Archive pour le Tag 'Rejet'

Plan Buzyn Urgences: rejet par les soignants

Plan Buzyn  Urgences: rejet par les soignants

 

 

Comme il fallait s’y attendre,  les soignants ont massivement rejeté le plan proposé pour les urgences par la ministre de la santé. Il considère en effet qu’on est loin du compte avec les mesures envisagées. D’abord l’enveloppe budgétaire qui sera étalée sur quatre ans apparaît très insuffisante. Il faudrait des milliards la où seulement moins de 200 millions par an sont prévus. Des mesures vont dans le bon sens mais elles sont trop partielles et trop lointaines. Les soignants considèrent ce plan comme du bricolage qui n’entraînera pas une augmentation significative de l’offre  médicale pour répondre à l’enjeu.

 

Le collectif Inter-Urgences, à l’origine de cette grève inédite par sa durée – bientôt six mois – et son ampleur – 250 services d’urgence à ce jour (193 selon le ministère) – réclame toujours plus d’effectifs, plus de lits d’hospitalisation et une revalorisation des rémunérations.

Les médecins, jusqu’à présent restés en dehors de la grève menée par les paramédicaux, pourraient, pour partie d’entre eux, s’en mêler. Présent à l’assemblée générale du collectif Inter-Urgences, l’emblématique président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a indiqué que son organisation déciderait jeudi « si (elle) rejoint le mouvement ». « Très déçu » par les annonces, Patrick Pelloux, a évoqué « un rendez-vous raté » sans « rien sur les revalorisations salariales » et a prédit que « la contestation va être sévère ».

Le rejet des élites ou de leur incompétence ?

Le rejet des élites ou de leur incompétence ?

Dans cette période digitalisation du climat social, la tentation est grande de procéder à des caricatures de typologies opposant d’un côté les élites, de l’autre côté les populistes. Certes les choix des dirigeants en général sont effectivement contestés par la base mais il ne s’agit pas forcément d’une négation de l’élitisme mais d’une contestation de certains choix. Plus précisément ,la mise en cause de leur incompétence. Ce n’ai pas tellement le concept de hiérarchie qui est en procès mais la manière dont cette hiérarchie se constitue, se perpétue et véhicule un discours inefficace, obsolète et injuste. C’est le procès des politiques publiques depuis près de 40 ans. Des politiques publiques qui ajoutent des strates aux strates, multiplient  les contradictions et finissent par plomber les grands équilibres. D’où cette contradiction d’une France étatisée, injuste mais qui pourtant détient le record du monde de fiscalité et de dépenses publiques. On objectera sans doute à juste titre que les couches populaires et notamment les gilets jaunes sont aussi porteurs de contradictions avec une différence toutefois :ils ne sont pas en situation de gestion. Avec l’affaiblissement du mouvement des gilets jaunes, certaines les élites en profitent pour redresser la tête et taper à bras raccourcis sur ces populistes incultes. Or l’inculture est largement partagée car l’élite ne constitue pas un corps homogène. Certains possèdent des compétences indéniable ( dans la politique, dans l’administration ou dans les entreprises)  mais beaucoup trop se satisfont de leur rente élitiste (la hiérarchie des diplômes et non la hiérarchie des compétences). Une sorte de clergé qui défend d’ailleurs ses avantages de manière très corporatiste. La formation de nos dirigeants est en cause du fait de la surreprésentation des diplômés d’instituts politiques au détriment des techniciens et autres scientifiques. Des dirigeants qui se font la courte échelle parce qu’il dispose du même carnet d’adresses, des mêmes relations et qu’ils défendent souvent les mêmes intérêts. La vérité impose de dire que la plupart de ses dirigeants sont incompétents, c’est particulièrement vrai du monde politique. En cause,  le fait de l’insuffisance voire de l’absence de procédure d’évaluation et de l’absence le plus souvent de concertation avec les citoyens, les administrés ou les salariés. Bref, la France fonctionne encore sur le modèle d’une monarchie dans chacun des champs d’activités économiques, politiques et sociétaux. La France est clairement le malade de l’Europe dans nombreux domaines : la croissance, le chômage le déficit public, les déséquilibres sociaux et la bureaucratie. Une situation qui fabrique de l’inefficacité, de l’incompréhension et du rejet. L’injustice fiscale et sociale domine parmi tous les mécontentements. Encore une fois cela ne saurait faire oublier que les gilets jaunes eux-mêmes sont porteurs de nombreuses contradictions. La seule manière de s’en sortir serait d’instaurer en France un mécanisme systématique et permanent d’évaluation des grandes décisions, d’y associer les acteurs et de restaurer une hiérarchie des compétences au lieu et place d’une hiérarchie des castes et des diplômes.

Italie : rejet de la réforme et démission de Renzi

Italie : rejet de la réforme et démission de  Renzi

La réforme des institutions de Renzi ayant été rejetée à près de 60 % le président du conseil à immédiatement annoncer sa démission. Une démission qui risque de plonger dans d’une nouvelle crise démocratique et au-delà de déstabiliser la zone euro. Conséquence immédiate le danger sur le système bancaire italien déjà grandement fragilisé par ses créances douteuses va encore s’amplifier. Reste à savoir s’il n’y aura pas un effet domino sur l’ensemble des banques européennes. Autre conséquence à attendre une nouvelle tension sur le marché des changes avec encore un tassement de l’euro. D’une certaine manière, il s’agit encore d’une victoire du populisme alimenté tout autant par l’ignorance que par la colère. Un phénomène qui gagne aujourd’hui de nombreux pays. Le Président du Conseil a donc annoncé sa démission lors d’une brève déclaration dans les salons du Palais Chigi alors que la deuxième projection des instituts de sondage confirmait l’ampleur de la défaite: 40,7 % pour le Oui qu’il défendait, 59,3 % en faveur du Non qui l’emporte dans presque toutes les régions, à l’exception du Trentin Haut-Adige. Il est particulièrement prononcé dans le Mezzogiorno et dépasse 70 % en Campanie (Naples) et en Sardaigne. Durant son allocution, Matteo Renzi, visiblement ému, a défendu le mérite de son référendum, revendiquant sa paternité et déplorant de n’être pas parvenu à convaincre une majorité de ses concitoyens. Il a reconnu la victoire «extraordinaire nette» du Non: «J’ai perdu. Dans la politique italienne, personne ne perd jamais. Ils disent tous qu’ils n’ont pas gagné. Je suis différent. J’ai perdu et je le dis à haute voix, même si j’ai un nœud dans la gorge. Je ne crois pas que la politique soit représentée par le nombre incroyable de politiciens que nous avons en Italie. (…) Je crois dans la démocratie. Si on perd, on ne peut pas faire mine de rien. Je crois avoir fait tout ce que je pouvais faire pour la changer. J’avais obtenu la confiance (NDLR: en février 2014) sur les réformes que je voulus faire. La réforme constitutionnelle en était. Je voulais abolir les innombrables fauteuils de la politique italienne.

Parc national des Calanques : rejet des boues rouges autorisées

Parc national des Calanques : rejet  des boues rouges autorisées

D’après France info, l’usine d’alumine Altéo a reçu mardi l’autorisation du préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur de poursuivre son activité pendant six ans à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et donc de rejeter des boues rouges polluantes dans la mer Méditerranée. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal désapprouve cette décision.  La ministre de l’Ecologie ne change pas d’avis sur le dossier des boues rouges dans le parc national des Calanques. Ségolène Royal a désapprouvé mardi le droit de polluer accordé à l’usine Altéo, producteur d’alumine, un composant indispensable à la fabrication de l’aluminium. Selon elle, « l’ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct. Il s’agit d’une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi ».  Altéo embauche 400 salariés à Gardanne, près d’Aix-en-Provence, et fait travailler 250 sous-traitants. Dans son arrêté publié mardi, le préfet de Paca a autorisé la poursuite de l’activité d’Altéo jusqu’à fin 2021. Une décision fondée sur l’avis d’une commission indépendante et non sur intervention du Premier ministre a-t-il précisé après la prise de position de la ministre. L’usine d’alumine pourra donc continuer à rejeter en mer « des effluents aqueux dépassant les limites réglementaires »  selon le communiqué de la préfecture. Il s’agit des fameuses boues rouges, chargées de produits polluants comme l’alumine, l’arsenic ou le mercure. Depuis des mois, des associations de défense de l’environnement et des riverains se battent pour éviter qu’il y a ait une prolongation de ce droit à polluer.

Régionales: un rejet de Sarkozy

Régionales: un rejet de Sarkozy

La défaite des Républicains au régionales constitue surtout un échec de Sarkozy dont le positionnement est illisible et qui a été incapable de redonner une ligne claire et mobilisatrice au sein de son parti. Pour schématiser depuis son retour, Sarkozy n’a cessé de faire le grand écart entre des positions libérales et les postures d’extrême droite. En outre lors  de ses nombreux meetings ses prestations ont davantage ressemblé à des représentations de stand-up qu’à des réunions politiques.  Bref une caricature encore plus pathétique que celle que peuvent faire les humoristes. « Après le second tour, nous réglerons nos comptes avec Sarkozy à la Kalachnikov! » L’image est de mauvais goût, mais elle dit bien l’état d’esprit de bon nombre de dirigeants Les Républicains, déçus, et de candidats malmenés, lors de ces élections régionales « où le leadership, et la stratégie de Nicolas Sarkozy se sont effondrés! » Certes, pour ne pas gêner davantage les impétrants encore en lice, et afin de ne pas porter le chapeau de leur éventuel échec, chacun s’est retenu de passer à l’offensive lors du bureau politique de lundi, mais la plupart l’ont laissé entendre, « le moment des explications viendra la semaine prochaine ». En politique, cela signifie que les règlements de compte vont suivre. Et ils seront sans pitié pour l’ancien Président, la plupart confiant « Sarkozy s’est planté »! Car la progression du Front national lui est portée à débit. Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « meilleur rempart contre Marine Le Pen« . Mieux encore, son retour à la tête de l’UMP s’accompagnait d’une promesse de recul de l’extrême droite, et de victoire pour les hommes qu’il avait choisis en personne. Les têtes de liste, c’est lui qui les a soigneusement sélectionnées. La ligne politique c’est son œuvre également, l’alliance étroite avec les centristes de l’UDI c’est encore lui. Et toujours lui, ces proclamations de matamore, pour chasser les oiseaux de mauvais augure qui tentaient de l’alerter: « les sondages mentent…Il y a un vote caché pour nous… » Si bien caché qu’il l’est resté! De la vie de nombreux observateurs y compris au sein des républicains Sarkozy est grillée politiquement griller

Sondage 2017 : rejet de Hollande par 73% des sympathisants

Sondage 2017 : rejet de Hollande par 73% des sympathisants

 » 73% des sympathisants de gauche interrogés ne veulent pas de Hollande selon un sondage Opinion Way pur el Figaro.  27% « oui ». Lors de ce même sondage, 81% des sympathisants de gauche ont répondu qu’ils « souhaitaient que le parti socialiste organise quand même des primaires pour désigner son candidat à la présidentielle si François Hollande se représente en 2017. » 18% ont dit « non ». « S’il se soumettait à une primaire, François Hollande serait largement battu par Manuel Valls ou Martine Aubry », annonce le journal conservateur, toujours selon les résultats du sondage.  »Dans l’hypothèse d’une primaire contre Martine Aubry, Arnaud Montebourg et l’écologiste Cécile Duflot, François Hollande (14 %) arrive 18 points derrière l’actuelle maire PS de Lille (32 %). »Seule configuration favorable au chef de l’État, constate le journal, celle où il se retrouverait seul face à Montebourg. Dans ce cas, Hollande l’emporterait à 24 % mais seulement avec deux points d’avance. »  »À l’inverse, François Hollande serait nettement distancé si Manuel Valls devait entrer dans le jeu. Hollande, un seul point devant Montebourg, n’obtiendrait que 10 % derrière Valls à 31 % et Aubry à 28 %. », souligne le quotidien. Frédéric Micheau, directeur des études chez OpinionWay, note, selon Le Figaro, dans ce sondage « un net rejet d’une nouvelle candidature du chef de l’État, et un principe très soutenu de la primaire ».

 

Budget : rejet de Bruxelles

Budget : rejet de Bruxelles

Il fallait s’y attendre comme le budget Français n’est pas crédible, Bruxelles est bien contraint de le rejeter ; Pour autant la France ne devrait pas être trop punie, on lui demandera des économies supplémentaires tout en l’autorisant à décaler de deux ans ses objectifs de rééquilibrage. En fait une sorte de jeu de dupes car chacun sait que ces objectifs sont illusoires. Mais les apparences sont sauves, la commission affirme son autorité tout en évitant à la France les pénalités financières ; La Commission européenne devrait donc rejeter d’ici la fin du mois le projet de budget 2015 présenté par la France et demander qu’il soit modifié pour respecter les engagements pris par Paris en matière de réduction des déficits, a-t-on appris de plusieurs sources de la zone euro. L’exécutif communautaire utiliserait ainsi pour la première fois les nouvelles prérogatives que lui ont accordées les Etats membres en 2013 en matière de contrôle des budgets nationaux.  La Commission pourrait aussi faire passer la procédure disciplinaire engagée contre la France au dernier stade avant celui des sanctions, tout en accordant à Paris deux années supplémentaires pour ramener son déficit dans les limites imposées par les traités, ont précisé les sources.  Ces décisions, dont certaines seront prises par la Commission sortante, celle de José Manuel Barroso, avant l’entrée en fonctions le mois prochain de l’équipe dirigée par Jean-Claude Juncker, permettraient d’accorder un répit aux autorités politiques françaises sans compromettre la crédibilité des règles budgétaires de l’UE, a expliqué un responsable impliqué dans le processus.  Une telle solution serait en outre bienvenue pour Pierre Moscovici, le commissaire désigné par la France et censé prendre le portefeuille des Affaires économiques et monétaires dans la nouvelle commission, car elle prouverait qu’il ne fait bénéficier son pays d’origine d’aucun traitement de faveur, contrairement aux soupçons qui le visent au Parlement européen. Pierre Moscovici a été entendu jeudi dernier par les députés européens dans le cadre des auditions des commissaires désignés mais il a été prié d’adresser des réponses écrites au Parlement sur certaines questions délicates, parmi lesquelles la flexibilité qu’il est disposé à accorder aux pays qui enfreignent de manière répétée les règles budgétaires en vigueur.

 

Intermittents : rejet de la médiation du gouvernement

Intermittents : rejet de  la médiation du gouvernement

 

 

 

 

Ils n’ont pas cédé. Dimanche 8 juin, la grève a été reconduite pour 48 heures au Printemps des comédiens. Massivement : 86 % des votants se sont exprimés pour, lors de l’assemblée générale qui réunissait les personnels permanents et intérimaires du festival, et les équipes artistiques invitées. Qu’un médiateur, Jean-Patrick Gille, ait été nommé samedi 7 juin au soir, pour mener une « mission de propositions » sur la question des intermittents, n’a pas suffi à modifier leur ligne de conduite. Au contraire : « Nous connaissons ce médiateur, et ses positions. Nous savons qu’il est favorable à l’accord que nous dénonçons », explique Luc Sabot, qui devait jouer dans Marx Matériau, un des spectacles annulés.  « Nous ne croyons pas une seconde à cette médiation, que nous prenons pour une provocation », poursuit le comédien. C’est d’ailleurs pour cette raison que la grève n’a pas été reconduite pour une journée, comme ce fut le cas depuis le début du festival, le 3 juin, mais pour deux jours. Jean Varela, le directeur du Printemps des comédiens, espérait une reprise du travail lundi, comme l’avait solennellement demandé un communiqué du conseil d’administration du festival, vendredi 6 juin, tout en affirmant son soutien au mouvement. « La situation devient chaque jour plus complexe, tant du point de vue de l’organisation et de la cohérence artistique du festival, que de son avenir, qui pourrait être compromis si l’on devait aller jusqu’à l’annulation», déclarait-il dimanche matin. Pour y voir plus clair, Jean Varella, va demander aux équipes invitées la semaine prochaine de faire connaître leur intention de jouer ou non.

 

 

« Il y a un rejet de la fiscalité » ( Gattaz)

« il y a un rejet de la fiscalité »  ( Gattaz)

« Il faut faire le choix de l’entreprise, de l’économie de marché, de la mondialisation », explique le président du Medef, Pierre Gattaz, dans une interview à paraître, ce dimanche 10 novembre dans Nice Matin. « L’entreprise, c’est la poule aux œufs d’or pour un pays » et « il faut qu’on arrête d’avoir peur de l’entreprise et de la mondialisation », ajoute-t-il. Pierre Gattaz estime qu’ »aujourd’hui, l’élastique fiscal sur les entreprises est tendu à bloc ». « Depuis trente ans, on gère le pays en augmentant les dépenses publiques et la fiscalité, et cela s’est accéléré depuis trois ans. Il y a un rejet de cette surfiscalité ».Pour le président du Medef, « la solution est évidente : la France doit faire ce que font les entreprises, c’est-à-dire mobiliser ses forces vives pour aller chercher de la croissance et baisser ses dépenses ». Selon lui, les chefs d’entreprise ont « une triple angoisse : celle du carnet de commandes, faible, celle de la rentabilité, la plus faible d’Europe, et un manque de visibilité pour le futur dû à une politique économique qui n’est absolument pas claire ».Interrogé sur la situation en Bretagne  le président du Medef juge qu’ »on ne peut pas cautionner les actions violentes, qui doivent être condamnées ». Mais il faut que le « gouvernement prenne conscience de l’urgence de la situation et prenne des mesures importantes et radicales », poursuit-il.

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

 

Sitôt la nouvelle publiée, le président du parti Jean-François Copé s’est rendu chez Nicolas Sarkozy, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil. En début de soirée, il a annoncé le lancement par l’UMP d’ »une grande souscription nationale ».  M. Copé a également décidé de réunir « la semaine prochaine, le Bureau politique statutaire de l’UMP (la direction du parti) afin d’examiner toutes les conséquences » de la décision des neuf Sages.  De son côté, l’ex Premier ministre François Fillon, en déplacement au Liban, a appelé dans un communiqué sa « famille politique » à « assumer de manière solidaire les conséquences financières » du rejet des comptes de M. Sarkozy.  Depuis les élections législatives de 2012 et la perte de 125 députés par rapport à la mandature précédente, les finances de l’UMP se sont réduites comme peau de chagrin, la dotation de l’Etat, proportionnelle au nombre d’élus, étant passée d’un peu plus de 33 millions à un peu plus de 20 millions d’euros.  Le trou est conséquent si on le compare aux budgets annuels de l’UMP (54 millions d’euros en 2009, 50 millions en 2010).  La décision du Conseil « est très injuste. Nicolas Sarkozy voulait une campagne exemplaire, on a fait du sur-mesure », a affirmé à l’AFP le député Philippe Briand, qui fut le trésorier de campagne du candidat Sarkozy. « Tout était justifié, tout était impeccable, sincère ».  Il s’est demandé notamment pourquoi a été réintégrée dans les comptes de campagne la moité des sommes engagées pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, « alors qu’en 2007, on avait été autorisés à le faire pour celui de la Porte de Versailles », les frais engendrés par la grande réunion publique de Toulon antérieure à sa déclaration de candidature (15 février 2012) et « même 70.000 euros pour le Magazine de l’Union », qui ne s’adresse pourtant « qu’aux militants ».  Semblant désarçonné par cette décision, M. Briand se demande si « on n’est pas en train d’inventer une nouvelle jurisprudence ». « Un président ne pourrait plus s’exprimer l’année qui précède la présidentielle. Il n’est plus élu pour cinq ans mais pour quatre, ça devient compliqué! ».  Dominique Dord, ex-trésorier de l’UMP, a jugé auprès de l’AFP qu’à propos du meeting de Villepinte, « on (était) dans l’épaisseur du trait ». « Comment déterminer la part des dépenses qui revient à l’UMP, celle qui revient au candidat? ».  Il a calculé que pour « éponger » les 11 millions d’euros manquant dans les caisses de l’UMP, le parti devrait faire des efforts correspondants à 2,5 millions d’euros jusqu’à 2017, « par des réductions de dépenses ».  Au-delà de ces problèmes de trésorerie, se pose, aux yeux du député de Savoie, « un fait politique assez hallucinant ». « Le Conseil constitutionnel prend une énorme responsabilité juridique. Qu’aurait-il fait si M. Sarkozy avait gagné l’élection? »  Le problème aurait pu se poser en 1995 pour Jacques Chirac dont les comptes de campagne ont été aussi contestés. Mais Roland Dumas, à l’époque président du Conseil constitutionnel, ne l’avait révélé que bien des années après. « La France avait besoin d’un président de la République. Elle venait d’élire Jacques Chirac (…) Annuler les élections, comme cela aurait été possible », c’était « laisser la France sans capitaine », affirmait-il en 2011.  Un élu UMP ne peut s’empêcher de voir « une curieuse coïncidence » entre les bons sondages de M. Sarkozy et toutes les affaires auxquelles son nom est mêlé. « Si on voulait abattre un homme, on ne s’y prendrait pas autrement », a affirmé un autre, ajoutant: « et l’UMP n’a plus les moyens d’expression nécessaires à un parti d’opposition. Tout cela a mauvaise allure ».

 

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

En France, l’affaire d’évasion fiscale touchant l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac va renforcer « la vision un peu dominante d’un rejet des élites politiques, que l’on retrouve un peu partout en Europe », craint Eddy Fougier, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). « Tout concourt à ce que cela conforte les thèses populistes, la thèse du +tous pourris+ », s’inquiète-t-il.   »Comment les citoyens ne seraient-ils pas écoeurés ou révoltés de constater que le grand argentier de l’Etat s’était froidement affranchi de la rigueur et des efforts qu’il leur réclamait? » s’interrogeait jeudi le quotidien Le Monde.  Si cette défiance se mesure jusqu’à présent en France surtout dans les médias et les sondages, dans les pays du sud de l’Europe en revanche, touchés par des années d’austérité beaucoup plus sévère, l’indignation a déjà trouvé sa traduction dans les urnes ou dans la rue.  En Italie, les affaires de fraude sont une constante à l’image des procès contre Silvio Berlusconi ou de l’amende énorme infligée cette semaine aux stylistes de Dolce & Gabbana (343 millions d’euros).  La réaction des Italiens ne s’est pas fait attendre et, aux élections de février, le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo, qui cristallise le vote anticorruption et antiaustérité, a engrangé environ 25% des votes.   »Aucun parti politique ne doit se faire d’illusion. Même si tous n’ont pas agi de la même façon, il existe une rage à leur encontre », juge Giacomo Marramao, professeur de philosophie politique à l’Université Rome III.  Dans la péninsule ibérique, les scandales à répétition provoquent le dégoût. Brandie dans la rue ou dessinée sur internet, l’enveloppe, censée cacher de l’argent, est devenue un symbole d’écoeurement.   »En Espagne, on n’a jamais bien pardonné le fait d’empocher de l’argent et si cela coïncide en plus avec une époque de crise généralisée, cela réveille des sentiments terriblement hostiles », analyse Emilio de Diego, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Complutense de Madrid.  Le Parti populaire (PP) est secoué par deux enquêtes. L’une porte sur une comptabilité occulte du parti qui aurait bénéficié jusqu’au chef du gouvernement Mariano Rajoy. L’autre, baptisée « l’affaire Gürtel », empoisonne la droite depuis 2009, des sociétés proches du PP étant soupçonnées d’avoir versé des commissions et offert des cadeaux afin d’obtenir des contrats publics.  Les scandales touchent aussi la famille royale depuis qu’un juge a ouvert une enquête sur le détournement de plusieurs millions d’euros d’argent public et dans laquelle est poursuivi Iñaki Urdangarin, l’époux de la fille cadette du roi, Cristina, elle-même convoquée prochainement par la justice.  En Grèce, où l’évasion fiscale est pratiquée à grande échelle via des sociétés offshore – comme le confirme l’enquête internationale publiée par différents médias depuis jeudi -, des milliers de manifestants dénoncent les « voleurs » devant le Parlement à chaque manifestation anti-austérité. La « liste Lagarde », comportant quelque 2.000 noms de Grecs détenteurs d’un compte dans la filiale suisse de la banque HSBC, a éclaboussé trois gouvernements accusés d’inaction.  Le journaliste à l’origine de la révélation de l’affaire, Costas Vaxevanis, a été mis en cause pour violations de données personnelles. Dans le même temps, l’ex-ministre des Finances Georges Papaconstantinou était accusé d’avoir falsifié la fameuse liste en retirant le nom de deux de ses cousines…  Les pays du nord de l’Europe ne sont pas épargnés. En Belgique, la création fin 2012 par la reine Fabiola, 84 ans, d’une « fondation privée » a été perçue comme une manière d’éviter les droits de succession. Depuis, la reine y a renoncé et le gouvernement a raboté sa dotation annuelle qui est passée de 1,4 million d’euros à environ 925.000 euros.

Chypre : rejet de la taxe par le parlement

Chypre : rejet de la taxe par le parlement  

Le parlement chypriote n’approuvera « semble-t-il » pas la taxe polémique sur les dépôts bancaires et réfléchit à une nouvelle formule, a annoncé mardi matin un porte-parole du gouvernement. Le président chypriote doit de nouveau s’entretenir avec les chefs d’État russe et allemand, Angela Merkel et Vladimir Poutine, a par ailleurs ajouté cette source.

 

Rejet des comptes de campagne de Sarkozy : recours de l’UMP auprès de Sarkozy (au conseil constitutionnel !)

Rejet des comptes de campagne de Sarkozy : recours de l’UMP auprès de Sarkozy (au conseil constitutionnel !)

Magnifique arnaque judicaire, d’abord le rejet des comptes de campagnes de Sarkozy qui a confondu les fons publics de l’Elysée et ceux de l’UMP, ensuite la commission nationale ad-hoc qui rejette ces comptes de campagne, enfin le recours de l’UMP auprès du conseil constitutionnel où siège Sarkozy (aussi 2 autres anciens président de droite et Debré) ; bref tout cela va finir en eau de boudin et discréditer un peu plus un système juridique désuet et partisan. Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, le député Philippe Briand, a confirmé vendredi dans un communiqué le rejet des comptes de la campagne 2012 de l’ancien chef de l’État et a annoncé un recours auprès du Conseil constitutionnel. Le député Philippe Briand indique notamment qu’il conteste « le mode de calcul » de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui a rejeté les comptes de Nicolas Sarkozy. Dans son communiqué, le trésorier confirme en substance les informations de L’Express selon lesquelles la CNCCFP a réintégré dans les comptes de campagne des dépenses antérieures à la déclaration officielle de candidature de M. Sarkozy, le 15 février 2012. Ces frais supplémentaires entraînent du coup un dépassement du plafond de dépenses autorisé, qui avait été fixé à 22.509.000 euros pour un candidat parvenant au second tour.  Mais selon M. Briand, « le montant du dépassement est peu significatif (1,6%) et ne saurait à lui seul entraîner le rejet du compte. Il provient par ailleurs d’un mode de calcul de la commission que nous contestons ». Le député ajoute que « les dépenses réintégrées par la Commission ont toutes été payées par l’UMP et retracées dans ses comptes, en toute transparence. La sincérité du compte ne peut donc être mise en cause ». « Enfin, la Commission considère que certaines activités de Nicolas Sarkozy, en qualité de président de la République, antérieures à sa déclaration de candidature auraient eu un caractère électoral. Je ne peux retenir cette analyse sauf à considérer qu’un président de la République en exercice doit cesser toute activité dans l’année qui précède le scrutin », ajoute Philippe Briand.    »Pour l’ensemble de ces raisons, nous ferons appel de cette décision sans précédent – dont l’origine provient d’une saisine d’élus de gauche et qui n’est donc sans doute pas dénuée d’arrières pensées politiques – devant le Conseil Constitutionnel, juge de cette élection », conclut-il. Interrogé un peu plus tôt par l’AFP, Philippe Briand avait indiqué que si le Conseil constitutionnel confirmait ce rejet, cela entraînerait « automatiquement le rejet du remboursement » de l’Etat s’élevant à près de 11 millions d’euros.

 




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