Archive pour le Tag 'relaxé'

Evasion fiscale : le gang « faucheur de chaises » de la BNP relaxé ?

Evasion fiscale : le gang « faucheur de chaises » de la BNP relaxé ?

 

Pour protester contre l’évasion fiscale qui représenterait en France 60 à 80 milliards par an, et 1000 milliards en Europe, un gang s’est spécialisé dans le vol de chaises à la BNP considérée comme complice des détournements fiscaux. Identifié comme un des leaders du mouvement, Jon Palais risque 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende pour vol en réunion. Il est le premier à être poursuivi. Le président des Amis de la Terre, Florent Compain, a annoncé qu’il serait lui aussi jugé pour des faits similaires le 11 avril à Bar-le-Duc, sur plainte de la BNP également. « On est dans une démarche de désobéissance civile avec des actions à visage découvert. Les réquisitions ont permis à des gens de transformer leur colère en action non violente constructive pour créer du débat », a dit Jon Palais. Mais le parquet a sans doute évité à la BNP de se ridiculiser en proposant une dispense de peine contre Jonathan Palais, jugé ce lundi à Dax (Landes) pour avoir volé 14 chaises dans une agence parisienne de la BNP Paribas le 19 octobre 2015. Il risque pour cela 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende. La décision a été mise en délibéré jusqu’au 23 janvier.Le procureur de la République, Jean-Luc Puyo, a estimé qu’«une dispense de peine» était «de nature à satisfaire la société» car il s’agit d’un «mouvement pacifiste et bon enfant». S’il y a bien «emport de chaises, nous n’avons pas d’éléments intentionnels de l’appropriation frauduleuse», a-t-il encore fait valoir. Jonathan Palais, surnommé «Jon», appartient au mouvement basque altermondialiste Bizi (qui signifie «Vivre»). Il est aussi l’un des leaders du collectif des «Faucheurs de chaises». Ces derniers militent contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent depuis le scandale Swissleaks. Dévoilé en février 2015, ce vaste système d‘évasion fiscale avait été mis en place au sein du groupe Suisse HSBC. Le militant a expliqué à l’Agence France-Presse qu’il souhaitait «dénoncer l’impunité des banques qui organisent l’évasion fiscale par des montages financiers». «Jon» Palais a précisé qu’il s’agissait d’«une démarche de désobéissance civile avec des actions à visage découvert.» «Les réquisitions ont permis à des gens de transformer leur colère en action non violente constructive pour créer du débat», a-t-il ajouté.

 

Banque BPCE : Pérol relaxé ou le ridicule de la justice

Banque BPCE : Pérol relaxé ou le ridicule de la justice

 

La justice c’est encore ridiculisée. La première fois en accusant Pérol, patron de la banque BPCE, de prise illégale d’intérêts parce qu’il avait géré son dossier lorsqu’il était conseiller à l’Élysée. Une seconde fois en relaxant l’intéressé est d’une certaine manière en donnant une légitimité au pantouflage d’anciens conseillers ministériels dans des grandes entreprises il est évident que si l’on devait condamner tous les conseillers qui ont profité de leur passage dans les cabinets ministériels pour se recaser dans de grandes entreprises il faudrait alors mettre des centaines d’individus en prison. La plupart des conseillers ministériels n’effectuent  d’ailleurs cette tâche temporaire dans les cabinets ministériels que dans l’espoir d’accéder précisément à ses fonctions dans les entreprises. Une situation qui ignore sans doute la justice le plus souvent à côté de ses pompes. Certes le procédé est sans doute discutable mais au lieu de condamner un individu il conviendrait plutôt de s’attaquer au statut des fonctionnaires qui leur permet de faire des allers et retours  très bénéfiques entre administration et entreprises sans prendre le moindre risque. La relaxe de François Pérol, poursuivi pour prise illégale d’intérêts, met donc  un terme, au moins temporaire, à la guerre de succession qui s’était engagée dans les coulisses du groupe mutualiste BPCE pour remplacer le président du directoire en cas de condamnation. L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée auprès de Nicolas Sarkozy était soupçonné d’avoir pris la tête de BPCE, maison mère de la banque Natixis, après avoir été associé « de manière étroite » aux négociations menant au rapprochement des Banques populaires et des Caisses d’épargne.   »Cela clôt cet épisode, cela va faire beaucoup de frustrés », estime Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit. Le procureur national financier a fait appel jeudi de cette décision, ce qui pourrait se traduire par un nouveau procès en 2016, alors que la fin du mandat de François Pérol intervient en mai 2017. La perspective d’un départ du patron du groupe, étranger aux rivalités historiques entre les dirigeants des Caisses d’épargne et ceux des Banques populaires, avait déclenché une lutte d’influence, principalement autour de deux candidats, qui ne se sont par ailleurs jamais officiellement déclarés. Olivier Klein, directeur général de Bred Banque Populaire, était le plus cité pour reprendre les rênes d’un groupe né en 2009 en pleine crise financière pour sauver, avec l’aide de l’Etat, la banque d’affaires Natixis de la faillite.  Certains dirigeants de BPCE espéraient qu’à travers la personne d’Olivier Klein les mutualistes pourraient retrouver une part du contrôle qui leur avait échappé lors de l’arrivée de François Pérol à la tête du groupe.  Il aurait apporté, arguent ses défenseurs, une caution « mutualiste » aux dirigeants des caisses régionales du groupe face notamment à Laurent Mignon, directeur général de Natixis, dont le parcours en banque d’affaires contraste avec celui des patrons des banques de détail régionales.




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