Archive pour le Tag 'reparti'

Déficit public : c’est reparti !

  • Déficit public : c’est reparti !

Adieu les promesses de réduire le déficit. Officiellement on a revu nettement à la hausse les prévisions de déficit, 2.8 % au lieu de 2.4 en 2018 et même trajectoire en 2019. En fait on va atteindre voire dépasser les 3%.

Le gouvernement a donc revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère.  Il n’est  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait autour de  à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

 

Les  Le gouvernement a donc officiellement  revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère. En fait l’épaisseur du trait qui n’a rien pour convaincre de la sincérité des chiffres.

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Écotaxe : c’est reparti !

Écotaxe : c’est reparti !

Élection oblige (les régionales en fin d’année) les élucubrations fiscales renaissent. En l’occurrence c’est  l’écotaxe qui renaît de ses cendres, on la souhaite dans la région du Nord mais aussi maintenant dans la région parisienne. L’avantage de l’écotaxe c’est son caractère électoraliste. Il s’agit en effet de faire payer par les camions ce qu’on ne veut pas faire payer aux automobilistes électeurs. On repart donc pour un tour concernant la cathédrale administrative que représente l’écotaxe. Il ne viendrait pas à l’esprit des politiques que le prix du carburant est particulièrement bas actuellement( le cours du baril de pétrole est inférieur à 60 $ est pourrait atteindre 50 dollars à New York d’ici la fin de l’année). Ce serait donc que le moment de lisser la fiscalité par exemple avec une TIPP flottante. En tout état de cause si on souhaite privilégier le développement des transports collectifs et d’une  façon générale développéer toutes les infrastructures l’automobiliste doit être sollicité. Quelques centimes en plus sur la TIPP  serait fiscalement plus facile à gérer qu’une cathédrale administrative comme l’écotaxe par ailleurs très coûteuse et qui opère des transferts flux de marchandises plus de voyageurs sans logique économique. Le débat a donc été relancé par le maire de Boulogne-sur-Mer et ancien ministre des transports Frédéric Cuvillier, qui souhaite que la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie instaure l’Écotaxe. Invité de RTL, Claude Bartolone s’est prononcé lui aussi en faveur du retour de la mesure qui avait suscité tant de polémiques il y a deux ans. « Je suis favorable à une Écotaxe. C’est pour ça que j’étais favorable au texte tel qu’il avait été présenté au départ », explique-t-il.  Le président de l’Assemblée nationale invoque un besoin impérieux de trouver de nouveaux moyens afin de moderniser les réseaux de transports. Quand je vois le retard que connait la mise en modernité de nos services de transports, lorsque je vois les moyens qui seraient nécessaires pour encore renforcer le plan de modernisation voulu par l’actuel gouvernement et Jean-Paul Huchon, lorsque je vois les travaux qui sont encore à faire en terme autoroutiers, on ne pourra pas simplement payer cela par le versement transport et l’augmentation des tarifs », justifie-t-il.  Les moyens actuels ne sont donc pas suffisants pour mettre en œuvre les projets dans le domaine des transports. « Il faudra élargir l’assiette de nos financements. Je pense que ce serait une bonne chose pour pouvoir réussir la modernisation de nos réseaux de transports et augmenter leur capacité, comme cela a été le cas avec le plan du nouveau Grand Paris », estime celui qui sera tête de liste PS aux élections régionales en Ile-de-France. Une relance d’une Écotaxe abandonnée auparavant, mais dont Claude Bartolone défend l’utilité et la faisabilité. « J’avais rencontré les représentants d’Écomouv’, qui disaient qu’il suffirait que 3 régions qui sont en continuité géographique l’acceptent, pour que l’on puisse relancer  le dispositif », indique-t-il.

Immobilier : C’est reparti ? pas sûr !

Immobilier :  C’est reparti ? pas sûr !

 

Les professionnels  comme le lobby de l’immobilier ne cessent de s’agiter pour faire croire que la reprise est là. Ainsi aujourd’hui on insiste sur le rôle bénéfique des conditions de financement. En se fondant sur l’évolution des taux. Des taux forcément à la baisse puisque d’une  part l’inflation est voisine de zéro et que la BCE a inondé le marché de liquidités.  « Mois après mois, les conditions de financement d’un achat immobilier, déjà exceptionnelles, continuent à se bonifier. En février, un nouveau record a été atteint. D’après les derniers chiffres de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens des crédits immobiliers (hors assurance et coût des sûretés) se sont ainsi établis à 2,21% contre 2,29 % en janvier et 2,38 % en décembre dernier. La baisse touche de la même façon les marchés du neuf (2,23 % en février), de l’ancien (2,19 %) et des travaux (2,23 %). »  indiquent les Echos. « La baisse des taux se poursuit, facilitant maintenant l’accélération de la reprise des marchés, notent les auteurs du tableau de bord mensuel. Elle s’appuie toujours sur la baisse du coût des ressources et sur la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers. ». Dans l’ancien, « alors que la baisse des prix est modérée  (A Paris et certaines grande villes, oui;   ailleurs, non,  la baisse y est significative  NDLR), celle des taux intervenue depuis la fin 2013 (89 points de base, au total) équivaut à un recul des prix de 8,5  %. », relèvent-ils. De quoi redonner du pouvoir d’achat aux particuliers alors que les prix immobiliers continuent à baisser même dans un marché d’exception comme Paris et sa banlieue.  « Le crédit très bon marché n’est pas l’apanage des secondo-accédants les plus aisés, qui revendent un bien pour en racheter un autre ou qui renégocient un crédit ancien. Les jeunes acheteurs sont également de retour. Ainsi, selon l’Observatoire du Crédit Logement/CSA, la durée moyenne des prêts accordés s’est allongée de six mois depuis un an » indique encore les Echos. « Ce sont les jeunes ménages qui bénéficient largement de cette évolution. Les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes retrouvent maintenant de la vigueur d’autant que les soutiens à cette demande se sont amplifiés tant dans le neuf que dans l’ancien, avec le renforcement du PTZ [prêt à taux zéro]. » En fait des observations qui relève davantage de l ‘incantation que d’observations objectives. La réalité c’est que le marché malheureusement ne repart pas précisément par manque de solvabilité des accédants et du niveau trop élevés des prix. Fort logiquement les accédants attendent de nouvelles baisses de prix.  Une baisse que certains experts situent entre 30 et 50% dans les dix ans, plus tôt si la bulle immobilière éclate. .

C’est reparti, Hollande veut réorienter l’Europe

C’est reparti, Hollande veut réorienter l’Europe

 

Une nouvelle fois Hollande déclare vouloir réorienter l’Europe, c’est au moins la 10 ème fois. Ce sera sans doute avec le même succès car la voix  de Hollande est inaudible ; surtout chez Merkel qui ne veut pas de remise en cause du pacte de stabilité et de dépenses non contrôlées. Sans doute encore une promesse non tenue de Hollande qui dès 2012 avait promis le grand chambardement et qui n’a strictement rien obtenu, adhérant même au pacte de stabilité aujourd’hui qualifié à juste titre de pacte de stupidité par l’Italien Renzi.  Le texte est prêt et sera sur la table des discussions lors du Conseil européen qui se tient jeudi et vendredi. François Hollande et ses partenaires sociaux-démocrates au sein de l’UE, qu’il a rencontrés samedi dernier, ont finalisé un document qui servira d’ »agenda pour la croissance et le changement en Europe ». Selon Le Monde mardi, l’Elysée a apporté la touche finale lundi pour une transmission du texte dans la journée au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Il est temps de changer d’échelle et d’ouvrir une nouvelle étape », déclare François Hollande, selon un extrait publié. En contrepartie d’un soutien à la candidature du conservateur Jean-Claude Juncker pour la présidence de la Commission européenne, les dirigeants de gauche veulent en effet peser sur le contenu de son futur mandat. Déjà, dans la foulée de la lourde défaite de son camp aux élections européennes, François Hollande avait répété vouloir « réorienter l’Europe, mais avec encore plus de force ». Cette promesse de réorientation, martelée pendant sa campagne présidentielle de 2012, se décline aujourd’hui en cinq priorités, selon cet agenda consulté par Le Monde : une politique économique orientée vers la croissance, la lutte contre le chômage des jeunes, une politique européenne de l’énergie, la maîtrise des flux migratoires et un « choc de simplification » pour les institutions. Pour renouer avec une véritable croissance en Europe, la France propose ainsi à ses partenaires « un programme d’investissements à cinq ans, en mobilisant les ressources publiques européennes et nationales ainsi que les ressources de l’épargne privée et les grands investisseurs », cite le quotidien. Un plan qui atteindrait 240 milliards d’euros par an, qui ferait appel à la Banque européenne d’investissement, aux banques publiques d’investissements nationales (la Caisse des dépôts en France) mais aussi sur l’épargne privée. François Hollande veut également « revoir les négociations en cours concernant l’accord transatlantique » avec les Etats-Unis et modifier la législation européenne de la concurrence afin de favoriser « l’émergence de champions européens ». La lutte contre le chômage des jeunes ou la politique énergétique européenne passeraient pour leur part par de nouveaux fonds. La politique commune sur l’immigration nécessiterait selon le chef de l’Etat français « un corps de garde-frontières européens ». Enfin, François Hollande veut ouvrir le chantier d’une réforme sur le fonctionnement de l’UE et améliorer la gouvernance économique de la zone euro. Les négociations avec Angela Merkel s’annoncent compliquées, notamment sur les marges de manœuvre budgétaires des Etats-membres. François Hollande plaide notamment pour « plus de flexibilité » qui permettrait de repousser les délais sur la baisse des déficits publics, qui doivent être toujours ramenés à 3% fin 2015. Un objectif auquel ne croit pas la Cour des comptes en France. Le pacte européen de stabilité et de croissance, qui définit les objectifs à suivre pour les Etats-membres, est dans le viseur des sociaux-démocrates. Plus offensif que François Hollande sur cette question, l’Italien Matteo Renzi l’avait même renommé « pacte de stupidité ».

 




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