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Covid : c’est reparti

Covid  : c’est reparti

L’épidémie de Covid refait parler d’elle avec les variants BA.4 et BA.5 qui s’installent en France, après leur percée au Portugal notamment. Spécialistes de l’épidémiologie et de l’évolution des maladies infectieuses au sein de l’unité « Maladies infectieuses et vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle » (Université de Montpellier, CNRS, IRD), Mircea Sofonea, maître de conférences, et Samuel Alizon, directeur de recherche, décryptent la situation dans l’Hexagone. ( La Tribune)

 

Le variant Omicron, devenu majoritaire au niveau mondial, continue à se répandre et à évoluer. Mais ses nouveaux avatars sont désormais désignés comme BA.1, BA.2, puis BA.4 et BA.5… Comment s’y retrouver ?

Samuel Alizon - Effectivement, il y a de quoi se perdre dans ce foisonnement de nomenclatures ! Les lettres grecques ont été introduites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021 avec le variant Alpha. C’est probablement la pire des classifications, car elle a été élaborée sans prendre en compte la biologie de l’évolution. Celles de Pango ou Nextclade sont bien plus adaptées. D’ailleurs, l’OMS semble avoir arrêté ses mises à jour et regroupe sous le terme générique d’Omicron tous les variants de type BA.

Nous avons modélisé la circulation des lignées de variants en France dans un travail récent et la première vague Omicron causée par la lignée BA.1 ressort dès fin 2021. Celle-ci a rapidement été supplantée par lignée BA.2, qui a causé une seconde vague hospitalière en avril 2022. Maintenant ce sont les lignées BA.4 et BA.5 qui prennent le pas.

Mircea T. Sofonea - Ces lignées ont été identifiées courant mai, mais elles auraient vraisemblablement émergé au cours du mois de décembre 2021 en Afrique du Sud, potentiellement à partir de BA.2, la lignée majoritaire en France depuis mars 2022.

Tandis que le variant BA.2 était aussi différent de BA.1 que le variant Delta l’était du variant Alpha, la divergence évolutive entre BA.4 et BA.5 est plus limitée.

Toutefois, même si le nombre de nouvelles mutations est limité, certaines interpellent. Ainsi, la mutation 452R de la protéine Spike est connue pour conférer une plus grande affinité avec le récepteur humain ACE2, utilisé par le virus pour pénétrer dans nos cellules. La mutation 486V, toujours dans la protéine Spike, confère quant à elle une assez grande capacité d’évasion immunitaire au virus.

Néanmoins, il convient d’être prudent avec le raisonnement par analogie appliqué aux mutations isolées. Car l’effet de ces dernières n’est ni absolu ni cumulatif ; il dépend de l’ensemble du génotype, avec de potentiels phénomènes synergiques et antagonistes, y compris pour des positions éloignées sur le génome (on parle d’épistasie).

Ces mutations sont-elles des innovations de ces variants, ou BA.4 et BA.5 « piochent-ils » dans toutes les possibilités qui ont été testées par leurs prédécesseurs – Delta, Gamma, Beta, Alpha ?

MTS - Rappelons qu’Omicron n’est pas le descendant de précédents variants, mais un cousin éloigné, et que les virus ne mutent pas de façon volontaire ni dirigée. Les mutations détectées dans le génome d’une nouvelle lignée sont apparues par hasard.

La mutation 452R n’était pas présente dans les lignées BA.1 ou BA.2, mais on la trouvait bien chez le variant Delta. C’est d’ailleurs une des trois mutations recherchées dans les tests de criblages actuellement réalisés sur tous les tests PCR positifs en France.

La mutation 486V n’est associée à aucune des lignées circulant au sein de notre espèce, mais des expériences dites de deep mutational scanning, qui consistent à générer des protéines avec des mutations, l’avaient identifiée comme étant potentiellement impliquée dans l’évasion à l’immunité.

SA - Concernant les différences entre variants, deux mécanismes génétiques sont impliqués : les mutations et la recombinaison. Cette dernière permet un brassage de portions entières du génome lorsque deux virus de lignées différentes « co-infectent » un même hôte.

Au niveau biologique, plusieurs hypothèses coexistent pour expliquer l’émergence de variants : la circulation accrue dans une population, l’implication d’un réservoir animal ou les infections chroniques chez des personnes immunodéprimées. En effet, ces dernières ne parviennent pas à éliminer le virus, qui cause donc des infections plus longues et plus létales. Une prépublication (donc à prendre avec précautions, car non encore relue par les pairs) d’une équipe de New York décrit ainsi l’évolution intra-patient d’un virus BA.1 avec l’accumulation de mutations clés et, surtout, sa transmission à au moins cinq autres personnes.

Dans le cas de BA.4 ou BA.5, comme leurs différences avec BA.2 sont assez limitées, il pourrait ne s’agir que de mutations fixées au fur et à mesure de la circulation du virus.

Pourquoi BA.4 et BA.5 se propagent-ils maintenant en France ?

SA - On peut facilement estimer un avantage de croissance d’une lignée par rapport à une autre dans une population. Selon notre équipe, celui de BA.5 est de l’ordre de 9 % en France par rapport à BA.2.

En revanche, il est compliqué de savoir d’où provient cet avantage. BA.5 se propage-t-il plus, car il est plus contagieux ? Ou bien parce qu’il échappe mieux à l’immunité ? Une prépublication par une équipe japonaise et une publication par une équipe chinoise mettent en avant le rôle de l’échappement immunitaire, notamment via la mutation 486V.

Quelle que soit l’origine de cet avantage, cela peut contribuer à un rebond épidémique en France.

MTS - Un second mécanisme est aussi à l’œuvre dans l’Hexagone : l’immunité anti-SARS-CoV-2 – essentiellement hybride, c’est-à-dire à la fois post-vaccinale et post-infectieuse – décline avec le temps depuis le dernier événement immunogène (qu’il s’agisse d’une infection ou de la vaccination).

Si la protection conférée par une infection Omicron ou une 3e dose de vaccin reste notable après cinq mois vis-à-vis d’une forme grave, elle est revanche très diminuée vis-à-vis d’une infection quelconque. La susceptibilité de la population au virus (c’est-à-dire le pendant de l’immunité collective), se reconstitue donc avec le temps, ouvrant à terme la possibilité d’une reprise épidémique.

En résumé, BA.4 et BA.5 se propagent à la faveur du vieillissement de notre immunité, et le font plus rapidement que BA.2, car ils bénéficient d’un double avantage de contagiosité et d’échappement immunitaire. BA.4 et BA.5 induisent donc une vague plus tôt que BA.2 ne l’aurait fait.

La situation au Portugal a pu inquiéter. Mais peut-on tirer des enseignements des tendances observées dans les autres pays ?

MTS - Je suis réservé sur les comparaisons interpays : elles sont de plus en plus délicates, car la circulation courante dépend, outre des mesures sanitaires en place, de l’historique épidémiologique et immunologique, de plus en plus différencié selon les pays.

Au niveau de la France, il est même toujours difficile de comparer quantitativement le relâchement des mesures contribuant à la reprise, et le contexte estival qui la limite, avec des jours plus longs et plus chauds favorisant les interactions sociales en milieu aéré.

SA - Le Portugal est un des pays européens où la vague BA.4/BA.5 est la plus avancée et s’accompagne d’une hausse des hospitalisations. Il est compliqué de savoir pourquoi elle y a débuté si précocement, mais, comme pour tous les débuts d’épidémies, le rôle d’événements aléatoires du type « super-propagation » y est probablement pour beaucoup.

Au niveau mondial, en Afrique du Sud, la vague BA.4/BA.5 semble sur le déclin. Aux États-Unis, en revanche, BA.2 a d’abord été remplacé par la lignée BA.2.12, mais celle-ci semble en voie de remplacement par BA.5.

Peut-on anticiper les conséquences de ces remplacements entre variants sur les futurs pics épidémiques ?

SA - En 2021, en France, un nouveau variant remplaçait les anciens, car il était plus contagieux. Depuis décembre 2021, c’est plutôt l’évasion immunitaire qui mène le bal.

Ceci rend la modélisation de scénarios délicate. Les modèles de notre équipe, comme de ceux de l’Institut Pasteur ou de l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé publique tenaient déjà compte de la couverture vaccinale dans la population et du pourcentage de personnes ayant eu une infection naturelle.

En revanche, inclure le temps écoulé depuis la dernière vaccination ou infection naturelle est un défi, car, après deux ans de pandémie, deux campagnes vaccinales et une énorme vague BA.1, tout le monde a désormais une immunité différente !

MTS - Nous avons développé des outils pour prendre en compte cette hétérogénéité de l’immunité dans les populations. Vu nos contraintes, nous nous focalisons pour le moment sur le temps long, mais, en théorie, il devrait être possible d’utiliser ce cadre pour explorer des scénarios prospectifs à court terme.

Pour le moment, difficile de dire quelle sera l’ampleur exacte de la nouvelle vague épidémique qui débute. Cette vague, au sens génétique ou virologique, est déjà bien avancée et BA.5 deviendra majoritaire vraisemblablement d’ici le 20 juin. Si on peut compter sur l’été pour diminuer l’incidence par rapport à l’hiver, il n’empêchera pas, à lui seul, une vague de contamination. Pour mémoire, un des pics de circulation en France demeure août 2020, et la 4e vague (de Delta) avait connu son pic en juillet 2021.

CO2 : c’est reparti comme avant (COP 26)

CO2  : c’est reparti comme avant (COP 26)

 

 

 

Après la parenthèse endémique, les émissions de CO2 sont reparties comme avant . Après une baisse historique de 5,4 % l’an dernier, ces dernières sont reparties à la hausse dès 2021, à 36,4 milliards de tonnes de CO2 (+ 4,9 %), selon les dernières données du Global Carbon Project dévoilées jeudi. Avec la croissance actuelle, elles pourraient même renouer avec leur niveau de 2019 (36,7 milliards).

 

Une étude qui ne fait que confirmer les inquiétudes de l’ONU sur des hypothèses de climat.

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

Le trou de la Sécu : c’est reparti

Le trou de la Sécu : c’est reparti

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

 

Comme c’était prévisible, les Européens ne sont pas parvenus à modifier  leur posture particulière de ni pour ni contre. Ils ont en effet toujours le cul entre deux chaises entre leur volonté de ménager leurs échanges avec l’Iran mais aussi leur souci de ne pas fâcher le président des États-Unis qui pourrait prendre des mesures de rétorsion vis-à-vis de l’Europe. Bref,  les déclarations de l’union européenne et en particulier de Macron quant à la possibilité de trouver un accord avec l’Iran ont fait pschitt !  C’est une manifestation supplémentaire de l’inconsistance politique et diplomatique de l’Europe. Comme chez Macron, de grands discours,  de grandes intentions mais concrètement rien ou pas grand-chose sur toutes les grandes questions internationales « L’organisation de l’énergie atomique iranienne reçoit l’ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d’abandonner tous les engagements en place dans ce domaine », a déclaré Hassan Rohani sur la télévision d’Etat, présentant la « troisième phase » du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire.

Cette mesure est prise car « nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions » dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Hassan Rohani.

Le président iranien a tenu ces propos peu après que l’émissaire américain pour l’Iran Brian Hook, a exclu toute « dérogation » aux sanctions des Etats-Unis contre l’Iran pour faciliter l’octroi d’une ligne de crédit à Téhéran dans le cadre de cette médiation française. Ceci étend, il faut relativiser la radicalité de l’Iran qui subit à l’initiative des États-Unis un véritable étranglement économique qui n’est pas sans conséquences graves sur le niveau de vies des Iraniens. Pour preuve Hassan Rohani a accordé  mercredi « à l’Europe » un « nouveau délai de 60 jours » pour répondre aux exigences de Téhéran faute de quoi l’Iran se déliera encore un peu plus de ses engagements pris à Vienne.  »A tout moment, si les Européens reviennent à leurs engagements, nous aussi, reviendrons aux nôtres », a-t-il dit.

Déficit public : c’est reparti !

  • Déficit public : c’est reparti !

Adieu les promesses de réduire le déficit. Officiellement on a revu nettement à la hausse les prévisions de déficit, 2.8 % au lieu de 2.4 en 2018 et même trajectoire en 2019. En fait on va atteindre voire dépasser les 3%.

Le gouvernement a donc revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère.  Il n’est  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait autour de  à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

 

Les  Le gouvernement a donc officiellement  revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère. En fait l’épaisseur du trait qui n’a rien pour convaincre de la sincérité des chiffres.

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Écotaxe : c’est reparti !

Écotaxe : c’est reparti !

Élection oblige (les régionales en fin d’année) les élucubrations fiscales renaissent. En l’occurrence c’est  l’écotaxe qui renaît de ses cendres, on la souhaite dans la région du Nord mais aussi maintenant dans la région parisienne. L’avantage de l’écotaxe c’est son caractère électoraliste. Il s’agit en effet de faire payer par les camions ce qu’on ne veut pas faire payer aux automobilistes électeurs. On repart donc pour un tour concernant la cathédrale administrative que représente l’écotaxe. Il ne viendrait pas à l’esprit des politiques que le prix du carburant est particulièrement bas actuellement( le cours du baril de pétrole est inférieur à 60 $ est pourrait atteindre 50 dollars à New York d’ici la fin de l’année). Ce serait donc que le moment de lisser la fiscalité par exemple avec une TIPP flottante. En tout état de cause si on souhaite privilégier le développement des transports collectifs et d’une  façon générale développéer toutes les infrastructures l’automobiliste doit être sollicité. Quelques centimes en plus sur la TIPP  serait fiscalement plus facile à gérer qu’une cathédrale administrative comme l’écotaxe par ailleurs très coûteuse et qui opère des transferts flux de marchandises plus de voyageurs sans logique économique. Le débat a donc été relancé par le maire de Boulogne-sur-Mer et ancien ministre des transports Frédéric Cuvillier, qui souhaite que la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie instaure l’Écotaxe. Invité de RTL, Claude Bartolone s’est prononcé lui aussi en faveur du retour de la mesure qui avait suscité tant de polémiques il y a deux ans. « Je suis favorable à une Écotaxe. C’est pour ça que j’étais favorable au texte tel qu’il avait été présenté au départ », explique-t-il.  Le président de l’Assemblée nationale invoque un besoin impérieux de trouver de nouveaux moyens afin de moderniser les réseaux de transports. Quand je vois le retard que connait la mise en modernité de nos services de transports, lorsque je vois les moyens qui seraient nécessaires pour encore renforcer le plan de modernisation voulu par l’actuel gouvernement et Jean-Paul Huchon, lorsque je vois les travaux qui sont encore à faire en terme autoroutiers, on ne pourra pas simplement payer cela par le versement transport et l’augmentation des tarifs », justifie-t-il.  Les moyens actuels ne sont donc pas suffisants pour mettre en œuvre les projets dans le domaine des transports. « Il faudra élargir l’assiette de nos financements. Je pense que ce serait une bonne chose pour pouvoir réussir la modernisation de nos réseaux de transports et augmenter leur capacité, comme cela a été le cas avec le plan du nouveau Grand Paris », estime celui qui sera tête de liste PS aux élections régionales en Ile-de-France. Une relance d’une Écotaxe abandonnée auparavant, mais dont Claude Bartolone défend l’utilité et la faisabilité. « J’avais rencontré les représentants d’Écomouv’, qui disaient qu’il suffirait que 3 régions qui sont en continuité géographique l’acceptent, pour que l’on puisse relancer  le dispositif », indique-t-il.

Immobilier : C’est reparti ? pas sûr !

Immobilier :  C’est reparti ? pas sûr !

 

Les professionnels  comme le lobby de l’immobilier ne cessent de s’agiter pour faire croire que la reprise est là. Ainsi aujourd’hui on insiste sur le rôle bénéfique des conditions de financement. En se fondant sur l’évolution des taux. Des taux forcément à la baisse puisque d’une  part l’inflation est voisine de zéro et que la BCE a inondé le marché de liquidités.  « Mois après mois, les conditions de financement d’un achat immobilier, déjà exceptionnelles, continuent à se bonifier. En février, un nouveau record a été atteint. D’après les derniers chiffres de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens des crédits immobiliers (hors assurance et coût des sûretés) se sont ainsi établis à 2,21% contre 2,29 % en janvier et 2,38 % en décembre dernier. La baisse touche de la même façon les marchés du neuf (2,23 % en février), de l’ancien (2,19 %) et des travaux (2,23 %). »  indiquent les Echos. « La baisse des taux se poursuit, facilitant maintenant l’accélération de la reprise des marchés, notent les auteurs du tableau de bord mensuel. Elle s’appuie toujours sur la baisse du coût des ressources et sur la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers. ». Dans l’ancien, « alors que la baisse des prix est modérée  (A Paris et certaines grande villes, oui;   ailleurs, non,  la baisse y est significative  NDLR), celle des taux intervenue depuis la fin 2013 (89 points de base, au total) équivaut à un recul des prix de 8,5  %. », relèvent-ils. De quoi redonner du pouvoir d’achat aux particuliers alors que les prix immobiliers continuent à baisser même dans un marché d’exception comme Paris et sa banlieue.  « Le crédit très bon marché n’est pas l’apanage des secondo-accédants les plus aisés, qui revendent un bien pour en racheter un autre ou qui renégocient un crédit ancien. Les jeunes acheteurs sont également de retour. Ainsi, selon l’Observatoire du Crédit Logement/CSA, la durée moyenne des prêts accordés s’est allongée de six mois depuis un an » indique encore les Echos. « Ce sont les jeunes ménages qui bénéficient largement de cette évolution. Les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes retrouvent maintenant de la vigueur d’autant que les soutiens à cette demande se sont amplifiés tant dans le neuf que dans l’ancien, avec le renforcement du PTZ [prêt à taux zéro]. » En fait des observations qui relève davantage de l ‘incantation que d’observations objectives. La réalité c’est que le marché malheureusement ne repart pas précisément par manque de solvabilité des accédants et du niveau trop élevés des prix. Fort logiquement les accédants attendent de nouvelles baisses de prix.  Une baisse que certains experts situent entre 30 et 50% dans les dix ans, plus tôt si la bulle immobilière éclate. .

C’est reparti, Hollande veut réorienter l’Europe

C’est reparti, Hollande veut réorienter l’Europe

 

Une nouvelle fois Hollande déclare vouloir réorienter l’Europe, c’est au moins la 10 ème fois. Ce sera sans doute avec le même succès car la voix  de Hollande est inaudible ; surtout chez Merkel qui ne veut pas de remise en cause du pacte de stabilité et de dépenses non contrôlées. Sans doute encore une promesse non tenue de Hollande qui dès 2012 avait promis le grand chambardement et qui n’a strictement rien obtenu, adhérant même au pacte de stabilité aujourd’hui qualifié à juste titre de pacte de stupidité par l’Italien Renzi.  Le texte est prêt et sera sur la table des discussions lors du Conseil européen qui se tient jeudi et vendredi. François Hollande et ses partenaires sociaux-démocrates au sein de l’UE, qu’il a rencontrés samedi dernier, ont finalisé un document qui servira d’ »agenda pour la croissance et le changement en Europe ». Selon Le Monde mardi, l’Elysée a apporté la touche finale lundi pour une transmission du texte dans la journée au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. « Il est temps de changer d’échelle et d’ouvrir une nouvelle étape », déclare François Hollande, selon un extrait publié. En contrepartie d’un soutien à la candidature du conservateur Jean-Claude Juncker pour la présidence de la Commission européenne, les dirigeants de gauche veulent en effet peser sur le contenu de son futur mandat. Déjà, dans la foulée de la lourde défaite de son camp aux élections européennes, François Hollande avait répété vouloir « réorienter l’Europe, mais avec encore plus de force ». Cette promesse de réorientation, martelée pendant sa campagne présidentielle de 2012, se décline aujourd’hui en cinq priorités, selon cet agenda consulté par Le Monde : une politique économique orientée vers la croissance, la lutte contre le chômage des jeunes, une politique européenne de l’énergie, la maîtrise des flux migratoires et un « choc de simplification » pour les institutions. Pour renouer avec une véritable croissance en Europe, la France propose ainsi à ses partenaires « un programme d’investissements à cinq ans, en mobilisant les ressources publiques européennes et nationales ainsi que les ressources de l’épargne privée et les grands investisseurs », cite le quotidien. Un plan qui atteindrait 240 milliards d’euros par an, qui ferait appel à la Banque européenne d’investissement, aux banques publiques d’investissements nationales (la Caisse des dépôts en France) mais aussi sur l’épargne privée. François Hollande veut également « revoir les négociations en cours concernant l’accord transatlantique » avec les Etats-Unis et modifier la législation européenne de la concurrence afin de favoriser « l’émergence de champions européens ». La lutte contre le chômage des jeunes ou la politique énergétique européenne passeraient pour leur part par de nouveaux fonds. La politique commune sur l’immigration nécessiterait selon le chef de l’Etat français « un corps de garde-frontières européens ». Enfin, François Hollande veut ouvrir le chantier d’une réforme sur le fonctionnement de l’UE et améliorer la gouvernance économique de la zone euro. Les négociations avec Angela Merkel s’annoncent compliquées, notamment sur les marges de manœuvre budgétaires des Etats-membres. François Hollande plaide notamment pour « plus de flexibilité » qui permettrait de repousser les délais sur la baisse des déficits publics, qui doivent être toujours ramenés à 3% fin 2015. Un objectif auquel ne croit pas la Cour des comptes en France. Le pacte européen de stabilité et de croissance, qui définit les objectifs à suivre pour les Etats-membres, est dans le viseur des sociaux-démocrates. Plus offensif que François Hollande sur cette question, l’Italien Matteo Renzi l’avait même renommé « pacte de stupidité ».

 




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