pas l’orientation générale. Bien entendu les violences et les intimidations ne sont pas tolérables, il convient de les condamner. Mais cela ne confère  aucune légitimité pour enterrer le débat sur l’orientation de la plupart des grands médias qui objectivement sont au service des grands intérêts économiques et financiers. S’ajoutent à cela la crise dans la plupart des médias, une crise aussi économique qui conduit  à bâcler le travail d’analyse pour y substituer  les communiqués des agences de presse, du gouvernement, des groupes de pressions et des institutions :

La déclaration des journalistes :

«  Depuis quelques semaines, un peu partout en France, lors des manifestations des « gilets jaunes », des journalistes sont empêchés d’exercer, insultés, malmenés physiquement, voire blessés, par des manifestants et/ou des policiers. Des journaux font face à des intimidations et à des blocages de parution. Sur les réseaux sociaux, les invectives sont légion à l’encontre des médias.

Et la liste des atteintes à la liberté de la presse s’allonge inexorablement. Le simple constat qu’il faille désormais à des journalistes des agents de protection pour espérer rentrer sains et saufs à leur rédaction est inadmissible.

Dans un climat de défiance vis-à-vis des médias, la critique est nécessaire. La presse n’est pas exempte de reproches. Et les journalistes sur le terrain sont les premiers à s’interroger au quotidien sur la manière la plus juste et la plus honnête de couvrir l’actualité. Mais aucune défiance vis-à-vis de la profession, quelle qu’elle soit, ni désaccord avec une ligne éditoriale, un titre ou un reportage ne peuvent justifier les violences de ces dernières semaines.

Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie.

Les Sociétés de journalistes (SDJ) et Sociétés de rédacteurs (SDR) de nombreuses rédactions, des associations de journalistes, des syndicats, ainsi que le collectif Informer n’est pas un délit et Reporters sans Frontières (RSF) condamnent de la manière la plus ferme les violences. Ils rappellent avec force que la liberté d’informer est fondamentale et indispensable à une démocratie saine. Les journalistes sont là pour rapporter les informations, y compris dans les pays où la liberté de la presse n’existe pas.

Ils apportent leur soutien à l’ensemble des journalistes et accompagnants qui, ces dernières semaines, ont été agressés ou blessés en couvrant des mobilisations de « gilets jaunes ».

Les signataires:

Les Sociétés de journalistes (SDJ), Sociétés de rédacteurs (SDR) ou Société civile des journalistes  de : l’AFP, Challenges, La Tribune, Le Figaro, Le JDD, Le Monde, Le Parisien – Aujourd’hui en France, Le Point, Les Echos, L’Express, Libération, L’Obs, Paris Match, Premières lignes, Télérama, Sud-Ouest, 20 Minutes, M6, France Info, Franceinfo.fr, France Inter, Europe 1, Radio France, RFI, RTL, BFMTV, Cnews, Franceinfo TV, France 2, France 3, France 24, LCP, TF1

Reporters sans frontières (RSF)

L’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis), l’Association des journalistes parlementaires (AJP), l’Association des journalistes médias (AJM), l’Association de la presse judiciaire (APJ), l’Association de la presse présidentielle (APP), le collectif Informer n’est pas un délit,

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT), la CFDT-journalistes

 

Ecroulement de la croissance : les gilets jaunes responsables ?

Ecroulement de la croissance : les gilets jaunes responsables ?

 

 

C’était inévitable, on va faire retomber la responsabilité de l’écroulement de la croissance sur le dos des gilets jaunes. Et certains comme la sous ministre à l’économie ne se prive d’utiliser la  caricature en considérant que les gilets jaunes ont fait diminuer le chiffre  d’affaires du commerce de 25 % ! En effet le pouvoir va avoir les plus grandes difficultés à expliquer son échec total en matière de croissance. Il faudra trouver des boucs émissaires, sans doute le contexte international mais en France les gilets jaunes. De ce point de vue,  il se serait bon que les gilets jaunes s’approprient un peu mieux la problématique économique. Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. »L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ».

Les gilets jaunes responsables aussi de la météo maussade ?

 

Maintenant il faut s’attendre à une pluie d’accusations de tous les maux pour les gilets jaunes car les lignes éditoriales  sont en train de changer nettement. Pas étonnant car les grands médias sont à peu près tenu par les grands financiers (médias de gauche y compris). Les gilets jaunes vont être accusés de la dégradation de l’activité économique puisque la croissance malheureusement s’écroule et cela depuis le début de l’année. Ils seront aussi tenus responsables de la baisse de confiance constatée autant chez les ménages que c chez les chefs d’entreprise. Une confiance qui est surtout affectée par la détérioration de l’environnement international, les incertitudes en Europe et les erreurs de stratégie économique de Macron. Il n’y a pas si longtemps Lemaire , ministre des finances déclarait que les gilets jaunes allaient générer une perte de croissance de 0,1 % sur le quatrième trimestre. Il n’est cependant pas impossible qu’on leur colle sur le dos une baisse de 0,5 % pour l’ensemble de l’année, histoire de masquer la baisse tendancielle du PIB. Pour peu, on pourrait aussi leur impliquer la responsabilité d’une météo relativement maussade. Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Les gilets jaunes feraient bien de préparer à l’inversion en cours des lignes éditoriales. Ce qui implique notamment de se structurer, de clarifier leur ligne idéologique et leurs priorités, enfin de muscler un peu leur rhétorique qui demeure un peu trop simpliste. Les gilets jaunes pourront toujours se défendre de n’être pas responsables d’une météo détestable par contre il pourrait être responsable d’une dérive populiste s’ils s’en tiennent toujours à des discours aussi peu construits ; les gilets jaunes ont fait émerger une colère et des besoins, reste à les transformer en demandes revendicatives cohérentes.

Benalla : un inconnu pour la plupart des responsables de l’Etat !

Benalla : un inconnu pour la plupart des responsables de l’Etat !

Les audiences publiques des commissions parlementaires ont au moins un mérite,  elles permettent de mesurer à quel point les plus hauts responsables de l’État sont faux-culs. Ce n’est pas une découverte mais une belle confirmation. Dans l’affaire Ben Bella par exemple,  la ligne de défense de ces plus hauts responsables, en tout cas de la plupart, consiste à affirmer qu’il ne connaissait pas Benalla. Ce qu’a indiqué le ministre de l’intérieur qui ne connaissait même pas son nom. Ce qui également a été affirmé par des hauts responsables de la police. Castaner,  membre du gouvernement et responsable du parti en marche, a, lui, indiqué que Benalla était un simple bagagiste ! Le responsable de protection de macro, à l’Élysée interrogé hier a balayé toute responsabilité de Benalla en matière de sécurité. Ce dernier a-t-il dit n’occupait  aucune fonction en matière de sécurité du président, il n’était pas responsable de la future réorganisation en cours en matière de protection du chef de l’État. Des déclarations évidemment complètement contredites par la présence permanente de Benalla auprès de Macron y compris pendant ses voyages privés. Celui qui paraît-il n’était pas chargée de la sécurité apparaît en permanence aux coté de Macron comme en témoigne les innombrables vidéos passées à la télé en fait pour un peu,  on affirmerait que Benalla n’appartient même pas à l’Élysée et qu’il était là par hasard.  Dans l’affaire il y a aussi des règlements de compte de beaucoup de hauts responsables bien entendu ces mensonges  ne déresponsabilise pas Benalla à la quand il joue aux cow-boys lors d’une manifestation dans laquelle il n’a rien à faire ils démontrent la vraie nature de la plupart des responsables de l’Etat.

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur 

L’affaire Benalla  aura donné l’occasion de mesurer le relatif amateurisme de nombre de responsables de la république en marche, à commencer  même par le président de la république. Chez les députés de base on a surtout vu des courtisans paralysés par les enjeux et le risque de se mettre à dos le président. La plupart d’abord ont tenté d’éviter les questionnements des médias. Quand enfin ils ont été contraints de s’exprimer les balbutiements et les contradictions se sont multipliés. L’exemple le plus significatif par ailleurs très suivi par l’opinion constitue sans doute l’audience du ministre de l’intérieur visiblement perdu, affolé et agacé d’avoir à porter le chapeau de l’Élysée. Lui comme d’autres n’ont cessé de bafouiller sur le fond comme sur la forme. Même la responsable de la commission d’enquête s’est montrée en-dessous de tout pour animer des réunions de ce type. Du coup, elle a utilisé l’argument d’autorité puisque l’autorité de l’argument était complètement défaillante. En clair elle  a autoritairement mis fin  à la commission en refusant de nouvelles d’audience. Il y aura des leçons à tirer de cet événement qui a bien montré que Macron s’est surtout entouré de potiches et courtisans bien incapables en cas d’enjeux  majeurs d’être à la hauteur de responsabilité nationale.

Des responsables toulousains refusent la privatisation de l’aéroport par les Chinois

Des responsables toulousains refusent la privatisation de l’aéroport par les Chinois

On se souvient que les Chinois avaient déjà pris presque la moitié du capital de l’aéroport de Toulouse. La question se pose de la vente d’une partie du reste du capital. Le départements’  oppose à cette vente considérant à juste titre que l’activité est rentable, qu’en outre l’aéroport présente un caractère stratégique. Notons que les prises de participation dans les infrastructures chinoises ne sont pas permises. « L’État peut vendre ses actions pendant un an. Il peut les proposer aux Chinois sur la base d’un accord antérieur. Mais il n’y a pas que les accords antérieurs, il y a aussi la force politique et la force populaire, qui font que peut-être, l’État ne vendra pas ses parts sur cette période. Après cette échéance, tout est ouvert… Nous pouvons créer un rapport de force qui demande à l’État d’être prudent sur cette vente. Je pense qu’une grande partie de la population ne veut pas que cet aéroport soit privatisé à 60 % », a tenu à mettre en garde Georges Méric lors de ses vœux à la presse mercredi 17 janvier. Ainsi, l’élu départemental compte sur le soutien de toutes les collectivités, mais surtout sur le soutien des Haut-Garonnais pour empêcher une éventuelle prise de contrôle de Casil Europe avant avril 2019. Après cette date, le Département envisage plusieurs scénarios. « Il y a deux possibilités à l’issue de ces douze mois : soit l’État garde ses parts et c’est le mieux, soit il veut à tout prix être vendeur et on se positionne pour les racheter. On parle de 60 millions d’euros environ, 60 millions d’euros qui rapportent de l’argent aussi. Ce n’est pas un délire financier, au contraire cela tient la route. Nous l’avons bien étudié. Si le privé le veut c’est que c’est jouable », conclut le président départemental.

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