Archive pour le Tag 'régionales'

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Régionales: un rejet de Sarkozy

Régionales: un rejet de Sarkozy

La défaite des Républicains au régionales constitue surtout un échec de Sarkozy dont le positionnement est illisible et qui a été incapable de redonner une ligne claire et mobilisatrice au sein de son parti. Pour schématiser depuis son retour, Sarkozy n’a cessé de faire le grand écart entre des positions libérales et les postures d’extrême droite. En outre lors  de ses nombreux meetings ses prestations ont davantage ressemblé à des représentations de stand-up qu’à des réunions politiques.  Bref une caricature encore plus pathétique que celle que peuvent faire les humoristes. « Après le second tour, nous réglerons nos comptes avec Sarkozy à la Kalachnikov! » L’image est de mauvais goût, mais elle dit bien l’état d’esprit de bon nombre de dirigeants Les Républicains, déçus, et de candidats malmenés, lors de ces élections régionales « où le leadership, et la stratégie de Nicolas Sarkozy se sont effondrés! » Certes, pour ne pas gêner davantage les impétrants encore en lice, et afin de ne pas porter le chapeau de leur éventuel échec, chacun s’est retenu de passer à l’offensive lors du bureau politique de lundi, mais la plupart l’ont laissé entendre, « le moment des explications viendra la semaine prochaine ». En politique, cela signifie que les règlements de compte vont suivre. Et ils seront sans pitié pour l’ancien Président, la plupart confiant « Sarkozy s’est planté »! Car la progression du Front national lui est portée à débit. Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « meilleur rempart contre Marine Le Pen« . Mieux encore, son retour à la tête de l’UMP s’accompagnait d’une promesse de recul de l’extrême droite, et de victoire pour les hommes qu’il avait choisis en personne. Les têtes de liste, c’est lui qui les a soigneusement sélectionnées. La ligne politique c’est son œuvre également, l’alliance étroite avec les centristes de l’UDI c’est encore lui. Et toujours lui, ces proclamations de matamore, pour chasser les oiseaux de mauvais augure qui tentaient de l’alerter: « les sondages mentent…Il y a un vote caché pour nous… » Si bien caché qu’il l’est resté! De la vie de nombreux observateurs y compris au sein des républicains Sarkozy est grillée politiquement griller

Régionales : surtout un vote contre Hollande

Régionales : surtout un vote contre Hollande

Pour comprendre le vote des régionales il convient sans doute de prendre en compte plusieurs facteurs explicatifs aux interconnexions complexes et multiples. Mais ce qu’il faut retenir peut-être en premier, c’est le  rejet total de Hollande qui explique 70 % des votes au profit du FN. D’après les sondages c’est surtout le terrible échec vis-à-vis du chômage qui justifie l’overdose des électeurs à l’égard du président de la république. D’autant plus que ce dernier avait promis la lune ; or  la fin de son mandat au mieux la France enregistrera de l’ordre de 600 000 chômeurs en plus. Un échec dramatique qui a créé un climat d’instabilité partout, chez les chômeurs bien sûr en premier, chez tous les autres consommateurs et chez les investisseurs. Pour résumer c’est la politique économique et sociale qui a été surtout sanctionnée lors de ces régionales ;  à cela s’ajoute mais dans une moindre mesure des préoccupations relatives à la sécurité et aussi à la fiscalité. À ces considérations économiques et sociétales il faut aussi intégrer  des éléments politiques à savoir la faillite totale de la droite classique. Une droite classique dont la crédibilité est encore largement hypothéquée par ses pitoyables résultats pendant la période qui a précédé 2012. Une droite classique qui comme la gauche n’a jamais été capable de mener des réformes structurelles à la hauteur des les enjeux. En outre si le Front National a tellement progressé c’est aussi en l’absence d’une offre politique crédible de la part de la droite classique. De ce point de vue le retour de Sarkozy constitue un échec complet. À cet égard si Hollande est rejetée par l’opinion, Sarkozy l’est tout autant. Ce qui a alimenté la montée du FN. Une montée par ailleurs liée  à d’autres phénomènes, à d’autres mutations complexes dans les champs économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels difficiles parfois à comprendre et à admettre et qui expliquent  que certains préfèrent se réfugier dans le simplisme, le repli voire la caricature. Hollande est tellement détesté que la meilleure chance pour Marine Le Pen d’être élue en 2017 serait d’affronter l’actuel président de la république au second tour.

Régionales – motivations du vote : d’abord le chômage

Régionales – motivations du vote : d’abord le chômage

Il est clair que le résultat du vote aux élections régionales sanctionne d’abord l’échec total de Hollande et de son gouvernement en matière de chômage ce que démontre clairement un sondage Ipsos. C’est en effet la préoccupation de l’emploi qui nourrit le mécontentement de l’opinion publique et de ce point de vue les résultats catastrophiques dans ce domaine alimentent l’inquiétude majeure des Français. Parmi les enjeux nationaux qui déterminent le vote des Français interrogés, arrive en tête le chômage à 44%, suivi juste derrière par la menace terroriste à 32%, l’insécurité et la délinquance à 30%, et l’immigration à 29%. La santé (10%), la justice (7%) et le logement (3%) arrivent en fin de tableau. Quant à l’environnement, seulement 14% des personnes interrogées en font leur enjeu prioritaire au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. En tête des enjeux régionaux du vote, le développement économique et l’emploi arrivent en tête à 49%, suivi par l’évolution des impôts locaux à 42%, la sécurité des biens et des personnes au niveau local (32%), le maintien des services publics de proximité (31%) et l’immigration au niveau local (30%). Arrivent loin derrière, les transports régionaux (15%) et la construction et l’entretien des lycées (6%) qui sont pourtant des compétences phares des régions. L’offre culturelle et de loisirs arrive en fin de tableau (5%).

Régionales : un vote d’opposition à Hollande pour près de 70 %

Régionales : un vote d’opposition à Hollande pour près de 70 %

 

Comme c’était prévu la victoire du FN s’explique largement par le fait que ce parti est le réceptacle de toutes les frustrations et surtout de l’opposition à Hollande. Ce que démontre un sondage de  L’institut Ipsos Sopra pour Radio France et France Télévisions. Il ne s’agit donc pas d’un vote d’adhésion au FN pour près de  70 % des électeurs mais d’ un vote d’opposition à Hollande. Les électeurs qui envisageaient de voter pour le FN sont 68 % à le faire pour exprimer leur opposition à François Hollande et 32 % seulement à le faire indépendamment d’un vote sanction. On est loin d’un vote d’adhésion massif au Front national. A noter que 60% des électeurs LR/UDI/MODEM entendent eux aussi marquer leur opposition à l’exécutif en place. Sans surprise, le vote de soutien au chef de l’Etat est le plus important chez les électeurs PS/PRG, à 55% contre seulement 14% chez ceux d’EELV et alliés et 13% chez ceux du FG. On objectera à juste titre que ce n’est pas la première fois que les sélecteurs sont surtout guidés par la pulsion de vote sanction. Mais du coup on n’en oublie totalement le contenu programmatique des partis qui servent de réceptacle à cette opposition du parti au pouvoir. Un oubli très dangereux du point de vue démocratique car cela peut autoriser toutes les aventures. Heureusement ces élections régionales ne constituent pas un enjeu majeur pour l’avenir du pays notamment en matière économique. En effet les régions ne jouent qu’un rôle marginal de ce point de vue. Cependant ces élections montrent bien les limites de l’exercice démocratique.

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Selon un sondage Harris Interactive/M 6 ce sont les cadres et les retraités qui résistent le mieux à la vague bleue du FN. Un résultat pas trop étonnant car les cadres sont intellectuellement mieux armés que d’autres pour juger de l’inconsistance et des contradictions du programme du FN. Autre champ de résistance celui des retraités qui sans doute avec l’expérience se méfient  de ceux  qui leur promettent la lune ;  certains ont encore en mémoire l’éphémère et pathétique mouvement politique poujadiste . Comme Marine Le Pen Poujade voulait redonner son indépendance économique à la France en substituant à l’essence importée du jus de topinambour (authentique-NDLR). Finalement une stratégie économique pas si éloignée des élucubrations du FN en matière économique. Chez les plus de 65 ans, le FN obtient, selon cette enquête, 24% des voix, la droite 43%, le PS 20%, le Front de gauche et les écologistes 6%. Parmi les 25-49 ans, le FN réalise 36%, la droite entre 19 et 23%, le PS entre 20 et 23%, le Front de gauche et EELV 10 à 11%. Parmi les plus jeunes (moins de 25 ans), le FN obtient 33%, la droite 20%, le PS 21%, le FG et EELV 12%, et chez les 50-64 ans, le FN 28%, la droite 23%, le PS 27%, le FG et EELV 12%. Les ouvriers et employés votent à 43% pour le FN, 21% pour le PS, 14% pour la droite, 10% pour le FG et EELV. A l’inverse, seulement 25% des cadres et professions intermédiaires choisissent le FN, 30% la droite, 24% le PS et 12% le FG et EELV. Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, 20% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 12% de ceux de François Bayrou, 9% de ceux de François Hollande et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont voté cette fois pour le Front national.

Régionales : le lamentable silence de Valls

Régionales : le lamentable silence de Valls

 

C’est sans doute la première fois en France qu’un Premier ministre ne s’exprime pas au lendemain d’une élection. La plupart des médias n’ont même pas remarqué l’absence de Valls. Le Clemenceau d’opérette, pourtant toujours prêt à parler haut et fort, sur tout et sur rien,  cette fois s’est réfugié dans le mutisme ;  pourtant la défaite est  sanglante et Valls porte une grave responsabilité. Sarkozy dont le parti a aussi subi un revers  à au moins le courage de reconnaître « « pour partie » la responsabilité des gouvernements au pouvoir depuis des années. On aurait attendu d’un Premier ministre d’abord qu’il prenne acte du formidable désaveu de l’opinion publique vis-à-vis de la politique du gouvernement. Car il s’agit bien d’un désaveu dans la mesure où un sondage Ipsos désigne le premier facteur explicatif du recul  du PS à savoir : r l’échec total de la lutte contre le chômage.  S’y ajoutent  bien entendu d’autres éléments comme l’insuffisance de résultats en matière de terrorisme, d’insécurité et de fiscalité. Certes Valls a présenté la démission du gouvernement mais il s’agit là d’un petit jeu rituel bien connu puisque Hollande va comme après les départementales reconduire encore la même équipe ou à peu près. Le vrai courage aurait été pour Valls d’admettre son échec et de quitter le pouvoir. Décidément le  Clémenceau d’opérette déçoit beaucoup. Pas étonnant que dans les sondages sa popularité ne cesse de s’effriter. Valls est l’exemple même de ce qui a été sanctionné dans les urnes à savoir l’inadmissible fossé  entre un discours volontariste et une action mollassonne voire inexistante.

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

 

On peut dores et déjà prévoir que l’abstention sera vainqueur lors du premier tour des régionales avec vraisemblablement autour de 50%, donc loin devant la première- formation qui obtiendra que de l’ordre de 30%. Pourquoi un tel taux d’abstention, tout simplement cette consultation n’a aucun ses pour la plupart des électeurs.  De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

Élections régionales :une caricature de la démocratie

Élections régionales :une caricature de la démocratie

De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

 

 

Après les Régionales : recomposer le paysage politique (Grunberg)

Après les Régionales : recomposer le paysage politique  (Grunberg)

 

 

Gérard Grunberg, rocardien historique, estime que la montée du FN va obliger les partis de gouvernement à revoir leurs alliances. (intreview JDD)

A deux jours du premier tour, la dynamique du Front national ne semble pas connaître de repli. Le parti a-t-il profité de l’après-attentats du 13 novembre?
Ce n’est pas la seule raison, puisque le parti progresse depuis des années, mais si on en croit l’évolution des sondages, cela a très clairement encouragé le vote FN.

Le Front national est-il en mesure de remporter des régions?
Tout dépend des configurations de deuxième tour. Si l’on reste dans le cadre de triangulaires, il y a de grandes chances de voir le FN remporter des régions : très certainement le Nord, et peut-être l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne et la région Paca. On peut donc envisager qu’il gagne trois régions, voire quatre si le parti continue de monter.

Politiquement, quelles seraient les conséquences d’une victoire du FN?
Ce serait une grande défaite socialiste, mais aussi une grande défaite de la droite. Cela montrerait qu’elle n’est pas capable de réoccuper l’espace de l’ensemble de la droite comme le souhaitait Nicolas Sarkozy. La question de savoir si le parti de droite peut gouverner seul face à la gauche et le FN en 2017 se posera. C’est la question générale du fonctionnement de notre système politique qui est remise en cause. Faut-il rester sur un axe gauche-droite avec les trois blocs que l’on connaît aujourd’hui, ou bien faut-il réfléchir à une union entre la droite et le FN ou entre les modérés de droite et ceux de gauche? Ces questions vont se poser si le FN est le premier parti à l’issue de ce scrutin.

Comment expliquer que la gauche et la droite ne parviennent pas à contenir le FN?
Ça ne date pas d’hier, mais je crois qu’un certain nombre d’électeurs estiment tout simplement que le FN avait raison de dire qu’il y avait un péril islamique en France, que l’on était trop tolérant avec cela et que les partis de gouvernement n’ont rien fait pour l’empêcher. Il faut ajouter à cela la crise des migrants, plus importante à mon avis que les attentats. Et puis quand vous n’êtes pas au pouvoir, vous avez le bénéfice de recueillir le vote de ceux qui ne sont pas contents du gouvernement et de la classe politique en général, dans la droite ligne du « tous pourris » défendu par Marine Le Pen.

Dimanche soir, la situation risque d’être compliquée pour le PS qui devra rapidement se positionner pour le second tour. Une éventuelle fusion avec Les Républicains dans certaines régions ne risque-t-elle pas de brouiller davantage les pistes politiques?
Elles sont déjà brouillées! Tout dépend de ce que vont faire les partis de gouvernement. Pensent-ils qu’ils peuvent continuer à se faire la guerre ou pas? Les listes d’union sont des options, mais verront-elles le jour? Cela paraît improbable. La droite a déjà affirmé qu’elle était contre, mais si elle s’aperçoit qu’elle est en grande difficulté, cela peut changer. On ne peut pas répondre à cette question avant dimanche soir, mais elle se posera quoi qu’il arrive, car rien ne dit qu’en cas de retrait de la gauche, ses électeurs se mobilisent au deuxième tour pour faire élire le candidat de droite.

«Peut-on longtemps garder un système à trois ou personne ne s’allie avec l’autre? Je ne crois pas»

Dans cette situation, combien de régions le PS peut-il espérer conserver?
Selon les sondages, il pourrait conserver la Bretagne et le Languedoc-Roussillon. Pour le reste, on voit que cela se resserre en Aquitaine avec la droite. Je ne suis pas sûr qu’ils pourront en gagner beaucoup d’autres, même si la Normandie peut être une surprise.

La gauche peut-elle encore éviter la catastrophe?
Dans l’éventualité où la gauche remporterait trois régions et le FN aussi, la victoire de la droite serait atténuée. Cela démontrerait l’échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy et prouverait que le siphonnage des idées du FN ne fonctionne pas. La chronique annoncée d’une catastrophe pour le PS peut encore avoir lieu, mais si la victoire de la droite est obscurcie par les bons scores du FN, les commentaires seront forcément nuancés.

Si dans certaines régions, la droite l’emporte grâce au front républicain, est-ce que ce ne sera pas une victoire à la Pyrrhus?
Tout dépend de ce qu’il se passera ensuite. Si c’est l’amorce d’une reconstitution d’alliances comme dans beaucoup d’autres pays européens, non. Mais si c’est temporaire, alors cela montrera que les partis de gouvernement ne savent pas ils vont. Le système est en voie de déstabilisation. La droite comme la gauche sont isolées. Peut-on longtemps garder un système à trois ou personne ne s’allie avec l’autre? Je ne crois pas.

Sondage « front républicain » aux régionales : oui et non pour les Français

Sondage « front républicain » aux régionales : oui et non pour les Français

 

 

Pas de quoi éclairer vraiment les partis politiques à propos du front républicain d’après les résultats du sondage ELABE pour BFM TV publié mercredi. Moitié pour et moitié contre. C’est aussi à peu près la même proportion qui traverse l’intérieur des partis aussi bien dans la droite classique qu’au parti socialiste. Pas étonnant car les deux partis font le grand écart. Chez les républicains cohabitent des les extrémistes radicalisés marqués très à droite avec des centristes et des libéraux. Au parti socialiste coexistent un courant réformateur libéral, des sociaux démocrates, des centristes et des gauchistes. Autant dire qu’un jour ou l’autre il y aura une recomposition politique pour clarifier les lignes politiques et idéologiques des deux grands partis dont la composition est de plus en plus hétéroclite et contradictoire  D’après le sondage, près d’un Français sur deux (49%) souhaite que le Parti socialiste se retire du second tour et appelle au « front républicain » contre le FN dans les régions où il arriverait en troisième position derrière le Front national et les listes de droite. Ils sont 50% à exprimer un avis opposé. De la même manière, 46% souhaitent que le parti de Nicolas Sarkozy et ses alliés se retirent s’ils arrivent en troisième position dans certaines régions. Cinquante-trois pour cent se disent opposés à cette perspective. Plus généralement, 51% des Français estiment que LR a plus de valeurs communes avec le FN qu’avec le PS, contre 48% partageant l’avis inverse.

Régionales : vote de défiance à l’égard des hommes politiques

Régionales : vote de défiance à l’égard des hommes politiques

 

D’une certaine manière le vote des régionales sera détourné de son objet et risque de se transformer en vote de défiance et de protestation nationale. Une défiance qui va ce manifester de deux manières, d’abord ,comme d’habitude pour ce type de consultation,  avec une abstention record d’au moins 50 % ; ensuite avec un vote protestataire surtout au profit du Front National pour bien marquer la perte de crédibilité des partis de gouvernement. Le détournement d’objet de la consultation régionale sera facilité par le fait qu’ une majorité de Français ignore tout du rôle des régions et même quels courants politiques les dirigent. Du coup cette élection prendra une allure de référendum surtout contre la politique économique menée depuis des années tant par la droite classique que par la gauche. Une sorte de rejet global du politique incapable notamment de faire face de manière efficace à l’enjeu majeur que constitue le chômage. S’y ajouteront d’autres mécontentements relatifs à la fiscalité et à la bureaucratie. Selon les sondages les plus récents, plusieurs régions pourraient donc  basculer en faveur du Front national lors des prochaines élections régionales, notamment le Nord-Pas-de-Calais Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Voici un rappel des idées portées par le FN pour redynamiser l’économie et relancer la croissance.  Les Français doutent. Ils doutent notamment des institutions. Selon le baromètre publié ce mardi par le cabinet Deloitte, ils ne sont que 12% à faire confiance aux hommes politiques. En cause ? Leur bilan. En dépit des promesses répétées de jours meilleurs, les cures d’austérité se succèdent sans autre résultat que la montée continue du chômage qui touche 23% des jeunes de 15 à 24 ans. On comprend leur détresse, ainsi que celui de leurs parents. Dans ce contexte, un certain nombre d’électeurs sont tentés de croire aux promesses de lendemains qui chantent scandées par Marine Le Pen.

Sondage Hollande : une hausse historique sans effet sur les régionales

Sondage Hollande : une hausse  historique sans effet sur les régionales

 

 

Hollande obtient une hausse historique de l’ordre de 20 points dans deux sondages. Il parvient même à plus de 50 % d’opinions en sa faveur dans un sondage  IFOP/Fiducial publié ce mardi.  . C’est 22 points de plus qu’avant les attentats du 13 novembre.  D’après une autre enquête, réalisée par TNS/Sofres/Onepoint, le chef de l’Etat enregistre une hausse tout aussi conséquente de 20 points. Cette hausse en fait témoigne de l’union nationale après les attentats. Pour autant cette remontée exceptionnelle de François Hollande n’aura sans doute pas beaucoup d’incidence sur le résultat des régionales. En effet si globalement il y a adhésion à l’action du président depuis les événements du 13 novembre cela ne profite pas pour autant au parti socialiste qui détient aujourd’hui la direction des régions et qui risque de n’en détenir que trois ou quatre au plus après le scrutin des Régionales. Ce  sondage prouve aussi le besoin d’unité nationale autour du chef de l’État m ais pourtant, seul 35% des interrogés le pensent capable de « résoudre les problèmes qui se posent en France ». De ce point de vue il n’y a pas forcément contradiction car les sondés   font une claire différence entre la fonction de chef d’État et la posture de future candidat en 2017. C’est la seconde fois en une année que François Hollande connaît une augmentation vertigineuse. La première, c’était en janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Alors pour un proche du président, interrogé par l’Agence France Presse, cela montre que « les Français adhèrent à l’action du président depuis le 13 novembre ».   Pour autant, selon les sondeurs, cela ne semble pas peser sur les intentions de vote pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

 

D’après une étude du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, qui s’est intéressé en novembre à « la sélection sociale des candidats aux élections régionales de 2015″ les candidats fonctionnaires seront encore en masse. Pour cela, le centre d’étude s’est lancé dans une analyse détaillée du profil socioprofessionnel des 21.456 candidats aux élections régionales en se basant sur les données du ministère de l’Intérieur.  D’une manière générale ce sont encore les candidats fonctionnaires qui vont dominer dans cette consultation. Ils représenteront environ 40 % des candidats. Le privé, lui, seulement 30 %. Au Front de gauche plus de 50 %, au PS 50 %, chez les républicains 28 %, au FN 20 %. À l’issue de cette élection,  il est vraisemblable que les fonctionnaires seront encore majoritaires parmi les élus. La sociologie des candidats comme des futurs élus interroge sérieusement sur le caractère démocratique des élections françaises. On constate en effet que les fonctionnaires noyautent  à peu près toutes les élections. La première question qu’il convient de se poser est de savoir si le statut de fonctionnaire est compatible avec celui d’élu surtout au plan national. Aussi au plan local et régional lorsque la fonction d’élu doit être exercée à plein temps. Autre question aussi fondamentale,  celle de la sous représentation du secteur privé. Elle s’explique notamment par le fait que les fonctionnaires peuvent exercer des activités politiques pendant une partie de leur temps de travail, aussi par le fait qu’ils sont assurés de retrouver leur emploi dans la fonction publique pour le cas où il perdraient leurs mandats. À tout le moins une  réflexion sur le statut et la sociologie des élus s’imposerait.

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

Élections régionales : des candidats fonctionnaires en masse

 

D’après une étude du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po, qui s’est intéressé en novembre à « la sélection sociale des candidats aux élections régionales de 2015″ les candidats fonctionnaires seront encore en masse. Pour cela, le centre d’étude s’est lancé dans une analyse détaillée du profil socioprofessionnel des 21.456 candidats aux élections régionales en se basant sur les données du ministère de l’Intérieur.  D’une manière générale ce sont encore les candidats fonctionnaires qui vont dominer dans cette consultation. Ils représenteront environ 40 % des candidats. Le privé, lui, seulement 30 %. Au Front de gauche plus de 50 %, au PS 50 %, chez les républicains 28 %, au FN 20 %. À l’issue de cette élection il est vraisemblable que les fonctionnaires seront encore majoritaires parmi les élus. La sociologie des candidats comme des futurs élus interrogent sérieusement sur le caractère démocratique des élections françaises. On constate en effet que les fonctionnaires noyautent  à peu près toutes les élections. La première question qu’il convient de se poser est de savoir si le statut de fonctionnaire est compatible avec celui d’élu surtout au plan national. Aussi au plan local et régional lorsque la fonction d’élu doit être exercée à plein temps. Autre question aussi fondamentale,  celle de la sous représentation du secteur privé. Elle s’explique notamment par le fait que les fonctionnaires peuvent exercer des activités politiques pendant une partie de leur temps de travail, aussi par le fait qu’ils sont assurés de retrouver leur emploi dans la fonction publique pour le cas où il perdraient leurs mandats. À tout le moins une  réflexion sur le statut et la sociologie des élus s’imposerait.

Sondage régionales : FN en tête mais de peu, des surprises possibles

Sondage régionales : FN en tête mais de peu, des surprises possibles

 

Le FN arriverait en tête aux élections régionales mais avec seulement deux points d’avance sur la droite classique. Autant dire que le score sera serré entre les deux formations compte tenu d’une part de la volatilité de l’électorat aussi de la forte abstention qui tournera autour des 50 %. À noter aussi que l’écart se situe dans la marge d’erreur statistique. Des surprises sont donc encore possibles. Ce qui paraît certain en tout cas c’est que le PPS est loin derrière les deux formations évoquées. Selon un sondage TNS Sofres-Onepoint pour RTL, Le Figaro et LCI, le Front national arrive en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin avec 29%. Le parti dirigé par Marine Le Pen conserve son avance sur les listes Les Républicains-UDI-MoDem, qui récoltent 27%, et le Parti socialiste (22%). EELV obtiendrait un score de 7%, suivi des listes Debout la France (4%) et Front de gauche-PCF (4%).  Dans un précédent sondage publié le 29 octobre, le Front national obtenait 28 % des intentions de vote au 1 tour, toujours en tête. Il était suivi par Les Républicains (27%) et le Parti socialiste (21%). Ce nouveau sondage, effectué sur la période allant du 20 au 23 novembre, montre que 30% des 18-24 ans voteraient en faveur du Front national, un chiffre quasi stable par rapport au sondage antérieur. 25% des personnes sondés et se trouvant dans cette tranche d’âge accorderaient leur vote aux listes Les Républicains, contre 19% au mois d’octobre. Le Parti socialiste encaisse une baisse des intentions de votes sur la tranche des 18-24 ans (15% contre 19%).   63% de ceux qui ont voté pour François Hollande lors de la présidentielle de 2012, accordent leur voix au Parti socialiste pour le premier tour des élections régionales. Ils sont 11% à se tourner vers le Front national et 6% à vouloir voter pour les listes Les Républicains-UDI-MoDem.

 

Élections régionales : l’imposture démocratique

Élections régionales : l’imposture démocratique

 

D e toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

Victoire FN aux régionales : les Français indifférents

Victoire FN aux régionales : les Français indifférents

 

Dans l’éventualité d’une victoire du FN aux régionales les Français affichent une indifférence qui devrait interroger sur la nature de cette consultation démocratique. La réalité c’est que la plupart des  électeurs ne porte aucun intérêt à cette élection, une abstention qui attendra atteindra de leur de 50 % au moins. De toute manière pour environ la moitié les Français ne savent pas à quoi servent les régions et qui les dirige. Du coup les Français( en tout cas une majorité) ne seraient pas gênés par une victoire du FN aux régionales considérées surtout comme une consultation de protestation.-À quatre semaines des élections régionales, dont les scrutins se dérouleront les 6 et 13 décembre, la perspective de voir le Front national arriver à la tête d’une ou plusieurs régions n’effraie donc pas une majorité de Français. Selon un sondage TNS Sofres-OnePoint pour RTL et Le Figaro, 52% des personnes interrogées ne seraient pas gênées de voir le parti de Marine Le Pen s’emparer de la présidence d’un conseil régional. Plus d’un tiers (35%) trouveraient même cela normal et 17% sont indifférents.  Cette tendance s’observe particulièrement chez les sympathisants du parti Les Républicains (40%). Ils sont d’ailleurs plus d’un quart (28%) à avoir tranché le débat sur le front républicain en estimant que les choses changeraient « dans le bon sens » en cas de victoire du FN dans leur région. L’autre enseignement de cette enquête, c’est que la moitié des Français ne savent pas qui gouverne actuellement leur région. Hormis en Alsace, tous les présidents de conseils régionaux sortants sont issus de la gauche. Or, 51% des sondés qui ne résident pas en Alsace ne donnent pas la bonne réponse ou n’en ont même aucune idée. « À partir du moment où on ne sait pas, on peut se dire : après tout, pourquoi pas ? », analyse Emmanuel Rivière de TNS Sofres.
 

PACA- élection régionales : FN en hausse pourquoi ?

PACA- élection régionales : FN en hausse pourquoi ?

Un sondage Ipsos réalisé dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, montre encore une nouvelle poussée du FN. Un phénomène déjà constaté au plan national dans un autre sondage Ipsos. D’une certaine manière le contexte anxiogène lié aux  attentats profite au parti récepteur de tous les mécontentements notamment en matière de lutte contre le terrorisme. Le paradoxe c’est que seulement 33 % souhaitent que le FN prenne la direction de la région. Ce qui démontre non pas une adhésion au  FN mais un vote à caractère protestataire. Le FN profite ainsi de l’amalgame trompeur entre terrorisme,  immigration et islam. Un amalgame habilement entretenu par Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste du Front national, qui déclarait récemment que la France ne pouvait être une terre de l’islam. Une posture électoraliste et ambigüe mais qui cache clairement une idéologie raciste. Face à cette posture il faut bien reconnaître que le positionnement de la droite classique est difficilement crédible puisqu’il fait le grand écart entre affirmation libérale et repli nationaliste. Dans cette région au contexte particulier le PS ne bénéficie pas du regain de crédit constaté au niveau national. Force est de constater que le PS est hors jeu même avant le premier tour. La faute sans doute aussi au magouilleur et querelles internes des apparatchiks locaux du PS. Le FN  est désormais crédité de 40% des intentions de vote au premier tour et de 41% au second. C’est  3 points de plus que dans le même sondage réalisé entre le 10 et le 13 novembre, juste avant les attentats. C’est une poussée, mais c’est une poussée relative. Les attentats semblent plutôt avoir consolidé une tendance de fond et la progression constante du Front national dans cette région aujourd’hui pilotée par le socialiste Michel Vauzelle. Parmi les pistes pour comprendre d’où viennent ces voix qui bénéficient au FN, il y a d’abord sans doute d’un léger sursaut de la participation, mais aussi le recul de Christian Estrosi, tête de liste Les Républicains / UDI / Modem, crédité de 30% des intentions de vote au 1er tour (en baisse de 2 points), et de 34% au second tour. Selon Brice Teinturier, le directeur général délégué d’Ipsos, il y a un effet attentat, mais modéré, et qui finalement ne fait qu’accentuer une tendance de fond. La droite reste malgré tout toujours très largement devant la liste PS/PRG/MRC conduite par Christophe Castaner qui recueille 16% des intentions de vote au premier tour, stable par rapport à la précédente enquête. Une liste Parti socialiste / Europe Ecologie Les Verts / Front de Gauche / Parti Radical de Gauche / MRC obtiendrait  25% des intentions de vote au second tour.

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Grosse magouille des sondages notamment du dernier connu celui d’Ipsos qui donne le PS derrière le FN mais avant la droite. Or dans d’autres sondages le PS  n’obtiendrait que de l’ordre de 20 % et non 26 % comme dans le sondage d’Ipsos. Pourquoi cette remontée soudaine ? Certes on ne peut écarter l’hypothèse que les récents événements dramatiques aient  modifié un peu la donne. D’autant que la droite s ’est surtout singularisé par des propositions très disparates et contradictoires. Sur le plan méthodologique tous les sondages se caractérisent par une approximation coupable. En effet comment déterminer sérieusement l’audience respective des grandes formations politiques dès lors  que la majorité des Français se désintéresse totalement des régionales. Le taux d’abstention pourrait en effet être supérieur à 50 %. Nombre de Français ne savent même pas encore s’ils iront voter. Du coup on peut les légitimement mettre en cause le sondage récent d’Ipsos comme les autres sondages. Dans le récent sondage Ipsos publié vendredi le FN, avec 27 % des intentions de vote, est donné légèrement en tête au premier tour des élections régionales, où le PS (26 %) passe devant la droite (Les Républicains-UDI-MoDem, 25 %), selon un sondage Harris Interactive pour 20 Minutes diffusé vendredi. Premier sondage à donner le PS devant la droite, cette enquête est également la première publiée après les attentats du 13 novembre. Elle intervient à trois jours du lancement officiel de la campagne des élections régionales. 

Élections régionales 2015 : contre le FN, Valls pour la fusion des listes

Élections régionales 2015 : contre le FN,  Valls  pour la fusion des listes

Valls a au moins  réussi à faire l’unanimité contre lui en proposant la fusion des listes de droite et de gauche pour faire barrage au FN lors  du second tour des élections régionales de 2015.  la plupart des responsables du PS ont considéré que cette proposition était à la fois prématurée et en même temps irresponsable.  il paraît en effet évident qu’il sera difficile de mobiliser au premier tour si l’on sait par avance qu’il faudra voter aussi pour des concurrents au second tour. Il y a cependant une sorte d’hypocrisie à vouloir évacuer la question qui inévitablement se posera dès le soir du premier tour. En clair comme l’PS arrivera le plus souvent en troisième position il n’aura d’autre choix que de se retirer, un retrait forcément qui va bénéficier à la liste de droite classique. Seconde possibilité fusionner les listes, ce qui lui permet alors au PS de conserver un certain nombre d’élus. La droite refuse par avance cette  perspective persuadée qu’elle figurera en seconde position et que de toute façon elle bénéficiera des voies de la gauche même sans fusion. La sortie de Manuel Valls sur les élections régionales ne passe donc  pas. Preuve de la véracité de « l’UMPS » pour le Front national, et « non sens » pour François Fillon, l’hypothèse du Premier ministre sur la fusion des listes gauche-droite face au FN aux élections régionales n’emballe pas non plus les socialistes. Alors que le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a appelé le chef du gouvernement à la cohérence, la tête de liste PS aux régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie lui a demandé de « cesser ses petites phrases qui nuisent à notre campagne ». « De grâce, laissons-nous travailler, laissons-nous agir auprès de nos concitoyens, et puis cessons ces petites phrases qui jettent le trouble et qui nuisent à notre campagne. Donc, assez, stop! », a déclaré ce jeudi 12 novembre à la presse Pierre de Saintignon, en marge d’une conférence de presse.

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