Archive pour le Tag 'rentable'

Opel : oui à l’électrique, si c’est rentable

Opel : oui à  l’électrique, si c’est rentable

 

Ce qu’a déclaré Carlos Tavares, président du directoire du constructeur automobile français, cité dimanche par Bild am Sonntag. “Nous, PSA, allons mettre cette technologie à la disposition d‘Opel pour aller plus loin dans l’électrification. Si Opel veut un jour devenir une marque entièrement électrique, cela nous convient, à condition que ce soit rentable”, a dit Carlos Tavares. Un impératif qui s’impose de la même manière ou presque à tous les constructeurs la question est en effet de savoir quand la voiture électrique aura  une place significative dans le marché et à quelle  condition. Pour l’instant il est clair que les utilisateurs que les automobilistes ne sont pas prêts à dépenser 10 ou 20 000 € supplémentaires pour posséder  leur propre véhicule. En outre, il faudra que l’autonomie des voitures puisse permettre d’effectuer au moins 400 km. Cela pourrait remettre en cause le concept actuel d’automobile et son mode de production. Bref une véritable révolution pour le secteur industriel concerné. Pas sûr non plus que ces véhicules électriques soient possédés en propre par les utilisateurs surtout si le prix demeure encore difficilement accessible pour certains. Il se pourrait que la location prenne le pas sur l’acquisition dans la mesure une automobile en moyenne est utilisée à peine une heure sur 24 heures et qu’il est donc difficile d’amortir un prix d’achat important. Il faut que les véhicules électriques parviennent à trouver leur place sur le marché sans la moindre subvention, a donc  ajouté le patron de PSA. . De nombreux constructeurs automobiles perçoivent la voiture électrique comme l‘avenir du secteur, pour des raisons environnementales, et cette évolution, encouragée par les pouvoirs publics dans de nombreux pays, a été accélérée avec les affaires  des émissions polluantes des véhicules diesel de Volkswagen ou encore de PSA en France.

EDF rentable en 2018 ?

 

On se demande bien comment EDF pourrait être réellement rentable en 2018 comme le prévoit son président. Sans doute s’agit-il là d’une déclaration pour rassurer les investisseurs à l’occasion du lancement de l’opération d’augmentation du capital. Pour être rentable EDF devra sans doute procéder à des cessions d’actifs significatives. EDF a publié mardi des résultats 2016 pénalisés par la baisse des prix de marché de l’électricité et de sa production nucléaire en France mais le groupe estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d’atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif. Cet indicateur, qui traduit la capacité de l’électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, s’est établi à -1,6 milliard d’euros en 2016 contre -2,1 milliards en 2015. EDF, dont l’Etat détient 85,6% du capital, a aussi fait savoir que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait atteindre 15,2 milliards d’euros au moins en 2018. Pour 2017, il confirme que l’Ebitda reculera à un niveau compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros, sous l’effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni. « Cette année encore, EDF est rentable. Et pourtant, depuis bientôt 18 mois, nous faisons les frais de la cassure historique intervenue sur le marché de gros de l’électricité en Europe alors qu’au même moment notre exposition à ce marché de gros a triplé », a souligné son PDG Jean-Bernard Lévy, lors d’une conférence de presse. « 2017 est encore une année difficile (mais) devrait être le point bas de ce cycle ; et 2018, je m’y engage, sera l’année du rebond. » On voit mal comment le rebond pourrait effectivement être assuré compte tenu de la situation financière dramatique actuelle et surtout compte tenu des perspectives. L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  

 

L’électricité solaire devient rentable

L’électricité solaire devient rentable

La chute des coûts de l’électricité photovoltaïque est largement liée à celle du coût des panneaux solaires, qui a plongé de 80 % depuis 2008, grâce notamment aux panneaux chinois à bas coût. En Europe, cette chute est toutefois limitée depuis que Bruxelles a imposé en 2013 un prix de vente minimum aux Chinois : une mesure antidumping qui a pu donner de l’air aux fabricants européens (en France, Photowatt, Silia, Voltec, etc.) mais fait pester certains développeurs. « Sans ce plancher, nous pourrions gagner encore 10 euros ! » affirme Xavier Barbaro, directeur général de Neoen, qui s’apprête à inaugurer à Cestas, près de Bordeaux, la plus grande centrale solaire d’Europe. Les développeurs ont aussi bénéficié d’économies sur les autres composantes des centrales, qui représentent désormais plus de la moitié du coût total : le système électrique, l’installation, etc. A Cestas, où l’électricité sera vendue à 105 euros/MWh, Neoen a optimisé l’espace au sol. « Le design a été conçu pour que la centrale soit très dense », explique Xavier Barbaro. L’innovation, l’intelligence introduite dans les centrales, a aussi contribué à faire chuter les coûts. Subventionné, le solaire en France est encore lié aux appels d’offres, mais certains estiment qu’ils pourront s’en passer dans un avenir pas si lointain. Solaire Direct a déjà réussi à céder son électricité de gré à gré pour un parc entré en service l’an dernier et développé avec la région Poitou-Charentes à Thouars (Deux-Sèvres) : l’électricité sera vendue à Séolis, un concurrent local d’EDF au prix de 105 euros/MWh sur trente ans. D’autres parient sur un mouvement de société. « On commence à voir émerger une demande de collectivités locales et d’entreprises privées pour de l’électricité 100 % verte », note Edouard Sauvage, directeur de la stratégie d’Engie. Il reste encore du chemin à parcourir : le solaire n’a représenté que 1,1 % de la production d’électricité en France l’an dernier. Cet été, en plein cœur du mois d’août, François Hollande a fait un joli cadeau aux professionnels du solaire. Le président a annoncé le doublement de l’appel d’offres public en cours pour la construction de centrales photovoltaïques en France, de 400 à 800 mégawatts (MW). Cette bonne surprise n’est pas due à un élan subit de générosité, mais au prix auquel les professionnels proposent de vendre leur électricité. Celui-ci n’a jamais été aussi bas : pour les grandes centrales au sol, il s’élève en moyenne à 87 euros le mégawattheure (MWh), un niveau équivalent à celui de l’éolien terrestre (85 euros). « Et de nombreux projets proposent un tarif plus proche de 70 euros », affirme Arnaud Mine, président de la branche solaire du SER (Syndicat de l’énergie renouvelable). « A ce prix, on peut dire que le solaire est compétitif ! »

Le groupe Doux redevient rentable

  »Aujourd’hui, après de nombreux mois d’efforts soutenus, le groupe Doux affiche un nouveau visage », a assuré son PDG lors d’une conférence de presse téléphonique.   »Le groupe va bien, il est maintenant en ordre de marche pour poursuivre son redressement et commencer à rembourser tous ses créanciers », a-t-il insisté, estimant que le plan de continuation du groupe assurera « un avenir rentable et pérenne » à ses 2.380 salariés.  Sur l’épineuse question des subventions européennes octroyées à la France pour l’exportation de poulets et que Bruxelles a récemment diminuées, Arnaud Marion s’est voulu rassurant. A la question de savoir si le groupe pourrait à un moment donné s’en passer, il a répondu par l’affirmative.   »Oui, nous sommes capables de dessiner un avenir pour Doux sans restitutions, dès lors qu’on aura des conditions de marché qui nous permettront d’avoir une saine compétition et compétitivité vis-à-vis des compétiteurs étrangers avec des paramètres économiques normaux », a-t-il poursuivi, expliquant ne pas souhaiter « un euro hyper fort » par exemple.   »En 5 ans, Doux a divisé par plus de 4 le poids des subventions à la tonne de poulet, donc ça veut dire que l’entreprise s’y est adaptée », a-t-il assuré.   »On pense que ce n’est pas de l’aide publique que nous devons dépendre, mais d’une performance et d’une compétitivité de la filière », a-t-il estimé.  Placé en redressement judiciaire le 1er juin avec une période d’observation de six mois, le groupe a vu, à sa demande, son pôle frais, déficitaire, liquidé et partiellement repris début septembre, avec la perte d’un millier d’emplois.  L’ancien poids lourd de la volaille se compose désormais uniquement des pôles surgelés et produits élaborés.  Fin novembre sa période d’observation a été prolongée de trois mois jusqu’au 28 février. Un point d’étape est prévu mardi prochain au tribunal de commerce de Quimper. Le groupe souhaite proroger la période d’observation de trois mois supplémentaires, soit jusqu’au 31 mai, a-t-il indiqué jeudi.

 

 

 

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Florange : rentable selon la CFDT

Florange : rentable selon la CFDT

La CFDT affirme s’appuyer sur un document interne d’ArcelorMittal, qui compare les coûts de production à la tonne de l’acier produit par les sites du groupe à Florange, Gand, Dunkerque, Liège et Brême.  »On voit effectivement sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable que Gand et Dunkerque« , affirme mercredi soir Edouard Martin, délégué syndical CFDT..  »En mai 2011, juste avant l’arrêt du haut-fourneau (de Florange) le coût de la bobine à chaud est équivalent à celle de Dunkerque« , indique le Républicain lorrain. Déduction faite d’un surcoût lié au transport, « Florange est au même niveau que Gand, le meilleur élève de la classe ArcelorMittal« , ajoute le quotidien, précisant que le document était « une simple feuille A4« . « L’excuse invoquée par Monsieur Mittal du manque de compétitivité de Florange ne tient pas« , conclut Edouard Martin. Début octobre, ArcelorMittal avait estimé qu’il fallait « se résoudre à l’idée que la phase liquide de Florange ainsi que sa production de brames ne sont plus compétitives dans le contexte de fortes surcapacités européennes« .  « On a voulu présenter Florange uniquement par un surcoût au niveau transport« , explique Gilbert Krausener, vice président du Conseil Economique et Social de Lorraine. Mais dans le coût d’un produit global, d’autres éléments entrent en compte : « l’énergie, le coût des matières premières, la maîtrise qualité, la proximité de l’utilisateur« . Et là, l’équation s’inverse. Gilbert Krausener n’est qu’à moitié surpris.  Jeudi, la direction présentera aux représentants de salariés une  »décomposition détaillée » des engagements pris auprès du gouvernement, notamment pour le site de Florange, lors d’un Comité central d’entreprise extraordinaire.

 




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