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Les énergies renouvelables intermittentes ne respectent pas les lois du marché

Les énergies renouvelables intermittentes ne respectent pas les lois du marché

 

L’expert en énergie Gilles David explique, dans une tribune au « Monde », qu’il faut développer le renouvelable intermittent en veillant à ce qu’il soit stockable et/ou substituable dans l’instant, et repenser notre mix énergétique dans le cadre de la transition énergétique.

L’experte estime que les énergies renouvelables en cause ne respectent pas les lois du marché du fait notamment des nombreuses subventions accordées.

Une observation pertinente mais qui vaudrait aussi pour EDF.  NDLR

Tribune.

 

L’actualité – COP26, hausse spectaculaire du coût de l’énergie – nous le rappelle chaque jour : la transition énergétique est en marche et doit encore s’accélérer. Pour autant, pour réussir, celle-ci ne pourra se faire que dans le respect des lois du marché.

Le marché de l’électricité en France, comme en Europe d’ailleurs, en est la parfaite illustration

 

Ainsi, depuis vingt ans, les énergies renouvelables intermittentes (éoliennes, panneaux solaires) bénéficient de conditions de rachat garanti – sur quinze ou vingt ans – et prioritaires. Ce qui a pour conséquence une forte distorsion du marché de l’électricité avec, pendant une décennie, des prix anormalement bas liés à une surcapacité combinée à un sous-investissement chronique dans des solutions et/ou des technologies qui devraient pourtant être moteur de la transition énergétique.

 

A cette compétitivité artificielle des énergies renouvelables intermittentes, décorrélée des lois du marché, répond un sous-investissement qui aujourd’hui se traduit par une forte hausse des prix de l’électricité mais aussi des black-out comme ceux survenus dernièrement au Texas (Etats-Unis).

Il faut revenir à un principe simple et universel, à savoir celui d’acheter l’électricité à un producteur indépendant qui garantit la fourniture

Il est temps de retrouver la raison et de revenir aux fondamentaux du marché. Il faut en finir avec le capitalisme de rente qui, à terme, joue comme un frein puissant à la transition énergétique que nous appelons tous de nos vœux.

Si les énergies renouvelables intermittentes étaient véritablement soumises aux lois du marché, ni éoliennes ni centrales solaires ne verraient le jour. Du moins sans être adossées à des équipements complémentaires capables d’apporter une garantie de fourniture (centrales à gaz ou centrales à hydrogène notamment).

Une situation qui n’est bien sûr pas souhaitable mais qui souligne l’importance de revenir à un principe simple et universel, à savoir celui d’acheter l’électricité à un producteur indépendant qui garantit la fourniture. En somme, développer le renouvelable intermittent oui, mais dans le respect du marché c’est-à-dire en veillant à ce qu’il soit stockable et/ou substituable dans l’instant.

 

La période « bénie » d’une électricité bon marché est bel et bien révolue. La hausse observée ces derniers mois sera durable pour tous – particuliers comme industriels – et probablement aggravée par une demande en forte progression dans les prochaines années. L’opportunité est donc bien de définir des conditions de marché saines basées sur une utilisation optimale des ressources et des solutions à notre disposition.

Arrêtons d’opposer énergies renouvelables et nucléaire

Arrêtons  d’opposer énergies renouvelables et nucléaire

 

« La crise de l’énergie française de 2021 ne provient pas d’une menace extérieure, comme celle de 1973, ni, comme l’affirme votre tribune, de « la conjoncture économique et géopolitique », mais de l’incurie des responsables de ce secteur depuis vingt ans », estime Jacques Peter en réaction à une tribune de l’historien Jean-Baptiste Fressoz.

 

Lecteur abonné au Monde depuis soixante ans, je suis étonné par les conclusions de la tribune de Jean-Baptiste Fressoz intitulée « La « crise énergétique », une invention atomique » (Le Monde du 4 novembre) et titrée « « Crise énergétique » et relance du nucléaire : un air de déjà-vu » sur Le Monde.fr. Lecteur engagé avec des amis dans des associations écologistes, désolé que les résultats obtenus par la France dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre dus à l’énergie soient décevants [...].

Selon l’analyse de Jean-Baptiste Fressoz, les porteurs des intérêts du nucléaire seraient machiavéliques au point de se féliciter des crises énergétiques afin de bousculer les décisions en leur faveur. L’historien rappelle qu’effectivement, la crise des années 1970 avait été profitable au nucléaire. Avec la crise de 2021, le nucléaire tiendrait-il sa revanche sur trente années de persécutions ?

Rappelons que l’objectif du pays, en 1973, était de réduire une dépendance au pétrole en lançant le programme nucléaire. La menace n’évoquait pas alors le climat, mais provenait du sursaut de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), le détonateur politique étant le conflit israélo-palestinien. Toute autre est la conjoncture énergétique de 2021 : la demande de pays gourmands comme la Chine et l’Inde explose et place la planète en manque de charbon, mais n’est qu’une cause très seconde du désastre français.

Pour la France, le dernier rapport de RTE (Réseau de transport d’électricité), chargé par le gouvernement de faire la synthèse de très nombreuses études et consultations, conclut que d’ici 2050, la France ne pourrait satisfaire qu’une augmentation de sa consommation d’électricité de 35 %. Et ce alors que la plupart des meilleurs observateurs estiment qu’une réelle efficacité de notre politique climatique exigerait une croissance beaucoup plus forte, de l’ordre de 70 à 100%, afin d’électrifier le transport et le bâti tout en faisant revenir en France des industries intensives et que le pays cesse d’importer batteries, panneaux solaires ou encore aluminium ou magnésium aujourd’hui fabriqués majoritairement à partir d’électricité chinoise produite par des centrales au charbon.

Pourquoi nos industriels de l’énergie ont-ils déçu nos espoirs en s’estimant avec réalisme incapables de produire plus ? RTE confirme que le scénario économiquement le plus performant, permettant d’obtenir une électricité très majoritairement décarbonée, comprend 50 % de nucléaire, scénario jugé également comme posant le moins de problèmes technologiques, pour les développements des réseaux ainsi que l’encombrement des sols par RTE.

Bref, pourquoi notre pays se découvre-t-il menacé par une crise électrique, craignant même de ne pas pouvoir passer les hivers prochains sans coupures, selon les dernières analyses de RTE ? Ces constats décrivent bien ce qu’il faut appeler une crise énergétique française. Qui a piloté depuis 2000 – et surtout ces quinze dernières années – le système énergétique français ? Plus le ministère de l’économie, mais celui de l’écologie, qui a placé aux postes de pouvoirs, tant dans l’administration que dans les organismes et sociétés énergétiques, des personnes formatées par des associations et mouvances antinucléaires.

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Enquête  énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Selon un sondage d »Elabe,  52 % des personnes interrogées jugent ainsi que la France devrait tout à la fois développer les énergies renouvelables et construire de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer les anciennes et rénover les existantes.

Les partisans exclusifs du nucléaire, qui voudraient stopper le développement du solaire ou de l’éolien, représentent 10 % de la population. A l’inverse, l’idée d’une sortie progressive du nucléaire, avec priorité donnée aux renouvelables - soit ce que proposent peu ou prou Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon - rassemble 37 % de la population.

Selon  le président d’Elabe, Bernard Sananès. , l(opinion publique  pour une solution de compromis.

lequel la France opterait, il devrait permettre de répondre à une forte hausse des besoins en électricité dans les décennies à venir.

Dans une vaste étude qui doit servir de base aux autorités pour trancher sur l’avenir du nucléaire et des renouvelables, RTE assure qu’atteindre la neutralité carbone est « impossible » sans développer les énergies renouvelables de manière significative, mais il souligne aussi que le lancement de nouveaux réacteurs EPR constitue une voie moins chère pour y parvenir.

Les  Français sont actuellement, d’après l’enquête d’Elabe, 73 % à juger que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France.

Enquête énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Enquête  énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Selon un sondage d »Elabe,  52 % des personnes interrogées jugent ainsi que la France devrait tout à la fois développer les énergies renouvelables et construire de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer les anciennes et rénover les existantes.

Les partisans exclusifs du nucléaire, qui voudraient stopper le développement du solaire ou de l’éolien, représentent 10 % de la population. A l’inverse, l’idée d’une sortie progressive du nucléaire, avec priorité donnée aux renouvelables - soit ce que proposent peu ou prou Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon - rassemble 37 % de la population.

Selon  le président d’Elabe, Bernard Sananès. , l(opinion publique  pour une solution de compromis.

lequel la France opterait, il devrait permettre de répondre à une forte hausse des besoins en électricité dans les décennies à venir.

Dans une vaste étude qui doit servir de base aux autorités pour trancher sur l’avenir du nucléaire et des renouvelables, RTE assure qu’atteindre la neutralité carbone est « impossible » sans développer les énergies renouvelables de manière significative, mais il souligne aussi que le lancement de nouveaux réacteurs EPR constitue une voie moins chère pour y parvenir.

Les  Français sont actuellement, d’après l’enquête d’Elabe, 73 % à juger que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France.

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Sondage énergie : une majorité pour un mix nucléaire-renouvelables

Selon un sondage d »Elabe,  52 % des personnes interrogées jugent ainsi que la France devrait tout à la fois développer les énergies renouvelables et construire de nouvelles centrales nucléaires pour remplacer les anciennes et rénover les existantes.

Les partisans exclusifs du nucléaire, qui voudraient stopper le développement du solaire ou de l’éolien, représentent 10 % de la population. A l’inverse, l’idée d’une sortie progressive du nucléaire, avec priorité donnée aux renouvelables - soit ce que proposent peu ou prou Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon - rassemble 37 % de la population.

Selon  le président d’Elabe, Bernard Sananès. , l(opinion publique  pour une solution de compromis.

lequel la France opterait, il devrait permettre de répondre à une forte hausse des besoins en électricité dans les décennies à venir.

Dans une vaste étude qui doit servir de base aux autorités pour trancher sur l’avenir du nucléaire et des renouvelables, RTE assure qu’atteindre la neutralité carbone est « impossible » sans développer les énergies renouvelables de manière significative, mais il souligne aussi que le lancement de nouveaux réacteurs EPR constitue une voie moins chère pour y parvenir.

Les  Français sont actuellement, d’après l’enquête d’Elabe, 73 % à juger que le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France.

Orientations énergétiques 2050 : renouvelables et surtout nucléaire

Orientations  énergétiques 2050 :  renouvelables et surtout nucléaire

 

RTE a publié ce 25 octobre les principaux enseignements de son étude prospective intitulée « Futurs énergétiques 2050″ lancée en 2019, à la demande du gouvernement. Cet exercice, d’une ampleur inédite en France et en Europe, donne lieu à un épais rapport dont les chapitres seront mis en ligne progressivement sur le site du gestionnaire du réseau électrique
Il propose plusieurs scénarios pour la production et l’évolution de la consommation d’électricité. Pour cette dernière, RTE retient le scénario de référence d’un niveau de 645 térawattheures (TWh) en 2050, soit une hausse de quelque 35% par rapport à l’époque actuelle. Cette augmentation de la consommation suppose une électrification « progressive » des usages et une ambition forte sur l’efficacité énergétique. Mais RTE imagine aussi une trajectoire axée sur la « sobriété », où la consommation n’atteindrait que 555 TWh. Elle suppose une évolution des habitudes de vie : davantage de télétravail, moindre consommation de biens et moins de déplacements individuels au profit des mobilités douces et des transports en commun. À l’inverse, une forte réindustrialisation de la France et un développement accéléré de la production d’hydrogène pourraient se traduire par une consommation électrique encore plus importante (752 TWh), selon RTE.

 

Quoi qu’il en soit, être neutre en carbone en 2050 se traduira par une électrification massive des usages – transport, chauffage ou industrie – au détriment du pétrole et du gaz naturel. Même si la consommation totale d’énergie doit baisser, la France consommera donc plus d’électricité en 2050 qu’aujourd’hui, y compris dans le scénario le plus « sobre ».
« La France doit simultanément faire face à deux défis : d’une part, produire plus d’électricité en remplacement du pétrole et du gaz fossile et, d’autre part, renouveler les moyens de production nucléaire qui vont progressivement atteindre leur limite d’exploitation d’ici 2060″, résume Xavier Piechaczyk, président de RTE. Le parc nucléaire français, construit dans les années 1970 à 1990, vieillit en effet et deviendra progressivement obsolète dans les décennies à venir.

Six scénarios de production

Pour « éclairer le débat public », RTE présente six scénarios de production possibles, allant de 100% renouvelables en 2050 à un développement « volontariste » du nucléaire avec la construction de 14 EPR ainsi que des petits réacteurs. « Tous ces chemins sont possibles même si certains sont plus difficiles ou incertains », juge Xavier Piechaczyk.
Ces scénarios prennent en compte les dimensions économique, environnementale et sociétale des choix à faire. RTE ne prend pas partie pour une option plutôt qu’une autre mais présente « leurs avantages, leurs inconvénients, leurs impacts et leurs conséquences », souligne son président. « C’est au personnel politique élu démocratiquement de choisir les orientations pour le pays » et il y a « urgence » à prendre des décisions, a-t-il souligné lors d’une conférence.
« Atteindre la neutralité carbone est impossible sans un développement significatif des énergies renouvelables », estiment les auteurs du rapport. Ainsi, même le scénario de développement le plus massif du nucléaire ne pourra pas se faire sans un essor important des renouvelables, avec une capacité solaire multipliée par 7 et l’éolien terrestre multiplié par 2,5.

Compétitivité du nucléaire

Mais du point de vue économique, nouveauté du rapport, « construire de nouveaux réacteurs nucléaires est pertinent ». En effet, même si les coûts des renouvelables ont fortement baissé, le solaire ou l’éolien nécessitent des investissements plus importants pour les réseaux électriques (car ils sont plus éparpillés) et pour la flexibilité (car ils ne produisent pas en permanence), avec le besoin par exemple de plus de stockage et de centrales thermiques d’appoint à hydrogène ou biométhane. Donc, « les scénarios comprenant de nouveaux réacteurs nucléaires apparaissent plus compétitifs ».
L’écart est de l’ordre de 10 milliards d’euros par an entre un scénario avec de nouveaux réacteurs nucléaires (14 EPR) et un autre sans, s’appuyant sur le développement de grands parcs renouvelables. Le fossé se creuse même à quelque 20 milliards annuels dans certains scénarios.
En plein débat sur le pouvoir d’achat, RTE conclut également que « le système électrique de la neutralité carbone peut être atteint à un coût maîtrisable ». Il se traduirait en effet par une augmentation des coûts de l’électricité (de l’ordre de 15%) mais avec en contrepartie la fin des dépenses en énergies fossiles pour faire le plein de la voiture ou remplir la cuve à fioul.

Le rapport de RTE estime que le développement des énergies renouvelables soulève un enjeu d’occupation de l’espace et de limitation des usages. Ce développement « peut s’intensifier sans exercer de pression excessive sur l’artificialisation des sols, mais doit se poursuivre dans chaque territoire en s’attachant à la préservation du cadre de vie ». Les analyses des « Futurs énergétiques 2050″ confirment une plus grande visibilité des infrastructures : les éoliennes pourraient représenter entre 14.000 et 35.000 mâts, et les panneaux solaires entre 0,1% et 0,3% du territoire. Les scénarios avec construction de nouveaux réacteurs nucléaires conduisent à une moindre occupation de l’espace puisque les nouveaux réacteurs seraient a priori construits sur ou à proximité des sites existants. « Ces constats de moindre occupation spatiale par le nucléaire ne doivent toutefois pas occulter les débats d’acceptabilité que ces nouvelles installations ne manqueront pas de provoquer, doublés d’une mise en avant du risque d’accident », nuance toutefois le rapport. 


Plus le scénario comporte d’énergies renouvelables, plus la surface du territoire utilisée par des infrastructures énergétiques augmente. « Néanmoins, les surfaces imperméabilisées et artificialisées, qui cristallisent les inquiétudes pour la biodiversité, restent très faibles à l’échelle du territoire, relativisent les auteurs du rapport. À l’horizon 2050, les surfaces artificialisées dédiées au système électrique représenteront de l’ordre de 20.000 à 30.000 hectares contre plus d’un million pour le seul réseau routier français. Même dans les scénarios générant le plus d’artificialisation, les surfaces en question restent faibles par rapport au flux correspondant à l’habitat, aux zones commerciales ou aux routes (1 à 3%), notent les experts qui soulignent aussi que toute action permettant de limiter l’artificialisation liées aux infrastructures électriques (réutilisation de friches délaissées) contribuera à l’atteinte de l’objectif de « zéro artificialisation nette ».

Futur énergétique 2050 : renouvelables et surtout nucléaire

Futur énergétique 2050 :  renouvelables et surtout nucléaire

 

RTE a publié ce 25 octobre les principaux enseignements de son étude prospective intitulée « Futurs énergétiques 2050″ lancée en 2019, à la demande du gouvernement. Cet exercice, d’une ampleur inédite en France et en Europe, donne lieu à un épais rapport dont les chapitres seront mis en ligne progressivement sur le site du gestionnaire du réseau électrique
Il propose plusieurs scénarios pour la production et l’évolution de la consommation d’électricité. Pour cette dernière, RTE retient le scénario de référence d’un niveau de 645 térawattheures (TWh) en 2050, soit une hausse de quelque 35% par rapport à l’époque actuelle. Cette augmentation de la consommation suppose une électrification « progressive » des usages et une ambition forte sur l’efficacité énergétique. Mais RTE imagine aussi une trajectoire axée sur la « sobriété », où la consommation n’atteindrait que 555 TWh. Elle suppose une évolution des habitudes de vie : davantage de télétravail, moindre consommation de biens et moins de déplacements individuels au profit des mobilités douces et des transports en commun. À l’inverse, une forte réindustrialisation de la France et un développement accéléré de la production d’hydrogène pourraient se traduire par une consommation électrique encore plus importante (752 TWh), selon RTE.

Quoi qu’il en soit, être neutre en carbone en 2050 se traduira par une électrification massive des usages – transport, chauffage ou industrie – au détriment du pétrole et du gaz naturel. Même si la consommation totale d’énergie doit baisser, la France consommera donc plus d’électricité en 2050 qu’aujourd’hui, y compris dans le scénario le plus « sobre ».
« La France doit simultanément faire face à deux défis : d’une part, produire plus d’électricité en remplacement du pétrole et du gaz fossile et, d’autre part, renouveler les moyens de production nucléaire qui vont progressivement atteindre leur limite d’exploitation d’ici 2060″, résume Xavier Piechaczyk, président de RTE. Le parc nucléaire français, construit dans les années 1970 à 1990, vieillit en effet et deviendra progressivement obsolète dans les décennies à venir.

Six scénarios de production

Pour « éclairer le débat public », RTE présente six scénarios de production possibles, allant de 100% renouvelables en 2050 à un développement « volontariste » du nucléaire avec la construction de 14 EPR ainsi que des petits réacteurs. « Tous ces chemins sont possibles même si certains sont plus difficiles ou incertains », juge Xavier Piechaczyk.
Ces scénarios prennent en compte les dimensions économique, environnementale et sociétale des choix à faire. RTE ne prend pas partie pour une option plutôt qu’une autre mais présente « leurs avantages, leurs inconvénients, leurs impacts et leurs conséquences », souligne son président. « C’est au personnel politique élu démocratiquement de choisir les orientations pour le pays » et il y a « urgence » à prendre des décisions, a-t-il souligné lors d’une conférence.
« Atteindre la neutralité carbone est impossible sans un développement significatif des énergies renouvelables », estiment les auteurs du rapport. Ainsi, même le scénario de développement le plus massif du nucléaire ne pourra pas se faire sans un essor important des renouvelables, avec une capacité solaire multipliée par 7 et l’éolien terrestre multiplié par 2,5.

Compétitivité du nucléaire

Mais du point de vue économique, nouveauté du rapport, « construire de nouveaux réacteurs nucléaires est pertinent ». En effet, même si les coûts des renouvelables ont fortement baissé, le solaire ou l’éolien nécessitent des investissements plus importants pour les réseaux électriques (car ils sont plus éparpillés) et pour la flexibilité (car ils ne produisent pas en permanence), avec le besoin par exemple de plus de stockage et de centrales thermiques d’appoint à hydrogène ou biométhane. Donc, « les scénarios comprenant de nouveaux réacteurs nucléaires apparaissent plus compétitifs ».
L’écart est de l’ordre de 10 milliards d’euros par an entre un scénario avec de nouveaux réacteurs nucléaires (14 EPR) et un autre sans, s’appuyant sur le développement de grands parcs renouvelables. Le fossé se creuse même à quelque 20 milliards annuels dans certains scénarios.
En plein débat sur le pouvoir d’achat, RTE conclut également que « le système électrique de la neutralité carbone peut être atteint à un coût maîtrisable ». Il se traduirait en effet par une augmentation des coûts de l’électricité (de l’ordre de 15%) mais avec en contrepartie la fin des dépenses en énergies fossiles pour faire le plein de la voiture ou remplir la cuve à fioul.

 
Le rapport de RTE estime que le développement des énergies renouvelables soulève un enjeu d’occupation de l’espace et de limitation des usages. Ce développement « peut s’intensifier sans exercer de pression excessive sur l’artificialisation des sols, mais doit se poursuivre dans chaque territoire en s’attachant à la préservation du cadre de vie ». Les analyses des « Futurs énergétiques 2050″ confirment une plus grande visibilité des infrastructures : les éoliennes pourraient représenter entre 14.000 et 35.000 mâts, et les panneaux solaires entre 0,1% et 0,3% du territoire. Les scénarios avec construction de nouveaux réacteurs nucléaires conduisent à une moindre occupation de l’espace puisque les nouveaux réacteurs seraient a priori construits sur ou à proximité des sites existants. « Ces constats de moindre occupation spatiale par le nucléaire ne doivent toutefois pas occulter les débats d’acceptabilité que ces nouvelles installations ne manqueront pas de provoquer, doublés d’une mise en avant du risque d’accident », nuance toutefois le rapport. 
Plus le scénario comporte d’énergies renouvelables, plus la surface du territoire utilisée par des infrastructures énergétiques augmente. « Néanmoins, les surfaces imperméabilisées et artificialisées, qui cristallisent les inquiétudes pour la biodiversité, restent très faibles à l’échelle du territoire, relativisent les auteurs du rapport. À l’horizon 2050, les surfaces artificialisées dédiées au système électrique représenteront de l’ordre de 20.000 à 30.000 hectares contre plus d’un million pour le seul réseau routier français. Même dans les scénarios générant le plus d’artificialisation, les surfaces en question restent faibles par rapport au flux correspondant à l’habitat, aux zones commerciales ou aux routes (1 à 3%), notent les experts qui soulignent aussi que toute action permettant de limiter l’artificialisation liées aux infrastructures électriques (réutilisation de friches délaissées) contribuera à l’atteinte de l’objectif de « zéro artificialisation nette ».

Énergie : un manque d’investissement dans les renouvelables ( Jean Pisani Ferry)

Énergie : un manque d’investissement dans les renouvelables ( Jean Pisani Ferry)

 

 

 

L’économiste, Jean Pisani-Ferry,  déplore, dans sa chronique au « Monde », l’insuffisance des signaux politiques qui permettraient aux marchés d’investir dans les énergies renouvelables, alors qu’ils fuient déjà les énergies fossiles, provoquant l’envolée des prix.

Tribune

 

 

A l’évidence, l’envol du prix du pétrole et du gaz, qui inquiète les ménages et affole les gouvernements, n’est pas attribuable à une seule cause. Aléas climatiques, comportements de stockage, attitude russe… Les explications contingentes s’empilent, particulièrement dans le contexte d’une économie déréglée par le choc pandémique. Mais il est une cause qui doit alerter, parce qu’elle revêt un caractère structurel : c’est l’impact de la transition écologique – ou plus exactement de la manière dont elle s’engage.

Quelque 80 % de l’énergie consommée dans le monde proviennent aujourd’hui des combustibles fossiles (plus 5 % de nucléaire). Pour limiter le réchauffement, il va falloir passer à 60 % d’ici à 2030 et à 25 % en 2050. Cette transformation va impliquer un effort considérable de recherche, de conversion des systèmes énergétiques, d’adaptation des réseaux et de construction d’infrastructures.

 

Tout compris, les estimations disponibles de l’investissement additionnel requis convergent, pour 2030, vers 2 % du produit intérieur brut mondial par an, en net. L’Agence internationale de l’énergie estime ainsi que l’investissement énergétique va devoir passer de 2 000 milliards de dollars (1 720 milliards d’euros) par an au cours des dernières années à 5 000 milliards en 2030, avant de redescendre graduellement. Et ce n’est pas tout : la transition va aussi impliquer un transfert vers les renouvelables de l’investissement dans les énergies brunes, qui représente encore une bonne moitié du total. In fine, l’investissement nouveau va devoir s’élever à quelque trois points de PIB mondial par an.

C’est considérable, et ça ne se fera pas sans accroc. L’enjeu macroéconomique est d’importance. L’enjeu énergétique aussi, car la transition va profondément perturber le délicat équilibre du marché mondial. Si la montée en régime des renouvelables ne s’accompagne pas d’un repli parallèle de l’extraction de combustibles fossiles, il y aura excès d’offre et le prix des énergies fossiles s’effondrera ; si, à l’inverse, le désinvestissement dans les énergies d’hier est plus rapide que le développement des nouvelles capacités, les prix s’envoleront.

C’est cette seconde tendance qu’on observe actuellement. Dans son rapport, l’AIE compare trois scénarios : le premier, normatif, conduit à la neutralité carbone en 2050 ; le second, moins ambitieux, correspond aux objectifs nationaux annoncés dans le cadre de l’accord de Paris ; et le troisième aux politiques effectivement en place, qui sont loin d’être en ligne avec les objectifs affichés. Or, si l’investissement dans le charbon et le gaz est aujourd’hui au niveau prévu dans le premier scénario, l’investissement en renouvelables est encore près de quatre fois inférieur à ce qu’il faudrait.

Régulation des prix de l’électricité : concilier nucléaire et renouvelables

 

 

L’investisseur Serge Savasta propose, dans une tribune au « Monde », de réconcilier nucléaire et énergies renouvelables pour échapper à la volatilité des marchés.

 

Tribune. Depuis le début du mois de septembre, le prix de l’électricité atteint des sommets sur les marchés européens. Cette situation, même si elle est ponctuelle, cache en fait un risque structurel de hausse incontrôlée du prix de l’électricité. Il est cependant possible d’éviter une telle situation et les conséquences économiques désastreuses qu’elle engendrerait. Mais cela nécessite d’accélérer fortement la transition vers les énergies renouvelables.

Le prix de l’électricité est fixé, sur les marchés européens, par le principe du « coût marginal », qui veut qu’on prenne comme prix de référence le prix de la dernière capacité de production qu’on doit appeler pour équilibrer le réseau. En règle générale, ce sont les centrales thermiques qui sont appelées en dernier et qui établissent donc le prix de marché. En ce moment, elles sont impactées par le coût élevé de la ressource (charbon ou gaz) et, dans une moindre mesure, par le prix de la tonne de CO2. C’est ce qui conduit à constater un prix de l’électricité aussi élevé.

Si ces centrales thermiques sont appelées par le réseau, c’est que les centrales au coût de production moins élevé (solaire, éolien, nucléaire, hydraulique) n’ont pas suffi à couvrir le niveau de demande. Au-delà des phénomènes ponctuels, par exemple liés aux conditions météorologiques ou à la reprise de l’activité économique post-confinement, on sait que la demande d’électricité est amenée à augmenter structurellement dans les années qui viennent, notamment du fait de l’électrification de notre industrie et des transports.

Face à cette hausse, il est tout d’abord nécessaire de fixer des objectifs ambitieux d’optimisation de la demande, c’est-à-dire d’efficacité énergétique. Concrètement, il s’agit d’inciter les consommateurs à consommer moins, mieux (de l’énergie décarbonée) et au bon moment (aux heures creuses).

Le développement de nouvelles capacités de production est également nécessaire pour remplacer les énergies fossiles et renouveler tout ou partie du nucléaire en fin de vie. Ce développement doit faire appel à une véritable stratégie de diversification. Les trois objectifs d’une telle stratégie doivent être la production décarbonée, la maîtrise des coûts de production à long terme et l’autonomie énergétique. Ces trois objectifs peuvent être d’ailleurs liés : c’est en produisant localement une électricité décarbonée que nous en optimiserons les coûts à long terme et offrirons un avantage concurrentiel à notre industrie.

Energies renouvelables : la hausse des prix aussi

Energies renouvelables : la hausse des prix aussi

Les énergies renouvelables vont également enregistrer une hausse des prix du fait en particulier de l’augmentation du coût des métaux (cuivre, de lithium, de cobalt et de métaux rares ). Une augmentation favorisée aussi par la croissance des coûts du charbon utilisé en Chine pour la construction des panneaux solaires. Les éoliennes seront aussi victimes de la hausse du prix des métaux.

De ce point de vue, c’est un peu le paradoxe environnemental. Certains pays dont la France se félicitent en effet du du développement des éoliennes qui permet une énergie renouvelable moins polluante. En réalité le bilan est moins favorable qu’on le dit si l’on intègre la construction, l’exploitation et la démolition. En outre les externalités négatives sont en quelque sorte délocalisées dans d’autres pays ( Chine, Espagne etc.). Le bilan comptable est également difficile à effectuer compte tenu du large soutien financier public.

D’après le rapport annuel de CapGemini sur les marchés mondiaux de l’énergie. «L’envolée des cours des métaux nécessaires à la transition énergétique pourrait effacer une partie de la baisse des coûts enregistrés dans le solaire et l’éolien ces dix dernières années », indique l’auteur du rapport et conseillère énergie auprès du président de CapGemini, Colette Lewiner.

Économie et énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Économie et  énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Une étude d’un cabinet très spécialisé estime que les énergies renouvelables seraient susceptibles de créer 10 millions d’emplois dans le monde ( Par parenthèse ce qui n’est pas extraordinaire au plan mondial). Ainsi sans doute très approximatif voire douteux. En effet , quand on  procède à une évaluation de l’impact sur l’emploi, il faut prendre en compte à la fois la destruction d’emplois tout autant que la création. Il est certain que les EnR sont susceptibles de favoriser l’emploi par contre elles auront aussi des conséquences négatives sur nombre de filières. ( Par exemple la filière automobile française pourrait enregistrer une perte de 100 000 emplois sur 200 000)

On peut d’autant plus douter des chiffres avancés que l’étude prévoit pour la France, 60.478 emplois . Un chiffre évidemment complètement fantaisiste quand on précise jusqu’à l’unité le nombre très hypothétique d’emplois.La France serait le deuxième pays de l’Union européenne en termes de potentiel de création d’emplois, derrière l’Espagne où le potentiel est estimé à 190.000 emplois pour 691 projets de renouvelables. A l’échelle de l’UE, cela représenterait une réserve de 1,6 million d’emplois. Des études en fait de très influencées  par les différents groupes de pressions qui selon le cas et leur intérêt ont tendance à majorer ou à minorer les effets des politiques qu’ils soutiennent. Aucune étude ne peut présenter le moindre caractère sérieux en matière de création d’emplois si parallèlement elle ne prend pas en compte aussi les destructions d’emplois dans la filière ou d’autres.

Les énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Les énergies renouvelables : des créations d’emplois très théoriques ?

Une étude d’un cabinet très spécialisé estime que les énergies renouvelables seraient susceptibles de créer 10 millions d’emplois dans le monde ( Par parenthèse ce qui n’est pas extraordinaire au plan mondial). Ainsi sans doute très approximatif voire douteux. En effet , quand on  procède à une évaluation de l’impact sur l’emploi, il faut prendre en compte à la fois la destruction d’emplois tout autant que la création. Il est certain que les EnR sont susceptibles de favoriser l’emploi par contre elles auront aussi des conséquences négatives sur nombre de filières.

On peut d’autant plus douter des chiffres avancés que l’étude prévoit pour la France, 60.478 emplois . Un chiffre évidemment complètement fantaisiste quand on précise jusqu’à l’unité le nombre très hypothétique d’emplois.La France serait le deuxième pays de l’Union européenne en termes de potentiel de création d’emplois, derrière l’Espagne où le potentiel est estimé à 190.000 emplois pour 691 projets de renouvelables. A l’échelle de l’UE, cela représenterait une réserve de 1,6 million d’emplois. Des études en fait de très influencées  par les différents groupes de pressions qui selon le cas et leur intérêt ont tendance à majorer ou à minorer les effets des politiques qu’ils soutiennent. Aucune étude ne peut présenter le moindre caractère sérieux en matière de création d’emplois si parallèlement elle ne prend pas en compte aussi les destructions d’emplois dans la filière ou d’autres.

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

 

La vérité c’est que dans de nombreux domaines économiques les régions ne servent pas à grand-chose sinon qu’à produire des documents administratifs qui compliquent les processus de décision. Ainsi par exemple les régions et leur nombreux schémas qui ont une incidence plus ou moins réelle  sur les synergies par exemple à travers lle Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet qui vise à mettre en valeur les énergies renouvelables)

 

 

Mais le problème des énergies renouvelables c’est qu’il est porté à bout de bras par le seul État qui du jour au lendemain (ce qu’il est en train de faire encore pour le photovoltaïque) pourrait changer le mode d’aide et fusiller nombre de projets en particulier les éoliennes financées au moins 50 % par l’État et dont le coût a été dénoncé par la Cour des Comptes.

Il n’y a d’ailleurs aucune articulation entre les schémas régionaux et la vraie programmation de l’énergie qui se réalise dans les PPE décidés par l’État ( niveau notamment du nucléaire et du renouvelable et planification)

A noter enfin que les régions n’ont aucune compétence pour accorder une autorisation en matière de projets énergétiques. Ce sont les communes et les intercommunalités et surtout les préfets qui décident ou non d’autoriser ces projets.

Renouvelables électriques : 5,7 milliards d’euros en 2021

Renouvelables électriques :  5,7 milliards d’euros en 2021

D’après la commission de régulation, le saupoudrage public destiné aux renouvelables sera un peu plus important en 2021 , il  devrait s’établir à 5,7 milliards d’euros au titre de 2021 contre 4,7 milliards attendus en 2020, selon des prévisions du régulateur publiées vendredi.( à comparer aux 9 milliards-sur plusieurs années- que met l’Allemagne sur l’hydrogène).

Le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie – qui financent également le biogaz et les installations des zones non interconnectées au réseau métropolitain notamment – est estimé au total à 9,1 milliards d’euros au titre de l’année prochaine, a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans une délibération.

Cette hausse de 12% par rapport au montant constaté au titre de 2019 s’explique en particulier par le développement continu du parc de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en métropole (+17% attendus), principalement solaires et éoliennes, et par celui des installations d’injection de biométhane.

Le financement du soutien aux énergies renouvelables en France est intégré au budget de l’État par l’intermédiaire d’un compte d’affectation spéciale “transition énergétique”, principalement financé depuis début 2017 par une partie des recettes des taxes intérieures de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et le charbon (TICC).

Energies renouvelables menacées par le Coronavirus ?

Energies renouvelables menacées par le Coronavirus ?

 

L’un des premiers groupes dans le renouvelable s’inquiète des perspectives de développement prévues pour les énergies renouvelables. Cela en raison notamment du fait que l’essentiel des matériels vient de l’étranger.  La dépendance vis-à-vis de l’étranger a montré ses limites sur le plan économique, et technologique et bien entendu aussi sanitaire. De ce point de vue la restructuration d’une partie des processus de production pourrait affecter des énergies renouvelables qui par ailleurs peinent  à montrer  leur efficacité. Neoen, un des premiers groupes, a prévenu mercredi que la pandémie de coronavirus entraînerait des retards dans la construction et la mise en service de ses projets, ce qui a contraint le producteur indépendant d’énergies renouvelables à revoir son développement.

 

Le groupe, présent dans le solaire, l’éolien et le stockage de l’électricité, a précisé dans un communiqué que la part de ses actifs entrant en opération l’année prochaine et par conséquent le niveau de son Ebitda – qui avait été annoncé à un niveau proche de 400 millions d’euros en 2021 – seraient “moins importants que précédemment envisagé”.

Neoen explique que l’épidémie de Covid-19 aura des conséquences sur le calendrier de construction et de mise en service des projets qu’il a déjà remportés, notamment en matière de chaînes d’approvisionnement, dans la mesure où les composants des panneaux photovoltaïques et des éoliennes proviennent pour une bonne part d’Asie.

La propagation du virus se traduira également par un allongement des procédures administratives et par des difficultés d’organisation des chantiers, a ajouté le groupe.

“Cela ne change évidemment pas la trajectoire de croissance à court et moyen termes de la société et encore moins ses perspectives à long terme, qui sont structurellement bonnes du fait de l’avenir des énergies renouvelables”, a toutefois estimé lors d’une conférence téléphonique son PDG, Xavier Barbaro.

“Nous ne sommes pas fondamentalement inquiets dans la durée sur les problèmes actuels. Ce n’est pas en train de mettre à genoux nos fournisseurs mais il y a des délais, et je pense qu’ils vont être assez globaux”, a-t-il ajouté.

Les énergies renouvelables en 2018 : surtout l’hydraulique

Les énergies renouvelables en 2018 : surtout l’hydraulique

 

 

 

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc.) ont fourni 22,7% de l’électricité consommée en 2018 en France, une proportion en nette hausse sur un an (+4,1 points) grâce aux barrages qui ont bénéficié de bonnes conditions hydrologiques. Au total, la production d’électricité à partir d’énergies vertes a progressé de 21,9% l’an dernier, selon un bilan réalisé par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’association des distributeurs d’électricité (Adeef). Ces performances marquent un rebond alors que l’an dernier, les énergies renouvelables n’avaient couvert que 18,4% de la consommation de courant française, un chiffre en net recul par rapport à 2016, en raison de la baisse de la production hydroélectrique. Cette dernière représente en effet toujours la majorité des capacités et de la production d’électricité renouvelable dans le pays. Fin 2018, le parc des énergies renouvelables totalisait une capacité de 51.171 mégawatts (MW), quasiment en ligne avec l’objectif prévu par la Programmation pluriannuelle de l’énergie 2016-2018 (51.700 MW). Ce sont des capacités totales de 2494 MW qui ont été raccordées durant l’année, soit un peu moins qu’en 2017. Elles sont toujours tirées par l’éolien (1559 MW) et le solaire (873 MW), qui ont couvert respectivement 5% et 2,1% de la consommation nationale de courant. Pour le solaire toutefois, la France n’a rempli que 84% de l’objectif fixé par la précédente PPE (programmation annuelle de l’énergie), note ce « Panorama de l’électricité renouvelable ». De son côté, la filière des bioénergies (bois, méthanisation, etc.) a gagné 74 MW en 2018. La nouvelle PPE couvrant la période 2019-2023, prévoit d’atteindre un parc installé d’énergies renouvelables électriques de 74.000 MW, dont 24.600 MW pour l’éolien terrestre et 20.600 MW pour le solaire.

 

Énergies renouvelables : la question du recyclage et du social

Énergies renouvelables : la question du recyclage et du social

L’Ademe commence à s’interroger sur la prise en compte de l’acceptation sociale des énergies renouvelables aussi sur leur rapport à l’environnement concernant le recyclage et l’impact sur la bio diversité. S’y ajoute en plus la préoccupation de privilégier les techniques présentant le meilleur rendement énergétique. Le mouvement des gilets jaunes est passé par là de même que la critique qui monte à peu près partout concernant le développement de l’éolien. Il est clair que jusque-là l’Ademe a surtout répondu aux préoccupations des écolos bobos et n’a pas suffisamment tenu compte des conséquences sociales d’une politique énergétique trop brutale notamment lorsqu’elle entraîne des hausses de fiscalité qui mettent fortement en cause le pouvoir d’achat. Commence à émerger aussi la question du recyclage de certaines énergies renouvelables comme le solaire et encore davantage l’éolien pour lequel aucune disposition n’est encore prévue notamment en termes de responsabilité puisque les exploitants se déchargent sur les propriétaires de terrains pour le démantèlement qui représente quand même de l’ordre  de 500 000 € par éolienne ! En fait il y a de fortes chances que les descendants des propriétaires de terrains renonceront à l’héritage et que c’est la collectivité qui devra en supporter le coût.  La polémique actuelle sur les éoliennes offshore en Allemagne en est un exemple. Autre impact des EnR fréquemment invoqué et sur lequel l’Ademe entend se pencher de près : celui sur la biodiversité, avec « l’apparition de nouveaux enjeux, dont le risque de conflit d’usage des sols avec l’agriculture et l’élevage, et la nécessité de revoir certaines doctrines établies par le passé. »

Les emplois de la transition énergétique sont un autre cheval de bataille pour Arnaud Leroy, qui estime que « l’on paie aujourd’hui le prix de déclarations passées sur le sujet ». En effet pour le solaire comme pour l’éolien par exemple les matériels proviennent majoritairement de l’étranger

 

Des énergies renouvelables pas tellement propres

Des énergies renouvelables pas tellement propres

Expliquent deux spécialistes de l’énergie dur France Info.

Tripler la production du parc éolien, quadrupler celle du solaire. Ce sont les objectifs du gouvernement pour baisser nos émissions de carbone.  Le problème c’est que pour l’instant la plupart de ses ressources renouvelables sont également polluantes « Toute activité est polluante, rien n’est vert », explique même Bernard Multon, spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité.

En état de marche, une éolienne ou un panneau photovoltaïque n’émettent pas de carbone, c’est certain. Ces deux solutions sont-elles pour autant« décarbonées » ? Ce n’est pas si simple. 

La ressource, le soleil et le vent, est renouvelable. Mais maintenant, il faut la transformer, et pour ça, il faut entre autres des métaux. Bernard Multon, enseignant-chercheur à l’Ecole normale supérieure de Rennes à franceinfo

Beaucoup de métaux, explique ce spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité.  »Pour une même puissance produite, il faut cinq fois plus de matériaux avec l’éolien, par rapport au nucléaire par exemple », avance Jacques Treiner, physicien et membre du Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain.

Un socle d’éolienne en béton, un mât fait de tonnes d’acier, des fils en cuivre, des panneaux solaires fabriqués à partir de silicium… Ces composants, non renouvelables, ont consommé de l’énergie pour être extraits et transformés. « Pour le silicium qu’on trouve dans les panneaux solaires, il faut couper des bouts de roche, ça coûte beaucoup d’énergie« , donne pour exemple Jacques Treiner. Les machines qui tournent pour l’extraction fonctionnent, elles, avec des combustibles fossiles.

Dès la naissance, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes ont un lourd passif en termes de CO2.Jacques Treiner, physicien, à franceinfo

En tout, pour 1 kilowattheure produit, une éolienne émet entre 12 et 15 grammes de CO2 et un panneau photovoltaïque, 48 grammes, selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (document en PDF). Ce qui place ces filières en dessous du gaz (469), du pétrole (840) et du charbon (1 001) mais au-dessus – en partie – du nucléaire (16 grammes). Les éoliennes et panneaux photovoltaïques nous viennent aujourd’hui souvent d’Asie du Sud.  »La production électrique en Chine vient majoritairement du charbon. L’éolien ne représente que 4% et le solaire, 1,5% », détaille Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil en « énergie et climat ». La fabrication se déroule donc dans un système énergétique très émetteur de gaz à effet de serre.

« A mesure que l’on introduit plus d’énergies renouvelables dans la production électrique, la pollution indirecte s’efface », affirme Cédric Philibert dans l’Obs (article payant). Cet expert de l’Agence internationale de l’énergie insiste : « Une transition [écologique, ici] est par définition… transitoire. » Les défenseurs des énergies renouvelables l’affirment : si les structures et équipements étaient produits en France, leur bilan carbone serait bien meilleur. Mais  »on en est loin », selon Jean-Marc Jancovici. Le coût serait tout d’abord supérieur, et « en France, on n’a plus de gisement de fer, pas de charbon métallurgique, pas de cuivre… » C’est la critique la plus fréquente faite aux énergies renouvelables : elles contiennent parfois des terres rares. Il s’agit d’un groupe de métaux, présents en petite quantité sur Terre. «  « Les terres rares sont si éparpillées que le processus d’extraction est très long et complexe. Il faut utiliser beaucoup d’eau, des produits chimiques, casser la roche… Ça pollue les sols », explique-t-il. Dans le documentaire La Sale Guerre des terres rares, le réalisateur Guillaume Pitron montre justement les conséquences sur l’environnement de leur extraction en Chine, entre sols souillés, air irrespirable et maladies à répétition. « En 2006, des tonnes de produits chimiques ont été déversées dans la rivière Xiang (province du Hunan) par des entreprises de production d’indium, un métal rare qui entre dans la fabrication des panneaux solaires », détaillait par exemple le journaliste auprès de 20 Minutes. Certaines éoliennes sont aussi concernées. « Celles qui utilisent des générateurs à aimant permanent contiennent du néodyme ou du dysprosium », dépeint Bernard Multon. Pour Bernard Multon, cela ne fait aucun doute : dans la fabrication, « c’est le marché qui fait foi »« Les terres rares ne coûtent pas cher. Avant, on ne les utilisait pas, on s’y est mis parce que c’est plus rentable et plus performant. » Les deux spécialistes l’affirment : dans le photovoltaïque comme dans l’éolien, les terres rares ne sont pas indispensables.  L’énergie provenant des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques ne peut suffire. Sinon, « vous ne pourriez appeler que quand il fait soleil, vous ne pourriez prendre l’ascenseur que quand il y a du vent », lance en riant Jean-Marc Jancovici. Ces énergies renouvelables sont en effet intermittentes : leur production d’énergie dépend de la météo. Et  »le soleil brille quand il en a envie. Le vent souffle quand il en a envie. Pas forcément quand on en a besoin », décrit Jacques Treiner, qui parle de  »fluctuations importantes ». Les énergies renouvelables ne fournissent donc pas une puissance garantie, mais plus aléatoire. Ainsi, en décembre 2016, le Danemark avait réussi à assurer 100% de sa consommation électrique grâce à son parc éolien… pendant une seule nuit. Pour compléter, « pour pallier leur manque, il faut un plan complémentaire : du fossile ou du nucléaire », explique le physicien.  Jean-Marc Jancovici cite l’exemple de l’Allemagne :  »Le pays a installé 100 gigawatts de renouvelable. Mais en parallèle, il a dû garder la même puissance de sources pilotables : centrales à charbon et à gaz, barrages, nucléaire. »

Un panneau photovoltaïque ou une éolienne sont donnés pour 20 à 30 ans. A côté de ça, un barrage dure un siècle, une centrale à charbon 40 ans. Le rythme de renouvellement des équipements n’est pas le même.Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil en énergie-climat à franceinfo

Mais le recyclage serait tout à fait possible.  »On ne veut pas recycler car c’est trop cher. Nous sommes dans une logique de course au moindre coût. Et ça coûte moins cher d’aller à la mine que de recycler », déplore Guillaume Pitron. D’après les spécialistes interrogés, nous savons à l’heure actuelle recycler la plupart des composants des deux filières. Mais ce n’est pas rentable. « Voilà les règles du jeu, la loi du marché. Mais il faut recycler ! », défend-il. Bon signe : une première  »unité de recyclage de panneaux photovoltaïques » a ouvert en France, à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, comme le rapporte le journal Les Echos.

 

 

 

Energies renouvelables : l’intox permanente

Energies renouvelables : l’intox permanente

Il est clair qu’il conviendra d’orienter progressivement l’électricité d’origine nucléaire actuel vers d’autres sources notamment vers des énergies renouvelables. Cependant le débat est largement obscurci par le poids des lobbys. D’un côté le lobby du nucléaire actuel et de l’autre les intérêts financiers de groupe dit écolo qui profite de la manne des subventions. Un véritable business avec y compris des sociétés très douteuses voire la mafia. Pas étonnant compte tenu du rachat de l’électricité par exemple des éoliennes au double du prix du marché ; la rentabilité peut atteindre 50 % pour les promoteurs. Malheureusement le rendement énergétique de ces éoliennes est dérisoire et d’un point de vue énergétique et financier cela constitue une véritable escroquerie. Sans parler des atteintes au patrimoine sacrifié pour rien. Une récent étude démontrerait que la production électrique
du renouvelable pourrait atteindre 51 % en 2030. À peu près les mêmes balivernes que celles de Ségolène Royal qui s’était déjà complètement plantée en affirmant que la part du nucléaire serait réduite à 50 % en 2030. Même Hulot a été contraint de reconnaître qu’il s’agissait d’un objectif complètement impossible à atteindre et a repoussé l’échéance en 2050. . En réalité beaucoup plus tard car la modernisation contrainte du parc nucléaire va prolonger la plupart des centrales de 20 ou 30 ans, en gros en moyenne qu’en 2060. Cela pour amortir les 200 milliards consentis pour les différentes mesures de sécurité dont le grand carénage, le démontage des plus vieilles centrales et la gestion des déchets En France, ces nouvelles énergies vertes, hors hydroélectricité, représente environ 10% (31% avec l’hydroélectricité) de l’électricité consommée. Mais une étude commanditée par Energy Union Choices et la Fondation européenne pour le climat en partenariat avec le Cambridge Institute for Sustainable Leadership montre qu’il serait possible d’accélérer fortement le déploiement des énergies renouvelables solaires et éoliennes en visant 90 GW (gigawatt) en 2030. Selon cette même étude, il serait possible de réduire ses capacités nucléaires d’environ un tiers (-20 GW), sans renoncer à fermer ses centrales à charbon. La part des énergies renouvelables dans la production électrique française pourrait ainsi atteindre 51 % en 2030, à comparer avec un objectif actuel de 32%, récemment révisé à 31%. Hormis les spécialistes, personne ne comprend rien car la batille des lobbies fausse toute approche pertinente. Il faudrait en effet expliquer comment on peut passer de 10 à 30% en dix ans pour les renouvelables (hors hydroélectrique). Dommage car une approche réaliste des potentialités des différentes sources permettrait une conversion réelle, pertinente et économiquement raisonnable.

32% d’énergies renouvelables d’ici à 2030 ?

32% d’énergies renouvelables d’ici à 2030 ?

Un accord fixant à 32% la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’ici à 2030, avec un objectif d’élimination progressive de biocarburants comme l’huile de palme en Europe.

Les biocarburants dits de première génération, qui reposent sur les cultures vivrières, « ne doivent en aucun cas dépasser 7% de la consommation finale du transport routier et ferroviaire », a précisé le Parlement européen dans un communiqué. Dans cette catégorie de biocarburants, certains comme l’huile de palme « seront progressivement éliminés », prévoit l’accord, en raison notamment de la déforestation provoquée par sa production. « Nous avons découragé les investissements dans la nouvelle production de biocarburants à base de cultures vivrières et nous avons fait pression pour le développement et l’utilisation de biocarburants avancés », s’est réjoui jeudi le rapporteur du texte pour le Parlement, le socialiste José Blanco Lopez. L’eurodéputée française Karima Delli (Verts) a souligné que l’accord avec les Etats membres prévoyait une sortie progressive des agrocarburants de première génération « seulement d’ici 2030″, alors que le Parlement avait demandé « une sortie de l’huile de palme dans les transports à partir de 2021″.

« Malheureusement, derrière la promesse d’énergies renouvelables (…) plane encore trop souvent la menace d’énergies sales et voire encore plus polluantes que le diesel fossile », a-t-elle estimé, faisant allusion aux agrocarburants issus d’huile de palme, de soja ou de colza. Elle a appelé la France à « prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour stopper les importations d’huile de palme et encourager au maximum les agrocarburants issus de déchets et du recyclage ».

 

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