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L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

Contestation de l’impact du Co2 par le nouveau patron américain de l’environnement. « Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique« , a déclaré jeudi 9 mars le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) dans une interview sur la chaîne CNBC. « Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a ajouté Scott Pruitt. Pourtant, les États-Unis vivent le deuxième hiver le moins froid de leur Histoire (en tout cas depuis le début des relevés météorologiques, il y a 122 ans). Des records de douceur ont été battus dans les zones où vivent près la moitié des Américains. Ils peuvent sentir que le climat est déréglé, qu’il y a vraiment un réchauffement notable. L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les scientifiques travaillant sur le changement climatique. Depuis des les semaines, universitaires et informaticiennes s’unissent pour sauvegarder les données contenues sur les sites web d’agences fédérales. Pour les protéger de l’administration Trump, qui pourrait vouloir les détruire. Bethany Wiggin est directrice du Penn EHLab (Penn Program in Environmental Humanities) de l’Université de Pennsylvanie. Son laboratoire est à l’origine du programme public et collaboratif #DataRefuge s’explique sur Reporterre :


Reporterre — Avec l’arrivée de l’administration Trump, en quoi les données informatiques fédérales sur le changement climatique sont-elles menacées ?

Bethany Wiggin — La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette instabilité naturelle est renforcée dans un environnement politique où les climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.

Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site web de l’EPA seront encore plus vulnérables.

Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

Nous sommes aussi très inquiets à cause des propos du futur chef de la Nasa [Agence spatiale des Etats-Unis]. Il a affirmé que la mission Terre de cette agence, qui rassemble des données sur le climat, était un exemple de science politisée. Il souhaite rediriger les fonds vers des programmes de recherche spatiale.
Qu’est-ce que le programme #Datarefuge et en quoi peut-il remédier au problème ?

#Datarefuge repose sur un principe très simple de gestion des données, qu’on appelle Lockss, Lots Of Copies Keep Stuff Safe [« de nombreuses copies conservent les affaires en sécurité »]. L’idée est de copier les documents appartenant aux agences fédérales environnementales, ou les outils éducatifs sur le climat. Et de garder si bien ces copies que les chercheurs pourront continuer à utiliser les données et à citer les documents [par exemple par des liens hypertextes dans un article]. On va donc réaliser ces copies multiples selon un protocole prédéfini et les disperser dans différents serveurs sécurisés : c’est là que la dimension de refuge prend tout son sens.
Qui participe au projet et comment s’organise-t-il ?

De nombreux libraires, archivistes et informaticiens mènent ce projet. Ils ont travaillé jour et nuit pour mettre en place un manuel de bonnes pratiques à disposition de nos bénévoles. Une bonne partie de ce protocole a été développé lors d’une série d’événements « data rescue », notamment à Philadelphie le week-end dernier. Nous avons désormais de nombreuses personnes du milieu universitaire, technologique, bibliothécaire ou encore du secteur privé qui travaillent de manière très coordonnée à affiner ces bonnes pratiques et à les diffuser auprès de nos partenaires sur d’autres événements « data rescue » aux États-Unis. C’est très bien que nous ayons accompli autant avant l’investiture de Donald Trump, mais il reste beaucoup à faire ensuite.

Par ailleurs, nous travaillons sur des projets à plus long terme, afin que les citoyens comprennent pourquoi ces données sur le climat sont si importantes. L’idée est de sensibiliser les journalistes, les politiques et les communautés locales aux questions suivantes : qui utilise ces données ? à quoi servent-elles ? Quand on parle d’inondations dans un quartier, ça n’a rien de politique, il s’agit de la santé et du bien-être des gens.

Désormais, notre mission est de documenter et de surveiller les changements sur les sites web des agences fédérales. Nous publierons un rapport après 100 jours [de pouvoir de l’équipe Trump] où nous désignerons les programmes auxquels on aura coupé les vivres et qui ne pourront plus entretenir leur page web.

 

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

Attentat Berlin: une politique « irresponsable »(douanes UNSA)

  »Ce qui est surprenant c’est que certains soient surpris de la facilité avec laquelle le tueur présumé a franchi les frontières », écrit le syndicat de douaniers dans un communiqué, au lendemain de la mort de l’auteur présumé de l’attentat de Berlin, Anis Amri, tué à Milan dans le nord de l’Italie. « Aujourd’hui nous payons au prix fort une politique irresponsable visant à détruire chaque jour un peu plus l’administration par excellence de protection de notre territoire », estime l’Unsa, soulignant que « les différents gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont méthodiquement détruit les capacités opérationnelles de la douane, supprimant un douanier par jour depuis 10 ans ». Pour le syndicat, « attentat après attentat, les différents plans de destruction de la douane continuent: cette année ce sont encore des dizaines de décisions de fermeture qui ont été prises pour 2017″. Après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, « nous étions en droit d’espérer une réaction à la hauteur de la menace », avec de « vraies mesures pour +réarmer+ les services de protection, dont la douane », et « pas les traditionnelles déclarations visant à rassurer nos concitoyens, en leur faisant croire après chaque crise que les contrôles aux frontières ont été renforcés, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur hier », conclut-il.

Poutine responsable les cyberattaques contre Clinton (Obama)

Poutine responsable  les cyberattaques contre  Clinton (Obama)

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Une affaire qui pourrait bien faire du bruit voire même remettre en cause la légitimité de Trump s’il était prouvé que Trump  était au courant des cyber attaques de la Russie contre Clinton. Les agences de renseignements, la presse et même nombre de responsables républicains veulent faire la carté sur ce qui pourrait se révéler être l’affaire « Trumpgate ». Ils ont jusqu’au 20 janvier, date de l’investiture ensuite Trump qui méprise la CIA et les agences de renseignements fera le manages à la tête de ces institutions. Prié de dire s’il pensait que Poutine était personnellement impliqué dans le piratage des messageries de hauts responsables du Parti démocrate pendant la campagne présidentielle, Obama a répondu: « Cela s’est produit aux plus hauts niveaux du gouvernement russe » et cela ne « se produit guère en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine. » Jeudi, Barack Obama avait laissé la porte ouverte à des mesures de représailles pour dissuader Moscou ou d’autres pays de mener de nouvelles cyberattaques. Ces mesures « seront mises en oeuvre en temps voulu et de la manière que nous aurons choisie. Certaines pourront être explicites et visibles, d’autres peut-être pas », avait-il dit à la radio publique (NPR). Le président américain a cependant dit vouloir donner plus de temps aux agences de renseignement pour peaufiner leur rapport d’enquête à ce sujet, qu’il souhaite voir sur son bureau avant son départ de la Maison blanche le 20 janvier. « Les informations que j’ai consultées me donnent pleine confiance sur le fait que les Russes ont commis ce piratage; le piratage du DNC (Comité national démocrate) et le piratage de John Podesta », le stratège en chef de la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, a déclaré Obama. Donald Trump maintient que l’élection du 8 novembre s’est déroulée de manière équitable et s’irrite lorsqu’on laisse entendre que Moscou a pu en influencer le résultat. Il a pourtant, lors de la campagne présidentielle, encouragé publiquement la Russie à pirater les mails de Clinton. L’homme d’affaires a également fait l’éloge de Vladimir Poutine et depuis sa victoire, il a désigné des partisans de Moscou à certains des plus hauts postes de sa future administration.

 

Affaire Tapie : responsable, le concierge de Bercy !

Affaire Tapie : responsable,  le concierge de Bercy !

 

 Pas Lagarde qui devrait être innocentée par la complaisante cour de justice de la république, pas  Guéant, pas Stéphane Richard, Pas Sarkozy, c’est personne !  Les soupçons pourraient alors peser chez un vrai  lampiste : le concierge de Bercy.  Grace au réquisitoire en forme de défense de Marin, le procureur de la cour de justice de la république, Lagarde pourrait être complètement blanchie. On est passé du concept de complicité d’escroquerie, à celui de négligence puis à celui de choix politique pénalement  non punissable. Guéant et Sarkozy sont innocentés faute de preuve en dépit des dizaines de renions à Elysée sur le sujet y compris en présence de Tapie. Du coup, on cherche un autre bouc émissaire, actuel patron d’Orange, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Lagarde, aussi Borloo (ancien avocat de Tapie). L’actuel PDG d’Orange, grand absent de ces audiences, où il a refusé de venir témoigner, estimant ce statut « contradictoire » avec les soupçons qui pèsent contre lui, a en effet été au coeur des débats devant la Cour de justice de la République, où comparaissait la patronne du FMI. Mis en examen pour escroquerie en bande organisée et complicité d’un détournement de fonds publics reproché à Bernard Tapie, il est soupçonné d’avoir « dissimulé » à sa ministre de tutelle « des éléments essentiels du dossier », d’avoir participé à des réunions à l’Elysée « à son insu », et d’avoir donné « sans droit » des instructions relatives à cet arbitrage. D’après  le témoignage de Bruno Bézard, ancien directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE) dès 2007, on peut  percevoir des « promiscuités curieuses » dans cette affaire. « La façon dont le directeur de cabinet présentait le dossier semblait indiquer une volonté d’aboutir quoi qu’il arrive à un arbitrage dans le cadre d’une compréhension assez poussée des intérêts de Monsieur Tapie », dit-il. « Des mensonges », dénonce l’avocat de Stéphane Richard, Jean-Etienne Giamarchi, qui précise que son client va demander à être confronté avec l’ex-fonctionnaire devant les juges. Le PDG d’Orange assure n’avoir fait qu’exécuter une décision politique prise par Christine Lagarde. « C’était le procès de Christine Lagarde, pas de Stéphane Richard », insiste son avocat dans un message transmis à Reuters. « Pour lui, l’affaire continue et il va à nouveau pouvoir dire que, pas plus que Christine Lagarde, il n’avait suspecté de fraude à l’arbitrage. » Restent des instants d’audience où le nom de Stéphane Richard est maintes fois prononcé, sans que celui-ci puisse répondre. Au sujet, par exemple, d’un déjeuner que Christine Lagarde dit accepter d’organiser avec Bernard Tapie, sur l’ »insistance » de son directeur de cabinet. Ou à propos d’une réunion, le 30 juillet 2007, qui réunit à l’Elysée Stéphane Richard, plusieurs conseillers de l’Elysée, un représentant des intérêts du Crédit Lyonnais et, dans un premier temps, Bernard Tapie. A cette réunion, l’ex-directeur de cabinet de la ministre explique que « là-haut, ils veulent un arbitrage », assure à la barre l’un de ses co-mis en examen. Les relations entre Bernard Tapie et le pouvoir de l’époque (il a été reçu 17 fois par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, a rappelé la présidente) ont été longuement examinées jeudi. A la barre, Jean-Louis Borloo, pour qui le PDG d’Orange a travaillé au ministère des Finances avant d’y rester auprès de Christine Lagarde, dit ne pas « avoir l’impression que Stéphane Richard soit très influençable ». « Que monsieur Tapie l’ait charmé, c’est possible », ajoute-t-il toutefois. Alors si ce n’est pas lui, ni les autres responsables du gouvernement et leurs conseillers, pourquoi pas le concierge de Bercy, c’est bien lui qui possède les clés pour ouvroir et fermer le ministère ! 

Défaite de Clinton : le FBI responsable

Défaite de Clinton : le FBI responsable

 

Hillary Clinton accuse directement le directeur du FBI d’être responsable de sa défaite aux élections présidentielles américaines. Un facteur explicatif sans doute insuffisant pour expliquer son échec mais qui a pu cependant faire basculer le scrutin. En effet on peut se demander pourquoi soudainement le directeur du FBI une semaine avant l’élection à ressorti l’affaire des e-mails de Clinton, une affaire qu’il avait classée. Surtout pour l’enterrer à nouveau une seconde fois. Il s’agit à l’évidence d’une manœuvre médiatique méprisable. Cela d’autant plus que le nouvel enterrement a eu un effet désastreux sur l’opinion de certains qui ont effectivement considéré que l’establishment était décidé à prendre tous les moyens pour assurer la victoire de la candidate représentant le système. Une manœuvre médiatique à double détente qui témoigne bien du climat délétère dans lequel s’est déroulé l’élection américaine. Fin octobre, alors que Clinton était donnée gagnante dans tous les sondages, Comey a envoyé une lettre pour informer les membres du Congrès de la réouverture du dossier des emails, au mépris des recommandations du ministère de la Justice qui lui avait rappelé la règle traditionnelle qui veut que les services n’influencent pas l’élection. Il annonçait dans cette lettre que de «nouveaux emails pertinents pour l’enquête» avaient été découverts, sans en indiquer la teneur. Un scandale dont s’était immédiatement saisi Donald Trump. Pourtant, une semaine plus tard et deux jours seulement avant le jour de l’élection, après avoir épluché des centaines de milliers d’e-mails, James Comey avait déclaré que leur examen n’avait rien changé aux conclusions formulées en juillet, qui recommandaient de ne pas poursuivre la candidate démocrate à la présidentielle. Ceci étant bien d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte pour expliquer l’échec d’Hillary Clinton. En particulier son incapacité à s’adresser aux couches moyennes victimes de la mondialisation financière lisait responsable de nombre de délocalisations et de suppressions d’emplois dans le secteur industriel.

 

Réfugiés : Merkel responsable de la pagaille en Europe

Réfugiés : Merkel responsable de la pagaille en Europe

De manière généreuse mais complètement irresponsable Angela Merkel a incité les migrants à rejoindre l’Europe et en particulier l’Allemagne. Du coup devant l’afflux des migrants chaque pays a décidé de reprendre en main sa politique migratoire et cela de manière très contradictoire au point d’ailleurs que maintenant Schengen est devenu à peu près obsolète. L’Allemagne a reçu 1,1 million de réfugiés en un an quand  l’Europe a convenu  de n’accueillir que 160 000 réfugiés ;  mais depuis les choses se gâtent en Allemagne qui se montre incapable de gérer de manière satisfaisante ces flux. En outre l’appel aux migrants de Merkel a suscité certaines oppositions qui se sont traduites d’ailleurs par le recul du parti de Merkel aux élections locales. Maintenant consciente du caractère irresponsable de sa politique l’Allemagne change complètement de stratégie en confiant à la Turquie la gestion de ses flux migratoires. En réalité  Merkel demande maintenant à la Turquie de fermer la porte qu’elle-même ne veut pas bloquer pour ne pas se contredire. Pour cela l’Allemagne a négocié seule et a imposé un marché scandaleux avec la Turquie Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE ont exprimé de sérieuses réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs de l’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments de l’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur ont aussi retenu le principe de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européens que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

 

Crise agricole : Xavier Beulin est responsable (Mélenchon)

Crise agricole : Xavier Beulin  est responsable (Mélenchon)

Mélenchon a clairement désigné Mélenchon a désigné le président de la FNSEA  comme en grande partie responsable de la crise agricole considérant que Xavier Belin représente surtout la filière industrielle et financière. Ce que confirme d’ailleurs Perico Lagasse journaliste à Marianne dans un autre article sur ce site «  Xavier Beulin est à la tête d’un empire industriel qui, non seulement n’a plus rien d’agricole au sens originel du terme, mais favorise un système économique qui, de surcroît, éradique la vraie agriculture. Contesté par sa base, discrédité auprès de ses adhérents pour avoir longtemps possédé des usines où l’on transforme du poulet industriel brésilien (tout en envoyant des commandos de la FNSEA pour protester contre les importations de volailles mettant à mal la filière française), le président Beulin faisait penser à un incendiaire traitant le marchand d’allumettes de pyromane. Après quoi ils sont allés se promener sous les huées, adressées à l’un comme à l’autre ».  Pour Jean-Mélenchon, ce aussi sont « les traités européens qui ont conduit à cette situation » de crise (la suppression des quotas laitiers par exemple NDLR). Des traités que le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, respecte, a-t-il souligné.  »Il est flanqué de M. Xavier Beulin, qui est le problème numéro 1 de l’agriculture française, à la tête de son syndicat, parce qu’il représente ce qui n’est plus vraiment de la paysannerie, une espèce de haute industrie liée à la finance et aux grandes transactions internationales », a enchaîné le co-fondateur du Parti de gauche. . Parmi les autres responsables, Jean-luc Mélenchon a chargé de front le modèle agricole actuel, cadré par la politique agricole commune de l’Europe. Pour lui, celui-ci est « mort » :  »il empoisonne la terre, il empoisonne l’air, il empoisonne les paysans, il empoisonne notre nourriture quotidienne », a-t-il énuméré, prônant une « agriculture paysanne relocalisée ». Avant de prévenir :  »plus vous tardez à prendre la décision de changer ce système dingue, plus ça vous coûtera cher après ».

Crise agricole : la FNSEA responsable (Périco Légasse)

Crise agricole : la FNSEA responsable (Périco Légasse)

 

Périco Légasse rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne dénonce l’hypocrisie de la FNSEA dans une interview du Figaro.

 

La FNESA responsable ?

 

 

Xavier Beulin, président de la FNSEA, le syndicat majoritaire majoritairement est  responsable de l’effroyable situation dans laquelle se trouve l’agriculture française. Etant sur place, j’ai assisté à la scène. Il y avait quelque chose d’ubuesque à voir une forêt de drapeaux, à l’enseigne du syndicat fossoyeur, accueillir le médecin légiste pour pleurer sur le cadavre de leur victime commune. Car si François Hollande appartient à un parti qui a systématiquement promu et voté, comme la droite et le centre, François Bayrou en tête, les politiques agricoles qui envoient nos paysans dans le mur depuis 40 ans, il y avait une sacrée dose de cynisme de la part de Xavier Beulin, PDG de la multinationale Avril (ex Sofiproteol), équivalente, sur le plan agro industriel, de ce que Michelin est sur le terrain pneumatique, à jouer le représentant des éleveurs ruinés. Disons qu’il n’en est pas vraiment représentatif.

 

 

En quoi cela est-il contradictoire?

Xavier Beulin est à la tête d’un empire industriel qui, non seulement n’a plus rien d’agricole au sens originel du terme, mais favorise un système économique qui, de surcroît, éradique la vraie agriculture. Contesté par sa base, discrédité auprès de ses adhérents pour avoir longtemps possédé des usines où l’on transforme du poulet industriel brésilien (tout en envoyant des commandos de la FNSEA pour protester contre les importations de volailles mettant à mal la filière française), le président Beulin faisait penser à un incendiaire traitant le marchand d’allumettes de pyromane. Après quoi ils sont allés se promener sous les huées, adressées à l’un comme à l’autre.

N’est-il pas un peu facile de faire porter le chapeau à la FNSEA quand on sait la complexité des enjeux et des rapports de force pour ce qui est des questions agricoles?

Bien entendu que la FNSEA n’est pas seule coupable. Il y a d’ailleurs au sein de ce syndicat, notamment des fédérations départementales (FDSEA), des adhérents qui ne partagent pas la stratégie nationale et se sont battus pour empêcher les dérives ayant conduit à la tragédie actuelle. La FNSEA n’est pas un bloc. Au moment de succéder à Luc Guyau, en 2001, deux candidats s’opposèrent lors de l’élection à la présidence du syndicat, Jean-Michel Lemétayer, continuateur de l’option productiviste, représentant des éleveurs, et Dominique Chardon, porteur d’une vision nouvelle de l’agriculture soucieuse de respect environnemental, producteur bio dans le Gard. Le premier l’emporta. En 2010, ce fut la victoire du lobby céréalier, avec Beulin. Sans oublier le trio mortel Crédit Agricole – MSA (Mutualité sociale agricole) – Chambres d’Agriculture où parfois les mêmes dignitaires siègent dans les trois instances. Dignitaires souvent affiliés à… la FNSEA. Simple coïncidence. L’autre fléau éradicateur est la grande distribution, ennemi public n°1 de l’agriculture et, à ce niveau de détérioration du marché, de l’économie française. Il serait toutefois trop facile de n’incriminer que les institutions. Quand il en a les moyens financiers, et qu’il ne change rien à ses mœurs alimentaires dans le sens d’une attitude responsable et citoyenne, le consommateur participe aussi à l’effondrement de notre patrimoine agricole. D’où l’urgence, on ne le répètera jamais assez, d’une information civique pour les adultes sur les enjeux de consommation et une éducation du goût pour les générations qui constitueront la clientèle de demain.

La démission de François Hollande changerait-elle quelque chose à la situation. Le président de la République et l’exécutif paient-ils pour l’incurie de leurs prédécesseurs?

La démission du Président de la République Française ne changerait pas grand chose à la situation en ce sens que les leviers fondamentaux, dont nous avons accepté de perdre le contrôle en matière de politique agricole, sont aujourd’hui actionnés à Bruxelles. Par ailleurs il est vrai que l’exécutif actuel hérite de quarante années de fourvoiements et de mensonges. Le plus grand criminel étant Jacques Chirac qui a réussi à faire croire qu’il était le sauveur des agriculteurs en instituant un système d’assistanat total subventionné par le contribuable allemand à travers la PAC. Joli coup, en terme tactique, pour régler une carence ponctuelle, mais désastre en terme stratégique, quand on installe, de façon structurelle, une activité économique fondamentale pour la nation dans une logique de subsides généralisés. Tout fut calqué et poursuivi sur ce principe quelle que soit la majorité au pouvoir. Pour résumer, à la façon du proverbe chinois, on a donné un poisson à manger à l’agriculteur français au lieu de lui apprendre à pêcher.

 

Le nœud du problème est-il européen?

Je ne dirai pas cela comme ça. L’Europe, en soi, n’est pas une tare, au contraire. Elle est même l’unique solution porteuse d’espoir pour notre l’agriculture, dans un vrai marché commun soumis à une concurrence libre et non faussée privilégiant d’abord les intérêts communautaires. La vraie grande Europe c’est l’Europe en priorité et le monde ensuite. Tout le contraire de ce qui a été mis en place. Tel est l’esprit originel du Traité de Rome et je ne désespère pas que le chaos vers lequel nous nous dirigeons à grands pas nous y ramène un jour si nous ne voulons pas «l’Euroexit», comprenez la sortie de l’Union Européenne de l’histoire. La Commission de Bruxelles est devenue une plaie. Le roumain Dacian Ciolos fut un bon commissaire à l’agriculture et au développement rural. Son départ en 2014 fut un grand soulagement pour les lobbys. Aujourd’hui le cancer de l’Union européenne est le clan atlantiste qui agit au sein des institutions. Les conditions de la négociation sur le Traité transatlantique (document tenu secret, consultable à certaines heures sur autorisation sans pouvoir faire de copie ni le traduire), sont hallucinantes. Le silence qui entoure ces tractations conduites pas des gens sans mandats ni représentativité prouve que quelque chose d’illicite se trame entre Bruxelles et Washington. A Paris, le thème est tabou quand on questionne le sommet de l’Etat: «Ne vous inquiétez pas, ça ne pourra pas aboutir, l’Allemagne s’y opposera». Pour le coup, ce TAFTA est une grosse météorite américaine qui peut un jour nous tomber dessus.

 

Faut-il commencer par rétablir les quotas laitiers? Si ses partenaires, singulièrement l’Allemagne, refusent d’entendre, la France doit-elle agir unilatéralement?

Disons que ce fut une erreur de les supprimer même s’ils n’étaient, quand même, qu’un montage artificiel destiné à réguler le marché, donc en aucun cas une solution définitive. La vraie solution c’est que le marché français achète et consomme du lait français de vaches françaises en le payant à son juste prix à son producteur, pas à la coopérative collectrice ni au distributeur racketteur. La formule peut sembler simpliste. Elle est pourtant la seule solution cartésienne, efficace, équitable et légitime. Pour le reste, il était convenu que l’Allemagne se garde le rôle de grande puissance industrielle et la France celui de grande puissance agricole. Ainsi les vaches gauloises et les boulons teutons eussent étaient bien gardés. Mais notre amie et alliée la chère, très chère panzer chancelière en a décidé autrement et la République Fédérale est devenue aussi la première puissance agricole européenne avec des méthodes d’une déloyauté sans nom, au mépris total des grands équilibres européens. A commencer par l’emploi de travailleurs Roumains, Bulgares ou Polonais soumis à la législation sociale des travailleurs détachés dans des usines à viandes dont le prix de revient ruine nos producteurs. Les Allemands fonctionnent au diktat. Adenauer réveille toi, elle est devenue folle!

 

Que pensez-vous de la réaction de Stéphane Le Foll au lendemain de la visite nocturne surprise dominicale des agriculteurs?

En tant que patron du salon, il l’a mal vécu, et c’est normal. Réaction légitime de quelqu’un ayant lui même été éprouvé lorsque des manifestants sont venus l’interpeler chez lui, un dimanche soir.

Sur cette question, je vais être solennel et catégorique: je ne partage pas tous les propos de Stéphane Le Foll quand il aborde certains enjeux agricoles, je n’approuve pas toutes les décisions qu’il prend concernant les filières de production, et personne ne peut me soupçonner de la moindre collusion politique avec le porte parole du gouvernement Valls, mais j’affirme ici qu’il est le plus grand ministre de l’Agriculture que la République Française a eu depuis longtemps. Une pensée pour Philippe Vasseur, Jean Glavany et Michel Barnier, qui furent aussi de très bons ministres. Stéphane Le Foll montre une compétence indéniable et connaît ses dossiers comme nul autre. Sans emprunter la langue de bois à quiconque, je pense qu’il ne peut pas tout et, lorsqu’il le peut, d’autres ne lui permettent pas de le décider. Il a la marge d’un gouvernant français dans l’Europe de 2016 et il doit faire des choix souvent douloureux. Point. Je l’ai dit et écrit maintes fois, ici et ailleurs, son projet de faire de la France le leader de l’agroécologie européenne, et les mesures installées en ce sens, sont un événement considérable. C’est même un tournant historique majeur dans l’histoire de l’agriculture française depuis la loi de modernisation d’Edgard Pisani en 1964. Il faut y aller encore plus fort, car c’est la seule voix du salut pour nos agriculteurs.

 

Vous êtes bien le seul à prendre la défense du ministre.

Bien sûr, c’est insuffisant, bien sûr, les choses peinent à se mettre en place, mais vu l’hostilité maladive des responsables de la FNSEA vis à vis de cette grande idée, on comprend pourquoi. Cette animosité est d’ailleurs la meilleure preuve que l’agro écologie est une avancée vers une situation où l’agronomie et l’écologie combinées permettront à la France de redevenir la puissance agricole florissante qu’elle fut.

Aussi, l’offensive nocturne à son domicile du Mans, et les actes qui s’en suivirent, sont injustes. Ils laissent une sensation de malaise pour ceux qui croient à la confrontation politique dans la loyauté et la dignité. Stéphane Le Foll ne se comporte pas comme un dignitaire et use d’un minimum de protection pour sa sécurité personnelle. Il voyage en deuxième classe dans le train et tout le monde peut l’approcher pour discuter avec lui. Avoir abusé de cette facilité n’est pas digne de paysans, même à bouts de nerfs. Peu de voix se sont élevées pour dénoncer la méthode. Samedi matin sur le salon, j’ai entendu des insultes d’une violence inouïe proférées à son endroit, et, malgré toute la sympathie et la solidarité active que je porte à la cause paysanne, j’ai trouvé tout simplement dégueulasse de le traiter ainsi. Un jour on reconnaîtra, avec toutes les réserves que l’on veut, le bien qu’il a fait à la France. Je le dis sans ambages. Au cas où certains s’étonneraient de cette position et supposeraient quoi que ce soit, il ne me doit rien et je ne lui dois rien. C’est une question de valeurs.

La colère des agriculteurs traduit-elle plus largement la coupure entre les élites et le peuple, le choc entre deux mondes qui n’ont plus rien en commun?

Pas seulement. Je dirais même entre deux conceptions de la France. Dans un paradoxe très intéressant, en ce sens que la préservation du monde de la terre peut avoir une connotation maurassienne alors qu’elle est aussi le combat des écologistes de gauche. Ce en quoi je pense que l’écologie est un conservatisme puisqu’il s’oppose au progrès en tant que source de dégâts sur l’environnement. D’où les contradictions et confusions dans certains partis. En même temps, une certaine agriculture croit en son émancipation par l’adoption de méthodes modernes, intensives et lucratives, qui la détournent du caractère socio patrimonial de son activité. Auquel cas il fait passer le durable au deuxième plan puisque le marché refuse de lui payer les deux. Nous sommes aujourd’hui en surproduction pour une offre limitée ou en panne. Seule issue, produire moins mais mieux. Il y a donc l’agriculteur qui ne veut pas redevenir paysan et il y a le paysan qui ne veut pas redevenir agriculteur. Celui qui aime labourer avec guidage satellite et celui qui aime labourer avec les pieds sur terre. Pas seulement deux mondes, mais deux civilisations qui s’opposent. Cette fracture est au cœur de la tragédie rurale que nous vivons depuis vingt ans. Vient ensuite se greffer la vision des urbains sur cette détresse. Un temps considéré comme un pollueur, geignard, assisté, le paysan est enfin perçu comme celui sans lequel nous ne serons plus rien. L’avenir de la planète est entre ses mains. Donc de la civilisation. Et cet avenir sera ce que nous ferons de lui, un pompeur de sol pour manger vite et pas cher ou un préservateur qui permet de s’asseoir autour de la table avec une nourriture bonne, propre et juste. Quelqu’un qui est sur Terre uniquement pour produire et conquérir des parts de marché subventionnées ou quelqu’un qui est là pour nous nourrir, en gagnant sa vie par le fruit de son travail justement rétribué. Les lois de la nature, paramètre inaliénable quand on approche les 7 milliards d’habitants, ne se satisferont pas de celles de la croissance obligatoire illimitée. Et là, c’est le paysan, et sa gestion des ressources, qui détermineront le sort de l’humanité. La société saura bien vite quel choix faire si elle veut sauver ses enfants.

 

La révolte des agriculteurs peut-elle être l’étincelle qui conduira à un mouvement de contestation national? Peut-il y avoir fusion des luttes?

Je ne le pense pas. Les grands séismes sociaux sont généralement urbains. La population rurale n’a plus assez de poids démographique, ce qui est un drame en soi, pour provoquer un tel séisme. En revanche, solidaire, résistante et bien coordonnée, la colère paysanne peut bloquer le pays, voire plus si affinités avec d’autres secteurs de la société indignée. Il faudrait pour cela un dénominateur commun. Les incompétences cumulées de la classe politique et son art de faire voler les bourdes en escadrilles pourraient bien être ce dénominateur. Les conditions du grand soir ne semblent cependant pas encore réunies, ce qui n’empêchera pas ce gouvernement d’avoir des petits matins douloureux si la vache enragée continue à ruer dans les brancards. L’urgence des urgences, à cette heure, et de redonner sa fierté à la paysannerie française. Et cela passe par des décisions courageuses.

« Hollande est responsable de la disparition de la gauche » (Duflot) »

« Hollande est responsable de la disparition de la gauche »  (Duflot) »

 

Faute de primaire,  les différents candidats potentiels de la gauche de la gauche s’agitent et prennent position en vue des sélections de 201. Après Mélenchon, les fondeurs et d’autres, c’est autour de Cécile Duflot d’enfoncer le président de la république et Manuel Valls considérés par elle comme responsables de la disparition de la gauche. Une responsabilité sans doute difficile à contester compte de tenu du désamour des électeurs vis-à-vis du parti socialiste. Pour autant on ne peut guère considérer que les écolos politisés aient beaucoup contribué à améliorer l’image de cette gauche. En effet ils se sont davantage préoccupés de politique politicienne que d’écologie ce qui a d’ailleurs provoqué le départ de plusieurs responsables du mouvement Europe écologie les Verts. L’attaque de Cécile Duflot est d’autant plus virulente que les sondages pour les présidentielles ne lui donnent que de l’ordre de 3 %. Un score insignifiant qui pourrait par ailleurs sonner la fin de l’écologie politique d’Europe écologie les Verts.  L’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot dénonce dans une interview à charge contre Manuel Valls la politique du Premier ministre, qu’elle accuse de puiser dans les propositions de l’extrême droite et d’avoir fait « disparaître la gauche ». Dans cet entretien publié mardi sur le site de Paris Match, la députée de Paris dresse la liste des reproches qu’elle lui fait, en particulier au sujet du débat sur la déchéance de nationalité qui agite la gauche depuis plusieurs semaines.   »Il a tort dans l’analyse, tort dans l’idée que la tactique et l’habileté vont leur permettre de sortir de cette situation, tort dans la manière d’exprimer quelque chose qui s’apparente à une autorité virile dans un moment où on a besoin d’intelligence, de souplesse, de réactivité », dit-elle.  Une Cécile Duflot qui pourtant ne s’est pas manifestée, elle nie par une grande intelligence ni par une grande souplesse tant au sein du gouvernement qu’à la direction d’Europe écologie les Verts.

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

 

Un curieux amalgame de Miche  Onfray,  « Le philosophe»  qui,  en vrac rend responsables du terrorisme: Cyril Hanouna, Zidane, Tapie et les produits de luxe (la Rolex…de Sarkozy,, la Ferrari). Comme d’habitude, Michel Onfray ne fait pas dans la dentelle maïeutique pour donner une légitimité à sa philosophie de gauchiste. À moins qu’il ne s’agisse d’un nouvel opportunisme pour créer la polémique et soutenir la vente de ses livres. On peut en effet s’étonner que Michel Onfray  mette dans le même sac Cyril Hanouna, Bernard Tapie, la Rolex. On peut aussi s’étonner   encore quand il prend pour anciens modèles culturels Maurice Chevalier !  Pour choisir ses responsables comme ses références culturelles, Michel Onfray par paresse intellectuelle ou par provocation procède à une espèce d’inventaire à la Prévert, sorte de d’auberge espagnole qui réunit fantasmes gauchisants approximatifs et boucs émissaires simplistes pour dénoncer la  culture matérialiste capitaliste. Mais d’une certaine manière en choisissant le simplisme voire  la caricature Michel Onfray fait du « Hanouna ». Bref il agit aussi comme les autres dans ce paysage médiatique clownesque qui réduit la réflexion à quelques formules tirées de la « culture pub ».  Bien sûr,  on conviendra bien volontiers que Cyril Hanouna ne tire pas  vers le haut la pensée universelle, c’est le chantre de l’humour beauf, dans la veine de Lagaf’ sur TF1. Du comique gestuel de cirque,  assez grossier voire vulgaire. Mais qui plaît aux jeunes notamment (pas seulement !). Plus bête que méchant. De  là à le rendre responsable du terrorisme !  Un pas que franchit sans complexe Michel Onfray au raisonnement très réducteur. « Aujourd’hui, et ce depuis la gaucheon nous présente des modèles tragiques qui font rêver les jeunes : Bernard Tapie, la Rolex, la Ferrari, Cyril Hanouna, un joueur de foot qui donne des coups de boule, etc., alors qu’il y a 60 ans ou plus, un jeune rêvait d’être médecin, avocat ou professeur d’université, Jean-Paul Sartre ou Maurice Chevalier » écrit-il, avant de poursuivre :  » Vouloir ressembler à Serge Reggiani ou à Yves Montand, c’est tout de même moins déshonorant que de vouloir ressembler à Cyril Hanouna  ! Onfray en vient à dire que Baba, comme le surnomment ses fans de la première heure, favorise en partie la montée du djihadisme :  »Il est donc logique que de nos jours, la kalachnikov devienne le rêve ultime […] A ces jeunes aujourd’hui, quelqu’un dit ‘tu vas honorer le drapeau’ sauf que c’est celui de État Islamique et ‘tu vas accepter l’autorité’ sauf que c’est celle des terroristes et ça leur plaît ! » Pourtant le « philosophe » Michel Onfray avait décidé en novembre de se mettre à la diète médiatique suite aux polémiques qu’il avait  déclenchées. Première observation,  la diète tout court ne lui aurait pas de mal car son embonpoint enfle proportionnellement à ses innombrables interventions sur les médias ;  bref comme la grenouille,  le philosophe enfle y compris dans ses propos. Témoin ce qu’il avait dit   chez Thierry Ardisson sur Canal sur le terrorisme. Michel Onfray déclare qu’il en a ras-le-bol de devoir se défendre à chaque fois qu’il prend la parole. Il avait donc décidé de ne plus rien dire du tout. Trois extraits de ses déclarations lors de cette émission : « il n’y a pas un seul occidental qui serait capable de mettre sa vie en jeu pour défendre ses valeurs », « la civilisation occidentale est condamnée à disparaître » « c’est la solution diplomatique qui mettra fin au conflit contre l’État islamique » . Un vrai cocktail de réflexion philosophique, de convictions gauchistes et de propos de bistrot. D’abord c’est une injure faite à ceux  qui meurent  dans le combat contre l’État islamique. Injure aussi à l’encontre de ceux qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir s’engager dans l’armée française pour combattre le terrorisme. Quant à l’affirmation de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islamisme radical c’est la preuve supplémentaire que Michel Onfray devient progressivement le pape du déclinisme. Au nom bien sûr de ses convictions simplistes contre l’impérialisme. Pourtant jamais sans doute les valeurs républicaines et libérales n’ont autant progressé dans le monde. Les excès du libéralisme économique ne sauraient pour autant condamner le libéralisme politique. Truisme et propos du café du commerce quand il affirme que la paix doit succéder à la guerre. Quelle illusion de penser qu’il y a une voie diplomatique pour mettre fin aux crimes des fous de l’État islamique.   »Je ne retire pas ce que j’ai dit. Je pense effectivement que l’on a toujours besoin de 50 ans pour déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites ».  Michel Onfray qui pense sans doute qu’on aurait pu négocier avec Hitler ! Concernant Hanouna, Tapie ou Sarkozy (visée par la référence à la Rolex), le philosophe confond sans doute la conséquence et la cause du glissement vers une société matérialiste ou l’apparence et la possession prennent  le pas sur les valeurs fondamentales,  individuelles ou collectives. Hanouna, Tapie ou Sarkozy ne sont que les produits de cette société de l’apparence clinquante (même s’ils  participent à sa reproduction) le propos polémiste de Michel Onfray n’explique rien avec ses raccourcis qu’il propose. Aveuglé par son anti impérialisme et son anti capitalisme, il tire sur tout ce qui brille en déculpabilisant d’une certaine manière l’obscurantisme criminel de quelques centaines d’individus auxquelles on ne peut trouver aucune excuse économique, sociale ou culturelle mais qu’on peut expliquer de manière plus pertinente.  Le schématisme confus de Michel Onfray ne permet guère d’ouvrir un débat serein et approfondi sur la problématique du terrorisme  dont les dimensions interactives sont beaucoup plus complexes que ne le laisse supposer le philosophe qui tombe dans le piège simpliste du prédicateur militant et  partial. Le philosophe aurait dû tenir sa promesse de diète médiatique car il a vraiment un besoin de repos et de silence.

FN : Philippot responsable de la crise

FN : Philippot responsable de la crise

 

C’est ce que pense un responsable FN de PACA, un fidèle lieutenant de Jean-Marie Le Pen qui vient au secours de l’ancien chef du Front national et vise directement Florian Philippot. Jean-Louis Bouguereau, premier vice-président du groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, « réclame la démission de Florian Philippot » dans une interview accordée à Libération. En raison de « ses actes commis à l’encontre du président d’honneur du FN« , l’élu local, qui assure avoir le soutien de plusieurs autres, juge Philippot « responsable de la crise interne » deux jours après une décision de justice favorable à Jean-Marie Le Pen. La démission de Florian Philippot serait, selon l’élu local, « la seule solution pour rassembler tous les militants qui, notamment en Paca, sont très divisés au sujet de ce conflit ».  Mercredi 8 juillet, le tribunal de Nanterre a en effet annulé le congrès du parti qui avait destitué le père de Marine Le Pen de son statut de « président d’honneur » du FN. Marine Le Pen a quant à elle estimé ce vendredi qu’il était « déconnecté de la réalité ».

Coupe du monde au Qatar : « Sarkozy responsable » (Blatter)

Coupe du monde au Qatar : « Sarkozy responsable » (Blatter)

Pour une fois il n’a sans doute pas complètement tort le présidenet de la FIFA. Il met les pieds dans le plat en accusant Sarkozy d’avoir pesé pour le vote en faveur du Qatar. Sarkozy n’est vraisemblablement pas le seul à avoir été « sensible » aux arguments du Qatar., Blatter compris. Sepp Blatter, le toujours président de la FIFA persiste et signe. Après avoir déjà accusé la France d’avoir fait pression pour que la Coupe du monde 2022 soit organisée au Qatar, le patron de la puissante fédération de football s’est fait plus précis lors d’un entretien au journal allemand Welt am Sonntag. « Il y a eu deux interventions politiques, assène-t-il, messieurs Sarkozy et Wulff (ancien président allemand) ont essayé d’influencer leur délégué. C’est pourquoi nous avons une Coupe du monde au Qatar. »  »Ceux qui ont pris cette décision devraient assumer leurs responsabilités », a-t-il lancé en direction des deux responsables politiques.  Alors qu’il avait annoncé sa démission peu de temps après avoir été réélu à la tête de la Fédération de football en juin dernier, Sepp Blatter veut sauver la FIFA. « Je suis ici pour me battre », a déclaré Blatter dans la presse allemande. Le dirigeant de 79 ans a cependant renoncé à se rendre au Canada pour le Mondial de foot féminin, qui se clôt dimanche, invoquant des « raisons personnelles ».  Il a néanmoins indiqué au Welt am Sonntag qu’il irait bien en Russie fin juillet pour le tirage au sort des groupes de qualification du Mondial-2018. Pour un président démissionnaire, l’ambition ne lui manque pas.

 

Le chômage responsable de suicides

Le chômage responsable de suicides

Une étude qui démontre le lien entre chômage et suicide. Des évaluations peut-être discutables mais  personne ne peut contester que le chômage constitue un  élément de destruction psychologique qui peut conduire à des situations extrêmes (perte du logement éclatement du couple, de la famille , désocialisation, marginalisation etc.). Le chômage serait à l’origine de quelque 45.000 suicides chaque année dans 63 pays, dont les économies occidentales, selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et publiée aujourd’hui dans la revue The Lancet Psychiatry. Ce groupe de chercheurs de l’Université de Zurich souligne la nécessité de mettre en place des stratégies spécifiques de prévention chez les chômeurs à toutes les époques, au lieu de se focaliser simplement sur les effets négatifs des crises économiques.  Cette équipe a passé en revue et analysé des données de mortalité et de suicides entre 2000 et 2011 dans 63 pays à travers le monde, dont toutes les économies développées occidentales. Ne figurent pas dans ce décompte des pays très peuplés comme la Chine et l’Inde. Cette période a été marquée par une relative prospérité, puis une forte instabilité économique avec la crise financière et bancaire de 2008. Sur toute la période, 233.000 suicides ont été enregistrés chaque année en moyenne dans les pays de référence, dont un cinquième -soit 45.000- peuvent être attribués au chômage. La crise de 2008 a eu un impact direct sur le nombre des suicides : environ 5 000 décès volontaires peuvent lui être attribués. Les chercheurs suisses notent que les hommes et les femmes de tous âges semblent être pareillement vulnérables face aux effets de la montée du chômage.  »Le risque de suicide semble plus fort dans les pays où l’absence d’emploi est rare », relève aussi l’auteur principal de l’étude, Carlos Nordt.

 

Sivens : Valls auusi responsable (Duflot)

Sivens : Valls aussi responsable (Duflot)

Cécile Duflot estime à juste titre que Valls a une part de responsabilités dans les événements de Sivens du fau faiat de son autoritarisme et de ses coups de mentons médiatiques ; Dans une interview au Monde publiée vendredi, après la mort d’un manifestant à Sivens, l’ancienne ministre du Logement estime qu’il a « dégradé la situation » sur place. « En septembre, le Premier ministre s’est rendu dans le Tarn pour dire ‘nous avons tenu bon à Sivens’, avec le ton martial et cette capacité à surjouer l’autorité qui le caractérisent. Je pense que cette déclaration de Manuel Valls, alors que le rapport des experts était en cours, a dégradé la situation », explique-t-elle.  La députée écolo, estime également que le chef du gouvernement propose « une synthèse libérale autoritaire alors que la modernité est démocratique et écologiste ». « Plus profondément, c’est la question de la façon de faire qui est posée à la politique. Ce ne peut pas être des sachants, fussent-ils élus, qui imposent tout avec autorité. Cette soi-disant autorité étant d’ailleurs toujours affirmée contre les plus faibles : les Roms ou des pacifistes. Le pays a besoin de réconciliation, de concorde, de dialogue et d’écoute. Nous pouvons faire émerger une démocratie participative qui élabore collectivement. Il n’y a pas besoin de confrontation ni d’agitation médiatique pour faire avancer mieux les choses », ajoute-t-elle dans une allusion transparente à l’omniprésence médiatique du Premier ministre. Elle ne veut pas dire si elle fait encore partie de la majorité. L’ancienne ministre estime qu’il s’agit « d’une question désuète ». « Une majorité ne se décrète pas par principe, mais parce qu’elle répond à des valeurs et à un projet commun. Aujourd’hui, le gouvernement nous a quittés lorsqu’il défend un projet contraire à ce pourquoi nous avons été élus. Au-delà de ces aspects politiciens, c’est le devoir d’une génération que de redonner du sens à la politique », assure-t-elle

 

Chômage : le système scolaire responsable

Chômage :  le système scolaire responsable

 

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre la tragédie du chômage en France mais le système scolaire porte une lourde responsabilité ; C’ est l’ enseignement qu’on peut tirer du jugement des Français sur l’état de l’éducation,  trop académique et pas assez adapté aux réalités professionnelles ; L’écroulement de l’apprentissage en est une autre preuve ( -8% en 2013 et -14% en 2014). Du coup, le système scolaire se traine en fin de classement dans les évaluations internationales et moins d’un Français sur dix pense que l’école est de meilleure qualité en France qu’à l’étranger, révèle une étude de la banque HSBC.  Après les Brésiliens (6%), les parents français semblent les moins confiants dans leur système scolaire puisqu’ils ne sont que 9% à penser qu’il est de meilleure qualité qu’à l’étranger, selon cette étude réalisée par l’institut Ipsos.   Les Singapouriens (75%) et les Indiens (55%) estiment eux qu’ils n’ont pas à rougir de leur école.   Paradoxalement, alors que les Américains ont le système scolaire le mieux noté parmi les 14 autres pays de l’enquête, 37% d’entre eux pensent que l’école est mieux ailleurs, 33% étant d’un avis contraire.   Pour les Français, c’est l’Allemagne qui offre la meilleure éducation, suivie des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La France n’apparaît sur aucun podium.   L’enquête a été menée en ligne entre décembre 2013 et 2014 en France, Royaume-Uni, Turquie, Australie, Indonésie, Taïwan, Chine, Hong Kong, Singapour, Malaisie, Inde, Etats-Unis, Brésil, Canada et Mexique. Elle s’appuie sur les déclarations de 4.592 parents ayant au moins un enfant scolarisé de 23 ans.

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