Archive pour le Tag 'régions'

Davantage d’autonomie pour toutes les régions (Morin)

Davantage d’autonomie pour toutes les régions (Morin)

 

D’une certaine façon, Hervé Morin, le président de l’association des régions de France (ARF), et exploite même le conflit corse pour poser la problématique d’autonomie de toutes les régions. Il remet en cause le contenu de l’organisation administrative et politique de nature très jacobine. En clair il propose davantage d’autonomie pour toutes les régions. Il ne faut pas être naïf Hervé Morin en profite pour régler des comptes politiques avec Macon voir avec ses alliés de la droite tout aussi étatiste que l’actuelle Dinan de la république. Le centriste Hervé Morin soutient la demande d’autonomie des corses mais pas des revendications des nationalistes  vues par certains comme les chevaux de Troie des ambitions indépendantistes, telles la co-officialité de la langue corse, l’amnistie pour les prisonniers «politiques» ou le statut de résident. En revanche, l’élu normand voit les élus corses comme des partenaires pour défendre l’idée de territoires à compétences variables, en fonction de leurs spécificités.  De ce point de vue ce concept de compétences variables onction des spécificités peut-être largement discutées car on risque d’aboutir à une France qui ressemble à une auberge espagnole. Dans une approche décentralisatrice républicaine, il serait sans doute souhaitable de donner la même autonomie à toutes les régions. Hervé Morin pose de bonnes questions mais apporte de fausses solutions quand il affirme qu’on pourrait accorder des pouvoirs jusqu’au ou un droit à l’urbanisme encore. La contestation du centralisme français est fortement teintée politiquement chez Morin qui ne précise pas la nature et l’ampleur des pouvoirs qui pourraient être concédés aux régions. Le flou artistique lui permet de développer un propos qui plaît aux régions mais entretient forcément l’ambiguïté. Par contre, il a raison quand il affirme. «La plupart du temps, l’Etat est complètement impuissant à régler nombre de questions. Il est incapable de porter les politiques régionales comme le montrent ses délais de réaction et de décision», blâme Morin, sur un ton très proche de la critique formulée par les autonomistes corses. Sur le fond, Hervé Morin estime que tous les pays en bonne santé sont «très largement décentralisés» avec des régions jouissant d’une «grande autonomie». Hervé Morin fait l’impasse sur la situation de l’Espagne voire de l’Italie ! Pas sûr malheureusement que cette question avance beaucoup coincer entre une culture fortement étatiste à droite comme à gauche et des régions qui veulent jouer de leur singularité obtenir des avantages spécifiques. Peut-être que la question corse aura ouvert un débat utile mais qui reste encore à problématiques et pour éviter justement comment corse une décentralisation à la carte ferait éclater l’unicité républicaine.

Pour l’inscription des régions dans la constitution y compris la Corse (François de Rugy)

Pour l’inscription des régions dans la constitution y compris la Corse (François de Rugy)

 

Selon lui, cette reconnaissance devrait passer par des « autonomies plus fortes » pour les régions y compris pour la Corse. Le président de l’Assemblée nationale est ainsi l’ouverture très intéressant qui ouvre des perspectives nouvelles pour la décentralisation et au passage évite l’écueil de l’exception corse.  On se demande bien pourquoi il faudrait faire seulement une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, que pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.  En charge du dossier Corse, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, avait indiqué : « Ce que l’on veut, le droit à la différenciation, c’est, au fond, reconnaître la spécificité des territoires et être capables d’admettre que l’on applique de façon différente les règlements d’une loi qui a été votée » pour tous, a précisé la ministre auprès de Gérard Collomb. La France « reste une et indivisible, mais sa richesse c’est sa diversité », a martelé cette proche de François Bayrou.

Constitution : une référence à la Corse pourquoi pas aux régions en général

Constitution : une référence à la Corse pourquoi pas aux régions en général

 

On se demande bien pourquoi il faudrait une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, que pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. La meilleure preuve c’est que l’État tout dernièrement  envisage m^me de rapatrier au niveau national la question de l’apprentissage. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.  En charge du dossier Corse, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, n’a pas exclu jeudi 11 janvier qu’il y ait une référence explicite à la Corse dans le cadre d’une réforme de la Constitution, lors de l’émission Questions d’info LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. À la question : « Symboliquement, est-ce que vous accepteriez qu’il y ait une référence à la Corse dans la Constitution ? », Jacqueline Gourault a répondu : « On verra ! ». « Il faut discuter sur les souhaits de ceux qui sont en face de nous et voir quelles sont leur volonté de dialogue, leur volonté d’être reconnus par la Constitution », a poursuivi l’ancienne vice-présidente du Sénat. La ministre a ajouté : « Ce que l’on veut, le droit à la différenciation, c’est, au fond, reconnaître la spécificité des territoires et être capables d’admettre que l’on applique de façon différente les règlements d’une loi qui a été votée » pour tous, a précisé la ministre auprès de Gérard Collomb. La France « reste une et indivisible, mais sa richesse c’est sa diversité », a martelé cette proche de François Bayrou.

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

D’après des informations parues dans les Échos,  le gouvernement aurait l’intention de transférer la responsabilité de la gestion de l’apprentissage aux entreprises. Mais de ce fait les régions seraient impactées par les ressources financières qu’elles touchent  au titre de cette formation.   Des ressources financières dont l’optimisation n’est pas toujours assurée au service de l’apprentissage .Pour preuve les critiques du Conseil d’analyse économique.  Les experts  du CAE constatent que la taxe d’apprentissage ne finance pas que l’apprentissage. En 2010, 38 % de la taxe d’apprentissage ont été affectés à l’enseignement professionnel et technologique hors apprentissage  à travers le système du « hors quota ». Les entreprises peuvent en effet allouer certains fonds à des organismes de leur choix sans véritable contrôle, enfin, en dépit du quasi-doublement des effectifs d’apprentis en France depuis 1992 et de la forte progression des moyens financiers (+50% entre 2000 et 2012 ; environ 30 milliards d’euros par an avec la formation professionnelle), ce sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui en profitent le plus. Ils proposent de moduler les aides selon les niveaux de formation et constatent que le rôle central joué par l’Education nationale bloque l’évolution du système.  La réforme évoquée par Les Echos  signifierait que le financement touché par les régions pour la formation initiale – 51% de la taxe d‘apprentissage – serait reversé aux branches professionnelles. Pour l‘instant, les branches ne touchent que 26% de la taxe d‘apprentissage à travers les centres de formation d‘apprentis (CFA). Les 23% restants sont versés à d‘autres organismes comme les universités et les grandes écoles. Pour les régions, écarter les conseils régionaux de la gestion de l‘apprentissage serait une erreur. “Le fait que les conseils régionaux puissent maîtriser une véritable chaîne cohérente, articulée (…) reliant l‘orientation, la formation, l‘emploi et le développement économique est essentiel”, ont écrit 16 présidents de régions dans une lettre qu‘ils ont envoyée vendredi au Premier ministre, Edouard Philippe, et qui a été rendue publique lundi. “Il faut absolument éviter de mettre en place des dispositifs trop dispersés que la plupart des branches professionnelles ne sauraient (…) pas assumer.” Ils ont rappelé que, comme le gouvernement, les conseils régionaux avaient “à coeur de valoriser et de développer” l‘apprentissage. Selon eux, la “structuration de l‘appareil de formation” doit être cohérente avec les “stratégies de développement économique des régions” qu‘elles élaborent en fonction des “réalités territoriales et des besoins des jeunes”. Les régions disent également assurer un “rôle de redistribution de la taxe d‘apprentissage sans quoi le financement de l‘apprentissage se ferait au détriment des premiers niveaux de qualification qui se déploient dans les entreprises artisanales”.

Une partie de la TVA aux régions : le piège

 

Une dépêche de l’agence Reuters r reprise brut de brut par tous les grands médias informe que
 Manuel Valls veut substituer à la dotation globale de fonctionnement une part de la TVA. 
Drôle de calcul en vérité car cette part serait de 3 % soit de l’ordre de 6 milliards puisque
 la TVA rapporte environ 200 milliards ;  la dotation globale de fonctionnement pour les régions
 est d’un montant d’environ 10,5 milliards. Il y a comme un loup ! Ou alors sans le dire on se 
prépare à une forte hausse de la TVA.

La dépêche de Reuters
 
:- Manuel Valls propose de
Remplacer la dotation globale des régions par une fraction de 3%
des recettes de TVA, a rapporté mercredi le président LR de
l'Association des régions de France (ARF), Philippe Richert,
après un rendez-vous à Matignon.
Les arbitrages sur le financement des régions devraient être
annoncés par le Premier ministre lors du 12e Congrès des Régions
qui se tiendra jeudi 29 septembre à Reims (Marne).
"Il faut regarder sur la longue durée et voir comment
remplacer le cas échéant la dotation par une part de TVA", a
déclaré Philippe Richert, qui préside la région Grand Est, à la
presse après sa rencontre avec le Premier ministre.
Selon un communiqué de Matignon, Manuel Valls a pris acte de
l'abandon du projet de taxe foncière régionale, qui devait
financer l'innovation dans les entreprises à hauteur de 600
millions d'euros.
Décidée en juin, cette taxe devait être payée à la fois par
les ménages propriétaires et les entreprises.
"Le Premier ministre et l'ARF ont écarté toute augmentation
des impôts" pour couvrir les nouvelles dépenses des régions en
faveur du développement économique", précisent les services du
Premier ministre.
"Les discussions vont se poursuivre pour déterminer les
modalités d'un pacte financier équilibré permettant de conforter
l'action économique des régions tout en tenant compte des
contraintes financières de l'Etat".
 

Nouveaux noms des régions : les « Bas de France » pour PACA ?

Nouveaux noms  des régions : les « Bas de France » pour PACA ?

« Hauts de France » c’est le nouveau nom pour la région Nord pas de Calais. On ne peut pas dire que les nouveaux élus qui ont proposé ce nom aient  fait preuve d’une grande imagination, une sorte de sollicitation à minima de l’ingénierie sémantique,  bref un nom un peu cucul. Pourquoi pas aussi les « Bas de France » pour PACA ou « la France d’à côté » pour la nouvelle région Est qui s’interroge aussi sur sa nouvelle dénomination. Et pour rendre l’appellation encore un peu plus ridicule,  la nouvelle région Haute France comportera aussi le sous-titre « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » pour tenter de ne fâcher personne. La partie « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » a été accolée à « Hauts-de-France » à la demande d’élus picards. « Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui il y a ce nouveau nom, qu’on oublie notre passé, qu’on oublie notre Histoire », a déclaré Xavier Bertrand à la presse à l’issue du vote. « Ça veut dire que dans les semaines, dans les mois qui viennent il faudra qu’on veille bien à ce que chacun se sente partie prenante de cette nouvelle région et que chacun adopte ce nouveau nom », a-t-il ajouté. Aussitôt annoncée, la nouvelle appellation, qui doit encore être validée par le conseil des ministres, a suscité des critiques. Sur Twitter, la secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et ancienne députée de la Somme, Pascale Boistard, a pour sa part exprimé son hostilité. « Le choix ‘les Hauts de France’ ne reflète pas l’identité de ce territoire », écrit-elle. « Regrettable d’avoir abandonné la Picardie ». A l’Est, la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (Alca) tente aussi de se trouver un nouveau nom. L’exécutif régional a décidé lundi à l’unanimité da soumettre aussi à consultation publique l’appellation « Grand Est », qui sera ajoutée aux propositions déjà faites : Alcalie, Nouvelle Austrasie et Rhin-Champagne.

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

La politique de Merkel a été nettement sanctionnée lors d’élections régionales. Des élections régionales qui se traduisent par un recul du parti de Merkel la CDU et aussi l’entrée du parti populiste s dans les trois parlements régionaux concernés. En cause notamment les contradictions de la politique migratoire de Merkel qui dans un premier temps à largement ouvert les portes de l’Allemagne en autorisant l’installation d’un million de migrants en 2015 puis qui a demandé ensuite à la Turquie de bloquer les flux contre rémunération. Bref une politique à la fois hasardeuse et contradictoire. Cette sanction dans les urnes aura vraisemblablement un impact sur l’évolution de la politique menée par Merkel en matière d’immigration bien sûre mais au-delà aussi car on constate en Allemagne un phénomène de lassitude à l’égard des partis établis au pouvoir actuellement. D’une manière générale l’Allemagne n’échappe donc pas à la montée du populisme constaté dans la plupart des pays d’Europe  La droite populiste allemande AfD a effet effectué une percée lors de trois scrutins régionaux dimanche. Le mouvement Alternative pour l’Allemagne a recueilli entre 12,4% et 24,3% des voix lors des trois scrutins pour les parlements régionaux, selon des résultats partiels, du jamais vu dans une élection de ce type dans l’Allemagne d’après-guerre. Dans deux Etats l’AfD devance le parti social-démocrate.  Les populistes entrent ainsi dans les trois parlements régionaux. Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel sont battus en particulier dans leur fief historique du Bade-Wurtemberg (ouest), devancés par les Verts, et en Rhénanie-Palatinat, où les sociaux-démocrates du SPD arrivent en tête. En Saxe-Anhalt, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, la CDU reste le premier parti avec 29,8% des suffrages mais l’AfD recueille 24,2%.  L’Allemagne a ouvert ses portes à plus d’un millions de réfugiés l’an dernier. Contestée pour sa politique de la main tendue aux réfugiés, Angela Merkel a multiplié les meetings électoraux et les interventions dans les médias ces dernières semaines.  Il y a encore un an, personne n’aurait parié sur le retour de l’AfD. Ce jeune parti europhobe avait pour ainsi dire disparu de l’échiquier politique après quelques succès électoraux pendant la crise de l’euro. Pour Hendrick Träger, politologue à l’université de Leipzig.  « Bien sûr, l’AfD tire profit de la crise des réfugiés, mais plus largement du mécontentement d’une part de la population vis-à-vis des partis établis. C’est comparable à ce qu’incarne le Front national en France. L’AfD se présente aussi comme une alternative au système ».

Royal : il faut changer gouvernance dans les régions ! Au Secours »

 

Ségolène Royal qui propose de changer la gouvernance dans les régions, il y aurait de quoi en rire  s’il ne fallait en pleurer. En effet on se souvient que l’ancienne présidente de Poitou Charente a laissé les finances de sa région dans un état lamentable Ségolène Royal qui parle de gouvernance ou de gestion, c’est un peu surréaliste ;  elle qui symbolise toutes les contradictions du PS : un coup à gauche, un coup à droite, un coup écologiste et surtout nulle part. La gouvernance n’est pas seulement à changer la où le parti socialiste a apporté son appui pour l’élection d’un candidat de droite mais à changer partout compte de tenu des gaspillages de toutes sortes. En outre s’il faut rechercher l’union pour la gouvernance c’est  dans toutes les régions et même au niveau national car on ne peut plus perdre  temps  et énergie dans des affrontements d’appareils stériles qui plombent la politique économique et le chômage. On se demande de quel mandat ou de quelle mission divine) est investi Ségolène Royal pour parler ainsi au nom de toute la gauche. Peut-être en tant qu’ancienne favorite de Hollande ?  Au lendemain des élections régionales, la ministre de l’Écologie souligne de manière maladroite que certains candidats de droite ont été élus grâce au désistement de ceux de la gauche et appelle à intégrer ces derniers à la gouvernance de ces régions. Face au risque d’une victoire du FN, les candidats socialistes arrivés troisième au premier tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA s’étaient désistés. Un retrait qui a permis une large victoire dimanche 13 décembre des candidats Les Républicains Xavier Bertrand et Christian Estrosi contre Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, où le socialiste Jean-Pierre Masseret avait refusé, le PS avait appelé à voter pour Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) qui l’a emporté face à Floriant Philippot.  Face à ce soutien de la gauche, Ségolène Royal a suggéré ce lundi 14 décembre de « repenser la gouvernance » dans ces régions.  »Il faut souligner le sursaut citoyen, entre les deux tours, de Françaises et de Français qui n’ont pas voulu que le Front national accède à la tête des régions », a déclaré la ministre de l’Écologie sur France 2.   »Deuxièmement, qu’un certain nombre de candidats de droite ont été élus grâce aux candidats de gauche qui se sont désistés ». « La gauche ne sera pas représentée dans certaines régions. C’est un lourd sacrifice citoyen de la part de ces candidats. Donc il va falloir aussi repenser la gouvernance de ces régions pour que ceux qui sont éliminés du pilotage » soient associés, a-t-elle poursuivi.

Des régions inutiles

Des régions inutiles

 

Traditionnellement les élections régionales sont délaissées par les Français. Première raison, les régions sont des entités administratives et non des régions économiques ; Pour l’essentiel, c’est encore le préfet qui décide ; La région se charge seulement de payer les factures pour les routes et les lycées sans pouvoir intervenir sur les orientations et les contenus. Par ailleurs les crédits des régions représentent 10% du total des crédits des collectivités locales. Finalement le seul vrai rôle de la région c’est de saupoudrer de maigres crédits notamment pour l’ économie. Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions, comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen

Front national : battu dans les trois régions clés

Front national : battu dans trois régions clés

 

Marine Le Pen s’est certainement enflammée en pensant qu’elle allait enlever plusieurs régions notamment celle où il se présente dans le Nord. Certaine de sa victoire,  elle avait même annoncé qu’en tant que présidente de la région « elle allait pourrir chaque jour la vie du gouvernement » un dérapage verbal qui n’est pas sans rappeler celui du père. Même si les scores sont serrés il est possible que le Front National ne gagne aucune région selon plusieurs sondages. Le Front national serait battu dimanche soir dans les trois régions où il est le mieux placé, selon des sondages convergents, mais l’incertitude demeure, tant la marge est étroite avant le second tour des élections régionales. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, trois des six régions où le parti d’extrême droite a viré en tête dimanche dernier, les jeux semblent en effet loin d’être faits. Dans le Grand Est, la liste de droite dirigée par Philippe Richert (Les Républicains) recueillerait 43% des suffrages et celle conduite par le vice-président du FN Florian Philippot obtiendrait 41% des voix, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et Alila publié jeudi. Mais ces chiffres ne permettent pas de prédire l’issue du scrutin, l’écart qui les sépare étant inférieur à la marge d’erreur, qui s’élève à trois points, ajoute le sondeur. Le socialiste Jean-Pierre Masseret, qui a refusé de se retirer malgré des appels émanant de la direction de son parti, devrait conserver près de la moitié (49%) de ses électeurs du premier tour et bénéficier de l’appoint des deux tiers (68%) d’électeurs ayant voté pour le Front de gauche au premier tour. En Paca, le candidat de la droite Christian Estrosi battrait d’une courte tête Marion Maréchal-Le Pen, selon un sondage Harris Interactive pour M6 publié jeudi. Le maire de Nice obtiendrait 51% des voix grâce à un report sur son nom de la moitié (54%) des électeurs qui ont voté au premier tour pour les listes de gauche qui se sont retirées pour faire barrage au Front national, contre 49% à sa rivale.

Des régions inutiles

Des régions inutiles

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

Des régions qui ne servent à rien

Des régions qui ne servent à rien

 

Comment intéresser les Français à la consultation régionale dès lors que les régions ne servent à peu prés à rien ? En réalité pour l’essentiel les régions ne s’occupent  que des transports et des lycées. Le rôle dans l’animation économique est relativement marginal. L’ambition de la grande réforme était de supprimer les départements et de regrouper les régions. Cela pour disposer des moyens financiers suffisants à fin de peser de manière significative sur la vie économique sociale et culturelle dans le champ territorial. Comme les départements n’ont pas été supprimés, le rôle des régions continuera d’être marginal. D’autant que ces régions , comme d’autres structures, sont  largement hypothéquées par des coups de fonctionnement incontrôlés «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affiche comme priorité Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire. De toute façon le rôle des régions concernant les lycées et la formation se limite au financement des dépenses les régions n’ayant aucune responsabilité quant au contenu des politiques d’éducation. Dans le domaine des transports l’action des régions est également contrainte et pour l’essentiel se concentre sur le financement des lignes déficitaires de la SNCF. D’une façon plus globale c’est toute la problématique de la décentralisation qui est à repenser tant en termes d’objectifs que le moyen.

Sondage : trois régions pour le FN

Sondage : trois régions pour le FN

 

Le Front national (FN) arrive seul en tête des intentions de vote dans la moitié des régions de France métropolitaine en vue du premier tour et dans trois régions en vue du second, selon une vague de sondages publiés jeudi, à trois jours du scrutin. La droite classique et la gauche remporteraient respectivement cinq et quatre régions, d’après cette enquête Ipsos-Sopra Steria pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et Le Monde.  Dans l’hypothèse de triangulaires au second tour, le 13 décembre, le FN fait la course en tête en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). La marge du parti d’extrême droite est maigre dans l’Est puisque la liste conduite par Florian Philippot ne compte que deux points d’avance sur celle de l’union de la droite (37% contre 35%), et neuf sur celle de la gauche. En revanche, Marine le Pen et Marion Maréchal-Le Pen partent avec une nette longueur d’avance : la présidente du FN est créditée de 40% dans le Nord, contre 30% pour ses deux concurrents, et sa nièce de 41% en Paca, contre 34 pour la droite et 25% pour la gauche.  Au premier tour dimanche, le FN arriverait en tête des intentions de vote dans ces trois mêmes régions, ainsi qu’en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en Bourgogne-Franche-Comté et en Centre-Val-de-Loire. Il fait également jeu égal avec l’union de la droite en Normandie, avec 31%, d’après cette étude dans laquelle la Corse ne figure pas.

Régions: des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Régions : des économies jusqu’à 7 milliards d’euros ?

Théoriquement jusqu’à 7 milliards d’euros pourraient être économisés dans les régions, a calculé la fondation iFRAP, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques. Et c’est sans compter les fusions de régions qui devraient être une occasion de rationaliser l’organisation des services et de réduire les coûts. En effet, la réforme territoriale devrait permettre d’améliorer l’efficacité de la dépense et générer, à terme, des économies, grâce à des mutualisations. «Les expériences étrangères tendent à montrer que les fusions de collectivités peuvent conduire à diminuer la dépense par habitant, sans diminution du niveau de service», signale une note du Trésor, publiée mardi 20 octobre. «Ces économies potentielles que nous avons calculées auraient déjà pu être réalisées avec les anciennes régions. Mais nous tenions à diffuser ces résultats appliqués aux nouvelles entités car c’est l’occasion d’identifier les écarts de performance et les objectifs à atteindre pour leurs futurs présidents», commente Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank. Dans l’étude «Régions: des économies sont possibles», publiée ce jeudi, l’iFRAP a sélectionné plusieurs postes de dépenses: personnel, lycées, formation professionnelle, équipement brut (investissements) et transport ferroviaire régional. À partir des données 2013 de la Direction générale des collectivités locales, la fondation a fait sa cuisine. «Dégraisser le mammouth régional pour muscler l’action économique de la région. Dégraisser le mammouth régional, car, pendant 11 ans, la gauche n’a cessé de renforcer le poids de l’administration régionale, en recrutant toujours plus d’agents, en multipliant les structures et les dépenses inutiles. Résultat, la dette de la région a triplé», affichait comme priorité, en début de semaine, Bruno Retailleau, sénateur LR, qui brigue la présidence de Pays de la Loire, au Point. Pourtant, après l’Île-de-France, qui est la région de référence dans l’étude de l’iFRAP, la région Pays de la Loire est celle qui a le moins d’économies à réaliser en dépenses de personnel: 3,6 millions, contre 146 millions pour le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. «C’est dire toutes les économies possibles dans les autres régions», tacle la directrice de l’iFRAP.

Sondages régionales : seulement 3 régions pour la gauche

Sondages régionales : seulement 3 régions pour la gauche

De 22 régions o passerait à 3 pour la gauche, 5 dans le meilleur des cas BVA).  Alain Rousset conserverait la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes Donné à 36% d’intentions de vote au premier tour des régionales, le sortant PS d’Aquitaine Alain Rousset conserverait la région avec 46% d’intentions de vote au second tour, loin devant la LR Virginie Calmels (33%) et le FN Jacques Colombier (21%). Le ministre de la Défense a les coudées larges : confirmant un sondage paru le 20 octobre, BVA donne Jean-Yves Le Drian à 46% au second tour des régionales en Bretagne. Un score possible grâce au report des voix des écologistes et de la liste « Oui à la Bretagne ». Au second tour, le candidat socialiste serait dix points devant son rival des Républicains Marc Le Fur. Le bloc de gauche l’emporterait en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées Le sondage place la liste du vice-président du Front national, Louis Aliot, en tête au premier tour avec 29% des intentions de vote. Le candidat de droite Dominique Reynié, dont l’éligibilité est mise en doute, arriverait deuxième avec 20%. La socialiste Carole Delga serait troisième avec 19% des intentions de vote. La liste du maire DVG de Montpellier, Philippe Saurel, en revanche, ne passerait pas le premier tour, avec un score de 6%. Au second tour, cependant, le bloc de gauche (PS-PRG-EELV-Front de gauche) l’emporterait avec 39% des voix, devant la droite (29%) et le FN (32%).  Raz-de-marée bleu marine dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. C’est l’information de ce sondage : les intentions de vote donnent Marine Le Pen largement en tête dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie pour l’élection de décembre. BVA indique que la présidente du Front national remporterait la région : au second tour, la leader frontiste obtiendrait 46% des voix, loin devant ses adversaires Xavier Bertrand (Les Républicains, 29%) et le socialiste Pierre de Saintignon (25%). D’après la même enquête, au premier tour, Marine Le Pen serait en tête avec 42% des suffrages. Suivraient Xavier Bertrand (25%) et Pierre de Saintignon (15%).  Duel serré en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Si le second tour avait lieu dimanche, le FN pourrait également l’emporter, avec un score beaucoup plus serré en Paca, où il est crédité de 37% d’intentions de vote, devant la liste de droite à 36%. La marge d’erreur étant de 2,5%, rien n’est cependant joué même si la gauche semble plus nettement distancée (27%). Au premier tour, la liste conduite par Marion Maréchal-Le Pen recueille 36% d’intentions de vote, devant celle de Christian Estrosi à 32% et celle du socialiste Christophe Castaner à 16%.  La droite, qui ne dirige actuellement qu’une seule région, l’Alsace, en raflerait sept en sortant victorieuse de triangulaires des autres

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

 

Dans le Nord c’est à peu près sûr pour le FN, en Paca probable mais pas certain. Le reste sera très serré la droite remporterait sept régions, la gauche en garderait trois et le Front national en conquerrait deux, selon l’institut de sondages BVA, qui insiste toutefois sur la marge d’incertitude très importante qui pèse sur les résultats pour quatre régions. Au second tour, le 13 décembre, le PS et ses alliés garderaient assez facilement la Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, avec au moins dix points d’écart par rapport à la droite, selon cette étude d’opinion publiée, aujourd’hui, par des quotidiens régionaux. Les Républicains et leurs alliés centristes remporteraient quant à eux un peu moins aisément quatre régions, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes, ajoute le sondeur. Le résultat serait très serré en Normandie, Ile-de-France et Bourgogne-France-Comté, que BVA attribue à la droite mais avec deux points d’écart seulement sur la gauche et classe donc en ballottage. La présidente du Front national, Marine Le Pen, serait assurée de conquérir le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec 46% des voix au second tour, contre 29% à la droite et 25% à la gauche. Sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen arriverait en tête en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec 37% des voix, mais la marge est très faible (36% à la droite et 27% à la gauche).  Au total, en France métropolitaine (la Corse ne fait toutefois pas partie de l’étude), les listes de gauche et de droite font jeu égal (36%) et le FN ferait 28% des voix.

Une réforme pour des régions très inégales

Une réforme pour des régions très inégales

Le moins que l’on puisse dire c’est que la réforme régionale n’aura pas atténué les inégalités entre les régions. Par exemple le salaire net par habitant est de 33 000 € environ en Île-de-France pour 22 000 € en Corse ;  les mêmes différences se retrouvent concernant le PIB ou encore la population. Avec la réforme territoriale qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, la population restera inégalement répartie. Trois Français sur dix (66 millions d’habitants en France) habitent dans l’une des deux nouvelles régions les plus peuplées: Île-de-France (12 millions d’habitants) et Auvergne Rhône-Alpes (7,8 millions). Ces régions sont aussi celles dans lesquelles on retrouve le plus grand nombre de familles. L’Île-de-France reste de loin la plus densément peuplée avec 987 habitants/km2 (en 2011), soit près de 10 fois plus que la densité moyenne française, DOM compris. La population de toutes les nouvelles régions de métropole gonfle. Les plus dynamiques sont les Corses (+ 1,3% par an en moyenne) suivis par le Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées (+ 1%). En Île-de-France, la population s’est accrue au même rythme que la moyenne nationale (+ 0,5%). Rapporté à la population, le PIB de l’Île-de-France reste le plus élevé (52.298 euros par habitant en 2012). Le PIB par habitant de la région Auvergne Rhône-Alpes est le deuxième plus élevé: il s’élève à 30.946 euros en 2012. À l’opposé, la richesse par habitant est la plus faible, en métropole, en Nord-Pas-de-Calais Picardie. En 2013, les régions dans lesquelles le PIB en valeur est le plus élevé sont aussi en Ile-de-France et Auvergne Rhône-Alpes.  Le taux de chômage de la métropole avoisine les 10 % fin 2014. Les régions Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Nord-Pas de Calais Picardie sont les plus touchées (respectivement 12,1%, 11,6% et 12,5%). Le taux de chômage de l’Île-de-France, déjà bas en 2007, subit la moins forte hausse (+ 1,6 point) entre 2007 et 2014 en France métropolitaine. Avec l’Auvergne Rhône-Alpes, la Bretagne et les Pays de la Loire, l’Ile-de-France connaît le plus faible taux de chômage (8,8%) fin 2014. Dans les DOM, le taux de chômage est le plus élevé de France en 2014 (de 19,5% à 28,2 %). Concernant la répartition des actifs, les cadres sont prépondérants en Île-de-France et dans les régions du pourtour méditerranéen. La proportion d’ouvriers est la plus forte dans les régions situées dans un arc partant de la Bourgogne Franche-Comté à la Normandie, héritage des implantations industrielles, rappelle l’Insee. En 2012, le salaire net annuel moyen pour un temps plein est le plus élevé en Île-de-France (33 000 euros), aussi bien pour les hommes que pour les femmes et quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. Hors Île-de-France, les salariés d’Auvergne Rhône-Alpes et de PACA sont les mieux payés, mais avec un salaire inférieur de 25 % à celui des Franciliens. Les salariés corses et bretons sont les moins bien lotis, avec une décote de plus de 30 % par rapport aux Franciliens, indique l’INSEE.

Régions: des présidents délégués pour saboter un peu plus la réforme

Régions: des présidents délégués pour saboter un peu plus la réforme

Ce devait être la grande réforme territoriale malheureusement tout cela risque de ce transformer en dépenses supplémentaires. La principale raison c’est que cette  réforme était justifiée par la perspective de suppression des départements. Or le lobby des élus s’est opposé à cette suppression des départements qui offrent tellement de débouchés politiques. Par ailleurs dernièrement une fois encore pour ménager les intérêts des mêmes lobbys on a décidé de créer un poste de président délégué dans les cinq anciennes capitales des régions désormais rattachées à d’autres. Des présidents délégués qui s’intercaleront  entre le président et les dizaines et dizaines de vice-présidents par région. Du coup il faut s’attendre dans les cinq anciennes capitales régionales concernées au maintien de superstructures au service de ce fameux président délégué. Notons aussi par parenthèse que si l’on a décidé de regrouper certaines régions par contre l’administration, elle  reste en l’état même si quelques déplacements géographiques sont prévus. Autant dire qu’au total la réforme risque de se concrétiser par des dépenses supplémentaires. C’est un des grands problèmes du pays à savoir la multiplicité des échelons politiques et administratifs. Tout cela engendre une fiscalité qui plombe la compétitivité. Chaque échelon administratif, chaque échelon politique comble en effet son vide existentiel en multipliant législation, contrôle, sanction, subvention  et fiscalité. Bref le phénomène classique des superstructures. Une nouvelle polémique vise donc la réforme des régions. Alors que Manuel Valls a exprimé sa volonté de voir la création d’une nouvelle fonction, celle de président délégué, la droite estime que la facture serait supérieure à 110 millions d’euros par an. Un coût supplémentaire, selon la droite, qui est pour cette dernière due à un problème spécifique à la future grande région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Le président sortant de la région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, s’est fait doubler par Carole Delga, déjà présente au gouvernement, pour une candidature dans cette nouvelle région. Ce dernier souhaite donc être deuxième sur la liste, mais Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche, la souhaite aussi. Comme les socialistes doivent faire de place à leurs partenaires, la situation est complexe. La droite dénonce ainsi la création de cette nouvelle fonction, estimant qu’elle ne sert qu’à résoudre ce conflit. Le poste de président délégué de région reviendrait alors à Damien Alary, tandis que Sylvia Pinel aurait celui de vice-présidente.   « Il est tout à fait normal d’imaginer qu’il puisse y avoir, pour que chaque territoire garde sa force, sa spécificité, une présidence déléguée. Cette présidence déléguée ne représente en rien de nouveaux coûts, contrairement à ce que j’ai entendu, au contraire », a expliqué le Premier ministre, Manuel Valls. Cette justification n’a néanmoins pas été appréciée par la droite et les écologistes, jugeant ce poste inutile.

 

Réforme régions : « 10 milliards de dépenses en plus ». (Raffarin)

Réforme régions : « 10 milliards de dépenses en plus  ». (Raffarin)

Sur France Info Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, dénonce l’illusion de la réforme territoriale. Il considère en effet que cette réforme ne permettra pas d’économiser 12 milliards comme l’indique le gouvernement mais au contraire sera l’occasion  d’en dépenser 10 milliards supplémentaires. L’évaluation de Jean-Pierre Raffarin et sans doute tout aussi approximative que celle du gouvernement. Reste effectivement que  cette réforme n’aura pas l’effet bénéfique escompté car évidemment on a dû abandonné en route la suppression des départements. Il y aura donc toujours juxtaposition des structures régionales et départementales. Enfin pour apaiser la grogne, on  a décidé dans certaines régions de maintenir les effectifs administratifs des capitales régionales anciennes qui ont été destituée de leurs titres « Cette réforme était bien partie, et elle finit mal« , indique sur France Info Jean-Pierre Raffarin, à propos de la réforme territoriale. La nouvelle carte des régions est sortie vendredi, lors du dernier Conseil des ministres de l’été. Le gouvernement a publié la liste des capitales régionales, là où la réforme territoriale a modifié les frontières. Sont donc ainsi désignées Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse. Les chefs-lieux définitifs seront fixés avant le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus du renouvellement de fin 2015.   Sénateur de la Vienne, et président de la région Poitou-Charentes pendant plus de 13 ans (qui va se retrouver absorbée dans un vaste ensemble dont la capitale sera Bordeaux), Jean-Pierre Raffarin ajoute : « Cette réforme territoriale part à la dérive ». Capitales régionales : « La politique s’est imposée par rapport à la raison » selon Jean-Pierre Raffarin sur France Info. « C’est fait sans aucune consultation, le fait du prince, on saupoudre ici un bout de rectorat, là une direction de l’agriculture, tout cela est fait dans l’improvisation et c’est fort regrettable, car on avait promis des économies à Bruxelles, et en fait on va dépenser beaucoup plus« , considère l’ancien Premier ministre.  »On a annoncé qu’il y aurait sans doute 12 milliards d’économies, moi je suis prêt à parier que c’est plutôt 10 milliards de dépenses en plus, vers lesquelles on va« , dit-il. « C’est le manque d’autorité politique de l’exécutif qui n’a pas pu imposer à ses troupes des actions de rationalisation et de réorganisation, il a fallu contenter tout le monde, les frondeurs, les barons locaux… Finalement l’exécutif a préféré saupoudrer, distribuer, plutôt que d’organiser et rationnaliser« , conclut-il.

 

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Capitale des régions : un immense gâchis financier

Contrairement à l’objectif initial la réforme territoriale va se traduire par un immense gâchis financier. Il y aura en effet coexistence entre les nouvelles régions et des départements qui devaient être supprimés. En outre pour ne pas mécontenter les uns et les autres lorsque les capitales régionales sont contestées on maintiendra les mêmes effectifs administratifs dans les capitales destituées. Normalement de nouvelles attributions seront de la responsabilité des régions ce qui va engendrer une augmentation des superstructures administratives sans pour autant réduire celle des départements. Le gouvernement a donc annoncé vendredi ses choix pour la redistribution des capitales des 13 nouvelles grandes régions françaises et de leurs sièges administratifs, un sujet hautement sensible pour les élus locaux et les populations. Les gagnants sont Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse pour les nouvelles régions issues de fusions, qui s’ajoutent à Paris, Marseille, Rennes, Nantes, Ajaccio et Orléans, dont la zone géographique de juridiction ne varie pas. Il n’y aura plus l’an prochain dans chacune des 13 régions métropolitaines (au lieu de 22) qu’un seul préfet de région, un recteur de région académique et un directeur général d’agence régionale de santé (ARS). « Au 1er janvier 2016, la nouvelle France des territoires sera pleinement effective avec 13 grandes régions métropolitaines mieux à même de peser, d’agir pour le développement économique et la cohésion des territoires », a dit Manuel Valls à la presse, à l’issue du conseil des ministres. Il a cependant précisé que les chefs-lieux des régions fusionnées, hormis Strasbourg, ne seraient définitivement fixées que le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus des élections de décembre prochain.

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