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L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

  • L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister.

Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire. “Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté. Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister. Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire.

“Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté.

Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

 

Le relèvement du déficit public de l’Italie à 2,1 % peut a priori paraître acceptable mais c’est sans compter sans une dette qui dépasse et de loin toutes celles des pays de la zone euro. En plus de cette question de dette à amortir, l’Italie doit prendre en compte la forte dégradation de son économie qui devrait être très proche de la dépression cette année. L’Italie, dont la dette publique est proportionnellement la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce, peine à maîtriser ses finances tout en tenant les promesses sociales de la coalition de l’extrême droite et des antisystèmes au pouvoir. Ces nouvelles prévisions seront présentées dans le Document économique et financier (DEF), dont la publication est prévue d’ici mercredi et qui servira de base à l’élaboration du projet de budget 2020.L’objectif actuel pour le déficit en 2020, fixé en décembre, est de 1,8% du PIB, contre 2,04% en 2019, mais ces chiffres pour ces deux années devraient être revus à la hausse en raison du ralentissement économique. La croissance du PIB l’année prochaine sera ramenée à un peu moins de 1% par rapport aux prévisions actuelles de 1,1%, selon deux des sources, des prévisions toutefois assez illusoires pour 2019Les chiffres du DEF ne seront pas arrêtés avant la fin des discussions en cours entre les deux composantes de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), anti-système. Le gouvernement actualisera ses objectifs à nouveau en septembre, lorsqu’il devra trouver un moyen d’éviter une hausse de la TVA prévue en 2020, hausse représentant 23 milliards d’euros et que les partis au pouvoir ont promis d’annuler. Claudio Borghi, porte-parole de la Ligue pour les questions économiques, a suggéré le mois dernier que le gouvernement annule les augmentations de TVA en augmentant l’emprunt public, ce qui ferait passer le déficit au-dessus du plafond de 3% du PIB fixé par l’Union européenne. Une solution à laquelle devrait s’opposer le ministre de l’Economie Giovanni Tria, qui n’appartient à aucun des deux partis au pouvoir. Quant aux réductions d’impôt promises, soutenues en particulier par la Ligue, le gouvernement a prévu de réduire progressivement l’impôt sur le revenu et de simplifier son barème en ramenant le nombre de tranches d’imposition de cinq à deux et le taux d’imposition des sociétés à 20%, selon un projet du Programme national de réforme consulté par Reuters, qui sera publié aux en même temps que le DEF. La prévision de croissance du PIB pour cette année sera probablement ramenée de 1,0% à 0,3% ou 0,4%, et l’objectif de déficit sera porté à environ 2,3%, a rapporté Reuters le 3 avril, citant des sources gouvernementales. Le DEF visera à réduire la dette publique, qui a atteint l’an dernier le record de 132,1% du PIB, a déclaré la semaine dernière Giovanni Tria, bien que le ralentissement économique rende cette tâche plus ardue.

Grèce : Moody’s relève la note de crédit

Grèce : Moody’s relève la note de crédit

 

Moody’s Investors Service a annoncé vendredi le relèvement de la note de crédit de la Grèce qui passe de Caa3 à Caa1 avec une perspective stable. L’agence de notation explique sa décision par les progrès réalisés par la République hellénique dans la mise en œuvre de réformes structurelles. Moody’s estime que le ratio endettement/PIB diminuera à partir de 2015 après avoir atteint cette année un pic à 179%.




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