Archive pour le Tag 'Rémunération'

Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 

C’est le paradoxe, la collecte de l’épargne via le livret A continue de progresser depuis le début d’année alors  que le taux de ce livret ronge l’épargne. D’une certaine manière,  cette épargne qui a encore atteint 880 millions d’euros en juillet (des deux côtés de la Manche), soit près de 10 milliards depuis le début de l’année peut-être interprétée comme un bon signe mais aussi comme un mauvais. Il s’agit d’une épargne de précaution notamment destinée à faire face aux charges importantes de la rentrée De quoi porter la collecte du Livret A à près de 10 milliards d’euros depuis le début de l’année. L’encours total à fin juillet approche des 300 milliards. Entre parenthèses à comparer aux 1700 milliards de l’assurance-vie). Or les dépôts sur les livrets à perdent de la valeur puisqu’ils ne sont rémunérés qu’à hauteur de 0,75 % alors que  dans le même temps l’inflation à dérivé de 2,3 % sur un an en juillet. Encore faudrait-il rappeler que la mesure de l’inflation via les prix à la consommation est relativement faussée par l’INSEE qui ne tient pas assez compte de la déformation de la structure de la consommation. En clair par exemple, de l’augmentation sensible de tous les services qui représentent une part de plus en plus importante dans la consommation des ménages. La question se pose donc de savoir si les Français sont masochistes. Sans doute pas, car pour eux en majorité le livret A est un outil d’épargne de précaution et les Français ne manifestent pas un optimisme débordant par vis-à-vis d’une politique économique contestée du gouvernement.

 

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Des anciens présidents qui se font rémunérer à chaque conférence entre 100 000 et 400 1000 $ : un véritable scandale démocratique. Cela démontre à l’évidence les liens qu’entretiennent ces anciens dirigeants avec l’argent. Pourtant ces anciens présidents ne sont pas sans ressources. En général, on leur a même attribué de confortables retraites voir même une logistique coûteuse et cela durant toute leur vie. Même François Hollande qui avait dénoncé ce procédé tombe dans le piège de la cupidité. En effet,  lui aussi touche de l’ordre  100 000 € par conférence. Il avait pourtant promis de refuser d’être payé. Pour s’excuser il affirme que cette rémunération est reversée à sa fondation. Reste à savoir si ce n’est pas pour des motifs fiscaux ! Le pire de cette affaire c’est que souvent la présence d’un ancien chef d’État lors d’une conférence n’apporte pas réellement de plus-value. On se sert d’un nom, d’une fonction pour attirer les gogos souvent très fortunés contents de se pavaner avec une ancienne vedette politique . On peut comprendre qu’à la limite le conférencier soit indemnisé pour ses frais de déplacement mais cette rémunaration  est particulièrement honteuse et même minable

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

Le livret A : objectif, rémunération zéro

 Le livret A : objectif, rémunération zéro

 

La réforme ne sera appliquée qu’à partir de l’été 2017. L’objectif est de réduire la rémunération au niveau de l’inflation officielle. En clair, rémunération zéro. D’autant plus que l’inflation est fondée sur un indicateur des prix obsolète qui ne tient pas compte de la déformation de la structure de consommation notamment des moins favorisés. Lesquels consacrent de plus en plus pour les dépenses contraintes et réduisent les dépenses exceptionnelles dont l’évolution des prix est intégrée de manière excessive dans l’indice. Les prix tendanciellement baissent pour ces dépenses exceptionnelles et influencent de manière la réduction de l’inflation. Il s’agit de viser les petits épargnants car les plus favorisés ne placent pas leur argent sur le livret A.  Un arrêté a été présenté cet après-midi au comité consultatif de la législation et de la réglementation financière. Le gouvernement s’étant engagé cet été à maintenir le taux du livret A à 0,75% jusqu’à l’été 2017, ce n’est qu’à cet horizon, après les élections, que devrait s’appliquer pour la première fois la nouvelle formule de calcul. Un timing opportun pour le gouvernement, étant donné le caractère politiquement très sensible de chaque modification du taux du livret A.  Jusqu’à présent, la formule en vigueur prévoyait que le taux de ce placement ne puisse descendre en deçà du niveau de l’inflation majorée d’un quart point. La nouvelle formule introduit deux modifications: pour plus de stabilité, c’est désormais le taux d’inflation lissé sur les six derniers mois qui sera pris en compte, au lieu du seul mois précédent. Par ailleurs, en cas de forte divergence entre les taux pratiqués sur les marchés et le taux de l’inflation, le taux du livret A pourra descendre jusqu’au niveau de l’inflation. En septembre, les prix ont par exemple progressé de 0,4% sur un an. Comme aujourd’hui, le gouvernement et la Banque de France auront cependant la possibilité de déroger à cette formule de calcul, comme ils l’ont encore fait l’été dernier.

Rémunération des patrons davantage encadrée

Rémunération des patrons davantage encadrée

Avis prépondérant des assemblées générales sur les conseils administration, limitation du nombre de mandats dans ces conseils, limitation des stocks options et actions gratuites dans les entreprises soutenues par l’Etat, telles sont les principales mesures décidées par l’assemblée nationale. Les députés ont en effet adopté jeudi en première lecture un texte présenté par le Front de gauche visant à encadrer plus étroitement la rémunération des dirigeants d’entreprise en rendant plus contraignant l’avis des assemblées générales à ce sujet. A la demande du ministre des Finances Michel Sapin, les députés – la majorité des élus PS, les radicaux de gauche, quelques écologistes ainsi que la droite et le centre – ont toutefois supprimé une disposition-clé du texte, qui visait à introduire une limitation de un à 20 des écarts de rémunération dans l’entreprise. Le ministre a insisté sur le risque d’inconstitutionnalité de cette mesure. En revanche, contre l’avis du gouvernement, a été adoptée la disposition qui propose de limiter à deux et non plus à cinq le cumul des mandats d’administrateur de sociétés anonymes. De même, contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée a adopté – de justesse – un amendement du Front de gauche qui supprime une disposition relative au cadre fiscal applicable à l’acquisition d’actions gratuites par les cadres et dirigeants d’entreprise qui avait été introduite il y a un an par la « loi Macron ». Contre l’avis du gouvernement, plusieurs amendements du « frondeur » PS Gérard Sebaoun ont été adoptés comme celui qui interdit l’attribution de stock-options ou d’actions gratuites aux dirigeants de sociétés lorsque celles-ci bénéficient d’aides de l’Etat.  Jugeant insuffisante la prise de position du Medef sur l’encadrement des rémunérations des dirigeants d’entreprise, le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé le week-end dernier que l’exécutif allait légiférer sur les rémunérations des dirigeants d’entreprise, après le tollé suscité récemment par celle du PDG de Renault, Carlos Ghosn. Aussi, dans le cadre de l’examen du projet de loi dit « Sapin II », la commission des Affaires sociales a-t-elle adopté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement PS proche de la disposition du texte voté jeudi. L’amendement, qui sera débattu en séance publique à partir du 6 juin, instaure un vote « préalable et contraignant » des actionnaires sur les rémunérations. L’amendement, précise son exposé des motifs, met en place le principe du « say on pay », c’est-à-dire d’un vote par les actionnaires, en assemblée générale, sur les éléments de rémunération des dirigeants des grandes entreprises. L’amendement propose d’inscrire définitivement le « say on pay » dans la législation française, et de prévoir comme aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, ou en Allemagne, un vote préalable et conforme de l’assemblée générale. Selon un rapport de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, en France, les dirigeants des entreprises du CAC 40 ont perçu l’année dernière en moyenne 4,2 millions d’euros soit l’équivalent de 238 fois le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) annuel.

(Avec Reuters))

Rémunération des patrons : non à une loi (Macron)

Rémunération des patrons : non à une loi (Macron)

 

D’une certaine manière Macron prend le contre-pied de Hollande et de Valls vis-à-vis de la perspective d’une loi destinée à encadrer les rémunérations des grands patrons. Alors que Manuel Valls avait clairement indiqué qu’il était désormais nécessaire de légiférer sur le sujet, Emmanuel Macron, lui, considère que ce n’est pas la bonne manière de réguler la question. Emmanuel Macron n’en finit plus de se distinguer et d’approcher le point de rupture. Le ministre de l’Economie s’est payé le luxe ce jeudi de contredire, à quelques minutes d’intervalle, le Premier ministre Manuel Valls  qui estimait sur RTL qu’il était temps de légiférer sur l’encadrement de la rémunération des grands patrons. «Je pense que la loi n’est pas la bonne méthode, a dit M. Macron devant une conférence d’investisseurs. C’est au monde économique de montrer qu’il est à la hauteur de cela, sinon, celles et ceux qui proposent aujourd’hui une loi seront légitimes dans quelques temps à la faire.»
En disant cela, il contredisait également  le président de la République François Hollande qui, pas plus tard que mardi, avait menacé sur Europe 1 de recourir à la loi, si le patronat ne faisait rien. François Hollande avait notamment proposé que les décisions des assemblées générales sur le sujet soient  immédiatement exécutoires, sans que le conseil d’administration ne puisse les défaire, comme cela s’était passé dans l’affaire de la rémunération du PDG de Renault Carlos Ghosn.  Manuel Valls avait renchéri ce jeudi matin : «Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l’occurrence le patronat. Force est de constater que cela n’a pas été respecté. Donc maintenant, il faut légiférer», a déclaré Manuel Valls sur RTL. Le Premier ministre a approuvé la décision des députés mercredi en commission de rendre contraignants les votes des assemblées générales d’actionnaires et voit d’un bon œil  l’appel lancé dans Libération par quarante personnalités, dont le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, pour limiter le salaires des patrons du Cac 40. Ceci étend le débat risque de demeurer relativement théorique. Si effectivement on peut contraindre à faire prendre en compte le vote des actionnaires lors des assemblées générales on voit mal par contre comment juridiquement on pourrait limiter la rémunération des patrons trop parenthèse  saufs dans le cas des entreprises publiques où les rémunérations sont déjà encadrées.

Rémunération Livret A encore trop élevée » ! (Pierre-René Lemas)

Rémunération Livret A encore trop élevée » ! (Pierre-René Lemas)

Le patron de la caisse des dépôts (qui gèrent les fonds du livretA considère que le taux du livret est encore trop élevé. Pourtant la rémunération de 0,75 % apparaît très virtuelle à nombre d’épargnes d’épargnant d’où les décollectes enregistrées depuis des mois

Le taux du Livret A peut-il descendre en dessous des 0,75 % ?

Il s’agit d’une question d’équilibre. En tant que gestionnaire, je considère que le taux est encore très élevé compte tenu des taux de marché et de l’inflation. Cependant, l’épargnant a le sentiment aujourd’hui que le rendement du Livret A est très faible, ce que je peux comprendre, même si en réalité la rémunération est élevée compte-tenu de l’absence d’inflation, de la liquidité et de la sécurité du produit.

  Comment jugez-vous les résultats de la CDC en 2015, pour son bicentenaire ?

Les résultats sont bons, dans la section générale comme dans celle des fonds d’épargne. Dans la section générale, nous avons dû intégrer des dépréciations d’actifs de notre filiale Icade, dépréciations que nous assumons pleinement compte tenu de son nouveau plan stratégique, ainsi qu’à Bpifrance – notamment sur les participations dans le secteur parapétrolier. Mais les résultats sont bons car ils nous permettent d’augmenter sensiblement nos fonds propres, de plus de 2 milliards d’euros. Nous retrouvons ainsi un volume de fonds propres supérieur à celui d’avant la crise financière de 2008. Nous pouvons donc réactualiser notre plan stratégique, à horizon 2020, en misant sur une capacité d’investissement de 26,3 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, au lieu de 20 milliards initialement. Dans la section des fonds d’épargne, je suis à la fois positif, puisque le résultat courant atteint 1,8 milliard d’euros, et prudent pour l’avenir car ce résultat intègre des éléments exceptionnels. Nous n’atteindrons pas une telle performance dans les prochaines années, en raison des taux très bas, qui vont nécessairement comprimer notre marge.

A quel point l’environnement de taux bas contraint-il votre pilotage ?

L’ère des taux bas est durable, même si la deuxième vague de « quantitative easing » de la BCE n’a pas encore produit tous ses effets sur l’économie ou l’inflation. Elle nous oblige à mener une gestion très rigoureuse de nos deux bilans, dans la section générale comme dans celle des fonds d’épargne. Mais ce n’est pas la seule contrainte. La volatilité des marchés d’actions implique beaucoup d’agilité dans notre gestion financière quotidienne. La Caisse des Dépôts n’a pas de problème de liquidité ni de solvabilité, mais elle doit faire plus que jamais des choix forts.

 

Le portefeuille doit-il tourner ?

La réponse est oui. Notre portefeuille d’actifs doit tourner plus vite. Nous avons déjà réintégré plusieurs filiales et participations, comme CDC Climat et CDC Infrastructures et en avons vendu d’autres comme CDC Fast, AEW et Club Med. Nous avons aussi en tête quelques respirations d’actifs cotés et de participations mais cela ne s’annonce pas publiquement à l’avance. La Caisse des Dépôts n’est pas un holding de participations, c’est un groupe. Elle n’a traditionnellement pas une image très dynamique, il faut que cela change. Nous avons commencé à le faire. Icade a donc adopté un nouveau plan stratégique, SNI a été recapitalisé, nous négocions avec Veolia la montée au capital de Transdev, nous avons demandé à la Compagnie des Alpes de réfléchir aux conditions de son développement, nous sommes prêts à accompagner CNP Assurances dans son développement sur le marché brésilien…

Quels sont les axes de développement de CNP, qui vient de perdre son réseau distributeur des Caisses d’Epargne et un gros contrat avec le Crédit Agricole ?

CNP se porte bien, elle reste notre première filiale en termes de contribution au résultat du groupe. J’ai demandé à son directeur général, Frédéric L’avenir, de mener une réflexion sur l’avenir de CNP avec deux axes déterminants à mon sens : les métiers de la protection sociale et notamment des retraites supplémentaires, qui représentent encore des petits volumes mais avec des potentiels importants. Et je crois à la croissance de CNP à l’international, en particulier au Brésil, qui reste un pays très prometteur à moyen terme avec des taux de croissance de 7% à 8% par an sur l’assurance vie et l’assurance emprunteur, et où CNP est le seul acteur étranger à s’être bien implanté. Nous voulons donc prolonger et développer si possible les accords de distribution avec les réseaux brésiliens.

CNP pourrait-il être intégré à La Poste ?

Je ne me pose pas cette question. Les accords de distribution de CNP avec La Poste viennent d’être stabilisés pour une période de 10 ans. Ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.

La décollecte sur le Livret A vous inquiète-t-elle ?

En 2015, la décollecte a atteint 12 milliards d’euros. Comme le plafond du Livret A  été relevé à deux reprises, le volume des fonds d’épargne est tel qu’aujourd’hui ce n’est pas un sujet. Cette décollecte relative n’entame pas le volume mobilisable, et ce n’est pas un véritable problème dans un environnement inondé de liquidités. En 2015, nous battons ainsi le record de 2014 sur le volume de prêts en faveur du logement social. Nous sommes dans notre rôle d’acteur contra-cyclique, puisque nous avons augmenté de plus de 33 % nos encours de prêts au cours des cinq dernières années.

Le taux du Livret A peut-il descendre en dessous des 0,75 % ?

Il s’agit d’une question d’équilibre. En tant que gestionnaire, je considère que le taux est encore très élevé compte tenu des taux de marché et de l’inflation. Cependant, l’épargnant a le sentiment aujourd’hui que le rendement du Livret A est très faible, ce que je peux comprendre, même si en réalité la rémunération est élevée compte-tenu de l’absence d’inflation, de la liquidité et de la sécurité du produit.

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Avez-vous les moyens de vos ambitions, l’Etat ne va-t-il pas réclamer une plus grande contribution de la CDC à son budget ?

Les versements de la CDC à l’Etat sont en léger recul en 2015, à 1,576 milliard d’euros. Il a été décidé que le versement à l’Etat au titre de la section générale serait plafonné à 50% de notre résultat social dès cette année, contre 75% jusqu’alors, et que nous bénéficierons d’une exonération sur les plus-values de cessions de nos participations supérieures à 5%. Cette double amodiation va nous permettre de disposer de davantage de moyens pour financer le plan de 3 milliards d’euros d’interventions nouvelles annoncé par le Président de la République en janvier.

Quels sont ces nouveaux projets ?

Nous allons créer une Foncière qui sera capitalisée par la Caisse des Dépôts et par l’Etat ou ses établissements publics, qui apportera comme actifs du foncier public. Cette société cédera ce patrimoine aux collectivités locales sous forme de bail emphytéotique, ce qui permettra de faire baisser le coût du logement et de la construction. J’aimerais que des bâtiments comme les crèches puissent aussi en bénéficier. Ce projet est en cours de négociation avec le ministère du Budget, et il va y avoir de la bagarre pour déterminer la valeur d’apport des actifs de l’Etat qui seront apportés dans la foncière ! Nous allons également réaliser plus d’un milliard de prêts à taux zéro en faveur des organismes de logements sociaux, remboursables au bout de 20 ans, qui constitueront des quasi-fonds propres et permettront de renforcer les hauts de bilans de ces organismes HLM. Et puis nous allons distribuer une enveloppe de 1,5 milliard d’euros de prêts à taux zéro également dédiés à la réhabilitation thermique des bâtiments publics (écoles, hôpitaux, Ehpad etc.), sur des durées de 20 ans, et qui pourront représenter jusqu’à 100% des besoins de financement. Il s’agit là de financements à injecter très vite dans l’économie, pour un effet rapide de soutien au BTP. C’est une mesure très attendue par les élus locaux.

Et sur le numérique ?

Nous nous engageons sur les smart cities et sur des technologies nouvelles par exemple avec l’initiative de place sur la blockchain que nous coordonnons. L’impact de cette technologie pourrait être important sur la CDC, pour ses métiers de tiers de confiance. Cela pourrait être une formidable opportunité. De manière générale, je veux que la Caisse retrouve la culture d’innovation qu’elle a eue par le passé (sur l’architecture, la finance…) mais qui s’est un peu perdue. Et qu’elle soit prête pour cela à prendre des risques raisonnables et même à assumer les « unsuccess stories ». Il est essentiel que nous devenions un outil d’innovation.

 

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

 

 

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption létale Chine a engagé une grande opération nettoyage concernant la rémunération des dirigeants de son économie et en particulier des patrons de banque. 75 000 € seulement pour un patron de banque chinois quand les responsables de banques occidentales gagnent plusieurs millions parfois même 10 ou 20 par an. La preuve en tout cas que les rémunérations des patrons de banque dans les Etats occidentaux sont particulièrement scandaleuses surtout un moment où partout on demande des efforts aux salariés et aux contribuables Sans doute les patrons de banque occidentaux ont-ils des besoins exceptionnels qui dépassent l’achat du bol de riz ; avec 75 000 € on peut quand même vivre ! Et même se montrer performant en matière de gestion de la banque dirigée L’an passé, l’Etat chinois  a réduit de moitié la rémunération des patrons des banques publiques dans le cadre d’une cure d’austérité généralisée. Si on les compare aux salaires pratiqués dans les pays occidentaux, ceux des dirigeants bancaires chinois étaient déjà bien modestes mais à présent ils gagnent moins que bon nombre de banquiers en Europe et aux Etats-Unis. Et l’écart avec leurs homologues occidentaux est toujours plus béant. Par exemple, Jian Jianqing, président (du conseil d’administration ou chairman) de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), première banque mondiale par l’actif, a perçu moins de 550.000 yuans (74.550 euros) en 2015, soit 52% de moins que les 1,1 million de yuans de 2014, suivant le dernier rapport annuel de l’établissement. Sa rémunération représentait 0,3% des 27 millions de dollars (23,7 millions d’euros) gagnés par Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan Chase en 2015, et un très faible pourcentage des 14,3 millions de francs suisses (13,13 millions d’euros) de Sergio Ermotti, le directeur général d’UBS.

BNP : Hausse de 26 % de la rémunération du patron

BNP : Hausse de 26 % de la rémunération du patron

 

Ça va mieux pour le patron de la BNP qui en 2014 avait vu une petite amputation de sa rémunération.  Les salaires de la plupart des patrons des grands groupes bancaires français avaient   encaissé les baisses de performance de leur établissement en 2014. Leur part variable s’est particulièrement contractée, engendrant une diminution de leur rémunération globale. Seuls les dirigeants de Crédit Mutuel-CIC et de la Banque Postale ne sont pas concernés, puisqu’ils ne touchent pas cette part variable. Le salaire du président du directoire de la Banque Postale, Rémy Weber, est par ailleurs plafonné à 450.000 euros. On est très loin de la rémunération annuelle du directeur général de BNP Paribas. Malgré l’amende américaine de 9 milliards de dollars pour violation d’embargo, Jean-Laurent Bonnafé reste le patron de banque française le mieux rémunéré, avec 2,8 millions d’euros en 2014, contre 3,3 millions l’année précédente (la part variable baissant de 25%, de 1,58 à 1,2 million selon Les Echos). Du côté du Crédit Agricole, le salaire du directeur général a été impacté par la mise en résolution de sa filiale portugaise, Banco Espirito Santo. Ainsi, la rémunération 2014 de Jean-Paul Chifflet s’élève à 2,05 millions d’euros, contre 2,14 en 2013. Même scénario du côté de la Société Générale. La part variable de Frédéric Oudéa, PDG de la banque rouge et noir, a diminué de 33% en 2014. Sa rémunération a ainsi reculé de 16,9%, soit la baisse la plus forte du secteur, avec 1,3 million d’euros. Celle de François Pérol, à la tête du groupe BPCE, a elle aussi été revue à la baisse. Le directeur général a touché 1.407.150 euros en 2014, soit près de 440.000 euros de moins qu’en 2013. Mais pour 2015 il semble bien qu’en dépit de la crise, et même peut-être grâce à la crise, les patrons de banque vont pouvoir se rattraper.

Rémunération : combien gagnent les commerçants ?

Rémunération : combien  gagnent les commerçants ? ( source les Echos)

Parler des commerçants en général n’a pas tellement de sens tellement ces professions sont différentes. En gros des revenus qui évoluent  de 20 000 euros à 150 000 par an ; il s’agit de moyenne par profession, les écarts sont donc beaucoup plus considérables. Aussi de nombreux petits commerces qui ferment faute de rentabilité (et qui licencient mais cela ne fait pas la une de la presse). Car du fait de la crise les consommateurs privilégient les grandes surfaces lesquelles ont bien du mal à maintenir leurs chiffres d’affaires.  En moyenne, les commerçants ont touché 49 000 euros bruts en 2013 (avant paiement des cotisations sociales inhérentes à l’activité de chef d’entreprise). De grands écarts existent cependant entre les différents secteurs d’activités, comme le révèle l’enquête annuelle de la fédération des centres de gestion agréés (FCGA), publiée fin octobre 2014. Sans surprise, les commerçants qui exercent dans le secteur de la santé occupent à nouveau les premières places du classement des meilleures rémunérations en 2013. Avec 146 500 euros de résultat courant moyen brut, les pharmaciens tiennent le haut de l’affiche, devant les prothésistes dentaires (67 000 euros) et les opticiens (66 800 euros). Parmi les professions ayant gagné plus de 50 000 euros se trouvent également d’autres branches du commerce comme les bouchers avec 56 000 euros, ou encore les hôteliers (établissements sans restaurant) avec 51 100 euros, les gérants de supérettes (50 500 euros) et les agents immobiliers. Les charcutiers et les bijoutiers ont, en revanche, quitté cette catégorie en 2013 et ont gagné respectivement 49 900 euros et 46 800 euros. Si l’on retire le secteur de la santé, comme le souligne la FCGA, le résultat courant moyen brut des commerçants passe à 41 000 euros, chutant de plus de 16 %. Parmi les activités qui s’éloignent le plus du haut de ce palmarès, se trouvent notamment la lingerie féminine (32 200 euros), le prêt-à-porter (31 400 euros), la restauration rapide (30 500 euros), les fleurs (29 000 euros) le pressing (24 600 euros) et l’esthétique (22 400 euros). Sur les 77 professions recensées par la FCGA, 24 ont perçu des résultats courants moyens inférieurs à 34 000 euros bruts, soit 3 secteurs d’activité de plus qu’en 2012. Cela représente plus d’un tiers des TPE françaises.

Le palmarès des rémunérations des commerçants en 2013

Ils ont gagné plus de 51 000 euros de résultat courant moyen brut :

- pharmaciens : 146 500 euros
- opticiens : 66 800 euros
- bouchers : 56 000 euros
- hôteliers (sans restaurant) : 51 100 euros

Ils ont gagné entre 42 500 et 51 000 euros :

- patrons de supérettes : 50 500 euros
- charcutiers : 49 900 euros
- boulangers-pâtissiers : 49 200 euros

Ils ont gagné entre 34 000 et 42 500 euros :

- garagistes : 41 900 euros
- restaurateurs : 41 300 euros
- commerçants fruits et légumes : 34 700 euros

Ils ont gagné moins de 34 000 euros bruts :

- gérants de magasins prêt-à-porter : 31 400 euros
- fleuristes : 29 000 euros
- coiffeurs : 26 800 euros
- patrons de pressing : 24 600 euros

*Le résultat courant moyen brut est le résultat avant le versement des co

Rémunération : de plus en plus variable

Rémunération : de plus en plus variable

Depuis quelques années, la part variable n’est plus réservée aux cadres dirigeants. Si au moins 90% des   » hauts potentiels  » touchent une part variable qui peut aller jusqu’à trois ou quatre mois de salaire en plus, désormais, même les cadres  » de premier niveau  » touchent des primes. Le cabinet  Deloitte estime que deux-tiers d’entre eux sont concernés. La part variable se chiffre alors à 8 ou 10% de leur salaire fixe annuel. Avantage aux grandes entreprises sur les PME : la différence de part variable peut se monter à 30% entre les grandes et les petites. La mode de la prime individuelle a même franchi le seuil du fameux statut cadre. Les non cadres sont eux aussi de plus en plus souvent intéressés aux résultats. Une catégorie se détache d’ailleurs : les commerciaux de terrain, sur qui les entreprises comptent plus que jamais pour sauver les meubles. Même s’ils ont tendance à s’assagir avec la crise. Deloitte estime qu’ils ont dans l’ensemble doublé en dix ans, notamment pour les cadres dirigeants.

Notaires et huissiers : réforme de leur rémunération

Notaires et huissiers : réforme de  leur  rémunération

La rémunération des professions juridiques va être réglementée. Il en va de même pour ce qui concerne les tarifs fixés par l’État. Le gouvernement veut que les professions juridiques touchent moins pour redonner du pouvoir d’achat aux Français. D’après le projet qui doit être présenté à Bruxelles en avril prochain, il n’est pas question de toucher au numerus clausus des professions réglementées. Ces métiers ne vont pas être davantage ouverts à la concurrence. Cependant, les huissiers de justice, les notaires, les administrateurs judiciaires ou encore les greffiers des tribunaux de commerce pourraient voir disparaître la rémunération au pourcentage, contre une grille tarifaire.  Par exemple, le tarif du notaire sollicité lors de l’achat d’un logement est un pourcentage du prix de votre logement. Mais que ce soit un appartement deux pièces dans un village ou une belle maison sur la Côte d’Azur, le service est le même. Alors pourquoi pratiquer des tarifs différents ? Toutes ces professions rentreraient donc dans une grille qui n’évoluerait qu’en fonction de l’inflation. Ce projet pourrait faire mal au portefeuille des métiers concernés. Selon les chiffres de la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services, un notaire gagne en moyenne 19.000 euros par mois, un greffier 32.000 euros et un huissier de justice 12.500 euros,

 

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

 

 La banque publique ( franco-belge) qui a déjà couté 6.6 milliards à la France  pour mauvaise gestion a consenti une petite baisse sur les rémunération des dirigeants Sans attendre la publications de ses résultats annuels pour 2013, prévue jeudi matin, Dexia a tenu à désamorcer la crise qui avait été déclenchée fin janvier par des révélations dans la presse sur des augmentations octroyées à plusieurs de ses hauts cadres, se pliant ainsi aux vœux exprimés par les autorités nationales en France comme en Belgique.  Dans un communiqué, la banque a annoncé une série de décisions prises par son conseil d’administration « après avoir entendu les fortes réserves formulées par les deux Etats sur les niveaux de rémunération ».  La principale de ces mesures est la réduction « à 420.000 euros au lieu de 450.000 euros précédemment, et de 600.000 euros pour son prédécesseur », de la rémunération annuelle du directeur financier, Pierre Vergnes.  Enfin, le conseil a acté des propositions de la direction concernant trois autres dirigeants, membres du comité exécutif de la banque : leur salaire annuel moyen a été ramené à 390.000 euros, soit une augmentation de l’ordre de 2,3%, alors qu’ils s’étaient vu accorder des augmentations bien plus importantes fin 2013.   »Ceci constitue une baisse significative de 13% par rapport aux rémunérations de 450.000 euros approuvées le 13 décembre 2013″, souligne ainsi le communiqué.  Tout était parti d’un article paru il y a un mois dans le Journal du dimanche.  L’hebdomadaire français avait révélé que M. Vergnes, et deux autres responsables du groupe bancaire, le responsable des risques Marc Brugière et le secrétaire général Johan Bohets, avaient vu leur rémunération passer de 340.000 euros à 450.000 euros, après leur nomination au comité de direction de la banque en cours de démantèlement.  Certes, ils étaient nettement moins payés que leurs prédécesseurs, avait fait valoir Dexia, mettant aussi en avant la difficulté de leur tâche, « qui demande des compétences pointues et des professionnels expérimentés ».  Mais, alors que Dexia n’a été sauvée d’une faillite certaine que grâce aux contribuables français et belges, la nouvelle a fait scandale et les exécutifs des deux pays se sont emparés du dossier.  Le ministre des Finances de Belgique, Koen Geens, et son homologue français, Pierre Moscovici, ont ainsi appelé fin janvier la banque à reconsidérer la politique de rémunération des membres de son comité de direction, et Dexia avait promis dans la foulée de réexaminer leur situation.  Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique. Secouru par les États belge et français à l’automne 2008, en pleine tourmente financière liée à la débâcle de Lehman Brothers, le groupe bancaire a été durement frappé par la crise de la dette dans la zone euro, ce qui avait rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Selon la Cour des comptes, le gendarme des finances publiques françaises, les déboires de la banque ont coûté 6,6 milliards d’euros à la France.

 

JPMorgan : rémunération du patron doublée en 2013, 20 millions de dollars

JPMorgan : rémunération du patron  doublée en 2013, 20 millions de dollars

JP Morgan, est  célèbre notamment pour avoir truqué les Comptes de la Grèce  -(avec Goldman Sachs) pour faciliter l’entrée de ce pays dans la zone euro. Célèbre aussi pour avoir payé récemment 20 milliards de dollars pour effacer ses poursuites judicaires (suite à ses magouillages financiers et boursiers) ; elle vient cependant de doubler la rémunération de son patron. Jamie Dimon, le patron de JPMorgan Chase, a vu ses émoluments quasiment doubler en 2013, à 20 millions de dollars. Le tout alors que, la même année, la banque américaine a dû payer quelque 20 milliards de dollars en frais judiciaires. Dans un document boursier publié vendredi 24 janvier, la première banque américaine en termes d’actifs a indiqué que son conseil d’administration avait approuvé un bonus de 18,5 millions de dollars pour son directeur général au titre de l’an dernier. Il sera versé sous forme d’actions, qui doivent être conservées entre deux et trois ans avant d’être vendues, afin d’inciter à viser une bonne performance de long terme. En incluant son salaire de 1,5 million de dollars, inchangé sur un an, M. Dimon va toucher 20 millions de dollars au total au titre de 2013, contre 11,5 millions en 2012, et 23 millions en 2011 et 2010.  L’année 2012 avait été marquée par l’affaire dite de la « baleine de Londres », une perte de courtage de 6 milliards de dollars du bureau londonien d’investissements en propre de la banque, à la suite de positions massives dans les dérivés de crédit qui ont mal tourné. Ce qui n’avait pas empêché JPMorgan de réaliser un bénéfice net record de 21,3 milliards de dollars, en hausse de 12%, pour un chiffre d’affaires de 97 milliards. En 2013 en revanche, elle a dû payer le prix de ses démêlés avec la justice et avec le gouvernement américain et a payé quelque 20 milliards de dollars pour solder une série de litiges, notamment 13 milliards dus aux subprimes vendus avant la crise, et un milliard dû à l’affaire de la « baleine ». Cette lourde ardoise a pesé sur ses bénéfices annuels qui ont reculé de 16%, à 17,9 milliards de dollars.

 

Rémunération des dirigeants : encore en hausse

Rémunération des dirigeants : encore en hausse

Ça baigne pour les grands patrons (quand la plupart des patrons de PME tirent la langue) ; +2,4% selon l’étude du cabinet Proxinvest parue ce 5 novembre, soit  une moyenne de 2.839.000 euros. Et même de 6,3% si l’on « retraite » les éléments exceptionnels tels que les indemnités de départ. Sachant que leurs émoluments avaient déjà retrouvé en 2011 leur niveau d’avant-crise. Le cabinet, qui procède à cette enquête sur la rémunération des dirigeants des 120 plus grandes entreprises de France depuis 15 ans, constate qu’en cette année électorale, les patrons de géants du CAC 40 sont restés plutôt raisonnables. Si bien que leur rémunération moyenne a baissé de 6,3%, passant sous les 4 millions d’euros. En revanche, leurs homologues du SBF 80 (ceux du SBF 120 retranchés des 40 du CAC 40) se sont laissés aller à augmenter les leurs de 9,3%. Une augmentation qualifiée de « significative » par le cabinet. Les dirigeants les mieux payés en 2012 sont Bernard Charlès, DG chez Dassault Systèmes, avec une rémunération totale de près de 15 millions d’euros, en hausse de 36%. Vient ensuite Carlos Ghosn, patron de l’alliance Renault-Nissan, qui a touché 13,4 millions d’euros. Et enfin le propriétaire de LVMH, Bernard Arnault, avec 9,5 millions d’euros. Ces trois rémunérations se situent largement au-dessus des 4,7 millions d’euros. Ce seuil, qui équivaut à 240 Smic, est le seuil défini comme « maximum socialement acceptable » par Proxinvest. Les auteurs de l’enquête regrettent par ailleurs que seuls 9% du total des rémunérations des dirigeants d’entreprise soient liés à leur performance, contre 12% en 2011. Or en 2012, les bénéfices nets cumulés des groupes étudiés se sont repliés de 27%, selon Investir. Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté, en moyenne, de 7% au sein du SBF 120.

Code rémunération des patrons: « remarquable » pour Gattaz

Code rémunération des patrons: « remarquable » pour Gattaz

Le futur président du Medef, Pierre Gattaz, a jugé remarquable lundi le nouveau code de bonnes pratiques encadrant la rémunération des patrons, estimant qu’il permettra d’éviter les abus.

« Je trouve ça très bien, remarquable », a répété à plusieurs reprises sur BFM Business M. Gattaz, qui devrait succéder à Laurence Parisot à la tête de la principale organisation patronale française le 3 juillet.   »On encadre en effet les procédures de stock-options, de retraites chapeau qui permettent d’éviter les excès et je crois que c’est ça qui est important ».  Et de conclure que ce « code est intéressant (car) il permettra de traquer ces abus. C’est très sain pour l’économie française ».  Le patron de Radiall a toutefois mis en garde contre une pression trop accrue de l’Etat dans le domaine, jugeant qu’il ne fallait « pas être plus royaliste que le roi ».  Le Medef et l’association des grandes entreprises françaises Afep avaient dévoilé la veille une refonte de leur code de bonne conduite, dont la principale innovation consiste à soumettre au vote des actionnaires la rémunération des dirigeants de l’entreprise.  Le code prévoit aussi le plafonnement des retraites supplémentaires (« retraites chapeau ») à 45% du revenu de référence.

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, rémunération totale de 11,2 millions d’euros

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, rémunération totale de 11,2 millions d’euros

Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, va toucher pour 2012 une rémunération totale de 11,2 millions d’euros environ au titre de ses fonctions à la tête des deux constructeurs automobiles, a-t-on appris mardi au cours de l’assemblée générale de Renault. Selon le document de référence distribué à cette occasion, Carlos Ghosn s’est vu octroyer chez Renault, pour l’année écoulée, un salaire fixe de 1,23 million d’euros et une rémunération variable de 1,01 million, le versement du solde de 430 millions d’euros (30% de la somme) étant repoussé au terme de l’accord de compétitivité négocié avec les syndicats du groupe en France. S’y ajoute côté Nissan un salaire de 987 millions de yens sur l’année fiscale close le 31 mars 2013, soit 8,93 millions d’euros au taux de change en vigueur à la clôture de l’exercice. Pour 2013, le conseil d’administration de Renault a proposé de maintenir le salaire fixe de Carlos Ghosn à 1,23 million d’euros mais de relever le plafond de sa rémunération variable « à titre exceptionnel, dans l’hypothèse où la totalité des critères de performance seraient dépassés. » Le salaire variable pourrait alors monter jusqu’à 180% de la part fixe, contre un plafond de 150% fixé pour l’année précédente.

 

Rémunération à la performance des fonctionnaires ? Pas sûr que certains touchent le RSA

Rémunération à la performance des fonctionnaires ? Pas sûr que certains touchent le RSA

 

 

Selon une étude réalisée par le cabinet Deloitte en collaboration avec l’institut Ifop et consultée par Le Parisien-Aujourd’hui en France, les fonctionnaires seraient prêt à lier leur rémunération à la performance. La majorité d’entre eux estime ainsi que l’évolution de leur évaluation est positive. Ils accordent en outre davantage d’importance aux valeurs de la fonction publique qu’à la sécurité de l’emploi. Bon sympa ce sondage mais autant dire qu’avec une rémunération à la performance certains ne vont pas toucher gros. En plus l’IFOP fait comme beaucoup une confusion des concepts en amalgamant service public, établissement et administration publics et fonctionnaires. Il y a bien en France 1 millions de fonctionnaires en trop ; certains qui travaillent, d’ autres les plus nombreux qui font des tâches inutiles, enfin  d’autres qui travaillent peu ou pas. C’est valable dans les administrations centrales (certains énarques ne viennent jamais ou presque au bureau) comme au niveau local (des cantonniers en nombre pour quoi faire ?). Pour ceux-là on pourrait envisager une rémunération négative.

 




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