Archive pour le Tag 'résistants'

Anti-vax: De curieux « résistants »

Anti-vax: De curieux « résistants »

 

 

Les références à la Croix de Lorraine de manifestants contre la vaccination obligatoire anti-Covid indignent le professeur émérite de médecine Gérard Reach qui dans une tribune au « Monde » pourfend une réactance marque d’infantilisme d’adultes qui passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés. (extrait)

 

Tribune.

 

On a pu voir dans les manifestations récentes contre la vaccination obligatoire et les autres mesures de restriction des choses étonnantes. Je ne parle pas de la stupéfaction que l’on pouvait ressentir devant ces personnes qui portaient une étoile jaune, sans doute trop bêtes pour comprendre leur ignominie.

Je voudrais plutôt m’intéresser à ceux qui ont défilé avec des croix de Lorraine, emblème de la Résistance, alors qu’il pourrait plutôt s’agir de réactance, mécanisme de défense psychologique mis en œuvre par un individu lorsqu’il croit que sa liberté lui est ôtée ou est menacée, décrit par Jack Brehm en 1966.

Résistance ? Sous l’impulsion du général de Gaulle, elle était née d’une sublime pulsion de vie visant à assurer la protection des libertés, de nos libertés, dans un élan collectif et altruiste qui a conduit bon nombre de héros, connus ou inconnus, au sacrifice suprême.

 

Comme on était loin de la résistance de ceux qui aujourd’hui manifestent contre la vaccination ou les restrictions, sans comprendre qu’ils sont poussés par un désir visant au contraire à assurer de manière égoïste leur seule liberté individuelle, avec le risque qu’elle prolonge l’épidémie avec ses morts. Ce désir mérite-t-il une croix de Lorraine ?

La liberté est par essence plurielle

Réactance : Jack Brehm (1928-2009) avait décrit le concept à propos des enfants. La réactance est chez eux habituelle ; c’est qu’ils découvrent le monde qui les entoure, qui risque de leur prendre leur bien et d’imposer des limites à leur toute-puissance. Ne touche pas à ce verre et voici qu’ils le touchent ; donne-moi ta poupée et ce sont des cris. Quels parents n’ont-ils pas vu chez leurs enfants cette réactance, expression du développement ultérieur de leur autonomie ?


Mais, alors, la réactance ne serait-elle pas dans le cas qui nous occupe une marque d’infantilisme d’adultes, qui, soit dit en passant, passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés ? Liberté, liberté chérie, te défendre, oui ! Mais la liberté ne saurait être un concept individuel : la liberté est par essence plurielle.

Antivax : de curieux « résistants »

Antivax : de curieux résistants

Les références à la Croix de Lorraine de manifestants contre la vaccination obligatoire anti-Covid indignent le professeur émérite de médecine Gérard Reach qui dans une tribune au « Monde » pourfend une réactance marque d’infantilisme d’adultes qui passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés.

 

Tribune.

On a pu voir dans les manifestations récentes contre la vaccination obligatoire et les autres mesures de restriction des choses étonnantes. Je ne parle pas de la stupéfaction que l’on pouvait ressentir devant ces personnes qui portaient une étoile jaune, sans doute trop bêtes pour comprendre leur ignominie.

Je voudrais plutôt m’intéresser à ceux qui ont défilé avec des croix de Lorraine, emblème de la Résistance, alors qu’il pourrait plutôt s’agir de réactance, mécanisme de défense psychologique mis en œuvre par un individu lorsqu’il croit que sa liberté lui est ôtée ou est menacée, décrit par Jack Brehm en 1966.

Résistance ? Sous l’impulsion du général de Gaulle, elle était née d’une sublime pulsion de vie visant à assurer la protection des libertés, de nos libertés, dans un élan collectif et altruiste qui a conduit bon nombre de héros, connus ou inconnus, au sacrifice suprême.


Comme on était loin de la résistance de ceux qui aujourd’hui manifestent contre la vaccination ou les restrictions, sans comprendre qu’ils sont poussés par un désir visant au contraire à assurer de manière égoïste leur seule liberté individuelle, avec le risque qu’elle prolonge l’épidémie avec ses morts. Ce désir mérite-t-il une croix de Lorraine ?

Réactance : Jack Brehm (1928-2009) avait décrit le concept à propos des enfants. La réactance est chez eux habituelle ; c’est qu’ils découvrent le monde qui les entoure, qui risque de leur prendre leur bien et d’imposer des limites à leur toute-puissance. Ne touche pas à ce verre et voici qu’ils le touchent ; donne-moi ta poupée et ce sont des cris. Quels parents n’ont-ils pas vu chez leurs enfants cette réactance, expression du développement ultérieur de leur autonomie ?


Mais, alors, la réactance ne serait-elle pas dans le cas qui nous occupe une marque d’infantilisme d’adultes, qui, soit dit en passant, passent leur temps à se plaindre d’être infantilisés ? Liberté, liberté chérie, te défendre, oui ! Mais la liberté ne saurait être un concept individuel : la liberté est par essence plurielle.


Je ne peux pas être libre si l’autre n’est pas libre et, surtout, si ma liberté porte atteinte à sa liberté : je suis libre avec toi, pas contre toi et on comprend la gravité de la « fracture vaccinale » à laquelle nous assistons aujourd’hui. Liberté plurielle : peut-être est-ce le sens profond de la définition de l’éthique donnée par Paul Ricœur (1913-2005) : on entre véritablement en éthique quand, à l’affirmation par soi de la liberté, s’ajoute la volonté que la liberté de l’autre soit. Je veux que ta liberté soit.

Macron instrumentalise les « leçons » des résistants des Glières

Macron instrumentalise  les   »leçons » des résistants des Glières

 

Comme trop souvent Macron utilise un événement historique pour l’instrumentaliser au service de sa vision de l’actualité. Ce qu’il a fait en rendant hommage dimanche aux résistants qui ont combattu le régime nazi et la France de Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale sur le plateau des Glières en Haute-Savoie. Macron ne s’est pas limité aux faits historiques et à l’hommage qu’on doit rendre à leurs acteurs. Même s’il n’a pas fait de lien explicite avec l’actualité, Macron a utilisé les leçons de ces événements pour donner une légitimité à sa vision politique. Notons que sur ce point le président de la république devrait se montrer modeste car non seulement il n’a pas combattu lors d’un conflit mais il n’a même pas fait son service militaire. Une situation inédite pour celui qui est aussi le chef des armées. Pas étonnant s’il ne milite que pour un service national réduit à la portion congrue plus proche d’un séjour en colonie de vacances que de service militaire. Le président de la République, qui n’a pas fait de parallèle explicite avec l’actualité du moment mais a insisté sur un certain nombre de causes, a prononcé un discours au ton grave retraçant l’historique de ce haut-lieu de la résistance, en présence du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Macron n’a pas manqué d’évoquer cette unité nationale qui lui fait défaut mais dont il est grandement responsable. “Les Français voient là l’unité nationale et c’est ce à quoi ils aspirent”, a déclaré la tête de liste du camp présidentiel pour les élections européennes du 26 mai qui s’exprimait sur BFMTV. “Dans ce décor comme destiné à être le théâtre d’une épopée à la fois sublime et tragique, quelques centaines d’hommes avaient décidé de se lever”, a déclaré Emmanuel Macron. “Si nous sommes là, au pied de ce plateau (…), c’est parce que 75 ans après, le peuple de France n’oublie rien de votre sacrifice. Si nous sommes là, c’est pour dire avec force que la leçon d’honneur et de courage que vous nous avez donnée est intacte”, a-t-il ajouté. Le président a également évoqué la leçon “de l’enracinement” transmise par les maquisards des Glières qui “ont défendu l’honneur, la liberté, la civilisation en même temps qu’une montagne, que leur terre, que ce lieu”. “Et il continue à être ainsi de nos idéaux, ils n’existent qu’ancrés, pétris dans notre terre (…)”, a-t-il dit. Le chef de l’Etat a également- à bon compte- voulu retenir la “leçon de l’égalité” léguée par les combattants venus de tous horizons (paysans, réfractaires du travail obligatoire en Allemagne nazie, communistes, francs-tireurs et partisans, républicains espagnols), a notamment énuméré Emmanuel Macron, “que rien ne prédisposait à se rencontrer” et qui se sont retrouvés “égaux et frères dans le combat”.“L’égalité, la vraie, la nôtre, est bien de mesurer la valeur des hommes à ce qu’ils peuvent sacrifier à une cause qui les dépasse” (…)”, a dit le président. Une belle phrase mais un peu en décalage dans la relation de la théorie à la pratique dans la période actuelle




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