Archive pour le Tag 'repousser'

Brexit: on cherche un habillage pour repousser la date

 Brexit: on cherche un habillage pour repousser la date

Officiellement, il n’est pas question de renégocier l’accord pour l’union européenne. Officiellement, il n’est pas question de l’accepter pour la Grande-Bretagne. Du coup, au lieu de parler de l’accord, on va se rabattre sur la déclaration politique qui accompagne cet accord. L’hypothèse la plus vraisemblable, c’est qu’on risque de repousser les échéances dans le temps. En effet la rupture entre l’union économique et la Grande-Bretagne est fixée au 29 mars. Une date beaucoup trop proche pour envisager une nouvelle négociation. Pour résumer, la déclaration politique pourrait donner du temps au temps. Ainsi le principe du Brexit  défendu par la Grande-Bretagne ne serait pas remis en cause de même que la volonté de l’union européenne de parvenir à une sortie organisée. En fait, l’échéance pourrait être reporté d’un an voir davantage. Cela va cela donnerait du temps aux Britanniques de se donner une majorité politique un peu cohérente. Cela éviterait aussi à l’union économique d’avoir à affronter le choc économique du Brexit à un moment où la conjoncture économique se tasse sérieusement. Michel Barnier réaffirmera  donc lundi à son interlocuteur Stephen Barclay, le ministre britannique chargé du Brexit qu’il rencontrera à Bruxelles, que l’UE ne renégociera pas l’accord de divorce mais qu’elle est prête à retravailler la déclaration politique qui l’accompagne. “J’ai hâte de rencontrer Steve Barclay lundi soir à Bruxelles”, a déclaré sur Twitter le négociateur en chef de l’Union européenne sur le retrait britannique, prévu le 29 mars. “L’UE ne rouvrira pas l’Accord de retrait. Mais je réaffirmerai que nous sommes prêts à retravailler la déclaration politique dans le respect total des principes du Conseil européen”, a-t-il ajouté. Le même message avait été adressé jeudi à la Première ministre Theresa May qui a rencontré à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen Donald Tusk.

Retraites : accord pour repousser à 63 ans…pour l’instant

Retraites : accord pour repousser à 63 ans…pour l’instant

Ce n’est pas la première réforme des régimes complémentaires et sans doute pas la dernière en l’état de la démographie et de l’équilibre actifs –retraites. En  faiat on se dirige « tranquillement »  vers les 65 ans. Le Medef a donc décroché vendredi un «accord de principe» avec trois syndicats CFE-CGC, la CFDT et la CFTC pour son projet visant à renflouer les caisses des retraites complémentaires, via un système de bonus-malus qui va inciter les salariés à travailler un an de plus. L’objectif était de trouver un moyen de renflouer les caisses déficitaires de l’Agirc (cadres) et de l’Arrco (tous les salariés du privé). L’Agirc et l’Arrco ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d’euros en 2014. Si rien n’est fait, leurs réserves, permettant de compenser ces pertes, seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, 2027 pour l’Arrco. Le texte prévoit un système de bonus-malus pour les départs à la retraite ne dépendant plus uniquement de l’âge mais aussi de la durée de cotisation. Objectif : inciter les salariés, à partir de 2019, à travailler une année de plus, une fois qu’ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal de 62 ans et durée de cotisation de 41,5 ans). Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions qui déciderait de prendre sa retraite à 62 ans verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% la première année, 10% la seconde et 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans. La précédente mouture proposait les taux 15, 12 et 10%. En revanche, s’il travaille jusqu’à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus serait annulé. Autre cas de figure, une personne disposant de ses annuités à 64 ans devrait attendre 65 ans, pour partir à la retraite sans subir de décote. Des bonifications de 10, 20 et 30% seraient au contraire appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus. Les retraités modestes exonérés de CSG ne seraient pas concernés. Le patronat a accepté aussi l’idée d’une hausse d’un des deux taux de cotisations.

 




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