Archive pour le Tag 'républicain'

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

LREM : le véritable nouveau parti républicain de droite

Des responsables du parti républicain se torturent les méninges pour envisager les conditions qui permettraient de restructurer leur organisation en pleine décomposition. Reconstruire le parti de l’intérieur ou au contraire reconstruire une confédération par-dessus l’UMP. Or la problématique n’est sans doute pas celle d’une nouvelle organisation mais celle des valeurs et de la ligne politique. Or aujourd’hui force est de constater que pratiquement plus rien ne distingue les orientations d’un parti républicain de celles  de la république en marche. LREM  pourrait tout aussi bien signifier les républicains en marche tellement macro a transformé le slogan ni à gauche ni à droite en ni à gauche ni à gauche. Certes Macron s’est  fait élire à la place de François Hollande après avoir appartenu à son gouvernement. Il a donné l’illusion qu’il pourrait s’inscrire dans une sorte d’orientation sociale démocrate avant de virer très clairement vers une ligne libérale bien peu sociale. Son premier geste a en effet consisté à récompenser les soutiens financiers qui ont permis son élection dans le symbole tabou est bien évidemment l’ISF. On voit mal ce que pourrait contester  les républicains du programme de Macron. Certes Laurent Wauquiez par démagogie prenait le contre-pied des l orientations gouvernementales mais en contradiction avec ce qui constitue le cœur des valeurs de son électorat. Idéologiquement, culturellement et sociologiquement rien ne distingue la direction de la république en marche des républicains. Il s’appuie sur les mêmes valeurs, viennent des mêmes milieux et sont tout autant coupés des réalités sociales voire culturelles des couches défavorisées. Il suffit pour le démontrer d’analyser la sociologie des députés de la république en marche composée de cadre supérieur de responsable et patrons  d’industrie, de hauts fonctionnaires, d’avocats, d’autres professions libérales de médecins. Bref essentiellement des CSP plus d’ailleurs recrutés  par petites annonces sur Internet moins en fonction de leur conviction que de leur qualification professionnelle. Ce sont les cadres supérieurs de la start-up de Macron qui conduit son parti (et la France en même temps)  comme une entreprise en s’asseyant sur les principes démocratiques y compris sur ceux  du Parlement. On objectera sans doute que cette victoire de Macron provient aussi de l’extrême faiblesse des autres formations politiques et de leurs leaders. Macron a grandement été aidé par la décomposition des partis classiques et par la caricature de formations extrémiste. Le succès de la république en marche constitue cependant une victoire à la Pyrrhus car les français ont bien compris que Macon et son gouvernement étaient t en même temps et de droite et de droite et qu’ils servaient t les intérêts à court terme des financiers. Témoin par exemple cette incurie dramatique à conduire la moindre réflexion sur la politique industrielle et l’aménagement du territoire. De ce point de vue Macron s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs (dont lui-même) qui ont par exemple sacrifié Alcatel, Alstom et bientôt peut-être Renault. La France a bradé son patrimoine industriel pour uen hypothétique économie dématérialisée dans laquelle elle ne pèse pas lourds par rapport notamment aux américains et aux Etats Unis. Dune certaine façon, Macron c’est du Sarkozy en mieux, ce dont convient d’ailleurs intéressé (peut aussi influencé par le devenir de ses casseroles judiciaires). Le parti républicain n’est pas à réinventer, il existe avec LREM. Il suffit de voir avec quelle morgue la plupart de ses responsables traitent toute opposition notamment toute aspiration à davantage d’équité sociale et fiscale. Les républicains avaient au moins eux le respect des convenances républicaines et démocratiques Les responsable LREM, eux, n’hésitent pas à afficher leur condescendance hiérarchique  méprisante. Mais pour beaucoup d’électeurs républicains (plus de la moitié au vue des sondages) l’affaire est réglée : la restructuration se réduit à l’adhésion Macron qui défend si bien les intérêts des couches déjà favorisées.

Le discours républicain : usé pour 67% des Français

Le discours républicain : usé pour 67% des Français

Pour parler simple, le discours sur les valeurs républicaines est usé d’après une  enquête de l’IFOP pour Atlantico. C’est peut-être moins les valeurs républicaines qui sont discréditées que les institutions qui les défendent. Le propos un peu général sur les valeurs républicaines tombe un peu à plat surtout quand il n’est là que pour justifier des politiques ou des points de vue sur d’autres sujets. Sur des questions plus précises et plus concrètes les Français marquent beaucoup moins de distance. En outre il faut observer un clivage de plus en plus important entre les Français qui socialement et idéologiquement se sentent prés du pouvoir et des institutions et ceux qui se sentent écartés voir méprisés. Dernière explication peut-être le fait que le discours républicain  en reste souvent au stade théorique et qu’il se traduit peu en actes concrets. Explications (extrait de l’interview de Jérôme Fouquet)

Jérôme Fourquet : à 67% qui pensent que le discours tourne à vide.  . De ce point de vue là, l’avènement d’une nouvelle majorité présidentielle et la promesse de l’entrée dans un nouveau monde n’a pas sensiblement fait bouger les choses. Ce que l’on constate également, c’est que cette relative indifférence ou ce manque de sensibilité à cette rhétorique républicaine concerne plus spécifiquement les catégories populaires et politiquement les publics qui ne sont pas en soutien de la majorité présidentielle. Ce registre de la « République » est donc assez consubstantiellement décodé comme étant celui des institutions et du pouvoir en place. …ce discours est rattaché, à tort ou à raison, à la rhétorique officielle de la France des ministères et de la France gouvernementale. Les électorats sceptiques ont donc une raison supplémentaire de se sentir assez peu sensibles à cette thématique.

Européennes : liste commune en marche- modem-républicain

Européennes : liste commune en marche- modem-républicain

Il est clair que le principal clivage qui traverse la plupart nombre d’organisations politiques d’opposition concerne le rapport à l’Europe. Cela vaut pour l’extrême droite avec l’opposition sur ce point notamment de Marine Le Pen et de Philippot, pour l’extrême gauche avec notamment des positions ambiguës chez certains  insoumis et un flou artistique chez Mélenchon enfin des clivages chez les socialistes et chez les républicains. En caricaturant un peu on pourrait convenir que ce qui distingue aujourd’hui les sensibilités c’est d’un côté les nationalistes de l’autre les Européens. Du coup,  la question se pose de la composition des listes aux élections européennes. Il se pourrait en effet que Macron réussisse à de composer une liste européenne intégrant bien sûr des responsables en marche mais aussi des républicains voir des socialistes. Ce serait aussi pour lui l’occasion de faire éclater les clivages anciens et de déstabiliser encore un peu plus les partis traditionnels et même les partis extrêmes. Dans cette perspective, le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a invité samedi le MoDem  »à prendre toute (sa) place au côté » du parti présidentiel pour les élections européennes, lors d’un discours prononcé au congrès du parti de François Bayrou. « Je sais que le Mouvement démocrate, dans ses valeurs, a la même ambition européenne (que LREM). Je vous invite donc à prendre toute votre place à nos côtés », a exhorté le patron des Marcheurs, en appelant à ce que « cette alliance qui nous lie aujourd’hui soit le chemin de cette alliance que nous poursuivrons ensemble ». Christophe Castaner a également évoqué l’ambition de « construire autour (des deux partis) une liste ouverte à toutes celles et tous ceux qui portent une vision européenne et progressiste». La question d’une liste commune et transparaissant sur une ligne européiste est régulièrement posée depuis plusieurs semaines, autour de la majorité. Marc Fesneau, chef de file du MoDem à l’Assemblée, avait trouvé vendredi « logique » l’idée d’une « grande convergence non seulement entre LREM et le MoDem » pour les élections européennes de 2019, « mais aussi avec d’autres personnalités » comme Alain Juppé.

Le Front républicain ne mobilise plus parce que les Français ont oublié la guerre

Le Front républicain ne mobilise plus parce que les Français ont oublié la guerre

 

 

Il est clair que le front républicain ne rencontre plus l’adhésion massive aussi bien dans les organisations politiques démocratiques que chez les responsables et les citoyens. Un des facteurs explicatifs tient dans le fait que la plupart des Français ont oublié la guerre et le fascisme. Les derniers témoins directs de la montée des nationalismes qui a amené à la guerre la plus sanglante de l’histoire ont aujourd’hui autour de 100 ans. Du coup beaucoup se sont endormis dans le confort de la démocratie considérant celle-ci comme acquise définitivement alors qu’elle n’est que le produit d’un combat permanent. Or  cette démocratie est menacée par le parti fascisant de Marine Le Pen qui par exemple veut faire une croix sur la responsabilité du gouvernement de l’époque concernant la rafle du Vel’ d’Hiv’ mais cette démocratie est également menacée par les gauchistes qui rêvent d’un régime politique de type bolivarien où la dictature du peuple aurait davantage de légitimité que le choix des urnes. Bref le retour du communisme.  Pour preuve la dérive des lycéens qui ont participé à des manifestations violentes pour refuser le choix entre Le Pen et macro. « Ni Marine, Ni Macron. Ni patrie, Ni patron », tel était le mot d’heures de ses lycéens violents qui auraient pu ajouter « ni démocratie ». D’une certaine manière cette démocratie est minée en France par les extrêmes qui ont par ailleurs de nombreux points communs saut sur certaines thématiques sociétales et encore car le souverainisme se trouve souvent teinté de nationalisme. Si la France et l’Europe ont pu enregistrer autant de progrès économique en 50 ans davantage que pendant  des siècles et des millénaires,  c’est essentiellement grâce à une longue période de paix et de démocratie. Une paix qui pourrait bien être menacée par la montée des nationalismes dans plusieurs pays européens.  Tous les nationalismes ont toujours conduit soient à la guerre, soit à la dictature, soit aux deux. De ce point de vue responsables politiques et mêmes citoyens manquent de culture et de mémoire. Les années 30 ont été en grande partie oubliées. C’est sur une crise économique, sur la détérioration sociale qu’ont pu se développer les populismes transformés rapidement en nationalismes et qui ont finalement abouti à la guerre et aux dictatures. La défiance légitime vis-à-vis des du système politique de certains de leurs représentants ne saurait cependant justifier l’oubli de l’histoire.

 

 

« Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une fascho vulgaire

 « Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une  fascho vulgaire

Jusque là peu ont dénoncé la grossièreté et surtout la vulgarité des propos de Marine Le Pen comme si elle bénéficiait d’uen sorte d’immunité intellectuelle et morale (comme l’immunité parlementaire dont elle use pour ne pas se rendre aux convocations de la justice). Finalement les observateurs se sont habitués à la rhétorique de marchande  de poissons et d’une certaine manière’ ont cautionnée. .Une rhétorique simpliste du type » plus c’est gros plus ça passe » et un vocabulaire de bistrot pour incarner la candidate du peuple qui a cependant un peu de mal à faire oublier qu’elle est la riche héritière de Jean-Marie Le Pen. Héritière du nom mais aussi du parti en infraction avec toutes les règles démocratiques et héritière de l’immense fortune de Jean-Marie Le Pen. Comme candidate du peuple, sociologiquement il y a plus pointu. Le vieux front républicain tout pourri est  cependant un principe essentiel dans nos sociétés modernes, il vise à préserver la démocratie et à s’opposer à toute dictature et pouvoir fascisant et raciste.  « Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux ! » , a en effet lancé Mme Le Pen, en visite sur un marché à Rouvroy (Pas-de- Calais). Un marché elle n’a passé que 15 minutes, dommage car c’est là sa vraie place avec son vocabulaire provocateur, indigne et vulgaire. On n’en vient évidemment à regretter le père coutumier lui aussi d’incartades scandaleuses  mais au moins cultivé même si les fondements idéologiques de Jean-Marie Le Pen sont encore davantage condamnables.  Ceci étant,  il est bien difficile d’identifier  avec précision la philosophie de Marine Le Pen qui s’appuie en même temps sur l’étatisme gauchisant de Philippot et la réaction  fascisante de groupuscules d’extrême droite. Des contradictions qui ne semblent ne pas troubler l’’ame de Marine Le Pen dont l’état se nourrit surtout du pouvoir, de l’argent et de la haine.

Un « pacte républicain pour l’emploi » ?

 

Un « pacte républicain pour l’emploi »?

Après le résultat des élections régionales qui ont montré la progression du FN, plusieurs responsables politiques ont affirmé que désormais « rien ne sera plus comme avant. » Malheureusement les logiques d’appareil ont rapidement repris le dessus et les louables intentions ont été remisées dans un placard. Quelques leaders toutefois sans doute davantage conscients de l’état de délabrement du système politique et au-delà de la démocratie semblent  avoir prit conscience de la nécessité de dépasser des clivages par ailleurs souvent artificiels. Xavier Bertrand dans le nord , Estrosi en PACA, NKM, ou encore Jean-Pierre Raffarin ont lancé quelques pistes de rénovation politique. Raffarin en particulier qui propose un pacte républicain pour l’emploi. Il part du constat simple et très pertinent que pour l’essentiel le mécontentement qui s’est exprimé à travers les votes pour le FN prend son origine dans la question centrale du chômage. Hors  sur cette question les différents gouvernements de gauche comme de droite ont échoué jusque-là. Ainsi en 15 ans par un seul emploi dans le secteur marchand privé n’a été créé. En gros on plafonne toujours autour de 16 millions. En cause notamment le coût du travail,  surtout depuis les 35 heures. Des 35 heures qui ont plombé brutalement la compétitivité en alourdissant de façon considérable les coûts de production. On a certes créé trois à 400 000 emplois dans le public à la suite de ces 35 heures mais cette disposition a malheureusement entraîné la suppression d’environ 1,5 millions d’emplois dans le secteur marchand privé ;  de nombreux aspects méritent d’être pris en compte pour s’attaquer sérieusement la question du chômage : la formation initiale, la formation permanente, la flexibilité des conditions de travail, la durée du travail aussi le salaire minimum enfin la fiscalité qui tue la compétitivité. Sur cette question l’union des forces ne sera pas inutile et -même indispensable pour réaliser les réformes structurelles nécessaires. Jean-Pierre Raffarin a donc fait sensation ce mercredi matin en proposant aux Socialistes de travailler main dans la main contre le chômage, dans une interview au journal Le Monde. Le raisonnement de l’ancien Premier ministre est simple : le FN prospère notamment chez les jeunes, à cause du chômage. Il faut donc s’attaquer aux racines du mal. Cependant, le Républicain ne veut pas d’une coalition non plus. Il s’agit d’un pacte sur ce dossier précis. Chiche ! lui a répondu en fin de matinée Manuel Valls. Voilà ce que le Premier ministre a écrit sur Twitter : « Tous rassemblés pour en finir avec le chômage. OK avec Jean-Pierre Raffarin, »

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

 

 

Les différents sondages montrent que le front républicain pourrait bien priver le FN de toute région y compris dans des régions clés comme le Nord, le grand Est  et PACA. Cependant rien n’est joué tout ce sera très serré et le résultat final dépendra pour une grande partie de la mobilisation des abstentionnistes du premier tour. De ce point de vue le taux de participation devrait être en progression et cette mobilisation devrait profiter surtout au front républicain. Cependant les écarts constatés dans les différents sondages sont relativement faibles et pour certains se situent même dans la marge d’erreur statistique. La région la plus en danger, c’est-à-dire celle qui pourraient être gagnée par le FN, est sans conteste la région Grand Est en raison du maintien pitoyable de l’ex Jean-Pierre Masseret. Si cette région est la seule à basculer en faveur du FN Jean-Pierre Masseret pourrait devenir le héros pitoyable de cette consultation.  Dans le nord Un sondage BVA pour le groupe La Voix du Nord publié vendredi donne Marine Le Pen battue par Xavier Bertrand (LR) dimanche dans leur face-à-face pour diriger la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. La liste conduite par le candidat Les Républicains obtiendrait 53% des voix contre 47% à la leader du parti d’extrême droite, selon cette enquête. Cette étude donne le même résultat que le sondage TNS-Sofres rendu public mercredi. Un sondage Odoxa diffusé jeudi tablait sur un succès de Xavier Bertrand par 52% contre 48% En Paca,  La tête de liste LR Christian Estrosi remporterait les élections régionales en Paca au terme d’un scrutin très serré avec 51% des voix contre 49% à Marion Maréchal-Le Pen (FN), selon un dernier sondage BVA publié vendredi. Selon le sondage réalisé pour La Provence, Nice-Matin et Var-Matin, il bénéficierait d’un report de voix de 61% des électeurs ayant voté, au premier tour, pour la liste socialiste conduite par Christophe Castaner, qui s’est retiré pour faire barrage au Front national. 29% des électeurs ayant voté PS s’abstiendraient. 49% des électeurs ayant voté pour la liste EELV Front de gauche reporteraient aussi leurs voix sur Christian Estrosi. L’issue des régionales dans le Grand Est est incertaine, le candidat de la gauche Jean-Pierre Masseret ayant décidé de se maintenir au risque de favoriser le FN Florian Philippot, arrivé dix points devant Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) au premier tour. Un sondage Elabe de l’entre-deux tours donne Philippe Richert (LR) en légère avance par rapport au frontiste (43% contre 41%, un écart dans la marge d’erreur). Pour l’Île-de-France , Deux sondages parus dans l’entre deux tours ont donné une fois la candidate de la droite et du centre devant (42% contre 40%) et une autre fois le candidat de la gauche et des écologistes rassemblés – après fusion des trois listes PS, EELV et FG quelques heures après le premier tour – (41,5% contre 41%), soit des écarts correspondant à la marge d’erreur.

Front républicain adopté par le PS dans le Nord, PACA, en Alsace : un acte de courage

Front républicain adopté par le  PS dans le Nord, PACA,  en Alsace : un acte de courage

Une défaite retentissante, sans doute justifié  mais il faut saluer la décision du parti socialiste de se retirer pour le second tour des élections régionales dans le Nord, PACA et en Alsace Lorraine. Un acte de courage d’autant plus méritoire que Sarkozy, lui, a refusé tout retrait de son parti Les Républicains. Certes le parti socialiste espère que certains électeurs adopteront un réflexe plus républicain que celui de Sarkozy. Mais dans les trois  régions concernées, régions très importantes, le parti socialiste a choisi de n’avoir aucun élu. Un choix douloureux mais courageux.  Jean-Christophe Cambadélis a donc annoncé le retrait des listes socialistes au second tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-D’azur « pour faire barrage républicain » au Front national.  »Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain, en particulier en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur aussi en Alsace-Lorraine. Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un bureau national exceptionnel du PS. Une position à laquelle adhèrent une majorité de Français. Dans le cas où la gauche arriverait en troisième position et le FN en tête au premier tour, 56% des personnes interrogées dans un sondage estiment qu’elle devrait se retirer au profit de la droite au second tour, contre 44% qui pensent qu’elle devrait se maintenir.

Refus du front républicain : encore une erreur stratégique de Sarkozy

Refus du front républicain : encore une erreur stratégique de Sarkozy

Si les résultats des régionales constituent une véritable claque pour le PS,  c’est aussi un résultat décevant pour le parti de Sarkozy.  D’une certaine manière, c’est une défaite de Sarkozy lui-même qui n’est pas parvenu à s’imposer à nouveau sur la scène politique. Un retour raté qui a impacté de façon négative le score de la droite classique. En cause le flou qui caractérise les orientations politiques de Sarkozy depuis son retour. Des orientations avec de nombreuses contradictions et le grand écart permanent entre des positions libérales et les postures extrémistes proches du FN.  Bref un positionnement illisible pour nombre d’électeurs qui ont voté pour lui en 2007 et en 2012.le refus  du front républicain témoigne chez Sarkozy  de son manque de hauteur et même de son manque de vision stratégique y compris pour 2017. Pourtant ce front républicain est  indispensable en 2017 s’il veut battre Marine Le Pen. Refuser aujourd’hui ce front républicain qu’il appellera de ses vœux  en 2017 ajoute encore de la contradiction aux contradictions. En outre il risque de provoquer une crise avec les alliés des Républicains qui militent en faveur du front républicain. Au sein même du parti les Républicains il est vraisemblable que certains condamneront Sarkozy. Le patron du parti centriste, Jean-Christophe Lagarde, a exposé un point de vue très différent de son homologue LR. «Pour nous, c’est très simple: partout où le Front national peut gagner, nous souhaitons le retrait des listes qui arrivent en troisième position. Quelles que soient les listes, c’est un principe qui doit être respecté. Nous avons toujours combattu l’extrême droite et nous souhaitons ce retrait», a-t-il annoncé sur France 2. .  François Bayrou, le président du Modem, allié des Républicains dans 12 régions sur 13, a appelé « au retrait pur et simple » de toute liste arrivée en 3e position au premier tour, pour permettre un « ressaisissement démocratique » face au Front national. 

FN : « pas un parti républicain »François Hollande

FN : «  pas un parti républicain »François Hollande

 

 

Pour Hollande rien ne permet d’affirmer que le FN sera qualifié pour le second tour en 2017 d’autant que pour lui le FN n’est pas un parti républicain. François Hollande a jugé dimanche que le Front national n’était pas un parti républicain mais qu’il fallait débattre avec lui parce qu’il représente une « réalité » qui « ne peut pas être niée ».  Invité sur Canal+, le président a fustigé un mouvement qui « reprend toujours les mêmes thèmes », créant un « risque de guerre de civilisation dans le pays ».  « Le Front national n’est pas un parti républicain, c’est un parti dans la République », a-t-il dit, estimant que rien ne permet de dire pour le moment que le parti dirigé par Marine Le Pen sera présent au second tour de la présidentielle de 2017. François Hollande a estimé qu’un débat entre les deux candidats restant au second tour de la présidentielle devrait avoir lieu, quels qu’ils soient. Pour combattre le FN, le chef de l’Etat a dit vouloir « projeter une autre idée de la France ». « Le risque c’est la dislocation, la fracture », a-t-il insisté. François Hollande a également dénoncé la « mystification » de la présidente du FN, Marine Le Pen, qui parle selon lui « comme un tract de Parti communiste des années 70″ pour se donner une image de gauche.  « Parce que c’est ça en réalité, en pensant qu’on peut fermer les frontières, qu’on peut nationaliser les industries, qu’on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans qu’il y ait de risque », a-t-il dit. « Sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, il ne demandait pas qu’on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu’il y a plus pauvres qu’eux ».  Florian Philippot, le vice-président du FN, a répliqué que François Hollande était « obsédé » par le parti frontiste et qu’il n’était « pas censé être dans la politique politicienne ou électorale ».

« L’alternance républicaine » est en route ‘ (Sarko)

« L’alternance républicaine » est en route ‘ (Sarko)

 

Sarkozy ne faiat pas une grande découverte en annonçant que l’alternance est en route. D’uen certaine manière c’est même uen non événement tellement il est certain que le PS va continuer de plonger dans les élections et dans les sondages. Comme il y avait eu en 2012 un vote de rejet de Sarkozy  alors président de la république, il y aura un vote de rejet de Hollande. Mais un vote de rejet -qui donne le pouvoir- ne constitue pas pour autant un vote d ’adhésion et c’est toute l’ ambigüités des votes en France depuis plus de 30 ans. Le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, juge dans une interview au Journal du Dimanche « l’alternance républicaine » en marche en France, à deux ans de la prochaine élection présidentielle. « Il y a aujourd’hui en France une désespérance et une colère. La seule façon d’apaiser les choses, c’est de donner aux Français la certitude (…) que nous ne sommes pas condamnés à l’affligeante médiocrité d’aujourd’hui », dit-il. L’ancien chef de l’Etat, battu par le socialiste François Hollande lors de la présidentielle de 2012, a engagé une réforme de l’UMP, principal parti de l’opposition de droite. Il dit viser un demi-million de militants — « ce serait bien », estime-t-il — et confirme que le nouveau nom du parti tournera autour du concept de République ou de républicains. « Pour moi le temps des acronymes est fini », explique-t-il. « Le mouvement que nous sommes en train de bâtir ne sera pas réductible à la seule droite ni au seul centre (…) Qu’est-ce qui rassemblera tous ces courants politiques ? L’idée que nous nous faisons de la République. » « La République, c’est la réponse au défi identitaire que connaît notre société », ajoute-t-il. Nicolas Sarkozy, à qui l’on prête l’intention de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2017, a accepté le principe de primaires pour désigner le candidat de l’UMP et de la droite, élargie aux centristes de l’UDI. « Je souhaite que le plus grand nombre possible de personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de la droite et du centre y participent », dit-il. « L’UDI de Jean-Christophe Lagarde a, à l’évidence, sa place dans ce débat démocratique. » Dans l’immédiat, il déclare que son objectif est la victoire de l’UMP aux élections régionales de décembre, ce qui serait, selon lui, une « deuxième étape concrète vers l’alternance », après le succès de son parti aux départementales de mars.

 

Le parti républicain, nouveau nom de l’ UMP

Le  parti républicain, nouveau nom de l’ UMP

 

La marque UMP est obsolète depuis longtemps ; du coup Sarko cherche un nouveau nom. Ce sera «  le parti républicain »  comme aux Etats Unis. Un image à l’américaine qui plait bien à Sarko et à son folklore :  coté bling-bling, , le fric et  la campagne électorale transformée en « one man show ». Un nouveau nom pourquoi pas mais le changement d’  emballage ne suffira pas, il faudra un programme  qui tarde à arriver. Faute de vrai contenu,  les meetings de Sarko ressemblent  de plus en plus à celle d’un humoriste qui fait du stand-up ( théâtralisation, blaguounettes, , tonalité, gestuelle etc.). Des prestations assez récréatives sur la forme mais qui ne comportent  guère de fond politique. Finalement le nom de « Rassemblement » n’aurait donc pas été retenu pour devenir la nouvelle image de l’UMP. Le « Journal du Dimanche » a dévoilé le nom choisi ainsi que les trois logos déposés à l’INPI. Changer le nom de l’UMP. C’était l’une des priorités de Nicolas Sarkozy en arrivant à la tête du parti. Ainsi, l’ancien Président souhaitait faire oublier l’affaire Bygmalion mais aussi la guerre des chefs entre François Fillon et Jean-François Copé. Dans un entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy avait confirmé que le parti aurait un nom et non pas un sigle. Alors que le congrès fondateur du nouveau parti qui remplacera l’UMP se tiendra le 30 mai prochain, le nom retenu serait « Les Républicains », selon le Journal du Dimanche. Les ténors du parti ont longtemps hésité avec le terme de « Rassemblement », mais celui-ci faisait référence au RPR des gaullistes, précise le journal. Nicolas Sarkozy a reconnu que « Les Républicains » était  »une des propositions », sur France Info. « La marque a déjà été déposée auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), par l’agence de publicité Aubert et Storch Associés Partenaires (ASAP) », ajoute le journal. Trois logos ont aussi été déposés. Du côté de l’UMP, aucun contrat n’aurait été signé avec l’entreprise de communication. La société explique avoir travaillé à « titre gracieux », mais se défende de toutes allusions au parti américain. La référence concernerait plutôt l’histoire française et la « IIIe République ».

 

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour grâce au réflexe républicain

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour  grâce au réflexe républicain

 

C’est peut-être paradoxal mais  c’est le bon report des voix du PS sur l’UMP qui permettra à cette formation d’emporter la mise au second tour. En effet 50% des électeurs de gauche vont voter UMP au second tour ( en cas de duel FN-UMP) tandis que 27% seulement des lecteurs de l’UMP voteront pour le PS au second tour ( en cas de duel PS-FN). Par ailleurs 50% des électeurs du FN voteraient UMP( encas de duel PS-UMP) contre 5% pour le PS.  Du coup avec l’abstention record ( près de 60%).qui va surtout concerner en premier les électeurs de gauche et ce déséquilibre dans le report des voix entre Ps et UMP, la gauche risque de ne conserver qu’un dizaine de départements.  À un peu moins de deux semaines du premier tour des élections départementales, l’écart semble se resserrer entre le Front national et l’UMP ( il faut cependant  relativiser les sondages eu égard au record abstention).  »Toujours premier parti de France avec 31% des intentions de vote dans le sondage Odoxa pour RTL, le Front national aborde ce scrutin en position de force », analyse l’étude. Ainsi, l’UMP et l’UDI remporteraient 29% des voix, tandis que le Parti socialiste et ses alliés en obtiendraient 20%. Quant au Front de gauche et à Europe Écologie Les Verts, ils récupèrent respectivement 8% et 4% des voix. Cependant, il est important de préciser que par rapport à un sondage également établi par Odoxa le 2 mars dernier, le Front national recule de deux points, contrairement à l’UMP, qui en gagne deux. En ce qui concerne le second tour, les reports de voix « annoncent surtout un raz-de-marée pour l’UMP et une déroute historique pour le Parti socialiste », estime l’institut de sondage. Selon certaines estimations, le Parti socialiste pourrait perdre entre une trentaine et une quarantaine de départements. Seule consolation pour le parti de la majorité :  »De bonnes réserves de voix à gauche lui offriront des possibilités de ‘sauver les meubles’ au second tour, dans les cantons où il pourra se maintenir ». La vague bleue montrerait que le front républicain fonctionne très bien auprès des électeurs de gauche (52% voteraient UMP), mais pas du tout auprès de ceux de l’UMP. Les électeurs seraient même symboliquement un peu plus nombreux à préférer le Front national au Parti socialiste (28% à 27%). Mais ils seraient surtout 45% à s’abstenir. Dans le cas d’un duel « classique » entre le Parti socialiste et l’UMP, les électeurs du Front national pencheraient à 50% pour l’UMP, contre 5% pour le Parti socialiste. 45% choisiraient l’abstention.

Valls: « L’ordre républicain  » à Sivens , nouveau coup de menton !

Valls: « L’ordre républicain  » à Sivens , nouveau coup de menton !

Nouveau coup de menton de Valls , le Clémenceau d’opérette fait un rappel à l’ordre républicain à propos de Sivens qui doit vête évacué « rapidement ». d’abord on se demande pourquoi il ne la pas fait plus rapidement puisque des décisions de justice ont été prises dans ce sens. Ensuite pourquoi maintenant  cette précipitation du conseil général du Tarn qui n’aura plus de légitimité dans 15 jours avec les élections départementales. Enfin pourquoi ainsi recherche rl’  affrontement sur un projet visiblement surdimensionné et qui doit trouver uen équilibre entre protection de l’environnement et irrigation des terres agricoles. Cette attitude provocatrice de Valls est le meilleur moyen de raviver les tensions voire de provoquer des incidents graves et de ce point de vue ces déclarations ronflantes sont particulièrement irresponsables. N’oublions pas qu’il y a déjà eu un mort.  Le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé jeudi que « l’ordre républicain doit s’imposer » à Sivens pour « garantir un débat démocratique serein » et qu’ »il faudra très vite évacuer les lieux » où les pro-barrage maintiennent depuis samedi un blocus de la ZAD.   »Dans notre vie démocratique, il n’y a pas de place pour la violence, il faut que les choix soient respectés par tout le monde, et je peux vous assurer que, là-bas comme ailleurs, l’ordre républicain sera garanti », a ajouté Manuel Valls, en marge d’une visite en Haute-Vienne dans le cadre des prochaines élections départementales. Le Conseil général du Tarn doit se réunir vendredi pour examiner des solutions de remplacement au barrage controversé  de Sivens, et « aura à choisir un projet utile pour le Tarn, pour la région, pour les agriculteurs », a rappelé le Premier ministre.   »Il faut qu’il y ait de l’apaisement. Aujourd’hui, les forces de l’ordre, les gendarmes, que je veux saluer, ont joué pleinement leur rôle, l’apaisement. Mais ça ne peut pas se faire dans la violence, et sous la pression! Le ministre de l’Intérieur a eu raison d’interdire cette manifestation« , a-t-il lancé, en référence aux rassemblements qui auraient dû s’organiser, ce vendredi, à Albi, et qui ont été officiellement interdits. « Il faudra très vite évacuer les lieux, il ne peut pas en être autrement, l’ordre républicain doit s’imposer, c’est le seul moyen de garantir un débat démocratique serein », a poursuivi le chef du gouvernement. Interrogé sur la perspective d’une évacuation à brève échéance, il a répondu: « Vous verrez bien! Laissons d’abord le Conseil général s’exprimer demain (vendredi), c’est ça aussi la démocratie, c’est le respect des élus, des décisions qui sont prises par les élus et par l’Etat ». Comme évoqué par le Premier ministre, le préfet du Tarn a signé jeudi après-midi un arrêté interdisant « toute manifestation ou rassemblement ayant pour objet le projet de construction d’un barrage sur le site de Sivens », vendredi à Albi, a-t-on appris auprès de la préfecture.  L’interdiction a été décidée « en raison de la concomitance de deux manifestations aux objets opposés » qui « risque de conduire à une confrontation violente entre manifestants », précise l’arrêté du préfet Thierry Gentilhomme.  Un peu plus tôt dans l’après-midi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déclaré: « J’ai donné instruction au préfet » que les manifestations ne soient pas autorisées, « compte tenu des risques graves auxquels s’exposeraient les manifestants, pour leur intégrité physique » et en raison « du climat de violence ».

Pour un Service national républicain obligatoire (Par Yves Blein, député du Rhône (PS)

Pour un Service national républicain obligatoire (Par Yves Blein, député du Rhône (PS)

 

Le député dans une tribune aux échos plaide pour un service national obligatoire, il se pourrait cependant que Hollande qui s’était avancé sur ce terraina fasse marche arrière, cela pour des raisons politiciennes liées aux éventuelles réactions négatives des jeunes.

« Je plaide pour  la création d’un Service national républicain, obligatoire, à effectuer entre 16 et 25 ans. Car ce que ne permettent pas des apprentissages livresques ou des enseignements, c’est de faire l’expérience pratique de sa propre contribution à la collectivité nationale, et cela n’est possible qu’à partir de 16 ans. Avec l’arrêt de la conscription, c’est la matérialisation du temps donné à la Nation qui s’est estompée. Créer un Service national républicain, c’est rétablir l’obligation pour les jeunes français de donner de leur temps – 6 mois durant – pour une réalisation d’intérêt général utile à la Nation.  J’imagine que ce service se déroule en deux temps : une première période de quinze jours, en internat, où est dispensé un enseignement civique, comportemental, patriotique, adapté à leur âge et fondé sur l’expérience des autres et de la vie collective. Cette première période, où l’autonomie du groupe est recherchée, permet aussi de faire un bilan de santé, de détecter les problèmes d’illettrisme ou sociaux. Elle pourrait être encadrée par des réservistes de l’armée ou des professionnels de l’éducation populaire. Ces quinze jours sont rythmés par des rites civiques, tel le salut des couleurs, qui visent à créer et à renforcer l’appartenance à une même nation, mais aussi par des temps de vie collective et d’échanges, permettant de mieux comprendre la Nation, son organisation, son rapport au monde. La seconde période, de cinq mois et demi, peut être fractionnée et doit être réalisée avant l’âge de 25 ans révolu. Elle est consignée à chaque étape par l’organisme d’accueil dans le carnet du Service national républicain. Les jeunes français sont placés auprès de tuteurs qui encadrent leurs activités. Sont habilités à accueillir des jeunes, d’office, tous les services publics (nationaux, locaux, hospitaliers) et, sur agrément, l’ensemble du champ de l’économie sociale et des entreprises à participation publique exerçant des missions de service public. Cet ensemble, qui représente plus de 8 millions de salariés, devra fournir 800 000 tuteurs et 800 000 tâches participant de l’intérêt général dont la réalisation sera confiée à un jeune républicain ou une jeune républicaine. Chaque jeune républicain sera remboursé par sa structure d’accueil des frais de déplacement et de repas occasionnés par la réalisation de sa mission. Il lui sera fourni par la Nation une tenue permettant sa reconnaissance et qu’il devra porter pour l’exercice de sa mission. La journée d’appel sera réalisée à 16 ans et permettra d’évaluer les capacités et motivations du jeune Républicain afin que lui soient affectées des missions si possible cohérentes ou proches de ses souhaits (découverte d’univers différents, ou au contraire mise en pratique de théories acquises par exemple).

Yves Blein a été chargé de rédiger la proposition de loi sur la création d’un Service national républicain obligatoire que le groupe socialiste déposera à l’Assemblée.

Le cache sexe du pacte républicain

Le cache sexe du pacte républicain

 

Un véritable cache sexe de la nudité de la politique ce pacte républicain. Utilisé pour tout et pour rien. Pour la fiscalité, «   l’impôt par exemple ne saurait être contesté au nom de ce pacte » ; le principe sans doute mais pas son niveau ; le plus élevé du monde si l’on tient compte des prélèvements actuels et des futurs pour intégrer le rapport dépenses publiques sur PIB (57% !). Même chose sur les rythmes scolaires, une réforme qui aurait pourtant due être précédée d’une refonte des programmes avant de s’attaquer au calendrier. Même chose encore sur les contestations locales ou sectorielles de la politique d’austérité. Bref le pacte républicain justifie même l’injustifiable. Si ce pacte inclut le principe de la décision majoritaire, donc de la démocratie il n’exclut pas le droit à la contestation. Et jusqu’aux sifflets concernant le Président de la Républiques qui seraient anti-républicains ! Une vision évidemment partielle, partiale, restrictive des droits individuels et collectifs. En réalité, le gouvernement acculé, perdu et qui n’est plus soutenu que par 20% à peine de l’électorat cherche dans la bible des valeurs universelles des arguties . Une lecture très étroite donc de ce pacte républicain utilisé comme justification de toutes les décisions et qui nie en fait le droit d’expression ; un concept utilisé sous vichy, pendant la décolonisation, et les périodes crise lorsque la légitimité populaire a disparu. Ici les institutions ne sont pas en cause, pas même les principes républicains ; ce qui est mis en questionnement c’est l’orientation d’une politique qui conduit au désespoir et au déclin.

Impôts: le fallacieux prétexte du pacte républicain

Impôts: le fallacieux prétexte du pacte républicain

 

Pour justifier tout et n’importe quoi le gouvernement ne cesse de brandir le pacte républicain comme justificatif. Il est clair que le pacte républicain implique l’acceptation du principe de l’impôt mais cela ne saurait justifier le niveau intolérable- économiquement et socialement- des prélèvements obligatoires. A cet égard, il y a bien un dévoiement du contenu de ce qui fonde les principes républicains. Un principe qui pour le gouvernement évolue vers l’étatisation de la richesse produite (la droite avait déjà bien entamé le processus). C’est devenu une habitude à gauche de se servir des questions sociétales pour justifier l’injustifiable ou encore pour détourner l’attention. Les valeurs républicaines ne sauraient être en cause et ne peuvent l’être pour autant cela ne légitime pas la politique fiscale irresponsable qui plombe consommation et compétitivité. Même le prudent Draghi, président de la BCE  estime aujourd’hui qui faut de la stabilité fiscale et ne plus compter sur la fiscalité pour équilibre les comptes. Le pacte républicain ne saurait servir de caution à toutes les erreurs de gouvernance. Les derniers résultats économiques sont dramatique, contrairement à ce qu’a affirmé Hollande la croissance n’est pas là. La consommation, seul moteur de la croissance en France, est restée étale en novembre, les enquêtes Markit sont très mauvaises ; La France va friser la récession. Bien entendu l’inversion durable du chômage est une illusion (on pourra encore manipuler le nombre de chômeurs de Pôle empli, cela ne changera rien quand au nombre réels de sans emploi). Ce pacte républicain par exemple ne saurait dissimuler l’incompétence totale de Pôle emploi et ses 55 000 salariés qui ne servent strictement à rien comme un grand nombre des 600 000 élus en France dont 8 français sur 10 pensent à juste titre qu’ils sont trop  nombreux. La démocratie (comme le pacte républicain)  ne saurait se mesurer à l’importance de sa bureaucratie et de son oligarchie

« Pour un programme « républicain » d’urgence » (Borloo)

« Pour  un programme « républicain » d’urgence » (Borloo)

« Il y a quelques mesures d’union républicaine sur lesquelles on peut se mettre d’accord », a plaidé, au siège de l’UDI, M. Borloo, en soulignant « la dégradation très rapide dans les domaines économiques et sociaux », un an après l’élection de François Hollande.   »Il n’y a aucun piège », « pas de prise d’otage », selon lui. « Nous ne voulons pas tirer la couverture », mais « ça nous paraît indispensable compte tenu de l’urgence », a ajouté le député du Nord, entouré du président du conseil national de l’UDI, Hervé Morin, et du porte-parole du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Jean-Christophe Lagarde.  Pour relancer la croissance, l’UDI propose notamment d’avancer à juin 2013 et de simplifier la baisse des charges de 20 milliards d’euros pour les entreprises décidée par le gouvernement, ainsi que la hausse de la TVA prévue en parallèle.  La TVA devrait en revanche être baissée à 5,5% pour le logement social et les travaux dans le bâtiment.  Pour M. Borloo, il est également urgent de relancer le secteur des services à la personne - »pas un élu ne vous dira le contraire »- et certains grands travaux. Sur le front de l’emploi, l’UDI prône notamment le soutien aux 100.000 emplois d’avenir décidés par le gouvernement, un programme de doublement de l’apprentissage, le recrutement de 150.000 apprentis dans les trois fonctions publiques ou encore la construction de 200.000 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs.  Concernant la fiscalité, M. Borloo a plaidé pour un « engagement solennel républicain de ne plus augmenter les impôts » d’ici à 2017 et une baisse des dépenses publiques de dix milliards d’euros par an.  Autre proposition, la réunion d’ »assises nationales des centrales d’achat », « sur la base du volontariat », pour réorienter les commandes vers la France et l’Europe. « Pas du protectionnisme » mais « des mesures d’empreinte écologique », a assuré M. Borloo.  Au sujet de l’Europe, l’ancien ministre a plaidé pour le maintien des efforts pour la réduction des déficits publics, mais, « en échange », il faut « poser le débat du financement par la Banque centrale européenne (BCE) des Etats eux-mêmes », « une mesure indispensable ».  Le patron de l’UDI a assuré qu’il ne faisait aucune offre de gouvernement mais a exposé sa méthode: d’ici quinze jours, les présidents de groupes parlementaires se mettent d’accord sur des priorités; puis, avec les bons offices des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, un compromis définitif serait ensuite trouvé pour une « loi d’union républicaine pour le redressement » d’ici à fin juin-début juillet.   »Il n’y a pas un point qui n’est pas soutenu discrètement par tous les acteurs », selon M. Borloo, qui a affirmé avoir pris des contacts avec d’autres partis mais qui est resté flou sur ces discussions. « Mais bougre d’âne! On crève dans le bâtiment. On crève dans les services à la personne (…) Il faut se redresser », a-t-il lancé, plus véhément.  Un an après la présidentielle, le leader de centre-droit a critiqué la « politique incroyablement injuste et anti-sociale » de M. Hollande, en déplorant notamment une réduction des « aides à la lutte contre l’exclusion », du nombre global des « contrats aidés », et la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires.

 

Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 




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