Archive pour le Tag 'république'

Grand débat: retour au social pour la république en marche

Grand débat: retour au social pour la république en marche

 

De toute évidence, la république en marche tente un virage à gauche et de rééquilibrage  aussi du pouvoir solitaire de macron. La première surprise consiste à proposer la vraie indexation des petites retraites sur l’inflation. En clair certaines pensions en seront donc exclues. Pas question toutefois de revenir sur la suppression de l’impôt sur la fortune sorte de tabou qui honore la promesse de macron vis-à-vis des plus aisés qui l’ont surtout soutenu. Par contre on envisage de renforcer l’impôt sur la fortune immobilière. L’autre événement à retenir est l’orientation concernant le financement des EHPAD qui pourrait être pris en charge à hauteur de 25 % par l’État grâce à une nouvelle » journée des vieux ». Pour le reste, on notera d’intention car le mouvement en marche est un peu pris au piège du débat national qui doit nécessairement déboucher sur des mesures.  «De ces millions de conversations, nous avons entendu que les Français ont le sentiment de ne plus maîtriser leur destin, d’avoir perdu la main», a relevé le patron des Marcheurs, désireux de «lutter contre le sentiment d’injustice». «Le déclassement de certains territoires, la crise écologique, des décennies de chômage de masse, la dépendance… tout cela obscurcit notre avenir», a-t-il déploré. Cependant les orientations ne sont pas à la hauteur de l’analyse et des enjeux. Pour preuve cette de curieuse propositions pour que les collectivités puissent louer des véhicules plus écolos à bas prix Le numéro un de LREM a mis l’accent sur le social, donc, en suggérant également que l’État et les collectivités donnent la possibilité de louer des véhicules propres à moins de 50 euros par mois et en faisant du non-recours aux aides sociales «une priorité nationale». «Il faut aller plus loin pour aider les individus à sortir de leurs conditions de naissance», a argué Guerini. «Notre boussole, c’est l’égalité des chances», a souligné la députée Sophie Errante, cadre du mouvement et issue, comme le délégué général, du Parti socialiste. Le parti du président la république n’a pu cependant s’empêcher de revenir sur l’arlésienne de la taxe carbone. Il faut se rappeler que le patron de la république en marche réclamée il y a quelque temps le retour de cette taxe balayait d’un revers de main par le premier ministre. Pas étonnant puisque c’est précisément cette taxe qui avait déclenché le mouvement des gilets jaunes. Du coup Stanislas Guerrini réitère sa proposition mais en l’étendant aux transports aériens et maritimes avec une condition que le produit soit affecté totalement à la transition écologique. Une illusion évidemment car on voit mal la France imposée seule une taxe sur le transport international. En outre l’essentiel des taxes environnementales va boucher les trous du budget. Pour terminer sur le plan démocratique la république en marche a enterré deux principes de du référendum d’initiative citoyenne pour y substituer une proposition de loi citoyenne qui pourrait être examinée au Parlement. Bref le parti en marche à tente de prouver qu’il existe mais avec de nombreuses contradictions entre les intentions et les orientations sans parler de l’étroitesse des marges de manœuvre vis-à-vis du gouvernement et de l’Élysée.

Errance chaotique de Macron : la faute à la Ve République

Errance chaotique de Macron : la faute à la Ve République

 

La faute en revient à la Ve République, selon l’historien Nicolas Rousselier, à la double fonction du chef de l’État sous la Ve République : symbolique et politique. (Interview Le Figaro)

 

-Emmanuel Macron retourne au contact des Français pendant son périple mémoriel d’une semaine dans le Nord. Parfois accueilli sous les applaudissements, il a aussi été houspillé aux cris de «président des riches» ou «Macron démission!». Ses prédécesseurs, sous la IIIe République, étaient-ils accueillis de la sorte?

 

NICOLAS ROUSSELIER. -Pas du tout. Il y avait une sorte de patriotisme local: les Français étaient fiers que le président visite leur ville, davantage encore dans les petites villes et les villes moyennes. La presse régionale, très puissante à l’époque, renforçait cet enthousiasme: c’était à quelle ville accueillerait le mieux le chef de l’État. Félix Faure (1895-1899) a ainsi successivement visité Marseille, Toulon et Nice, et les journaux marseillais se targuaient d’avoir organisé la fête la plus réussie.

«Carnot a été le premier à aller à la rencontre des Français, au tournant des années 1890. Il avait compris la nécessité de l’incarnation.»

Nicolas Rousselier

Les Français étaient-ils au rendez-vous?

Oui. Ces voyages, qui prenaient la forme de fêtes populaires républicaines, avec inaugurations, défilé militaire, banquet, connaissaient un énorme succès. Sadi Carnot (1887-1894) a été le premier à aller ainsi à la rencontre des Français, au tournant des années 1890. Il avait compris la nécessité de l’incarnation dans un régime parlementaire, la IIIe République, où le pouvoir de décision du président était quasi-nul: son rôle était surtout cérémoniel.

 

Des dizaines, parfois même des centaines de milliers de personnes se pressaient. Mais en même temps, cette fête se voulait très «dépersonnalisée». Les bains de foule étaient très rares car les Français étaient tenus à distance, et les présidents répétaient, en substance: «Cette fête républicaine ne s’adresse pas à moi, mais à la République». La situation était donc paradoxale: un grand succès malgré une forte «dépersonnalisation».

Comment expliquer la moindre ferveur populaire, aujourd’hui, alors qu’Emmanuel Macron vient commémorer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale?

En raison de l’extrême personnalisation et politisation du président depuis 1958, des Français viennent lui dire leur colère, protester contre le prix des carburants par exemple. Emmanuel Macron a tout à fait intégré le double rôle, cérémoniel et politique, dévolu au président sous la Ve République, en alternant commémorations et séquences de pédagogie sur ses réformes. Mais il est difficile de dire que c’est un pari réussi. La fonction politique brouille la fonction symbolique.

 

À l’inverse, sous la IIIe République, les Français ne pouvaient attacher aucune réforme impopulaire à leur président, très faible donc vierge politiquement. Emile Loubet (1899-1906), Armand Fallières (1906-1913), Gaston Doumergue (1924-1931)… Tous ces présidents n’ont absolument aucun chapitre dans les livres d’histoire, mais ils étaient très populaires, à commencer par Gaston Doumergue, surnommé «Gastounet» parce qu’il était originaire du Midi. Le consensus national n’était pas pollué par les péripéties du moment, à l’image de l’Allemagne aujourd’hui, où le cérémoniel – prérogative du président – est dissocié du politique – à la charge du chancelier.

De Gaulle n’a-t-il pas abondamment puisé dans le registre symbolique, sans qu’interfère pour autant sa fonction politique?

En tant que héros de la Seconde guerre mondiale, il pouvait plus facilement rester dans le registre cérémoniel pour «dire la nation», pendant ses voyages en province.

«Sous la IIIe, le consensus national n’était pas pollué par les péripéties»

Nicolas Rousselier

Depuis les années 70-80, la modernité à tous les niveaux, dans les transports et les médias, a participé à la multiplication de voyages présidentiels éclair, sous Giscard, Mitterrand et Chirac par exemple. On exige aujourd’hui du président qu’il soit dans le commentaire, on guette ses annonces: depuis les années 2000, le quinquennat et les médias d’information en continu ont imposé leur rythme effréné.

 

Reconquérir les territoires perdus de la république ! (Christophe Castaner)

Reconquérir les territoires perdus de la république ! (Christophe Castaner)

Castaner, nouveau ministre de l’intérieur, reprend à son compte l’objectif de reconquête des territoires perdus défendus par Gérard Collomb. Reste à savoir si Castaner sera davantage entendu par Macon que l’ancien ministre de l’intérieur. On se souvient en effet que Macron avait enterré sans ménagement le plan banlieue de Borloo. Un plan banlieue qui visait à rétablir la sécurité en développant la formation, l’insertion professionnelle et l’activité économique Interview du JDD.

 

En quittant ce ministère, Gérard Collomb a évoqué des « narcotrafiquants, des islamistes radicaux » qui feraient « la loi » dans des cités et envisagé « que demain on vive face à face ». Vous êtes d’accord ?
Gérard Collomb avait dit cela bien avant de démissionner et il a raison : il y a une situation de tension extrême et une grande violence dans certains quartiers. Il s’est battu pour mettre en place des solutions en obtenant un budget dynamique et en créant, justement, la police de sécurité du quotidien et les « quartiers de reconquête républicaine ». Quand vous mettez trente policiers de plus dans un quartier, ça change tout – des policiers que j’ai rencontrés sur le terrain me l’ont dit. Et je ne parle pas de remplacements de fonctionnaires à la retraite, mais bien de 30 policiers de plus. Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir. Reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine. Ce sera un combat. Je le mènerai et nous le piloterons ensemble avec Laurent Nuñez.

Vous êtes partisan d’une politique d’immigration musclée?
J’assume une politique ferme contre l’immigration irrégulière. Nous devons tout faire pour empêcher la création et la reconstitution des campements illicites. À Grande-Synthe, des passeurs tiennent 1.500 personnes dans des conditions de vie scandaleuses. Je mettrai fin à cette situation, quitte à ordonner des évacuations, en lien avec les collectivités locales. Mais pour que notre politique soit crédible, il faut aussi réussir l’intégration des réfugiés.

 

 

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

 

L’Amérique du sud n’en finit pas de solder se comptes avec son passé réactionnaire et même fasciste. Pour preuve, Lula, empêché de se présenter à l’élection présidentielle tout simplement parce qu’il devance à hauteur de 40% son principal adversaire de droite qui n’obtient pas la moitié (19% des intentions de votes). La méthode est connue. L’Espagne elle même longtemps nourricière du fascisme d’Amérique du sud a bien emprisonné et condamner les leaders catalans pour les empêcher de se présenter aux élections de la région. Certes Lula n’est pas un saint, mais se prédécesseurs non plus. Sul fallait emprisonner tous les chefs d’Etats qui ont mis les doigts dans le pot de confiture, on manquerait de candidat dans le monde entier. La question est politique, économique aussi.  Lula, de loin l’homme politique le plus populaire du Brésil, a été condamné en appel à 12 ans d’emprisonnement pour corruption et est incarcéré depuis avril. Son parti, le Parti des travailleurs (PT), l’avait tout de même présenté comme candidat pour la présidentielle à la mi-août, estimant que Lula était innocent. Cependant une loi, baptisée “Ficha Limpa” (casier vierge), exclut du scrutin présidentiel les candidats ayant été condamnés en appel pour corruption. La décision du Tribunal supérieur électoral devrait mettre fin à un feuilleton qui a fait planer une grande incertitude sur le scrutin d’octobre. Cependant les avocats de Lula avaient auparavant annoncé qu’ils pourraient faire appel de la décision devant la Cour suprême. Les juges ont ignoré la recommandation de la commission des droits de l’homme de l’Onu, selon laquelle le gouvernement devait autoriser Lula à exercer ses droits politiques tant que ses appels devant les tribunaux n’ont pas été étudiés, a ajouté le PT.

Comptes de campagne « République du fric » ? (Olivier Faure)

Comptes de campagne « République du fric » ? (Olivier Faure)

 

Le premier secrétaire du Parti socialiste n’a sans doute pas tort de dénoncer « un parfum de connivence permanente entre les milieux d’argent et l’exécutif ». Sauf que le PS n’a pas su non plus se mettre à l’abri de ces connivences en raison de sa sociologie. D’une certaine manière, les reproches qu’Olivier Faure adresse à Macron pouvaient l’être tout autant vis-à-vis de certains entourages de François Hollande. Une critique qui vaut pour l’ensemble-ou presque- du système politique dont la consanguinité avec la finance et les intérêts dominants faussent évidemment la démocratie.   »Il règne un parfum de connivence permanente entre les milieux d’argent et l’exécutif. Cette République qui se voulait exemplaire est en fait la République du fric. Or, on ne peut pas servir les deux, il faut choisir : la République ou le fric », a déclaré le premier secrétaire du PS. « Les soupçons de prise illégale d’intérêt et de trafic d’influence qui pèsent sur les activités d’Alexis Kohler et les informations dévoilées par la presse au sujet des comptes de campagne du candidat Macron, qui viennent s’ajouter aux déboires judiciaires de la ministre du travail ou aux interrogations sur les généreux donateurs de la présidentielle, éclairent d’un jour particulier le pouvoir actuel », juge-t-il. « Fait aggravant, le président de la République défend publiquement son collaborateur alors qu’une enquête préliminaire est en cours. Il pèse sur la justice alors même qu’il est censé être le garant de son indépendance. Un président ne devrait pas dire ça », ajoute Olivier Faure, qui demande un réexamen de ces comptes par la commission. De son coté Mélenchon  réclame aussi une nouvelle évaluation des comptes de campagne et uen vraie indépendance de la commission de contrôle.

Affaire Sarkozy : un événement de ‘l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

Affaire Sarkozy : un événement de l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

 

 

Patrice Arfi qui est à l’origine de la découverte du financement libyen  n’a peut-être pas de tort de considérer qu’il s’agit d’un événement dans notre histoire de la république. Certes, il ne fait pas insulter l’avenir, Sarkozy est encore loin d’être condamné, il va solliciter le droit pour repousser un procès qui pourrait n’avoir lieu que dans plusieurs années et encore ce n’est même pas certain. Mais le fait que la justice mette en examen un responsable politique de premier plan constitue vraiment un événement nouveau en France. En général, on se montre très tolérant avec les incartades de nature politico financières. Rares même sont les ministres qui démissionnent et encore plus rares ceux qui abandonnent la politique. A la différence des pays du nord qui parfois quittent ou sont chassés du pouvoir pour des motifs qui feraient rire en France. Pour tout dire,  il y a toujours eu uen certain laxisme de la justice vis à vis des politiques. Pensons par exemple à cette affaire Tapie qui dure depuis 25 ans dans laquelle Lagarde qui a donné son accord pour les 400 millions a reçu une simple remontrance de la cour de justice de la république ! Nombre d’affaires  ont fini en France en eau de boudin y compris dès le début de enquête.    »Parfois l’acharnement qui nous est reproché par certains peut avoir son utilité », a indiqué  mercredi 21 mars sur franceinfo Fabrice Arfi, invité de l’émission « Tout est politique », après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Le journaliste de Mediapart est à l’origine des révélations sur les soupçons de financement libyen de la campagne de l’ancien président de la République en 2007. Fabrice Arfi rappelle que Nicolas Sarkozy est présumé innocent, mais souligne que la mise en examen constitue  »une accélération judiciaire ». Selon le journaliste, c’est  »un évènement dans l’histoire de la Ve République et peut-être des Républiques qui lui précède ». Selon Fabrice Arfi, cette affaire est  »notre affaire d’ingérence russe », en référence à l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui fait l’objet d’une enquête aux États-Unis. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, cette ingérence ne s’est pas faite  »avec n’importe quel pays, souligne Fabrice Arfi, mais avec une dictature épouvantable, celle de Mouammar Kadhafi. » Pour le journaliste de Mediapart, cette mise en examen est la  »concrétisation qui vient rappeler que ce que nous essayons de documenter depuis sept ans a une existence réelle », insiste-t-il.  »Nous ne sommes pas dans le fantasme, nous ne sommes pas dans le ’fake news’, nous ne sommes pas dans la diffusion de fausses nouvelles comme cela nous a été reproché par certains depuis sept ans », conclut Fabrice Arfi.

 

Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

François Hollande avait promis, Macon le réalisera : il supprimera la cour de justice de la république espèce de juridiction hybride qui permet d’ailleurs le plus souvent d’enterrer notamment les affaires de politico-financière . Avec une réserve toutefois, les juridictions ordinaires auront à  juger la vie privée des ministres mais pour ce qui concerne le domaine public il faudra attendre que les ministres aient quitté la fonction pour les soumettre aux autorités judiciaires. Une position finalement assez bâtarde car on voit mal pourquoi les ministres resteraient protégés le temps de leur fonction à moins d’espérer que le temps ne fasse son ouvrage, ce qui est souvent le cas. D’un point de vue constitutionnel, on voit mal pourquoi pourrait être retenu cette exemption de responsabilité ministérielle d’autant que le concept n’existe pas réellement. De quoi sont exactement responsables les ministres dans leur fonction ? Sur quels critères se fonder apprécier leur efficacité au contraire leurs erreurs voir leur déviance ou leur faute ? Si cette réforme aboutissait, elle renverrait donc les ministres accusés de crimes ou délits vers des juridictions de droit commun. Sauf qu’Emmanuel Macron a apporté lundi une précision d’importance : à ses yeux, les ministres doivent « être naturellement jugés comme tous les citoyens dans leur vie non-ministérielle ». Mais pour ce qui est du temps de leur « action » au gouvernement, ils doivent être « protégés légitimement ». Autrement dit : les ministres seront des justiciables ordinaires… une fois leur départ du gouvernement.  »Notre pays a besoin d’un exécutif audacieux et non d’une génération de prudents ou d’empêchés qui, dans l’exercice de leurs fonctions, seraient freinés sans cesse par la perspective de procédures pénales », a justifié Emmanuel Macron. Et d’ajouter qu’ »une réponse ferme ne doit pas passer par une juridiction d’exception mais plutôt par une définition plus précise de ce qu’est la responsabilité ministérielle ».

 

La république en marche : un parti dirigé par des robots

3,7

La république en marche : un parti dirigé par des robots

Dans le paysage politique le parti de Macon est une sorte d’ovni, un curieux objet juridique et politique qui ne correspond à aucune organisation déjà connue.  Première observation, la plupart des adhérents ne ce connaissent  pas  plus que les militants hormis dans des petits cercles fermés qui peuvent se créer un peu partout sur le mode des cercles Tupperware. L’information entre les comités locaux ne circule pas du tout. Aucune coordination ni au plan local, ni au plan départemental, au plan régional. Les adhérents et les militants sont complètement isolés et juste chapeautées par des sortes de commissaires politiques (référents) eux aussi inconnus et désignés  par la direction centrale auto proclamée. Bref davantage une sorte de club de fans, de secte tout à la gloire de Macon. D’ailleurs il n’y a pas pratiquement d’information montante. Tout descend ;  régulièrement les adhérents et militants reçoivent des infos vantant la politique du gouvernement. C’est leur seul rôle, diffuser  la propagande.  Inutile d’essayer d’entrer en contact avec des responsables d’en marche ; on peut juste espérer recevoir dans les 10 secondes un accusé de réception provenant évidemment d’un robot. La démocratie se résume à cet accusé de réception. Finalement on peut se poser la question de savoir à quoi servent les énormes subventions reçues par le parti en marche content tenu de l’indigence du fonctionnement voire de son absence. D’une certaine façon, mêmes les responsables qu’on voit de temps en temps à la télévision manifeste une suffisance voire une arrogance de nature robotique on dirait des patrons de start-up légitimant la politique de la direction en plus avec des approximations et des gens argumentaire très spécieux. Dernière exemple en date quand le gouvernement a critiqué l’INSEE qui  annoncé une hausse de fiscalité affectant le pouvoir d’achat au moins pour le début de l’année 2018. Les responsables en marche et le gouvernement ont déclaré que la hausse de fiscalité sur le tabac allait décourager des fumeurs qui du coup verront leur pouvoir d’achat augmenter. Un raisonnement économique de type vraiment robotique fondé sur un algorithme très approximatif.

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Macron aurait demandé à mieux structurer la République en marche. Il serait temps. Même pas 25% des adhérents de LREM ont  approuvé les statuts, des adhérents branchés internet à 99% puisque la vie de ce parti se résume à la diffusion par la direction de Mels. Cela traduit à l’évidence un désintérêt et même un échec d’un parti qui n’en est pas un mais qui ressemblent davantage un club de fans ou de supporters.  Le risque pour Emmanuel Macron et son gouvernement c’est de ne disposer d’aucune base en capacité d’expliquer, d’alimenter et de relayer la politique du gouvernement. Pour simplifier la république en marche est une organisation entièrement centralisée autour de responsables nationaux auto proclamés et les structures de base se réduisent à des comités locaux sans aucun pouvoir. Bref, une sorte d’organisation à l’américaine mais particulièrement dangereuse pour l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron comme de celle du gouvernement. Certes nombre d’adhérents de la république en marche ne sont pas forcément en désaccord avec les orientations de l’exécutif mais ils reprochent  surtout de n’être absolument pas impliqués mais seulement destinataires de méls de soutien à Macron. Du coup, le risque est grand que ce parti s’écroule comme un château de sable faute de volonté démocratique. La république en marche pourrait disparaître aussi vite apparue ;  il suffirait pour cela de nouvelles maladresses et d’un écroulement de Macron dans les sondages d’opinion. En l’état actuel des statuts, la république en marche est-elle réellement un parti politique, un club de fans ou de supporters. C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des contestataires de LREM  « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 25 % des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.pas vraiment le moyen de disposer d’une vraie base militante impliquée et porteuse du projet de Macron qui prend le risque de s’enfermer dans la posture délicate de la grande solitude du pouvoir.

 

 

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Emmanuel macro aurait  déclaré que l’audiovisuel public constituait  la honte de la république. Il faut donc s’attendre à un sérieux coup de balai des structures médiatiques de l’État. La problématique est simple, les coûts de fonctionnement absorbent l’essentiel des recettes et nuisent à la qualité des programmes. Quand on a payé le coût  des structures, du personnel notamment,  il ne reste plus de marge financière pour l’innovation ,  création et m^me la diffusion. Il faut donc s’attendre à une sérieuse remise en cause de l’organisation actuelle. On pourrait notamment regrouper France Télévisions et Radio France en nettoyant nombre de canaux qui font double emploi et n’apportent  pas réellement de plus-value informative et où culturelle. Par ailleurs les sources de l’informationse sont  considérablement développée à la télévision mais surtout sur Internet et on ne voit pas très bien ce qu’apporte de plus les médias nationalisés. De ce point de vue France info a peut-être anticipé la future réforme en regroupant les forces de sa radio avec sa version télévisée. Restera aussi à faire le ménage dans les relations entre le service public et les sociétés de production. Des sociétés de production dont nombre sont détenues  d’ailleurs par des animateur,s ce qui leur permet de multiplier par 10 20 ou 50 leurs revenus Selon l’Express, le chef de l’État se serait livré lundi soir, devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à un violent réquisitoire contre les entreprises de ce secteur. Mauvaise gestion, gaspillage, programmes et contenus médiocres, relations incestueuses entre l’audiovisuel et ses partenaires tels que les animateurs ou les producteurs… rien, ou presque n’a visiblement été épargné. Le président de la République aurait même affirmé que l’audiovisuel public était «la honte de la République», rapporte l’hebdomadaire. Des paroles d’une rare violence, prononcées devant les seuls députés de la majorité LREM/MoDem puisque les élus de l’opposition ne sont jamais conviés à ces rendez-vous officieux à l’Élysée. «Il a tenu un discours privé dans le cadre d’une réunion privée. Les propos du président de la République ont été déformés. Il s’agit d’une interprétation et d’une déformation plus qu’autre chose», a tenté de déminer un membre LREM de la direction de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. A l’Élysée, on «dément complètement la phrase prêtée au Président de la République». «J’étais juste en face d’Emmanuel Macron, au premier rang, à 60 cm de lui… Et je n’ai pas entendu ces mots», renchérit Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure. Mais l’élue confirme néanmoins que le Président «a dressé un constat négatif de la situation sur pas mal de choses. Il a dit qu’il n’était pas favorable à la situation actuelle. Il y a de sa part une volonté certaine d’améliorer ce service public qui en a bien besoin. Alors oui, il a été virulent, et il a eu raison de l’être». Quand bien même Emmanuel Macron n’aurait pas qualifié stricto sensu l’audiovisuel public de «honte de la République», le ton est néanmoins donné. Oui, le Président compte bien s’atteler à l’épineux dossier de l’audiovisuel public. Et non, il ne faut pas s’attendre à ce que cette réflexion débouche sur de simples «mesurettes».

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

La République en marche : premier congrès d’un parti très virtuel

La République en marche : premier congrès d’un parti virtuel

 

Premier congrès d’un parti qui n’en est pas un et qui demeure relativement virtuel Théoriquement ce parti réunit les adhérents, en réalité on est incapable de savoir même au sein de la république en marche qu’elle est exactement ce nombre  d’adhérents. Officiellement il faut afficher le chiffre de 380 000 mais la réalité et sans doute plus proche de 50 000 à 80 000. . En outre et surtout, il ne s’agit pas d’un véritable concept d’adhésion puisque sont enregistrés tous ceux qui un jour ou l’autre par un simple clic ont appuyé la candidature de Macron. Il n’y a aucune procédure formelle d’adhésion à la république en marche, pas de cotisations, pas de renouvellement de l’adhésion et même pas de processus de démission. Normal les adhérents sont surtout des supporters toujours supposés de Macron et n’ont  pas droit à la parole. Au début la démarche de Macron semblait originale. Tout devait partir du bas les idées comme les responsables. Depuis son élection,  la verticalité à étouffé l’intention de base. Désormais tout part du haut et la république en marche se réduit à un site qui diffuse les communiqués du gouvernement. Les structures de base n’existent pas, les comités locaux n’ont aucun pouvoir, il n’y a officiellement aucune structure locale, départementale ou régionale. Seulement des référents, sortes de commissaires politiques désignés par le niveau national lui-même auto proclamée. Dans ce fameux congrès,  les trois quarts des participants seront désignés par ses responsables nationaux auto proclamés. On fera juste une petite place de 25 % dans l’organisme directeur à des les adhérents, en plus tirés au sort. Le fonctionnement d’en marche se réduit pour l’essentiel à un site diffusant les orientations gouvernementales. Depuis la création d’en marche pas loin de 90 % des supposés adhérents sont en fait en sommeil. Le véritable pouvoir dans le parti par les oligarques et les technos proches de Macon. . Toute la semaine, des voix se sont élevées pour critiquer un «parti virtuel», alors que La République en marche (LREM) revendique 380.000 adhérents, qui se sont simplement inscrits sur le site Internet. «La seule comptabilité est celle de l’action. S’il faut dire que nous sommes 200.000 ou 500.000, je m’en fiche! Il faudrait même ne plus parler de chiffres», démine Christophe Castaner.  Pour son seul déplacement de campagne avant de prendre les rênes du mouvement, l’actuel porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a dû affronter les doutes et parfois le désarroi des militants. Et ainsi mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend. «Mon ambition est de faire vivre le mouvement. Oui, il y a des difficultés, et je veux les assumer», a affirmé le futur délégué général. L’élu du Sud a voulu tourner court à la «polémique» lancée par des Marcheurs mécontents qui menacent de démissionner du mouvement. «Le même jour, 212 personnes se sont inscrites pour nous rejoindre, balaie-t-il. Nous devons retrouver l’âme pour donner de la puissance à La République en marche.» « . «Si on veut réussir, il faut de toute façon accepter les critiques, et accepter le passage d’un mouvement de campagne à un mouvement de soutien au président de la République. Il y a une crise de l’engagement, on essaye de la solutionner», explique Arnaud Leroy, l’un des dirigeants du mouvement. En plus des contestations sur le fonctionnement et le manque de démocratie interne, une cassure se fait sentir entre les macronistes qui ont accédé aux postes à responsabilités et les simples adhérents qui parfois se sentent oubliés, voire inutiles. «Dans la tête des Marcheurs, quand vous avez été élu député ou que vous devenez collaborateur à l’Assemblée nationale ou au gouvernement, vous n’êtes plus des leurs», déplore un parlementaire. Un député parisien a animé une réunion dans sa circonscription, il y a quelques semaines. Le climat était délétère. «C’est comme si je me retrouvais face à une assemblée d’électeurs hostiles», s’alarme-t-il. Seul en lice, Christophe Castaner n’aura aucun mal à se faire élire, lors d’un vote à main levée à huis clos, par le conseil de LREM. Avec un résultat de type nord coréen ou chinois !

 

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

D’une certaine manière,  Alain Juppé qui envisage des convergences avec Macron sur l’Europe  a bien résumé ce qui caractérise la république en marche : un mouvement hors sol. À peu près le même jugement que les 100 marcheurs qui ont dénoncé le manque de démocratie du parti de Macron. En réalité,  même pas un vrai parti car pour l’instant Macron préfère le terme mouvement. D’ailleurs il n’a pas souhaité non plus la nomination d’un président mais seulement délégué général. Les statuts de la république en marche témoignent bien de son originalité, une sorte d’organisation hybride qui s’appuie sur des adhérents qui n’ont pas droit à la parole et dirigé  par des responsables autos proclamées. Les trois quarts du principal organisme de direction sont des dirigeants nationaux eux-mêmes désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Bref une sorte de club de supporters dirigés par des jeunes ou vieux crocodiles souvent compétent techniquement mais politiquement très flou et qui réduisent l’approche politique à la seule compétence technocratique. En outre des responsables qui comme Macon manifeste une certaine condescendance pour ne pas dire davantage à l’égard des opposants et un mépris des processus démocratiques. Témoin par exemple la nomination par les responsables nationaux auto proclamés de référents locaux sortes de commissaires politiques pour veiller au silence des troupes. C’est dans ce contexte que .Christophe Castaner, unique candidat au poste de délégué général de La République en marche, doit être désigné par un vote à main levée de ce collège, samedi 18 novembre. Mais alors que son intronisation était réglée comme du papier à musique, des voix s’élèvent contre la méthode employée. Franceinfo revient sur les difficultés que rencontre déjà le futur patron de la majorité.  Les modalités du vote qui doit le conduire à prendre les rênes de La République en marche, c’est l’autre caillou dans la chaussure de Christophe Castaner. Plus de 200 membres du conseil de LREM sur 750, dont 50 parlementaires, se sont prononcés pour l’élection à bulletin secret du bureau exécutif du parti, prévue samedi 18 novembre à Lyon, plutôt qu’à main levée, rapporte Libération. Ils craignent un verrouillage du parti par la garde rapprochée du président de la République.  En effet, sur les quatre listes qui devraient être présentées, la quatrième, soutenue par Christophe Castaner, rassemble les ténors du mouvement. On y retrouve ainsi les deux chefs de file des groupes LREM au Parlement, Richard Ferrand et François Patriat ou encore Cédric O, un des conseillers communs à l’Elysée et Matignon. Pour avoir leurs chances d’intégrer le bureau, les membres des autres listes comptent sur le vote à bulletin secret. « On est des démocrates et on a décidé de ne pas se laisser faire, explique à Libération la porte-parole de la liste numéro 1, Juliette de Causans. Le mouvement se constitue. Il sera exemplaire et démocratique ou il ne sera pas. » Les dissensions touchent également la base des « marcheurs ». Une centaine d’adhérents d’En marche ! ont annoncé, mardi 14 novembre dans une tribune, qu’ils claquaient la porte, faute d’y trouver « démocratie » et « éthique ». « Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil national (…), les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication Telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique En marche ! » écrivent-ils. Ils évoquent également « un mode d’organisation digne de l’Ancien régime ».

 

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

 

Hier sur BFM,  Astrid Panosyan de la direction de  la république en marche a éprouvé les pires difficultés pour expliquer le fonctionnement de son parti. Pas vraiment un parti a-t-elle même concédé mais plutôt un mouvement. Un concept assez vague qui témoigne que la république en marche est davantage un club de supporters de  Macon qu’un parti organisé et démocratique. Elle a largement pataugé dans la semoule quand il s’est agi de justifier le choix du futur responsable de ce parti à savoir Castaner. «  Un chois effectué de manière collective » a-t-elle affirmé. . Le problème c’est que la dimension collective ce limite à quelques responsables nationaux autoproclamés qui n’ont aucun compte  à rendre à la base. Une base qui par ailleurs ne dispose d’aucune responsabilité, et sous la tutelle d’un commissaire politique appelé référent désigné par le niveau national. La vérité c’est que Macron qui voulait bouleverser la vie démocratique recourt aux vieilles méthodes du PS qui consistent à s’entourer de fidèles oligarques. Pas étonnant, Astrid Panosyan est une ancienne socialiste.   Pour l’instant la république en marche constitue une sorte de club de fans dirigés par des responsables nationaux auto proclamés. Les adhérents ne seront présentes à hauteur de 25 % dans l’organe de direction est encore tirés au sort, comme loto. Il faudra pourtant bien que le parti en marche existe réellement sur le terrain s’il veut avoir quelque chance de succès aux sélections locales.  Encore faudra-t-il autoriser la démocratie dans ce rassemblement de supporters Candidat pour diriger LREM et fortement pressenti pour l’obtenir, Christophe Castaner a passé plus de trente ans au PS, un pur parti d’élus locaux. Le profil pour professionnaliser LREM donc. «C’est un élu de terrain, c’est un homme expérimenté», a vanté Benjamin Griveaux dont le nom était aussi évoqué pour prendre la direction du mouvement. Son profil trop parisien l’aura perdu. «L’enjeu, c’est de faire de ce parti quelque chose, inventer un truc, faire un mouvement et pas un parti traditionnel», expliquait récemment Christophe Castaner selon des propos rapportés par Libération. Il évoquait la nécessité de «réinvestir aussi certains quartiers», et déroulait l’idée de recréer une «démocratie horizontale», où «le militant de base aurait son influence». Bref, traduire sur le terrain ce que pourrait être cet «Epinay à l’envers» décrit par Emmanuel Macron.

 

 

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou de supporters d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou  de supporters d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents , c’ est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir -qui peuvent s’expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaitre aussi vite.

La République en Marche : bientôt un chef mais toujours pas de base !

La République en Marche : bientôt un  chef mais toujours pas de base !

 

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La République en marche va désigner un chef d‘ici la mi-novembre,  un délégué général en remplacement de la direction tricéphale en place depuis cet été, a-t-on appris auprès du mouvement présidentiel. En cause, le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Le problème c’est aussi et surtout que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique. De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqués dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Mais pour l’instant LREM se cherche seulement un chef.  “Pour qu‘Emmanuel Macron réussisse, il faut que le mouvement parle d‘une même voix”, indique  ce membre important du parti présidentiel. “Et pour être chef de parti, il faut du coffre”. Parmi les noms cités pour ce rôle figure Arnaud Leroy, l‘un des trois membres de la direction actuelle. Benjamin Griveaux, Julien Denormandie et Christophe Castaner, tous trois membres du gouvernement, sont aussi sur la liste des élus possibles. Si un seul nom devrait en principe sortir au final, les statuts de LREM adoptés cet été prévoient la possibilité d‘une direction collégiale. Selon la procédure envisagée par le parti, la nouvelle direction pourrait être installée lors d‘un Conseil national organisé à la mi-novembre. Ce Conseil sera composé de parlementaires, de cadres du parti et d‘adhérents, à hauteur de 25%. Engagée “à 400%” au service de sa circonscription, ce médecin-psychiatre ne se préoccupe que de loin des travaux de finition chez LREM et de son futur chef. “Que le parti se structure maintenant, tant mieux ! Mais cela n‘interfère pas du tout avec notre travail de député, que nous avons pris à bras le corps”, dit-elle. Une bien curieuse conception de la démocratie politique !

République en marche: Club de députés ou parti ?

LREM ? Club de députés ou parti ?

Les députés de la république en marche sont réunis les 18 et 19 septembre pour un séminaire de rentrée. En cause le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Or ces députés  auront fort à faire pour  défendre les nombreuses réformes engagées face à la contestation notamment de la rue. Le problème c’est que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique.    De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348.

 

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