Archive pour le Tag 'régions'

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Des régions inutiles

Des régions inutiles

 

Traditionnellement les élections régionales sont délaissées par les Français. Première raison, les régions sont des entités administratives et non des régions économiques ; Pour l’essentiel, c’est encore le préfet qui décide ; La région se charge seulement de payer les factures pour les routes et les lycées sans pouvoir intervenir sur les orientations et les contenus. Par ailleurs les crédits des régions représentent 10% du total des crédits des collectivités locales. Finalement le seul vrai rôle de la région c’est de saupoudrer de maigres crédits notamment pour l’ économie. Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions, comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen

Front national : battu dans les trois régions clés

Front national : battu dans trois régions clés

 

Marine Le Pen s’est certainement enflammée en pensant qu’elle allait enlever plusieurs régions notamment celle où il se présente dans le Nord. Certaine de sa victoire,  elle avait même annoncé qu’en tant que présidente de la région « elle allait pourrir chaque jour la vie du gouvernement » un dérapage verbal qui n’est pas sans rappeler celui du père. Même si les scores sont serrés il est possible que le Front National ne gagne aucune région selon plusieurs sondages. Le Front national serait battu dimanche soir dans les trois régions où il est le mieux placé, selon des sondages convergents, mais l’incertitude demeure, tant la marge est étroite avant le second tour des élections régionales. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, trois des six régions où le parti d’extrême droite a viré en tête dimanche dernier, les jeux semblent en effet loin d’être faits. Dans le Grand Est, la liste de droite dirigée par Philippe Richert (Les Républicains) recueillerait 43% des suffrages et celle conduite par le vice-président du FN Florian Philippot obtiendrait 41% des voix, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et Alila publié jeudi. Mais ces chiffres ne permettent pas de prédire l’issue du scrutin, l’écart qui les sépare étant inférieur à la marge d’erreur, qui s’élève à trois points, ajoute le sondeur. Le socialiste Jean-Pierre Masseret, qui a refusé de se retirer malgré des appels émanant de la direction de son parti, devrait conserver près de la moitié (49%) de ses électeurs du premier tour et bénéficier de l’appoint des deux tiers (68%) d’électeurs ayant voté pour le Front de gauche au premier tour. En Paca, le candidat de la droite Christian Estrosi battrait d’une courte tête Marion Maréchal-Le Pen, selon un sondage Harris Interactive pour M6 publié jeudi. Le maire de Nice obtiendrait 51% des voix grâce à un report sur son nom de la moitié (54%) des électeurs qui ont voté au premier tour pour les listes de gauche qui se sont retirées pour faire barrage au Front national, contre 49% à sa rivale.

Des régions inutiles

Des régions inutiles

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

Des régions qui ne servent à rien

Des régions qui ne servent à rien

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

Sondage : trois régions pour le FN

Sondage : trois régions pour le FN

 

Le Front national (FN) arrive seul en tête des intentions de vote dans la moitié des régions de France métropolitaine en vue du premier tour et dans trois régions en vue du second, selon une vague de sondages publiés jeudi, à trois jours du scrutin. La droite classique et la gauche remporteraient respectivement cinq et quatre régions, d’après cette enquête Ipsos-Sopra Steria pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et Le Monde.  Dans l’hypothèse de triangulaires au second tour, le 13 décembre, le FN fait la course en tête en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). La marge du parti d’extrême droite est maigre dans l’Est puisque la liste conduite par Florian Philippot ne compte que deux points d’avance sur celle de l’union de la droite (37% contre 35%), et neuf sur celle de la gauche. En revanche, Marine le Pen et Marion Maréchal-Le Pen partent avec une nette longueur d’avance : la présidente du FN est créditée de 40% dans le Nord, contre 30% pour ses deux concurrents, et sa nièce de 41% en Paca, contre 34 pour la droite et 25% pour la gauche.  Au premier tour dimanche, le FN arriverait en tête des intentions de vote dans ces trois mêmes régions, ainsi qu’en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en Bourgogne-Franche-Comté et en Centre-Val-de-Loire. Il fait également jeu égal avec l’union de la droite en Normandie, avec 31%, d’après cette étude dans laquelle la Corse ne figure pas.

Régions: des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Régions : des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Théoriquement jusqu’à 7 milliards d’euros pourraient être économisés dans les régions, a calculé la fondation iFRAP, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques. Et c’est sans compter les fusions de régions qui devraient être une occasion de rationaliser l’organisation des services et de réduire les coûts. En effet, la réforme territoriale devrait permettre d’améliorer l’efficacité de la dépense et générer, à terme, des économies, grâce à des mutualisations. «Les expériences étrangères tendent à montrer que les fusions de collectivités peuvent conduire à diminuer la dépense par habitant, sans diminution du niveau de service», signale une note du Trésor, publiée mardi 20 octobre. «Ces économies potentielles que nous avons calculées auraient déjà pu être réalisées avec les anciennes régions. Mais nous tenions à diffuser ces résultats appliqués aux nouvelles entités car c’est l’occasion d’identifier les écarts de performance et les objectifs à atteindre pour leurs futurs présidents», commente Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank. Dans l’étude «Régions: des économies sont possibles», publiée ce jeudi, l’iFRAP a sélectionné plusieurs postes de dépenses: personnel, lycées, formation professionnelle, équipement brut (investissements) et transport ferroviaire régional. À partir des données 2013 de la Direction générale des collectivités locales, la fondation a fait sa cuisine. «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affichait comme priorité, en début de semaine, Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire, au Point. Pourtant, après l’Île-de-France, qui est la région de référence dans l’étude de l’iFRAP, la région Pays de la Loire est celle qui a le moins d’économies à réaliser en dépenses de personnel: 3,6 millions, contre 146 millions pour le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. «C’est dire toutes les économies possibles dans les autres régions», tacle la directrice de l’iFRAP.

Sondages régionales : seulement 3 régions pour la gauche

Sondages régionales : seulement 3 régions pour la gauche

De 22 régions o passerait à 3 pour la gauche, 5 dans le meilleur des cas BVA).  Alain Rousset conserverait la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes Donné à 36% d’intentions de vote au premier tour des régionales, le sortant PS d’Aquitaine Alain Rousset conserverait la région avec 46% d’intentions de vote au second tour, loin devant la LR Virginie Calmels (33%) et le FN Jacques Colombier (21%). Le ministre de la Défense a les coudées larges : confirmant un sondage paru le 20 octobre, BVA donne Jean-Yves Le Drian à 46% au second tour des régionales en Bretagne. Un score possible grâce au report des voix des écologistes et de la liste « Oui à la Bretagne ». Au second tour, le candidat socialiste serait dix points devant son rival des Républicains Marc Le Fur. Le bloc de gauche l’emporterait en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées Le sondage place la liste du vice-président du Front national, Louis Aliot, en tête au premier tour avec 29% des intentions de vote. Le candidat de droite Dominique Reynié, dont l’éligibilité est mise en doute, arriverait deuxième avec 20%. La socialiste Carole Delga serait troisième avec 19% des intentions de vote. La liste du maire DVG de Montpellier, Philippe Saurel, en revanche, ne passerait pas le premier tour, avec un score de 6%. Au second tour, cependant, le bloc de gauche (PS-PRG-EELV-Front de gauche) l’emporterait avec 39% des voix, devant la droite (29%) et le FN (32%).  Raz-de-marée bleu marine dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. C’est l’information de ce sondage : les intentions de vote donnent Marine Le Pen largement en tête dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie pour l’élection de décembre. BVA indique que la présidente du Front national remporterait la région : au second tour, la leader frontiste obtiendrait 46% des voix, loin devant ses adversaires Xavier Bertrand (Les Républicains, 29%) et le socialiste Pierre de Saintignon (25%). D’après la même enquête, au premier tour, Marine Le Pen serait en tête avec 42% des suffrages. Suivraient Xavier Bertrand (25%) et Pierre de Saintignon (15%).  Duel serré en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Si le second tour avait lieu dimanche, le FN pourrait également l’emporter, avec un score beaucoup plus serré en Paca, où il est crédité de 37% d’intentions de vote, devant la liste de droite à 36%. La marge d’erreur étant de 2,5%, rien n’est cependant joué même si la gauche semble plus nettement distancée (27%). Au premier tour, la liste conduite par Marion Maréchal-Le Pen recueille 36% d’intentions de vote, devant celle de Christian Estrosi à 32% et celle du socialiste Christophe Castaner à 16%.  La droite, qui ne dirige actuellement qu’une seule région, l’Alsace, en raflerait sept en sortant victorieuse de triangulaires des autres

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

 

Dans le Nord c’est à peu près sûr pour le FN, en Paca probable mais pas certain. Le reste sera très serré la droite remporterait sept régions, la gauche en garderait trois et le Front national en conquerrait deux, selon l’institut de sondages BVA, qui insiste toutefois sur la marge d’incertitude très importante qui pèse sur les résultats pour quatre régions. Au second tour, le 13 décembre, le PS et ses alliés garderaient assez facilement la Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, avec au moins dix points d’écart par rapport à la droite, selon cette étude d’opinion publiée, aujourd’hui, par des quotidiens régionaux. Les Républicains et leurs alliés centristes remporteraient quant à eux un peu moins aisément quatre régions, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes, ajoute le sondeur. Le résultat serait très serré en Normandie, Ile-de-France et Bourgogne-France-Comté, que BVA attribue à la droite mais avec deux points d’écart seulement sur la gauche et classe donc en ballottage. La présidente du Front national, Marine Le Pen, serait assurée de conquérir le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec 46% des voix au second tour, contre 29% à la droite et 25% à la gauche. Sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen arriverait en tête en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec 37% des voix, mais la marge est très faible (36% à la droite et 27% à la gauche).  Au total, en France métropolitaine (la Corse ne fait toutefois pas partie de l’étude), les listes de gauche et de droite font jeu égal (36%) et le FN ferait 28% des voix.

Une réforme pour des régions très inégales

Une réforme pour des régions très inégales

Le moins que l’on puisse dire c’est que la réforme régionale n’aura pas atténué les inégalités entre les régions. Par exemple le salaire net par habitant est de 33 000 € environ en Île-de-France pour 22 000 € en Corse ;  les mêmes différences se retrouvent concernant le PIB ou encore la population. Avec la réforme territoriale qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, la population restera inégalement répartie. Trois Français sur dix (66 millions d’habitants en France) habitent dans l’une des deux nouvelles régions les plus peuplées: Île-de-France (12 millions d’habitants) et Auvergne Rhône-Alpes (7,8 millions). Ces régions sont aussi celles dans lesquelles on retrouve le plus grand nombre de familles. L’Île-de-France reste de loin la plus densément peuplée avec 987 habitants/km2 (en 2011), soit près de 10 fois plus que la densité moyenne française, DOM compris. La population de toutes les nouvelles régions de métropole gonfle. Les plus dynamiques sont les Corses (+ 1,3% par an en moyenne) suivis par le Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées (+ 1%). En Île-de-France, la population s’est accrue au même rythme que la moyenne nationale (+ 0,5%). Rapporté à la population, le PIB de l’Île-de-France reste le plus élevé (52.298 euros par habitant en 2012). Le PIB par habitant de la région Auvergne Rhône-Alpes est le deuxième plus élevé: il s’élève à 30.946 euros en 2012. À l’opposé, la richesse par habitant est la plus faible, en métropole, en Nord-Pas-de-Calais Picardie. En 2013, les régions dans lesquelles le PIB en valeur est le plus élevé sont aussi en Ile-de-France et Auvergne Rhône-Alpes.  Le taux de chômage de la métropole avoisine les 10 % fin 2014. Les régions Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Nord-Pas de Calais Picardie sont les plus touchées (respectivement 12,1%, 11,6% et 12,5%). Le taux de chômage de l’Île-de-France, déjà bas en 2007, subit la moins forte hausse (+ 1,6 point) entre 2007 et 2014 en France métropolitaine. Avec l’Auvergne Rhône-Alpes, la Bretagne et les Pays de la Loire, l’Ile-de-France connaît le plus faible taux de chômage (8,8%) fin 2014. Dans les DOM, le taux de chômage est le plus élevé de France en 2014 (de 19,5% à 28,2 %). Concernant la répartition des actifs, les cadres sont prépondérants en Île-de-France et dans les régions du pourtour méditerranéen. La proportion d’ouvriers est la plus forte dans les régions situées dans un arc partant de la Bourgogne Franche-Comté à la Normandie, héritage des implantations industrielles, rappelle l’Insee. En 2012, le salaire net annuel moyen pour un temps plein est le plus élevé en Île-de-France (33 000 euros), aussi bien pour les hommes que pour les femmes et quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. Hors Île-de-France, les salariés d’Auvergne Rhône-Alpes et de PACA sont les mieux payés, mais avec un salaire inférieur de 25 % à celui des Franciliens. Les salariés corses et bretons sont les moins bien lotis, avec une décote de plus de 30 % par rapport aux Franciliens, indique l’INSEE.

Régions: des présidents délégués pour saboter un peu plus la réforme

Régions: des présidents délégués pour saboter un peu plus la réforme

Ce devait être la grande réforme territoriale malheureusement tout cela risque de ce transformer en dépenses supplémentaires. La principale raison c’est que cette  réforme était justifiée par la perspective de suppression des départements. Or le lobby des élus s’est opposé à cette suppression des départements qui offrent tellement de débouchés politiques. Par ailleurs dernièrement une fois encore pour ménager les intérêts des mêmes lobbys on a décidé de créer un poste de président délégué dans les cinq anciennes capitales des régions désormais rattachées à d’autres. Des présidents délégués qui s’intercaleront  entre le président et les dizaines et dizaines de vice-présidents par région. Du coup il faut s’attendre dans les cinq anciennes capitales régionales concernées au maintien de superstructures au service de ce fameux président délégué. Notons aussi par parenthèse que si l’on a décidé de regrouper certaines régions par contre l’administration, elle  reste en l’état même si quelques déplacements géographiques sont prévus. Autant dire qu’au total la réforme risque de se concrétiser par des dépenses supplémentaires. C’est un des grands problèmes du pays à savoir la multiplicité des échelons politiques et administratifs. Tout cela engendre une fiscalité qui plombe la compétitivité. Chaque échelon administratif, chaque échelon politique comble en effet son vide existentiel en multipliant législation, contrôle, sanction, subvention  et fiscalité. Bref le phénomène classique des superstructures. Une nouvelle polémique vise donc la réforme des régions. Alors que Manuel Valls a exprimé sa volonté de voir la création d’une nouvelle fonction, celle de président délégué, la droite estime que la facture serait supérieure à 110 millions d’euros par an. Un coût supplémentaire, selon la droite, qui est pour cette dernière due à un problème spécifique à la future grande région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Le président sortant de la région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, s’est fait doubler par Carole Delga, déjà présente au gouvernement, pour une candidature dans cette nouvelle région. Ce dernier souhaite donc être deuxième sur la liste, mais Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche, la souhaite aussi. Comme les socialistes doivent faire de place à leurs partenaires, la situation est complexe. La droite dénonce ainsi la création de cette nouvelle fonction, estimant qu’elle ne sert qu’à résoudre ce conflit. Le poste de président délégué de région reviendrait alors à Damien Alary, tandis que Sylvia Pinel aurait celui de vice-présidente.   « Il est tout à fait normal d’imaginer qu’il puisse y avoir, pour que chaque territoire garde sa force, sa spécificité, une présidence déléguée. Cette présidence déléguée ne représente en rien de nouveaux coûts, contrairement à ce que j’ai entendu, au contraire », a expliqué le Premier ministre, Manuel Valls. Cette justification n’a néanmoins pas été appréciée par la droite et les écologistes, jugeant ce poste inutile.

 

Réforme régions : « 10 milliards de dépenses en plus ». (Raffarin)

Réforme régions : « 10 milliards de dépenses en plus  ». (Raffarin)

Sur France Info Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, dénonce l’illusion de la réforme territoriale. Il considère en effet que cette réforme ne permettra pas d’économiser 12 milliards comme l’indique le gouvernement mais au contraire sera l’occasion  d’en dépenser 10 milliards supplémentaires. L’évaluation de Jean-Pierre Raffarin et sans doute tout aussi approximative que celle du gouvernement. Reste effectivement que  cette réforme n’aura pas l’effet bénéfique escompté car évidemment on a dû abandonné en route la suppression des départements. Il y aura donc toujours juxtaposition des structures régionales et départementales. Enfin pour apaiser la grogne, on  a décidé dans certaines régions de maintenir les effectifs administratifs des capitales régionales anciennes qui ont été destituée de leurs titres « Cette réforme était bien partie, et elle finit mal« , indique sur France Info Jean-Pierre Raffarin, à propos de la réforme territoriale. La nouvelle carte des régions est sortie vendredi, lors du dernier Conseil des ministres de l’été. Le gouvernement a publié la liste des capitales régionales, là où la réforme territoriale a modifié les frontières. Sont donc ainsi désignées Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse. Les chefs-lieux définitifs seront fixés avant le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus du renouvellement de fin 2015.   Sénateur de la Vienne, et président de la région Poitou-Charentes pendant plus de 13 ans (qui va se retrouver absorbée dans un vaste ensemble dont la capitale sera Bordeaux), Jean-Pierre Raffarin ajoute : « Cette réforme territoriale part à la dérive ». Capitales régionales : « La politique s’est imposée par rapport à la raison » selon Jean-Pierre Raffarin sur France Info. « C’est fait sans aucune consultation, le fait du prince, on saupoudre ici un bout de rectorat, là une direction de l’agriculture, tout cela est fait dans l’improvisation et c’est fort regrettable, car on avait promis des économies à Bruxelles, et en fait on va dépenser beaucoup plus« , considère l’ancien Premier ministre.  »On a annoncé qu’il y aurait sans doute 12 milliards d’économies, moi je suis prêt à parier que c’est plutôt 10 milliards de dépenses en plus, vers lesquelles on va« , dit-il. « C’est le manque d’autorité politique de l’exécutif qui n’a pas pu imposer à ses troupes des actions de rationalisation et de réorganisation, il a fallu contenter tout le monde, les frondeurs, les barons locaux… Finalement l’exécutif a préféré saupoudrer, distribuer, plutôt que d’organiser et rationnaliser« , conclut-il.

 

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Contrairement à l’objectif initial la réforme territoriale va se traduire par un immense gâchis financier. Il y aura en effet coexistence entre les nouvelles régions et des départements qui devaient être supprimés. En outre pour ne pas mécontenter les uns et les autres lorsque les capitales régionales sont contestées on maintiendra les mêmes effectifs administratifs dans les capitales destituées. Normalement de nouvelles attributions seront de la responsabilité des régions ce qui va engendrer une augmentation des superstructures administratives sans pour autant réduire celle des départements. Le gouvernement a donc annoncé vendredi ses choix pour la redistribution des capitales des 13 nouvelles grandes régions françaises et de leurs sièges administratifs, un sujet hautement sensible pour les élus locaux et les populations. Les gagnants sont Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse pour les nouvelles régions issues de fusions, qui s’ajoutent à Paris, Marseille, Rennes, Nantes, Ajaccio et Orléans, dont la zone géographique de juridiction ne varie pas. Il n’y aura plus l’an prochain dans chacune des 13 régions métropolitaines (au lieu de 22) qu’un seul préfet de région, un recteur de région académique et un directeur général d’agence régionale de santé (ARS). « Au 1er janvier 2016, la nouvelle France des territoires sera pleinement effective avec 13 grandes régions métropolitaines mieux à même de peser, d’agir pour le développement économique et la cohésion des territoires », a dit Manuel Valls à la presse, à l’issue du conseil des ministres. Il a cependant précisé que les chefs-lieux des régions fusionnées, hormis Strasbourg, ne seraient définitivement fixées que le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus des élections de décembre prochain.

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

 

Pour l’instant d’après les sondages le PS serait en troisième position aux départementales avec autour de 15%, mais ces sondages couvrent les sympathisants y compris les abstentionnistes (sans doute au moins 50% d’abstentionnistes dont une majorité de sympathisants à gauche). En termes de représentativité le PS pourrait ne représenter que de l’ordre de 7% des électeurs.  Un véritable massacre électoral pur le PS qui aura du mal à justifier la légitimité du gouvernement. Le PS pourrait ne conserver qu’une quinzaine de département et 3 régions au mieux  (sur 21 détenues par le PS aujourd’hui).  Le responsable des élections au PS, Christophe Borgel, prévient : « Le seuil de 12,5 % des inscrits nécessaire pour se maintenir ainsi que le tripartisme peuvent conduire à l’élimination de la gauche si elle est divisée. Pour le moment – sans effet. « Le PS est un répulsif si c’est lui qui est le leader d’une coalition. Il faut voir si des alliances alternatives créent une attractivité », lance David Cormand, le « Monsieur Élections » d’Europe Écologie-Les Verts, en pensant à des alliances écolos-Front de gauche. Une ligne loin d’être partagée par tous dans son parti. « Aux dernières cantonales, il n’y avait que deux cas de figure. Soit l’alliance avec le PS, soit l’autonomie. Là, il y aura des alliances alternatives à gauche, c’est une nouveauté en soi. Ce ne sera pas massif mais significatif », estime-t-il. « C’est un pari irresponsable », rétorque Borgel. Mais  le PS envisage le pire. Aujourd’hui, il détient 21 des 22 régions métropolitaines. Dans la toute nouvelle carte de 13 grandes régions, peu semblent conservables. prédit un dirigeant socialiste. … « Au mieux, on gardera trois régions », poursuit ce socialiste en pensant à la grande région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, à la région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes et à la Bretagne. « En Bretagne, c’est un vrai dilemme. Il n’y a que Le Drian qui peut la conserver. En même temps, c’est un vrai pilier du gouvernement », souffle un hollandais. « Le Drian veut y aller et aimerait démissionner pour pouvoir faire campagne », croit savoir un membre du gouvernement. Quant à la région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, le Parti radical voudrait qu’elle échoie à l’actuelle ministre du logement, la radicale Sylvia Pinel.

 

Reforme territoriale 13 régions : la réformette adoptée par l’assemblée

Reforme territoriale 13 régions : la réformette adoptée par l’assemblée

La gauche a voté la reforme à 13 région mais Sarkozy reviendra sous s’il  est élu notamment sur la région Alsace. De toute manière une réformette car la vraie reforme et celle qui devrait être conduite parallèlement c’est la réforme des départements qui sont et de loin les collectivités locales les plus dépensiers. Du faiat de transferts de compétences ais auusi et surtout de la dérive totale des structures, des dépenses de personnel et des aides sociales. Sur le pan économique, 10 régions tout au plus seraient nécessaires s’i l’on s’entente à la réalité des flux de biens et de personnes qui structurent l’espace socio économique. Surtout il faudrait supprimer les départements qui nourrissent les barons de la politique qui  arrosent les électeurs avec l’argent public. Cela suppose une réforme institutionnelle  qui passe par une majorité conséquente des assemblées (réunies en congrès où il faut recueillir les 3/5 ème) ou par un referendum dont tout le monde a  peur. Conclusion, la suppresion des départements ce n’est pas pour demain ! La carte des 13 nouvelles régions a donc  été adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, dans la nuit de mercredi à jeudi, après un ultime débat passionnel marqué notamment par le baroud d’honneur des députés UMP alsaciens contre la fusion avec Champagne-Ardenne et Lorraine. Environ six heures de débats ont encore été nécessaires dans l’hémicycle pour aboutir au vote de l’article 1er du projet de loi de réforme territoriale, qui prévoit la réduction du nombre de régions métropolitaines de 22 à 13 à compter de 2016. Sur la soixantaine d’amendements pour le supprimer ou le réécrire encore, aucun n’a été adopté.  Le dialogue est « allé à son terme », a plaidé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, défendant notamment les choix de découpage au nom de la nécessité de donner aux régions la « taille critique » nécessaire face à d’autres régions européennes. La taille ne fait pas la puissance, ont objecté des députés de droite mais aussi de gauche, invoquant les cas des régions allemandes ou espagnoles. Observant qu’ »aucune carte ne fera jamais l’unanimité » et affirmant que le gouvernement n’entend « ni heurter ni gommer les identités locales », le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale André Vallini a appelé à « faire enfin cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent». Mais la dizaine d’élus UMP alsaciens ont fait bloc jusqu’au bout pour tenter de maintenir l’Alsace seule, quelques heures après avoir déployé une grande banderole « Ne tuez pas l’Alsace » dans la salle des Quatre-Colonnes. Depuis Mulhouse, où il poursuivait sa campagne pour la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy a promis, si l’UMP revient au pouvoir, de « défaire » la carte de la réforme territoriale et affirmé que « l’Alsace est la région la plus ouverte au cœur de l’Europe ».  Les députés devraient probablement achever jeudi la deuxième lecture de ce texte, qui prévoit aussi de repousser les régionales de mars à décembre 2015, et fera l’objet d’un vote solennel le 25 novembre.

 

Régions : le Sénat pour 15 régions au lieu de 13

Régions : le Sénat pour 15 régions au lieu de 13

Le bricolage des régions continue, de 12 on est passé  13 puis le sénat en prévoit désormais 15, encore un effort et on reviendra au découpage actuel. Une grande avancée aussi le changement de nom de la région centre qui prend la dénomination «  centre-val de Loire » mais demeure une région minuscule sans aucune réalité économique ou culturelle. Peut-être pourrait-on demander aux habitants de cette région de décider eux mêmes du nom de leur région (ou tout cas d’être consultés). De toute manière tant que les départements demeureront cette reformes est illusoire. D’autant que les réalités économiques (atour des points nodaux des flux de biens et de personnes) ne font apparaitre qu’à pine une dizaine de régions réelles. La commission spéciale du Sénat sur la réforme territoriale a modifié mardi la nouvelle carte des régions dessinée par l’Assemblée. Elle propose 15 régions au lieu de 13, et une région Alsace.  A quoi ressemblera vraiment cette nouvelle carte des régions ? Réuni mardi en commission spéciale sur la réforme territoriale, le Sénat a modifié la carte dessinée par l’Assemblée nationale, proposant 15 régions au lieu de 13 et créant une région Alsace. La région Alsace est ainsi séparée d’une grande région qui l’englobait initialement avec les régions Champagne-Ardenne et Lorraine. La commission du Sénat a également rétabli les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, que la carte de l’Assemblée unifiait. La région Centre est nommée Centre-Val de Loire, selon le Sénat. Mais ce n’est pas tout, le Sénat a également rétabli la possibilité pour deux départements de fusionner. La commission a aussi modifié les conditions de changement de région pour un département. Les membres de la commission ont par contre maintenu le nombre de conseillers régionaux et approuvé la date des élections départementales les 22 et 29 mars. L’examen du texte en deuxième lecture commencera en séance plénière au Sénat le 28 octobre, après une déclaration du Premier ministre Manuel Valls sur l’ensemble de la réforme.

 

Régions : le bricolage territorial adopté par l’Assemblée nationale

Régions : le bricolage  territorial adopté par l’Assemblée nationale

 

Les députés ont terminé leur bricolage qui leur permettra d’être réélus dans leur territoire en 2015. La cohérence des intérêts électoraux a pris le pas sur la préoccupation démocratique et surtout sur la cohérence économique. 13 régions c’es encore trop, il en en aurait fallu 9 tout au plus et avec suppression concomitante des départements. La France ne comptera bientôt plus 22 régions, mais seulement 13, après les fusions programmées notamment du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, mais aussi des Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine. L’Assemblée nationale a adopté vendredi 18 juillet, après une nuit de débats, la nouvelle carte des régions proposée par les socialistes. Cette carte, qui découle d’amendements identiques du rapporteur (PS) Carlos Da Silva et du groupe socialiste au projet de loi de réforme territoriale, prévoit également que la Champagne-Ardenne soit rattachée à l’Alsace et la Lorraine. Cet article 1er sur la carte réduit ainsi le nombre de régions en métropole de 22 à 13 (Corse comprise), et non 14 comme le prévoyait le projet initial du gouvernement. Il a été adopté par 52 voix, dont certaines à droite, contre 23. Les autres fusions programmées sont: Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Haute-Normandie et Basse-Normandie. Six régions demeurent inchangées: Bretagne, Corse, Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Pour le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, « il n’existe pas de carte idéale » mais « nous avons eu l’audace de faire (une carte) tout en étant ouverts à ce qu’on la modifie ».D’après M. Da Silva, proche du Premier ministre Manuel Valls, « cette carte est un point d’équilibre » et elle sera « peut-être amenée à évoluer », du fait notamment du droit d’option qui devrait être ouvert pour les départements afin de changer de région de rattachement à partir de 2016. L’Assemblée reprendra dans l’après-midi ses travaux sur ce projet de loi, dont l’examen doit s’achever dans la soirée, avant son vote solennel global en première lecture mercredi prochain. Les parlementaires doivent encore discuter de l’autre mesure phare du texte, le report des élections régionales et départementales de mars à décembre 2015. Ils n’étaient entrés dans le vif des débats sur les articles que jeudi soir, après une douzaine d’heures de propos liminaires depuis mercredi, où chacun avait souvent évoqué sa propre région. Mais l’examen de l’article 1er avait été longuement entrecoupé de rappels au règlement et suspensions de séance à la demande de différents groupes politiques, en raison de divergences sur la manière de débattre et voter la carte. L’opposition avait demandé qu’il y ait bien des votes sur tous les amendements, criant au « déni de démocratie » sans cela (Laurent Wauquiez, UMP) ou aux « droits élémentaires du Parlement bafoués » (Philippe Vigier, UDI). Le centriste Maurice Leroy s’était demandé si le gouvernement ne cherchait pas à « régler les problèmes du groupe socialiste », où certains souhaiteraient modifier la carte proposée. A l’issue de plusieurs heures de présentation des amendements, les élus sont finalement passés à leurs votes peu avant 6H00, rejetant notamment l’un porté par 17 députés PS ou apparentés, dont 8 du département du Nord, qui visait à empêcher le rapprochement du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, qualifié d’ »aberration économique et sociale », dans la lignée de l’appel lancé mardi avec la maire de Lille Martine Aubry et des hauts responsables socialistes du Nord. La position de ces nordistes a fait bondir la coprésidente du groupe écolo, Barbara Pompili, élue de la Somme, y voyant une « insulte » et « un manque total d’esprit de solidarité entre les territoires ». François Lamy, ex-ministre de la Ville et proche de Martine Aubry, a au contraire rejeté l’idée d’un mariage qui ne serait pas « réussi ». Ont été repoussées également des propositions du breton Marc Le Fur (UMP) et de l’élu écologiste de la Loire-Atlantique François de Rugy, prévoyant que ce dernier département se fonde dans la région Bretagne. « On voit bien que l’Elysée a eu du mal à trancher, le gouvernement a du mal à trancher, c’est le rôle du Parlement de le faire » sur cette question d’une « unification » de la Bretagne, avait aussi lancé Jean-Patrick Gille (PS), élu d’Indre-et-Loire, partisan en parallèle de la création d’une région Val de Loire avec le Centre, option qui n’a pas été retenue non plus. Un amendement de députés alsaciens UMP et UDI, réclamant le maintien de la région Alsace telle quelle, n’a pas eu davantage de succès. Parmi les autres amendements retoqués, pour la plupart révisant le puzzle régional, figure celui de Jean-Christophe Fromantin (UDI) qui souhaitait construire les régions autour des métropoles. Peu avant le terme de « la nuit la plus longue de la réforme territoriale », selon le mot de Denis Baupin (EELV), certains élus tweetaient « Libérez les députés », en comptant plus de vingt heures de travail depuis jeudi matin.

 

Réforme territoriale : pendant l’été le bricolage des régions continue

Réforme territoriale : Pendant l’été le bricolage des régions continue

 

Puisque tout recours au référendum est écarté par Hollande , les députés PS manie les ciseaux en fonction de leurs intérêts électoraux ; cette foi avec un nouveau bricolage. Du bricolage qui faiat l’impasse sur deux aspects essentiels, d’abord il n’ya qu’à peine 10 régions économiquement viable en France, ensuite l’attraction autour de grandes métropoles marginalise les régions rurales. Autre observation et de taille, l’absence de réforme des compétences entre Etat et régions. Or faute de disparition des compétences de l’Etat dans certains domaines la reforme ne procurera pas les économies attendues. Nouveau rebondissement dans le parcours chaotique de la réforme territoriale: les députés PS ont voté mardi matin, en réunion de groupe, en faveur d’une nouvelle carte régionale, «plus consensuelle» que celle proposée la semaine dernière par le rapporteur PS Carlos Da Silva. Ils ont choisi de fusionner les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes ; Picardie et Nord-Pas-de-Calais ; Champagne-Ardenne avec l’Alsace et la Lorraine ; la région Centre restant seule, ainsi que la Bretagne et les Pays de la Loire. La nouvelle carte proposée par Sébastien Denaja, un proche de Ségolène Royal, comprendrait 13 régions au lieu de 14 dans le projet du gouvernement. Elle a recueilli 72 voix pour, contre 21 suffrages en faveur de la carte adoptée en commission des lois à l’initiative du rapporteur.  Rien ne dit pourtant que la carte élaborée au sein du groupe PS sera au final celle qui sera adoptée par les députés, qui devaient engager la discussion sur ce texte mercredi après-midi. Le député du Nord Bernard Roman a d’ailleurs exprimé en réunion de groupe les plus grandes réserves sur la fusion Picardie-Nord-Pas-de-Calais en raison d’un risque de «basculement» de la future région en faveur du Front national. «On ne fait pas une carte sur des hypothèses électorales», a objecté Sébastien Denaja. Très courtisé, Alain Rousset s’est déclaré «flatté du succès» de sa région et a estimé qu’il y avait «une cohérence» à ce que l’Aquitaine fusionne avec les départements charentais ainsi qu’avec le Limousin. À l’inverse, le président UMP du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, ardent défenseur de la fusion avec l’Aquitaine, a indiqué qu’il voterait pour cette nouvelle carte, mais qu’il s’abstiendrait sur l’ensemble du texte. La grogne monte aussi chez les «départementalistes»: le député PS de la Dordogne, Germinal Peiro, a constitué mardi après-midi un groupe de travail «sur le maintien des départements en zone rurale», avec l’appui d’Henri Emmanuelli, le président PS du conseil général des Landes. En fin de matinée, les présidents des groupes communiste et radicaux de gauche faisaient savoir qu’ils ne voteraient pas le texte en l’état. André Chassaigne (PCF) s’est dit «farouchement opposé» à cette réforme et a précisé que les députés du PCF «ne rentreront pas dans le débat sur le charcutage de la carte des régions». Pour Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), cette réforme est «bâclée» et vise à «favoriser ou défavoriser les dirigeants socialistes: le fait de rajouter la Picardie au Nord-Pas-de-Calais est destiné à gêner Martine Aubry, et le non-rattachement des Pays de la Loire à la Bretagne semble fait pour ne pas favoriser Jean-Marc Ayrault». Les députés Verts, qui proposent de créer de nouvelles régions (Savoie ou Catalogne), jugent que la nouvelle carte proposée par le groupe PS «est un pas en avant», selon François de Rugy. Le coprésident du groupe des Verts dénonce le maintien de «trois anomalies»: le statu quo pour la Bretagne, les Pays de la Loire et la région Centre. Les députés UMP et centristes reprochent au gouvernement d’avoir «légiféré sur la carte avant de débattre des nouvelles compétences», selon Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI. Le patron du groupe UMP, Christian Jacob, a dénoncé «un bidouillage démocratique de grande ampleur» et craint que cette réforme ne préfigure l’instauration de la représentation proportionnelle pour les législatives de 2017, «ce qui serait inacceptable». Porte-parole du groupe UMP, Hervé Gaymard dénonce «l’improvisation totale» de cette réforme, qui aboutira selon lui à «une technocratisation et une recentralisation» des compétences.

 

Réforme des régions reportée

Réforme des régions reportée

Réforme reportée au Sénat ; en cause une reforme bâclée et la révolte des barons locaux qui ne veulent pas voir leurs mandats réduits. En réalité Hollande voudrait passer en force car c’est la  reforme qu’il a à se mettre sous la dent. Un découpage par ailleurs incohérent qui ménages les intérêts électoraux du PS et ne correspond pas aux réalités économiques, sociales voire culturelles. Enfin 14 régions c’est encore beaucoup trop, il en faudrait tout au plus une dizaine articulées autour des centre qui structurent les flux de biens et de personnes ( les centres logistiques et de connexion). La réforme territoriale, qui devait être examinée à partir de mardi prochain au Sénat, a donc été retirée de l’ordre du jour qui court jusqu’au 17 juillet à la demande de plusieurs groupes politiques, qui souhaitent une saisine du Conseil constitutionnel. Les représentants des groupes UMP, RDSE (à majorité radicaux de gauche) et CRC (Communiste, républicain et citoyen) à la Conférence des présidents – le conseil d’administration du Sénat – ont estimé insuffisante l’étude d’impact qui accompagne le projet du gouvernement. Le Conseil constitutionnel dispose de huit jours pour se prononcer. Le projet gouvernemental redécoupe les régions métropolitaines (ramenées de 22 à 14) et reporte à décembre 2015 les élections régionales et cantonales de mars prochain. « Pour l’examen du projet de loi de réforme territoriale, la commission spéciale a eu très peu de temps pour travailler et n’a pas pu adopter de rapport », a déclaré Philippe Marini (UMP) en demandant en séance la révision de l’ordre du jour. « L’étude d’impact est défaillante, on a entendu toutes sortes de chiffres sur les économies à attendre de ces regroupements », a-t-il dit. « Le Sénat doit avoir les moyens de débattre sereinement ». « L’article 8 de la loi organique d’avril 2009 précise que l’étude d’impact qui doit obligatoirement accompagner un projet de loi doit comprendre un certain nombre d’éléments et de documents », ont fait valoir de leur côté les sénateurs CRC dans un communiqué. « Cet article indique que ces éléments doivent être exposés +avec précision+ », ajoutent-ils. Or pour leur groupe, deux points « sont complètement absents de l’étude », qui fait 57 pages. Il s’agit de l’évaluation des conséquences du texte sur l’emploi des fonctionnaires territoriaux, et « des consultations qui ont été menées avant la saisine du Conseil d’Etat ». Ils notent aussi que « l’évaluation des conséquences économiques financières, sociales et environnementales, ainsi que des coûts et bénéfices financiers envisagés pour chaque catégorie d’administration publique ne sont pas abordées en dehors de deux ou trois mots qui n’apportent rien à la réflexion ». De son côté le président de la commission des lois Jean-Pierre Sueur (PS) a qualifié la saisine du Conseil constitutionnel de « pure et simple opération de retardement ». « L’essentiel est de poursuivre et de mener à bien le débat sur la nécessaire réforme territoriale », a-t-il écrit dans un communiqué. « Les opérations de retardement ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ». « On nous a dit ce matin au cours de la réunion de la commission spéciale sur la réforme que c’est un texte pour les 50 prochaines années. On n’en est pas à 10 jours près », a affirmé Roger Karoutchi (UMP). Il a estimé que l’examen de la réforme territoriale serait retardée de huit jours, tandis que la réforme ferroviaire, qui devait avoir lieu dans deux semaines, commencera le 1er juillet. Le Premier ministre Manuel Valls a assuré de son côté que le gouvernement fera tout pour que le texte « soit examiné cet été.

 

Régions : une réforme débile au Conseil des ministres

Régions : une réforme débile au Conseil des ministres

 

C’est évidemment une reforme à la fois débile et non démocratique ; Un découpage complètement arbitraire fondé sur des intérêts électoraux et auusi là pour montrer que Hollande sait réformer. En fait il ne réforme rien car les départements sont maintenus alors que l’urgence est de les supprimer. Ensuite parque plus de 14  régions c’est beaucoup trop. Si on se fonde sur l’analyse des flux de biens et de personnes qui rendent compte de la réalité économique et sociale,  les régions s’articule sur 8 ou 9 pôle tout au plus. Or cette réforme est là théoriquement d’une part pour faire des économies et redonner  un dynamisme économique ; c’est donc encore une fois une réforme uniquement administrative et politicienne. Il fallait auusi parallèlement retirer des compétences aux administrations centrales des ministères qui croulent sous les effectifs. Donc s’attaquer partout aux effectifs de fonctionnaires qui coûtent cher non seulement en  fonctionnement mais qui engagent dépenses et procédures qui tuent l’économie.   La réforme territoriale a donc été  présentée ce mercredi 18 juin en Conseil des ministres. Bien que court, ce texte fait énormément débat et continue de provoquer de nombreuses discussions. En cause, le redécoupage des régions présenté par François Hollande. Des aménagements étant apparemment possibles, il se dit que plusieurs régions devraient tenter de changer leur destin. Ainsi Poitou-Charente, Limousin et Centre pourraient-ils changer de partenaire. Le Limousin et le Poitou-Charente lorgneraient sur l’Aquitaine tandis que le Centre pourrait rejoindre les Pays de la Loire. Il se dit également que le Languedoc-Roussillon souhaiterait ne pas être liée à la région Midi-Pyrénées. Le gouvernement devrait toutefois tenir bon.  Une autre bataille se jouera également dans les semaines à venir : celle des départements. Si le texte ne fait état que d’un transfert de compétences mais pas d’une disparition. Des députés vont donc se battre pour garder le conseiller général au-delà de 2020, tout en lui donnant un autre nom. De toute manière le gouvernement et Hollande ne dispose plus d’aucune légitimité démocratique pour réaliser une reforme aujourd’hui contesté par près de 75% des français dans sa forme actuelle. (Alors qu’au départ les français étaient pour).

 

Réforme Régions : pour une fusion de la Corse et de la Bretagne

Réforme Régions : pour une fusion de la Corse  et de la Bretagne

Hollande s’amuse avec le redécoupage administratif et tout seul puisqu’il n’a consulté personne. Pourquoi dès lors ne pas autoriser chaque français à faire son propre découpage. Si possible un redécoupage auusi incohérent. Pourquoi pas la fusion de la Corse et de la Bretagne, qu’on pourrait appeler la « Corsage » ou la Brecorse ». Certains esprits chagrins vont faire remarquer qu’il n’existe aucune proximité culturelle, historique, économie ou géographique et alors ? Ces également vrai avec la réforme Hollande. On pourrait envisager des régions entièrement dédiées aux intérêts des barons locaux du PS. La preuve Ségolène voulait récupérer les Pays de Loire ; Au nom de quelle logique ? Le plus caricatural c’est évidemment le regroupement du Centre, du limousin et de Poitou Charentes entièrement offert à Ségolène ; sous l’ancien régime le monarque royal attribuait de terres à ses favoris, pourquoi le monarque républicain ne pourrait pas en faire autant ? Hollande pourrait auusi assurer ses arrières et créer une région pour protéger son exil en créant la région de Tulle : Normal Premier, duc de Tulle, une reconversion honorable et préférable au sort de Louis XVI. Le rapprochement entre la Corse et la Bretagne n’est pas auusi incohérent que cela surtout si on parvient à faire dériver la Corse vers l’ouest grâce au x mouvements des continents et des intérêts électoraux. Certains vont affirmer qu’il s’agit d’une fausse reforme, que cela ne procurera aucune économie puisque les départements, communes et syndicats intercommunaux ne sont pratiquement pas touchés alors que ce sont les plus dépensiers. Justement une grande reforme qui ne change rien, c’est le must ; pour montrer que le Président Normal en a dans le pantalon. Un président qui veut changer auusi l’Europe, alors pourquoi pas aussi redécouper auusi l’Europe, par exemple regrouper Chypre et la France deux pays à peu près dans la même situation financière catastrophique, enfin une vraie logique !

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