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La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

La République en marche : premier congrès d’un parti très virtuel

La République en marche : premier congrès d’un parti virtuel

 

Premier congrès d’un parti qui n’en est pas un et qui demeure relativement virtuel Théoriquement ce parti réunit les adhérents, en réalité on est incapable de savoir même au sein de la république en marche qu’elle est exactement ce nombre  d’adhérents. Officiellement il faut afficher le chiffre de 380 000 mais la réalité et sans doute plus proche de 50 000 à 80 000. . En outre et surtout, il ne s’agit pas d’un véritable concept d’adhésion puisque sont enregistrés tous ceux qui un jour ou l’autre par un simple clic ont appuyé la candidature de Macron. Il n’y a aucune procédure formelle d’adhésion à la république en marche, pas de cotisations, pas de renouvellement de l’adhésion et même pas de processus de démission. Normal les adhérents sont surtout des supporters toujours supposés de Macron et n’ont  pas droit à la parole. Au début la démarche de Macron semblait originale. Tout devait partir du bas les idées comme les responsables. Depuis son élection,  la verticalité à étouffé l’intention de base. Désormais tout part du haut et la république en marche se réduit à un site qui diffuse les communiqués du gouvernement. Les structures de base n’existent pas, les comités locaux n’ont aucun pouvoir, il n’y a officiellement aucune structure locale, départementale ou régionale. Seulement des référents, sortes de commissaires politiques désignés par le niveau national lui-même auto proclamée. Dans ce fameux congrès,  les trois quarts des participants seront désignés par ses responsables nationaux auto proclamés. On fera juste une petite place de 25 % dans l’organisme directeur à des les adhérents, en plus tirés au sort. Le fonctionnement d’en marche se réduit pour l’essentiel à un site diffusant les orientations gouvernementales. Depuis la création d’en marche pas loin de 90 % des supposés adhérents sont en fait en sommeil. Le véritable pouvoir dans le parti par les oligarques et les technos proches de Macon. . Toute la semaine, des voix se sont élevées pour critiquer un «parti virtuel», alors que La République en marche (LREM) revendique 380.000 adhérents, qui se sont simplement inscrits sur le site Internet. «La seule comptabilité est celle de l’action. S’il faut dire que nous sommes 200.000 ou 500.000, je m’en fiche! Il faudrait même ne plus parler de chiffres», démine Christophe Castaner.  Pour son seul déplacement de campagne avant de prendre les rênes du mouvement, l’actuel porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a dû affronter les doutes et parfois le désarroi des militants. Et ainsi mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend. «Mon ambition est de faire vivre le mouvement. Oui, il y a des difficultés, et je veux les assumer», a affirmé le futur délégué général. L’élu du Sud a voulu tourner court à la «polémique» lancée par des Marcheurs mécontents qui menacent de démissionner du mouvement. «Le même jour, 212 personnes se sont inscrites pour nous rejoindre, balaie-t-il. Nous devons retrouver l’âme pour donner de la puissance à La République en marche.» « . «Si on veut réussir, il faut de toute façon accepter les critiques, et accepter le passage d’un mouvement de campagne à un mouvement de soutien au président de la République. Il y a une crise de l’engagement, on essaye de la solutionner», explique Arnaud Leroy, l’un des dirigeants du mouvement. En plus des contestations sur le fonctionnement et le manque de démocratie interne, une cassure se fait sentir entre les macronistes qui ont accédé aux postes à responsabilités et les simples adhérents qui parfois se sentent oubliés, voire inutiles. «Dans la tête des Marcheurs, quand vous avez été élu député ou que vous devenez collaborateur à l’Assemblée nationale ou au gouvernement, vous n’êtes plus des leurs», déplore un parlementaire. Un député parisien a animé une réunion dans sa circonscription, il y a quelques semaines. Le climat était délétère. «C’est comme si je me retrouvais face à une assemblée d’électeurs hostiles», s’alarme-t-il. Seul en lice, Christophe Castaner n’aura aucun mal à se faire élire, lors d’un vote à main levée à huis clos, par le conseil de LREM. Avec un résultat de type nord coréen ou chinois !

 

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

La République en marche : un « mouvement hors sol » (Juppé)

D’une certaine manière,  Alain Juppé qui envisage des convergences avec Macron sur l’Europe  a bien résumé ce qui caractérise la république en marche : un mouvement hors sol. À peu près le même jugement que les 100 marcheurs qui ont dénoncé le manque de démocratie du parti de Macron. En réalité,  même pas un vrai parti car pour l’instant Macron préfère le terme mouvement. D’ailleurs il n’a pas souhaité non plus la nomination d’un président mais seulement délégué général. Les statuts de la république en marche témoignent bien de son originalité, une sorte d’organisation hybride qui s’appuie sur des adhérents qui n’ont pas droit à la parole et dirigé  par des responsables autos proclamées. Les trois quarts du principal organisme de direction sont des dirigeants nationaux eux-mêmes désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Bref une sorte de club de supporters dirigés par des jeunes ou vieux crocodiles souvent compétent techniquement mais politiquement très flou et qui réduisent l’approche politique à la seule compétence technocratique. En outre des responsables qui comme Macon manifeste une certaine condescendance pour ne pas dire davantage à l’égard des opposants et un mépris des processus démocratiques. Témoin par exemple la nomination par les responsables nationaux auto proclamés de référents locaux sortes de commissaires politiques pour veiller au silence des troupes. C’est dans ce contexte que .Christophe Castaner, unique candidat au poste de délégué général de La République en marche, doit être désigné par un vote à main levée de ce collège, samedi 18 novembre. Mais alors que son intronisation était réglée comme du papier à musique, des voix s’élèvent contre la méthode employée. Franceinfo revient sur les difficultés que rencontre déjà le futur patron de la majorité.  Les modalités du vote qui doit le conduire à prendre les rênes de La République en marche, c’est l’autre caillou dans la chaussure de Christophe Castaner. Plus de 200 membres du conseil de LREM sur 750, dont 50 parlementaires, se sont prononcés pour l’élection à bulletin secret du bureau exécutif du parti, prévue samedi 18 novembre à Lyon, plutôt qu’à main levée, rapporte Libération. Ils craignent un verrouillage du parti par la garde rapprochée du président de la République.  En effet, sur les quatre listes qui devraient être présentées, la quatrième, soutenue par Christophe Castaner, rassemble les ténors du mouvement. On y retrouve ainsi les deux chefs de file des groupes LREM au Parlement, Richard Ferrand et François Patriat ou encore Cédric O, un des conseillers communs à l’Elysée et Matignon. Pour avoir leurs chances d’intégrer le bureau, les membres des autres listes comptent sur le vote à bulletin secret. « On est des démocrates et on a décidé de ne pas se laisser faire, explique à Libération la porte-parole de la liste numéro 1, Juliette de Causans. Le mouvement se constitue. Il sera exemplaire et démocratique ou il ne sera pas. » Les dissensions touchent également la base des « marcheurs ». Une centaine d’adhérents d’En marche ! ont annoncé, mardi 14 novembre dans une tribune, qu’ils claquaient la porte, faute d’y trouver « démocratie » et « éthique ». « Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil national (…), les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication Telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique En marche ! » écrivent-ils. Ils évoquent également « un mode d’organisation digne de l’Ancien régime ».

 

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

 

Hier sur BFM,  Astrid Panosyan de la direction de  la république en marche a éprouvé les pires difficultés pour expliquer le fonctionnement de son parti. Pas vraiment un parti a-t-elle même concédé mais plutôt un mouvement. Un concept assez vague qui témoigne que la république en marche est davantage un club de supporters de  Macon qu’un parti organisé et démocratique. Elle a largement pataugé dans la semoule quand il s’est agi de justifier le choix du futur responsable de ce parti à savoir Castaner. «  Un chois effectué de manière collective » a-t-elle affirmé. . Le problème c’est que la dimension collective ce limite à quelques responsables nationaux autoproclamés qui n’ont aucun compte  à rendre à la base. Une base qui par ailleurs ne dispose d’aucune responsabilité, et sous la tutelle d’un commissaire politique appelé référent désigné par le niveau national. La vérité c’est que Macron qui voulait bouleverser la vie démocratique recourt aux vieilles méthodes du PS qui consistent à s’entourer de fidèles oligarques. Pas étonnant, Astrid Panosyan est une ancienne socialiste.   Pour l’instant la république en marche constitue une sorte de club de fans dirigés par des responsables nationaux auto proclamés. Les adhérents ne seront présentes à hauteur de 25 % dans l’organe de direction est encore tirés au sort, comme loto. Il faudra pourtant bien que le parti en marche existe réellement sur le terrain s’il veut avoir quelque chance de succès aux sélections locales.  Encore faudra-t-il autoriser la démocratie dans ce rassemblement de supporters Candidat pour diriger LREM et fortement pressenti pour l’obtenir, Christophe Castaner a passé plus de trente ans au PS, un pur parti d’élus locaux. Le profil pour professionnaliser LREM donc. «C’est un élu de terrain, c’est un homme expérimenté», a vanté Benjamin Griveaux dont le nom était aussi évoqué pour prendre la direction du mouvement. Son profil trop parisien l’aura perdu. «L’enjeu, c’est de faire de ce parti quelque chose, inventer un truc, faire un mouvement et pas un parti traditionnel», expliquait récemment Christophe Castaner selon des propos rapportés par Libération. Il évoquait la nécessité de «réinvestir aussi certains quartiers», et déroulait l’idée de recréer une «démocratie horizontale», où «le militant de base aurait son influence». Bref, traduire sur le terrain ce que pourrait être cet «Epinay à l’envers» décrit par Emmanuel Macron.

 

 

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou de supporters d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et-ou  de supporters d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents , c’ est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir -qui peuvent s’expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaitre aussi vite.

La République en Marche : bientôt un chef mais toujours pas de base !

La République en Marche : bientôt un  chef mais toujours pas de base !

 

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La République en marche va désigner un chef d‘ici la mi-novembre,  un délégué général en remplacement de la direction tricéphale en place depuis cet été, a-t-on appris auprès du mouvement présidentiel. En cause, le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Le problème c’est aussi et surtout que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique. De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqués dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Mais pour l’instant LREM se cherche seulement un chef.  “Pour qu‘Emmanuel Macron réussisse, il faut que le mouvement parle d‘une même voix”, indique  ce membre important du parti présidentiel. “Et pour être chef de parti, il faut du coffre”. Parmi les noms cités pour ce rôle figure Arnaud Leroy, l‘un des trois membres de la direction actuelle. Benjamin Griveaux, Julien Denormandie et Christophe Castaner, tous trois membres du gouvernement, sont aussi sur la liste des élus possibles. Si un seul nom devrait en principe sortir au final, les statuts de LREM adoptés cet été prévoient la possibilité d‘une direction collégiale. Selon la procédure envisagée par le parti, la nouvelle direction pourrait être installée lors d‘un Conseil national organisé à la mi-novembre. Ce Conseil sera composé de parlementaires, de cadres du parti et d‘adhérents, à hauteur de 25%. Engagée “à 400%” au service de sa circonscription, ce médecin-psychiatre ne se préoccupe que de loin des travaux de finition chez LREM et de son futur chef. “Que le parti se structure maintenant, tant mieux ! Mais cela n‘interfère pas du tout avec notre travail de député, que nous avons pris à bras le corps”, dit-elle. Une bien curieuse conception de la démocratie politique !

République en marche: Club de députés ou parti ?

LREM ? Club de députés ou parti ?

Les députés de la république en marche sont réunis les 18 et 19 septembre pour un séminaire de rentrée. En cause le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Or ces députés  auront fort à faire pour  défendre les nombreuses réformes engagées face à la contestation notamment de la rue. Le problème c’est que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique.    De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348.

 

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice, ou la République exemplaire…… en marche arrière !

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice,  ou la République exemplaire…… en marche arrière !

 

Cette enquête concernant le sénateur centriste du Rhône Michel Mercier, ancien ministre de la justice assombrit sérieusement le concept de république exemplaire que souhaitait Macron. Un ministre pris la main dans le sac de la dérive financière, ce  n’est déjà guère brillant mais quand il s’agit du ministre de la justice c’est encore pire. En outre ce responsable avait été désigné pour siéger au conseil constitutionnel, une des plus hautes juridictions de la république. Après Bayrou, après d’autres, Macon devra sans doute être un peu plus attentif à la probité de ses ministres et autres responsables. Il devra en particulier s’appuyer sur un vrai parti politique qui lui fasse remonter les informations du terrain au lieu de tout concentrer autour d’un petit cercle parisien un peu éloigné des réalités sociétales du terrain local. Sinon la République en marche risque d’être en marche arrière. L’ancien ministre, ancien candidat conseil fait donc l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier sur des soupçons d’emplois fictifs, a été entendu mercredi par les enquêteurs, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. L’ancien ministre de la Justice a été entendu dans le cadre d’une audition libre par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a précisé cette source, confirmant une information de France Inter. Nommé le 2 août au Conseil constitutionnel en remplacement de Nicole Belloubet, désormais garde des Sceaux, Michel Mercier a renoncé mardi à y siéger en raison de cette enquête. Le PNF a ouvert cette enquête le 2 août dans le sillage de la publication d’un article du Canard enchaîné selon lequel Michel Mercier aurait employé l’une de ses filles, historienne de l’art, comme attachée parlementaire au Sénat de 2012 à 2014 alors qu’elle résidait à Londres. D’après l’hebdomadaire satirique, une autre de ses filles aurait également été employée de 2003 à 2012 comme assistante au Sénat et dans les ministères qu’il a occupés. Selon France Inter, elles ont également été entendues mercredi, ce qui a également été confirmé par une source proche de l’enquête.

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

On peut légitimement se demander su Macron n’est pas trop influencé par les Etats unis dans certains domaines comme ce statut de l’épouse du président. Alors candidat, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il voulait « clarifier » le statut de l’épouse du chef de l’Etat en lui donnant un rôle officiel, sans toutefois lui accorder de rémunération. Le but : « sortir d’une hypocrisie française », avait-il expliqué. En effet, la situation actuelle est plus que floue. Ni la Constitution, ni le protocole ne prévoient de statut pour la compagne du président de la République, qui peut donc occuper sa fonction comme elle l’entend. Les moyens mis à sa disposition, qui comprennent un bureau, un cabinet et un service de protection, sont prélevés directement sur le budget de l’Elysée. Ces moyens mis à la disposition de la Première dame représentent un coût estimé par la Cour des comptes en 2014 à 450 000 euros par an.  Créer un statut officiel au conjoint du chef de l’Etat permettrait de séparer ce budget de celui de la présidence. « Je souhaite qu’un cadre soit défini et je demanderai qu’un travail soit conduit en la matière », avait ainsi déclaré le candidat Emmanuel Macron, pour qui « il faut que la personne qui vive avec vous puisse avoir un rôle, qu’elle soit reconnue dans ce rôle ». La discussion en cours à l’assemblée relative au projet de loi de confiance dans l’action publique inclut de fait  la question du statut de l’épouse du président. L’interdiction d’employer des membres de sa famille pour les députés a donné l’occasion de soulever ce problème d’autant Emmanuel Macon avait souhaité que ce statut soit précisé. Curieux cette importance accordée par certains  à la place d’une Première damne qui en fait n’a jamais existé institutionnellement (aucun texte n’y fait référence). Pourtant  l’ancienne dame, Cécilia ex Sarkozy, éphémère elle aussi, défendait la place, comme Trierweiller avec Hollande. Pour Cécilia Attias, ex-première dame du temps où elle était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy ou pour Trierweilller,  on ne pouvait  pas nier l’existence de la première dame. « A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule », expliquait Cecilia Sarkozy.  Elle « Et on ne peut pas du jour au lendemain décider qu’il n’y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires ».  Il faut encadrer la fonction tout en laissant « le libre choix à la première dame ». « Si elle veut s’investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s’occuper plus de ses enfants, qu’elle en ait la possibilité », indiquait-t-elle. Bref,  des banalités qui ne renforcent nullement la nécessité de passer du temps sur cette affaire de statut ou de statue. Car il s’agit bien de jouer le rôle de statue ; A noter qu’en Allemagne par exemple le mari de la chancelière ne joue strictement aucun rôle et n’apparait jamais, sans doute encore une particularité de la rigueur allemande qui nous agace tellement. Il est vrai que l’Allemagne ne connait pas les délices (souvent couteux)  de la monarchie républicaine. Au Royaume-Uni, on ne reconnaît non plus de rôle pour le conjoint premier Ministre. (Le roi ou la reine y supplée). . Aux Etats unis le rôle de la première dame est juridiquement reconnu. Pas sûr que les Français apprécient vraiment l’alignement dans ce domaine. Pour Hollnde par exemple, il aurait fallu choisir quelle dame ?

La VIe République pour sauver la France ?

La VIe République pour sauver la France ?

 

Après Mélenchon, Montebourg, Cécile Duflot, Benoît Hamon et c’est le sarkosyste  Guillaume Larrivé  qui veut une VI ème république. Pour sauver la démocratie. En fait pour instaurer un régime parlementaire. Au motif que le président  serait  trop puissant ou en donnerait l’illusion, au choix ! Larrivé veut cependant se distinguer de Mélenchon.  Au-delà du numéro de la République, il faut parler du contenu. Le modèle de Jean-Luc Mélenchon c’est le modèle de la dictature vénézuélienne, donc ce n’est pas vraiment mon genre de beauté.» Bref pour d’autres motifs, du bricolage démocratique qui nous ramènerait à la IV ème avec ses sulfureuses et éphémères alliances. Pas vraiment la priorité du moment. Sans doute Macron en fait-il un peu trop en matière de com. mais on l’attend surtout sur l’enjeu la période : la croissance et l’emploi en plus de assainissement des équilibres financiers. La vérité sans doute c’est que le parti Les Républicains ne parvient pas à se mettre d’accord sur une vision et un projet  économique et qu’il se réfugie dans une remise en cause du rôle du président de la république, remise en cause bien peu gaulliste. «Au-delà du numéro de la République, il faut parler du contenu.  Si Guillaume Larrivé préconise, lui, l’émergence d’une VIe république, c’est pour gommer «les inconvénients du système présidentialiste français». L’un des points qui gêne le plus Guillaume Larrivé dans la Ve république est l’élection, tous les cinq ans, du président au suffrage universel direct. Cette «rencontre d’un homme et d’un peuple», décidée en 1962 est pourtant l’un des ferments du gaullisme-héritage politique que revendiquent logiquement les troupes de droite. Guillaume Larrivé s’est rallié à la fronde anti Ve République après avoir médité sur le déroulement de la présidentielle. Le député ne digère pas l’élection d’Emmanuel Macron qui a été porté au second tour par seulement 24% des voix. «Il a été élu par défaut, sur une base assez réduite», dénonce Guillaume Larrivé qui fustige également le calendrier électoral du système actuel. Curieux car nombre de présidents précédents ont été élus dans les mêmes conditions et même pires que Macron.

La République en marche : un parti ou un club de supporters ?

La République en marche : un parti ou un  club de supporters ?

 

C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.  Le tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne) se penchera donc mardi sur un recours en référé déposé par une trentaine de militants LREM afin de faire annuler un scrutin en ligne débuté dimanche et qui doit permettre le vote des statuts du mouvement. Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.

Sondage Législatives: majorité absolue pour La République En marche

Sondage Législatives:  majorité absolue pour La République En marche

Le sondage OpinionWay-ORPI réalisé pour « Les Echos » et Radio classique crédite la République en marche (LREM) de 27 % des intentions de vote au niveau national, contre 20 % pour la droite comme pour le FN, loin devant La France insoumise (14 %) et le PS (11 %). Le nouvel exécutif obtiendrait aujourd’hui 280 à 300 députés, sans tenir compte de l’Outre-Mer, de la Corse et des Français de l’étranger, territoires qui n’ont pas été pris en compte par l’institut parce qu’ils « répondent à des logiques différentes ».  « Même dans l’hypothèse basse, il aurait une majorité absolue », souligne Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint d’OpinionWay. La majorité absolue est à 289 sièges. Pour ses projections, OpinionWay a rapporté les chiffres nationaux aux résultats des élections de 2012, des régionales de 2015 et de la présidentielle de 2017. En tenant compte, aussi, de la sociologie de chaque circonscription et avec un bonus pour les sortants qui se représentent.  La dynamique, qui « n’est pas forcément à son terme » selon Bruno Jeanbart, est notable. A la veille du second tour de la présidentielle , En Marche recueillait 249 à 286 élus. Ses candidats se qualifieraient au second tour dans plus de 400 circonscriptions, contre près de 300 pour ceux de la droite et 240 pour ceux du FN. Son pronostic de victoire aux législatives progresse lui aussi fortement : il atteint 45 %, contre 30 % il y a deux semaines. Une poussée liée à la victoire d’Emmanuel Macron (son mouvement est 3 points au dessus de son score au premier tour de la présidentielle), mais aussi à la nomination d’un Premier ministre issu de la droite . Ainsi 16 % des électeurs de François Fillon disent voter pour un candidat de la République en marche et 40 % souhaitent même que le nouveau chef de l’Etat dispose d’une majorité. Si les législatives se déroulaient ce dimanche, la droite obtiendrait 150 à 170 sièges, soit moins que dans l’Assemblée sortante (199 en incluant les apparentés). Elle pâtit notamment, explique OpinionWay, d’une baisse du nombre de circonscriptions dans lesquelles le second tour opposerait aujourd’hui LR et le FN, au profit de duels LR-LREM plus difficiles pour elle. L’extrême-droite, confronté à un plafond de verre dans les scrutins majoritaires à deux tours, est créditée de 10 à 15 élus, le minimum pour disposer d’un groupe et donc d’une tribune.  La gauche serait très minoritaire dans l’hémicycle. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n’en réalise pas moins une petite percée avec la perspective de 20 à 25 députés. Le Parti socialiste, lui, en obtiendrait aujourd’hui entre 40 et 50. C’est certes un peu mieux qu’il y a deux semaines (28 à 43) mais le recul serait considérable par rapport à ses 284 élus dans l’Assemblée sortante (en comptant les apparentés). Sa situation est malaisée. Pas moins de 62 % des Français qui disent vouloir voter pour un candidat du PS lors des législatives souhaitent qu’Emmanuel Macron dispose au final d’une majorité…

Sondage réalisé par internet du 16 au 18 mai, auprès d’un échantillon de 1.997 personnes, selon la méthode des quotas. A noter qu’avec un échantillon de 1.997 personnes, la marge d’erreur du sondage est de 1 à 2,2 points.

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

 

Il est vraisemblable que Marine Le Pen ne deviendra jamais présidente de la publique. Avec 33 % des suffrages, elle  a sans doute atteint son plafond de verre et en même temps son seuil de compétences (sans parler des affaires qui la rendront inéligibles). En cause évidemment, les orientations contradictoires  et dangereuses du Front National qui entretient avec l’économie des relations approximatives et aussi évidemment des orientations sociétales aussi radicales que condamnables. Finalement,  Marine Le Pen marche dans les pas de son père Jean-Marie. Jean-Marie Le Pen qui avait réussi à se qualifier  au second tour d’une présidentielle. Sa fille, elle, double  le nombre de voix pour comptabiliser environ 10 millions de voix.  Un score qui est loin d’être négligeable. Un score de partisans mais surtout qui  rend compte  des craintes, des peurs et des difficultés à s’adapter aux mutations économiques et sociales en cours. Au-delà des orientations, le principal obstacle à la progression du front national,  c’est Marine peine elle-même dont la culture, les connaissances et surtout le tempérament sont incompatibles avec la fonction présidentielle. Marine Le Pen présente davantage le profil d’une marchande de poisson que d’une prétendante à la magistrature suprême. 

La république des juges (Le Pen) …ou des voleurs ?

La république des juges (Le Pen) …ou des voleurs ?

 

 

Engluée de plus en plus dans les affaires financières Marine Le Pen a décidé de suivre la stratégie du président des États-Unis : s’attaquer à la justice et aux médias. Marine Le Pen, dont le parti est visé par plusieurs enquêtes judiciaires, s’est présentée dimanche en victime d’un « gouvernement des juges » et d’une « campagne hystérique » des médias en faveur du candidat du mouvement « En Marche! » Emmanuel Macron, lors de son premier grand meeting de campagne au Zénith de Nantes (Loire-Atlantique). Pourtant il est de plus en plus évident que le front national a détourné l’argent public à son profit en vendant notamment des investitures  pour un prix de 17 000 € (remboursés par l’Etat) supposés représenter le coût des tracts ! Avec en plus des soupçons d’enrichissement personnel en particulier quand des fonds des sulfureux micros partis des Le Pen se sont retrouvés sur le compte personnel de Jean-Marie Le Pen pour acquérir un bien immobilier au profit de Jean-Marie Le Pen et de Marine peine. En la circonstance,  il ne s’agit pas de la république des juges mais de la république des voleurs.  En outre Marine Le Pen refuse de s’expliquer devant la justice au motif fallacieux qu’on ne respecte pas la fumeuse trêve judiciaire inventée pour les besoins de la cause par Marine Le Pen. Laquelle en outre s’abrite lâchement derrière son immunité parlementaire pour ne pas répondre aux convocations de la justice. Évidemment comme le président des États-Unis,  Marine Le Pen dénonce les médias. « Dans cette élection, les médias ont choisi leur camp : ils font campagne de façon hystérique pour leur poulain », a estimé la présidente du parti d’extrême-droite. « Ils se parent de morale, prétendent en rester à l’analyse des faits et hurlent à la liberté de la presse dès qu’on les critique…. Et peuvent ils pleurnichent d’avoir perdu la confiance du peuple, qui se tourne – et c’est légitime – vers internet pour s’informer. » « Mais comment croire à la liberté de la presse lorsque des grands patrons de groupes de médias, comme M. Drahi, ont bénéficié de coups de main directs dans le rachat d’une entreprise comme SFR ? », s’est-elle interrogée. « Ils font du coup outrageusement campagne pour leurs bienfaiteurs. » En tête dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle devant Emmanuel Macron et François Fillon (Les Républicains), Marine Le Pen a vu cette semaine sa campagne, qui devait être consacrée à son programme international, perturbée par plusieurs révélations judiciaires. Selon une information du Monde, confirmée par la suite par son avocat, la leader frontiste a été convoquée la semaine dernière par la police dans l’enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Marine Le Pen, qui réfute les soupçons d’emplois fictifs, a refusé de s’y rendre, dénonçant un risque « d’instrumentalisation » de la justice pendant la campagne électorale. Samedi, Le Monde a révélé la mise en examen pour « abus de biens sociaux » de Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et dirigeant d’une société prestataire du Front national, dans une autre enquête, portant sur le financement du FN. Sa société, le parti et son trésorier Wallerand de Saint-Just sont aussi renvoyés en correctionnelle dans le cadre d’un autre dossier, portant cette fois-ci sur le financement des campagnes du FN en 2014 et 2015. La présidente du FN et son père Jean-Marie Le Pen sont également visés par une enquête préliminaire ouverte en janvier 2016 par le parquet national financier pour déclaration inexacte de patrimoine. Face à ces révélations, Marine Le Pen a promis dimanche à Nantes de mettre en place un Etat « neutre et impartial » si elle venait à accéder au pouvoir, avec des fonctionnaires « soumis à un strict devoir de réserve dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions ». « Je veux dire aux fonctionnaires – à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants ou organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus ou des cabales d’État – de se garder de participer à de telles dérives », a-t-elle dit. Visant implicitement les juges, la présidente du FN a promis de « revoir [leur] formation » une fois élue à l’Elysée. Sans doute pour enterrer les dossiers du front national ! Et de faire référence à l’état de droit : de quoi sourire si l’affaire n’était pas aussi pathétique et aussi scandaleuse « L’État de droit, c’est le contraire du gouvernement des juges, qui constitue une dérive antidémocratique et oligarchique,  Si un magistrat souhaite changer la loi, c’est simple : il se met en congé et se présente aux élections », a ajouté l’ancienne avocate qui n’a rien oublié de la dialectique approximative des prétoires

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

 

Beaucoup d’observateurs, de politiques ou tout simplement de citoyens s’étonnent de l’entêtement de Fillon à maintenir sa candidature envers et contre tout alors que les chefs d’inculpation ne cessent de s’accumuler. Il y a non seulement le salaire fictif de son épouse (dont au début elle n’était même pas au courant !), Celui de ses enfants mais aussi le détournement de fonds destinés à des assistants parlementaires au Sénat. Il faut aussi ajouter à cela la rémunération de son épouse dans une société d’un ami milliardaire, société où là aussi personne ne l’a jamais vue. Enfin il faut ajouter les rémunérations occultes dont a bénéficié Fillon via sa société de conseil de 2F notamment en provenance d’Axa et même de l’étranger. Bref des détournements de fonds publics et des abus de biens sociaux. Sans parler des conditions d’attribution de la grand-croix de la Légion d’honneur à cet ami milliardaire si généreux. L’ensemble de ces faits font actuellement l’objet d’une enquête du parquet national financier dont François Fillon conteste par avance le rôle. Du coup, même mis en examen, Fillon a déclaré vouloir maintenir sa candidature. Un véritable suicide politique pour son parti et pour lui-même. Dans le cas même où il serait élu celui qui voulait incarner la rigueur ne disposerait d’aucune légitimité morale pour opérer les réformes dont pourtant certaines s’imposent. Dès lors  l’entêtement de François Fillon à aller jusqu’au bout de l’élection suscite de légitimes interrogations mêmes dans son propre camp où il a réussi jusque-là à imposer une quasi omerta. Inutile de chercher des raisons à ce maintien surréaliste de François Fillon comme candidat : il veut simplement éviter d’aller en prison. En effet s’il est élu ces différentes affaires seront traités dans 5 ou 10 ans dans le cadre de la cour de justice de la république qui jusqu’alors n’a pratiquement jamais condamné personne puisque composée de politique plus ou moins impliqués dans les scandales politiques ou financiers. En tout cas qui vivent  du système. On peut évidemment envisager différentes hypothèses quant à l’évolution juridique de l’affaire mais le mobile est clair pour Fillon: échapper à la justice, échapper à la prison.  Le Parquet national financier (PNF) décidera des suites à donner à l’enquête préliminaire. Si les charges persistent, la procureure Eliane Houlette aura le choix soit de délivrer une citation directe, provoquant un procès en correctionnelle, soit de confier la suite de l’enquête à des juges d’instruction, ouvrant la voie à d’éventuelles mises en examen. (…) « Depuis sa création il y a trois ans, la préférence du PNF va aux citations directes, sans passer par les juges d’instruction », analyse un avocat parisien. Selon plusieurs sources, le parquet général de Paris était favorable à l’ouverture d’une information judiciaire dès cette semaine. « Cela fait partie des discussions normales entre le parquet général et le PNF », nuance-t-on au parquet général, sans voir dans ce désaccord matière à conflit. Si Eliane Houlette n’a pas hésité à lancer cette enquête à moins de cent jours de l’élection, elle n’en a pas moins donné des consignes de fair-play. Les policiers ont proposé que les personnes entendues dans le cadre de l’enquête préliminaire soient assistées de leur avocat, ce qui n’est pas toujours le cas. Les enquêteurs de l’office anticorruption de Nanterre ont interrogé les époux Fillon dans les locaux de la PJ de Versailles, leur évitant micros et caméras. Enfin, ils ont eu pour consigne d’éviter les perquisitions avec gyrophares et les gardes à vue. « Le camp Fillon a bien tort de tirer à boulets rouges sur le PNF », analyse un juriste parisien, persuadé au contraire que la juridiction dirigée par Eliane Houlette fait pour l’heure « un sans-faute». Notons qu’. « Eliane Houlette ne connaît aucun homme politique, n’a jamais rencontré François Hollande et ne connaissait pas Christiane Taubira avant sa nomination. Elle est d’une indépendance totale », assure un juriste qui connaît bien la magistrate.

« La République des conjoints ! »

« La République des conjoints ! »

Matthieu Caron propose d’interdire les contrats familiaux, dans une tribune au Monde.

 

« Il va malheureusement falloir que le droit public finisse par imposer un statut des entourages familiaux au président de la République, aux membres du gouvernement ainsi qu’aux parlementaires. S’agissant du président de la République, il y a beau temps qu’un tel statut aurait dû voir le jour tant les ambiguïtés et les abus furent légion : affaire des décorations du gendre du président Jules Grévy (1887) ; emploi de son fils par Vincent Auriol au poste de secrétaire général adjoint de l’Elysée (1947-1954) ; logement clandestin de Mazarine et d’Anne Pingeot aux frais du contribuable sous la présidence Mitterrand ; embauche de Jean-Christophe Mitterrand et de Claude Chirac par leur père respectif ; carte bleue « professionnelle » de Cécilia Sarkozy à l’Elysée… D’une part, il serait indiqué d’interdire au chef de l’Etat de recruter des membres de sa famille et de préciser que le budget de l’Elysée ne prend en charge aucuns frais d’hébergement, de restauration, de représentation et de déplacement les concernant. D’autre part, une clarification du statut du conjoint du chef de l’Etat est essentielle. Doit-il bénéficier d’un bureau à l’Elysée et de collaborateurs ? Dans quelle mesure doit-on financer son train de vie ? Doit-il être assujetti à un devoir de réserve – quid des révélations de Valérie Trierweiler en 2014 ? Que prévoir en cas de concubinage présidentiel ? Ne devrait-il pas déposer une déclaration d’intérêts et de patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ? Ne faut-il pas un statut des anciens conjoints de chef de l’Etat comme il en existe un désormais pour les anciens présidents (décret du 4 octobre 2016) ? Voilà qui donne matière à réflexion aux spécialistes du droit constitutionnel qui devront commencer par préciser ce que recouvre la notion d’entourages. En ce qui concerne les membres du gouvernement, un statut des entourages familiaux est également requis. Faut-il par exemple rappeler que Cécilia Sarkozy fut conseillère de son mari à Bercy, tandis que l’une de ses filles fut installée dans un des logements normalement réservés à un ministre de la République ? Se souvient-on par exemple des conflits d’intérêts auxquels s’est exposé Eric Woerth en étant à la fois ministre du budget et trésorier de l’UMP, sachant que sa conjointe conseillait fiscalement Liliane Bettencourt, elle-même donatrice de l’UMP ? Avec les lois du 11 octobre 2013, les conflits d’intérêts potentiels sont désormais plus faciles à identifier en amont puisque les membres du gouvernement doivent révéler les activités de leur conjoint. Cela étant, ces progrès législatifs ne doivent pas conduire à faire l’économie d’un statut des entourages familiaux des ministres. Peu ou prou, les mêmes questions se posent que pour le chef de l’Etat et la sagesse voudrait ainsi que les membres de la famille du ministre ne puissent pas être recrutés à titre onéreux au sein de son cabinet. Enfin, que doit-il en être au Parlement ? Depuis la création de la fonction de collaborateur parlementaire par Edgar Faure en 1975, une proportion non négligeable de parlementaires a pris la fâcheuse habitude de recruter son conjoint ou ses enfants – plus de 20 % en 2017 –, voire de recourir à la pratique feutrée des emplois croisés (« j’embauche ton fils, tu embauches ma femme »). Aujourd’hui, un député peut légalement recruter des collaborateurs familiaux dans la limite de 50 % de son enveloppe de crédit collaborateur de 9 600 euros – soit un salaire mensuel de 4 800 euros net – tandis qu’un sénateur ne peut employer qu’un tiers de son enveloppe de 7 500 euros – soit 2 500 euros net mensuel. Malgré les difficultés en termes de droit constitutionnel et de droit du travail que cela susciterait, l’on peut se demander si la France n’aurait pas intérêt à imiter le Parlement européen, qui a interdit les contrats familiaux en 2009. En 2014, le Groupe d’Etats contre la corruption (Greco), qui est l’organe anticorruption du Conseil de l’Europe, avait invité la France à réformer son système des collaborateurs parlementaires nationaux, susceptible de causer des problèmes de conflits d’intérêts et d’emplois fictifs. Et ce 25 janvier a éclaté l’affaire Penelope Fillon, désormais entre les mains du Parquet national financier. C’est la monarchie qui est une affaire de famille, pas la République. Ceux qui voudraient ne voir dans cette tribune qu’un simple antiparlementarisme ou l’expression d’un puritanisme politique, n’ont pas idée de la crise qui vient. Ce sont le soupçon, le népotisme et l’oligarchie qui finissent par livrer la République au crépuscule. »

Tapie- Lagarde : « la cour de justice de la république, le déshonneur » (Richard Malka)

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Dans une  tribune  parue dans le JDD, l’avocat Richard Malka revient sur la condamnation – sans peine – de Christine Lagarde dans l’affaire de l’arbitrage de Tapie en 2008.

« Douze parlementaires ont prononcé la condamnation pénale de Christine Lagarde dans le cadre de ses anciennes fonctions ministérielles. Ils n’ont pas tenu compte des réquisitions de relaxe du plus haut magistrat du ministère public, qui regardait cette poursuite comme une aberration juridique. Soit on retenait la complicité, mais il n’y avait pas de charge pour cela ; soit rien. Ainsi, le 19 décembre 2016, la négligence politique est devenue un délit.

Par démagogie, adhésion à l’air du temps, peur du qu’en-dira-t-on et de la chose médiatiquement jugée, ces douze députés et sénateurs viennent de piétiner la séparation des pouvoirs, socle de toute démocratie. Non seulement ils n’ont pas eu le courage de la cohérence – car il eût fallu alors condamner lourdement plutôt que de troquer une déclaration de culpabilité contre une dispense de peine – mais ils ont réussi l’exploit de déshonorer doublement la justice en la soumettant au populisme (pour condamner) et à l’intérêt du FMI (pour dispenser de peine). Si Christine Lagarde est coupable de « négligence », elle ne devrait pas être condamnée pénalement mais subir une sanction politique – or elle a été autorisée à rester à la tête du FMI. Le crime institutionnel qui résulte de cette décision illisible se double d’un compromis médiocre qui n’aura servi à rien – on reproche maintenant aux juges de l’avoir dispensée de peine. Ceux de ces douze parlementaires qui ont voté la condamnation sont les fossoyeurs (inconscients, ce qui est pire) du pouvoir politique. Leur soumission est suicidaire. Qui sera le prochain ministre épinglé par ces Fouquier-Tinville rétribués 3.000 euros chacun pour juger, là où la noblesse de leur tâche aurait pu commander un peu de désintéressement? Ségolène Royal pour les 800 millions d’euros de pertes des portiques autoroutiers? Roselyne Bachelot et ses 400 millions d’euros dépensés en vaccins inutiles? Thierry Breton pour l’évaporation du milliard d’Areva dans l’opération Uramin? François Hollande, pourquoi pas, pour n’avoir pas réduit le chômage? Une fois que le sang a coulé, son odeur aiguise des appétits toujours plus grands. Les magistrats rêvent de condamner les politiques en exercice, qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche et en retour, les politiques en fonction rêvent d’assujettir les magistrats. C’est le jeu de l’équilibre des pouvoirs mais en l’occurrence, la partie est finie, en raison du forfait des uns qui ont préféré abdiquer ce qu’ils sont. Le délit de « négligence » sera extensible à l’infini et les talents déserteront l’univers politique pour se tourner vers des horizons moins hostiles. Peut-être faudrait-il aussi juger ces parlementaires, pour avoir fait preuve d’une coupable négligence en rendant une si dangereuse décision. Plus certainement, l’Histoire jugera ces juges. Benjamin Franklin redoutait le peuple, à ses yeux le plus féroce des tyrans hors du lien commun de la loi. Douze parlementaires ont sacrifié la loi au bénéfice de ce qu’ils pensaient être les attentes du peuple. »

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