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Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet au congrès des « Républicains »

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet  au congrès des  « Républicains »

 

 

Xavier Bertrand et les républicains ont choisi d’éviter le désastre complet qui aurait consisté pour le parti à présenter de candidats de la même famille. Par contre les républicains n’ont pas forcément évité une nouvelle défaite. Ils sont désormais affrontés non seulement à une concurrence avec Emmanuel macro mais aussi avec Zemmour qui influence certains républicains (30 % des électeurs de Fillon seraient prêts à voter pour Zemmour).

 

Contrairement à tout ce qu’il avait dit jusqu’à leur Xavier Bertrand se soumettra bien à la décision du parti politique qui était le sien. Paradoxe de candidats de ce parti à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse seront candidats à la candidature dans un parti qu’ils ont quitté.

« Oui je participerai à ce congrès », a indiqué Xavier Bertrand sur le plateau de TF1, remerciant les Républicains « d’avoir écarté la primaire ». « Ce congrès, c’est la seule façon d’avoir le plus vite possible un seul candidat de la droite et du centre. J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre, rassemblés on peut gagner. Et je veux gagner. Je veux gagner pour le peuple de la droite et du centre, mais aussi pour l’ensemble des Français », a développé le président des Hauts-de-France. Le candidat s’est défendu d’avoir changé d’avis indiquant « le choix de la facilité (aurait été de) faire cavalier seul ». Un changement toutefois de posture indiscutable, Xavier Bertrand qui voulait se mettre en dehors des parties est bien contraint de réintégrer les Républicains.

 

 

À LIRE AUSSIPrésidentielle: à droite, la proposition de Xavier Bertrand fait flop

Ces dernières semaines, le candidat qui prônait « un congrès de rassemblement plutôt que d’affrontement » a senti monter la pression des élus, des électeurs comme des militants lui intimant de ne pas faire cavalier seul. Au risque d’annihiler toute chance de victoire de la droite en avril prochain. « S’il ne décidait pas de participer au congrès, il ne pourrait pas être le candidat de notre formation politique », avait clairement prévenu Gérard Larcher, le président du Sénat, le 11 octobre sur Europe 1. De quoi annoncer la couleur : sans participation au congrès du 4 décembre, le parti ne pouvait pas le suivre.

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

 

Les républicains ont donc finalement choisi ce qui était prévisible à savoir le choix du candidat dans le cadre d’un congrès et non d’une primaire ouverte. On se souvient des dégâts produits par la dernière consultation ouverte des républicains. Samedi, 58 % des adhérents LR à jour de cotisation (soit 23 095 votants sur 79 181 inscrits) ont choisi l’option d’un congrès à deux tours pour choisir le candidat de la droite à la présidentielle. Seuls les militants LR pourront donc participer à ce vote le 4 décembre. 

Plusieurs candidats à la candidature devraient se manifester mais pour l’instant c’est Xavier Bertrand qui va se soumettre à cette formalité qui fait figure de favori face à Michel Barnier, Valérie Pécresse, Éric Ciotti et Philippe Juvin . On notera toutefois une particularité dans ce congrès à savoir que les deux principaux candidats à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont aujourd’hui en dehors du parti. La vérité sans doute c’est que beaucoup de candidats ont un peu honte d’afficher le parti qui les désigne et pour élargir leur lectorat se présente Intuitu personæ. Il est même assez probable que sur les documents de propagande le candidat cachera autant qu’il le peut son organisation d’origine. Unmute

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ».

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ». 

 

Une enquête diffusée dans le Parisien avait déjà montré que Xavier Bertrand avait la meilleure cote de popularité parmi les sympathisants des républicains. Xavier Bertrand est considéré par 78 % de cette population comme le meilleur candidat pour s e qualifier au  second tour. Valérie Pécresse obtient 65 % et Michel Barnier 35 %. « Quel que soit l’adversaire testé, Xavier Bertrand est nettement le meilleur candidat républicain d’après Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Xavier Bertrand devance, ses rivaux de droite : 58 points devant Pécresse face à Jean-Luc Mélenchon, 48 face à Anne Hidalgo, 53 face au candidat écologiste, 55 face à Emmanuel Macron, 59 face à Marine Le Pen et 56 face à Éric Zemmour. Cette large avance au sein de sa famille politique se vérifie également dans les segments électoraux traditionnels de la droite : Bertrand « surperforme », selon Dabi, chez les retraités et les personnes âgées, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs et les commerçants.

Pour sa part, chez les sympathisants LR, la présidente de la Région Île-de-France devance Michel ­Barnier, quoique de façon nettement moins spectaculaire (entre 1 et 7 points d’écart seulement) face à Anne Hidalgo, au candidat écologiste et à Marine Le Pen. Mais pas contre Jean-Luc Mélenchon (face auquel l’ex-commissaire européen se situe 11 points devant Pécresse), Emmanuel Macron (3 points) et Éric Zemmour (8 points). « C’est peut-être le signal faible d’un doute sur la volonté de Valérie Pécresse d’aller au bout », postule Dabi. Et, aussi, de l’estime dont jouit auprès des sympathisants de droite Michel Barnier, désormais positionné comme le troisième homme de cette compétition interne.

Une réserve de taille toutefois en l’état des sondages actuels Bertrand ne serait pas à même de l’emporter face à Emmanuel Macron, pour 55 % des Français, et encore moins Valérie Pécresse. Des sondages cependant à relativiser dans la mesure où l’expérience démontre que des sondages à sept mois d’une élection peuvent être largement contredits au moment de l’échéance électorale.

Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 septembre 2021.

Bertrand favori au congrès des « Républicains. »

Bertrand favori au congrès des « Républicains. »

 

Une enquête diffusée dans le Parisien avait déjà montré que Xavier Bertrand avait la meilleure cote de popularité parmi les sympathisants des républicains. Xavier Bertrand est considéré par 78 % de cette population comme le meilleur candidat pour s e qualifier au  second tour. Valérie Pécresse obtient 65 % et Michel Barnier 35 %. « Quel que soit l’adversaire testé, Xavier Bertrand est nettement le meilleur candidat républicain d’après Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Xavier Bertrand devance, ses rivaux de droite : 58 points devant Pécresse face à Jean-Luc Mélenchon, 48 face à Anne Hidalgo, 53 face au candidat écologiste, 55 face à Emmanuel Macron, 59 face à Marine Le Pen et 56 face à Éric Zemmour. Cette large avance au sein de sa famille politique se vérifie également dans les segments électoraux traditionnels de la droite : Bertrand « surperforme », selon Dabi, chez les retraités et les personnes âgées, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs et les commerçants.

Pour sa part, chez les sympathisants LR, la présidente de la Région Île-de-France devance Michel ­Barnier, quoique de façon nettement moins spectaculaire (entre 1 et 7 points d’écart seulement) face à Anne Hidalgo, au candidat écologiste et à Marine Le Pen. Mais pas contre Jean-Luc Mélenchon (face auquel l’ex-commissaire européen se situe 11 points devant Pécresse), Emmanuel Macron (3 points) et Éric Zemmour (8 points). « C’est peut-être le signal faible d’un doute sur la volonté de Valérie Pécresse d’aller au bout », postule Dabi. Et, aussi, de l’estime dont jouit auprès des sympathisants de droite Michel Barnier, désormais positionné comme le troisième homme de cette compétition interne.

Une réserve de taille toutefois en l’état des sondages actuels Bertrand ne serait pas à même de l’emporter face à Emmanuel Macron, pour 55 % des Français, et encore moins Valérie Pécresse. Des sondages cependant à relativiser dans la mesure où l’expérience démontre que des sondages à sept mois d’une élection peuvent être largement contredits au moment de l’échéance électorale.

Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 septembre 2021.

Présidentielle: Xavier Bertrand danse le tango avec les « Républicains »

Présidentielle: Xavier Bertrand danse le tango avec les républicains

 

Comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand a participé au dîner de l’unité organisé dans le Gard.  Un dîner qui a rassemblé la quasi-totalité des responsables du parti les républicains à savoir notamment Gérard Larcher, Laurent Wauquiez, Christian Jacob et  Michel Barnier, Valérie Philippe Juvin, Éric Ciotti . Bref, tous les prétendants sans doute à la primaire interne pour les élections présidentielles de 2022.

À l’occasion de cette manifestation certains ont même dansé comme Valérie Pécresse. Xavière Bertrand, lui, a esquissé des pas de tango en déclarant qu’il n’envisageait pas d’être candidat en 2022 sans le soutien de son ancien parti. De toute évidence, les républicain mais aussi Xavier Bertrand lui-même se rendre compte que l’hypothèse de deux candidats de la droite serait suicidaire

2022 : les républicains se rabattent sur une immense enquête d’opinion

2022 : les républicains se rabattent sur une immense enquête d’opinion

 

 

Pour ne pas donner totalement raison à Xavier Bertrand qui justifie sa position de leader préféré par des résultats sondages très favorables, le parti républicain a  décidé d’organiser un vaste référendum auprès de 15 000 sympathisants.  ( Officiellement le parti compterait 51 000 adhérents en 2021). Tout cela en précisant que ce sondage n’aura qu’un rôle d’éclairage pour donner raison aux concurrents de Xavier Bertrand. Le 30 août commencera donc  une « immense enquête d’opinion » auprès de 15 000 militants et sympathisants de la droite et du centre. Ils seront interrogés, a précisé le maire d’Antibes, sur « les enjeux de la présidentielle, sur les personnalités qui sont candidates, sur le point de savoir s’ils incarnent parfaitement la droite et le centre, s’ils sont capables de rassembler, d’avoir une stature présidentielle »… «Tous ces éléments seront à notre disposition courant septembre et éclaireront le débat », mais « ils ne se substitueront pas à un départage nécessaire de rassemblement ». En clair, cette « immense enquête » ne sera pas décisionnaire.

La répression idiote contre les républicains catalans

La répression idiote contre les républicains catalans

 41 responsables politiques et fonctionnaires catalans seront dépossédés de leurs patrimoines, salaires, et retraites;  Une situation dénoncée par Daniel Camos dans l’Opinion 

 

 

Ce 29 juin, alors que le président espagnol Pedro Sanchez rencontrera le président catalan Pere Aragonès pour reprendre un dialogue autour du conflit territorial entre l’Espagne et la Catalogne, 41 responsables politiques et fonctionnaires catalans seront dépossédés de leurs patrimoines, salaires, et retraites, c’est-à-dire conduit à une ruine économique. Sur quelle base ? Présomption de culpabilité. Réconciliation nous disait-on ? Non, plus de répression.

Le Tribunal de Cuentas espagnol (Cour des comptes) leur demandera de payer entre 5 et 20 millions d’euros pour un présumé mauvais usage des fonds destinés à l’action extérieure du gouvernement catalan entre 2011 et 2017. On accuse ces 41 citoyens d’avoir contribué à expliquer à l’étranger la nécessité d’un choix par les urnes sur le modèle territorial, ce que le cadre légal espagnol n’interdit pas. Concrètement, ce sont toutes les dépenses associées à des déplacements à l’étranger qui sont mises en cause. Par exemple, un voyage de coopération économique du président Artur Mas aux Etats-Unis en 2015. On lui demande de rembourser la totalité du coût de ce voyage car il a répondu à un journaliste qui s’intéressait à la situation politique en Espagne. Sont aussi mises en cause les dépenses associées à des conférences comme celle de Raül Romeva (ancien ministre de l’action extérieure) à Sciences Po Paris, le 25 septembre 2017. A ma connaissance, le représentant de l’ambassade espagnole qui avait expliqué la position de son gouvernement le même jour à Sciences Po n’a pas encore été saisi par le tribunal. C’est une remise en cause de la liberté d’expression envers les républicains catalans, rien de nouveau au sud des Pyrénées.

Procédure perverse. Ces 41 accusés incluent le célèbre économiste Andreu Mas-Colell (ancien ministre de l’Economie), qui a reçu la semaine dernière un message public de solidarité de 33 prix Nobel de l’économie, dont les français Esther Duflo et Jean Tirole. Le fait qu’il ait quitté le gouvernement catalan en 2015, deux ans avant le référendum d’octobre 2017, n’intéresse pas ou peu ce tribunal. Deux des accusés sont mes prédécesseurs au poste de délégué du gouvernement de Catalogne en France. Pire encore, l’une de ces personnes est décédée en 2017 et c’est sa fille que l’on poursuit. Finalement, cette liste inclut une quinzaine de délégués d’autres pays, certains graciés par Sanchez comme Oriol Junqueras ou Raül Romeva, ou encore des exilés comme Carles Puigdemont.

Au-delà de la nature des accusations, la procédure est perverse : le tribunal communique aux accusés le montant dû et leur donne deux semaines pour déposer ce montant. S’ils ne sont pas capables de le faire, il les dessaisit de tous leurs biens, y compris domicile, comptes bancaires, salaire ou retraite au besoin. Ce n’est qu’après qu’ils pourront se défendre devant ce tribunal et qu’ils pourront faire appel. Mais, durant les années à venir et jusqu’à la fin du procès, ils sont ruinés.

« Le Tribunal de Cuentas est une administration non judiciaire totalement politisée et régulièrement accusée de népotisme »

Le Tribunal de Cuentas est une administration non judiciaire totalement politisée et régulièrement accusée de népotisme. Les douze conseillers sont nommés par le pouvoir législatif. Aujourd’hui, sept d’entre eux sont proches de la droite nationaliste espagnole, comme par exemple Margarita Mariscal de Gante, ancienne ministre du président José Maria Aznar, ou encore le frère de celui-ci. Selon le journal El Pais100 des 700 fonctionnaires travaillant dans cette administration entretiennent des liens de parenté, et la Cour suprême espagnole signale que cette administration a plus de fonctionnaires nommés par les partis politiques que de fonctionnaires « de carrière ».

Chant de sirènes. Le gouvernement Sanchez contribue à la ruine économique de ces 41 fonctionnaires catalans, en maintenant les accusations à travers le ministère public, alors qu’il parlait de réconciliation la semaine passée en ouvrant les portes des prisons. Sanchez ne semble pas avoir pris acte des demandes que le Conseil de l’Europe a adressées à l’Espagne le 21 juin à Strasbourg, et qui demandent d’aller bien plus loin qu’une grâce des responsables politiques emprisonnés. Les recommandations du Conseil de l’Europe demandent : 1) de réformer les délits de rébellion et sédition ; 2) de retirer les mandats d’arrêt envers ceux qui sont à l’étranger ; 3) de s’abstenir d’exiger des responsables politiques catalans qu’ils renient leurs opinions politiques ; 4) d’abandonner toute poursuite contre les fonctionnaires de rang inférieur.

Ces recommandations émanent d’un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’attache aux poursuites à l’encontre des responsables politiques du fait des déclarations faites dans l’exercice de leurs mandats. Les deux pays concernés sont la Turquie et l’Espagne. Ce rapport, approuvé par les deux tiers des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (y compris tous les députés socialistes, sauf les Espagnols) a reçu l’appui majoritaire de toutes les délégations sauf celles de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, et de l’Espagne.

Il faut se féliciter du fait que le président Sanchez ait engagé, à travers la grâce des prisonniers politiques, une des mesures exigées par le Conseil de l’Europe. Mais il est nécessaire de rester vigilant pour qu’il mette en œuvre dans les plus brefs délais les autres recommandations, y compris l’abandon des poursuites contre les fonctionnaires à travers le Tribunal de Cuentas. Sans cela, l’appel à la réconciliation du président Sanchez ne s’apparentera qu’à un chant de sirènes et ne nous rapprochera pas de la solution démocratique dont la Catalogne, l’Espagne, et l’Europe ont besoin.

Daniel Camos est le délégué du gouvernement de Catalogne en France.

LAREM/LR : conséquence d’un échec pour Macron ou les républicains ?

LAREM/LR : conséquence d’un échec pour Macron ou les républicains ?

 

Certains éditorialistes se demandent si l’accord passé en PACA entre les républicains et la république en marche traduit un échec de Macron ou au contraire une faiblesse des républicains. Peut-être un peu les deux.

 En effet le parti en marche n’a jamais réussi à s’implanter réellement sur le terrain. Le parti en marche est demeuré virtuel et ne parvient pas non plus à être incarné par des personnalités locales ou régionales. Du coup pour exister lors  des élections départementales et régionales, Macron a un besoin urgent d’alliance car les résultats risquent d’être catastrophiques pour lui.

 Mais c’est sans doute aussi la traduction d’une certaine faiblesse chez les républicains dont plusieurs ont déjà été débouchés au gouvernement par Macron. En cause , notamment le fait que les républicains ne parviennent pas à consacrer un leader national qui s’impose sans discussion sur la scène politique.

Pour preuve, les républicains seront sans doute contraint de soutenir Xavier Bertrand qui a démissionné du parti. Les autres membres des républicains ne font pas le poids. Pour sa part, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France a jugé qu’en passant un accord avec les macronistes, Renaud Muselier commettait « une erreur » qui bénéficierait au RN.

« En Marche est incapable de se mettre sur la ligne de départ de ces élections régionales. (…) Le président de la République a tout fait, tout essayé, pour qu’elles n’aient pas lieu, et les repousser après la présidentielle. Et maintenant qu’elles ont lieu, il est en train de masquer l’échec à venir avec ces manœuvres », a décrié Xavier Bertrand.

« Il est toujours temps de ne pas se ruer dans la servitude. C’est ce que disait le général de Gaulle et en tout état de cause, Les Républicains n’ont pas vocation à être les supplétifs d’En Marche », dit-il de son ancienne famille politique, dont il a claqué la porte en 2017 mais à laquelle il espère s’imposer comme candidat naturel pour 2022.

Macron en marche dans le nid des Républicains

 Macron en marche dans le nid des Républicains

 

 

 

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si Macron a choisi le thème de Machiavel comme sujet de sa thèse de fin d’études. On ne peut nier en effet la stratégie machiavélique, jusque-là payante, du président de la république. Sans parti, sans organisation, sorti de nulle part, il a d’abord investi le nid du parti socialiste pour le réduire ensuite presque à néant.

 

Progressivement , il débauche des personnalités des républicains. Maintenant il entame un processus d’alliance politique avec ces derniers à l’occasion des régionales. Il a  commencé pour l’instant par la région PACA. Son objectif est sans doute le même que vis-à-vis du parti socialiste à savoir s’installer dans le nid des républicains et le vider aussi de sa substance.’

Chez les républicains les réactions sont vives et parfois discordantes. Cependant pour l’instant officiellement on condamne.

Christian Jacob, patron des Républicains, a annoncé que Renaud Muselier, président LR sortant de la région Paca, ne pouvait plus bénéficier de l’investiture du parti, «conformément aux règles qui imposent qu’il n’y ait aucun accord de 1er tour avec LREM». Et de fustiger : «La peur de perdre des uns ajoutée au cynisme des autres n’a jamais fondé une ligne politique.»

 

Pour Éric Ciotti, il s’agit même d’un «coup de poignard dans le dos». «Ils préparaient leur mauvaise soupe sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche», a déploré sur Twitter le député et président LR des Alpes-Maritimes.

À l’inverse le maire de Cannes, David Lisnard, a tweeté que «le temps est venu d’une nouvelle offre claire pour notre pays, loin et libre des arrangements politiciens qui réduisent le débat à un duel duo mortifère LREM/RN».

 

Hubert Falco, le maire de Toulon,lui,  voit en ce rassemblement le moyen d’éloigner le Rassemblement national. «Rassembler des femmes et des hommes face à l’extrémisme a toujours été ma ligne de conduite»,. Invité de BFMTV, Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, ancien LR, a estimé que cet accord était «un terrible aveu d’échec de la part d’Emmanuel Macron». Cette alliance «fait du RN le premier opposant, le seul opposant», a souligné le candidat à l’élection présidentielle 2022. Pour l’instant Macon a réussi au moins une chose à savoir créer un certain désordre au sein des républicains.

Islamo-gauchisme et universités : les députés républicains demandent une enquête parlementaire

Islamo-gauchisme et universités : les députés républicains demandent une enquête parlementaire

Les députés Les Républicains demandent officiellement une enquête parlementaire sur le phénomène islamo- gauchistes et les universités

 

 

Aujourd’hui, « Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, dont le seul crime est d’avoir constaté que l’université n’est pas imperméable à la société, et par conséquent pas imperméable à l’islamo-gauchisme, et d’avoir demandé une enquête au CNRS, est au coeur d’une violente campagne de lynchage avec de nombreux appels à la démission », constatent-ils. Dès lors, « il ne nous semble plus possible de refuser une telle mission d’information […] Le caractère prioritaire de ce sujet n’est plus à contester ».

Aux yeux de la droite, « seul un examen attentif de cette question permettra d’établir la réalité de la présence de l’islamo-gauchisme dans le milieu universitaire ». Au moment où l’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi visant à conforter les principes républicains, « le fait que nous laissions prospérer dans nos universités des idéologies contraires à ces mêmes principes, serait un signal désastreux », soulignent par ailleurs les élus LR.

Les députés signataires du courrier adressé à Richard Ferrand

Damien Abad, député de l’Ain ; Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme 4e ; Julien Aubert, député de Vaucluse 5e ; Edith Audibert, députée du Var 3e ; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle 4e ; Valérie Bazin-Malgras, députée de l’Aube 2e ; Valérie Beauvais, députée de la Marne 1re ; Philippe Benassaya, député des Yvelines 11e ; Anne-Laure Blin, députée du Maine-et-Loire 3e ; Sandra Boëlle, députée de Paris 14e ; Émilie Bonnivard, députée de Savoie 3e ; Jean-Yves Bony, député du Cantal 2e ; Ian Boucard, député du Territoire de Belfort 1re ; Jean-Claude Bouchet, député de Vaucluse 2e ; Bernard Bouley, député de l’Essonne 2e ; Marine Brenier, député des Alpes-Maritimes 5e ; Xavier Breton, député de l’Ain 1re, Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes 8e, Jacques Cattin, député du Haut-Rhin 2e ; Gérard Cherpion, député des Vosges 2e ; Dino Cinieri, député de la Loire 4e, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes 1re, Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire 2e, Marie-Christine Dalloz, députée du Jura 2e ; Olivier Dassault, député de l’Oise 1re ; Bernard Deflesselles, député des Bouches-du-Rhône 9e ; Rémi Delatte, député de la Côte-d’Or 2e ; Fabien Di Filippo, député de l’Ain Moselle 4e ; Julien Dive, député de l’Aisne 2e ; Jean-Pierre Door, député du Loiret 4e ; Marianne Dubois, députée du Loiret 5e ; Virginie Duby-Muller, députée de Haute-Savoie 4e ; Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais 7e ; Jean-Jacques Ferrara, député de Corse-du-Sud 1re ; Nicolas Forissier, député de l’Indre 2e ; Claude de Ganay, député du Loiret 3e ; Jean-Jacques Gaultier, député des Vosges 4e ; Annie Genevard, députée du Doubs 5e ; Philippe Gosselin, député de la Manche 1re ; Yves Hemedinger, député du Haut-Rhin 1re ; Michel Herbillon, député du Val-de-Marne 8e ; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin 7e ; Sébastien Huyghe, député du Nord 5e ; Christian Jacob, député de Seine-et-Marne 4e ; Mansour Kamardine, député de Mayotte 2e ; Brigitte Kuster, députée de Paris 4e ; Guillaume Larrivé, député de de l’Yonne 1re ; Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor 3e, Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine 6e ; Geneviève Levy, députée du Var 1re ; David Lorion, député de la Réunion 4e ; Véronique Louwagie, députée de l’Orne 2e ; Emmanuel Maquet, député de la Somme 3e ; Olivier Marleix, député de l’Eure-et-Loir 2e ; Gérard Menuel, député de l’Aube 3e ; Frédérique Meunier, députée de Corrèze 2e ; Philippe Meyer, député du Bas-Rhin 6e ; Maxime Minot, député de l’Oise 7e ; Jérôme Nury, député de l’Orne 3e ; Jean-François Parigi, député de Seine-et-Marne 6e ; Eric Pauget, député des Alpes-Maritimes 7e ; Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher 2e ; Bernard Perrut, député du Rhône 9e ; Bérengère Poletti, députée des Ardennes 1re ; Nathalie Porte, députée du Calvados 3e ; Aurélien Pradié, député du Lot 1re ; Didier Quentin, député de Charente-Maritime 5e ; Alain Ramadier, député de Seine-Saint-Denis 10e ; Julien Ravier, député des Bouches-du-Rhône 1re ; Robin Reda, député de l’Essonne 7e ; Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin 8e ; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin 3e ; Bernard Reynès, député des Bouches-du-Rhône 15e ; Vincent Rolland, député de Savoie 2e ; Martial Saddier, député de Haute-Savoie 3e ; Antoine Savignat, député du Val-d’Oise 1re ; Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin 4e ; Jean-Marie Sermier, député du Jura 3e ; Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes 9e ; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône 6e ; Robert Therry, député du Pas-de-Calais 4e ; Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne 3e ; Laurence Trastour-Isnart, députée des Alpes-Maritimes 6e ; Isabelle Valentin, députée de Haute-Loire 1re ; Pierre Vatin, député de l’Oise 5e ; Charles de la Verpillière, député de l’Ain ; Arnaud Viala, député de l’Aveyron 3e ; Michel Vialay, député des Yvelines 8e ; Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire 2e ; Stéphane Viry, député des Vosges 1re ; Eric Woerth, député de l’Oise 4e ; Jean-Luc Bourgeaux, député d’Ille-et-Vilaine 7e ; Pierre Cordier, député des Ardennes 2e ; Jean-Carles Grelier, député de la Sarthe 5e ; Claire Guion-Firmin, députée de Saint-Barthélemy et Saint-Martin 1re ; Jean-Luc Poudroux, député de la Réunion 7e ; Nadia Ramassamy, députée de la Réunion 6e ; Nathalie Serre, députée du Rhône 8e

États-Unis : l’éclatement des  » Républicains » ?

  • États-Unis : l’éclatement des républicains ?
  • Pour le politologue John Zogby, patron de l’entreprise de sondages et d’analyse stratégique Zogby Analytics-The Zogby Poll, le parti républicain pourrait être secoué par une formidable crise (interview dans l’Opinion).

 

  • Comment jugez-vous le travail des représentants démocrates qui ont joué le rôle de procureurs dans le procès en destitution de Donald Trump ? Ont-ils convaincu les Américains à défaut de rallier suffisamment de sénateurs républicains à leur cause ?
  • Ils ont presque réalisé un sans-faute. Ils ont limité leur accusation et leurs arguments autour d’un seul grand thème – le discours du Président Trump incitant la foule à la violence le 6 janvier dernier – et ils n’ont pas été contredits par les faits. Les images vidéo étaient d’autant plus fortes qu’elles s’appuyaient sur les propres mots de Donald Trump. Au début du procès, tout juste la moitié des personnes interrogées pensaient que le Président devait être condamné. A mi-parcours, on en était à 56 %. Ce qui, vu la polarisation politique actuelle aux Etats-Unis, est le meilleur score que l’on pouvait attendre.
  • Qu’en est-il des arguments des défenseurs de Donald Trump ?
  • Au début, la présentation des faits par la défense a été pathétique, incohérente, brouillonne, sans faits marquants. Les avocats semblaient vouloir s’appuyer sur le seul argument que l’on ne peut pas constitutionnellement destituer un ancien président des Etats-Unis qui n’est plus en exercice. Mais cette défense avait déjà été mise à mal par le Sénat qui a voté pour la poursuite du procès par 56 voix contre 44 avec l’aval de six sénateurs républicains. Les avocats de Donald Trump se sont bien rattrapés par la suite en arguant qu’il est habituel pour un homme politique d’appeler les foules à « se battre » et que l’on ne pouvait lier la prise du Capitole et les violences commises à cette occasion au Président. Sachant que personne n’a cru un seul instant que Donald Trump serait condamné, cela a suffi pour la défense en dépit du fait que les arguments et la présentation de l’accusation étaient plus forts.
  • Sachant que le procès n’avait aucune chance d’aboutir, cela valait-il la peine de le mener ?
  • Si ce procès a été instruit sur une base morale et constitutionnelle, il était politique par nature. L’objectif et l’espoir des démocrates a été de lier le président Trump et le parti républicain avec lui à la pire attaque de l’histoire américaine contre le Capitole et la Constitution. Ce, dans le but d’influencer les élections de mi-mandat de 2022, puis celles de 2024. Dans cette optique, cela valait sans doute la peine.
  • Après celui concernant son intervention auprès du président ukrainien pour enquêter sur Joe Biden, ce second acquittement ne risque-t-il pas de bénéficier à Donald Trump ?
  • Les ennuis de Donald Trump ne sont pas terminés. En tant que simple citoyen et ancien président, il se trouve confronté à de nombreuses poursuites judiciaires pour avoir abusé du pouvoir de la Maison Blanche pour son propre bénéfice, pour corruption, harcèlement sexuel, fraude fiscale, etc.
  • Que peut-il arriver aux quelques sénateurs républicains ayant voté en faveur de sa destitution ?
  • Le parti républicain va devoir faire face à une sérieuse crise interne. Les supporteurs de Donald Trump peuvent très bien défaire certains élus à l’occasion de primaires pour imposer des candidats dans leur ligne, mais ces derniers ne réussiront pas à recueillir les voix des républicains modérés et des jeunes pour être élus. Le parti républicain va probablement perdre des sièges en 2022.
  • Quel peut-être l’impact pour les démocrates et pour Joe Biden, resté très en retrait durant tout le procès ?
  • Actuellement, Joe Biden est très populaire. La tâche pour les démocrates est de tourner maintenant la page de l’impeachment et de s’atteler à faire passer leur programme. Le plan de relance et de secours est propre à nourrir la popularité de leur parti auprès des Américains.
  • Comment jugez-vous les premiers pas de Joe Biden ?
  • Il se concentre sur la lutte contre la Covid-19, sur l’appui aux victimes de la pandémie, l’environnement et la justice raciale, thèmes sur lesquels il a été élu. Il va devoir accélérer sur les questions sanitaires parce que c’est important mais, jusque-là, il demeure populaire et gère judicieusement sa courte majorité au Congrès.

Loi séparatisme : un ersatz de principes républicains

Loi séparatisme : un ersatz de principes républicains

En débat au Parlement, ce texte élaboré en réponse à la menace islamiste comporte des dispositions inutiles et des concessions hors de propos aux associations cultuelles, estime un collectif de personnalités connues pour leur attachement à la laïcité.( Le Monde extrait)

Tribune. Le projet de loi, hier contre le « séparatisme », aujourd’hui « confortant le respect des principes de la République » est en débat au Parlement. Ce texte n’est pas réellement une réponse à la menace islamiste, comme le prétend le gouvernement. Loin de renforcer les principes de la République, il ne promeut pas la liberté de conscience, et apparaît comme une remise en cause de la séparation des Eglises et de l’État telle qu’elle est instaurée par la loi de 1905.

Bavard, rappelant certaines dispositions existantes, purement déclaratif sur d’autres points, ce texte est inapplicable et parfois dangereux. Il semble avoir pour but d’étendre à toute la France l’esprit du Concordat, cet accord signé entre la France et le Vatican, encore en vigueur en Alsace-Moselle et qui fait peser sur l’État la charge de l’entretien de l’Église.

Renforcement des avoirs des cultes

Si le texte affirme la soumission des associations cultuelles à la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905, au lieu de celle de 1901 relative au contrat d’association, cela ne se fait pas sans que le gouvernement ait lâché une contrepartie importante : la possibilité pour les associations cultuelles d’avoir des immeubles de rapport, à condition que ceux-ci soient acquis gratuitement par dons et legs. Ce qui va permettre à certains cultes déjà bien dotés en immobilier (notamment l’Église catholique) de renforcer leur position patrimoniale et financière et d’en distribuer à volonté les bénéfices.


Cette nouvelle disposition va permettre aux écoles privées confessionnelles, très majoritairement d’obédience catholique, de faire don aux associations loi de 1905 de leur patrimoine immobilier. Largement financées par l’argent public depuis la loi Debré (1959) et la loi Carle (2009), ces écoles contribueront au financement des cultes.

Corrélativement, des transferts pourront être effectués des biens immobiliers de l’Eglise, jusqu’ici exclusivement réservés au culte, en faveur des écoles privées catholiques. Celles-ci vont pouvoir se multiplier au détriment de l’école laïque. Tout cela en bénéficiant des exonérations de taxe foncière et de taxe d’habitation prévues par la loi de 1905.

Instaurée par la loi Blanquer de 2019 et rappelée dans ce texte, l’obligation d’instruction dès l’âge de 3 ans, dans le contexte actuel et du fait des dispositions de la loi Carle, est également favorable à l’Eglise catholique.

Certaines dispositions sont bienvenues, comme le contrôle du caractère réellement cultuel des associations, la déclaration des dons éligibles à des déductions fiscales, et la nécessité de faire certifier, chaque année, les comptes de l’association par un commissaire aux comptes, ainsi que l’accroissement des moyens et pouvoirs donnés à l’organisme ministériel Tracfin pour contrôler la provenance des dons.

 

« Principes républicains » : un projet de loi ambiguë

« Principes républicains » : un projet de loi ambiguë

Nous n’avions pas imaginé que des principes ancrés au plus profond de nous-mêmes, et qui sont à la source de la Constitution, auraient un jour besoin d’être confortés, se désole la philosophe Ayyam Sureau dans une tribune au « Monde ».

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Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » inspire une certaine tristesse et un sentiment d’inconfort. Après plusieurs changements de titre, un exposé des motifs plutôt bavard trahit encore la difficulté de traiter, dans un texte de portée générale, des menaces d’une idéologie particulière sans la nommer.

L’islamisme progresse en France depuis les années 1980. Qu’il soit devenu urgent et indispensableaprès quarante ans de compromissions, de renforcer par des lois explicites, des sanctions plus sévères, des mécanismes de contrôle plus efficaces, les manquements à des principes qui nous paraissaient aller de soi, personne ne peut encore en douter.

 

Le projet de loi s’immisce dans la vie privée, abolit le droit ancien d’enseigner à ses enfants à domicile, invente la notion comique de vie « en état de polygamie », fait du « rejet de la haine » un principe républicain. Il y aurait beaucoup à dire et cependant on préférera se taire. 

La grande habilité de l’islamisme est d’attendre que la défense de ses intérêts coïncide avec celle des défenseurs de la liberté. C’est là notre faiblesse. Nos ennemis l’ont repérée depuis longtemps. Ils nous prennent à revers, nous obligeant à admettre des restrictions à nos propres libertés pour les priver de celle de nous détruire. Est-ce si difficile de leur dire que la liberté, telle qu’elle est individuellement aimée, constitutionnellement garantie et politiquement espérée en France, a fort peu à voir avec celle qu’ils revendiquent ?

Le « contrat » n’a rien à faire ici

D’où viennent la tristesse et l’inconfort ? La tristesse de ce que nous n’avions pas imaginé que des principes, ancrés au plus profond de nous-mêmes et qui sont à la source de la Constitution, auraient un jour besoin d’être confortés. L’on s’adresse aux Français comme à un peuple à qui on imposerait, pour le rendre meilleur, des lois étrangères à sa culture.

Peut-on lire sans tristesse au sein d’un dispositif de lois françaises, au XXIe siècle, l’article consacré à l’interdiction de délivrer des certificats de virginité ? Cette intrusion de la loi entre les jambes des femmes est destinée à les protéger. On le sait, on y consent sans retenue. Une nausée nous envahit et l’on croit reconnaître l’étrange obscénité – dans le même temps émancipatrice et humiliante – du législateur colonial. Voilà pour la tristesse.

Quant à l’inconfort, il provient pour l’essentiel du « contrat d’engagement républicain », introduit dans l’article 6. « Toute association désireuse d’obtenir une subvention s’engagera par un contrat dengagement républicain, à respecter des principes et valeurs de la République, en particulier le respect de la dignité de la personne humaine, le principe d’égalité, notamment entre les femmes et les hommes, le principe de fraternité et le rejet de la haine ainsi que la sauvegarde de lordre public. » L’Etat soumettait déjà l’octroi d’un financement public à trois conditions : l’objet d’intérêt général, le fonctionnement démocratique et la transparence financière. Le projet de loi y ajoute la signature d’un contrat visant à obtenir le respect des principes républicains.

États-Unis : Les républicains privés de subventions par les entreprises

États-Unis : Les républicains privés de subventions par les entreprises

Nombres d’entreprises ont décidé de priver les républicains de subventions suite aux événements du capitole. Des entreprises ont même décidé de demander la restitution de ces subventions aux deux républicains qui ont refusé la certification de Biden.

Les annonces d’Amazon.com Inc, General Electric Co, Dow Inc, AT&T Inc, Comcast Corp, Verizon Communications Inc, American Express Co, Airbnb Inc, Cisco Systems Inc, Best Buy Co Inc et Mastercard Inc, entre autres, menacent d’accélérer des ressources de collecte de fonds pour les républicains qui seront bientôt hors du pouvoir à la Maison Blanche et dans les deux chambres du Congrès.

AT&T et Comcast, par exemple, sont parmi les plus grands donateurs corporatifs à Washington.

Le géant des cartes de voeux Hallmark Company Ltd a déclaré qu’il avait demandé aux sénateurs Josh Hawley et Roger Marshall de lui rendre ses contributions. Les représentants des deux républicains, qui se sont tous deux opposés à la certification de Biden, n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Les annonces sont un signe que certaines entreprises donateurs, qui répartissent généralement largement leur argent autour de Capitol Hill, réévaluent leur stratégie après que les partisans du président Donald Trump ont attaqué le Capitole la semaine dernière dans le but d’empêcher le Congrès d’officialiser la victoire de Biden.

Peu d’entreprises sont allées aussi loin que Dow Inc, qui a déclaré qu’elle refuserait les dons pendant tout le mandat des législateurs républicains – jusqu’à six ans pour ceux du Sénat. D’autres ont déclaré qu’ils retiendraient temporairement les dons ou suspendraient les dons aux républicains et aux démocrates.

La suspension de GE durera jusqu’à la fin de 2022, puis le conseil des employés qui supervise son comité d’action politique examinera les demandes de soutien pour les législateurs qui se sont opposés à la certification «au cas par cas».

Au moins cinq personnes sont mortes lors de l’attaque de la semaine dernière, qui a également obligé les législateurs à se cacher pendant plusieurs heures.

Les groupes d’entreprises surveilleront de près au cours des prochaines semaines pour voir si ces républicains feront des gestes pour rétablir un sentiment de normalité, comme assister à l’inauguration de Biden.

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

Nouveau rebondissement aux États-Unis alors qu’un accord se profilait sur le plan de relance entre démocrates et républicains contre l’avis initial de l’actuel président des États-Unis, ce sont maintenant les sénateurs républicains qui s’opposent à une partie de ce plan concernant l’aide aux particulier et contre l’avis de Trump  (qui a changé d’opinion).

On se demande si les républicains n’ont pas été contaminés par la folie de Trump .

Le plan budgétaire d’environ 900 milliards de dollars approuvé la semaine dernière par le Congrès pour compenser l’impact de la crise du coronavirus prévoit un chèque de 600 dollars pour les particuliers.

Donald Trump a menacé la semaine dernière de ne pas ratifier ce nouveau plan de relance si le Congrès n’augmentait pas le montant de l’aide directe aux Américains.

Le président sortant a finalement fait marche arrière dimanche, alors que la menace d’une fermeture partielle des administrations (“shutdown”) se faisait de plus en plus précise, le texte voté au Congrès prévoyant aussi 1.400 milliards de dollars de financements fédéraux.

Mais les élus démocrates, qui souhaitaient de longue date une aide directe aux Américains de 2.000 dollars, ont utilisé l’un de leurs rares points de convergence avec Donald Trump pour organiser lundi un vote sur cette proposition.

D’après la commission bipartite des impôts, qui prépare l’estimation des coûts des projets de loi présentés au Congrès, quelque 464 milliards de dollars seront nécessaires pour financer la proposition.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a fait part de son intention de voter la hausse de l’aide directe. Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, n’a pas évoqué de possible vote après avoir salué la ratification du projet de loi par Donald Trump.

En plus de la question du plan de relance, le Sénat doit se prononcer sur le veto opposé par Donald Trump au projet de budget de la Défense pour 2021. Un vote est attendu dans la semaine, après que la Chambre des représentants s’est prononcée lundi pour contourner le veto du président sortant. Bref politiquement, c’est en ce moment une grande confusion qui règne aux États-Unis en attendant la mise en place de Joe Biden.

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

 

La situation ne paraît guère confortable pour les Républicains par rapport à la future élection présidentielle. En effet, certains républicains ont déjà rejoint Macron au gouvernement. Théoriquement ,le groupe parlementaire républicain demeure dans l’opposition. Le problème fondamental est celui de l’homme ou de la femme susceptible d’incarner le rassemblement à droite. Or actuellement aucun leader ne parvient réellement à s’imposer sauf sans doute Sarkozy mais empêtré dans ses affaires politico-financières. On s’interroge de plus en plus à propos d’une candidature Macron. L’intérêt pour le parti républicain serait de faire partie de la majorité mais aussi de compter le groupe le plus puissant à l’assemblée nationale puisque les candidatures à la députation En marche risquent d’être balayées par l’opinion. Une manière de faire contrepoids à Macron et de le contrôler.

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Rien n’est joué évidemment pour les élections américaines très prochaines, il y a toujours possibilité d’un événement de dernière minute pouvant influencer le vote. Exemple, le Coronavirus qui a touché le président. Pourtant, globalement le candidat démocrate semble assez en avance sur trump. Certains observateurs y compris dans les rangs de Trump  craignent même une déroute des Républicains non seulement pour la présidentielle mais aussi pour le congrès (chambre des députés) ou encore pour le Sénat qui doit être renouvelé pour un tiers. Le sénateur républicain Ted Cruz, ex-candidat à la Maison Blanche, a averti vendredi que les élections présidentielle et parlementaires du 3 novembre aux Etats-Unis pourraient se transformer en «bain de sang» de proportion historique pour les républicains, si les électeurs souffraient encore du dur impact de la pandémie. «Je suis inquiet», a déclaré l’ancien rival de Donald Trump à la primaire républicaine en 2016, devenu aujourd’hui l’un de ses alliés, sur la chaîne CNBC. «C’est très volatile.»

«Mais je pense aussi que si au jour de l’élection les gens sont en colère, et qu’ils ont abandonné l’espoir et qu’ils sont déprimés (…), cela pourrait donner une élection terrible. Je pense que nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, que cela pourrait être un bain de sang à l’échelle de celui du Watergate», a-t-il souligné.

Alliance avec Macron : Les Républicains condamnent

Alliance avec Macron : Les Républicains condamnent

 

Comme c’était prévisible,  Estrosi a déclenché une tempête en déclarant qu’il convenait que les républicains choisissent Macon comme futur candidat en 2022. Autant dire qu’il propose le suicide du parti qui, éliminé dès le départ à la course à la présidentielle,  aurait de moins en moins de raison d’exister d’autant que Macron ne se gêne pas de déstabiliser en piochant dans ses effectifs pour désigner les membres du gouvernement. Estrosi  en jugeant que le parti est complètement incapable de présenter un candidat crédible aux présidentielles de 2022 condamne en fait son  propre parti à disparaître et finalement l’ invite à suivre la sort du parti socialiste.

Tout en rappelant son attachement à sa famille politique, Estrosi juge néanmoins qu’elle n’a aucune chance de faire émerger un candidat en mesure de conduire la bataille en 2022. Pas même François Baroin. Interrogé sur les propos d’Estrosi, le maire de Troyes, lui, écarte tout rapprochement avec LREM. «Oui, j’ai un léger désaccord d’analyse avec Christian Estrosi…», ironise le président des maires de France auprès du Parisien en pointant «la politique ultratechnocratique et centralisatrice» du gouvernement qu’il combat. Beaucoup reprochent Estrosi d’être une véritable girouette qui par exemple s’est rapprochée de Macon en 2017 dans le perspective de la victoire de l’actuel président, puis de s’en être éloigné pour retrouver le soutien des républicains lors des élections municipales et maintenant de reprendre du champ avec son parti une fois élu.

 «Ne soyons pas des girouettes. Ne mettons pas notre drapeau dans notre poche. Soyons nous-mêmes !», plaide aussi la députée européenne Agnès Evren. «Nous n’avons aucune honte à avoir: la France a besoin de nos valeurs et de nos convictions. Si nous ne les défendons pas, elles seront reprises et trahies par d’autres. Nous serons mangés par les deux bouts, entre le RN et LREM», met-elle en garde. Il est évident que l’absence de candidats aux présidentielles événement central de la politique en France constitue un aveu de faiblesse indéniable qui conduit vers la marginalisation puis la quasi-disparition. Ce qui est pratiquement fait pour le parti communiste et bien en cours pour le parti socialiste.

Sondage 2022 : Philippe en tête chez les Républicains

Sondage 2022 : Philippe en tête chez les Républicains

 

D’après un sondage IFOP pour La Lettre de l’Expansion de lundi 31 août 26% des électeurs LR souhaiteraient voir Édouard Philippe porter les couleurs de la droite. Un résultat qui le place devant François Baroin (21%), Xavier Bertrand (18%) ou encore Valérie Pécresse (15%).. 20% des électeurs LR interrogés préféreraient aussi un autre candidat que ces quatre noms testés. De quoi, sans doute, réveiller de nouvelles ambitions…

Plus largement, 20% des Français aimeraient voir l’ancien locataire de Matignon représenter la droite en 2022. Cela le place, là encore, devant Xavier Bertrand (11%), et même très loin devant François Baroin (7%) et Valérie Pécresse (6%). 56% des Français aimeraient cependant qu’une autre personnalité puisse représenter la droite.

Globalement si 19% d’entre les français aimeraient voir Emmanuel Macron défendre les couleurs de sa majorité, 18% lui préféreraient son ancien premier ministre.

Macron: candidat des Républicains pour Estrosi

Macron: candidat des Républicains pour Estrosi

 

La proposition de Christian Estrosi risque de faire du bruit au sein des Républicains. En effet, le maire de Nice propose tout simplement que son parti ne présente pas de candidats et se rallie à Macron. Finalement une position assez proche de celle des socialistes (eux aussi pour une candidature unique mais à gauche) mais avec le risque de disparaître à terme de la scène politique. Cette proposition  d’Estrosi risque de déstabiliser encore un peu plus les républicains déjà fort gênés du fait que Macron ne cesse de piocher dans son programme et dans ses effectifs. L’interview d’Estrosi  dans le Figaro

- Quel jugement portez-vous sur cette rentrée politique?

Christian ESTROSI. - Cette rentrée illustre l’impasse et les divisions dans lesquelles se trouvent les partis traditionnels. Les Républicains, le Parti socialiste et La République en marche, qui prétendait être un parti moderne, méritent tous la même sévérité de jugement. Ils sont prisonniers de débats internes sans rapport avec les attentes de la population et des territoires. Tout en réaffirmant, avec force, que je suis un homme de droite républicaine mobilisé contre les extrémismes, je préfère que mon pays soit gouverné demain sur une orientation de centre droit républicain et non de gauche.

À droite, nous avons connu des candidats qui s’imposaient naturellement comme Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, voire Édouard Balladur mais, aujourd’hui, il n’y en a pas. Ce temps est fini. Il existe beaucoup de talents chez nous mais, soyons honnêtes, aucun d’entre nous ne s’impose pour concourir à la présidentielle.

 

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