Archive pour le Tag 'remaniement'

Remaniement : surtout du replâtrage

Remaniement : surtout du replâtrage

 

 

Après deux semaines d’attente, de tension aussi entre le président et le Premier ministre le remaniement ressemble surtout à du replâtrage. Il y aura encore une bardée de sous ministre qui ne servent pas à grand-chose. Par parenthèse,  Macron avait prévu de réduire le gouvernement à une quinzaine de membres alors qu’ils sont au moins une trentaine ! Pour le reste, on  retiendra surtout le remplacement de Gérard Collomb, ministre de l’intérieur par l’homme à tout faire, fidèle de Macron, à savoir Christophe Castaner. L’ancien secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement qui est aussi responsable du parti en marche se voit confier le ministère stratégique de l’intérieur. L’opposition entre Macron Édouard Philippe portait surtout sur ce poste. Le premier ministre aurait souhaité un responsable de droite et plus particulièrement Darmanin. On a aussi remplacé le ministre de l’agriculture et la ministre de la culture. Le MoDem obtient quelques postes supplémentaires. Au total le nouveau gouvernement ressemble fort à l’ancien. On se demande bien pourquoi il a fallu 15 jours pour aboutir à un changement qui n’en est pas vraiment un. Le changement se limite à quelques arrivées, quelques changements de titres et le jeu des chaises musicales pour certains. Il est vraisemblable que comme dans gouvernement précédent les trois quarts des ministres resteront inconnus de l’opinion publique. En cause, le faite que beaucoup ne servent à rien et que le gouvernement est cadenassé par Macron.

Les entrées :

● Franck Riester, président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale, devient ministre de la Culture en remplacement de Françoise Nyssen.

● Didier Guillaume, sénateur RDSE, devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en remplacement de Stéphane Travert.

 

 Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, devient secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement en remplacement de Christophe Castaner.

 

● Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques chez Danone, devient secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

● Christelle Dubos, députée LaREM de Gironde, devient secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.

● Agnès Pannier-Runacher, directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en remplacement de Delphine Gény-Stephann.

● Gabriel Attal, député LaREM des Hauts-de-Seine, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation et de la Jeunesse.

 

 Laurent Nuñez, directeur général de la Sécurité intérieure (DGSI), devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Remaniement : Bussereau aussi refuse

Remaniement : Bussereau aussi refuse

 

La principale raison qui explique qu’on joue les prolongations pour la constitution du nouveau gouvernement c’est  que la plupart des grandes personnalités politiques de gauche comme de droite refusent  d’y entrer. Aujourd’hui on apprend que c’est l’expérimenté Dominique Bussereau (ancien ministre des transports, ancien ministre de l’agriculture, président de l’association des conseils départementaux) qui considère que les conditions ne sont pas remplies. Dominique Bussereau aurait notamment souhaité la création d’un grand ministère des collectivités locales pour être en cohérence avec les orientations des associations d’élus locaux. Ce qui supposait évidemment de disposer de moyens conséquents notamment financiers au service de l’aménagement du territoire. Mais on connaît la ligne politique de Macron qui consiste surtout à privilégier le développement d’une vingtaine de grandes métropoles où l’on concentrera 90 % de la population. Le reste du territoire étant condamné à une certaine désertification économique et sociale. Si nombre de personnalités refusent ainsi d’entrer gouvernement, c’est sans doute aussi par prudence du fait de la perte de crédibilité de Macron. Il y a en plus des oppositions assez nettes à la fois sur les orientations générales mais aussi sur la méthode très bonapartiste de Macron. Le retard observé pour la recomposition gouvernementale est dû également aux oppositions entre Édouard Philippe et Macron. Édouard Philippe souhaiterait, lui, recruter des responsables du centre droit tandis que Macron voudrait rééquilibrer à gauche, aussi continuer de recruter des techniciens qui lui seront fidèles parce qu’ils lui doivent tout.

 

Remaniement : Macron, un amateur !

Remaniement : Macron, un amateur !

Avec le temps, on s’aperçoit que notre jeune président de la république  été bien mal préparé pour  exercer une si haute responsabilité. On objectera que des présidents  exercent  à l’étranger mais la plupart s’appuient  sur des forces sociales et politiques alors que Macron, lui, est sorti de nulle part. Pas tout à fait de nulle part mais des milieux financiers qui l’ont poussé d’abord pour entrer chez Rothschild ensuite à l’Élysée auprès de François Hollande comme candidat à la présidence de la république. Le problème est que Macron est isolé. Il n’a aucune expérience politique, aucune légitimité sociale et même en matière  économique, Macron ne connaît rien ; il n’a fait  que des études littéraires et doit tout à son carnet d’adresses d’énarque.  . en outre, son tempérament bonapartiste le conduit à éliminer tout concurrent pouvant lui faire de l’ombre.  Il ne sait pas comment remplacer le ministre de l’intérieur. . Emmanuel Macron a justifié ce délai, sans s’en prendre cette fois « aux journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire », comme il l’avait déclaré mercredi lors du Conseil des ministres. Un tel remaniement, « c’est important, ce sont des engagements, et donc il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme », a expliqué le chef de l’Etat dans un entretien accordé à France 24 et RFI, à l’issue du sommet de la Francophonie qui se tenait à Erevan. Quand on veut agir avec les gens, on prend le temps de bien les connaître » et « quand il s’agirait d’un gouvernement, il faudrait que les choses se fassent du jour au lendemain », comme si les choses étaient « interchangeables » et les ministres « des têtes de gondole », a-t-il en outre déploré. Mercredi, Emmanuel Macron avait déjà revendiqué, par la voix du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, de « prendre le temps » d’organiser ce chamboulement ministériel.

Remaniement : Macron recherche des socialos aux convictions molles

Remaniement : Macron recherche des socialos aux convictions molles

 

Macron  qui voudrait se défaire de cette étiquette de président des riches souhaiterait recruter dans son gouvernement davantage de socialos aux convictions molles. On leur confierait d’ailleurs des portefeuilles relativement secondaires comme c’est le cas pour Olivier Dussopt au poste de secrétaire d’État à la Fonction publique.  On pense à Juliette Méadel, l’ex-secrétaire d’État de François Hollande chargée de l’Aide aux victimes qui pourraiat s’occuper de la mise en place de l’ersatz de service militaire. Bref on pourrait créer des portefeuilles sur mesure sans véritable contenu pour donner l’impression que le gouvernement est rééquilibré à gauche.  Déjà nommée conseillère référendaire à la Cour des Comptes (une vraie gauchiste !)  en janvier dernier, Juliette Méadel pourrait donc se rapprocher encore un peu plus d’Emmanuel Macron, qu’elle a côtoyé au gouvernement sous la présidence de François Hollande. Mais sa nomination témoignerait surtout de la volonté de l’exécutif de puiser chez les vallsistes pour renforcer son aile gauche, puisque le président PS du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, a lui aussi été approché. Il assure toutefois avoir refusé la proposition.

 

Remaniement Macron « assume »

Remaniement Macron « assume »

 

« J’assume » a déclaré Emmanuel Macron lors du conseil des ministres à propos du temps pris pour remanier le gouvernement. Une expression qui ne signifie pas grand-chose. Il y a en effet deux acceptions dans la définition du verbe assumer. La plus usuelle et la plus exacte consiste à assumer une charge une fonction. Désormais assumer est utilisée à toutes les sauces, c’est aussi  accepter des évidences,  d’éventuelles conséquences ou confirmer une déclaration.  bref, c’est devenu une expression à la mode qui ne veut pas dire grand-chose mais qui est très utilisé dans le monde politique précisément pour son contenu approximatif. Pour Macron, cette expression peut aussi traduire un certain autoritarisme : « j’assume le retard car je suis le chef et je décide seul »l. Ce qui sans doute est à l’origine du retard car il semble bien qu’il y ait une opposition assez nette entre le premier ministre et le président quant au dosage politique pour le remplacement de certains. Très marqué à droite, Macron souhaiterait au moins pour l’image se rééquilibrer un peu à gauche tandis qu’Édouard Philippe lui voudrait recruter au centre-droit. Cette divergence de point de vue concerne aussi le poste stratégique de ministre de l’intérieur qui part parenthèses sera en charge des élections notamment de la définition des nouvelles circonscriptions et du charcutage habituel. Emmanuel Macron a cependant : » démenti toute contestation de sa ligne politique au sein de la majorité ou du gouvernement. Une semaine après le départ du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le chef de l’Etat a rappelé qu’il n’y avait “pas de contestation de la ligne politique au sein de majorité parlementaire ou du gouvernement”, a dit le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Remaniement : un délai pour vérifier aussi si les futurs ministres ne sont pas des voyous

Remaniement : un délai pour vérifier aussi si les futurs ministres ne sont pas des voyous

 

Si de toute évidence les délais relatifs au remaniement du gouvernement peuvent s’expliquer par des différents politiques épars des difficultés de casting ils sont également liés aux fêtes que macro voudrait éviter d’embaucher des voyous dans son gouvernement en tout cas des responsables pas trop clairs sur les questions financières. Macro se souvient qu’il a été contraint de se débarrasser rapidement de Bayrou qui comme le Front National avait confondu les financements européens avec les financements partis. Macro se souvient aussi qui avait dû retirer son titre de ministre à Richard Ferrand impliqué dans une sulfureuse affaire il a permis à sa compagne de s’enrichir à bon compte au mutuel de Bretagne dont il était le patron. Un petit boni de 500 000 € ! Il y a eu aussi des soupçons sur concernant Hulot, affaire classée sans. Macro a bien raison de se méfier de ses amis d’autant que lui-même n’est pas très clair sur sa propre situation financière. Rappelez à gagne entre avant de venir dans le gouvernement de François Hollande. Mais dans sa déclaration de patrimoine on ne retrouve plus le reste semble s’être envolé. D’autres affaires ont aussi affecté l’entourage de Macon : l’affaire de colère le secrétaire général, l’affaire de la ministre de la culture là évidemment être content de tenue de l’entourage sulfureux. Pas étonnant que le président de la république intervienne directement et avec insistance sur la nomination du procureur de Paris qui aura à traiter certaines de ses affaires “

Remaniement : des arrivées et des départs : un scoop !

Remaniement : des arrivées et des départs : un scoop !

 

Pour combler le vide, l’Élysée délivre des messages subliminaux : «  le remaniement se traduira par l’entrée et le départ de plusieurs ministres » ! La confirmation par l’Élysée constitue un événement majeur. Cette non- information témoigne à l’évidence du flottement dans la communication de l’Élysée. Après la mise à l’écart de Roger Petit qui a parlé un peu trop et surtout trop vite à propos de l’affaire Benalla,  la communication a été reprise en main par Macron avec une ligne éditoriale claire : parler pour ne rien dire mais en tout cas occuper l’espace. Même chose pour  le  retard du remaniement. Pour masquer les difficultés politiques d’un casting très complexe,   l’Elysée a expliqué qu’Emmanuel Macron voulait “prendre tout le temps nécessaire” pour former “une équipe cohérente et de qualité”. En quelque sorte Macron o donne du temps au temps. Du coup on ne sait même plus quand interviendra l’annonce du changement. Pas vraiment d’ailleurs un changement de gouvernement mais un remaniement car indique encore l’Élysée il “y aura des entrants, des sortants, et des gens qui vont peut-être changer de job à l’intérieur” du gouvernement.“Il y a des évidences sur certains postes, il y a de la recherche sur d’autres, il y a des discussions qui continuent sur des entrants”, a-t-elle ajouté. Il est par ailleurs “possible que des portefeuilles changent de périmètre, qu’il y ait des redécoupages à l’intérieur même des portefeuilles”. Bref un tissu d’évidences sans contenu informationnel qui montre en tout cas que la terreur règne aussi à l’Élysée et que les services de communication font vraiment le service minimum pour éviter toute erreur qui pourrait l’irritation du monarque républicain.

 

Gouvernement : remaniement ou bricolage

 

 

On attend évidemment avec impatience la composition du nouveau gouvernement. Pourtant un renouvellement qui ne changera sûrement pas la donne car Macron va demeurer le centre du monde politique de la majorité. C’est ce qui structure son projet et qui explique sa manière d’être Macron et seul, il le restera car il ne veut surtout pas de politiques chevronnés type Gérard Collomb disposant d’une certaine indépendance d’expression pas plus que de jeunes loups type Darmanin qui seraient t susceptible un jour de lui faire concurrence. Dès le départ, Macron a écarté les personnalités fortes et il a cadenassé toute la vie politique. Le gouvernement comportait pour l’essentiel des techniciens, le Parlement de son côté est composé en grande majorité de courtisans qui ne doivent leur élection qu’à Macron, quant au parti en marche, c’est un club de supporters, un parti virtuel. Le prochain gouvernement d’Édouard Philippe rassemblera r au précédent. Quelle que très rares personnalités et une majorité de techniciens pour mettre en œuvre avec célérité, et même soumission les orientations macroniennes. On voit bien toute la difficulté qu’éprouve Macon à recomposer un gouvernement car son choix de casting est relativement réduit. Pour preuve,  il n’a même pas été capable de remplacer le ministre de l’intérieur. À part le ministre de l’éducation nationale et peut-être de deux ou trois autres, la plupart des autres détenteurs de portefeuilles ministériels se sont surtout signalés par leur amateurisme. D’une certaine façon,  ce gouvernement, comme Macron lui-même souffrira d’être un peu hors-sol. C’est-à-dire sans base idéologique claire, surtout sans relation proche avec les réalités économiques, sociales et sociétales. Pour s’ans persuader un seul exemple, la manière dont Macron a  publiquement enterré le rapport banlieue de Borloo. Une véritable humiliation pour l’intéressé mais ce qui est plus grave la négation d’une problématique qui faute de prise en charge menace la cohésion nationale voire la sécurité. Cette question a d’ailleurs été au cœur des divergences entre macro et Gérard Collomb.

Gouvernement : un remaniement plus large pour rééquilibrer à gauche

Gouvernement : un remaniement plus large pour rééquilibrer à gauche

 

On se demande bien pourquoi il faut autant de temps pour effectuer ce mini remaniement du fait en particulier de la nomination de Castaner comme responsable de la république en marche. En faite, il ne s’agira pas d’un simple remaniement technique mais d’un remaniement un peu à l’ancienne avec la nomination de personnalités pour rééquilibrer les sensibilités politiques visant pour Macron  à se repositionner davantage à gauche. Du coup contrairement à ce qu’avait annoncé Macron,  le gouvernement pourrait être aussi pléthorique que sous les mandats précédents avec une ribambelle de secrétaires d’État qui ne servent  pas à grand-chose mais qui permettent  d’afficher des sensibilités sous représentées. On pourrait ainsi voir arriver de nouveaux ministres ou secrétaires d’État de sensibilité socialiste, écolo mais aussi des constructifs républicains afin de déstabiliser un peu plus la droite. Bref du vrai bricolage politique à l’ancienne. Le retard pour la constitution de ce gouvernement remanié tient aussi aux difficultés à vérifier l’honnêteté fiscale des personnalités sollicitées. Macron  voudrait notamment éviter un renouvellement de l’affaire Ferrand qui a permis à sa compagne de s’enrichir aux frais de la princesse lorsqu’il était directeur de la mutuelle de Bretagne. Depuis la découverte de cette affaire, la république en marche traîne Ferrand comme un boulet. Il y a aussi la sulfureuse affaire de l’enrichissement de Nicolas Hulot qui a réussi à constituer une fortune de 200 millions grâce à son business sur l’écologie. Pas étonnant d’ailleurs qu’il renvoie l’ascenseur aujourd’hui à certains lobbys qui l’ont soutenu financièrement. «La question de renforcer plusieurs ministères au périmètre très élargi se pose, glisse un visiteur du soir du chef de l’État. La réflexion a porté sur la nomination de secrétaires d’État pour épauler certains membres du gouvernement». Un peu déficients ou un peu tendres politiquement. Emmanuel Macron essaiera aussi de combler son déficit d’implantation dans la province profonde.

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Au-delà des équilibres voulus par le président de la république, le dernier remaniement remet sérieusement à leur place les ministres afin de leur signifier qu’ils sont là pour mettre en œuvre les orientations d’Emmanuel Macon. Certes le président de la république a conservé quelques rares politiques mais pour l’essentiel la plupart des ministres sont à peu près des inconnus en tout cas pas des personnalités dont les egos et les ambitions ne peuvent pour l’ instant se mettre en travers des orientations présidentielles. Macron a surtout choisi des professionnels et des techniciens, en général des ministres très pointus dans leur domaine respectif mais dans le poids politique est très faible. Bien entendu on a respecté les dosages et les équilibres à savoir le nombre de femmes par rapport au nombre d’hommes, les sensibilités politiques entre personnalités de droite de gauche et du centre, les soutiens « d’en marche » de la première heure et les autres. Mais le plus important n’est pas là. L’éviction de gros calibres surtout de Bayrou signifie que les ministres doivent rester à leur place, se concentrer uniquement sur la mise en œuvre efficace des orientations du président de la république et surtout se montrer humbles, très discrets et solidaires. Une exigence de Macron tout autant que du Premier ministre. C’est aussi sans doute un avertissement à Hulot (auquel on a collé un secrétaire d’Etat), personnalité atypique et relativement incontrôlable qui forcément se trouvera en contradiction avec les orientations  réelles de la transition énergétique qui sont en totale opposition avec ce qu’a décidé sur le papier Ségolène Royal. La nouvelle composition du gouvernement confirme que le vrai patron est le président de la république et que ce dernier attend des résultats du travail de ses ministres et non des effets de manches médiatiques. En choisissant surtout des techniciens et les personnalités presque inconnues Macron s’assurent par avance de leur fidélité et réunit les conditions pour éviter des dérapages politiques.

Remaniement : 73 % des Français mécontents (sondage)

Remaniement : 73 % des Français mécontents (sondage)

Dans la presse en général mais aussi dans l’opinion publique on considère que l’intervention de François Hollande à la télévision constitue un nouveau flop. Sur le terrain économique plus de 80 % des interrogés n’ont pas été convaincus par Hollande. Concernant le remaniement,  ils estiment en général qu’il s’agit d’une opération politicienne et 60 % des sondés sont mécontents aussi bien de la nomination de Jean-Marc Ayrault comme ministre des affaires étrangères que de la nomination des écologistes. Les Français ont évidemment compris qu’il s’agissait non pas d’un gouvernement pour gérer les d’un gouvernement de campagne pour servir les intérêts de François Hollande est d’une certaine manière muselée une partie de ses opposants à gauche. Un sondage Odoxa pour Paris Match et l’émission CQFD sur iTélé montre que 73% des sondés ne sont pas satisfaits de la composition de ce gouvernement. Un chiffre plus élevé encore chez ceux qui ne revendiquent aucune proximité partisane (75%). Les sympathisants PS sont les seuls à se satisfaire de ces annonces (64%), puisque même les sympathisants écolos se font sévères (60% d’insatisfaits). Le retour de Jean-Marc Ayrault au gouvernement, en remplacement de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, n’est pas beaucoup plus apprécié. Seulement 38% des sondés se disent satisfaits de cette nomination, tandis que 61% de ce panel pense le contraire. L’arrivée de nouveaux écologistes au gouvernement est vue de la même manière : 59% des Français jugent que c’est une « mauvaise chose » puisque cela « enlève toute clarté à la politique du gouvernement et au positionnement politique des écologistes ». Mais cette décision est néanmoins soutenue par les sympathisants PS (68%) et EELV (72%). A noter dans cette enquête que 72% des personnes interrogées n’ont pas été convaincues par l’interview télévisée de François Hollande, en particulier lorsqu’il s’est exprimé sur ce remaniement (72%) et la situation économique (83%). Quant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont l’annonce d’un référendum a été faite par le chef de l’Etat, 58% des sondés s’y disent opposés.  Le nouveau gouvernement n’a évidemment pas pour objet de gérer le pays mais pour principal fonction de préparer la campagne électorale de François Hollande. L’élargissement vise d’abord à cadenasser les oppositions de gauche. Au sein du PS l’influence des frondeurs commençait à peser dangereusement d’autant plus que des poids-lourds soutenaient la contestation. Parmi ces poids-lourds Jean-Marc Ayrault dont les critiques étaient de plus en plus vives vis-à-vis du gouvernement et qui en même temps réglait des comptes avec Manuel Valls. Jean-Marc Ayrault s’était même permis ces derniers temps de contester l’utilité de la déchéance de nationalité. Du coup, la réintégration de Jean-Marc Ayrault au sein du gouvernement permettra de s’assurer du soutien d’une cinquantaine de députés socialistes tentés ces derniers temps de rejoindre les frondeurs. Pour Martine Aubry la question était moins urgente. Après la défaite sanglante des amis de Martine Aubry aux élections régionales, cette dernière se trouve considérablement affaiblie. En outre la sensibilité de gauche qu’elle veut afficher se trouve discréditée par le fait qu’elle est contrainte de travailler avec le président de droite de la région. En fait,  François Hollande a réuni au sein de son gouvernement ceux qui sont susceptibles de lui apporter son soutien pour les présidentielles de 2017. « Le message que veut envoyer François Hollande, c’est sa volonté d’élargir sa base au premier tour de la présidentielle en essayant d’agréger au PS des alliés », a-t-il dit à Reuters. « Il essaye d’élargir sa base au-delà du PS, pour lutter contre les velléités d’autres candidatures (à gauche) et rassembler le plus possible autour de sa candidature. » Gaël Sliman, président d’Odoxa, est très critique, estimant que le nouveau gouvernement manque de cohérence. « C’est une occasion gâchée de donner un sentiment de rebond ou d’élan et la présence d’Ayrault, qui a plombé l’exécutif et François Hollande au début du quinquennat, renforce l’idée d’un profond immobilisme. C’est un mauvais signal, même si les gens n’en attendaient pas grand-chose », a-t-il dit.

Remaniement ministériel : un appel par pôle emploi ?

Remaniement ministériel : un appel par pôle emploi ?

Le remaniement ministériel doit avoir lieu mais il n’est pas aussi facile qu’il y paraît de trouver des candidats qui répondent aux critères exigés. Du coup on se demande si une offre  ne sera pas bientôt diffusée par Pôle emploi. Parmi les critères, il y a la compétence et la transparence financière des candidats. C’est surtout ce dernier critère qui pose problème. En effet dans le vivier des oligarques figurent surtout des petits bourgeois bien installés dans la vie et qui ont tendance comme tout les élus  nationaux à sous-estimer leur patrimoine quand ce n’est pas comme Cahuzac à pratiquer l’évasion fiscale ou comme Thomas Thévenot à pratiquer l’oubli fiscal. D’après les milieux peu informés, on n’aurait donc du mal à trouver des candidats qui remplissent les deux principaux critères. Finalement il se pourrait qu’on renonce aux critères de compétence comme on l’a fait pour la plupart des ministres actuellement en place par contre il faudrait quand même trouver de futurs ministres à peu près honnêtes. C’est pourquoi François Hollande et Manuel Valls transmettent  de très longues listes à Jean-Louis Nadal président de la Haute autorité en charge de vérifier la transparence financière des candidats à l’emploi de ministre  Ensuite, la Haute Autorité reprend les déclarations de patrimoines et d’intérêts de ce futur éventuel promu. Contrôle rapide, formel mais surtout très confidentiel. Selon nos informations, l’institution a déjà relayé au couple exécutif « des inquiétudes » concernant tel ou tel futur ministre. Des suspicions de fraude transmises à l’Élysée ou à Matignon. « Nous ne mettons pas notre veto, mais cherchons à éviter une nouvelle affaire Thévenoud« , déclare certaines sources à RTL. On voit bien que la préoccupation relative à la compétence n’est pas la première priorité. Dommage on aurait pu lancer un appel d’offres via Pôle emploi et envisager  par exemple de mettre un chômeur pour s’occuper du chômage. Au lieu de mettre une oligarque, ancienne fonctionnaire,  qui n’a pratiquement jamais travaillé dans le privé.

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Une majorité semble se dégager pour un remaniement ministériel. Dans le sondage,  les Français voudraient conserver Valls, Macron, Cazeneuve, et Jean-Yves le Drian. Pour autant les Français n’attendent pas grand-chose de ce gouvernement. Et d’une certaine manière les carottes paraissent cuites pour Hollande dont la popularité est scotchée autour de 20 %.  Selon l’enquête réalisée pour Orange et iTELE, 54% des Français pensent que « François Hollande devrait faire un remaniement ministériel », 41% pensant l’inverse et 5% ne se prononçant pas. Parmi les sondés, les sympathisants FN (84%) et LR (66%) sont particulièrement nombreux à désirer un remaniement, un souhait également majoritaire chez les sympathisants de la gauche du PS (55%).  En revanche, bien que l’entrée de personnalités écologistes au gouvernement soit évoquée, les sympathisants EELV (52%) sont majoritairement opposés à un remaniement, tout comme les deux tiers des sympathisants PS (67%). Seule personnalité politique à trouver grâce aux yeux des Français : Manuel Valls. Puisque d’après l’étude, 60% des Français ne souhaitent pas changer de premier ministre. Cette idée est rejetée par la quasi-totalité des sympathisants PS (85%) mais également par les deux tiers des sympathisants de droite (67%).  Ces résultats sont très différents de ceux observés en mars 2014, à la veille de l’intronisation du locataire de Matignon. À l’époque une très nette majorité de Français approuvait l’idée d’un remaniement ministériel (79%) et appelait de ses vœux la démission de Jean-Marc Ayrault (69%). Interrogés sur l’opinion qu’ils ont à l’égard des ministres, les Français placent sur le podium Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve (avec respectivement 54, 52 et 52% de bonnes opinions).   En queue (parmi ceux qui ont été testés), on trouve Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Patrick Kanner (26, 23 et 22%). Très clivante, la garde des Sceaux Christiane Taubira est appréciée de la gauche (69%) mais est très décriée par la droite (10%). L’architecte de la loi sur le mariage pour tous recueille en moyenne 31% de bonnes opinions.

Remaniement : jeu de chaises musicales

Remaniement : jeu de chaises musicales

Il paraît de plus en plus vraisemblable qu’on assistera à un remaniement prochain du fait notamment du départ de Laurent Fabius pour le conseil constitutionnel dont il pourrait prendre la présidence (au grand dam de Lionel Jospin qui espérait la place). Par ailleurs le portefeuille de Macron pourrait être élargi aux finances, ce qui impliquerait un changement de portefeuille pour Sapin. Il n’est pas exclu non plus que Christiane Taubira glisse à la culture. À l’Élysée, François Hollande s’interroge donc sur ces mutations : l’ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine pour son expérience? Le ministre des Finances, Michel Sapin, afin de permettre à Emmanuel Macron d’élargir son périmètre? La présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, Élisabeth Guigou, pour son expertise et pour la parité? Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Matthias Feckl, jugé prometteur et gage de renouvellement? Seule candidate non déclarée à faire l’unanimité contre elle parmi les diplomates : Ségolène Royal. En attendant le départ de Laurent Fabius, les membres de son cabinet ce recasent.  Trois de ses plus proches conseillers pourraient se voir affecter à l’ambassade de France en Inde, à la direction stratégique de la DGSE et au consulat général de New York tandis que le directeur de cabinet d’Annick Girardin au Développement international vient de rejoindre la direction de Total.

 

Mini mini remaniement gouvernementale

Mini mini remaniement gouvernementale

 

Cette fois il n’y aura pas un grand jeu de chaises musicales car la défaite de la gauche aux régionales est d’une telle ampleur qu’il faudrait balayer tout le gouvernement ; du coup, Hollande veut discrètement enjamber des événements dont d’ailleurs il s’est  habilement abstenu de parler. Pas de mouvement de chaises musicales mais simplement un ou deux strapontins qui vont changer de titulaire. Sylvia Pinel qui visiblement s’ennuie au gouvernement pourrait être remplacée au gouvernement par Jean-Michel Baylet. Il faut bien convenir que le bilan de ce gouvernement en matière de logement et catastrophique et le secteur du bâtiment et de la construction connaît une crise sans précédent (même si on constate une légère amélioration serbe ces derniers mois). Hollande avait promis 500 000 logements et neuf parents heure on sera encore sous la barre des 400 000 La ministre du Logement Sylvia Pinel, qui devrait être élue première vice-présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées le 4 janvier, pourrait quitter le gouvernement « fin janvier », a-t-on indiqué jeudi à son parti, le PRG, ce qui obligerait le Premier ministre Manuel Valls à opérer un remaniement technique. Elle pourrait être remplacée par Jean-Michel Baylet. Hollande et Valls pourraient peut-être aussi en profiter pour offrir un strapontin à un écolo histoire de diviser encore un peu plus un mouvement en perdition électorale.

Gouvernement : remaniement pour quoi faire ? Rien

Gouvernement :  remaniement pour quoi faire ? Rien

 

 

Heureusement qu’il aura un remaniement aujourd’hui sinon nous n’aurions sans doute jamais connu le nom des ministres qu’on remplace à savoir Carole Delga, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Economie sociale et solidaire, et Geneviève Fioraso, ancienne ministre de quelque chose. On se demande à quoi sert cette horde de ministres ? A rien sinon qu’à équilibrer les tendance politiques et récompenser les copains  car on pourraiat mieux fonctionner uen gouvernement avec deux tiers de ministres en moins ( pensez cependant aux retraites qui vont avec !!). un remaniement ministériel « technique » aurait lieu mercredi pour remplacer deux secrétaires d’Etat.   »On le fera demain », a-t-il déclaré sur TF1.   »C’est un ajustement, comme on dit, technique, ce n’est pas un bouleversement des équilibres du gouvernement », a-t-il ajouté. « L’équipe que j’anime reste en place pour poursuivre le travail que le président de la République nous a assigné. »  Manuel Valls a ajouté qu’il était « toujours possible » qu’un remaniement plus vaste ait lieu d’ici la fin du quinquennat, en 2017.  Le remaniement de mercredi concerne Carole Delga, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Economie sociale et solidaire, qui est la candidate du Parti socialiste pour les élections régionales de décembre en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.  Il s’agit également de remplacer Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de la Recherche et l’Enseignement supérieur, qui a quitté le gouvernement en mars pour des raisons de santé.

Gouvernement : mini remaniement

Gouvernement : mini  remaniement

Pas vraiment un remaniement mais un tout petit changement avec deux ou trois sorties  et autant d’entrées. Sans doute des femmes comme nouvelles ministres pour souligner la parité et peut-être  une  écolo pour resserrer les rangs de la gauche mais ce n’est pas certain. De toute manière ce gouvernement est condamné à s’user progressivement jusqu’aux régionales ( où une novelle défaite est programmée) et il seraiat prématuré de jouer la carte du vrai changement qui interviendra donc après ces élections.  Comme prévu, un mini-remaniement du gouvernement devrait avoir lieu courant juin. L’AFP, qui cite plusieurs sources concordantes, affirme que ces changements interviendront d’ici à jeudi.  »Il est probable que ce remaniement ait lieu mardi après-midi… ou alors mercredi », a-t-on affirmé de source gouvernementale. « A priori un remaniement très limité avec deux entrants et deux sortants », a-t-on ajouté de même source. Une autre source gouvernementale évoquait pour sa part « mercredi ». Ce remaniement « technique », selon l’AFP, est destiné à remplacer le poste vacant de l’Enseignement supérieur et le poste de Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, qui veut se consacrer aux régionales. Une source confirme l’entrée de « deux femmes, poste pour poste, dont les noms n’étaient pas tranchés au moment du congrès socialiste de Poitiers » ce week-end.Carole Delga (Commerce, Artisanat, Consommation) avait publiquement évoqué « mi-juin », comme date de son départ pour mener campagne pour les régionales de décembre en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Geneviève Fioraso avait démissionné en mars de son secrétarait d’Etat (Enseignement et Recherche) pour raisons de santé.  »Il n’y aura pas de changement entre les postes de ministres », a assuré un ministre.

Gouvernement « Le remaniement pas urgent »’ (Valls )

Gouvernement   »Le remaniement pas urgent »’ (Valls )

Valls essaye de se rassurer en déclarant que le remaniement n’est pas urgent ; en fait il l’est car Valls ne dispose plus de majorité au parlement. Au minimum il lui faudra intégrer des écolos et sans doute aussi quelques frondeurs. Pas un changement radical de composition mais sans doute la pédale douce sur les réformes. Valls a beau affirmer le contraire, il devra composer avec son nouveau gouvernement même remanié à la marge. Curieux d’ailleurs cette déclaration de Valls vis-à-vis des écolos qu’il a fusillé lors du congrès de la FNSEA. Le signe sans doute que ce brusque changement d’attitude vient de l’Elysée. Valls mangera sans doute son chapeau mais il restera, sans doute jusqu’aux régionales. A deux jours de son anniversaire à Matignon, Manuel Valls affiche donc  son « immense détermination » à poursuivre les réformes et à faire voter des « lois de gauche ».   »La campagne d’entre-deux-tours a viré plus à une confrontation entre la droite et la gauche, l’UMP et le PS, Nicolas Sarkozy et moi. » Manuel Valls se réjouit auprès du JDD à paraître dimanche après la campagne des élections départementales. Le Premier ministre estime que les socialistes ont plutôt bien résisté et même qu’ils ont réalisé une « performance » au premier tour. Manuel Valls se focalise en fait désormais sur l’après. Un remaniement, comme annoncé auparavant? Non, juste un ajustement technique. Il prévient :  »Il n’y aura pas de zigzag. Le remaniement n’est pas l’urgence. Le cap sera maintenu. » « Peut-on s’ouvrir à d’autres et notamment aux écologistes? C’est à eux d’en décider », affirme le Premier ministre. Pas de changement de ligne, donc, mais de légères réorientations : « La cohérence et la cohésion sont essentielles. Des débats peuvent être ouverts. Il faut soutenir davantage l’investissement public et privé, donner des signes de confiance pour les PME, être à l’écoute de la France qui souffre. De grandes lois de gauche seront votées », annonce-t-il.

 

Lundi, remaniement gadget pour masquer les municipales

Lundi,  remaniement gadget pour masquer les municipales

Sans doute un remaniement gadget dés lundi pour vite faire oublier le désaveu des municipales. Pas un vrai remaniement mais une sorte de jeu de chaises musicales avec dosage, compromis et flou, bref un remaniement à la sauce Hollandaise. De toute manière pas question de changer de politique ; il faudra d’après le PS juste un petit poil de justice sociale. Une sorte de vernis pour emballer des orientations qui mène pourtant dans le mur. Les leçons de ce scrutin catastrophique devraient donc être vite tirées par le chef de l’Etat. Il exclut cependant tout changement de cap économique et social, exigé par une partie de la gauche.  Son entourage a admis durant l’entre-deux tours qu’il y avait « des corrections à apporter  » et qu’il fallait « être plus efficaces, plus rapides et mieux organisés ».  A une semaine de la reprise des travaux parlementaires, M. Hollande devrait, dans ces conditions, remanier assez vite pour tourner la page de ces municipales et mettre sur les rails les réformes promises depuis le début de l’année. Le remaniement pourrait intervenir dès lundi, mardi étant le 1er avril et l’agenda gouvernemental s’annonçant chargé à partir de mercredi.  Lundi, le président de la République recevra à 10H00 Manuel Valls, le populaire ministre de l’Intérieur qui pourrait être nommé Premier ministre. Il déjeunera ensuite à 13H00 avec Jean-Marc Ayrault, selon l’agenda communiqué par l’Elysée. MM. Ayrault et Valls, plus que jamais rivaux pour Matignon, se verront eux en tête-à-tête à 08H30, comme tous les lundis.  Jean-Marc Ayrault, dont une écrasante majorité de Français souhaite le départ de Matignon, est plus que jamais sur la sellette.  Sonné après le premier tour, il est désormais décidé à vendre chèrement sa peau. Il veut rester au moins jusqu’aux régionales de mars 2015, avant que François Hollande choisisse un Premier ministre pour préparer l’échéance présidentielle de 2017.  Dimanche en fin de journée, M. Ayrault a multiplié les rendez-vous à Matignon avec des ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole du gouvernement), Pierre Moscovici (Economie) ou Benoît Hamon (Economie solidaire). Une manière d’essayer de montrer qu’il n’est pas sur le départ et prépare un gouvernement Ayrault 3.  Il a attendu 22H00, quand TF1 et France 2 avaient achevé leur soirée électorale, pour s’exprimer et dire qu’il prenait « toute sa part » dans cet échec électoral.  Pour réussir, « nous avons besoin d’une équipe gouvernementale efficace et soudée et d’une majorité rassemblée » avec l’ensemble de ses composantes, a-t-il détaillé. « Déterminé, passionné », il n’a pas semblé démissionnaire.  Ses meilleurs arguments sont ses rapports de confiance avec le chef de l’Etat, le soutien des partenaires écologistes et sa capacité à encaisser les coups.  M. Ayrault participe aussi en première ligne à l’élaboration du pacte de responsabilité, une baisse du coût du travail liée à des économies ambitieuses qui sera présentée dans les toutes prochaines semaines. M. Hollande, qui a échoué à inverser la courbe du chômage à la fin de l’année dernière, mise beaucoup sur ce pacte, considéré comme un tournant du quinquennat.  Plusieurs poids lourds de la majorité militent cependant pour le remplacement de celui qui bat des records d’impopularité par Manuel Valls, ou Laurent Fabius, pour son expérience, tous deux appréciés des Français et jugés plus solides.  Dimanche soir sur les plateaux télévisés, les membres du gouvernement n’ont pas voulu insulter l’avenir et se sont bien gardés d’évoquer ce remaniement, qui est une prérogative du chef de l’Etat.  Pierre Moscovici s’est contenté de l’élément de langage relayé par tous ses collègues: le gouvernement ne « restera pas sourd » au message des électeurs.   »Le vrai sujet, c’est la politique du gouvernement », a botté en touche la ministre écologiste, Cécile Duflot. « A cet instant, il n’y a pas de remaniement. La question n’étant pas posée, je n’y réponds pas », a esquivé celle qui ne cache pas ses désaccords politiques avec M. Valls.  Ségolène Royal, donnée entrante dans un futur gouvernement, a appelé à « parler un peu moins du remaniement et un peu plus de ce que les Français attendent, c’est-à-dire l’amélioration de la vie quotidienne ». Elle a cependant fait des offres de services en vantant son « énergie pour (son) pays ».

 

Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

 

Au lendemain du second tour des municipales Hollande veut reprendre la main en annonçant sans doute un remaniement gouvernemental, le pacte de responsabilité et une mesure fiscale pour les ménages. Il pourrait auusi évoquer les 50 milliards d’économies mais en demeurant relativement dans le flou. A cette fin, il a modifié son calendrier en annulant la visite du chef d’Etat tunisien prévue la semaine prochaine.  L’objectif est de redresser la barre de popularité bloquée à 20% des électeurs tant pour le PS que pour Hollande lui-même. Cela avant les européennes où le PS pourrait bien arriver en troisième position derrière l’UMP et le FN. Des européennes particulièrement dangereuses pour la gauche car au rejet de la politique intérieure du gouvernement vont s’ajouter le scepticisme et l’opposition à l’Europe actuelle. Hollande doit donc se bouger car si la défaite aux européennes devait être catastrophique il n’aurait plus d’autre solution que de dissoudre l’assemblée. Autant dire que son mandat prendrait fin même si institutionnellement il demeurerait en place. Hollande est condamné à réagir avec vigueur et  dans l’urgence, ce qu’il déteste par dessus tout, lui l’homme du consensus mou et de la concertation éteignoir. Après les résultats du premier tour l’Elysée et la cohorte de conseillers se sont réveillés avec la gueule de bois. De fait ils ont largement sous-estimé le mécontentement voire la colère dans le pays. Désormais ce sont les élus locaux du PS qui se montrent les plus vindicatifs pour obtenir le réveil de l’Elysée et qui n’hésitent plus à critiquer la politique du gouvernement. Il est probable qu’Hollande annoncera auusi d’autres gadgets pour meubler son intervention la semaine prochaine en particulier la stabilisation du chômage qui pourrait être constaté dès aujourd’hui.

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