Archive pour le Tag 'république'

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Gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

 

Gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Macron a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleurs à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Composition gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Composition gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Macron a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleurs à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Recomposition politique de Macron: Un parfum de IVe République

Recomposition politique de Macron: Un parfum de IVe République

 

 

La volonté de mettre en valeur un centre rationnel contribue aussi à doper les idéologies radicales, comme le montre la campagne électorale des législatives, explique, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Une recomposition qui ne s’ancre sur aucune réalité de terrain. Plutôt une sorte de pêche aux individualités IVe République. L’exemple le plus significatif étend sans doute le choix d’une première ministre complètement hors sol sur le plan social, politique et qui ne dispose évidemment pas de l’autorité et du charisme nécessaire animé un gouvernement aussi composite NDLR

tribune

 

 

Au moment où commence la campagne des élections législatives, après le dépôt des candidatures, vendredi 20 mai, l’absence dans le débat électoral de quelques grands enjeux qui vont marquer les prochaines années (dette, déficits, risque de récession, emploi) saute aux yeux. A l’inverse, le thème du pouvoir d’achat est survalorisé depuis des mois, déconnecté de tous les autres sujets, mais vigoureusement porté par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Pour Emmanuel Macron, sorti doublement vainqueur de l’élection présidentielle de 2017 et de 2022, l’avertissement est de taille : il ne suffit pas d’avoir, très tôt, prédit la mort du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR), puis œuvré à la constitution d’un grand centre européen, libéral et social, pour rationaliser le débat public. Présentée par les macronistes comme un gage d’efficacité, la recomposition politique en cours a aussi pour effet de valoriser des idéologies fortes qui n’ont qu’un lointain rapport avec le réel.

L’intuition de départ d’Emmanuel Macron était que les deux partis de gouvernement qui avaient dominé la vie politique de la Ve République finiraient par mourir, faute de pouvoir surmonter leurs contradictions internes. « Aujourd’hui, les grandes questions qui traversent notre époque sont le rapport au travail, profondément bouleversé par les questions environnementales et numériques, les nouvelles inégalités, le rapport au monde et à l’Europe, la protection des libertés individuelles et d’une société ouverte dans un monde de risques, écrivait le primo-candidat dans son livre Révolution (XO Editions, 2016). Sur chacun de ces sujets, la gauche et la droite sont profondément divisées et, de ce fait, empêchées d’agir. »

La quasi-disparition du PS et de LR est aujourd’hui actée. Minée par les frondes, la formation qui dominait la gauche a été touchée à mort dès 2017, au point que François Hollande n’a même pas pu prétendre concourir à sa succession. Accroché à l’idée qu’il bénéficiait d’une forte implantation locale et qu’il régnait en maître sur le Sénat, le parti qui dominait la droite a été brutalement dessillé par le score désastreux enregistré par Valérie Pécresse, le 10 avril (4,78 %) .

Dès l’origine, le macronisme a valorisé, par contraste, les notions de clarté dans le débat public et d’efficacité dans la conduite des politiques publiques. Conçu comme un antidote au déclinisme, affirmé comme une réponse à la montée de la défiance politique, il repose sur l’idée que, pour espérer obtenir des résultats, le politique doit partir du réel au lieu de se conformer à une grille idéologique préétablie.

 

 

 

Nouveau Gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Nouveau Gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Nouveau gouvernement Borne : de la cuisine politicienne digne de la IVe République

Nouveau gouvernement Borne  : de la cuisine  politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Gouvernement Borne : de la cuisine politicienne digne de la IVe République

Gouvernement Borne  : de la cuisine  politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

Gouvernement Borne : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Gouvernement Borne  : de la tambouille politicienne digne de la IVe République

Il est clair que la composition du gouvernement Borne résulte d’une infâme tambouille politicienne d’un autre temps. Pour parler clair, on s’inspire largement des combinaisons de la IVe République avec de savants dosages supposés ménager les différents courants.

 

Ainsi clairement , Marcon a voulu s’afficher à gauche avec la composition de ce gouvernement. L’objectif est évidemment de pomper les voix des couches sociales qui seraient tentées de s’abstenir ou de voter pour Mélenchon et ou Le Pen. À noter d’ailleurs que la première ministre a été choisie par défaut au dernier moment. C’est en effet Catherine Vautrin femme politique de droite qui avait les faveurs du pouvoir. Mais on a choisi à la place Élisabeth Borne  dont on dit qu’elle serait issue de la gauche, mais on se demande bien de quelle gauche il s’agit sinon celle des salons du septième arrondissement. Bref , cette « goche » qui a fait mourir le parti socialiste quand les technocrates ont pris le pouvoir sur les militants.

La contrainte la plus importante était sans doute de limiter le nombre d’hommes pour satisfaire à la parité. Alors Macron souffre cruellement de personnalités à la fois charismatiques et compétentes. Du coup, trouver des femmes responsables était un exercice particulièrement complexe.

Le problème de Macron ce qu’il fait lui en même temps à gauche mais aussi à droite. Il a ainsi réussi à débaucher l’ancien responsable du groupe parlementaire des « républicains » passé du jour au lendemain avec armes et bagages chez l’ennemi sans état d’âme en échange d’un petit Marocain. Le débauchage va évidemment continuer pour dépecer à la fois ce qui reste  du parti socialiste et des républicains

. Finalement , on aboutit ,comme précédemment d’ailleur,s à un gouvernement très conformiste composé pour l’essentiel de professionnels de la politique et dont les valeurs se confondent le plus souvent avec leur intérêt personnel. Bref un personnel politique médiocre et qui va se révéler rapidement incompétent compte tenu de l’aggravation d’une conjoncture de plus en plus complexe voire dramatique.

Dans le dispositif, il est clair qu’Élisabeth Borne ne joue aucun rôle. Elle ne représente d’ailleurs aucun courant politique, aucune tendance. Il s’agit d’une techno pure et dure, par ailleurs psychorigide, qui ne résistera pas au premier vent de tempête. Il est vraisemblable qu’elle n’a pas eu le moindre mot à dire sur le choix de ses ministres voire de leur entourage.

On voit mal l’intéressée en capacité d’affronter les vents mauvais comme par exemple l’inflation qui ronge croissance et pouvoir d’achat, la réforme des retraites, la transformation de l’État, les banlieues, l’endettement, l’insécurité ou encore la question centrale de la crise du système sanitaire.

De toute manière ce gouvernement aura une durée de vie limitée et on assistera vraisemblablement à la mise en place d’un nouveau gouvernement sitôt les législatives passées.

La république française remplacée par la « république écologique » (Jadot, EELV)

La république française remplacée par la république écologique (Jadot, EELV)

Il est de plus en plus évident que les écolos d’Europe écologie les Verts ne parviennent pas à imprimer sur la campagne électorale en cours aussi bien sur le fond que sur la forme. Sur le fond, il est évident que le programme économique et social ne repose sur aucune base crédible. En gros les écolos proposent de stopper la croissance tout en améliorant nettement la situation sociale des salariés comme des chômeurs. Sur la forme  Yannick Jadot en particulier ne parvient pas à accrocher en raison de sa déficience de personnalité. Il n’est pas antipathique, bien au contraire, mais d’une façon générale, on  reste assez indifférent à sa posture tout autant qu’à son programme.

À la recherche d’originalité Yannick Jadot vient donc de déclarer le principe d’une république écologique cocktail de mesures environnementales, sociales et sociétales douteuses, gauchistes souvent, étatistes de temps en temps et libérales quand ça arrange.

Finalement cette grande confusion bénéficie à Taubira. La nouvelle star de l’union de la gauche qui au mieux va récolter 5 % aux élections présidentielles. Et cela avec un programme encore plus insignifiant et  sans parti . En fait d’union Taubira va diviser encore un peu plus la gauche et surtout prendre des voix à Jadot . D’une certaine manière, c’est la seconde fois que Taubira tuera la gauche. Une première fois en se présentant contre Jospin et en le faisant perdre ainsi en 2002 et une seconde fois en 2022 pour l’enterrement sans doute du concept

« Emmerder » «Le président de la République a commis une faute» ( président du sénat

« Emmerder »  «Le président de la République a commis une faute» ( président du sénat)

 

Déclare dans le Figaro que le président de la république a commis faute en déclarant vouloir « emmerder des Français ».

Une faute d’autant plus grave qu’elle a été faite consciemment pour s’allier un certain courant populiste ambiant alors qu’il ne s’agit que d’un élitisme condescendant et insultant. La preuve supplémentaire que le niveau de la campagne électorale ( la déclaration est davantage celle d’un candidat que d’un président) n’est guère à la hauteur des enjeux. Gérard Larcher, président du Sénat rappelle à l’ordre le président comme le candidat dans le Figaro:

«  L’élection présidentielle est la clé de voûte de nos institutions. C’est le chef de l’État que nous allons élire au mois d’avril prochain. Doit-on accepter, et finalement se satisfaire, d’un tel abaissement du débat démocratique? Emmanuel Macron ne peut sciemment utiliser la provocation pour hystériser le débat politique. La fonction présidentielle impose de la retenue et de la mesure. La campagne électorale doit obéir à quelques exigences indispensables aux enjeux de cette élection. Cette surenchère verbale n’est pas digne de la crise que vivent les Françaises et les Français depuis deux ans. Je dis au président de la République: votre fonction vous oblige, vous devez rassembler une nation archipélisée et profondément fracturée qui n’a nul besoin de crispations supplémentaires. Je dis au désormais candidat… »

Politique–Bayrou veut le regroupement avec la « République en march »e avant la disparition de Macron !

Politique–Bayrou  veut le regroupement avec la « République en march »e avant la disparition de Macron !

 

 

Politiquement Bayrou a sans doute raison de vouloir créer une sorte de parti unique entre le MoDem et la république en marche dans la mesure où le parti LREM pourrait bien disparaître en même temps que Macron soit en 2022 soit en 2027. Or le MoDem, lui possède une implantation sur le terrain et des élus qui lui permettraient sans doute de prendre la main sur le parti unifié. Macron en effet ne laissera pas un grand souvenir de son parti qui n’a jamais réussi à exister réellement ni à dégager des leaders crédibles autres que lui. C’était d’ailleurs la volonté de Macron : ne pas être ligoté par un parti pouvoir gouverner seul et sans partage avec qui que ce soit y compris d’ailleurs le Parlement

 

Bayrou a donc réaffirmé sa volonté de fonder une nouvelle structure politique avec le mouvement fondé par Emmanuel Macron. «Nous avons éprouvé le fait que l’organisation de la majorité ne suffisait pas, que nous pouvons faire mieux», a indiqué le président du MoDem, convaincu qu’elle «ne permet pas l’élan de conquête» pour l’élection présidentielle d’avril 2022. «C’est le moment de faire un pas en avant», a-t-il insisté. Notons enfin que Bayrou craint que la droite en particulier autour d’Édouard Philippe ne constitue un courant susceptible d’absorber aussi la république en marche.

Agnès Buzyn devant la Cour de Justice de la République

Agnès Buzyn devant la Cour de Justice de la République

Selon une information du Monde.fr, Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, est convoquée ce vendredi devant les juges d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) sur les chefs d’« abstention de combattre un sinistre » et de « mise en danger de la vie d’autrui » dans le cadre de la crise du ­Covid.

 

Encore une affaire qui risque de finir en eau de boudin pour deux raisons. La première est que la cour de justice de la république constitue une cour d’exception réservée aux ministres et composée en majorité de politiques.

 

Dans la plupart des cas, la cour de justice n’a prononcé que des peines très symboliques ou rien du tout. La seconde raison c’est que tout le gouvernement a été impliqué dans les erreurs de gestion de la crise sanitaire. Une sanction contre l’ancienne ministre de la santé risquerait de faire jurisprudence.( Rappelons-nous au départ l’affaire du masque par exemple que les responsables considéraient comme inutiles), puis le manque de masques quand il a été rendu obligatoire. De ce point de vue le ministre actuel de la santé a tenu des propos encore plus contradictoires que ceux d’ Agnès Buzin.

République dominicaine: une corruption à 100 millions !

République dominicaine: une corruption à 100 millions  !

 

 

On peut s’étonner qu’une procédure judiciaire ait été engagée pour un motif de corruption en République Dominicaine. Il fallait en effet solliciter la justice ce motif dans certains pays où la corruption cons situe une sorte de mode de régulation alors la vie économique s’écroulerait. En  République Dominicaine, l’affaire a pris une tournure judiciaire compte tenu du montant à savoir une centaine de millions concernant plusieurs responsables dont un ancien ministre des travaux publics.

Observons aussi que cette pratique particulière demeure encore un peu partout dans le monde dans le secteur des travaux publics où il est d’usage d’arroser des responsables  pour empocher des marchés. Dans certains pays en voie de développement, la pratique de corruption est d’autant plus facile qu’elle est largement ancrée dans la culture du plus haut niveau de l’État jusqu’au plus bas. Une sorte de fiscalité virtuelle qui permet d’améliorer le revenu des responsables et autres fonctionnaires mais qui en même temps pénalise en fait l’économie et le développement du pays.

Climat dans la Constitution: la « république en marche » se ridiculise

 

 

Les députés de la république en marche qui ne servent  pas à grand-chose persistent  et signent pour trouver un accord avec le Sénat une rédaction commune Sénat-assemblée concernant l’inscription des climats dans la constitution avec l’organisation d’un référendum.

 

Une opération purement symbolique et politique car les préoccupations climatiques figurent déjà dans la constitution. En outre un référendum constituerait une opération purement politique car évidemment très peu de gens en théorie répondraient non à une consultation de ce type.

Le problème est que la manipulation apparaît tellement grosse que précisément l’opinion pourrait se retourner et transformer ce référendum en consultation anti Macron. Les députés LREM ont cependant déposé vendredi 11 juin un amendement au projet de loi visant à inscrire le climat dans la Constitution, dans le but de trouver un terrain d’entente avec le Sénat à majorité de droite et permettre le référendum voulu par Emmanuel Macron.

«nous prenons acte du refus du Sénat de proposer aux Français la formulation de la Convention citoyenne mais nous continuons l’échange» a déclaré le jeune rapporteur. Et la nouvelle formulation «doit nous permettre de trouver la voix d’un accord avec le Sénat» lequel ne veut pas entendre parler du terme garantir qui en faites juridiquement d’ailleurs ne signifie pas grand-chose.

 

Une proposition un peu surréaliste du député sorti de nulle part sinon d’un inutile institut d’études politiques et militants politiques depuis seulement 2016! Bref la maladie chronique des députés en marche immature et irresponsable.

 

Quelle intégration des musulmans dans la République ?

Quelle intégration des musulmans dans la République ?

« Nous devons tout faire pour que nos concitoyens, musulmans ou pas, comprennent la dimension culturelle de l’islam, sa part dans l’histoire de notre pays, et ainsi surmonter la dimension politique portée par un islam dévoyé »explique dans l’Opinion Sadek Beloucif est candidat à la présidence de la Fondation de l’islam de France.

 

 

Candidat à la présidence de la Fondation de l’islam de France (FIF), Sadek Beloucif a été reçu récemment par le Bureau central des cultes du ministère de l’Intérieur pour présenter sa vision. Chef du service d’anesthésie-réanimation à l’hôpital Avicenne de Bobigny et président du Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics (Snam-HP), cet ancien membre du Conseil consultatif national d’éthique se confie sur le sens de sa candidature.

Pourquoi vous portez-vous candidat à la FIF dont vous dirigez le conseil d’orientation ?

Jean-Pierre Chevènement a porté ce projet sur ses fonts baptismaux. Les objectifs sont excellents : éducation sociale, aide à la recherche pour des doctorants, formation profane des imams, promotion de la laïcité et de la culture musulmane… La FIF est toutefois ensablée. Elle connaît un déficit de notoriété et de moyens financiers pour accomplir ses missions. Il faut combler ces lacunes avec autant d’humilité que de détermination. La FIF est un formidable outil qui, bien utilisé, peut servir la France et l’islam.

Que proposez-vous?

Les lettrés connaissent la FIF mais une grande partie de nos concitoyens n’en ont jamais entendu parler. La FIF doit être populaire. Elle doit parler aux Français non musulmans qui ne connaissent pas vraiment cette religion. Il faut s’adresser aussi aux Français musulmans, ceux de la majorité silencieuse, qui sont paisibles et qui ont une forte volonté d’intégration dans la communauté nationale. Certains, une petite minorité, sont tentés par un séparatisme. Sa réalisation marquerait la fin du projet d’intégration. Notre pays n’est pas communautariste mais a vocation à être universaliste. La religion relève du domaine privé, celui de l’intime. Lorsque Jean-Pierre Chevènement m’a demandé de prendre la tête du conseil d’orientation de la FIF, j’ai plaidé avec succès pour que des personnalités non musulmanes, fines connaisseuses de la culture d’islam, y entrent. Il est important que l’islam soit compris non seulement comme une foi mais aussi comme une question culturelle.

Quelle place doit avoir la FIF dans la structuration de l’islam de France ?

La FIF, par son expertise culturelle, va aider une telle structuration. L’islam de France doit comporter d’abord une instance « ordinale » (comme l’Ordre des avocats ou des médecins), ce que voulait représenter le Conseil français du culte musulman (CFCM). Celle-ci doit inclure des pouvoirs de « police du culte », même s’il n’y a pas, en islam sunnite, de clergé au sens hiérarchique du terme. Nous n’aurons pas l’équivalent d’un pape ou d’un grand rabbin. Mais nous aurons un Conseil des imams et nous avons une charte des principes pour l’islam de France, essentielle, car elle reprend les principes éthiques et républicains devant être approuvés par tous. Enfin, il faut aussi une instance de financement des fidèles pour le financement des aspects cultuels, un peu comme le denier du culte. Au sein de cet ensemble, la FIF a vocation à utiliser la culture pour promouvoir le dialogue au sein de la communauté nationale entre la République et les citoyens de culture musulmane, au bénéfice de tous les Français.

«La FIF doit être financée par une nouvelle génération de citoyens engagés acceptant de donner lors de leur déclaration de revenus à des organismes d’intérêt général et de bénéficier ainsi d’une part de réduction fiscale»

Les mécènes sont rares. Comment remédier à ce problème de financement?

D’abord faire appel à la générosité publique pour résoudre ce manque de notoriété et de moyens. D’autres fondations d’utilité publique aident à la lutte contre la pauvreté, la protection de l’enfance, la recherche médicale. La FIF doit être financée par une nouvelle génération de citoyens engagés acceptant de donner lors de leur déclaration de revenus à des organismes d’intérêt général et de bénéficier ainsi d’une part de réduction fiscale. Il faut aussi frapper aux portes des entreprises. Total est en train d’investir 17 milliards de dollars au Mozambique, pour un projet de grande ampleur, actuellement troublé par une minorité intégriste agissante. Nos champions de l’industrie ont tout intérêt à mieux connaître cette religion. Louis Vuitton possède plusieurs magasins à Singapour. Un tel développement mondial a forcément été réalisé en comprenant la culture locale… D’autres opportunités existent en sollicitant nos Grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, les chambres de commerce, les conseils régionaux…

L’Association musulmane pour l’Islam de France (Amif) est destinée à mobiliser les ressources pour le financement du culte…

Son président, Hakim El Karoui, est un homme talentueux. Je l’ai invité l’année dernière au CFCM pour que l’on travaille ensemble à la réalisation d’un modèle de mobilisation des ressources financières (N.D.L.R. : taxes sur le pèlerinage et le halal notamment) pour financer le culte musulman. Nous sommes encore dans les discussions pour arriver à monter cette instance unifiée, commune pour tous les musulmans.

La peur de l’islam est instrumentalisée politiquement. Que faire?

Il faut que la France puisse résoudre cette nouvelle « question d’Orient » en interne pour pouvoir avancer. Plusieurs éléments montrent que nous sommes en train d’y arriver. Le modèle anglais est plus communautariste. La France, c’est une communauté de destins, une citoyenneté. Quand j’étais petit à l’école, on m’apprenait que le soleil ne se couche jamais sur l’Empire. La France est un condensé du monde. Pour être présente et influente dans les domaines politique, économique, culturel et sociétal, elle doit comprendre ses différentes racines. La marche des Beurs en 1983 a montré la volonté d’une génération montante d’être des Français à part entière. L’intégration de la communauté musulmane dans la République est un vecteur de « faire ensemble », plus difficile à réaliser que le simple « vivre ensemble ». Pour y contribuer, nous devons tout faire pour que nos concitoyens, musulmans ou pas, comprennent la dimension culturelle de l’islam, sa part dans l’histoire de notre pays et de notre civilisation, et ainsi parviennent à surmonter la dimension politique portée par un islam dévoyé.

Vous revendiquez votre appartenance à un humanisme éclairé?

Je ne sais pas si je suis un musulman éclairé. Je suis dans l’islam des familles. Je n’étale pas mon appartenance religieuse, mais je ne tais pas ma foi. On dit en islam : « ​Il ne faut pas que l’ignorant garde son ignorance et il ne faut pas que le savant garde pour lui seul sa science ​». Tout homme a un impératif de perfectionnement, d’apprentissage des cultures, de partage. C’est la raison d’être de l’association L’Islam au XXIe siècle que je préside. La situation est trop difficile pour que l’on ne fasse pas « ​société ensemble ​» quand on voit le traumatisme provoqué par les attentats. La FIF doit expliquer l’importance d’une citoyenneté commune, d’une part aux Français qui en ont parfois peur et d’autre part aux musulmans de France pour un islam pleinement inséré dans la République.

Comment jugez-vous le bilan du président actuel de la FIF, Ghaleb Bencheikh ?

C’est un homme de qualité, doté d’une finesse d’esprit, mais il est affaibli. La FIF a du mal à avancer, pâtit d’un déficit de notoriété et ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour mener à bien ses projets. Elle manque d’indépendance et son président a voulu composer en attirant des financements de la Ligue islamique mondiale (N.D.L.R. : sous tutelle de l’Arabie saoudite)

Nouvelle carte d’identité français-anglais: Start-up Nation ou république française ?

Nouvelle carte d’identité français-anglais: Start-up Nation ou république française ?

 

Un collectif d’écrivains et d’artistes, parmi lesquels Jean Rouaud, Florence Delay, Jean-Marie Rouart ou Ernest Pignon-Ernest, critique, dans une tribune au « Monde », la nouvelle carte d’identité bilingue français-anglais. Ils préconisent plutôt que chaque région française choisisse, afin de les célébrer, l’une des vingt-six langues officielles de l’Union.

 

Tribune.

 

 La langue française a été littéralement laminée par cinquante ans de présence anglaise dans les instances européennes, en dépit de la promesse qu’Edward Heath avait faite à Georges Pompidou de respecter les langues fondatrices du marché commun, quand le premier ministre anglais, en 1973, en sollicitait l’entrée pour son pays.

Avec le Brexit, et dans la perspective de la présidence française de l’Union, en 2022, et alors que les fonctionnaires francophones de Bruxelles en sont réduits à signer une pétition pour « réclamer le droit de travailler en français », une opportunité de la dernière chance se présente : celle d’en finir avec les conduites vassales, par une immédiate et vigoureuse offensive du type pont d’Arcole…


A l’instant où l’Elysée annonçait, le 20 mars, des mesures « novatrices » en faveur de la langue française, survient une nouvelle carte nationale d’identité « bilingue » français-anglais, diffusée déjà dans trois départements ; or, à la différence de tout autre document administratif, y compris le passeport déjà rédigé en anglais, ou encore le passeport sanitaire, la « carte nationale d’identité » reste le seul document commun aux 65 millions de citoyens sans exception et qui, sous ces mots tellement chargés (nationale, identité), rapporte la caution de toutes les informations qu’elle contient aux données personnelles de chaque citoyen : un tel document constitue une ligne rouge symbolique.

La France, une variante locale du Commonwealth

Que l’on le veuille ou non, la traduction de l’intitulé et de ces données en anglais, totalement inutile sur le plan pratique, objective cinq messages dans l’ordre du symbolique : la France est un pays bilingue, comme le Canada ou le Cameroun (alors que la France est le seul pays francophone à déployer la langue française sur tout le territoire) ; le français n’est pas une langue internationale, quand la langue française est parlée sur les cinq continents.

Les 45 pays qui ont notre langue en partage apprécieront ; nous sommes une variante locale du Commonwealth, plutôt qu’un pays d’Europe (où l’anglais n’est plus la seule langue unique d’aucun des 26 Etats membres) ; la France est figurée en start-up nation, information que l’on pourrait substituer à République française, d’autant que la nouvelle carte se présente sur le modèle d’une carte de crédit, ou de carte de fidélité pour la boutique France…

Mais davantage encore, c’est l’Etat français lui-même, et non plus ces innombrables autocolonisés, unfrench et fiers de l’être, que Michel Serres appelait les « collabos de la pub et du fric », c’est l’Etat qui méprise la Constitution de la République (article II) et qui enfreint la loi Toubon (article 4) : est-il nécessaire de « traduire » carte nationale d’identité par « national identity card », trois mots français passés à l’anglais depuis Hastings ?

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