Archive pour le Tag 'renforcer'

Renforcer les réserves budgétaires pour la croissance

Renforcer les  réserves budgétaires pour la croissance

A juste titre, le Fond monétaire international commence à s’inquiéter du net ralentissement de la croissance jusqu’en 2020….au moins. Du coup il recommande fermement de resserrer les boulons budgétaires et de prévoir des réserves budgétaires utiles pour relancer une croissance qui va se révéler modérée pour les années à venir. Au-delà de la révision en baisse de la croissance mondiale, ce qui inquiète surtout le FMI ce sont les  incertitudes liées aux tensions commerciales et à la situation de certains pays émergents. Le FMI estime notamment que les Etats-Unis et la Chine ressentiront l’an prochain l’essentiel des retombées de leur guerre commerciale et pour ce motif il a révisé en baisse ses prévisions de croissance de 2019 des deux pays. Après d’autres institutions internationales, le FMI révise donc à la baisse ses prévisions de juillet. En gros la croissance pourrait baisser entre 0,2 % et 0,4 % selon l’intensité de la guerre économique. Les États-Unis enregistrent toujours une croissance soutenue mais la guerre commerciale pourrait leur coûter un point de croissance. En zone euro, le FMI  ramène la croissance à 2 % au lieu de 2.2 en 2018. L’activité en Allemagne est-elle ramenée à 1,9 au lieu de 2,2 % en 2018 la France, elle, perd 0,2 % avec un PIB en croissance de 1,6 % c’est-à-dire assez loin de la moyenne de la zone euro. De toute façon, les effets d’un accroissement de la guerre commerciale sont encore évalués de manière approximative, tout dépendra du taux d’augmentation des droits de douane et de l’intensité des autres mesures protectionnistes. Il semble bien que le FMI par ailleurs ne s’appesantisse pas sur le danger que représente la hausse de l’inflation qui pourrait créer une crise de la dette. Prudemment le fonds monétaire international indique seulement que les économies des pays avancés pourraient avoir atteint leur pic activité en 2017. En clair que la croissance serait condamnée à décroître les années suivantes. Le FMI insiste justement sur le caractère dangereux du protectionnisme non seulement pour l’économie mais aussi pour la paix

2017       2018              2019

Monde            3,7%    3,7% (-0,2)    3,7% (-0,2)

USA                 2,2%    2,9%  (0,0)     2,5% (-0,2)

Zone euro       2,4%     2,0% (-0,2)    1,9%  (0,0)

Allemagne      2,5%    1,9% (-0,3)    1,9% (-0,2)

France           2,3%     1,6% (-0,2)   1,6% (-0,1)

Italie              1,5%     1,2%  (0,0)    1,0%  (0,0)

R-U               1,7%     1,4%  (0,0)    1,5%  (0,0)

Japon           1,7%     1,1% (+0,1)    0,9%  (0,0)

Canada        3,0%      2,1%  (0,0)    2,0%  (0,0)

Chine           6,9%      6,6%  (0,0)     6,2% (-0,2)

Inde             6,7%     7,3%  (0,0)    7,4% (-0,1)

Brésil           1,0%     1,4% (-0,4)     2,4% (-0,1)

Russie         1,5%     1,7%  (0,0)    1,8% (+0,3)

 

Constatant ce tassement, le FMI indique que « la reprise est de plus en plus inégale et certains des risques déjà identifiés se sont partiellement vérifiés », souligne le texte, en référence aux tensions commerciales croissantes. Pointant du doigt les effets délétères de la guerre douanière entre la Chine et les Etats-Unis, susceptible de miner la confiance mondiale.

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Un article  Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires intérieures et de la Citoyenneté. Dans le Tribune.

«  Terrorisme est un crime odieux contre l’humanité. Il s’attaque à notre mode de vie et à nos valeurs fondamentales. Le mois dernier, nous avons commémoré le deuxième anniversaire des événements tragiques survenus à Nice. Le 17 août, un an aura passé depuis les attentats de Barcelone et Cambrils. Alors que nos mémoires sont encore meurtries par ces souvenirs, nous faisons vœu de construire une Europe plus résiliente face à la menace terroriste. Une Europe qui protège ses citoyens.

Nous n’y parviendrons qu’en instaurant un climat de confiance et de solidarité entre nous, dans l’ensemble de l’UE. Nous arrivons mieux à travailler ensemble et à nous faire davantage confiance. L’année dernière, nos États membres ont signalé l’existence de 33 projets d’attentats terroristes djihadistes, dont 10 ont été concrétisés. Douze autres ont manqué leur objectif et 11 ont été déjoués. Nous en avons tiré des enseignements et instaurons cette confiance et cette solidarité, dont la contribution à la prévention et à la préparation est avérée. C’est à l’aune des 23 attaques qui n’ont heureusement jamais eu lieu qu’il faudrait désormais mesurer notre action. Nul ne peut promettre qu’il n’y aura plus jamais d’attaques mais nous ne devons pas relâcher nos efforts tant que nos concitoyens ne se sentiront pas totalement en sécurité.

Cette bataille, nous devons la livrer sur plusieurs fronts. En premier lieu, en refusant aux terroristes les moyens de nous nuire: en les privant de l’accès aux armes à feu, aux explosifs et aux capitaux dont ils ont besoin pour perpétrer leurs attentats; en durcissant les règles de sécurité dans toute l’Europe; en sécurisant nos espaces publics, y compris en finançant la construction de barrières contre les attaques au camion – comme celle de la Promenade des Anglais ou de La Rambla – et en faisant de la sécurité une composante essentielle de la conception de notre planification urbaine.

Nous devons ensuite renforcer la sécurité de nos frontières extérieures. Nous devons faciliter le franchissement de nos frontières aux voyageurs de bonne foi, mais identifier rapidement ceux qui représentent une menace pour notre sécurité et les envoyer en prison si c’est leur place. Notre corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, opérationnel depuis octobre 2016, va bientôt être considérablement renforcé en personnel et en ressources. De nouveaux systèmes d’information, tels que le système européen d’entrée/sortie, se développent rapidement afin que nos garde-frontières disposent d’informations essentielles pour mieux gérer nos frontières. Dans un avenir très proche, les bases de données de sécurité de l’UE vont devenir interopérables. Tous les liens nécessaires seront établis, ce qui rendra très difficile, voire impossible, aux combattants terroristes étrangers de rentrer en Europe sans être repérés.

En troisième lieu, pour garantir la sécurité intérieure il nous faut aussi nous intéresser à ce qui se passe au-delà des frontières de l’UE. La coopération avec les pays voisins et alliés est vitale à cet égard. Notre coopération en matière de sécurité avec l’allié stratégique naturel de l’Europe que sont les États-Unis est à nouveau sur les rails. Nous collaborons également avec des partenaires de notre voisinage. Nous sommes sur le point d’entamer des négociations avec le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et cinq autres pays clés en vue de pouvoir partager des informations essentielles, y compris des données à caractère personnel. Isolé, aucun pays ne peut relever le défi du terrorisme. L’Europe non plus.

Mais ce qui importe davantage encore, c’est de mener la bataille des idées en notre propre sein. Nous devons scruter les profondeurs de nos sociétés pour comprendre ce qui pousse des citoyens européens à prendre les armes contre leurs concitoyens. Cette bataille requiert une approche holistique qui commence avec l’éducation pour aller jusqu’à l’examen de notre système carcéral, sans oublier l’internet.

L’internet ne saurait continuer à être une caisse de résonance facile de la propagande terroriste. C’est sur cette question que nous devons tous, mais en particulier les entreprises du secteur des médias sociaux, être à la hauteur de nos responsabilités sociétales. Nous ne pouvons pas tolérer les contenus à caractère terroriste sur les plateformes en ligne. La menace est bien réelle et il est urgent d’agir. Des personnes sont mortes parce que certains se sont radicalisés du jour au lendemain en regardant des vidéos terroristes. A l’automne, nous présenterons une proposition législative afin que les contenus à caractère terroriste soient effectivement supprimés de la toile.

Nous avons tiré des enseignements, malheureusement à nos dépens, des attentats dont nous avons été victimes au cours des trois dernières années. Si nous nous bornons à lutter contre le terrorisme à l’intérieur des frontières nationales, nous serons collectivement plus vulnérables. La menace terroriste est transfrontière et doit être traitée comme telle. Nous commençons à nous en rendre compte. L’Europe construit désormais sa sécurité sur des fondations collectives grâce à une Union de la sécurité réelle et effective et à un renforcement de son rôle de sécurité dans son voisinage comme dans le monde entier. »

Renforcer la cybersécurité (Valls)

Renforcer la cybersécurité (Valls)

« Il y a des attaques puissantes tous les quinze jours sur les grands groupes, qui sont signalées à l’ANSSI » (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), a estimé Guillaume Poupard, directeur général de cette agence rattachée à Matignon. Ces attaques sont moins visibles que sur TV5 car il s’agit d’espionnage et pas de sabotage, a-t-il précisé. Pour leur faire face, les moyens de l’ANSSI vont être renforcés.  L’Etat cherche également à apporter son aide aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux particuliers, alors que son attention se portait pour l’instant plutôt sur les opérateurs d’importance vitale (OIV), ces groupes appartenant à douze secteurs stratégiques comme l’énergie, la sécurité ou les télécoms. Un document qui détaille la stratégie nationale évoque le développement d’un « écosystème favorable » pour encourager l’investissement dans l’industrie de la cybersécurité de la part des grands groupes comme des PME. L’Etat fera également un travail d’éducation. « La France est en retard, il faut une sensibilisation de tous aux dangers », a expliqué le Premier ministre. Manuel Valls veut également « faire du modèle européen des protections de données personnelles un motif d’attractivité ». Pour faire face aux grands groupes comme Google ou Microsoft, il faut prendre des mesures législatives au niveau français et européen, estime Guillaume Poupard. « Ces géants du Net respectent la loi », a-t-il rappelé. Le directeur général de l’ANSSI a également évoqué les liens commerciaux qui peuvent unir la France à des groupes comme Microsoft ou Cisco. « Nous avons besoin d’eux, il ne faut pas pour autant être naïfs. Certains cœurs stratégiques ne leur sont pas ouverts », a-t-il tranché. Cisco emploie 1.200 personnes en France, et son président a annoncé début octobre s’apprêter à doubler ses investissements dans les start-up françaises.

 

Chômage : renforcer les contrôles (Rebsamen)

Chômage : renforcer les contrôles (Rebsamen)

 

Il na pas complètement tort  Rebsamen, certains chômeurs (pas la majorité) préfèrent vivre avec les ASSEDIC (voire le RSA) plutôt que de rechercher du travail. Souvent d’ailleurs avec les autres aides sociale,  un salarié  qui gagne de l’ordre de 1000 euros s’en tire moins bien qu’un chômeur. Contre le chômage, le gouvernement joue donc de la carotte et du bâton.  Mais on doit tout autant admettre que les offres d’emplois sont rares en ce moment et que Pôle emploi propose souvent des CDD de quelques heures par semaine et à 50km voire plus loin du domicile ce ne sont pas les 3 à 400 000 emplois disponibles qui pourront répondre aux besoins des 5 millions officiels de chômeurs (en fait 7 à 8 millions avec le RSA, les non-inscrits et les bénéficiaires de l’allocation handicapés). . Le ministre du travail, François Rebsamen, a donc déclaré ce mardi sur i-Télé avoir demandé à Pôle emploi de «renforcer les contrôles» sur les chômeurs «pour vérifier qu’ils cherchent bien un emploi». Le ministre, qui constate qu’il y a en France 350.000 offres d’emplois non pourvues, veut que Pôle emploi agisse «dans un état d’esprit différent».  «C’est négatif, quand on est un chômeur qui recherche un emploi, d’être à côté de quelqu’un qui ne cherche pas d’emploi. Il n’est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, d’avoir des gens» qui ne recherchent pas vraiment du travail, estime le ministre. «Bien sûr, il ne s’agit pas de la majorité des chômeurs, nuance-t-il. Pour certains il y a des problèmes de salaire, d’adéquation» entre la formation et l’offre d’emploi, et «c’est pour ça qu’on fait des formations prioritaires». Sur les 100.000 formations annoncées par François Hollande pour l’année 2014, 58.000 ont à ce jour été données, a précisé François Rebsamen.  Comment se manifestera ce contrôle renforcé? «Par des convocations, des vérifications. Sinon, on est radié. On peut d’ailleurs se réinscrire après», souligne-t-il. Interrogé sur un éventuel durcissement des règles d’indemnisation des chômeurs, le ministre n’a pas abondé dans ce sens, déplorant toutefois que «tout [soit] tabou». Pour le ministre du Travail, qui a reconnu la semaine dernière «un échec» du gouvernement après la publication des nouveaux chiffres mensuels du chômage, on n’a pas encore «tout essayé». «La formation, l’éducation, la recherche: c’est là-dessus qu’on est en retard», a-t-il déploré.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol