Archive pour le Tag 'remise'

Remise en cause des véhicules électriques?

Remise en cause des véhicules électriques?

. Par ManMohan Sodhi, professeur de gestion des opérations et de la chaîne d’approvisionnement à la Bayes Business School de Londres ( Le « Monde », extrait)

 

Les voitures électriques sont conçues sur l’idée qu’elles sont plus durables sur le plan environnemental et moins chères au kilomètre que les voitures à carburant fossile ou hybrides. Ces deux avantages sont remis actuellement en question, le coût initial des voitures électriques étant devenu beaucoup plus élevé.

Il n’est pas évident, aujourd’hui, de savoir quel type de voiture est le plus rentable. La fluctuation des prix des carburants fossiles par rapport à l’électricité rend l’avantage économique des voitures électriques encore plus flou.

Il est important également de noter que d’autres problèmes pourraient s’ajouter à celui du prix de l’électricité. On craint notamment de futures pénuries de matériaux pour les batteries des véhicules électriques – il pourrait prochainement ne pas y avoir assez de lithium pour tous les fabricants. La pénurie de lithium, de cobalt et de nickel se fait déjà sentir, alors que la fabrication de voitures électriques est seulement dans sa phase de démarrage.

Des entreprises comme Tesla et Volkswagen envisagent déjà de se lancer en amont, non seulement dans la fabrication de batteries, mais aussi dans l’exploitation minière. Aujourd’hui, on ne peut pas imaginer qu’il y ait dix ou vingt fois plus de nouvelles voitures électriques dans les années à venir.

La crise actuelle n’a pas remis en cause la mobilité individuelle, qui est trop profondément ancrée. Au contraire, il y a à nouveau de la place pour les voitures à combustible fossile et les voitures hybrides, et de plus en plus pour l’hydrogène.  Jusqu’à présent, seul Toyota dispose d’un véhicule grand public alimenté par de l’hydrogène. Peut-être cela va-t-il changer ? Les constructeurs automobiles se protégeant contre un avenir de plus en plus incertain.

Remise en cause de l’abondance », une chance pour l’ humanité

Remise en cause de l’abondance », une chance pour l’ humanité

OPINION. . Par Laurent Bibard, ESSEC  dans The Conversation.

À noter que la remise en cause n’a  commençé dans les années 90 mais plutôt dans les années 70 même si elle était alors  minoritaire, finalement comme aujourd’hui. NDLR

 

« la fin de l’abondance », « la fin de l’évidence » et « la fin de l’insouciance ». Ces propos ont suscité de vives indignations, bien évidemment en particulier de la part de ceux qui représentent les parties de la population les plus démunies.

Il y a en effet de quoi éprouver un sentiment de scandale voire de naïveté à une telle annonce : qui vit de nos jours dans l’abondance, dans l’insouciance, dans l’évidence, à part les classes sociales les plus riches, de plus en plus riches, et de moins en moins nombreuses (dans un contexte où disparaissent les classes moyennes) ?

Le propos du chef de l’État n’est cependant pas dénué de sens. Mais c’est au terme d’« évidence » plutôt qu’à ceux d’« abondance » et d’« insouciance » qu’il faut s’arrêter pour y réfléchir à deux fois.

Depuis l’effondrement du mur de Berlin, le monde a en effet vécu dans la conviction de plus en plus dominante qu’il n’y avait pas d’alternative au libéralisme, au capitalisme, au « technologisme » de notre temps. Et l’arrière-plan fondamental de cette présupposition est que nous – les humains – allions mettre sous contrôle la nature – humaine et non humaine. Et la mise sous contrôle, disons du monde entier, allait garantir notre sécurité et notre paix civiles.

Nous pourrions enfin jouir de tout dans l’insouciance et une abondance généralisée. Cela avait été annoncé par l’usage incantatoire qu’avait fait en son temps la première ministre britannique Margaret Thatcher de l’acronyme « TINA » : « il n’y a pas d’alternative » (« There Is No Alternative »). Un seul monde est viable, le monde libre du capitalisme libéral adossé aux sciences et aux technologies.

Or, nous n’avons pas fini de croire à ce monde-là. Malgré la crise du Covid-19, l’on ne cesse d’entendre que nous allons revenir à la « normale » – c’est-à-dire au monde d’« avant ». Au monde d’avant le Covid. Laquelle pandémie a été la seule à même de nous faire un peu lever le nez du guidon ou sortir la tête de dessous la terre.

Jusque-là, depuis 1989, le monde entier faisait l’autruche, malgré les crises gravissimes dont il était affecté. Les attentats du 11-Septembre et leurs suites, la crise financière de 2008, la catastrophe de Fukushima, et j’en passe. Non pas qu’une partie toujours insupportablement importante de la population mondiale ne souffrît pas de faim, de précarité, d’exil et de violences. Mais l’on continuait de faire « comme si » on allait mettre un terme à tout cela, en mettant tout sous contrôle et maîtriser.

Il a fallu les confinements pour que l’on se réveille de la torpeur post-guerre froide, mais nous persistons à rêver que le monde d’« avant » revienne sur scène, comme si de rien n’avait été.

Confronté à un été catastrophique sur le plan climatique, sur le fond de la guerre plus du tout froide imposée par la Russie à l’Ukraine, avec en arrière-plan la crise du Covid qui menace et menacera de reprendre à chaque changement de saison, le président Emmanuel Macron a sans doute raison d’attirer notre attention sur la fin peut-être pas de l’abondance, mais en tout cas de l’insouciance et des évidences.

Le monde n’est plus « évident ». Il ne se « dévide » plus comme si de rien n’était. Nous ne le tenons pas sous contrôle. Quoi qu’on en ait, notre paix et notre sécurité civiles ne sont pas garanties. On ne peut plus, on ne peut en rien les tenir pour acquises.

Cela a-t-il cependant jamais été le cas ? Les guerres et les crises se sont-elles vraiment arrêtées depuis l’effondrement du mur de Berlin ? Avons-nous lucidement vécu les quelques décennies passées ? Fascinés par les nouvelles technologies et les potentiels gigantesques qu’elles laissent imaginer, obnubilés par les start-up, frénétiquement accrochés au profit et à la surconsommation, souhaitant oublier que la mort est toujours le lot de notre humanité mortelle et potentiellement malade, avons-nous vraiment cultivé notre conscience du monde où nous vivons ? Il faut sans doute reconnaître que non.

Nous avons voulu faire comme si nous pouvions vivre dans l’insouciance, dans l’abondance, dans les évidences de notre monde. Y compris les classes sociales les plus démunies, dont le but principal est toujours, si l’on en croit les analyses les plus averties de la vie sociale et politique comme le sont celle d’un Alexis de Tocqueville, de se hausser au niveau de possessions, de richesse, d’abondance, des classes sociales les plus nanties. La pauvreté est toujours relative, au sens où manquer de ce dont les autres jouissent augmente significativement le sentiment de dénuement.

Les affirmations de notre président ont quelque chose d’indéniable : l’évidence, ou les évidences, sur le fond desquelles nous vivions ou voulions vivre ne sont plus de mise. Il nous faut tout remettre sur le métier. Il nous faut interroger ce que nous voulons, pourquoi nous le voulons, comment nous le voulons.

Par exemple – et c’est symptomatique – faut-il vraiment vouloir un nouvel iPhone, la 5G, de nouveaux logiciels, qui ont pour condition de leur mise en œuvre la fabrication de nouveaux ordinateurs, téléphones, tablettes, etc, rendant les précédents caducs, et conduisant à l’épuisement des ressources comme les métaux rares ? Nous devons bien évidemment nous demander de manière générale vers quoi et pourquoi nous courons. C’est ça la mise en question des évidences, de l’insouciance, de l’abondance.

Or, nous savons toutes et tous interroger le réel et nous-mêmes. Nous savons toutes et tous faire un pas de côté. On pourrait dire que c’est même le propre de ce qui fait notre commune humanité. Voyons en quoi et à quoi cela nous engage au quotidien.

Depuis que nous nous sommes mis debout, nous humains, sommes faits à la fois d’une capacité et d’un désir de contrôle de notre monde à proportion de ce que la verticalisation a rendu possible : une vue au loin, une maîtrise de notre environnement, la prévention contre les prédateurs, l’identification de nos proies, etc. De l’autre côté, la position debout nous rend significativement plus vulnérables à la chute que lorsque nous vivions à quatre pattes.

La dynamique de la marche le signale clairement : marcher c’est commencer par tomber en avançant le pied, et rattraper le déséquilibre en reposant le pied au sol. La marche n’est pas seulement une image utile. Elle est à la fois une métaphore et la réalité de nos vies lorsque nous vivons des vies véritablement humaines. Se tenir debout sur un sol stable symbolise parfaitement le fait d’être posé sur des évidences que nous n’interrogeons pas.

Elles sont ce que l’on tient pour acquis, à partir de quoi nous pouvons nous élancer vers des tas d’autres choses – à partir de quoi nous levons le pied pour aller « ailleurs ». Le problème est que nous avons une sérieuse tendance à rester immobiles sur le sol stable sur lequel nous sommes posés, dans nos « zones de confort ». Tous les humains, président ou pas.

Depuis 1989, notre sol stable était symbolisable par l’acronyme « TINA ». Aucun autre monde n’était possible ni même imaginable. Voilà qu’au travers de crises aussi radicales et graves que celle du Covid-19, du climat, et des guerres, nous sommes mis en demeure de nous mettre à marcher. À lever le pied de nos évidences.

Nous l’avons suggéré plus haut : l’abondance (relative), l’insouciance et les évidences tiennent du même registre. Être posé sur des évidences que l’on n’interroge jamais, c’est à proprement parler de l’insouciance. C’est n’avoir en vue que de jouir de l’abondance qui nous est accessible, quelle que soit la classe sociale à laquelle on appartient. Alors que notre humanité est faite d’une tension constitutive entre évidence – se tenir debout immobile sur un sol solide et stable – et mise en question – ou élan vers autre chose toujours d’abord inconnu. Marcher, c’est d’abord prendre le risque de tomber dans l’inconnu.

Si elle est entière, notre humanité est faite à la fois d’évidences, de désirs d’abondance et d’insouciance, et de mises en question du réel, de pauvreté, de « souci ». Et vouloir n’être que l’un – qu’évidences, abondance (encore une fois, toujours strictement relative) insouciance – ou n’être que dans l’autre – n’être que dans le doute, la pauvreté, le souci – nous déshumanise ou nous rend fou.

Nous étions en train de nous déshumaniser depuis « TINA ». Il ne s’agit en aucun cas de se réjouir de la situation dramatique actuelle. Mais si cette situation est propre à nous faire sortir nos têtes de sous la terre, c’est une chance pour notre humanité. Se tenir immobile debout sur un sol solide dont on ne démord jamais tient de la plus grande bêtise voire de la plus profonde brutalité.

Comme le dit le dicton, « il n’y a que les c… qui ne changent jamais d’avis ». Gardons cependant clairement à l’esprit que si le monde n’est que mise en doute, qu’interrogations, que soucis, que pauvreté ou manque, ce n’est plus un « monde ». Cela devient, comme le dit si clairement le mot, « immonde ». C’est le chaos et c’est invivable.

Comment faire alors ? Comment vivre dans une crise permanente ? Cela revient à ne faire que tomber, à ne plus avoir de sol. C’est à proprement parler invivable.

La bonne nouvelle est que tant qu’on n’est pas mort, on a toujours un sol. Le sol minimum que nous ne voyons pas parce que nous sommes posés dessus, le plus souvent exclusivement poussés par nos envies et nos désirs, est la vie même. Infinie richesse si l’on y prend garde. Car la vie est toujours faite d’un minimum d’évidences, de choses que l’on tient pour acquises, et qui restent possibles.

Ces choses que nous tenons pour acquises et qui restent possibles tiennent des apprentissages les plus archaïques que nous faisons dès l’enfance : celui d’une langue que l’on parle, celui de la manière de se vêtir, de parler, d’échanger avec les autres, de faire communauté. Notre appui fondamental, c’est tout ce que l’on a appris à faire depuis l’enfance.

Ce que nous avons appris à faire depuis l’enfance, qu’il faut sur certains plans, à certains moments, remettre en question, constitue tout autant le sol solide sur lequel nous sommes posés. Encore faut-il, pour vivre de manière pleinement humaine, sans cesse trier entre ce que nous pouvons – voire que nous devons – garder et qui restera sol solide – et ce qu’il faut quitter, abandonner, changer.

À ce compte, vivre en acceptant l’idée que c’est la fin de la (seule) évidence, de la (seule) abondance, de la (seule) insouciance, c’est sans cesse remettre sur le métier de séparer le grain de l’ivraie. L’ivraie est faite de ce qu’il faut quitter. Le grain, de ce qu’il faut garder. Plus, qu’il faut aider à germer.

Cela demande du courage, de la détermination, de la lucidité, d’une aide qui s’appelle éducation. Nous avions simplement oublié de le faire. Depuis trente ans. Il est temps de s’y remettre tous ensemble, dûment aidés par celles et ceux qui ont déjà appris à le faire, ou qui l’ont jamais oublié de le faire.

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Par Laurent Bibard, Professeur en management, titulaire de la chaire Edgar Morin de la complexité, ESSEC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Engie: remise moyenne de 100 euros pour les moins favorisés

 

 

Engie: remise moyenne de 100 euros pour les moins favorisés

 

 

Sans doute pour échapper aussi à une taxe sur les superprofits , Engie va accorder en novembre une remise de 100 euros en moyenne par client bénéficiaire du chèque énergie, a indiqué la directrice générale du groupe Catherine MacGregor dans un entretien publié jeudi sur le site du Parisien . La remise sera proportionnelle au montant du chèque énergie, et le coût de cette mesure s’élève à 90 millions d’euros pour Engie, pour 880.000 clients concernés, a confirmé le groupe à l’AFP.

«Nous sommes conscients de la réalité inflationniste et soucieux des difficultés rencontrées par nos clients, que ce soient les ménages ou les industriels», a souligné Catherine MacGregor dans Le Parisien. Le groupe, qui doit présenter ses résultats vendredi, a également mis en place un fonds de soutien de 60 millions d’euros à destination des petites et moyennes entreprises, «qui va leur permettre d’avoir accès à des garanties dont elles ont besoin pour acheter de l’énergie», voire à «des facilités de paiement quand elles peinent à payer les factures».

Ce geste ne répond pas au débat lancé au Parlement en juillet sur la mise en place d’une taxe sur les surprofits réalisés par les grands groupes, affirme la dirigeante. TotalEnergies avait annoncé par exemple une remise de 20 centimes d’euros par litre de carburant à la pompe entre septembre et novembre dans toutes ses stations-service, puis de 10 centimes par litre sur le reste de l’année.

 


Carburant : la remise passe de 18 à 0,30 centimes en septembre et octobre

Carburant : la remise passe de 18 à 0,30 centimes en septembre et octobre

 

 

Une remise toujours bonne à prendre  qui augmente seulement de 0,30 € en septembre et octobre. Une orientation qui forcément sera critiquée car non ciblée. En effet la réduction incitera à tous les automobilistes sans tenir compte de leurs revenus. En fait ce petit cadeau fiscal s’ajoute aussi à la décision de Total d’accorder également une remise de 0,20 € entre septembre et novembre. Tout cela pour éviter de mettre en place une taxe sur les superprofits des grandes sociétés comme par exemple Grande-Bretagne et ailleurs. Bizarre quand même qu’on est attendu que les cours soient au plus haut, ce qui confirme que cette hausse profitait surtout aux pétroliers mais aussi à l’État. « La remise pourrait passer de 18 à 30 centimes d’euros en septembre, et en octobre puis passer à 10 en novembre et 10 en décembre », a détaillé le ministre. Avec la remise de 20 centimes à la pompe annoncée vendredi par TotalEnergies, « vous auriez dans certaines stations services en France un carburant à 1,5 euros », un seuil défendu par LR, a-t-il poursuivi.

Le géant pétrolier a promis une remise à la pompe de 20 centimes par litre entre septembre et novembre (puis 10 centimes jusqu’à la fin de l’année), devant la menace brandie par les députés d’une taxe sur les « superprofits ». Bruno Le Maire a également proposé aux députés LR le « report » de l’indemnité carburant transport (ICT), ciblée sur les gros rouleurs et les classes populaires, mais critiquée par la droite qui réclame une mesure « généralisée ».

Bruno Le Maire a également évoqué une mesure spécifique pour les « petites stations rurales », disposition également réclamée par les LR. Le groupe LR, satisfait par ces annonces, a retiré ses amendements, ouvrant la voie à une adoption de la remise.

La neutralité carbone remise en cause par la crise économique

La   neutralité carbone Remise en cause par la crise économique

La neutralité carbone visée notamment en France pour 2050 pourrait bien être fortement remise en cause par la crise économique actuelle caractérisée par un retour à des énergies polluantes pour compenser le manque de gaz et d’électricité. En octobre 2021, bien avant la guerre en Ukraine, le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité RTE avait en effet publié une vaste étude intitulée « Futurs Energétiques 2050 », qui dégageait six voies possibles pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Un papier de la tribune c’est le point de la question. (Extraits)

 

 

En octobre 2021, bien avant la guerre en Ukraine, le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité RTE avait en effet publié une vaste étude intitulée « Futurs Energétiques 2050 », qui dégageait six voies possibles pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Celle-ci fait désormais référence au sein de l’exécutif. Seulement voilà : la nouvelle configuration géopolitique pourrait bien remettre en cause ses conclusions, et par-là même les décisions politiques qui s’appuient sur celles-ci.

De fait, l’étude, qui affirme que le coût complet du système électrique devrait passer de 45 milliards d’euros par an à 60 à 80 milliards d’ici à la moitié du siècle, retient des paramètres aujourd’hui incertains. En effet, son cadrage se fonde sur un « contexte mondial relativement favorable », avec des hypothèses de croissance continue de l’économie (+1,4% par an entre 2021 et 2050) et une « absence de tensions particulières sur les approvisionnements en matières et composants nécessaires au développement de nouvelles infrastructures énergétiques », peut-on lire dans l’épais rapport.

Or, ces derniers mois, les perspectives de la Banque mondiale se sont assombries, les cours des hydrocarbures ont bondi (entraînant dans leur sillage celui de l’électricité), et les coûts de production des énergies renouvelables sont repartis à la hausse, après des années de baisse continue. Autant d’imprévus qui ont pris de court les gouvernements du monde entier, y compris en France, où la majorité a changé de braquet : de sa stigmatisation en 2020 des « Amish » et « Khmers verts » prônant un retour à la « lampe à huile », Emmanuel Macron a appelé l’ensemble des Français à la « sobriété énergétique » dans son entretien du 14 juillet.

Dans ces conditions, l’éventuelle persistance ou aggravation de ces tensions pourraient remettre en cause les conditions de financement pour assurer la transition énergétique, la disponibilité des matières premières et l’importation de certains composants à bas coûts considérées dans le cadre de « Futurs Energétiques 2050 ».

« Il est nécessaire de s’interroger de sa robustesse vis-à-vis de ce contexte global plus adverse, qui ne peut pas être exclu vu d’aujourd’hui », notait RTE début 2022.

Et pour cause, un tel contexte macroéconomique « peut changer les coûts complets annualisés [par rapport à l'étude de référence, ndlr], en fonction de l’évolution des prix des pylônes, des câbles ou des raccordements », explique une source en interne. Autrement dit, en fonction de l’amplitude de l’effet des hausses de prix des combustibles et matières premières, les projections de coûts des technologies pourraient s’éloigner de la fourchette initialement considérée.

De fait, au niveau mondial, « des batteries aux panneaux solaires et aux éoliennes, les tendances rapides de réduction des coûts observées au cours de la dernière décennie se sont pour la plupart inversées en 2021, avec des prix des éoliennes en hausse de 9% », soulignait l’Agence internationale de l’énergie (AIE) le 18 mai dans une note intitulée « Les minéraux critiques menacent une tendance de plusieurs décennies à la baisse des coûts des technologies énergétiques propres ». Récemment, les développeurs de champs éoliens ou solaires ont d’ailleurs alerté sur cette hausse, affirmant subir des tarifs d’achat d’électricité fixes désormais beaucoup trop éloignés de leurs coûts de production réels.

Pour mieux comprendre les implications, le gestionnaire du réseau prépare ainsi une variante à son étude, appelée « Mondialisation contrariée ». Celle-ci ne devrait voir le jour que d’ici à 2023, mais RTE envisage d’ores et déjà deux types d’issues en cas de situation mondiale dégradée.

La  transition énergétique pourrait rester possible « au prix de répercussions négatives » sur le « pouvoir d’achat des ménages, avec une baisse des consommations d’énergie sous la contrainte » et « possiblement de sécurité d’approvisionnement électrique », explique le gestionnaire.

 

Conjoncture Europe: La croissance encore remise en cause

Conjoncture Europe: La croissance encore  remise en cause

 

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Europe: La croissance remise en cause

Europe: La croissance remise en cause

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

La remise en cause du tout voiture

La remise en cause du tout voiture

Directrice générale de Saemes, Ghislaine Geffroy, était l’invitée, le 26 avril à 18h45, de BFM Île-de-France et de La Tribune dans le cadre de l’émission « Bonsoir l’Île-de-France ». La gestionnaire de places de stationnement en sous-sol et en surface y souligne que « le modèle économique n’est plus le même qu’il y a quarante ans ».

 

« Après des années de tout-voiture, nous assistons à une vraie rupture liée aux politiques de protection de l’environnement et de la santé des citoyens », déclare Ghislaine Geffroy.

« Le citoyen-lambda a pris conscience qu’il y avait autre chose que la voiture thermique », ajoute-t-elle.

A la tête d’une société d’économie mixte qui gère en sous-sol comme en surface des places de stationnement, et dont la ville de Paris est l’actionnaire majoritaire, Ghislaine Geoffroy admet que « le modèle économique n’est plus le même qu’il y a quarante ans ». Par exemple, il y a dix-quinze ans, personne ne parlait de voiture électrique, alors qu’aujourd’hui, c’est la voiture la plus achetée.

La directrice générale de Saemes « s’adapte » donc à cette nouvelle donne. Sous la place de la Madeleine, elle vient ainsi d’ouvrir, en partenariat avec TotalEnergies, un parking de près de 1.000 places, dont la moitié sont équipées de bornes de recharges électriques.

L’obligation légale est de 5%, mais nous sommes largement au-dessus. Nous couvrons tous nos parkings avec un taux d’équipement qui avoisine les 20, 30 voire 50% », assure Ghislaine Geffroy.

Trois offres sont ainsi proposées: de la recharge lente pour quelques heures ou la nuit, de la recharge un peu plus rapide le temps de faire quelques courses, ou de la recharge « ultra-rapide » où l’automobiliste  »vient comme il remplit son réservoir ».

« Le prix n’est évidemment pas le même et dépend aussi bien du prix de l’électricité – une variable que l’on maîtrise moins en ce moment – que du coût d’amortissement des équipements mis en place », poursuit la directrice générale de Saemes.

Climat : une remise en cause de fait de la taxation du carbone

Climat : une remise en cause de fait de la taxation du carbone 

Les deux économistes Cédric Durand et Etienne Espagne plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur d’une planification écologique, alors que les gouvernements font tous face à une augmentation massive des prix de l’énergie.

 

De fait la taxation du carbone a montré ses limites puisque les prix des énergies se sont envolés bien au-delà de la taxe carbone sans que cela modifie les comportements. La preuve sans doute que la question de la régulation du carbone est complexe et ne peut se réduire à une histoire de taxation NDLR

 

Tribune.

 

La campagne électorale qui s’achève aura au moins permis une clarification importante. En reprenant le concept de planification écologique défendu par Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a pu surprendre. Et pour cause, au moment où le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) confirme ses prévisions alarmantes dans son 6e rapport, le président, qui se représente, constate par cette déclaration inattendue l’impasse de la stratégie suivie jusqu’alors en matière de politique climatique. La volonté de confier au marché le soin de coordonner la transition énergétique n’a pas permis de faire bifurquer nos systèmes de production et de consommation. Les réactions économiques en chaîne de la guerre en Ukraine donnent une occasion tragique de mieux en comprendre les raisons.

L’augmentation massive des prix de l’énergie qui a suivi l’attaque sur l’Ukraine a instauré une taxe carbone de fait. Et le montant de celle-ci pourrait être encore accru si des mesures supplémentaires étaient prises d’un côté ou de l’autre pour réduire les importations d’hydrocarbures russes. Or, quel est l’effet de ce choc de prix ? Loin d’accélérer la transition, celui-ci l’a au contraire ralentie, ouvrant la perspective catastrophique d’une décennie perdue pour le climat. La Commission européenne, qui s’apprêtait à déployer les différentes composantes de son pacte vert (Green Deal), est aujourd’hui occupée à accroître les livraisons de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. De leur côté, les gouvernements nationaux multiplient les subventions pour amortir la hausse des carburants, tandis que l’on envisage le redémarrage de centrales à charbon. Les pays en développement voient leur capacité d’action climatique réduite en cendres par le double impact de la crise due au Covid et des effets indirects de la crise ukrainienne. Minimiser à tout prix les conséquences de la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières devient le nouveau mantra. Pour le prix du carbone, la guerre en Ukraine est un enterrement qui ne dit pas son nom.

Fixer un prix au carbone pour régler le problème du changement climatique. Cette idée est un lieu commun parmi les économistes et la principale politique défendue en la matière. Ainsi, en 2021, 64 instruments de tarification du carbone sont déployés dans le monde, couvrant plus du cinquième des émissions. Certes, la grande majorité d’entre eux se situent à des niveaux très faibles, de sorte qu’ils ne modifient substantiellement ni les investissements des entreprises ni le comportement des consommateurs. Mais lorsque le prix atteint des niveaux significatifs – et donc qu’ils produisent des effets économiques tangibles –, les processus d’ajustement sont si violents qu’ils sont le plus souvent inacceptables.

Carburant : une remise jusqu’à 0,18 € très politique le 1er avril

Carburant : une remise jusqu’à 0,18 € très politique le 1er avril

 

Il est clair d’abord que la remise de 15 à 0,18 € sera très insuffisante pour compenser des prix montés  jusqu’à deux euros pour le carburant (sans parler du prix du fioul qui s’envole aussi). Le caractère politique est évident puisque cette remise s’appliquera à partir du 1er avril soit quelque jour seulement avant les élections.

Pour un peu le gouvernement aurait pu choisir la veille du scrutin !

Économiquement et énergiquement il n’y a rien de cohérent dans cette mesure. Pourquoi le 1er avril sinon à proximité des élections et pourquoi quatre mois alors qu’on ne connaît pas du tout l’évolution des cours et son influence sur l’inflation et le pouvoir d’achat. Une vraie politique de gribouille.

La remise à la pompe promise par le gouvernement sera de 15 à 18 centimes TTC par litre de carburant. La mise en œuvre de cette remise sera effective vendredi prochain selon un décret attendu samedi. Elle ira jusqu’à 18 centimes d’euros pour les consommateurs de l’Hexagone, a annoncé vendredi 25 mars le ministère de la Transition écologique à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

Cette différence s’explique par le montant de la TVA appliquée dans les différents territoires français, a précisé le ministère. Face à l’envolée des prix du carburant, à moins d’un mois de la présidentielle, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé à la mi-mars cette remise à la pompe, à partir du 1er avril et pendant quatre mois.« Nous avons voulu que la remise à la pompe de 15 centimes par litre de carburant s’applique à tous. La remise est calculée sur une base de 15 centimes hors-taxe, ce qui explique que les remises soient différentes selon le montant de la TVA appliquée aux produits pétroliers », a ajouté le ministère.

 

Remise en cause du verdissement de la politique agricole ?

Remise en cause du verdissement de la politique agricole ?

 

Face à la guerre en Ukraine, la tentation est forte de renoncer aux objectifs de verdissement de l’agriculture européenne. Comme le rappellent près de 200 scientifiques, le conflit montre au contraire toutes les limites de nos systèmes productifs actuels, explique dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».

 

Chronique.

 

Lorsque les cours sont au plancher, il faut produire le plus possible pour éviter la ruine ; lorsqu’ils s’envolent, il faut produire le plus possible pour rafler la mise. La guerre en Ukraine n’est pas perdue pour tout le monde et ce ne sont pas les vendeurs de bicyclettes qui en tirent, ces jours-ci, le meilleur profit.

Depuis le début du conflit, les lobbys agro-industriels ont poussé leurs arguments avec un succès éclatant. Jusqu’à remettre en cause, en France au moins, la stratégie « Farm to Fork » (« de la ferme à la fourchette »), le volet agricole du Pacte vert de la Commission européenne. Le président candidat Emmanuel Macron l’a annoncé jeudi 17 mars : le projet de verdissement de l’agriculture européenne sera « adapté » à l’aune de la crise. Le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, ayant déjà annoncé la fin des jachères en France, on peut s’attendre à ce que cette adaptation s’apparente à une volonté de démantèlement en bonne et due forme.

 

Réduction des pesticides et des engrais de synthèse, sortie progressive de l’élevage industriel, augmentation des surfaces cultivées en agriculture biologique : tout cela nous mènerait à une « décroissance » incompatible avec la crise ukrainienne. « Nous demandons à pouvoir produire plus », a exigé Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le 3 mars sur Franceinfo. « L’Europe ne peut en aucun cas se permettre de produire moins », a obtempéré, deux semaines plus tard, M. Macron.

Cela semble tomber sous le sens. Plus d’un quart des exportations mondiales de blé venant de Russie et d’Ukraine, il paraît à première vue criminel de ne pas chercher à produire plus, d’être non autonome et de ne pas nourrir le monde affamé, en particulier les pays du Sud, dont l’approvisionnement en blé dépend de l’hémisphère Nord. Ce narratif plein d’humanité a le mérite d’être facile à comprendre. Mais, hélas !, il est faux.

 

Un obstacle majeur à l’approvisionnement des pays du Sud en céréales est, outre les quantités disponibles, leurs prix. Or ceux-ci sont fixés par les marchés. Ces dernières semaines, l’emballement des cours des matières premières agricoles a été inédit et il a, jusqu’à présent, eu bien plus à voir avec l’affolement et/ou la spéculation qu’avec de réelles pénuries. Ce qui motive l’agro-industrie à produire plus – c’est-à-dire les cours élevés – est donc exactement ce qui entrave l’accès des plus pauvres à la nourriture.

Economie: Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Economie: Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Inévitablement la guerre en Ukraine va amener à revoir de façon drastique les perspectives de croissance. Ce que compte faire le fonds monétaire international. En cause d’abord l’influence de l’inflation qui ne cesse de dériver et qui va impacter le pouvoir d’achat des ménages ( Les dépenses d’énergie pourrait augmenter de 50 %) ,  des entreprises et au-delà la croissance. Le renchérissement des prix concerne les matières premières industrielles mais aussi alimentaires. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la tendance haussière va encore s’accélérer et plomber l’activité. Théoriquement la croissance mondiale devait être de l’ordre de 4,4 % (4 % pour la France. ). Une croissance qui pourrait bien être divisée par deux  et même davantage en Europe.

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu’un défaut de paiement de la Russie n’était plus «improbable».Le FMI et la Banque mondiale tiendront en mode virtuel leurs réunions de printemps la semaine du 18 avril. «Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l’Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l’impact probable sur nos perspectives de l’économie mondiale», a-t-elle déclaré lors d’une table-ronde avec quelques journalistes. «Nous viendrons le mois prochain avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale», a-t-elle ajouté.

Un défaut de paiement de la Russie «n’est plus un événement improbable», a-t-elle poursuivi, tout en notant que le problème n’était pas la disponibilité de l’argent mais l’incapacité de l’utiliser depuis que le pays a été coupé du système financier mondial. «Je ne vais pas spéculer sur ce qui peut ou non arriver, mais juste dire que nous ne parlons plus du défaut de paiement de la Russie comme d’un événement improbable», a-t-elle encore commenté.

Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

inévitablement la guerre en Ukraine va amener à revoir de façon drastique les perspectives de croissance. Ce que compte faire le fonds monétaire international. En cause d’abord l’influence de l’inflation qui ne cesse de dériver et qui va impacter e pouvoir d’achat des ménages ( Les dépenses d’énergie pourrait augmenter de 50 %) ,  des entreprises et au-delà la croissance. Le renchérissement des prix concerne les matières premières industrielles mais aussi alimentaires. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la tendance haussière va encore s’accélérer et plomber l’activité. Théoriquement la croissance mondiale devait être de l’ordre de 4,4 % (4 % pour la France. ). Une croissance qui pourrait bien être divisée par deux  et même davantage en Europe.

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu’un défaut de paiement de la Russie n’était plus «improbable».Le FMI et la Banque mondiale tiendront en mode virtuel leurs réunions de printemps la semaine du 18 avril. «Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l’Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l’impact probable sur nos perspectives de l’économie mondiale», a-t-elle déclaré lors d’une table-ronde avec quelques journalistes. «Nous viendrons le mois prochain avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale», a-t-elle ajouté.

Un défaut de paiement de la Russie «n’est plus un événement improbable», a-t-elle poursuivi, tout en notant que le problème n’était pas la disponibilité de l’argent mais l’incapacité de l’utiliser depuis que le pays a été coupé du système financier mondial. «Je ne vais pas spéculer sur ce qui peut ou non arriver, mais juste dire que nous ne parlons plus du défaut de paiement de la Russie comme d’un événement improbable», a-t-elle encore commenté.

Allemagne : une remise en cause des choix énergétiques

Allemagne : une remise en cause des choix énergétiques 

Alors que son développement s’accommodait de la situation, le conflit oblige Berlin à revoir sa politique.(papier du Monde)

Analyse.

 

L’Allemagne a changé d’époque. En quelques jours, la quatrième économie du monde a pris la mesure du caractère intenable de sa politique extérieure : après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, force est de constater que les échanges commerciaux et l’interdépendance économique entre Etats ne suffisent pas pour assurer la paix et la sécurité. C’est le message délivré par le chancelier social-démocrate Olaf Scholz, les ministres écologistes et libéraux démocrates (FDP) de sa coalition, ainsi que par les chrétiens-démocrates, dimanche 27 février au Bundestag, au cours d’une session historique.

C’est une césure majeure dans la compréhension allemande de son rôle sur la scène internationale. Géant économique grâce à ses exportations, mais acteur géopolitique réservé et surtout pacifiste, l’Allemagne s’était habituée depuis la fin de la seconde guerre mondiale à profiter d’une paix et d’une sécurité largement garanties par d’autres. Elle s’était convaincue qu’un pays avec qui elle entretenait des relations commerciales solides ne pourrait trahir sa confiance et qu’il se mettrait, à terme, sur la voie de la démocratie. Les Verts et les sociaux-démocrates défendaient l’idée selon laquelle le meilleur moyen de garantir la paix était de ne pas participer à la guerre et à l’effort d’armement. Une sorte d’évitement, par l’économie et la morale, des tendances les plus sombres de la géopolitique mondiale.

Cette doctrine, appelée « Wandel durch Handel » (« le changement par le commerce »), dominait la politique extérieure. Elle était d’autant plus facile à porter que le pays a largement profité économiquement de deux facteurs exceptionnels ces vingt dernières années : le fort appétit chinois pour les voitures et les machines made in Germany et l’abondance des hydrocarbures russes bon marché, livrés par pipeline. L’interdépendance, répétait-on dans les milieux d’affaires, est une composante normale d’un modèle économique très ouvert sur l’extérieur.

Tout cela a été balayé par les bombardements de Kiev et les images des Ukrainiens luttant pour leur liberté, à deux heures d’avion de Berlin. Non sans émotion, les députés allemands de gauche comme de droite les plus attachés au Wandel durch Handel ont fait, dimanche, acte de contrition. Les grands partis ont soutenu le plan de renforcement de 100 milliards de l’armée allemande, financé par un crédit exceptionnel, ainsi que la décision de porter à 2 % du PIB le budget allemand de la défense. Les sanctions vont toucher l’économie et ses fondements. Ce renversement des priorités de l’Allemagne va sans doute entraîner un réexamen de sa dépendance aux exportations vers la Chine. Le patronat le reconnaît lui-même : les échanges économiques ne peuvent plus être indépendants de la géopolitique.

 

Remise en cause de la région Grand Est : 92,4 % des Alsaciens approuvent

Remise en cause de la région Grand Est : 92,4 % des Alsaciens approuvent

Il est clair que nombre de régions administratives ne reposent sur aucun critère pertinent économique, social ou  culturel. Nos régions n’ont d’ailleurs jamais été de véritables zones  économiques mais des espaces hybrides coincés entre l’État et les départements notamment. La plus grande incohérence est sans doute celle du rattachement de l’Alsace à cette région plus ou moins fantôme du Grand Est. Sur près de 150 000 votants, le « oui » à une sortie de la collectivité territoriale alsacienne de la région Grand-Est a été plébiscité à 92,4 %.

Le département du Bas-Rhin compte pour 60,4 % des « oui » exprimés par bulletins. Malgré le manque de participation et le clivage géographique, le président du CEA y croit.La collectivité européenne d’Alsace  (CEA) au sein des régions et départements de France. La collectivité européenne d’Alsace (CEA) est une collectivité territoriale française, qui voit le jour le 1er janvier 2021 . Elle résulte de la fusion des collectivités départementales du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. « Les citoyens sont attentifs à l’efficacité de cette participation citoyenne. Ils veulent que cela se traduise par une décision. Je demanderai donc au président de la République qui sera élu en avril 2022 de respecter leur volonté », affirme-t-il au Monde.

La CEA compte s’appuyer sur la légitimité du nombre pour défendre ses positions auprès du gouvernement. En clair, il est question de pouvoir et d’argent. Frédéric Bierry mise sur le retour de compétences régionales à la CEA, notamment la compétence économique, la formation ou encore l’enseignement supérieur. De quoi tenter de regagner en grade sans forcer l’exécutif à préparer un énième big bang territorial ? Une tentative d’ouvrir la brèche, donc ?

Ukraine: Poutine craint surtout la remise en cause de son pouvoir autocratique

Ukraine: Poutine craint surtout la remise en cause de son pouvoir autocratique

 

À travers les tensions d’Ukraine créées  par Poutine, il y a bien entendu des enjeux de défense. Mais Poutine craint par-dessus tout que le régime démocratique de Kiev contamine la Russie et son propre pouvoir autocratique estime la politiste Marie Mendras, dans une tribune au « Monde ».

 

En Europe, nous vivons depuis plusieurs mois au rythme des menaces de guerre en Ukraine. Et nous devons nous préparer à tenir ce rythme pendant encore de longs mois. L’insécurité permanente est l’ultime tactique du Kremlin.

Le tête-à-tête de cinq heures entre le président français et le président russe, le 7 février, au Kremlin, a permis de démontrer clairement la nature du problème. Nous ne sommes pas confrontés à une crise ukrainienne, mais à une crise russe. C’est la dérive autoritaire et agressive du régime Poutine qui met en danger la sécurité des Ukrainiens, de tous les Européens, ainsi que l’avenir des Russes.

Face à Emmanuel Macron, Vladimir Poutine n’a pas bougé de sa position, cimentée autour du déni de l’intervention armée en Ukraine depuis 2014 et d’une inversion du récit. Il a répété que l’Ukraine est l’agresseur, et que l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) menace la Russie puisqu’elle soutient Kiev. L’homme est enfermé dans ses assertions et ses émotions, et refuse tout compromis, car c’est à l’autre de faire des concessions. Ses propos sont parfois incohérents. Il a affirmé que si l’Ukraine entrait dans l’OTAN, ce serait pour entraîner les Alliés dans une guerre contre la Russie, afin de récupérer la Crimée (annexée en mars 2014, juste avant l’intervention au Donbass [dans l’est de l’Ukraine]). Or, la question aujourd’hui n’est pas l’adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique, mais le retrait des forces russes massées à la frontière ukrainienne.

Hystérie guerrière

Dans le tohu-bohu des invectives et des menaces, des bruits de botte et des exercices militaires, Vladimir Poutine s’était tu pendant près de six semaines, du 22 décembre 2021 au 1er février dernier. Il avait laissé les rennes de la communication aux patrons des services de sécurité, au ministre de la défense, au président de la Douma [la chambre basse du Parlement russe] – tous des anciens camarades du KGB [les services de renseignements soviétiques] –, ainsi qu’aux diplomates et propagandistes des médias. Ces serviteurs zélés ont entretenu une tonitruante hystérie guerrière. Mais ils n’ont pas autorité pour conduire la politique étrangère. Vladimir Poutine a dû sortir de son silence et reprendre les échanges que les Occidentaux exigeaient.

 

Cet épisode révèle une grande vulnérabilité du pouvoir poutinien. La prise de décision est opaque. Les institutions ne participent plus au processus de décision sur les questions de sécurité, depuis déjà des années. La réflexion stratégique est inexistante, en l’absence d’un débat critique et informé au Kremlin. Le chef s’isole, n’écoute plus que ceux qui vont dans son sens. L’un de ses proches, l’oligarque Evgueni Prigojine, finance les mercenaires Wagner [issus d’une société militaire russe privée], notamment au Mali.

Avec la pandémie une remise en cause de toutes les prévisions économiques

Avec la pandémie une remise en cause de toutes les prévisions économiques

 

 

Récemment l’OCDE avait légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2021 en raison de la montée de la pandémie.

Il est clair cependant que toutes les projections économiques avancées par les différents instituts seront remises en cause du fait des incidences du variant omicron qui touche toutes les zones mondiales.

Pour l’année 2021 la percée du variant omicron aura peu d’influence sur les prévisions puisque l’année est pratiquement faite; par contre; il faudra compter entre un point et deux  de croissance en moins en 2022 selon les zones. Ainsi par exemple en France on compte sur une croissance de 4,2 % d’après l’OCDE mais la perspective pourrait être seulement de 3 %.

D’après les prévisions revues en baisse début décembre par l’OCDE L’économie mondiale pourrait croître de 5,6% cette année, , soit un recul de 0,1 point comparé aux précédentes prévisions de septembre. Elle évoque «des réalités économiques très différentes» entre régions et estime que «la reprise restera précaire» tant que l’on ne distribuera pas les vaccins partout dans le monde.

. Selon elle, ces écarts de croissance sont le reflet des inégalités dans les systèmes de santé, les politiques publiques, les pénuries de travailleurs dans certains secteurs, et une hausse des prix «plus durable qu’anticipé». Pour la zone euro, l’OCDE prévoit un léger recul de sa prévision de croissance 2021 à 5,2%.

Elle table par contre sur une amélioration pour la France avec un PIB en progression de 6,8% cette année (+0,5 point) et 4,2% l’an prochain (+0,2), et pour l’Italie respectivement en progression de 6,3% (+0,4 point) et 4,6% (+0,5). L’Allemagne subit de son côté «des pénuries de matériaux clés» pour son industrie et voit sa prévision reculer de 0,5 point l’an prochain à 4,1% mais se stabiliser à 2,9% cette année.

Concernant les Etats-Unis, l’OCDE a de nouveau révisé ses attentes en baisse, cette fois à 5,6% de croissance cette année et 3,7% l’an prochain.

 

L’OCDE insiste sur le fait que toutes les conséquences négatives de l’embellie de la pandémie ne peuvent être pris en compte à ce stade mais qu’elles auront forcément un impact sur l’activité. La vérité sans doute ce qu’il est aujourd’hui impossible de quantifier les éventuels conséquences d’une pandémie dans le développement pourrait devenir incontrôlable en tout cas qui pourrait affecter durement la croissance.

Avec Omicron une remise en cause de toutes les prévisions économiques

Avec Omicron une remise en cause de toutes les prévisions économiques

 

 

Récemment l’OCDE avait légèrement revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2021 en raison de la montée de la pandémie.

Il est clair cependant que toutes les projections économiques avancées par les différents instituts seront remises en cause du fait des incidences du variant omicron qui touche toutes les zones mondiales.

Pour l’année 2021 la percée du variant omicron aura peu d’influence sur les prévisions puisque l’année est pratiquement faite; par contre; il faudra compter entre un point et deux  de croissance en moins en 2022 selon les zones. Ainsi par exemple en France on compte sur une croissance de 4,2 % d’après l’OCDE mais la perspective pourrait être seulement de 3 %.

D’après les prévisions revues en baisse début décembre par l’OCDE L’économie mondiale pourrait croître de 5,6% cette année, , soit un recul de 0,1 point comparé aux précédentes prévisions de septembre. Elle évoque «des réalités économiques très différentes» entre régions et estime que «la reprise restera précaire» tant que l’on ne distribuera pas les vaccins partout dans le monde.

. Selon elle, ces écarts de croissance sont le reflet des inégalités dans les systèmes de santé, les politiques publiques, les pénuries de travailleurs dans certains secteurs, et une hausse des prix «plus durable qu’anticipé». Pour la zone euro, l’OCDE prévoit un léger recul de sa prévision de croissance 2021 à 5,2%.

Elle table par contre sur une amélioration pour la France avec un PIB en progression de 6,8% cette année (+0,5 point) et 4,2% l’an prochain (+0,2), et pour l’Italie respectivement en progression de 6,3% (+0,4 point) et 4,6% (+0,5). L’Allemagne subit de son côté «des pénuries de matériaux clés» pour son industrie et voit sa prévision reculer de 0,5 point l’an prochain à 4,1% mais se stabiliser à 2,9% cette année.

Concernant les Etats-Unis, l’OCDE a de nouveau révisé ses attentes en baisse, cette fois à 5,6% de croissance cette année et 3,7% l’an prochain.

 

L’OCDE insiste sur le fait que toutes les conséquences négatives de l’embellie de la pandémie ne peuvent être pris en compte à ce stade mais qu’elles auront forcément un impact sur l’activité.

Croissance : : remise en cause des prévisions économiques du FMI

Croissance : : remise en cause des prévisions économiques du FMI

 

Le FMI avait déjà revu en baisse ses prévisions le 12 octobre après avoir constaté un certain tassement dans certaines zones . Le Fonds monétaire international envisage de réviser à nouveau en baisse ses prévisions de croissance mondiale en raison du nouveau variant Omicron qui se répand dans le monde, a indiqué vendredi la directrice générale de l’institution.

Compte tenu des risques les prévisions du FMI avait déjà été modifiées le 12 octobre 2021 .

Le  FMI avait  abaissé la prévision de croissance 2021 de la première économie du monde à 6%, contre 7% en juillet. Mais elle l’a révisé en hausse pour 2022, à 5,2%, en prenant en compte les projets de dépenses pharaoniques prévues par l’administration Biden, de plusieurs milliers de milliards de dollars.

À l’inverse, le Fonds a révisé en hausse sa prévision de croissance 2021 pour la zone euro (+0,4 point à 5%). Mais là encore, les disparités sont grandes avec une hausse de son estimation de croissance pour la France qui a accéléré la vaccination de sa population (+0,5 point à 6,3%) et une baisse pour celle de l’Allemagne qui pâtit de la pénurie des semi-conducteurs (-0,5 point à 3,1%).

Pour 2022, le FMI prévoyait sur une croissance mondiale inchangée à 4,9%. Devant les risques du nouveau variant omicron, la directrice du FMI a prévenu hier que l’organisation internationale était susceptible de réviser encore à la baisse ces différentes prévisions. Selon certaines hypothèses, la révision pourrait être d’un point en baisse en moyenne.

Croissance et Omicron: : remise en cause des prévisions économiques du FMI

Croissance et Omicron: : remise en cause des prévisions économiques du FMI

 

Le FMI avait déjà revu en baisse ses prévisions le 12 octobre après avoir constaté un certain tassement dans certaines zones . Le Fonds monétaire international envisage de réviser à nouveau en baisse ses prévisions de croissance mondiale en raison du nouveau variant Omicron qui se répand dans le monde, a indiqué vendredi la directrice générale de l’institution.

Compte tenu des risques les prévisions du FMI avait déjà été modifiées le 12 octobre 2021 .

Le  FMI avait  abaissé la prévision de croissance 2021 de la première économie du monde à 6%, contre 7% en juillet. Mais elle l’a révisé en hausse pour 2022, à 5,2%, en prenant en compte les projets de dépenses pharaoniques prévues par l’administration Biden, de plusieurs milliers de milliards de dollars.

À l’inverse, le Fonds a révisé en hausse sa prévision de croissance 2021 pour la zone euro (+0,4 point à 5%). Mais là encore, les disparités sont grandes avec une hausse de son estimation de croissance pour la France qui a accéléré la vaccination de sa population (+0,5 point à 6,3%) et une baisse pour celle de l’Allemagne qui pâtit de la pénurie des semi-conducteurs (-0,5 point à 3,1%).

Pour 2022, le FMI prévoyait sur une croissance mondiale inchangée à 4,9%. Devant les risques du nouveau variant omicron, la directrice du FMI a prévenu hier que l’organisation internationale était susceptible de réviser encore à la baisse ces différentes prévisions. Selon certaines hypothèses, la révision pourrait être d’un point en baisse en moyenne.

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