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Le Front républicain insuffisant parce que les Français ont oublié la guerre

Le Front républicain insuffisant parce  que les Français ont oublié la guerre

 

 

Il est clair que le front républicain ne rencontre plus l’adhésion massive aussi bien dans les organisations politiques démocratiques que chez les responsables et les citoyens. Un des facteurs explicatifs tient dans le fait que la plupart des Français ont oublié la guerre et le fascisme. Les derniers témoins directs de la montée des nationalismes qui a amené à la guerre la plus sanglante de l’histoire ont aujourd’hui autour de 100 ans. Du coup beaucoup se sont endormis dans le confort de la démocratie considérant celle-ci comme acquise définitivement alors qu’elle n’est que le produit d’un combat permanent. Or  cette démocratie est menacée par le parti fascisant de Marine Le Pen qui par exemple veut faire une croix sur la responsabilité du gouvernement de l’époque concernant la rafle du Vel’ d’Hiv’ mais cette démocratie est également menacée par les gauchistes qui rêvent d’un régime politique de type bolivarien où la dictature du peuple aurait davantage de légitimité que le choix des urnes. Bref le retour du communisme.  Pour preuve la dérive des lycéens qui ont participé à des manifestations violentes pour refuser le choix entre Le Pen et macro. « Ni Marine, Ni Macron. Ni patrie, Ni patron », tel était le mot d’heures de ses lycéens violents qui auraient pu ajouter « ni démocratie ». D’une certaine manière cette démocratie est minée en France par les extrêmes qui ont par ailleurs de nombreux points communs saut sur certaines thématiques sociétales et encore car le souverainisme se trouve souvent teinté de nationalisme. Si la France et l’Europe ont pu enregistrer autant de progrès économique en 50 ans davantage que pendant  des siècles et des millénaires,  c’est essentiellement grâce à une longue période de paix et de démocratie. Une paix qui pourrait bien être menacée par la montée des nationalismes dans plusieurs pays européens.  Tous les nationalismes ont toujours conduit soient à la guerre, soit à la dictature, soit aux deux. De ce point de vue responsables politiques et mêmes citoyens manquent de culture et de mémoire. Les années 30 ont été en grande partie oubliées. C’est sur une crise économique, sur la détérioration sociale qu’ont pu se développer les populismes transformés rapidement en nationalismes et qui ont finalement abouti à la guerre et aux dictatures. La défiance légitime vis-à-vis des du système politique de certains de leurs représentants ne saurait cependant justifier l’oubli de l’histoire.

 

Dès dimanche soir, l’éclatement au PS mais aussi chez les Républicains

Dès dimanche soir, L’éclatement au PS  mais aussi chez les Républicains

 

 

Le très transparent secrétaire général du parti les Républicains, Bernard Accoyer, s’est offusqué du pronostic de Macron concernant l’éclatement de la droite. L’éclatement qui pourrait intervenir dès dimanche soir. Il affectera bien sûr aussi le parti socialiste car plus rien ne peut rassembler d’un côté les crypto marxistes, néo communistes,  représenté par les frondeurs et les sociaux libéraux proches de Hollande  et de Valls. À droite, la situation électorale est beaucoup moins désespérée puisque le candidat issu des primaires, François Fillon, s’est  appuyé sur un socle  d’environ 20 % d’électeurs. Pour autant, là aussi, les divergences sont telles qu’on voit mal comment les deux grandes tendances pourraient se réconcilier. « Les Républicains, c’est un parti fracturé entre une droite réactionnaire, qui sur le plan sociétal, social, européen est beaucoup plus proche des thèses de Marine Le Pen (…), et une droite social-libérale gaulliste, beaucoup plus proche de moi », juge Emmanuel Macron. Un pronostic pertinent car on voit mal comment pourrait cohabiter encore longtemps d’un côté les libéraux humanistes et de l’autre des anti européens « Je suis convaincu que Les Républicains se scinderont parce que c’est le sens de la recomposition de la vie politique », poursuit macro. Le secrétaire général des Républicains (LR), Bernard Accoyer, a dénoncé vendredi des « déclarations arrogantes, mensongères et irresponsables » d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de souhaiter la mort du principal parti de droite. Dans une interview au Parisien de vendredi, le favori de l’élection présidentielle prédit une scission de LR dans le cadre d’une vaste recomposition politique. « Monsieur Macron, par ses déclarations arrogantes et irresponsables, prend ses désirs pour des réalités. Notre famille politique a une histoire forte et un avenir certain », fulmine Bernard Accoyer dans un communiqué.  La droite espère prendre sa revanche à l’occasion des législatives des 11 et 18 juin, sous l’égide de François Baroin, son nouvel homme fort.

Coalition ou une cohabitation pour les Républicains (Estrosi)

Coalition ou une cohabitation pour les Républicains (Estrosi)

 

 

Englué dans ses contradictions et encore assommé par la défaite de Fillon, le parti des républicains semble paralysé face aux questions urgentes qui se posent à lui. Faut-il ou non appeler à voter clairement pour Macron ? Faut-il ensuite envisager une coalition parlementaire et gouvernementale avec lui ? Faudra-t-il se limiter à une cohabitation ? Autant de questions que pose clairement Christian Estrosi.   »Les Français nous ont donné des leçons, il faut tirer les conséquences », a-t-il déclaré à Reuters en référence à la défaite du candidat de la droite et du centre, François Fillon. « Cela mérite un débat de fond: cohabiter ou assumer une part de responsabilité dans une coalition. » Le président de la région PACA, qui a clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron et faire barrage au Front national, estime que « Marine Le Pen peut gagner ». « La question c’est : ‘est-ce qu’on veut Emmanuel Macron ou Marine Le Pen’. Ce n’est pas le vote blanc qui sera président de la République le 7 mai. Il faut prendre la mesure du risque à la présidentielle » dit-il. L’élu niçois dénonce également l’ambiguïté de membres des Républicains coupables selon lui « de négliger le risque et de ne pas prendre plus au sérieux ce second tour » en refusant de voter pour Emmanuel Macron. « On n’est pas aux législatives. »

 

Législatives: le centriste Folliot rallié à Macron, sanctionné par les Républicains

Législatives: le centriste Folliot rallié à Macron, sanctionné par les Républicains

 

Une sanction qui apparaîtra sans doute dérisoire celle du retrait de l’investiture des Républicains à un centriste rallié à Macron. Un retrait d’investiture qui constitue d’ailleurs sans doute davantage une récompense qu’une punition car le député du Tarn aurait eu peu de chances d’être élu avec la casquette des Républicains. Le parti Les Républicains a en effet annoncé qu’il retirait son investiture aux élections législatives à Philippe Folliot, qui a rallié Emmanuel Macron. Le député du Tarn est à la tête de l’Alliance centriste, une composante de l’UDI, qui a passé un accord avec LR aux prochaines législatives. Cette Alliance centriste a annoncé samedi qu’elle soutenait Macron à la présidentielle au vu de « la désastreuse situation politique du moment, plus particulièrement liée aux affaires qui touchent François Fillon ». « Prenant acte de cette décision, les Républicains retirent l’investiture accordée au président de l’Alliance centriste et procéderont, en lien étroit avec l’UDI, dans les meilleurs délais à une nouvelle investiture dans la 1ère circonscription du Tarn », a réagi dans un communiqué Bernard Accoyer, secrétaire général de LR.   »Face au bilan catastrophique de la gauche et à la crise que traverse notre pays, Les Républicains et l’UDI sont pleinement engagés pour redresser la situation de la France avec François Fillon », explique-t-il, jugeant cet « engagement totalement incompatible avec un soutien à Emmanuel Macron dont le projet s’inscrirait dans la continuité du quinquennat de François Hollande ».

 

 

La présidentielle

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

 

Le sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé mercredi son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, devenant le premier parlementaire LR à rejoindre le candidat d’En Marche! » Pour Jean-Baptiste Lemoyne, Emmanuel Macron est « le seul candidat d’une alternance crédible », une chose devenue selon lui « impossible avec François Fillon », comme il l’a déclaré à l’AFP. « François Fillon a repris sa parole en restant candidat malgré sa mise en examen, moi je reprends ma liberté parce que je constate combien le reniement de la parole politique nous porte préjudice », a expliqué M. Lemoyne, qui avait soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite et appelé le maire de Bordeaux à se présenter, avant la manifestation du Trocadéro organisée le 5 mars à Paris en soutien à François Fillon. Agé de 39 ans comme M. Macron, M. Lemoyne a été élu sénateur de l’Yonne en 2014 comme candidat indépendant. Il est apparenté au groupe LR. « Depuis le 25 janvier, on vit au rythme des révélations. L’alternance est devenue impossible avec François Fillon. Aujourd’hui le seul candidat d’une alternance crédible, c’est Emmanuel Macron », juge-t-il. Pour M. Lemoyne, « la droite et le centre peuvent partager de nombreux points du programme d’Emmanuel Macron : la baisse de l’impôt sur les sociétés, la suppression du RSI, la réforme des retraites, le recrutement de policiers et de gendarmes… ».   Le sénateur juge surtout « qu’Emmanuel Macron a cette capacité à parler à des France qui se regardent en chiens de faïence: la France rurale, la France des quartiers, la France des métropoles… Il est capable de susciter une espérance dans une France qui se fissure ». M. Lemoyne démissionne en conséquence de sa fonction de secrétaire national LR et de président de la Fédération LR de l’Yonne. Jusqu’ici M. Macron avait obtenu surtout des ralliements de la gauche. « Il y a beaucoup d’élus qui se sentent mal à l’aise à droite, ma démarche pourra peut-être en libérer certains pour bâtir une majorité réformatrice », espère le sénateur.

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

 

Une nouvelle fois le comité politique des républicains qui devait clarifier la situation de crise provoquée par Fillon a adopté  une position de faux-culs et de manière unanime en plus ;  le comité politique soutient la candidature de Fillon qu’il critiquait la veille. (Comme lors de la dernière révolte contre Fillon). On peut imaginer qu’en fonction des sondages qui nécessairement seront de plus en plus mauvais dans les jours à venir que ce comité sera encore appelé à se réunir. La réalité,  c’est que ce comité composé de seconds couteaux sans réelle envergure nationale ne dispose d’aucune autorité pour imposer quoi que ce soit ni à Fillon, ni Juppé, ni à Sarkozy ou d’autres. Ces seconds couteaux passent surtout leur temps à se neutraliser pour éviter la mainmise d’un courant ou d’une personnalité sur le parti. « François Fillon a confirmé devant le comité politique des Républicains sa candidature à l’élection présidentielle », a déclaré son président, Gérard Larcher, un expert en dialectique de faux-culs qui sait élever le ton pour masquer l’insignifiance et les contradictions  de sa posture. L’exemple même de la théâtralisation de la parole politique dont la forme et l’ambiguïté tuent  le fond. Bref, une nouvelle fois comité politique lamentable qui s’est couché  devant la difficulté « Le comité politique, après un large échange, a renouvelé à l’unanimité son soutien à François Fillon et s’engage à oeuvrer au rassemblement des familles politiques de la droite et du centre autour de lui et du projet qu’il porte pour le redressement national. François Fillon a indiqué qu’il prendrait des initiatives pour porter ensemble nos valeurs. Les Républicains sont donc rassemblés et déterminés autour de François Fillon », a-t-il ajouté à l’issue de la réunion. » A encore indiqué l’inénarrable Gérard Larcher. Le candidat de la droite et du centre s’est prévalu devant le comité politique du succès de la manifestation de soutien qui s’est déroulée dimanche à Paris au Trocadéro. Ceux servant du renoncement de Juppé Fillon s’est efforcé de démontrer qu’aucun plan B n’était envisageable. Effectivement de son côté Juppé avait été clair et ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer l’immaturité politique de son propre parti. « Je ne suis (…) pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur et c’est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République », a dit le maire de Bordeaux lors d’une déclaration marquée par la gravité. « C’est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s’ils souhaitent me rencontrer », a-t-il ajouté en se livrant à une charge contre « l’obstination » de François Fillon que la « dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique [ont] conduit dans une impasse ». « Je le répète : pour moi il est trop tard, il n’est évidemment pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France », a-t-il conclu sans dire qui, selon lui, devrait porter « les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines ». Juppé qui s’est fortement étonné du soutien soudains de nombre de responsables qui hier l’avaient démoli.

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

Dans une allocution pleine de dignité et  de cohérence aussi Juppé a dit définit vivement non à un éventuel remplacement de Fillon. Juppé qui en même temps en a profité pour régler ses comptes avec d’une part la radicalité de Fillon d’autre part avec les divisions et manœuvres politiciennes au sein de son propre parti. Il  s’est étonné de l’enthousiasme qu’il suscitait aujourd’hui chez des responsables qui hier avaient démoli sa candidature la tonalité de l’allocution était grave et le fond plein d’amertume. D’une certaine manière,  Juppé fait le constat de l’état catastrophique de la candidature de Fillon et en renvoie la responsabilité aux responsables du parti qui n’ont cessé d’organiser la division. Juppé a bien entendu souhaité la victoire pour son camp mais à bien évité d’apporter son soutien à Fillon. Après cette déclaration sans ambiguïté,  la panique et le désarroi vont sans doute s’amplifier au sein des Républicains ou aucun leader ne se dégage pour un éventuel remplacement de Fillon. Il est probable que les initiatives des oligarques de tous poils vont partir dans tous les sens car plus personne ne dispose de l’autorité morale pour imposer une cohérence et une sérénité dans un parti  aux abois.  De ce point de vue la réunion ce soir du bureau politique des républicains devrait s’achever dans la confusion la plus totale entre le soutien mou à Fillon et la porte ouverte à son remplacement.

François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

François Fillon à nouveau contesté au sein des Républicains

 

Il y a une dizaine de jours le député les républicains du Rhône, Georges Fenech,  avait déclaré : «Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc ». Après une période de silence le député qui a réuni une vingtaine de parlementaires réitère ses critiques : «Nous avons fait le constat qu’il n’était plus possible de faire campagne sur le terrain et ce constat est partagé à l’unanimité, a confié Georges Fenech à l’issue de la réunion. Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis. C’est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite.»  L’ancien magistrat député les Républicains du Rhône met encore les pieds dans le plat pour dénoncer l’attitude hypocrite de l’appareil dirigeant qui soutient encore Fillon. Pour lui, c’est clair : au regard des mensonges et des malversations de Fillon le résultat des primaires de la droite et du centre. À juste titre il considère que l’affaire Fillon ne doit pas être regardée uniquement à travers le prisme juridique mais aussi et surtout à travers le critère étique et moral. On sait que François Fillon a décidé de maintenir sa candidature dans il ne serait pas mis en examen. Le député du Rhône, ancien magistrat, sait parfaitement que le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou encore le temps politique. Du coup cette affaire Fillon va traîner des semaines voire des mois. En outre, elle pourrait même hypothéquer son quinquennat pour le cas où Fillon serait élu président de la république. En effet, on voit mal sur quelle légitimité pourrait s’appuyer François Fillon pour imposer aux autres des mesures de rigueur.  François Fillon risque d’entraîner son camp dans la catastrophe. Ceci étant, on voit mal comment des républicains pourraient en quelques semaines organiser de nouvelles primaires. La logique voudrait que François Fillon soit remplacé par Juppé ;  ce que confirme d’ailleurs un sondage qui fait de Juppé le favori en cas de renoncement de Fillon. « La situation [était] très compromise. [...] Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible [...] qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral » avait  déclaré le député républicain. Il était ainsi devenu le premier député du parti à réclamer le renoncement de François Fillon. Sa qualité de magistrat lui avait  valu d’être désigné secrétaire national de l’ex-UMP chargé de la justice en 2014, par Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs soutenu pour la primaire de la droite et du centre à l’automne 2016. Et si aujourd’hui, il déclare soutenir François Fillon, il demeurera le premier député Les Républicains à avoir élevé la voix pour réclamer son abandon. À la sortie du restaurant, Alain Gest, un autre parlementaire, ne tient pas un autre langage. «Nous avions déjà été convoqués au siège de campagne du candidat, mais aucun échange n’avait pu s’instaurer entre lui et nous, a regretté le député de la Somme. François Fillon a-t-il eu vent de notre petite réunion de ce soir? Je l’ignore….L’équipe mise en place autour du candidat ne se rend pas compte qu’à 17% d’intentions de vote dans les sondages, les gens s’inquiètent et ont des raisons de s’inquiéter. La question est maintenant de savoir ce que l’on peut faire pour sauver la campagne.»

Fillon : c’est pas la joie chez les Républicains (Bussereau)

Fillon : c’est pas la joie chez les Républicains (Bussereau)

 

Officiellement tout l’appareil des Républicains soutient François Fillon qui après ses excuses à cadenassé le parti paralysé par les différentes chapelles. Les clans ont en effet été incapable de se mettre d’accord sur un plan B. Du coup, ils ont bien été contraints d’affirmer leur solidarité à l’égard de l’ancien Premier ministre. Mais sans grande conviction  surtout à la lecture des récents sondages qui montrent la dégringolade de Fillon dans l’opinion publique. L’ancien favori pour 2017 ne serait même plus en capacité de se qualifier pour le second tour si l’on se fie aux différents sondages. Derrière le risque d’échec de Fillon se profilent des perspectives de catastrophes aux législatives. De ce fait, sous le manteau, nombre de responsables des Républicains commencent  à douter sérieusement et espèrent  même retrait de François Fillon. Dominique Bussereau, ancien soutien de Juppé avoue clairement que l’ambiance n’est pas au beau fixe chez les républicains et qui au passage remet en cause le plan de communication de Fillon et son système de défense. C’est le constat fait jeudi par l’ancien ministre Dominique Bussereau sur Europe 1. Après la conférence de presse de François Fillon, lundi dernier, le député dit avoir «reçu pas mal de messages» de personnes qui disaient avoir été «convaincues». Les gens, dit-il, «ont aimé ses excuses» alors même que «sur le terrain, ce week-end, l’ambiance était mauvaise.» Mais, ajoute-t-il, «mercredi à l’Assemblée, c’était déjà un peu retombé». «François Fillon vit une épreuve personnelle terrible», observe Dominique Bussereau qui le trouve «courageux» face «à l’adversité». «Les électeurs de droite et du centre en sont conscients. Le fait que nous ayons baissé dans les sondages, que pour l’instant nous ne soyons plus au premier tour est avéré», lâche-t-il en faisant un lapsus, confondant premier et second tour. «Donc il faut maintenant, patiemment, regagner point par point, ce que nous avons perdu dans les sondages», ajoute le parlementaire. Les différentes enquêtes placent maintenant le candidat de la droite à la troisième position, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron. «Donc il faut qu’on se batte. On était archi-favori (…). Il y a de quoi avoir une petite perte de moral mais une campagne présidentielle, c’est très très long», tente-t-il de se rassurer. «La campagne de la primaire a été celle de toutes les surprises donc ceux qui soutiennent François Fillon, nous allons nous battre pour lui permettre de remonter la pente, qui malheureusement n’a pas été la bonne ces derniers temps», insiste l’ancien ministre. Qui pointe toutefois un pan de la communication de François Fillon: «Moi je ne crois pas aux complots, aux officines, je crois que les journalistes font leur travail».

Macron homosexuel !!! (Nicolas Dhuicq, député Les Républicains, pro-russe)

Macron homosexuel !!! (Nicolas Dhuicq,  député Les Républicains, pro-russe)

 

La campagne électorale tombe évidemment dans le caniveau avec en particulier les révélations concernant le détournement d’argent public de François Fillon. Du coup, certains dans le camp Fillon n’hésite pas à utiliser les arguments les plus abjectes à l’encontre de  Macron ; Macron qui  menace de plus en plus le candidat de la droite aux élections présidentielles.  Certains sites des services secrets russes tentent de déstabiliser un peu plus la campagne électorale française comme il l’avait fait aux États-Unis ; ils diffusent notamment des attaques contre Emmanuel Macron y compris sur sa supposée vie personnelle. En clair, Emmanuel Macron serait homosexuel. Le député les républicains Nicolas Dhuicq soutien indéfectible de la Russie et de Poutine reprend à son compte cette rumeur. D’après lui,  Emmanuel Macron cacherait « des détails de sa vie personnelle » : « Macron est un homme qu’on appelle un chouchou, ou un chéri, des médias français, lesquels sont détenus par seulement quelques personnes, comme nous le savons tous. En outre, un des hommes qui le soutiennent est le fameux homme d’affaires Pierre Bergé, un associé et amant de longue date d’Yves Saint Laurent, qui est ouvertement homosexuel et qui défend le mariage gay. Il y a un très riche lobby gay derrière lui. Cela veut tout dire.«  « Cela veut tout dire », donc. Ou rien. A part confirmer que Nicolas Dhuicq a manifestement un problème avec l’homosexualité puisqu’il a introduit cette question dans plusieurs de ses interventions à l’assemblée sur des sujets qui n’avaient strictement rien à voir avec l’homosexualité. Une déclaration aussi immonde appelle plusieurs les interrogations. D’abord concernant la santé mentale de ce député psychiatre qui peut-être a été contaminé par ses patients. Ensuite sur les relations sulfureuses qu’entretiennent certains députés des Républicains avec la Russie et Poutine. Enfin sur l’état de délabrement moral de certains élus  des Républicains prêts à tout pour sauver leur peau en perspective de la catastrophe électorale annoncée pour Fillon.

Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc (Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône)

Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc  (Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône)

L’ancien magistrat député les Républicains du Rhône met les pieds dans le plat pour dénoncer l’attitude hypocrite de l’appareil dirigeant qui soutient encore Fillon. Pour lui, c’est clair : au regard des mensonges et des malversations de Fillon le résultat des primaires de la droite et du centre. À juste titre il considère que l’affaire Fillon ne doit pas être regardée uniquement à travers le prisme juridique mais aussi et surtout à travers le critère étique et moral. On sait que François Fillon a décidé de maintenir sa candidature dans il ne serait pas mis en examen. Le député du Rhône, ancien magistrat, sait parfaitement que le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou encore le temps politique. Du coup cette affaire Fillon va traîner des semaines voire des mois. En outre, elle pourrait même hypothéquer son quinquennat pour le cas où Fillon serait élu président de la république. En effet, on voit mal sur quelle légitimité pourrait s’appuyer François Fillon pour imposer aux autres des mesures de rigueur.  François Fillon risque d’entraîner son camp dans la catastrophe. Ceci étant, on voit mal comment des républicains pourraient en quelques semaines organiser de nouvelles primaires. La logique voudrait que François Fillon soit remplacé par Juppé ;  ce que confirme d’ailleurs un sondage qui fait de Juppé le favori en cas de renoncement de Fillon. « La situation [était] très compromise. [...] Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible [...] qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral » a déclaré le député républicain. Il est ainsi devenu le premier député du parti à réclamer le renoncement de François Fillon. Sa qualité de magistrat lui avait  valu d’être désigné secrétaire national de l’ex-UMP chargé de la justice en 2014, par Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs soutenu pour la primaire de la droite et du centre à l’automne 2016. Et si aujourd’hui, il déclare soutenir François Fillon, il demeurera le premier député Les Républicains à avoir élevé la voix pour réclamer son abandon.

Participation Primaire Les Républicains : plus de 10 millions

Participation Primaire Les Républicains : plus de dix millions

 

Une étude qui monte que le taux possible de participation à la primaire pourrait sérieusement changer la donne. Plus de 10 millions de Français pourraient en effet aller choisir le candidat des Républicains. L’élargissement du corps électoral pourrait particulièrement favoriser Alain Juppé au détriment de Nicolas Sarkozy qui pourrait bien prendre une claque sévère surtout dans l’éventualité d’un second tour.. Plus d’un quart des personnes interrogées (28%) envisagent par ailleurs d’y participer. Chez ceux qui pensent voter, 84% mettent en avant le fait que le vainqueur aura de grandes chances d’être élu président comme un facteur important dans leur décision de participer. 53% disent aussi vouloir empêcher l’un des candidats de gagner et 51% apprécier énormément un des candidats, selon un sondage Odoxa pour L’Express. Le niveau de connaissance du processus des primaires est plutôt bon, selon l’enquête, mais 80% des sondés ne connaissent pas les dates du scrutin, les dimanche 20 et 27 novembre.  La cote de popularité de François Hollande ne s’améliore pas en septembre, contrairement à celle de Manuel Valls qui remonte légèrement, Alain Juppé et Emmanuel Macron suscitant, eux, toujours une forte adhésion. Seules 16% des personnes interrogées considèrent François Hollande comme « un bon président », contre 84% d’un avis contraire, soit le même niveau qu’au mois de juin, selon ce baromètre, réalisé pour L’Express, France Inter et la presse régionale. Chez les seuls sympathisants de gauche, le chef de l’État perd deux points (à 37%), le discours aux airs d’entrée en campagne salle Wagram de début septembre n’ayant visiblement pas changé la donne.   Manuel Valls, dont la cote déclinait depuis novembre, regagne en revanche 3 points, 27% de personnes interrogées estimant qu’il est un « bon Premier ministre ». Chez les sympathisants de gauche, la hausse atteint 6 points (42%). En tête des personnalités suscitant le plus de soutien et de sympathie, Alain Juppé gagne 4 points à 39% devant Emmanuel Macron (31%, +2). François Bayrou (30%, +2) est troisième, devant Marine Le Pen (27%, +1) et Jean-Luc Mélenchon (27%, +3), suivis de Ségolène Royal (26%, +3), Martine Aubry (25%, +3) et Christiane Taubira (25%, +2). Arrivent ensuite les adversaires d’Alain Juppé pour la primaire de la droite, Bruno Le Maire (24%, +2), Nicolas Sarkozy (23%, =) et François Fillon (23%, -1). Chez les sympathisants de gauche, Christiane Taubira fait la course en tête (54%), désormais rattrapée par Ségolène Royal, en forte progression (+6 à 54%). A droite, Alain Juppé gagne 7 points (69%) et devance Nicolas Sarkozy (64%, -2).

État d’urgence : les conditions des Républicains

État d’urgence : les conditions des républicains

 

 

Dans le droit fil de l’intervention de Nicolas Sarkozy les républicains posent leurs conditions à la reconduction de l’État d’urgence. Des propositions qui n’approfondissent pas le concept très relatif de l’État d’urgence et qui constitue surtout une posture pour ne pas laisser le champ libre au front national sur la question de la sécurité. Une posture aussi à usage interne pour permettre à Sarkozy de se distinguer nettement de ses concurrents à la primaire de la droite. Le bureau politique du principal parti d’opposition réclame par ailleurs la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’attaque au camion qui a fait 84 morts le 14 juillet sur la promenade des Anglais, à Nice. Le projet de loi prorogeant l’état d’urgence pour trois mois sera présenté mardi au conseil des ministres. Il prévoit d’autoriser à nouveau les perquisitions administratives et de permettre la saisie et l’exploitation de données contenues dans des ordinateurs ou des téléphones, a annoncé Manuel Valls.  « Les Républicains n’accepteront de voter la reconduction de l’état d’urgence qu’à la condition qu’il protège efficacement nos concitoyens », écrit lundi soir le bureau politique de LR dans un communiqué. Dans cet esprit, le parti de droite formule dix propositions, dont la prolongation de l’état d’urgence pour six mois au minimum. Les Républicains demandent également la possibilité pour les préfets d’interdire toute manifestation dont ils estimeraient ne pas pouvoir assurer la sécurité et de fermer en urgence tout lieu de culte radicalisé. « Tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue », dit encore le texte. « De même, tout ressortissant français dans la même situation doit être placé dans un centre fermé ou assigné à résidence avec un bracelet électronique pour une durée qui devra être portée à trois mois », ajoute-t-il. Le parti d’opposition reproche au gouvernement d’avoir rejeté les principales propositions de la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre le terrorisme, en particulier celle d’une refonte globale des services de renseignement.

(Avec Reuters)

Le projet des républicains très contesté

 

Le projet des républicains très contesté

 

À l’arrache comme d’habitude Sarkozy a fait entériner un projet politique des républicains ; projet qui est en fait le sien et qui vise à cadenasser les autres candidats à la primaire de la droite. Un projet largement soutenu par un conseil national par avance acquis aux idées de Sarkozy mais contesté par des juppéistes qui n’apprécient  pas cette démocratie « de type nord-coréenne ». En clair la plupart des concurrents de Sarkozy  pour la primaire de la droite contestent  à la fois la méthode et le fond, beaucoup d’ailleurs étaient absents lors du vote de ce projet. Sarkozy comme d’habitude n’a pas fait dans la dentelle pour démolir ses concurrents et en particulier Juppé qui avait choisi de discuter avec des journalistes plutôt que de participer à cette mascarade.  Nicolas Sarkozy n’a donc pas apprécié et a fustigé les absents dans son discours de clôture : « C’est plus facile d’être sur le trottoir et de parler à quelques journalistes, c’est moins facile d’être au milieu des siens. Les juppéistes expliquaient avoir choisi l’abstention plutôt que l’absentéisme pour marquer leur différence. « C’est plutôt le projet de Nicolas Sarkozy. Je ne vais pas demander à Nicolas Sarkozy ou à ses proches de voter le projet d’Alain Juppé. L’inverse est donc vrai », a justifié le député juppéiste Benoist Apparu auprès de journalistes. Bruno Le Maire, désormais « troisième homme » des sondages, a lui boycotté la réunion du « parlement » de LR, préférant s’exprimer aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Là encore, Nicolas Sarkozy s’est montré cinglant avec son ancien ministre : « Quand on était ensemble au gouvernement, il y en a assez peu qui m’ont dit : ‘Je t’en supplie, je veux sortir tant je suis en désaccord!’ »

(Avec Reuters)

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par le bureau politique une modification des conditions de vote des Français de l’étranger. Du coup beaucoup s’interrogent  pour savoir si ce n’est pas le début du bidouillage du scrutin. Un bidouillage condamné par la plupart des candidats aux primaires, Sarkozy excepté bien sûr. Un changement de mode électoral également condamné par la Haute autorité chargée de l’organisation des primaires. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur : celui de définir l’assiette de l’électorat et les conditions de vote. Des modalités qui pourraient influencer le résultat final. Ce n’est pas ce qui avait jusque-là été prévu. Mardi, lors d’un bureau politique, les Républicains ont voté un changement du mode de scrutin pour les Français de l’étranger lors de la primaire de la droite prévu en novembre. Alors que ces derniers – ils sont 1,2 million inscrits sur les listes consulaires – devaient initialement pouvoir voter de manière électronique, via Internet, il a finalement été décidé qu’ils devraient voter par courrier. Un choix défendu par Nicolas et entériné par 43 voix sur 47 présents. Mais cette option n’est pas approuvée par ses principaux rivaux. Ni Alain Juppé, ni François Fillon, ni Bruno Le Maire n’étaient d’ailleurs pas présents lors du bureau politique. Lors du vote de mardi, seuls les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Fabienne Keller et Olivier Chartier se sont prononcés contre, indique L’Opinion. Mercredi, dans un communiqué, François Fillon affirme que les Français de l’étranger doivent « avoir la possibilité de voter à la primaire dans des conditions qui respectent la spécificité de leur territoire de résidence ». « Je défendrai le droit des Français de l’étranger à s’exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l’égalité entre tous les Français », poursuit l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je veux que les Français de l’étranger puissent voter aussi facilement que les Français qui résident sur le territoire français », a pour sa part déclaré Bruno Le Maire sur France Info, jugeant « beaucoup plus simple » le vote par Internet. « On se prive de faire voter les Français installés à l’étranger. Je trouve que c’est dommage », a pour sa part déclaré au JDD Nadine Morano. « J’aimerais que le président des Républicains remette le sujet à l’ordre du jour officiellement, et qu’on ait un débat là-dessus », indique-t-elle. Saisie du problème, la Haute autorité de la primaire a rapidement réagi. « Cette position n’est pas celle qui lui avait été transmise jusqu’à présent et sur la base de laquelle elle a travaillé », écrit-elle dans un communiqué. Le guide de la primaire, publié la semaine dernière, indique d’ailleurs, dans son article 6, que le vote des Français de l’étranger sera électronique. « Attirant l’attention sur les difficultés propres à l’organisation du scrutin pour les 1,2 million de Français établis hors de France », la Haute autorité appelle à un nouveau vote du bureau politique sur les « propositions de modifications de la Charte de la primaire permettant un vote effectif des Français établis hors de France ».Mardi, lors du bureau politique, Nicolas Sarkozy avait pris la parole après les explications de Thierry Solère sur le choix du vote électronique pour les Français de l’étranger. « Tu vois, je reviens de la Somme. Je ne vois pas au nom de quoi un mec de la Somme devrait faire 40 kilomètres pour aller voter, alors qu’un golden boy de New York n’aurait qu’à appuyer sur un bouton », aurait déclaré dans la foulée le président des Républicains, relate L’Opinion.

 

(Avec JDD)

Loi travail : les républicains voteront contre

Loi travail : les républicains voteront contre

Les Républicains ont annoncé mardi qu’ils voteraient contre la nouvelle mouture du projet de loi de réforme du Code du travail mais les centristes de l’UDI, dont le vote pourrait être crucial, préfèrent attendre avant de se prononcer. Le groupe socialiste, qui s’est une nouvelle fois réuni mardi, s’est quant à lui déclaré satisfait des changements proposés par le Premier ministre Manuel Valls, dont le projet réécrit a été bien accueilli par les syndicats réformistes mais vivement critiqué par le patronat. « Tout ce qui pouvait aller dans le bon sens a sauté », a déclaré mardi Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale. « On a désormais une vraie loi anti-PME. » Pour le « patron » du groupe LR, aucun de ses députés ne peut voter un tel texte. « C’est un texte invraisemblable. On ne voit pas quelqu’un de droite normalement constitué le voter. » Même position d’hostilité à la réforme au groupe Front de gauche mais pour des raisons inverses. « Ce sont des modifications à la marge qui ne changent rien fondamentalement. C’est un texte qui reste foncièrement régressif », a dit André Chassaigne (PC), le président du groupe. Du côté du groupe UDI, on fait preuve de prudence. « On pourrait dire ‘circulez, il n’y a rien à voir’. Mais nous allons une fois de plus être fidèles à notre façon de fonctionner en faisant des contre-propositions », a dit Philippe Vigier, le président du groupe. Il a ainsi confirmé que son groupe déposerait des amendements afin d’améliorer le texte. Si le groupe des radicaux de gauche est majoritairement favorable à la réforme dans sa nouvelle version, les écologistes sont divisés entre aile réformiste et aile gauche. « La loi aura une portée moindre, mais il faut en accepter le principe », a dit à Reuters François de Rugy, chef de file de la première école. « Je préfère une réforme de moindre ampleur mais qui permet de réformer que de rester droit dans mes bottes pour ensuite finir par tout abandonner. » Le groupe socialiste, qui s’est réuni mardi une nouvelle fois en présence de Manuel Valls et de sa ministre du Travail, Myriam El Khomri, au lendemain d’un séminaire à huis clos déjà consacré à cette réforme, est globalement satisfait à l’exception de quelques « frondeurs ».

Primaire Les Républicains : « un concours de beauté ?

Primaire Les Républicains : « un concours de beauté ?

L’idée de primaire participe sans doute d’une avancée de la démocratie même si ces candidatures sont cadenassées par les partis politiques ce qui n’est pas tout à fait conforme à l’esprit même de la Ve République. A droite les candidatures se multiplient pour atteindre maintenant une dizaine de candidats. Le choix risque de se faire surtout sur l’apparence des candidats dans la mesure où ces derniers partagent à peu près les mêmes les orientations libérales Morano exceptées qui auraient davantage sa place au Front National. Du coup les primaires de droite risquent de ressembler à un concours de beauté ou notamment le critère de jeunesse est mis en avant. Faute de différence significative entre les candidats au risque donc d’assister à des règlements de compte. Ce que craint notamment Thierry Soler préside du comité d’orientation de cette primaire. Jean-Francois Copé, François Fillon, Alain Juppé, Frédéric Lefebvre, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet… Au 10 mars, neuf élus se sont déclarés candidats à la primaire de la droite et du centre. Une longue liste à laquelle s’ajoutera vraisemblablement le nom de Nicolas Sarkozy et peut-être celui de Michèle Alliot-Marie. Invité de RTL, Thierry Solère, président du comité d’organisation de cette primaire, estime toutefois que cette liste devrait se réduire à « cinq ou six candidats » d’ici le 20 novembre, date du premier tour. En charge de cette primaire, Thierry Solère doit également veiller à ce que ce scrutin ne mette pas à feu et à sang le parti Les Républicains. C’est pourtant ce que laissent présager certaines petites attaques déjà lancées ici et là, comme Nicolas Sarkozy qui insiste sur l’âge de son rival Alain Juppé, lequel n’hésite pas à faire référence à Paul Bismuth, l’alias de l’ancien chef de l’État dans l’affaire des écoutes téléphoniques. Un code de bonne conduite va donc être mis en place. « Si on édite des règles, il faut des sanctions et les faire appliquer. Tout le monde comprend bien que ce sera une compétition dans la même famille politique et qu’il faut éviter les coups bas. Les Français veulent un débat d’idées », conclut Thierry Solère.

Nadine Morano va quitter les Républicains ?

Nadine Morano va quitter les Républicains ?

 

Nadine Morano ne se remet pas d’avoir été écarté par Sarkozy (d’abord de la direction des républicains ensuite des listes régionales). Elle pourrait donc rejoindre le micro parti des paysans, plus exactement le centre national des indépendants et paysans (CNIP). Une formation à peu près inconnu du grand public qui compte seulement le député très controversé  de Cholet Gilles Bourdouleix, 2 conseiller régionaux, 2 conseillers départementaux et quelques maires. En fait, Nadine Morano tient absolument à se présenter aux primaires de droite pour affaiblir Sarkozy. Problème, elle n’est pas sûre de recevoir les soutiens nécessaires chez les républicains pour pouvoir participer à cette primaire. Elle espère donc que en rejoignant le micro parti des indépendants et paysans s’affranchir des parrainages indispensables pour être autorisée à concourir. Pas sûr cependant que les républicains acceptent cette candidature extérieure soutenue par un parti qui ne représente à peu près  rien. Si les Républicains ne veulent plus d’elle (même aux primaires), elle ira mener son combat politique ailleurs. C’est la stratégie que semble entreprendre Nadine Morano. D’après les informations collectées par nos confères de Libération, l’ancienne ministre et pasionaria depuis revenue du sarkozysme, pourrait intégrer les rangs du Centre national des indépendants et paysans (CNIP).  Le secrétaire général du parti, Bruno North, a confié qu’il y avait, avec Nadine Morano, des « contacts avancés » et « de très grands chances que cela se fasse ». Cette dernière, plus discrète pour l’heure, évoquait simplement des « négociations en cours ». En devenant une figure clef de ce parti, Nadine Morano obtiendrait plus facilement le statut de candidate à la primaire de la droite pour 2017 sans passer par la case « parrainages » des Républicains. Ces derniers imposent en effet que les candidats recueillent l’aval de 20 parlementaires nationaux ou européens, 250 élus locaux et 2500 adhérents.

Sondage régionales : Les Républicains devant le FN

 

Sondage régionales : Les Républicains devant le FN

Dans un sondage. Sipa Les Républicains-UDI recueillent 30% des intentions de votes au premier tour des élections régionales, distançant le Front national, crédité de 26%, le PS arrivant troisième avec 23%, d’après un sondage Elabe pour le site Atlantico publié samedi. A la question: « Si le premier tour des élections régionales avait lieu dimanche prochain, pour laquelle des listes suivantes voteriez-vous? », 30% des personnes interrogées (+3 par rapport à début octobre) s’orientent vers les listes LR-UDI, devant le FN avec 26% (=) et le PS avec 23% (+0,5). Derrière, aucune autre liste ne dépasse les 10% d’intentions de vote. EELV obtient 8,5% (=), devant le Front de Gauche, à 5% (-1), et le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, à 3% (=). Aux régionales, une liste peut fusionner avec une autre si elle obtient au moins 5% des suffrages exprimés et se maintenir au second tour si elle fait plus de 10%. Au total, l’ensemble de la gauche comptabilise 38% (-0,5) des intentions de vote exprimées, devant l’union de la droite et du centre avec 33,5% (+2, en additionnant les listes LR-UDI, MoDem et Debout la France). Le sondage établit un rapport de forces national, qui ne permet pas une analyse des intentions de vote par région. S’agissant de la participation, 40% des personnes interrogées se disent « tout à fait certaines d’aller voter » au premier tour, le 6 décembre.

Rachida Dati virée du groupe « les républicains »

Rachida Dati virée  du groupe «  les républicains »

 

On le sait Rachida Dati entretient des liens particuliers et maladifs avec tout ce qui touche à l’argent. Depuis des années elle est même en retard de cotisations destinées à son parti. Du coup elle vient d’être Suspendue du groupe Les Républicains à Paris pour des impayés. En guise de défense bien maladroite Dati « refuse de soutenir le train de vie d’élus »  Gonflé car  Rachida Dati a toujours adopté un train de vie très bourgeois et ne connaît que les marques de luxe pour ses vêtements. On lui avait même reproché lorsqu’elle était ministre de la justice de taper un peu fort dans la caisse pour financer ses frais accessoires. Sans parler de la longue procédure juridique pour obtenir une reconnaissance de paternité  et ni paternité pour son enfant avec la pension qui va avec ou encore des amendes non payées.  Bref Rachida Dati ne manque pas d’humour en reprochant à NKM ses dépenses sur le dos du parti. En réalité elle reproche surtout à NK M de lui avoir pris la place qu’elle occupait précédemment auprès de Sarkozy. La menace planait depuis le 1er juillet. La sanction est désormais actée. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a été suspendue du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, lundi 14 septembre, selon L’Opinion.fr. « A l’unanimité du bureau du groupe, Rachida Dati est depuis ce matin suspendue du groupe Les Républicains de l’Hôtel de Ville de Paris », rapporte le site du journal. En cause, les impayés de cotisation de l’élue, qui doit s’acquitter de 6 500 euros. « L’ex-garde des Sceaux va recevoir une convocation pour une réunion contradictoire avant un mois, le temps, si elle le souhaite, de se mettre en règle, poursuit le site. Si celle-ci ne le fait pas, elle sera alors définitivement exclue au terme d’une procédure contradictoire. » Mais l’ancienne ministre ne semble pas se soucier de cette mise en garde, au contraire. Selon Le Scan du Figaro, « elle a aussitôt demandé que la procédure d’exclusion définitive du groupe soit engagée. Sans attendre le 1er novembre », date butoir de la procédure. La députée européenne LR, qui compte un certain nombre d’inimitiés au sein de la droite parisienne, à commencer par Claude Goasguen et Nathalie Kosciusko-Morizet, fustige « les propos inadmissibles à son encontre », d’après Le Scan. Sur Twitter, elle a ironisé sur sa situation (« Allez, encore un petit effort pour mon exclusion ! »). Rappelant qu’elle est « à jour de ses cotisations » au niveau national et à la fédération LR de Paris, elle indique qu’elle « refuse de soutenir le train de vie de certains élus du groupe ». Qui vise-t-elle ? Selon son entourage, cité par Le Scan, NKM est sa cible principale : « Elle ne veut pas financer les chauffeurs et les déjeuners » de Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

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