Archive pour le Tag 'renouveau'

Quel renouveau du syndicalisme ?

Quel renouveau du syndicalisme ?

Spécialistes des relations sociales, Michèle Millot et Jean-Pol Roulleau font le constat de la crise du syndicalisme, miné par l’individualisme, et proposent douze « défis » pour le rendre de nouveau attractif. ( Analyse du Monde). Livre : « renouveau du syndicalisme : défis et perspectives « , un essai qui propose douze pistes pour l’avenir. 

 

 

 

En cette période anxiogène peuplée d’incertitudes, où la crise sanitaire bouche l’horizon, voilà un livre roboratif et tonique. Il offre une vision optimiste sur l’avenir du syndicalisme si ce dernier cède à l’obligation de changer. Auteurs de nombreux ouvrages sur les relations sociales, Michèle Millot et Jean-Pol Roulleau, consultants et formateurs, formulent au début de leur essai, Renouveau du syndicalisme : défis et perspectives, un constat incontestable : du fait des transformations du travail et du salariat, « le choc est rude pour le syndicalisme, sa base traditionnelle se restreint, le profil du travailleur se transforme, l’individualisme l’emporte sur le collectif, les nouveaux salariés l’ignorent. De là à conclure qu’il est condamné à se réinventer ou à mourir, il n’y a qu’un pas. Pourtant si le monde change, la raison d’être du syndicalisme demeure ».

Compte tenu de l’indifférence des nouvelles générations à son endroit, Michèle Millot et Jean-Pol Roulleau jugent que « pour assurer son avenir, le syndicalisme a pourtant un besoin vital d’une relève. Les valeurs qui motivent les jeunes seraient-elles antinomiques à celles qui habitent le syndicalisme ? Pour devenir attractif, le syndicalisme doit changer son image, ses structures et son langage ».

S’appuyant sur de nombreuses expériences d’entreprises, où la CFDT a souvent joué un rôle de pionnière, les auteurs identifient douze défis à relever : « Etre partie prenante de l’entreprise ; être acteur dans la gestion de l’entreprise ; s’engager pour trouver un repreneur ; le bien-être au travail ; l’éloignement des centres de décision (avec nombre de grandes entreprises qui ont leur siège à l’étranger) ; la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise ; le défi du numérique ; le syndicalisme de services ; la syndicalisation des non-salariés ; le défi jeune ; le choix entre l’engagement et la carrière. »

L’ultime défi consiste à répondre à la question : « Avec qui changer le monde ? » Plusieurs syndicats ont mis en avant leur volonté, au-delà du cadre de l’entreprise, de transformer le modèle de développement et de bâtir une nouvelle société. En mars 2019, la CFDT, la CFTC et l’UNSA, rejointes ensuite par 58 associations, ont lancé un « pacte pour le pouvoir de vivre ». Un an plus tard, sur un mode plus contestataire, la CGT a élaboré avec Attac et Greenpeace un plan dit de « sortie de crise » intitulé « Plus jamais ça ». La cause écologique suscite de nouvelles vocations. En mai 2020, une association, le Printemps écologique, fondée par le jeune Maxime Blondeau, a initié (encore timidement) des « écosyndicats », avec pour but d’« adapter les modes de gouvernance à l’impératif écologique ».

« Renouveau » des Républicains : Hortefeux et Morano en bonne place sur la liste européenne

« Renouveau » des Républicains : Hortefeux et Morano en bonne place sur la liste européenne

 

Brice Hortefeux et Nadine Morano, symboles des années Sarkozy et eurodéputés sortants, figurent dans les cinq premières places de la liste des Républicains aux élections européennes du 26 mai, approuvée mercredi par la commission d’investiture. Pas étonnant si un récent sondage et la pour BFM indique que le parti les républicains n’incarnent pas vraiment le renouveau en termes d’idées comme de personnalité. Pour preuve Le président du parti Laurent Wauquiez, qui a la haute main sur les investitures, a réservé les quatrième et cinquième places respectivement à Nadine Morano et Brice Hortefeux, dont les profils ne font pas consensus en interne. Certains représentants de la génération montante voient en effet dans ces deux ex-ministres sarkozystes un frein au renouvellement dont Laurent Wauquiez a fait un credo. Le parti républicain a quand même échappé à la candidature de Rachida Dati, l’archétype de l’oligarque qui semblent vouloir se consacrer à la politique parisienne les municipales en 2020 Suivent, en position éligibles, des sortants, comme Geoffroy Didier, Franck Proust et Anne Sander, et des nouveaux venus, à l’image de Laurence Sailliet, porte-parole de LR. Les sarkozystes sont représentés notamment par Frédéric Péchenard, proche de l’ancien président, et les centristes d’Hervé Morin, alliés à LR, ont une place éligible réservée – celle apparemment laissée libre par Rachida Dati.

Baroin : le renouveau à l’UMP

Baroin : le  renouveau à l’UMP

Les français préfèrent Baroin aux autres quadras sans doute pour ses propos équilibrés et plus pertinents que ceux de NKM ou de Lemaire par exemple. Baroin est moins médiatisé que d’autres prétendants du fait de ses prises de potion mesurées mais il apparaît plus charismatique que d’autres. NKM est plombée par son image de bourgeoise, Lemaire auusi charismatique qu’une limande et Bertrand, lui ressemble à un notaire. L’ancien ministre François Baroin est la personnalité qui incarne le mieux le renouveau à l’UMP tant chez les Français dans leur ensemble qu’auprès des sympathisants de droite, selon un sondage IFOP/JDD. Il devance Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire.  La relève, c’est François Baroin. Tel est le choix des Français et des sympathisants UMP quand on leur demande qui incarne le mieux le « renouveau » à l’UMP. Selon un sondage IFOP/JDD, l’ancien ministre de l’Economie (23%) devance Bruno Le Maire (16%) auprès des sympathisants UMP et Nathalie Kosciusko-Morizet (15%). Viennent ensuite Xavier Bertrand (14%) puis Valérie Pécresse (10%), Laurent Wauquiez (8%) et Hervé Mariton (2%), le moins connu de la liste même s’il est candidat déclaré à la présidence de l’UMP. « François Baroin se détache. C’est un chiraquien Sarko-critique devenu davantage Sarko-compatible. Bruno Le Maire, qui se place résolument sur le terrain du renouveau et de la rupture avec les pratiques politiques anciennes, réalise un score intéressant car sa notoriété est moins forte que celle de NKM ou de Xavier Bertrand », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 




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