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Retour des talibans : une répression encore plus forte (ambassadeur d’Afghanistan)

Retour des talibans : une répression encore plus forte (ambassadeur d’Afghanistan)

Mohammad Homayoon Azizi, ambassadeur critique la France qui n’a pas joué son rôle au conseil de sécurité de l’ONU

 

Interview sur France Info (extrait)

 

Après la victoire des talibans en Afghanistan et la chute de Kaboul dimanche, êtes-vous, techniquement, toujours ambassadeur ?

Mohammad Homayoon Azizi : La légitimité de tout gouvernement découle d’élections démocratiques. C’est comme ça que les choses fonctionnent dans un système démocratique. Et si le pouvoir est pris par la force, alors les nouvelles autorités ne peuvent être considérées comme étant légitimes. Donc, en vertu de ça, je suis toujours le représentant à Paris de la République islamique d’Afghanistan. Je vais vous donner un exemple. C’est comme si on vous volait votre maison, mais que le titre de propriété restait à votre nom. C’est exactement la même situation en Afghanistan aujourd’hui. Et nous, nous sommes les représentants d’un gouvernement élu. Par conséquent, nous jouissons de cette légitimité-là. Et moi, tant qu’il n’y a pas un gouvernement légitimement élu, je continuerai mon travail d’ambassadeur à Paris, je continuerai de représenter la République islamique d’Afghanistan. Et dans le contexte actuel, sous l’administration des talibans, moi, je ne retournerai pas en Afghanistan.

 

Le président afghan Ashraf Ghani est parti dimanche vers l’étranger. Comprenez-vous cette décision ?

Oui, absolument. La manière dont les États-Unis ont traité les talibans ces dernières années, avec ces pourparlers qui finalement n’avaient de pourparlers que le nom, qui se sont déroulés à Doha, et un processus de paix qui avait énormément de failles, tout cela a permis aux talibans de revenir, et de le faire avec une grande brutalité. À cause de cela, nous n’avons pas été en mesure de sauver notre pays, l’Afghanistan. Nous avons commencé par perdre les villes, puis des provinces. Et plus récemment, les talibans ont encerclé Kaboul et c’est là que le président a été mis sous une énorme pression et qu’il a été contraint de quitter ses fonctions. Ces pressions, elles viennent de tous bords et s’expliquent notamment par le fait que certains veulent donner une légitimité aux talibans. L’idée, c’est de vendre cette propagande, de dire qu’il y a une solution politique pour le pays. Mais en réalité, ce n’est pas possible parce qu’on l’a bien observé, en pratique, il y a eu des violences. Les droits de l’Homme n’ont pas été respectés. Il y a des actes de guerre qui ont été commis et chaque disposition de la Convention de Genève a été violée. Et ceux qui soutiennent les talibans espèrent qu’ils seront perçus comme étant légitimes. C’est à cause de tout cela que le président a dû partir parce qu’il n’acceptait pas cet état de fait. Et par conséquent, il a dû quitter ses fonctions ainsi que quitter le pays.

Craignez-vous que le régime des talibans soit encore plus dur que celui qu’ils ont imposé entre 1996 et 2001 ?

Ce que l’on a pu observer ces dernières semaines, c’est plus de violence, plus de répression qu’en 2001. Et puis, n’oublions pas la relation historique des talibans avec les groupes terroristes. Et les relations plus récentes, ces vingt dernières années, nouées avec les groupes terroristes. Ajoutez à cela toute la souffrance qui a été endurée par les populations dans les provinces, surtout du sud. Tout cela est très inquiétant. Il y a beaucoup de personnes qui ont subi des exactions, devant leurs familles, devant leurs femmes, leurs enfants. Donc moi, je suis certain que la nature d’un groupe fondamentaliste islamiste ne peut pas changer. En tout cas, elle ne peut pas changer de manière positive. Je crains même l’inverse, que la répression soit encore plus dure qu’entre 1996 et 2001.

« On en attendait beaucoup plus de la France ».

 

Emmanuel Macron appelle à protéger les Afghans qui ont aidé la France, mais alerte également contre de possibles flux migratoires irréguliers venus d’Afghanistan. Comment le prenez-vous ?

Je pense que le message porté par le gouvernement français est un message qui arrive un peu tard. Par le passé, nous avons à de nombreuses reprises expliqué et décrit la menace que représentaient les talibans, on a expliqué plusieurs fois que ce qui se passait en Afghanistan était extrêmement inquiétant. J’en ai parlé avec mes collègues et pour être franc, on en attendait beaucoup plus de la France, notamment parce que la France est un Etat membre du Conseil de sécurité des Nations unies. Et les pays membres du Conseil de sécurité ont pour rôle de protéger les pays qui, précisément, sont confrontés au genre de menaces qui pèsent sur l’Afghanistan. Maintenant, pour ce qui est des flux migratoires irréguliers, depuis l’Afghanistan vers l’Europe, évidemment, je comprends que cela soit perçu comme un problème par les Européens. Mais moi, ce que j’espère, c’est que la France ne va pas se contenter de prononcer quelques paroles et va réellement agir, c’est-à-dire faire pression sur les autres pays du Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il puisse y avoir un échange te pour que des solutions puissent émerger et être proposées.

La répression idiote contre les républicains catalans

La répression idiote contre les républicains catalans

 41 responsables politiques et fonctionnaires catalans seront dépossédés de leurs patrimoines, salaires, et retraites;  Une situation dénoncée par Daniel Camos dans l’Opinion 

 

 

Ce 29 juin, alors que le président espagnol Pedro Sanchez rencontrera le président catalan Pere Aragonès pour reprendre un dialogue autour du conflit territorial entre l’Espagne et la Catalogne, 41 responsables politiques et fonctionnaires catalans seront dépossédés de leurs patrimoines, salaires, et retraites, c’est-à-dire conduit à une ruine économique. Sur quelle base ? Présomption de culpabilité. Réconciliation nous disait-on ? Non, plus de répression.

Le Tribunal de Cuentas espagnol (Cour des comptes) leur demandera de payer entre 5 et 20 millions d’euros pour un présumé mauvais usage des fonds destinés à l’action extérieure du gouvernement catalan entre 2011 et 2017. On accuse ces 41 citoyens d’avoir contribué à expliquer à l’étranger la nécessité d’un choix par les urnes sur le modèle territorial, ce que le cadre légal espagnol n’interdit pas. Concrètement, ce sont toutes les dépenses associées à des déplacements à l’étranger qui sont mises en cause. Par exemple, un voyage de coopération économique du président Artur Mas aux Etats-Unis en 2015. On lui demande de rembourser la totalité du coût de ce voyage car il a répondu à un journaliste qui s’intéressait à la situation politique en Espagne. Sont aussi mises en cause les dépenses associées à des conférences comme celle de Raül Romeva (ancien ministre de l’action extérieure) à Sciences Po Paris, le 25 septembre 2017. A ma connaissance, le représentant de l’ambassade espagnole qui avait expliqué la position de son gouvernement le même jour à Sciences Po n’a pas encore été saisi par le tribunal. C’est une remise en cause de la liberté d’expression envers les républicains catalans, rien de nouveau au sud des Pyrénées.

Procédure perverse. Ces 41 accusés incluent le célèbre économiste Andreu Mas-Colell (ancien ministre de l’Economie), qui a reçu la semaine dernière un message public de solidarité de 33 prix Nobel de l’économie, dont les français Esther Duflo et Jean Tirole. Le fait qu’il ait quitté le gouvernement catalan en 2015, deux ans avant le référendum d’octobre 2017, n’intéresse pas ou peu ce tribunal. Deux des accusés sont mes prédécesseurs au poste de délégué du gouvernement de Catalogne en France. Pire encore, l’une de ces personnes est décédée en 2017 et c’est sa fille que l’on poursuit. Finalement, cette liste inclut une quinzaine de délégués d’autres pays, certains graciés par Sanchez comme Oriol Junqueras ou Raül Romeva, ou encore des exilés comme Carles Puigdemont.

Au-delà de la nature des accusations, la procédure est perverse : le tribunal communique aux accusés le montant dû et leur donne deux semaines pour déposer ce montant. S’ils ne sont pas capables de le faire, il les dessaisit de tous leurs biens, y compris domicile, comptes bancaires, salaire ou retraite au besoin. Ce n’est qu’après qu’ils pourront se défendre devant ce tribunal et qu’ils pourront faire appel. Mais, durant les années à venir et jusqu’à la fin du procès, ils sont ruinés.

« Le Tribunal de Cuentas est une administration non judiciaire totalement politisée et régulièrement accusée de népotisme »

Le Tribunal de Cuentas est une administration non judiciaire totalement politisée et régulièrement accusée de népotisme. Les douze conseillers sont nommés par le pouvoir législatif. Aujourd’hui, sept d’entre eux sont proches de la droite nationaliste espagnole, comme par exemple Margarita Mariscal de Gante, ancienne ministre du président José Maria Aznar, ou encore le frère de celui-ci. Selon le journal El Pais100 des 700 fonctionnaires travaillant dans cette administration entretiennent des liens de parenté, et la Cour suprême espagnole signale que cette administration a plus de fonctionnaires nommés par les partis politiques que de fonctionnaires « de carrière ».

Chant de sirènes. Le gouvernement Sanchez contribue à la ruine économique de ces 41 fonctionnaires catalans, en maintenant les accusations à travers le ministère public, alors qu’il parlait de réconciliation la semaine passée en ouvrant les portes des prisons. Sanchez ne semble pas avoir pris acte des demandes que le Conseil de l’Europe a adressées à l’Espagne le 21 juin à Strasbourg, et qui demandent d’aller bien plus loin qu’une grâce des responsables politiques emprisonnés. Les recommandations du Conseil de l’Europe demandent : 1) de réformer les délits de rébellion et sédition ; 2) de retirer les mandats d’arrêt envers ceux qui sont à l’étranger ; 3) de s’abstenir d’exiger des responsables politiques catalans qu’ils renient leurs opinions politiques ; 4) d’abandonner toute poursuite contre les fonctionnaires de rang inférieur.

Ces recommandations émanent d’un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’attache aux poursuites à l’encontre des responsables politiques du fait des déclarations faites dans l’exercice de leurs mandats. Les deux pays concernés sont la Turquie et l’Espagne. Ce rapport, approuvé par les deux tiers des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (y compris tous les députés socialistes, sauf les Espagnols) a reçu l’appui majoritaire de toutes les délégations sauf celles de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, et de l’Espagne.

Il faut se féliciter du fait que le président Sanchez ait engagé, à travers la grâce des prisonniers politiques, une des mesures exigées par le Conseil de l’Europe. Mais il est nécessaire de rester vigilant pour qu’il mette en œuvre dans les plus brefs délais les autres recommandations, y compris l’abandon des poursuites contre les fonctionnaires à travers le Tribunal de Cuentas. Sans cela, l’appel à la réconciliation du président Sanchez ne s’apparentera qu’à un chant de sirènes et ne nous rapprochera pas de la solution démocratique dont la Catalogne, l’Espagne, et l’Europe ont besoin.

Daniel Camos est le délégué du gouvernement de Catalogne en France.

Birmanie : toujours des manifestants malgré la répression sanglante

Birmanie : toujours des manifestants malgré la répression sanglante

les manifestations continuent en Birmanie malgré les arrestations et la répression sanglante. La situation de dictature condamnée par les pays ex occidentaux commence sérieusement à être critiquée par les pays asiatiques proches de la Birmanie. Une dictature militaire complètement folle et hors du temps qui s’inspire évidemment des méthodes chinoises. La Chine d’ailleurs soutient les militaires.

Les médias ont rapporté des manifestations à l’aube dans au moins deux parties du centre commercial de Yangon lundi après que des centaines de personnes à Mandalay, y compris de nombreux membres du personnel médical en blouse blanche, aient défilé dimanche avant le lever du soleil.

Au moins 250 personnes ont été tuées depuis le coup d’État, selon les chiffres du groupe militant de l’Association d’assistance aux prisonniers politiques.

La violence a contraint de nombreux citoyens à imaginer de nouvelles façons d’exprimer leur rejet d’un retour au régime de l’armée.

Pour marquer le premier mois du lancement de l’une des plus grandes manifestations depuis le coup d’État et une grève nationale, des militants dans des publications sur les réseaux sociaux ont exhorté lundi les gens à se joindre à une manifestation de convoi de voitures.

Des manifestants à travers le pays ont organisé des manifestations nocturnes aux chandelles au cours du week-end.

Les manifestants dans certains endroits ont été rejoints par des moines bouddhistes tenant des bougies le week-end et d’autres sont sortis plus tard dimanche, notamment à Monywa, où la police a ouvert le feu.

Répression Birmanie : encore 18 morts

Répression Birmanie : encore 18 morts

 

La dictature birmane des militaires est hors  contrôle démocratique et s’assoit sur toutes les valeurs. Dans la rue, la protestation continue mais la répression ne cesse aussi d’augmenter. Ainsi dimanche après de nouvelles protestations dans la rue on a compté au moins une quinzaine de morts .

 

« Je peux confirmer que 15 sont morts », a déclaré une femme médecin à l’AFP, ajoutant qu’elle avait traité une cinquantaine de personnes blessées et qu’elle s’attendait à ce que le nombre de morts augmente. Selon le groupe de surveillance de l’Association d’assistance aux prisonniers politiques, qui vérifie les arrestations et les décès depuis le coup d’État, le bilan serait plus élevé.

 

La junte au pouvoir a imposé la loi martiale dimanche soir dans deux communes de l’agglomération de Rangoun, a annoncé la télévision d’Etat. La junte donne «le pouvoir administratif et judiciaire de la loi martiale au commandant régional de Rangoun afin qu’il l’exerce (dans la commune de Hlaing Tharyar, où des affrontements ont fait au moins 15 morts dimanche, et celle de Shwepyitha) (…) afin d’assurer la sécurité, de maintenir l’Etat de droit et la tranquillité plus efficacement», a déclaré un présentateur du journal télévisé.

 

On attend évidemment des réactions autrement plus musclées de la communauté internationale face à ces dictateurs sanguinaires complètement hors du temps et des principes fondamentaux qui font société.

Birmanie : mobilisation et répression s’amplifient

Birmanie : mobilisation et répression s’amplifient

La répression devient de plus en plus sanglante en Birmanie, en même temps elle alimente une plus grande mobilisation. Les manifestants sont en effet retournés dans les rues après que les Nations Unies ont déclaré que 38 personnes avaient été tuées mercredi lors de la journée de manifestations la plus sanglante à ce jour.

La chef des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a demandé aux forces de sécurité de mettre un terme à ce qu’elle a appelé leur «répression brutale des manifestants pacifiques». Bachelet a déclaré que plus de 1700 personnes avaient été arrêtées, dont 29 journalistes.

L’enquêteur des droits de l’homme de l’ONU sur le Myanmar, Thomas Andrews, a exhorté le Conseil de sécurité – qui se réunit vendredi pour discuter de la situation – à imposer un embargo mondial sur les armes et des sanctions économiques ciblées à la junte. , désormais contrôlée par l’armée et sa principale source de revenus, a-t-il déclaré dans un rapport.

Les militants birmans ont continué d’appeler à la libération de Suu Kyi, 75 ans, détenue le matin du coup d’État, et à la reconnaissance de sa victoire électorale le 8 novembre. Ils rejettent également la promesse de la junte de tenir de nouvelles élections à une date non précisée.

Répression Birmanie : 38 morts mercredi

Répression Birmanie : 38 morts  mercredi

Journée la plus sanglante ce mercredi avec 38 morts  et des blessés par la junte militaire qui réprime les manifestations d’opposition au coup d’État. Une répression y compris avec des tirs à balles réelles L’émissaire onusienne pour la Birmanie a appelé les membres de l’ONU à prendre des sanctions « fortes ». « J’ai eu une discussion avec l’armée et l’ai avertie que les États membres et le Conseil de sécurité pourraient prendre des mesures importantes, fortes », a déclaré la Suissesse Christine Schraner Burgener lors d’une visioconférence de presse.

Birmanie: répression sanglante

Birmanie:  répression sanglante

 

Avec le soutien scandaleux de la Chine et de la Russie, la junte militaire a réprimé dans le sang les énormes manifestations de protestation contre la dictature. Des manifestations qui ont réuni des centaines de milliers de participants mais qui ont été réprimées par la violence y compris des tirs à balles réelles qui ont fait des blessés et 18 morts. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a condamné ce qu’il a qualifié de «violence abominable» des forces de sécurité. Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Marc Garneau, a qualifié «d’épouvantable» l’utilisation de la force meurtrière par l’armée contre son propre peuple.

Le Myanmar est dans le chaos depuis que l’armée a pris le pouvoir et arrêté la dirigeante élue du gouvernement Suu Kyi et une grande partie de la direction de son parti le 1er février, alléguant une fraude lors des élections de novembre que son parti a remportées lors d’un glissement de terrain.Suu Kyi fait face à des accusations d’importation illégale de six radios talkie-walkie et de violation d’une loi sur les catastrophes naturelles en violant les protocoles relatifs aux coronavirus. Sa dernière audience au tribunal est prévue pour lundi.

Le coup d’État, qui a mis un terme aux étapes provisoires vers la démocratie après près de 50 ans de régime militaire, a attiré des centaines de milliers de manifestants dans les rues et a condamné les pays occidentaux.

Tom Andrews, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme au Myanmar a déclaré qu’il était clair que l’assaut de la junte se poursuivrait et que la

L’Association d’assistance aux prisonniers politiques a déclaré qu’au moins 270 personnes avaient été arrêtées dimanche, sur un total de 1 132 qui, selon elle, avaient été arrêtées, inculpées ou condamnées depuis le coup d’État.

Des militants à travers l’Asie ont organisé des manifestations de soutien, avec le cri de ralliement «Milk Tea Alliance» qui a réuni pour la première fois des militants pro-démocratie en Thaïlande et à Hong Kong.Alors que certains pays occidentaux ont imposé des sanctions limitées, les généraux ont traditionnellement ignoré les pressions diplomatiques. Ils ont promis de tenir une nouvelle élection mais n’ont pas fixé de date.

Birmanie : la répression sanglante en cours

Birmanie : la répression sanglante en cours

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Fort du soutien scandaleux de la Russie et de la Chine, les militaires de la junte passent à la vitesse supérieure en matière de répression. Jusque-là ils avaient surtout procédé à des arrestations arbitraires (autour de 500) maintenant ils répriment  par la force les manifestants dans la rue. Ainsi on compte déjà deux morts  et des blessés, certains même touchés par des balles réelles.

«Vingt personnes ont été blessées et deux sont mortes», a déclaré Ko Aung, un chef du service d’urgence bénévole de Parahita Darhi.

Plus d’une quinzaine de jours de manifestations et une campagne de désobéissance civile de grèves et de perturbations ne montrent aucun signe de disparition. Les opposants au coup d’État sont sceptiques quant à la promesse de l’armée de tenir une nouvelle élection et de donner le pouvoir au vainqueur.

Les manifestants réclament la restauration du gouvernement élu et la libération de Suu Kyi et d’autres. Ils ont également appelé à l’abrogation d’une constitution de 2008 qui a assuré à l’armée un rôle majeur en politique depuis près de 50 ans de régime militaire direct qui ont pris fin en 2011.

L’armée a repris le pouvoir après avoir allégué une fraude lors des élections du 8 novembre mais  commission électorale avait rejeté les plaintes pour fraude.

Néanmoins, l’armée affirme que son action est conforme à la constitution et qu’elle est soutenue par une majorité de la population. L’armée a accusé les manifestants d’avoir incité à la violence.

Suu Kyi fait face à une accusation de violation d’une loi sur la gestion des catastrophes naturelles ainsi que d’importation illégale de six radios talkie-walkie ! L’Association d’assistance pour les prisonniers politiques du Myanmar a déclaré que 546 personnes avaient été arrêtées, dont 46 libérées, vendredi.

Birmanie: la répression continue

Birmanie: la répression continue

Fort de l’appui de la Russie et de la Chine, la junte militaire accentue la répression contre les nombreux manifestants qui refusent la dictature. Ainsi depuis début du conflit plus de 500 personnes ont été arrêtées. Parmi elles, des fonctionnaires qui participent au mouvement de désobéissance civile.

La junte militaire rencontre dans la rue une opposition qu’elle avait sans doute sous-estimée. En effet, des centaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues de ce pays d’Asie du Sud-Est mercredi contre le coup d’État du 1er février et la détention du dirigeant élu Aung San Suu Kyi.

Le mouvement de désobéissance civile a eu un effet paralysant sur de nombreux domaines d’activité privées et publics.

L’armée a annoncé mercredi soir que six célébrités locales, dont des réalisateurs, des acteurs et un chanteur, étaient recherchées en vertu d’une loi anti-incitation pour avoir encouragé les fonctionnaires à se joindre à la manifestation.

Les accusations peuvent entraîner une peine de deux ans de prison.

«C’est incroyable de voir l’unité de notre peuple. Le pouvoir du peuple doit revenir au peuple », a déclaré l’acteur Lu Min sur sa page Facebook.

Malgré les appels lancés par la junte aux fonctionnaires pour qu’ils retournent au travail et les menaces d’actions s’ils ne le font pas, rien n’indique que les grèves se relâchent.

Le nombre de personnes dont on sait qu’elles ont été détenues depuis que le coup d’État a mis un terme à une tentative de transition vers la démocratie avait atteint 495 mercredi, a indiqué dans un communiqué l’Association d’assistance aux prisonniers politiques du Myanmar.

Il a indiqué que 460 étaient toujours détenus.

L’armée a pris le pouvoir après que la commission électorale eut rejeté ses accusations de fraude lors d’une élection du 8 novembre balayée par le parti de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) de Suu Kyi, provoquant la colère des pays occidentaux ainsi que les manifestations locales.

D’autres manifestations étaient prévues pour jeudi – y compris par des groupes d’étudiants et des travailleurs de différents groupes ethniques dans le pays diversifié de plus de 53 millions de personnes.

Les opposants au coup d’État sont profondément sceptiques quant aux promesses de la junte de remettre le pouvoir après une nouvelle élection pour laquelle aucune date n’a encore été fixée.

La lauréate du prix Nobel de la paix Suu Kyi, détenue depuis le coup d’État, fait maintenant face à une accusation de violation d’une loi sur la gestion des catastrophes naturelles ainsi qu’à des accusations d’importation illégale de six radios talkie-walkie. Sa prochaine comparution devant le tribunal est prévue pour le 1er mars.

Suu Kyi, 75 ans, a passé près de 15 ans en résidence surveillée pour ses efforts en faveur de la démocratie.

Birmanie : les militaires renforcent la répression mais la rue réplique

Birmanie : les militaires renforcent la répression mais la rue réplique

 

Depuis le début du putsch militaire la répression constitue la réponse des forces désormais au pouvoir. Ainsi au moins 400 personnes ont déjà été arrêtées. Mais la rue réplique par des manifestations et des mesures d’autodéfense. Les militaires n’ont pas encore gagné la bataille mais déploient  désormais des chars assurés du soutien politique honteux de la Russie et de la Chine. Deux  régime autoritaires tout aussi condamnables.

Les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants dimanche en Birmanie, tandis que des militaires étaient en train d’être déployés, faisant craindre une répression imminente du mouvement de protestation contre le coup d’Etat.

Malgré cela, la mobilisation contre le coup d’Etat ne faiblit pas avec des fonctionnaires (enseignants, docteurs, employés de chemin de fer, etc.) en grève. Dimanche, pour le neuvième jour consécutif, les Birmans sont descendus par dizaines de milliers dans les rues. A Rangoun, ils se sont notamment réunis près de la célèbre pagode Shwedagon, pour réclamer la fin de la dictature et la libération de la lauréate du prix Nobel de la paix 1991, tenue au secret depuis son arrestation.

Dans les quartiers la population s’organise avec des dispositifs d’autodéfense pour empêcher les arrestations arbitraires mais aussi opposées à la criminalité instrumentalisée par le pouvoir qui a ouvert des prisons en espérant déstabiliser un peu plus le pays est donné une légitimité à son régime autoritaire.

Birmanie : la répression continue grâce à l’odieux appui de la Russie et de la Chine

Birmanie : la répression continue grâce à l’odieux appui de la Russie et de la Chine

En dépit des protestations internationales et aussi de la contestation interne, la répression continue en Birmanie. Les États-Unis ont promis de prendre immédiatement des sanctions économiques. Cependant la dictature militaire peut s’appuyer sur l’odieux soutien de la Russie et de la Chine, deux dictatures également qui légitiment  à peu près toutes les atteintes à la démocratie y compris les crimes.

Kyi Toe, membre du comité d’information de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) de Suu Kyi, a déclaré que Kyaw Tint Swe, proche de l’ancienne chef du gouvernement arrêté, et quatre autres personnes liées au gouvernement précédent avaient été emmenées de chez elles pendant la nuit.

Il a déclaré que des responsables de la commission électorale avaient également été arrêtés du jour au lendemain, y compris certains jusqu’au niveau des communes.

. Des dizaines de fonctionnaires ont été arrêtés depuis le coup d’État.

Le président américain Joe Biden a approuvé mercredi un décret pour de nouvelles sanctions contre les responsables du coup d’État et des demandes répétées pour que les généraux renoncent au pouvoir et libèrent les dirigeants civils.

Biden a déclaré que l’ordre permettait à son administration «de sanctionner immédiatement les chefs militaires qui ont dirigé le coup d’État, leurs intérêts commerciaux ainsi que les membres de leur famille proche».

Washington identifierait la première série d’objectifs cette semaine et prenait des mesures pour empêcher les généraux du Myanmar, également connu sous le nom de Birmanie, d’avoir accès à 1 milliard de dollars de fonds du gouvernement du Myanmar détenus aux États-Unis.

«Nous allons également imposer des contrôles rigoureux des exportations. Nous gelons les avoirs américains qui profitent au gouvernement birman, tout en maintenant notre soutien aux soins de santé, aux groupes de la société civile et à d’autres domaines qui bénéficient directement au peuple birman », a déclaré Biden à la Maison Blanche.

Le coup d’État et la détention de Suu Kyi du 1er février présentent à Biden sa première crise internationale majeure et un test de sa double promesse de recentrer les droits de l’homme dans la politique étrangère et de travailler plus étroitement avec ses alliés.

Suu Kyi, 75 ans, ancienne chef du gouvernement arrêté par les militaires a remporté le prix Nobel de la paix en 1991 pour avoir fait campagne pour la démocratie et reste extrêmement populaire dans son pays en dépit de l’atteinte à sa réputation internationale face au sort des Rohingyas.

Elle a passé près de 15 ans en résidence surveillée et fait maintenant face à des accusations d’importation illégale de six talkies-walkies. Son avocat dit qu’il n’a pas été autorisé à la voir.

Tunisie : la répression comme avenir

Tunisie : la répression comme avenir

Ecrivains, cinéastes, politiques, universitaires… Des personnalités du monde de la culture, de la politique et de la recherche, originaires de dix-neuf pays, dénoncent dans une tribune au « Monde » la répression qui s’est abattue lors des récentes manifestations contre les violences policières en Tunisie.

Tribune

 

En Tunisie, ces derniers jours, une répression aveugle et des vagues d’arrestations se sont abattues sur des centaines de jeunes des quartiers populaires dans de nombreuses villes à travers tout le pays. Ces jeunes qui subissent une paupérisation croissante ne font que réclamer ce qui, il y a dix ans, a donné lieu à la « révolution pour la dignité », à savoir leur droit au travail, à la liberté, à la justice et à l’égalité.

Nous, personnalités, organisations, associations et syndicats, de par le monde – du Maghreb et d’Europe, en particulier –, exprimons notre indignation et notre solidarité. Nous rappelons, avec force, au gouvernement tunisien qu’il est tenu de respecter les principes consacrés par la Constitution de 2014 qui font obligation à l’Etat tunisien de respecter la dignité de ses citoyens. Nous condamnons le recours aux mauvais traitements, à la torture et aux procédures judiciaires expéditives.

Nous considérons que l’absence de toute remise en cause des choix économiques et sociaux de l’ancien régime de la part des gouvernements tunisiens qui se sont succédé depuis 2011 n’a fait qu’appauvrir davantage la population, particulièrement les catégories sociales précaires, et a contraint des milliers de jeunes et d’adultes à des petits boulots précaires, alimentant ainsi les circuits de l’économie informelle ou de l’extrémisme religieux. Une telle situation ne pouvait qu’aboutir à la confrontation avec le pouvoir qui, aujourd’hui encore et de nouveau, ne répond à leur désarroi et à leurs revendications légitimes que par la répression.

Ces mouvements des jeunes Tunisiennes et Tunisiens sont révélateurs non seulement de l’impasse économique et sociale dans laquelle le gouvernement tunisien a plongé la société, mais aussi de l’indifférence de l’Union européenne et des gouvernements qui la composent, en maintenant la dette qui pèse sur le pays. Plus que jamais, il est nécessaire d’abroger cette dette et de donner des perspectives à la jeunesse tunisienne de vivre et travailler au pays.

Au nom de notre attachement aux principes de justice et de liberté pour tous les peuples, et au droit de la jeunesse à une vie digne et décente, nous appelons le gouvernement tunisien à libérer toutes les personnes injustement arrêtées et à prendre des mesures correspondant aux aspirations du peuple tunisien et aux objectifs de sa révolution.

Nous appelons également toutes celles et tous ceux épris de démocratie, de liberté et de justice en Europe et de par le monde à faire pression sur les autorités tunisiennes afin que la révolution de 2011 ne se transforme pas en un cauchemar où les pratiques répressives du passé tiendraient lieu de réponse aux aspirations légitimes du peuple tunisien.

Répression Russie: 3.500 arrestations après la manif Navalny

Répression Russie: 3.500 arrestations après la manif Navalny

 

Il y a évidemment plusieurs manières de développer une politique répressive vis-à-vis de l’opposition. La particularité de Poutine , c’est de les employer toutes. D’abord il modifie textes constitutionnels pour s’assurer le pouvoir pendant encore 20 ans, en même temps il passe un coup d’éponge sur les délits et crimes commis par les présidents précédents et lui-même.

L’opposition, elle est complètement muselée comme les grands médias. Quand elle parvient quand même à s’exprimer, Poutine interdit les manifestations. Et si des protestations se déroulent quand même, il met en prison 3500 personnes comme lors de la dernière manif de soutien à Navalny ,  à nouveau incarcéré après avoir été empoisonné. Bref, Poutine se révèle un dictateur de plus en plus fou, de plus en plus autoritaire qui en plus dilapide la richesse du pays avec son palais type Versailles qui montre à quel point ce chef d’État méprise la condition sociale dans un pays en prise aux pires difficultés économiques .

Officiellement les Etats et l’union européenne ont protesté contre cette répression et cette atteinte à la démocratie.  Mais on  va continuer de commercer avec ce dictateur voyou et notamment continuer de lui acheter du gaz qui constitue sa principale recette. Un gaz très convoité par l’Allemagne toujours très affairiste et qui ne s’embarrasse pas trop des problèmes démocratiques en cause dans le monde.

Alexeï Navalny a été arrêté dimanche dernier et emprisonné pour violation présumée de sa liberté conditionnelle, après être rentré en Russie pour la première fois depuis son empoisonnement par un agent neurotoxique. Anticipant une probable arrestation, il avait exhorté, avant son retour, ses partisans à participer à des manifestations répétées.

Les autorités avaient mis en garde les éventuels participants sur le risque d’attraper le COVID-19 et d’être poursuivi en justice et mis en prison, s’ils se rassemblaient.Des manifestations se sont néanmoins tenues dans plus d’une centaine de villes, malgré des températures extrêmes, qui ont avoisiné, en Sibérie, -50 degrés Celsius.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont dénoncé les “tactiques dures” et “l’usage disproportionné à la force” des policiers à l’encontre des manifestants et ont réclamé leur libération.

Répression Hong Kong : condamné par Les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Australie

Répression Hong Kong : condamné par Les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Australie

 

La Chine ne se préoccupe guère des protestations étrangères et généralise la répression type Mao partout. C’est vrai vis-à-vis des ouïgours mais aussi vis-à-vis de contestataires y compris de grands chefs d’entreprise qui contestent  la mainmise grandissante du parti communiste chinois sur toute l’économie. C’est vrai évidemment aussi à Hong Kong ou les Chinois ne respectent aucun de leurs engagements démocratiques. La Chine écrase tout ce qui fait obstacle à la dictature du parti communiste. En réalité une mafia d’environ 1 million de personnes mais quelques milliers seulement se partagent l’essentiel du magot. D’après Wikipédia :

 

En 2013, selon un rapport de l’Institut Hurun, l’Assemblée nationale populaire compterait dans ses rangs 83 délégués milliardaires, dont Zong Qinghou, l’homme d’affaires le plus riche de Chine5. Le sinologue Jean-Luc Domenach indique « aucun homme politique chinois qui n’ait pas beaucoup d’argent. ». Selon le Consortium international pour le journalisme d’investigation, 20 000 Chinois seraient impliqués dans des compagnies offshore basées dans les paradis fiscaux. En particulier des membres des familles du secrétaire général Xi Jinping, de l’ancien Premier ministre Wen Jiabao, de Deng Xiaoping, de l’ancien Premier ministre Li Peng, de l’ancien secrétaire général Hu Jintao, de Peng Zhen (un des huit immortels du Parti communiste chinois) mais aussi de grands responsables économiques comme Ma HuatengYang HuiyanHuang GuangyuWei Jianghong (en)Zhang Xin.

 

Officiellement le parti communiste chinois compte environ 100 millions de membres mais les militants réellement actifs représentent environ 1 million de personnes qui se partagent les richesses d’un pays comptant 1,5 milliards d’habitants. En haut de la pyramide le président détient tous les pouvoirs y compris celui récent de prolonger son mandat tant qu’il le veut. Bref un véritable retour à Mao et à sa politique de répression et d’extermination.

On peut légitimement se demander jusqu’à quand les pays modernes vont tolérer de telles atteintes à la démocratie et à la justice. Pire, l’union économique européenne vient d’acter le principe d’un accord sur les investissements réciproques en Chine et en Europe !

On notera d’ailleurs que l’Europe ne figure pas pour l’instant dans le camp des protestataires suites à la répression chinoise.

«Il est clair que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour éliminer la dissidence et les opinions politiques opposées», ont déclaré les ministres des Affaires étrangères dans la déclaration conjointe publiée par la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne.

«Nous appelons les autorités centrales de Hong Kong et de Chine à respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple de Hong Kong sans crainte d’arrestation et de détention.»

Les plus éminents défenseurs de la démocratie à Hong Kong ont été arrêtés alors que les autorités ont déclaré que le vote officieux de l’année dernière pour choisir les candidats de l’opposition aux élections municipales faisait partie d’un plan de «renversement» du gouvernement.

Jeudi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que Washington pourrait sanctionner les personnes impliquées dans les arrestations et enverra l’ambassadeur américain aux Nations Unies se rendre à Taiwan.

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

Manif des journalistes devant canal pour protester contre la répression de Bolloré

 

 

On sait que Bolloré n’apprécie guère d’humour puisque sitôt arrivé à Canal+ il avait interdit la célèbre émission humoristique des guignols. Ensuite il a licencié plusieurs journalistes et récemment le commentateur vedette des matches de football, 23 ans de maison, avait été licencié la veille de Noël pour avoir apporté à l’antenne son soutien à l’humoriste Sébastien Thoen.

 

Ce dernier avait été renvoyé quelques jours plus tôt pour avoir participer à un sketch parodique d’une émission de CNews, «L’heure des Pros», animée par Pascal Praud, chaîne appartenant au groupe Vivendi, comme Canal+.

 

 Une émission de particulièrement populiste, droitière et vulgaire dont la parodie a été particulièrement bien réussie.

 

Dans une tribune publiée fin décembre dans le Monde, l’entraîneur et ex-international de football Paul Le Guen s’adressait lui directement à Vincent Bolloré pour contester l’éviction du «meilleur commentateur de football» qu’il connaisse. Libres, le premier syndicat du groupe Canal+, s’était dit «indigné et choqué» par ce licenciement, «tant sur le fond que sur la forme», la Société des journalistes (SDJ) de Canal+ déplorant de son côté «des atteintes répétées à la liberté d’expression».

 

Hongkong: la Chine accentue sa répression

Hongkong: la Chine accentue sa répression

 

Le rouleau compresseur du parti communiste continue d’avancer à Hong Kong et se substitue progressivement à tout fonctionnement démocratique. Pour cela,  on n’ hésite pas à arrêter et à mettre en prison les opposants. La Chine semble ainsi s’engager dans une opération de répression tant vis-à-vis des leaders économiques à l’intérieur de la Chine continentale que vis-à-vis de la turbulente Hong Kong. Une cinquantaine de responsables pro-démocratie ont encore été arrêtée et pour la plupart mise en prison.

Les crimes contre la sécurité nationale sont passibles d’une peine d’emprisonnement à perpétuité et la caution n’est généralement pas accordée aux personnes inculpées. On peut se demander jusqu’à quand les pays démocratiques accepteront le libre accès à leurs marchés par une dictature qui s’inspire de plus en plus de la doctrine de Mao. Le président actuel est d’ailleurs élu sans limitation de mandat. Ce qu’on appelle en Chine la dictature du prolétariat !

Répression et désinformation vis-à-vis des ouïgours

Répression et désinformation vis-à-vis des ouïgours

Internements massifs, travail forcé, stérilisations contraintes : la répression du régime chinois contre cette minorité musulmane turcophone continue malgré le déni des autorités, relève Vanessa Frangville, spécialiste de la Chine, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Interrogé sur la question ouïgoure lors de son passage éclair en Europe, fin août, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, avait noyé le poisson sous un flot de statistiques énigmatiques. Pékin persiste à pratiquer la désinformation sur le sujet, depuis que l’ONU a rendu public, en août 2018, un rapport accablant sur la situation de la région du Xinjiang, aux confins de la Chine et de l’Asie centrale. Plus de deux ans déjà, donc, que les preuves s’accumulent, que les témoignages circulent et que les analyses se succèdent.

Tous les rapports d’experts, sans exception, concluent à la mise en place d’une société de surveillance panoptique, à l’arrestation massive et arbitraire des élites intellectuelles et économiques et à l’envoi forcé dans des camps de détention et de travail de millions de Ouïgours. Rompus à une rhétorique fabriquée autour de contre-vérités et de poncifs, les dirigeants chinois vantent au monde leur modèle de « lutte antiterroriste », tout en rappelant avec agressivité qu’il s’agit d’« affaires internes à la Chine ».

 

Ces mesures de répression révèlent avant tout l’échec de l’Etat chinois à intégrer ses périphéries. Wang Yi a affirmé lors de son passage à Paris que la population des Ouïgours avait doublé en soixante-dix ans. Il omet de rappeler que ceux-ci représentent désormais à peine 40 % de la population de la région contre 80 % en 1949. Des migrations massives vers la région de colons, d’abord militaires puis civils, ont été orchestrées par l’Etat, avec pour résultat des discriminations à l’emploi pour les jeunes diplômés ouïgours et une appropriation des ressources par les migrants souvent sous-qualifiés et peu enclins à changer leurs modes de vie sur ces nouvelles terres considérées comme acquises. 

Selon Wang Yi, la politique de planification familiale ne s’appliquerait pas aux Ouïgours. En fait, les autorités locales ont investi en 2019 plus de 13 millions d’euros dans la prévention des grossesses. Les Ouïgours n’ont jamais été exclus des politiques de réduction des naissances, même si les urbains n’ont été que tardivement contraints à la politique de l’enfant unique (non applicable au monde rural chinois de toute façon). De nombreuses Ouïgoures ont, en outre, témoigné de stérilisations et d’avortement forcés depuis des années.

Pékin affirme que l’objectif des camps d’internement est la prévention du radicalisme religieux par l’éducation et l’intégration par le travail. Un projet « éducatif » qui puise dans un budget de sécurité augmenté de 90 % dans la région en 2018… La majorité des cas de disparus témoigne d’une autre réalité : sont visés des professeurs d’université, des fonctionnaires de tous niveaux – souvent membres du Parti –, des commerçants, des médecins, des écrivains ou des artistes.

RÉPRESSION OUÏGHOURS EN CHINE: la France condamne

RÉPRESSION OUÏGHOURS EN CHINE: la France condamne

La France condamne avec la plus grande fermeté l’ignoble répression dont sont victimes les Ouïgours en Chine . Le  président de la république affirme que « chaque occasion est utilisée dans nos contacts bilatéraux avec les autorités chinoises pour les appeler à mettre fin aux détentions dans des camps au Xinjiang », dans le nord-ouest de la Chine.

 

Il précise avoir examiné « avec la plus grande attention » les témoignages et documents « portant sur les camps d’internement, les détentions massives, les disparitions, le travail forcé, les stérilisations forcées, la destruction du patrimoine ouïghour et en particulier les lieux de cultes, la surveillance de la population et plus globalement de tout le système répressif mis en place dans cette région ».

Fin juillet, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait proposé qu’une « mission internationale émanant d’observateurs indépendants », « sous la houlette » de la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, se rende au Xinjiang pour enquêter sur la situation de la minorité musulmane ouïghoure.

Le député Aurélien Taché et plusieurs de ses collègues avaient appelé Emmanuel Macron à « agir pour que la Chine soit traduite devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’Humanité ».

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

Répression Russie: Manif contre contre l’arrestation d’un gouverneur

 

Pour le cinquième week-end consécutif, les manifestants ont parcouru les rues le samedi 8 août dans la ville de Khabarovsk, en Extrême-Orient,, scandant des slogans anti-Kremlin et en soutien au populaire ex-gouverneur de la région, transféré et emprisonné à Moscou.

Les habitants de Khabarovsk manifestent en masse tous les samedis, en plus de plus petits rassemblements quotidiens. Ce mouvement de protestation contre le gouvernement est le plus important depuis plusieurs années en Russie hors de Moscou.

Sergueï Fourgal avait été élu gouverneur en 2018, battant largement le candidat du Kremlin. Les habitants de la région estiment que son arrestation alors qu’il était très populaire, pour des meurtres présumés remontant au milieu des années 2000, est politiquement motivée et se demandent pourquoi il sera jugé loin de Khabarovsk.

Selon les journalistes sur place, la manifestation a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants, tandis que la mairie de Khabarovsk a estimé que seulement 3.000 personnes se sont déplacées.

Répression Hong Kong: patron de presse arrêté

Répression Hong Kong: patron de presse arrêté

 

Un pas de plus vers la dictature chinoise à Hong Kong avec l’arrestation d’un grand patron de presse accusé évidemment d’intelligence avec l’ennemi ! Jimmy Lai, dirigeant du groupe de presse Next Digital,  a été arrêté pour des soupçons de collusion avec des puissances étrangères dans le cadre de la nouvelle loi de sécurité nationale.

Il s’agit de la personnalité la plus éminente arrêtée par la police de la région administrative spéciale depuis que Pékin y a imposé fin juin une nouvelle loi de sécurité nationale, laquelle a été critiquée par des pays occidentaux.

Les activistes pro-démocratie voient dans cette loi – destinée selon la Chine à punir la subversion, le terrorisme, le séparatisme et la collusion avec des forces étrangères – une répression des libertés à Hong Kong. Les partisans de la loi la jugent essentielle pour ramener la stabilité après les manifestations parfois violentes de l’an dernier.

Jimmy Lai, 71 ans, fervent critique de Pékin, a été “arrêté pour l’heure pour collusion avec des puissances étrangères”, a annoncé Mark Simon sur Twitter.

La police hongkongaise a fait savoir qu’elle avait arrêté sept personnes pour des violations présumées à la nouvelle loi de sécurité nationale, dont collusion avec des puissances étrangères. Il s’agit de résidents locaux, âgés de 39 à 72 ans, a-t-elle indiqué, sans les nommer.

Des arrestations supplémentaires sont envisagées alors qu’une opération est toujours en cours, a ajouté la police. D’après le South China Morning Post, qui n’indique pas ses sources, une dizaine d’arrestations supplémentaires étaient prévues lundi.

Jimmy Lai a été arrêté à son domicile lundi matin, de même que l’un de ses fils, a rapporté le tabloïd local Apple Daily, que publie le groupe Next Digital.

Une source au sein du journal a déclaré que des cadres de l’entreprise ont également été ciblés. Des perquisitions ont été menées à leurs domiciles, a précisé cette source, dénonçant un “harcèlement pur et simple”.

Lai avait déjà été arrêté cette année pour rassemblement illégal, en rapport avec les manifestations de l’an dernier.

Les autorités hongkongaises avaient déjà arrêté 15 personnes dans le cadre de la nouvelle loi sécuritaire, dont des adolescents à qui il est reproché des publications sur les réseaux sociaux.

 

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