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L’Europe responsable de la déforestation dans le monde

L’Europe responsable de la déforestation dans le monde

 

En dépit des belles déclarations écolos, l’union européenne et la seconde zone mondiale responsable de la déforestation.  en faite la politique européenne consiste surtout à verdir la consommation mais à externaliser notamment dans les pays pauvres les contraintes environnementales. Ce que fait particulièrement la France en apportant encore massivement par exemple de lui de palme et du soja. L’Europe  est la deuxième responsable derrière la Chine, révèle le WWF dans une nouvelle étude publiée ce mercredi. Le pire est évidemment de prétendre fabriquer des carburants bio avec des plantes ou des matières premières importées de pays pauvres.( Notons que c’est également la même chose pour les voitures électriques avec l’importation de métaux rares très polluants).

 

En cause : les matières premières qu’elle importe massivement sur son territoire depuis les pays tropicaux, notamment pour nourrir les animaux d’élevage ou produire des biocarburants. Stimulant une demande forte, qui exerce une « pression croissante » sur les terres, estime l’association.

En remontant les chaînes de responsabilité, l’ONG a ainsi identifié qu’entre 2005 et 2017, l’UE a provoqué 16% de la déforestation liée au commerce mondial, loin devant l’Inde (9%) ou les États-Unis (7%). Au total, c’est l’équivalent de près de 3,5 millions d’hectares d’arbres qu’elle a amenés dans ses étals, alerte l’étude. « Cela représente la taille de la ville de Lyon rasée chaque semaine », souligne à La Tribune Véronique Andrieux, directrice générale du WWF. Ce qui a entraîné l’émission de pas moins de « 1.800 millions de tonnes de CO2, 40% des émissions annuelles globale de l’Union », ajoute-t-elle.

La France fait la part belle dans ce triste record, puisqu’elle arrive sixième du classement. En effet, l’Hexagone importe plus de 3 millions de tonnes par an de soja pour nourrir ses bétails. Avec l’huile de palme et le bœuf, ces matières premières pèsent en tout pour les deux tiers de la « déforestation importée » en Europe, avance l’étude.

En moyenne, c’est le soja qui arrive en première position des produits impliquant la plus grande déforestation tropicale importée par l’UE (31%, contre 24% pour l’huile de palme). Il provient principalement du Brésil, premier producteur mondial de la légumineuse riche en protéine. Victime du succès de celle-ci, le pays d’Amérique du Sud a ainsi étendu sa surface totale de culture de près de 4% en 2021 – soit 68,5 millions d’hectares supplémentaires. Le constat est particulièrement alarmant dans le Cerrado, une grande savane arborée, où les plantations ont accru la déforestation de 13% en 2020, selon une étude publiée le 30 mars par le Chain Reaction Research. Et ce, malgré la pandémie et la diminution des échanges.

En tout, les surfaces dédiées à la culture de cette plante ont plus que quadruplé au cours des 50 dernières années, et représentent aujourd’hui plus d’un million de kilomètres carrés – l’équivalent de la superficie de la France, de l’Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas réunis.

Mais il faut se garder de résumer l’étendue des dépendances de l’agriculture française aux seules importations de soja depuis les pays tropicaux, signale Arthur Grimonpont, co-fondateur des Greniers d’Abondance, une association sur la résilience alimentaire. « Le sujet est parfois instrumentalisé sur le plan politique, car il est censé mettre tout le monde d’accord », estime-t-il. « Ainsi, les responsables le présentent dans le mauvais sens : on a l’impression qu’il est souhaitable de maintenir le niveau d’élevage actuel, simplement en relocalisant la production de nourriture animale en France ». Pour l’ingénieur-chercheur, cela revient à contourner le problème. « Se posent aussi les questions de l’épuisement des ressources, du besoin en eau, et plus généralement du changement climatique », alerte-t-il.

A cet égard, « il sera en effet nécessaire de réduire très clairement la consommation de viande », abonde Véronique Andrieux. Pour ce faire, les éleveurs devront bénéficier de soutiens et d’accompagnement, souligne la directrice générale du WWF. « La législation devra fixer une trajectoire claire en la matière, pour que cette transition se fasse ensemble », conclut-t-elle.

Dénatalité : la politique familiale responsable

Dénatalité : la politique familiale responsable

Il est clair que les atteintes régulières à la politique familiale notamment de Hollande mais aussi de certains de ses prédécesseurs ont porté un rude coup à ce qui constituait  un atout du pays à savoir la dynamique en matière de natalité. Gérard-François DUMONT , Professeur à la Sorbonne-Paris IV ,évoque les facteurs explicatifs de la baisse démographique. Parmi eux les trop grandes incertitudes économiques qui interrogent des familles sur les perspectives professionnelles des enfants.,L’auteur a notamment publié «Géographie des populations. Concepts, dynamiques, prospectives» (Armand Colin, 2018).

 

Pendant longtemps la natalité dynamique constituée un atout du pays mais la fécondité actuelle ne suffit pas à renouveler la population. r. L’indice de fécondité décline en effet depuis maintenant quatre ans. La population ralentit : l’écart entre naissances et décès n’a jamais été aussi faible depuis l’après-guerre.

L’érosion de la fécondité a une cause macroéconomique. Comme dans toute l’Europe, la natalité s’est nettement infléchie depuis la profonde récession de 2009. Quand l’horizon s’abaisse, cela n’encourage guère à faire des enfants. Et cet effet se prolonge sans doute dans une France anxieuse. Mais ce n’est pas la seule explication. Les transformations du marché du travail font craindre à beaucoup de Français un avenir moins brillant pour eux et leur descendance. Et peut-être que la prise de conscience d’une planète aux ressources limitées commence-t-elle à peser sur le choix essentiel d’avoir un enfant – ou non. L’autre élément qui a pesé lourdement et le rabotage régulier notamment sous Hollande de la politique familiale. Gérard Dumont confirme que la crise du qu’au vide n’a pas amélioré la situation bien au contraire. Interview le Figaro

 

La baisse des naissances observée en janvier en France, mais aussi dans la plupart des pays européens, est-elle liée à la crise du Covid 19? Le confinement ne laissait-il pas espérer un «baby-boom»?

Gérard-François DUMONT. - Avec la pandémie, la baisse des naissances était inéluctable. Elle a contraint à repousser certains mariages programmés et une première naissance a parfois été retardée. En outre la fermeture de nombreux lieux de sociabilité a signifié une très forte diminution des possibilités de rencontre, de mise en couple et donc de projets parentaux. Par ailleurs, la détérioration du marché de l’emploi a pu conduire à renoncer à des projets d’enfants en raison des incertitudes économiques.

Violences jeunes : La médiatisation aussi responsable

Violences jeunes  : La médiatisation aussi responsable

 

 

Gérard Mauger , auteur du livre « La sociologie de la délinquance juvénile », décrypte pour franceinfo les récentes rixes qui se sont multipliées en Ile-de-France.

Franceinfo : Y a-t-il, actuellement, une recrudescence des violences entre bandes rivales ou est-ce un phénomène qui a toujours existé ?
Gérard Mauger : Je n’en sais rien, parce que c’est très difficile de compter ce genre d’événements. C’est une impression si on écoute la radio et qu’on lit le journal, mais disons que cela retient spécialement l’attention des médias en ce moment parce qu’il y a eu des événements graves et successifs dans la même zone. Est-ce, pour autant, quelque chose de nouveau ? Je peux répondre catégoriquement que non. C’est très, très ancien. C’est un phénomène aussi ancien que les bandes. Les bandes, si tant est qu’il soit facile de les définir et que l’on s’en tient à un horizon historique relativement récent, remontent aux blousons noirs, dans les années 1950. Puis, il y a les loubards sur lesquels j’ai travaillé à la fin des années 1970 et aujourd’hui les jeunes des cités depuis le début des années 2000. Ce qui m’a frappé à travers mes enquêtes et ce que j’ai lu, c’est le caractère structurel ancien d’un même phénomène qui se répète à intervalles réguliers, qui attire plus ou moins l’attention.

Comment définiriez-vous une bande ?

Pour les définir, il faut dire un mot sur le recrutement, parce que c’est à peu près toujours le même. Ce sont des garçons des classes populaires en général, plutôt précarisés, très souvent en échec scolaire et qui se retrouvent en quelque sorte disqualifiés scolairement. Ils sont disqualifiés de ce fait aussi familialement comme des mômes turbulents, que les parents ont toutes les peines à contrôler. Ils tendent à se regrouper entre eux parce qu’ils ont ces différents éléments en commun, outre le voisinage ou le même établissement scolaire. Ils se regroupent sur la base de leur proximité sociale et de leur proximité géographique.

Et qu’est-ce qu’ils font ? On peut le résumer en disant qu’il s’agit au fond de cultiver collectivement les ressources dont ils disposent : la force physique et les valeurs de virilité.

« Il s’agit d’être costaud, de pas avoir peur, d’être capable de faire face, d’être un homme, dans la définition qu’en font ces jeunes. C’était vrai avec les blousons noirs et avec les loubards, c’est vrai pour les jeunes des cités aujourd’hui. C’est la constante de longue durée. »

C’est ce que j’ai appelé « le capital agonistique », la capacité à faire face et à se battre. Ce capital se mesure et se manifeste dans les affrontements au sein des bandes, mais l’exercice principal pour en faire preuve est collectif, en se bastonnant avec la bande d’à côté. Les prétextes sont plus ou moins futiles. Ce sont toujours les mêmes d’ailleurs : « il m’a regardé de travers »« il a dragué ma sœur ou ma copine »… C’est la guerre de Troie : des prétextes futiles, mais l’objectif principal, c’est de savoir qui est le plus costaud et le plus fort.

L’autre affrontement privilégié, ce sont les affrontements avec la police. La police est perçue comme une bande rivale, qui fonctionne avec la même ressource qu’eux : du capital agonistique et les valeurs de virilité. C’est une histoire très ancienne. De ce point de vue là, je crois que c’est toujours la même chose, mais cela ne veut pas dire que rien ne change.

Justement, quelles évolutions avez-vous observées ?

La première, sans doute essentielle, c’est que les blousons noirs et la plupart des loubards de la fin des années 1970 travaillaient. Ils sortaient de l’école mais ils travaillaient dans des métiers sous-qualifiés, avec une prédilection pour les métiers de force, qu’ils exerçaient systématiquement. Pour parler comme Karl Marx, la force de travail simple valait encore quelque chose sur le marché de l’emploi. Aujourd’hui, sans diplôme, sans aucun capital scolaire, quand on n’a que ses bras, c’est difficile de trouver un boulot. Donc ils se retrouvent au chômage, dans de petits boulots, des stages de faible durée et donc aussi sans un rond.

Ce qui veut dire – deuxième changement – que dès qu’ils sont assez grands, très souvent, ils sont investis dans le « business », le trafic de drogue essentiellement, à des fins économiques et de subsistance. Un changement majeur se produit avec la connexion entre le monde des bandes et le milieu de la délinquance professionnelle.

Il y a une troisième évolution, qui est sans doute plus récente et que je connais mal, mais qui est, je suppose, vraie à travers ce que j’entends dire en ce moment : la présence des réseaux sociaux. Pendant longtemps, dans ces bagarres entre bandes, l’arbitre des élégances, c’était Le Parisien. Apparaître dans le journal, c’était un titre de gloire. Je pense que cette fonction est aujourd’hui remplacée par les réseaux sociaux. Ils peuvent se mettre en scène eux-mêmes et montrer leurs faits d’armes et leur suprématie pour tenter de la faire reconnaitre par d’autres. Je pense que cela est sans doute un facteur d’accélération.

Un autre changement est régulièrement évoqué, celui d’un niveau de violence qui serait supérieur. Qu’en pensez-vous ?

Il y a une distinction, à mon avis, à faire avec les règlements de comptes à l’arme à feu, qui sont un autre type de conflits. Des kalachnikovs, on n’en a pas encore vu dans les rixes entre bandes. Cela peut venir, je n’en sais rien, mais c’est pour les plus grands pour l’instant. Ce qu’on voit, ce sont les armes blanches, mais ce n’est pas une nouveauté. Les blousons noirs s’étaient fait connaître pour l’usage des chaînes de vélo ou de mobylette, qui étaient quand même relativement dangereuses.

Vous parliez de la focalisation des médias sur ces affrontements en ce moment. Est-ce que cette médiatisation joue un rôle ?

La médiatisation encourage le phénomène parce que ça le met en scène comme valant quelque chose. Ce sont des garçons qui sont socialement, scolairement, professionnellement disqualifiés et les voilà qualifiés comme un phénomène intéressant. Cela va, d’une certaine façon, au devant de leurs enjeux, des enjeux symboliques dont je vous parlais à propos du Parisien. C’est un des effets produits par la médiatisation. Je pense qu’on peut se demander si la prolifération, la multiplication de ces faits récents en Ile-de-France n’a pas à voir avec la médiatisation.

Il y aurait donc une logique d’imitation ?

Oui, c’est la gloire de passer à la télé, d’être dans les journaux. C’est un titre de gloire, perçu comme tel, même si c’est tragique et pas drôle. Donc, on peut se demander si, en tout cas, cette extrême médiatisation n’est pas un encouragement involontaire de ce genre d’événements.

Comment faire pour juguler ce phénomène, selon vous ?

Les solutions sont là aussi extrêmement banales. Cela fait toujours un peu incantatoire de dire cela, mais c’est important : il faut lutter contre l’échec scolaire, lutter contre la paupérisation et la dislocation des familles, le chômage endémique… C’est la mobilisation de l’Etat social, une chose évidemment fondamentale pour leur permettre d’avoir une vie de jeunes normaux : un boulot à peu près stable, se marier, avoir des enfants. Se ranger, c’était l’avenir très classique des blousons noirs. Ils faisaient le service militaire et c’était fini. A ce propos, les médias disent souvent – mais c’est faux – qu’ils sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents. Le plus frappant, c’est qu’ils sont au contraire de plus en plus vieux.

« Vous voyez se prolonger le stationnement dans la bande sous une forme ou une autre, faute de pouvoir réaliser cet avenir à la fois professionnel et matrimonial banal parce qu’ils n’y arrivent pas. Cela me semble être un phénomène tout à fait important. »

Il y a le travail social en général, avec des expériences intéressantes qui consistent à tenter de détourner, de canaliser et de valoriser les ressources dont disposent ces jeunes. C’est-à-dire de ne pas invalider la force physique et la virilité mais, au contraire, les utiliser à des fins moins nocives pour eux-mêmes et pour les autres que celles de la baston. Il y a le sport, évidemment. Je me souviens également que lorsque la gauche était arrivée au pouvoir avec François Mitterrand en 1981, des opérations dites « anti-été chaud » avaient été mises en place. L’une d’elle, particulièrement amusante, avait été instaurée par les CRS, qui proposaient des stages de moto. Ça avait marché du tonnerre de Dieu, parce que c’était la mobilisation de ressources qui étaient les leurs, qui permettaient de se valoriser en n’étant pas des cancres et des bons à rien. Ce type d’opérations qui mobilise les ressources dont ils disposent et qui les intéressent, dans lesquelles ils peuvent s’investir, sont bonnes à prendre en termes de travail social. C’est tout à fait utile si elles sont intelligentes et bien faites.

Que pensez-vous de la logique, suivie en Essonne par le ministre de l’Intérieur, du renforcement des effectifs de police ?

Malheureusement, cela ne sert à rien, sinon à aggraver les choses. C’est-à-dire le risque de déclencher ce qu’on appelle des violences urbaines, des rixes entre les bandes de jeunes et les flics. Je ne dis pas qu’il ne faut pas mettre des policiers. Mais pour ces faits là, à mon avis, non. Car cela supposerait qu’ils puissent identifier sur le terrain les bandes, les affrontements possibles. Bon courage. Comment les entraver ? Qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent ? Ils ne vont pas les surveiller indéfiniment 24 heures sur 24, c’est tout simplement impossible. Ça me semble totalement vain, et même risqué. Je ne veux pas tenir un discours bêtement anti-flics, mais j’ai peur que ce genre de remède soit pire que le mal.

Affaire des «écoutes» de Sarkozy : Monsieur Bismuth responsable !

Affaire des «écoutes» de Sarkozy : Monsieur Bismuth responsable !

Normalement les faits reprochés de corruption sont passibles de 6 ans de prison et d’une amende de 1 million. Il s’agit de la sombre affaire d’utilisation d’une ligne secrète au nom de Monsieur Bismuth alias Sarkozy supposé avoir voulu influencer la justice. On voit mal le tribunal prononce rdes peines sévères d’autant que certaines preuves concrètes manquent et que la responsabilité incombe surtout à Monsieur Bismuth.

 En outre bien que la justice soit indépendante, elle pourrait peut-être tenir compte du fait que Sarkozy pourrait être utile pour faire barrage à Marine Lepen. La peine pourrait donc être mesurée de telle sorte que Sarkozy puisse encore être utile politiquement mais sans pour autant constituer un danger potentiel pour Macron. Bref une sorte de jugement de Salomon.

Mais Sarkozy est aussi empêtré dans d’autres procès y compris le procès prochain du financement de sa campagne. Du coup, l’agenda de l’ancien président plombe les perspectives de clarification des candidatures à droite. Indiscutablement Sarkozy est le plus populaire dans l’électorat du parti républicain. Le problème c’est qu’il traîne un nombre de gamelles sans doute aussi savamment entretenues pour qu’il ne nuise pas à Macron. Si Sarkozy devait se présenter, il pourraient par hypothèse se qualifier aux dépens de Macron face à Marine Lepen. Mais tout cela découle de d’hypothèses juridico– financières qui seront jugées comme très spéculatives.

N’empêche que les procès concernant des personnages de la majorité y compris Macron aujourd’hui sont confortablement enfouis dans le fonds de tiroir. La justice est d’autant plus indépendante que les personnalités mises en cause ne sont plus au pouvoir( notons que seul le président de la république jouit de ce privilège d’exemption de poursuites pendant la durée de mandat mais pour les autres).

Plusieurs responsable LREM partisans de jeter un voile sur l’Islamo-gauchisme

Plusieurs responsable LREM partisans de jeter un voile sur l’Islamo-gauchisme 

 

 

Plusieurs ministres et responsables de la république en marche proposent tout simplement de jeter un voile plus ou moins pudique sur la question de l’Islamo gauchisme dans une tribune au Monde. Ils justifient leur position par le refus d’une nouvelle opposition gauche droite qui serait de nature à obscurcir le débat. Un bel exemple du en même temps puisque d’autres dans la majorité défendent une position contraire. Ou les limites du en même temps, auberge espagnole ramasse tout en prévision de 2022.

 

Les responsables de la république en marche qui veulent endormir le débat estiment que prises de position sur l’islamo-gauchisme font  resurgir ce clivage gauche-droite, ne permettant ainsi «aucun débat» et faisant émerger uniquement des positions «pour» ou «contre» des notions comme l’«intersectionnalité», le «post-colonialisme» ou encore le «privilège blanc». Pour les auteurs de cette tribune, c’est donc le moment de rappeler la démarche promue par le chef de l’État. À savoir une «approche par les faits» qui évite tout risque de «substituer à nouveau un débat stérile à une réalité qui nécessite pourtant largement d’unir nos forces, tant elle est compliquée à gérer.» Une belle bouillie rhétorique ou la fuite devant les problèmes!

 

 

 

Covid : le climat responsable ?

Covid : le climat responsable ?

 

Ce vendredi 5 février, une étude dont rencontrent les Échos explique ainsi que le réchauffement climatique pourrait avoir joué un rôle dans le passage à l’homme du SARS-CoV-2, et augmenté la probabilité de l’apparition de la pandémie que nous connaissons.

En effet, ce sont les chauves-souris qui sont présumées être la source du coronavirus responsable du Covid-19 . Or, pour cette étude parue dans la revue Science of the Total Environment, des chercheurs de l’université de Cambridge ont établi que sur les 100 dernières années, 40 espèces de chauve-souris ont ainsi vu s’étendre les conditions favorables à leur présence dans une zone à cheval sur le sud de la Chine, la Birmanie et le Laos. Cela repose sur des modèles utilisant des données de température et de pluviométrie pour déterminer la localisation du type de végétation constituant l’habitat des chauves-souris.

Un vivier important de coronavirus

Chaque espèce de chauve-souris est en moyenne porteuse de 2,7 coronavirus. Aussi, ce serait une centaine de ces virus différents qui seraient potentiellement en circulation dans cette zone, d’où le SARS-CoV-2 est présumé être originaire. « Nous sommes loin de dire que la pandémie ne serait pas survenue sans le réchauffement climatique. Mais il me semble difficile de dire que cette augmentation du nombre de chauve-souris et des coronavirus qu’elles portent le rende moins probable », a expliqué l’auteur principal Robert Meyer à l’AFP.

La chaîne de transmission exacte du SARS-CoV-2 reste à déterminer , mais le changement climatique et les destructions d’écosystèmes mettent en contact plus fréquent humains et animaux, a estimé le chercheur. « Ce sont les deux faces d’une même pièce, nous pénétrons plus profondément leur habitat et dans le même temps le changement climatique peut pousser les pathogènes vers nous », a ajouté Robert Meyer.

Un facteur parmi d’autres

Plusieurs scientifiques qui n’ont pas participé à l’étude ont souligné que l’apparition de la pandémie avait des ressorts multiples. « Les chercheurs montrent que le changement climatique a pu avoir un impact sur les espèces au Yunnan, mais c’est à plus de 2.000 kilomètres de Wuhan », où l’épidémie est apparue en Chine, a ainsi commenté Paul Valdes, professeur de géographie de l’environnement à l’université de Bristol.

« Le passage (de l’animal à l’homme) est le résultat de mécanismes complexes. Le changement climatique a certainement un rôle en modifiant la localisation des espèces. Mais il se pourrait que l’accroissement de la population humaine et la dégradation des habitats via l’agriculture jouent un rôle plus important », a de son côté relevé Kate Jones, professeure d’écologie et biodiversité au University College de Londres.

Une origine moins précise que l’on ne pensait ?

La publication de cette étude arrive quelques jours après une autre étude de l’Institut Pasteur de Phnom Penh dans laquelle des chercheurs ont établi une très grande similitude entre le SARS-CoV-2 et un virus retrouvé dans des chauves-souris congelées dans un laboratoire cambodgien depuis 2010. Ce coronavirus présent chez des chauves-souris fer à cheval de Shamel présente une similitude de 92,6 % avec le virus responsable de la Covid-19.

Cela ne fait en aucun cas du Cambodge l’origine du coronavirus. Un virus baptisé « RaTG13 » et trouvé dans une chauve-souris de la province chinoise du Yunnan présentait un niveau de correspondance de 96,2 %, plus que le virus cambodgien. En revanche, pour les chercheurs de l’Institut Pasteur, les données qu’ils publient montrent que « les virus liés au Covid-19 se retrouvent dans une zone géographique plus large qu’on ne le pensait jusqu’à maintenant ».

L’Europe responsable du fiasco des vaccins

L’Europe responsable du fiasco des vaccins

 

Nicolas Beytou s’explique sur Europe un sur la responsabilité de la commission européenne face au Vasco des vaccins(. Interview ) Ce lundi, Emmanuel Macron a exhorté les Européens à faire preuve de «plus d’efficacité».

L’Europe et le Covid, c’est l’histoire d’un fiasco retentissant. C’est simple, depuis le début de la crise sanitaire, l’Europe a globalement tout raté. Et d’abord sa réponse à l’épidémie : si effectivement tous les Européens ont eu droit à un moment ou à un autre à un ou plusieurs confinements, les périodes ont été différentes, les restrictions de libertés ont été différentes, les résultats ont été différents. Même cacophonie entre pays lorsqu’il a fallu se procurer en urgence de quoi lutter contre le virus des masques, du gel, des test). C’était chacun pour soi.

Sauf qu’à côté de cet individualisme, il y a eu aussi un réflexe commun : c’est l’Europe qui a négocié et acheté les vaccins.

C’est vrai, c’était une bonne idée a priori : faire masse pour peser sur les négociations. Sauf que la Commission a mis plus de temps que partout ailleurs dans le monde pour conclure ses négos avec les labos, puis on a pris du retard dans la certification des vaccins, et, pour couronner le tout, la confidentialité des clauses de l’accord a fini par créer de la défiance sur l’ensemble du dispositif. D’ailleurs tout ça a en partie volé en éclat puisque les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas pu respecter les contrats, et livrer les quantités promises de doses de vaccins. Résultat, une grave crise diplomatique en Europe.

 

Entre la Commission européenne et Londres, avec des dommages collatéraux sur l’Irlande.

Effectivement. Le projet de bloquer les vaccins aux frontières de l’Angleterre a très vite été annulé, mais la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ressort affaiblie de ce magistral loupé, et ça laissera des traces. Au fond, cette crise du Covid qui dure depuis bientôt un an a révélé et accentué les faiblesses congénitales de l’Europe. Individualisme exacerbé de quelques pays, lourdeur des procédures, bureaucratie : même le lancement d’un emprunt commun de 750 milliards d’euros, un projet historique porté conjointement par Emmanuel Macron et Angela Merkel, a mis des mois à être avalisé, ensablé à Bruxelles et au Parlement européen (d’ailleurs seule une poignée de milliards a été débloquée). On en est là, avec des opinions publiques nationales qui ont appris à comparer les performances ou les ratés de leur gouvernement, exactement l’inverse d’un état d’esprit communautaire. Et voici que depuis ce lundi les frontières sont fermées, y compris entre pays européens. C’est sûr, si le virus a fait une victime inattendue, c’est bien de l’Union européenne et de la Commission qu’il s’agit.

 

Un responsable anti-trust à la Maison-Blanche ?

Un responsable anti-trust à la Maison-Blanche ?

 

 

Il y aura de toute évidence des dispositions visant à lutter contre la pollution hégémonique des grands du numérique aux États-Unis. La question se pose même de savoir s’il ne faut pas désigner une sorte de responsable uniquement préoccupé de cette question à la Maison-Blanche même si l’essentiel des orientations sera décidé par la justice américaine qui pourrait exiger l’éclatement des situations monopolistiques.

 

L’application des lois antitrust est apparue comme un problème que l’équipe de transition de Biden surveille de près, en particulier avec la montée en puissance des plates-formes Big Tech, qui fournissent des services gratuits ou peu coûteux aux consommateurs tout en étant soupçonnés d’avoir enfreint la loi pour écraser les plus petits rivaux.

Un porte-parole de la transition n’a pas immédiatement commenté le sujet.

Samedi, Reuters a rapporté que deux anciens responsables de l’administration Obama étaient devenus les pionniers de Biden pour le poste de haut niveau antitrust au ministère de la Justice.

Le ministère de la Justice et la Federal Trade Commission, qui partagent le travail de lutte contre la concurrence, ont enquêté sur les plates-formes Big Tech, Google, Facebook, Amazon et Apple d’Alphabet. Le ministère de la Justice a poursuivi Google et la FTC a poursuivi Facebook alors que des enquêtes sont en cours sur Amazon et Apple.

Épidémie Royaume-Uni : totalement hors de contrôle, Boris Johnson responsable

Épidémie Royaume-Uni : totalement hors de contrôle, Boris Johnson responsable

1.035 morts et aux près de 60.000 nouveaux cas enregistrés samedi au Royaume-Uni - des chiffres moins importants que ceux de la veille (80 000 cas) mais qui restent tout de même très élevés – l’affaire ressemble à une goutte d’eau dans l’océan de la pandémie.

 

Selon les statistiques officielles, le variant britannique du virus, de 50 à 70% plus contagieux, était responsable au 2 janvier d’environ 80% des cas à Londres et dans l’est du pays, contre 60% sur la seule Angleterre. Mais il n’est pas le seul responsable de la flambée actuelle : le confinement en vigueur dans la capitale depuis le 20 décembre et dans tout le pays depuis mercredi est également plus laxiste – et moins respecté – que celui du printemps 2020, avec des crèches ouvertes, des célébrations religieuses autorisées et une liste des salariés dits essentiels beaucoup plus longue. Conséquence, plus d’enfants se rendent en classe et la circulation routière reste élevée, à 76% du trafic habituel à Londres.

D’où l’appel de plusieurs scientifiques à durcir immédiatement les mesures prises jusqu’en mars, faute de quoi le système de santé public, le très fragile NHS, sera complètement submergé. Les admissions hospitalières sont déjà en hausse de 50% par rapport au printemps et le nombre de morts du coronavirus comptabilisés ­depuis deux mois (plus de 31.500) représente près de 40% des 80.000 décès enregistrés depuis le début de la pandémie.

Malgré une identification du variant anglais dès septembre dans le comté de Kent, l’exécutif a refusé maintes fois de suivre les recommandations des experts sur les mesures à prendre pour endiguer l’épidémie, refusant notamment de rendre le port du masque obligatoire dans les établissements scolaires. « Le gouvernement a donné au virus des opportunités pour se répandre », accuse la chercheuse Zubaida ­Haque, membre de l’Independent SAGE.

TRUMP VIRE LE RESPONSABLE DE LA SÉCURITÉ DES ÉLECTIONS

TRUMP VIRE LE RESPONSABLE DE LA SÉCURITÉ DES ÉLECTIONS

Trump devient de plus en plus et dangereux. En effet il vient de virer le patron de l’agence gouvernementale en charge de la régularité des élections . 

Et Trump de ce comporter comme un vulgaire dictateur de Corée du Nord en déclarant « La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives », a écrit le président sur Twitter. « C’est pourquoi, Chris Krebs a été démis de ses fonctions (…) avec effet immédiat. »

« Il n’existe aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit », avait souligné le responsable licencié et son agence comme d’autres agences américaines chargées de la sécurité des élections.

L’annonce du président a immédiatement été dénoncée par l’opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition.

« Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement », a dénoncé le chef démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff.

« Pour une entreprise responsable » ( Karien van Gennip, CEO d’ING France)

« Pour une entreprise responsable » ( Karien van Gennip, CEO d’ING France)

 

Karien van Gennip est CEO d’ING France, ancienne vice-présidente de l’ICC (International Chamber of Commerce) et ancienne ministre du Commerce extérieur des Pays-Bas milite pour une entreprise responsable et un équilibre entre relocalisation et mondialisation (chronique dans l’Opinion)

 

 

« Nous avons longtemps pris la paix et la prospérité comme acquis. Nous avions des certitudes et nous sentions invulnérables. Il y a bien eu de graves alertes : le changement climatique, la polarisation politique, les migrations, le creusement des inégalités. Mais aucune de l’ampleur de la crise actuelle qui nous amène à reconsidérer notre modèle en profondeur et à penser « le monde d’après ». Celui-ci doit reposer sur un contrat social qui répond à de nouvelles questions :

- Comment concilier relocalisation et mondialisation ? Nos habitudes doivent changer et le temps où nous prenions l’avion pour aller à Barcelone un week-end semble déjà lointain. Le confinement a mis en lumière la nécessité de relocaliser certaines productions, à l’instar des équipements médicaux. Mais en tant qu’ancienne ministre du Commerce extérieur des Pays-Bas, je suis intimement convaincue que nous ne devons pas abandonner l’idée d’un monde ouvert, qui est porteur de stabilité, d’ouverture d’esprit de croissance économique et d’innovation.

- Comment concilier objectifs économiques et environnementaux ? La crise du Covid-19 représente une occasion unique de bâtir une économie sur des fondements plus sains, agiles et durables. On entend certains dire « nous n’avons pas d’argent pour financer une approche durable, il s’agit aujourd’hui de survivre ». Ils ont tort. La durabilité est la réponse à la crise.

- Comment éviter que la distanciation sociale ne crée de la distance sociale ? L’accès à l’éducation et à la santé pour tous sont les piliers de nos sociétés européennes. Nous n’hypothéquons pas notre logement lorsque nos parents tombent malades et nous ne débutons pas notre carrière avec une dette étudiante écrasante. Quelle que soit l’intensité de la crise qui frappe l’Europe, c’est un modèle à préserver pour garantir la stabilité et permettre une réelle mobilité sociale.

- Comment inventer le « Future of work » ? En termes de digitalisation, les derniers mois se sont apparentés à un bond en avant de 10 ans. Ce contexte doit permettre de réinventer nos modèles d’entreprises, de repenser le rôle du travail, d’être plus agiles face aux changements extérieurs et de mieux répondre aux attentes de nos employés et de nos clients.

Ces questions sont essentielles car nos enfants nous les poseront. Notre génération sera jugée à l’aune de ses décisions actuelles. Et nous avons plus que jamais besoin d’une véritable coopération : entre Etats et entreprises, entre entreprises elles-mêmes et avec l’ensemble des organisations pour trouver une nouvelle voie. Aux débuts de la crise, l’Etat français a joué son rôle en flexibilisant par ordonnance le travail et en apportant un soutien financier aux entreprises en difficulté. Désormais la question n’est pas tant ce que les entreprises peuvent attendre de l’Etat, mais bien ce qu’elles peuvent faire proactivement elles-mêmes pour assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la société. Beaucoup appellent de leurs vœux le retour d’un « Etat stratège ». Je pense que nous avons avant tout besoin d’un « Etat responsable » et d’ « entreprises responsables », avec un dialogue renforcé pour affermir les principes fondateurs du monde d’après :

- La durabilité. La relance économique ne peut passer que par une croissante « verte ». Il ne peut y avoir aucun compromis sur ce point. Les entreprises doivent prendre l’initiative, comme le fait par exemple ING avec ses Sustainable Improvement Loans, des prêts dont le taux est indexé sur les performances en matière de développement durable. De son côté, l’Etat pourrait utiliser le levier du PGE pour accompagner cette transition.

- L’inclusion et l’égalité des chances. L’inclusion réelle est un des enjeux cruciaux de notre époque : où en sommes-nous ? Au rythme actuel, il faudrait plus de 250 ans pour combler le fossé existant entre les genres en matière d’opportunités économiques. La situation est encore plus préoccupante concernant le handicap ou la diversité ethnique, religieuse, LGBTQ+, etc. Soyons transparents et regardons la réalité en face. Pourquoi ne pas imaginer un équivalent d’index Pénicaud qui couvrirait toutes les formes de diversité ?

- La responsabilité financière. Les entreprises doivent bien entendu réaliser des profits et les réinvestir dans l’innovation, l’emploi, la formation, l’expérience client etc. Il est tout aussi important qu’elles payent leurs impôts et contribuent ainsi à la reprise. En tant que contribuables, nous pouvons exiger de l’Etat une gestion saine et efficace de l’argent public et la fourniture de services publics indispensables (éducation, santé, sécurité etc.).

- La responsabilité sociétale. Il est temps pour les entreprises de redéfinir leur raison d’être. Ce processus implique une réflexion honnête avec nos collègues, nos clients et les différentes parties prenantes, et ne peut être imposé par le haut. De cette raison d’être découle la définition de notre valeur ajoutée et de notre rôle en tant qu’acteur responsable de notre société.

Nous avons longtemps prétendu être trop occupés pour nous affranchir des schémas établis. Avec la crise, nous avons l’opportunité et le devoir de repenser notre contrat social. A l’obligation de moyens et de vision s’ajoute une obligation de résultat et de transparence. N’attendons pas que l’Etat donne des directives pour établir des règles du jeu équitables : saisissons aujourd’hui l’opportunité qui nous est présentée d’assumer ensemble nos responsabilités. »

Karien van Gennip est CEO d’ING France. Elle est l’ancienne vice-Présidente de l’ICC (International Chamber of Commerce) et ancienne ministre du Commerce extérieur des Pays-Bas. Elle intervient lors de la session «  L’État aux commandes de l’économie  » des Rencontres économiques d’Aix-en-seine

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

 

Les attaques de la police se succèdent avec toujours le même rituel. D’abord de la compassion vis-à-vis des éventuels victimes, ensuite la condamnation des actes dans les médias et la promesse que de tels événements ne se reproduiront plus. Une promesse aussitôt démentie dans les jours suivants avec de nouveaux événements inqualifiables. La vérité sans doute,  c’est que cela démontre l’impuissance totale de l’État dans des  domaines pourtant très sensibles qui touchent la sécurité, la démocratie et au-delà la république. Depuis des années, l’action des pouvoirs publics se réduit essentiellement à faire des discours alors  que l’action de l’État se montre de plus en plus insignifiante. En cause, évidemment ce sentiment général d’impunité des délinquants qui protègent notamment leur commerce de drogue et font leur propre police pour empêcher toute entrave à leur business.

Trois jours après la tentative d’homicide de deux policiers à Herblay (Val-d’Oise), la haine anti-flic a donc encore frappé samedi, avec le raid contre le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Mais si la première attaque était, par sa sauvagerie et sa gratuité, jugée « exceptionnelle » par des policiers qui en ont vu beaucoup, la seconde n’est qu’une nouvelle illustration de la violence quotidienne qui vise les fonctionnaires de police dans les banlieues. Depuis le 1er janvier, pour ne parler que de la région parisienne, c’est au moins la cinquième attaque contre un commissariat de police (Boissy-Saint-Léger avec une attaque à l’acide en février, Argenteuil et Trappes en mai et Champigny-sur-Marne en avril et ce samedi).

L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay

  • L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay
  • Le degré de violence ne cesse de monter de la part des trafiquants qui en fait profitent de l’impunité pour désormais y compris tuer des policiers. Ce qui a été le cas à Herblay. Des policiers en planque sauvagement agressés et dont les criminels ont saisi les armes pour tirer sur eux. Un acte d’une sauvagerie incroyable sans doute de la part d’individus peut-être sous cocaïne mais qui n’ont plus peur de rien et qui adresse un message à la république : certains territoires sont désormais interdits et ceux qui pénètrent pourront être tués.
  • Pas vraiment étonnant dans la mesure où les coupables reconnus bénéficient d’une forme d’impunité. Dans la plupart des cas, ils vont écoper de 5à 10 ans de prison et n’en feront qu’à peine la moitié. Il est clair d’une part que le niveau des peines est nettement insuffisant d’autre part que la justice se montre  particulièrement tolérante. La seule sanction potentiellement dissuasive serait de condamner à la perpétuité toute attaque sur un représentant du service public. C’est délibérément que les policiers ont été victimes de crimes puisqu’ils ont même présenté leurs papiers aux agresseurs, lesquels ont quand même fait usage des armes
  • En civil et à bord d’une voiture banalisée, les policiers ont été, selon le témoignage d’un des deux fonctionnaires agressés, abordés par surprise par trois personnes de type africain, métis et maghrébin qui les prennent d’abord pour des gens du voyage. Les deux policiers présentent leurs cartes et s’identifient comme appartenant à la police nationale. «Mais loin de dissuader les malfaiteurs, note une source proche de l’enquête, cette identification semble avoir déchaîné la violence.»

L’abandon de l’enseignement technique responsable de l’écroulement économique de la France

L’abandon de l’enseignement technique responsable de l’écroulement économique de la France

Pierre Vellay, ancien directeur de la flotte d’Air France et grand expert de l’industrie aéronautique, explique dans la Tribune les raisons profondes de la désindustrialisation de la France et partage ses recommandations pour inverser la tendance.

 

 

En 1955, soit 10 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, l’enseignement technique français complétait l’enseignement dit « classique » dans lequel les « bons » devaient faire du latin et celui dit « moderne », qui était une sorte de « dépotoir » des élèves qui étaient entrés avec difficulté en 6eaprès avoir toutefois réussi l’examen de passage, examen supprimé en 1957.

Toujours à cette période furent créés les lycées techniques d’Etat, qui acceptaient les élèves à partir de la 6eme, puis les sélectionnaient avec un concours de passage en 4eme. Les premiers étaient orientés vers l’ENP, Ecole Nationale Professionnelle, et les autres vers une filière technique débouchant sur les diplômes de techniciens ou de techniciens supérieurs pour les meilleurs.

En 1963, Fouchet, ministre de l’éducation nationale de De Gaulle décida de réformer l’enseignement technique, d’une part en dégradant le contenu des programmes, tels que la Physique et la Chimie, en ne les enseignant plus qu’à partir de la seconde au lieu de la quatrième, d’autre part en cherchant à « démocratiser » le contenu technique par la création les Instituts Universitaires de Technologie (IUT), considérés à l’époque comme une voie de garage pour ceux qui ne pouvaient intégrer les Ecoles d’ingénieurs, grandes et petites, respectivement ENSI et ENI, le S pour supérieur. Le mot « technologie » était sensé dorer le blason de cette orientation nouvelle.

Les mesures de cette réforme, comme pour toute réforme, pouvaient être habilement présentées comme une amélioration, un progrès, en permettant à tous de trouver une formation, en adéquation avec les capacités intellectuelles, tout en occultant l’élitisme hyper-sélectif attaché aux fameuses grandes écoles d’ingénieurs, écoles gratuites, contrairement aux très chères « grandes » écoles commerciales.

La France avait d’autant plus besoin d’ingénieurs et de techniciens, que la politique d’indépendance nationale, stratégique, militaire et nucléaire d’alors imposait.

Quelques années plus tard, en 1986, un haut fonctionnaire, responsable de la Direction des Relations Internationales à la DGA (Délégation Générale de l’Armement), présentait lors d’une session au CHEAR (Centre des hautes études de l’Armement), le Rafale comme étant le dernier avion que la France développerait avec sa seule compétence, avion, moteur, système d’armes etc. Il citait à ce titre De Gaulle qui « aurait » dit, « pour être indépendant nous devons être présent partout même médiocrement », ce propos s’opposant au concept des alliances entre partenaires industriels de nations différentes détenteurs de « pôles d’excellence ». Au talent des Français de transformer le médiocre en excellence. A noter que le démonstrateur Rafale était équipé de moteurs américains GE F404, remplacés ultérieurement par le M88 de SNECMA.

Revenons aux IUT. Par chance, le corps des enseignants technique s’évertua à ce que les IUT soient des centres de formation plus spécialisés, aux domaines de compétence plus étendus, non limités au caractère technique et pratique des ateliers de production mécanique ou électrique/électronique. En 1965, l’informatique balbutiait et les premiers calculateurs étaient constitués de tores magnétiques placés sur des grilles en forme de cannage (voir ou revoir les publications de Louis Leprince Ringuet). En 1970, l’Institut Français du pétrole possédait un des deux calculateurs Control Data les plus puissants de la planète pour résoudre les matrices des équations de raffinage. La puissance de mon smartphone aujourd’hui est très supérieure à celle qu’avait ce calculateur.

En octobre 1973, le premier choc pétrolier, en pleine période de développement industriel (TGV, aéroport de Roissy, programme CFM, Airbus…, programmes soutenus par le Président de la République de l’époque, Georges Pompidou ) met un terme à une période industrielle «  glorieuse ».

La hausse brutale du coût de l’énergie, par épisodes successifs, s’est accompagnée à la fin de cette décennie d’une inflation de l’ordre de 18% pendant plusieurs années, avec un impact fort sur les modèles économiques et sociaux de l’époque. La France n’avait pas de pétrole, mais elle n’avait pas non plus d’idées ni de solutions crédibles à cette crise amplifiée par une politique calamiteuse menée par un président de la République méprisant ces secteurs de la recherche et de l’industrie, à l’exception de domaines privilégiés dans les mains de lobbies puissants (SNCF-TGV par exemple). Qui se souvient encore de cette période noire pour Airbus où les ventes ne décollaient pas, avec un marché américain fermé et un transport aérien sinistré. Puis ce fut l’élection présidentielle de mai 1981 et l’arrivée de la gauche au pouvoir, avec un programme dit commun et une liste fameuse de promesses attractives individuellement mais inconciliables dans leur agrégation. Avec Pierre Mauroy, premier ministre, la France ou plutôt les Français durent subir le contrôle des changes, avec son impact sur la balance du commerce extérieur, le plafonnement des salaires médians et surtout la 39eme heure. Comment ignorer que 40, c’était 5 fois 8 heures, et que 3 fois 8 égalent 24 heures. Cette réduction d’une heure a déstructuré le système et les organisations de toutes les entreprises travaillant en équipes voire 7 jours sur 7. Cette décision fut vraisemblablement nourrie par la dérive continue du chômage avec cette théorie infantile que l’emploi pouvait être maintenu en partageant la charge de travail, tout en ignorant totalement que la charge de travail est directement liée à la compétitivité.

Une personnalité iconique de la gauche ayant le même prénom que moi, m’avait confié que cette mesure dite des 39 heures était une absurdité de démagogie électoraliste. Cette réduction d’une heure devait initialement être le début d’un processus progressif, 39-38-37 etc. Le résultat quasi immédiat de cette réduction de la première heure eut un impact amplifié par l’élasticité de l’incidence de la double augmentation des taux horaires (39 payées 40 et désorganisation du travail en équipes), sur la compétitivité et une chute de plusieurs points de celle-ci. Le coût de la protection sociale croissant avec une fiscalité oppressante, confiscatoire et démagogiquement sélective, les Français ont perçu un risque de baisse de leur pouvoir d’achat, à la lecture d’indices exotiques judicieusement choisis, traitant l’évolution du coût de l’énergie par omission.

Ce constat latent a été le catalyseur d’un phénomène qui fonctionne comme l’entropie universelle avec une évolution à tendance unique de croissance. Comment pousser le citoyen, qui fondamentalement ignore que les règles de la macro-économie sont à l’opposé de celles de la micro-économie domestique, à consommer davantage avec des revenus nets en diminution. La solution : pratiquer une baisse des prix sur les articles courants par une importation massive de pays à bas coûts de production.

De plus, durant cette même période, des mesures de protection de l’emploi telle que le FNE, favorisant naïvement les départs (deux pour une embauche), ne faisaient que plomber l’économie future du pays et ses équilibres budgétaires.

Simultanément, l’industrie française devenant de moins en moins compétitive, avec une recherche et une capacité d’innovation affaiblie, la pression pour consommer se faisant plus forte, plusieurs actions concomitantes ont eu des effets retardateurs dont nous ne faisons qu’entrevoir les conséquences.

Les conditions qu’il fallait satisfaire pour exporter

Et tout ceci sans évoquer le coup de grâce avec les 35 heures, les RTT et les jours de congés additionnels d’hiver.

Pour pouvoir exporter nos produits, en contre partie des importations asiatiques massives et des achats pétroliers et gaziers, il fallait satisfaire plusieurs conditions :

- La qualité, la nouveauté et l’originalité du produit pour tenter de compenser, même très partiellement une acceptation du surcoût de production engendré par les horaires, les congés et les doubles charges sociales salarié/employeur,

- pour la même raison de surcoût, être capable de valoriser la valeur ajoutée de la « francité »

- être capable de produire en continu, depuis la conception jusqu’au support après-vente,

- être capable d’identifier les marchés, par nature et par zone géographique

Or les acheteurs potentiels ne se trouvaient pas sur des marchés déjà saturés ou matures, européens ou américains du nord, mais plutôt chez les BRIC ou assimilés, parmi lesquels des pays très émergents et avides de technologies.

Offsets

Précisément, ces mêmes pays avaient pour la plupart des taux de main d’œuvre bas, pour de multiples raisons que la morale d’état et l’éthique devraient réprouver, et cette soif de technologie fut satisfaite de la façon la plus naïve qui soit et qui se nomme « les compensations » ou offsets. Ceci n’est qu’une forme moderne du troc, où l’on achète du matériel sophistiqué contre des achats de matériels plus rustiques, ou quand le pays acheteur souhaite participer très modestement et hypocritement à la fabrication ou à l’assemblage du produit acheté, les volumes de ces compensations étant pondérés par le niveau de technologie transférée associée à la production sous traitée.

Ce principe de compensation fut rejeté à l’époque par Edouard Balladur qui déclara à Jacques Cresson, alors à la BFCE, que cette pratique était digne des républiques bananières. Ce qui est à la fois vrai et contestable tout comme la légitimité du marchandage. Marchande-t-on l’achat d’un foulard chez Hermès comme celui d’un tapis dans un souk ? Ne pas oublier que le crédit mit un terme à l’exclusivité du troc et fut à l’origine de la monnaie. Les compensations industrielles ont aussi des vertus dans le cadre d’alliances industrielles raisonnées.

Et c’est ainsi que des pays critiques, « politiquement, socialement » sont devenus des leaders mondiaux en informatique, demain, en intelligence artificielle, et ainsi inondent la planète avec les produits de consommation courante, au point d’assécher les ateliers des pays dits occidentaux, civilisés et libres. Cela permet aussi à Israël, l’Inde, la Chine, avec des développements informatiques liés irréversiblement à notre Défense et à nos armements, voire notre quotidien, de fragiliser notre sécurité, notre identité, notre vie privée et notre intimité.

L’Intelligence artificielle ne sera pas l’antidote de la stupidité naturelle. D’ailleurs faut il un ordinateur pour savoir que 24 n’est pas la moitié de 58, comme le pensaient, parait-il, Cécile Dufflot et Martine Aubry, en novembre 2011, ayant décidé dans le cadre d’un accord électoral de rassemblement gauche/verts, de fermer à terme 50% des 58 centrales nucléaires. Amateurisme, bluff, manque de sérieux pour des promesses de campagne, ou déficience en calcul mental, ou le tout « en même temps

Le concept d’intelligence artificielle aura un peu de crédit quand les prévisions météorologiques, à 48 heures seront fiables, ce qui n’est toujours pas le cas en utilisant les calculateurs parmi les plus puissants de la planète capables de 20 pétaflops.

A ce sujet, il faut rappeler la définition du mot : intelligence. L’art de lire entre les lignes. N’est ce pas la définition anglo-saxonne de l’espionnage et du déchiffrement ? Ce concept qualifié d’intelligent est plutôt perçu aujourd’hui comme un outil de traitement et de réconciliation des montagnes de données désordonnées accumulées aléatoirement. Ceci reste une lecture SUR ce qui se trouve sur les lignes, pas ENTRE.

Tsunami des importations chinoises

La recherche de coût de production les plus bas a aussi conduit à ce que ces mêmes ateliers sous traitent massivement les fabrications puis, les ateliers amaigris et situés en dessous des masses critiques se sont vus « externalisés », délocalisés, vers des pays qui ne se voulaient pas voir leur rôle réduit à celui d’exécuteurs de taches pratiques mais être partie prenante dans la conception.

Le transfert des populations des campagnes vers les villes, en Chine, induit par la mécanisation, a contribué au sur-développement des unités de production industrielle, donc au besoin d’exporter, facilité par des salaires horaires indécents.

Est-ce la satisfaction du superflu ou le tsunami des importations chinoises massives qui soutiennent la croissance ? L’obsolescence programmée d’articles usuels du quotidien aide-t-elle la production ou favorise-t-elle les importations, la réparabilité est elle une entrave à la production et au « réachat » de renouvellement imposé par une fiabilité plafonnée ?

Offrir du support

Les producteurs occidentaux se sont alors trouvés confrontés à ce problème : comment continuer à vendre leurs produits, quand les coûts de production, après toutes les acrobaties évoquées ci avant, sont encore supérieurs à leur valeur d’usage, selon des modèles économiques et comptables devenus universels. Réponse : en offrant du service. Initialement ce service dit d’après-vente se nommait « support produit », product support, qui devint soutien client, customer support.

Mais pour que ce nouveau modèle soit viable, il devenait impératif que le client soit captif du soutien offert (très cher, mais très progressivement) par le fournisseur originel, le moyen pour celui-ci fut donc de bloquer l’accès aux données techniques permettant la réparation par soi même ou pour des tiers du matériel fourni, principe nommé « propriété industrielle ».

Ceci a eu comme autre impact de masquer sous l’appellation de concessions commerciales ce qui n’était en fait que du préfinancement très cher devant être remboursé par les coûts de rechanges et des services de maintenance ou d’évolution du produit ou de consommables associés (cf. : prix élevé à coût quasi nul des mises à jour des logiciels du quotidien, prix des encres d’impression…)

La crise protéiforme que nous traversons, sanitaire, technique, sociale, politique, règlementaire, écologique a accéléré une sorte de prise de conscience collective, difficilement gérable par des politiques incapables de trouver, comme pour la météo, dans leurs connaissances actuelles, des situations précédentes similaires, qui faciliteraient les prédictions et orientations à prendre.

Les plateformes médiatiques sont les courroies instables de la transmission de messages ou de directives contradictoires, inconstantes et polluées par des considérations électoralistes d’échéances plus ou moins lointaines.

On dit, depuis l’antiquité, qu’il est impossible de résoudre la quadrature du cercle car on ne peut concilier un nombre algébrique à un nombre transcendant (Pi) tout comme la trisection de l’angle ou la duplication du cube. C’est ainsi que se pose l’équation d’aujourd’hui :

Comment en un temps relativement court, peut-on, sans critères particuliers de classement prioritaire, trouver les solutions à une telle équation implicite dans laquelle les différents facteurs sont dépendants:

- venir à bout de la pandémie,

- identifier les effets de cette crise sanitaire sur tous les domaines impactés, humains et matériels, économiques et politiques

-retrouver une partie de notre indépendance nationale, avec une analyse réaliste et programmable de ce qui est « rapatriable », sans remise en question des alliances historiques, associées à des échanges commerciaux bilatéraux,

- créer des emplois stables non assistés

maitriser les coûts de concept, d’industrialisation, de production, de soutien

- soutenir l’innovation créatrice et l’imagination fertile, la recherche

-inventer une approche nouvelle d‘agrément et de certification pour les produits en rupture technologique, quand le certificateur est moins compétent que l’innovateur,

- favoriser les échanges technologiques et la fécondation croisée des concepts innovants

- ne pas assécher les esprits par un excès d’utilisation de logiciels à intelligence réductrice et uniformisante. Exemple des architectes d’aujourd’hui qui ignorent ce que sont le plan, l’angle droit, le fil à plomb, leurs créations étant toutes assistées pour générer des surfaces réglées de Xieme ordre (syndrome de l’Opéra de Sydney). Savent-ils encore tenir un crayon et selon un sacro-saint principe de prudence, calculer manuellement l’ordre de grandeur du résultat attendu en termes de résistance ? L’effondrement du terminal 2E de Roissy, ou l’entrée en résonnance de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor n’en seraient-ils pas des exemples parmi d’autres ?

- ne pas considérer l’assistance par les outils informatiques tantôt comme une orthèse tantôt une prothèse à l’imagination et à la création, un tuteur ou un substitut,

- veiller à ne pas élire des PMIR, politiques à mobilité intellectuelle réduite

motiver la jeunesse pour revenir sur des formations utiles, pratiques, tangibles, pérennes, saines, éloignées des phantasmes du football, du cinéma, de la téléréalité et de la communication

- apprendre à la jeunesse à écrire, lire, dessiner, planter, nager en eau claire, jouer d’un instrument, éduquer sa mémoire

- trouver un équilibre entre nos importations et exportations sans distorsion des règles comptables et financières, sans protectionnisme stérilisant

-réduire l’obésité des technostructures des grandes entreprises et de l’administration publique, conséquence d’une sédimentation historique de fonctions surabondantes justifiant des embauches

- revenir à des systèmes horaires de travail simples

- approcher le principe de la compétitivité sous un angle différent. Mitterrand avait déclaré : pour lutter contre le chômage nous avons tout essayé et rien n’a marché…et pour cause : on crée de l’emploi par de la charge de travail et non par le partage altérant la compétitivité. On ne gagne jamais une course de sprint ou d’endurance, en partant dans le sens opposé.

- trouver un équilibre entre les charges de travail humaine et mécanique ; Les investissements en machines-outils modernes modifient progressivement et durablement le rapport dit Homme/machine, qui est passé en peu de temps, dans certains secteurs de moyenne série, de deux hommes par machines à un homme pour trois machines, tout en accompagnant la sophistication des process de fabrication.

- réviser le format et la construction des taux horaires de main d’œuvre et de service,

- gérer avec pertinence le durcissement des règles sécuritaires et environnementales

- ne pas avoir à associer systématiquement écologie à punition, contraintes, taxes et avec des campagnes de promotion d’amélioration énergétique discriminatoires

- savoir identifier dans toute mesure dite écologique les effets secondaires d’un déséquilibre des lois de la nature,

- faire définir le cadre de la transition énergétique par des spécialistes impartiaux et neutres et compétents

- éviter le piège tendu aux incompétents des technologies périssables

- analyser la santé des entreprises sur une base annuelle et non trimestriellement (saisonnalité des activités, tourisme, transport aérien, viticulture…). Une mauvaise analyse pénalise le « rating bancaire », les levées de fonds et l’attraction boursière.

- apprécier la création de valeur par une juste approche financière, comptable et économique,

- mettre un frein à la bétonisation de nos campagnes. Ronds-points et grandes surfaces, et les gigantesques hangars de stockage de produits importés d’Asie ou d’achats internet en transit, contribuent à la désertification de nos campagnes.

- protéger la biodiversité animale et végétale, maintenir la diversité variétale sans imposer de normes de calibration de la nature

- visiter tous les musées traitant de notre histoire, de nos découvertes, de nos traditions artistiques et manufacturières. Il n’existe plus qu’une seule fabrique de clous et de pointes en Europe, à Creil et classée au Patrimoine Vivant. Le procédé d’élaboration des panneaux de verre églomisé des encadrements des devantures des boulangeries et charcuteries est partiellement perdu. La restauration des antiquités et monuments dégradés montre le potentiel résiduel et l’attrait pour des techniques redécouvertes, prouvant le génie de nos anciens.

- recentrer les études des écoles et grandes écoles techniques et scientifiques sur leur corps de métier et leur spécificité et que le complément de formation managériale ne se substitue pas à la compétence technique et ne trouve son application que lorsque la relève est assurée par la génération suivante de techniciens,

- s’assurer que les avis scientifiques de nos gouvernants ne seront pas pollués par l’opinion, collectée sur les chaines d’information continue et des organismes de sondages qui devraient revoir le sketch de Jean Marie Bigard sur ce thème et l’art d’interroger avec des questions stupides.

-demander à nos politiques de délivrer leurs messages et non ceux formatés par des communicants mimétiques, « manche à air » à la recherche de l’expression courte que pourront retenir les médias pour leurs titres

- demander aux journalistes de poser des questions ouvertes et non fermées en proposant la réponse, en y apportant toutefois aucune attention, déjà concentrés sur la question suivante,

- éviter qu’après chaque intervention télévisée d’une personnalité politique, les pseudo journalistes/présentateurs nous expliquent ce que nous aurions dû comprendre et ce qu’il fallait retenir, et qu’eux seuls ont été suffisamment intelligents pour décrypter (entre les mots !)

ouvrir au public, dans le cadre du développement muséal de Paris, de l’éducation et du rayonnement culturel de la France, les palais et autres hôtels particuliers (payés et entretenus par les contribuables qui en sont collectivement propriétaires) de nos ministères qui pourraient être relogés dans d’anciennes casernes désaffectées et transformables en « campus ministériel »

- forcer nos gouvernants actuels ou futurs candidats à raisonner au-delà des futures échéances électorales. Quand Colbert avait sélectionné les chênes de la Forêt de Tronçais, il pensait à la fabrication de la mature des navires 200 ans plus tard.

- prendre en compte la temporalité de l’industrie et des grands programmes, avec des décisions à effets différés, des retours d’investissement longs, à l’opposé des secteurs virtuels sans inertie et spéculatifs (communication/média)

réhabiliter l’enseignement technique semble une absolue priorité, de l’apprenti à l’ingénieur, y compris dans les écoles d’application (sup-Aéro, Mines, Ponts, Pétrole, Télécoms…). Cette réhabilitation est celle du rééquilibrage d’image entre les fonctions productives et tertiaires, entre les cols bleus et les cols blancs, entre le tangible et la finance, entre les actifs et les assistés perpétuels. Elle est indispensable à la motivation des acteurs.

Au-delà de ces recommandations ciblées sur la réhabilitation du secteur technique et scientifique, dont le succès sera subordonné à la capacité collective de modifier les comportements laxistes, il y en aurait d’autres à caractère plus politique telles que :

La remise en première ligne du mot « autorité »devenu un gros mot, dans la famille, à l’école, dans l’entreprise, redonner un sens à la notion de hiérarchie, après être passé d’un système vertical pyramidal à une totale horizontalité, presque concave, où la notion de représentativité est rejetée sous le prétexte d’être tous supposés égaux, en instruction, en culture, en résistance physique, en compétence, en intelligence,

-       Comprendre que le développement des « services « commerciaux d’après-vente, ne sont que le constat de l’incapacité de produire localement à des coûts (prix de revient) permettant de dégager un profit pour un prix de vente cohérent avec la valeur d’usage du bien, le client étant captif du fournisseur,

-       La réflexion faite par un leader des Républicains, rencontré par hasard, me déclarant que la « politique » manquait d’ingénieurs

-       En politique, comme dans les centres de recherche, nécessité de mixer jeunes et anciens, inventivité candide des uns et expérience résultant des succès et des échecs des autres,

-       Une capacité de gérer les solutions de continuité en période de chocs et de rupture (énergétique, économique, sociale, sociétale, technologique, générationnelle, culturelle, religieuse, politique …),

-       Associer le manuel et l’intellectuel, la main et le cerveau. Les architectes et les ingénieurs ne savent plus dessiner avec un crayon, l’écriture manuscrite disparait derrière le clavier, le pouce remplace l’index comme doigt dominant, la carte mémoire remplace les neurones.

Un enjeu majeur de demain pour retrouver notre liberté altérée par la dépendance à des fournisseurs extérieurs exclusifs, sera de trouver la juste consolidation isostatiquement équilibrée entre les capacités manuelles et intellectuelles, confortées par le développement du numérique qui devra servir de sécurité (assistance, validation, sauvegarde…), à condition que les outils de stockage des données soient éternellement pérennes et que la calibration des algorithmes reste humainement possible. Observons les peintures de Lascaux, les mosaïques de Pompéi, les schémas de Léonard, l’Art figuratif des siècles derniers, pour nous demander ce qui restera comme traces des bases de notre culture (littéraire, artistique, photographique, scientifique…)  dématérialisée sur des supports magnétiques ou numériques à courte durée de vie, voire dans les « nuages » non localisables.

Terrorisme Paris: le Pakistan aussi responsable

Terrorisme Paris: le Pakistan aussi responsable

 

Les manifestations de protestation des extrémistes pakistanais contre les caricatures de Charlie hebdo semblent avoir inspiré l’un des auteurs du récent attentat à Paris. Des manifestations de radicaux pakistanais qui ont recueilli le soutien implicite des autorités politiques locales par ailleurs en grande difficulté sur le plan économique. Un processus habituel d’instrumentalisation du fanatisme et du nationalisme pour cacher les difficultés internes. Ce que pratique aussi nombre d’autres Etats.

Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé avec près de 220 millions d’habitants, où même des allégations non prouvées d’offense à l’islam peuvent entraîner assassinats et lynchages. La représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite. Ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, dont le Pakistan.

« Les caricatures publiées ont heurté les sentiments de millions de musulmans », a observé le ministère des affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, qui espère « la traduction devant un tribunal » des « responsables de cet acte méprisable ». L’acquittement en octobre 2018 de la chrétienne Asia Bibi, qui avait passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort pour blasphème, ce qu’elle a toujours nié, avait provoqué des marches violentes de protestation dans tout le Pakistan.

 

La croissance de l’économie pakistanaise a nettement ralenti à 3,3 % sur l’exercice budgétaire 2018/19, à un niveau insuffisant afin de face aux impératifs d’une croissance démographique vigoureuse (2,7 % par an, le taux le plus élevé de la région). Doté d’un PIB par habitant de 5 544 USD en parité de pouvoir d’achat, le Pakistan se situe dans la catégorie des pays à revenus moyens inférieurs selon la typologie de la Banque Mondiale. Alors que le pays se trouvait en quasi-cessation de paiement en 2013, l’économie est parvenue à se redresser grâce au programme de prêt qui a été conduit par le FMI jusqu’en 2016. Depuis la fin de l’année 2017, la détérioration accélérée des équilibres externes et budgétaire fait toutefois peser un risque sérieux sur les réserves de change de la Banque centrale et accroit la dépendance du pays à l’égard des prêteurs.

Le Pakistan fait actuellement face à une situation économique plus que délicate qui se caractérise par d’importants déficits public (6,4 % en 2017/18 et 6,8% en 2018/19) et de la balance courante (6,3 % du PIB en 2017/18 et 4,6 % en 2018/19). La forte croissance enregistrée aux cours des cinq dernières années s’est ainsi accompagnée d’une hausse considérable de la dette publique (75 % du PIB), d’une baisse des réserves de change (représentant 1,5 mois d’importations) et d’un arrêt des réformes structurelles (fiscalité, environnement des affaires, gestion des entreprises publiques, compétitivité et hypertrophie du secteur informel). La croissance devrait se replier à 2,4 % en 2019/20 selon le FMI et être accompagnée d’une accélération de l’inflation (autour de 13 % après 7,3% en 2018/19 et 3,9% en 2017/18).

La France a officiellement protesté auprès du gouvernement pakistanais suite au manifestations des extrémistes soutenus officieusement par le gouvernement pakistanais

Veolia : responsable de la pagaille

Veolia : responsable de la pagaille

 

 

C’est en quelque sorte ce qu’affirme le patron de Suez. Il n’a pas complètement tort dans la mesure où le projet de Veolia est de racheter Suez mais de liquider aussitôt la branche eau à un fonds d’investissement sans expérience dans le secteur.

 

 Du coup si l’OPA devait se faire Veolia serait contraint de se débarrasser de certains de ses actifs car l’activité eau de Suez est désormais protégée  par le transfert du siège social aux Pays-Bas. En tout cas une belle pagaille quant à l’image des sociétés françaises à l’étranger notamment où une grande partie de leur activité s’effectue. Dans les Échos,  le patron de Veolia s’explique sur le sens de la mise à l’abri de l’activité au au sein d’une structure juridique localisée aux Pays-Bas.

 

La fondation annoncée hier empêche la cession de Suez Eau France, c’est une arme anti-OPA ?

Je veux être plus précis sur la fondation que nous avons mise en place, car j’entends beaucoup de choses n’ayant rien à voir avec la réalité. Nous transférons à une fondation indépendante de droit néerlandais deux actions de nos filiales concernées par l’activité Eau France de Suez. Pour la filiale Suez Eau France, c’est ainsi seulement une action sur les 42 millions existantes. Il n’est donc pas question de transfert de dividendes à l’avenir, et il n’y a donc aucune conséquence fiscale ou sociale. Il n’y a pas de transfert d’actifs, le seul objectif est d’empêcher l’aliénation - c’est-à-dire la cession - de Suez Eau France, qui ne sera possible qu’avec l’accord du conseil d’administration de Suez. S’il devait y avoir un changement de contrôle au sein de Suez, la cession serait impossible. Celle-ci ne sert qu’à cela : protéger un actif coeur, un actif clé du groupe. Ce mécanisme n’empêche en aucun cas une OPA sur Suez. Ce n’est donc pas une pilule empoisonnée. Cette fondation n’empêche pas une prise de contrôle, mais elle empêche un démembrement de Suez. Tout le monde peut déposer une OPA. Veolia aussi, mais s’il décide de le faire, il faudra qu’il trouve d’autres moyens de respecter les contraintes de concurrence en France que la cession de notre filiale Suez Eau France telle qu’elle est prévue dans son projet actuel. Nous souhaitons un traitement équitable de tous les actionnaires, en particulier minoritaires. Cette structure respecte donc leurs droits.

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

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« On ne le croirait pas à écouter le silence qui entoure la mise au pas de Hong Kong, mais les Etats ne sont pas seuls, à l’exception des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à faire comme si leurs grands principes pouvaient s’accommoder du raidissement chinois. Le monde des affaires rallié au capitalisme responsable a le même problème à gérer. Pour l’heure, il fait le dos rond, espérant que ce mauvais vent d’Est faiblira devant les suites fâcheuses que Pékin devra mesurer au fil du temps. Déjà, l’Europe agit pour barrer la route aux investissements chinois indésirables ​; la Chine risque de nouvelles sanctions si elle persiste dans une attitude jugée par trop agressive en Occident. Et n’est-ce pas aux politiques de faire leur devoir, en contraignant à plus de mesure ce géant si impatient d’imposer sa superpuissance ?

Il est vrai que le business n’a pas vocation à être en première ligne, mais il ne suffira pas toujours de faire profil bas. Si les entreprises et les investisseurs ne vont pas à la Chine, la Chine viendra à eux. Les exemples abondent. Ne parlons pas de HSBC ou de Cathay Pacific, ces entreprises « ​sinisées ​», desquelles de peu glorieux signes d’allégeance à Pékin ont été exigés, et obtenus, lors de la crise de contestation à Hong Kong.

Depuis, le pouvoir central a renforcé sa pression sur d’autres acteurs étrangers importants, les Gafa surtout, pour qu’ils coopèrent avec l’appareil répressif en partageant des informations permettant de contrôler la contestation. Google, Facebook et Twitter ont refusé, mais les menaces vont s’intensifier, à Hong Kong et ailleurs. Car Pékin, la crise du Covid-19 l’a montré, n’hésite plus à y recourir à l’étranger même.

Tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur

Rétorsion. ​Dans l’ancienne colonie britannique, on songe bien sûr aux banques. Toutes les grandes françaises y sont installées. Déjà, BNP Paribas y a subi une semonce, et dû se séparer d’un employé sympathisant du mouvement pro-démocratie. Ce ne sera pas la dernière pression à craindre, d’autant que les Français ont des ambitions en Chine. Quant aux interventions hors de la sphère chinoise traditionnelle, elles vont croître aussi. Dernier exemple en date, la réaction chinoise virulente aux propos du patron de l’Agence française de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Guillaume Poupard, annonçant que Huawei fait l’objet de refus et d’autorisations limitées entre trois et huit ans dans la mise en place de la 5G. En matière de rétorsion, la Chine aura l’embarras du choix. EDF pourrait être une victime toute désignée, via l’éventuelle remise en cause de son partenariat avec le chinois CGN pour la construction outre-Manche de centrales de nouvelle génération. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Par ricochet, tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur. La Chine a besoin des investisseurs internationaux pour se développer et concurrencer les Etats-Unis sur le terrain financier. Si la prudence à court terme est compréhensible, l’aveuglement volontaire se paiera cher à terme. Les investisseurs ont une arme puissante entre les mains. Le moment arrive où s’en servir collectivement peut être la voie de la sagesse.

États généraux de la communication : publicité «plus responsable» !

États généraux de la communication : publicité «plus responsable» !

Un rapport  sur la publicité et la transition écologique, «première dans l’histoire environnementale française», a été remis aux ministres Élisabeth Borne (Transition écologique) et Brune Poirson (antigaspillage et économie circulaire). Il recommande, au regard de la transition écologique, la mise en place d’une stratégie de neutralité climatique, une mise en cohérence de la réglementation sur la publicité extérieure, une relance des initiatives pour une publicité plus responsable et une amélioration des mécanismes de régulation. L’idée serait notamment d’engager la profession à atteindre la neutralité carbone en 2050 et l’obliger à du reporting climatique. Parmi les autres propositions: éliminer les représentations défavorables au climat, interdire de publicité les produits ou services en fin de vie ou encore bannir la publicité tractée par voie aérienne.

Coronavirus: la surconcentration urbaine responsable

Coronavirus: la surconcentration urbaine responsable

La  surmortalité a atteint le double de la moyenne nationale dans les métropoles et les grandes villes .  les régions Île-de-France et Grand Est sont plus touchées par cet excédent de mortalité. Mais cette étude permet surtout de voir avec plus de précision le surcroît de décès en fonction de la taille des communes. Dans villes les plus denses, la surmortalité atteint ainsi 49 %, contre 26 % pour l’ensemble de la France. «La hausse des décès est plus forte dans les territoires densément peuplés bien que la population y soit en moyenne plus jeune», résume l’Insee. À l’inverse, dans les territoires moins denses, «les décès en 2020 sont plutôt stables par rapport aux années précédentes». Pourtant, ces communes moins peuplées abritent une population «en moyenne plus âgée, et donc plus fragile face au Covid-19»«Les interactions entre individus sont moins fréquentes et donc le risque de contamination plus faible», avance l’étude comme principale explication à ce phénomène.

Les grandes agglomérations, même proches, n’ont cependant pas toutes été touchées avec la même force par cette vague de décès. Il semble qu’il y ait un lien avec la situation sociale des zones intéressées.

L’armée chinoise responsable du plus grand piratage informatique ( Washington)

L’armée chinoise responsable du plus grand piratage informatique ( Washington)

Il s’agit de « l’un des plus gros piratages de données de l’histoire », avec environ 145 millions de victimes aux Etats-Unis, a rappelé le ministre de la Justice Bill Barr lors d’une conférence de presse. Des clients d’Equifax, dont le rôle est de collecter des données personnelles de consommateurs sollicitant un crédit, avaient également été affectés au Canada et au Royaume-Uni.

Après deux ans d’enquête, Wu Zhiyong, Wang Qian, Xu Ke et Liu Lei ont été inculpés la semaine dernière à Atlanta pour association de malfaiteurs en vue de commettre une fraude informatique, de l’espionnage économique et une fraude aux communications.

Membres d’une unité de recherche de l’armée chinoise, ils se trouvent en Chine et ne peuvent être arrêtés. « Mais un jour, ils commettront une erreur et nous serons là », a assuré le directeur adjoint de la police fédérale, David Bowdich.

Ils sont accusés d’avoir exploité une faille dans un logiciel utilisé par Equifax sur son site de résolution des litiges. Une fois introduits dans le système informatique de l’agence, ils sont soupçonnés d’avoir obtenu les noms, dates de naissance et numéros de sécurité sociale de 147 millions de personnes, et les numéros de permis d’au moins dix millions d’Américains.

Les Etats-Unis ont déjà attribué plusieurs attaques informatiques de grande ampleur au gouvernement chinois, notamment le piratage d’une base de données du géant de l’hôtellerie Marriott en 2018.

En parallèle, « des intrusions informatiques soutenues par l’Etat ont visé des secrets industriels et des informations économiques confidentielles », a ajouté Bill Barr, en mentionnant des enquêtes ouvertes dans les secteurs de l’industrie nucléaire, aéronautique ou métallurgique.

Selon lui, environ 80% des poursuites ouvertes ces dernières années pour espionnage économique impliquent le gouvernement chinois et 60% des dossiers de vols de secrets commerciaux ont un lien avec la Chine.

 

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