Archive pour le Tag 'régionales'

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Peu d’observateurs ont remarqué que le président de la république avait zappé  l’échec cuisant de la gauche aux élections régionales. Pourtant un événement marquant de la politique intérieure puisque cette gauche qui détenait la quasi-totalité des régions a du cédé à la droite le plus grand nombre et ce n’est qu’au reflexe républicain qu’on doit le barrage au FN. D’une certaine  manière,  Hollande à utilisé sa tactique habituelle : celle qui consiste à enjamber les questions difficiles. Du coup à aucun moment il ne se sera exprimé, ni avant ni pendant, ni après sur ce recul historique lors des sélections régionales. C’est aussi la méthode qu’il a employée à propos de la modification constitutionnelle concernant la déchéance de nationalité des binationaux coupables de terrorisme. Pour ne pas diviser la gauche et les indignés permanents il s’est contenté sur cette question d’indiquer que le débat était légitime mais sans autre argumentation. Sur les questions économiques et sur le chômage en particulier, là aussi il a choisi la stratégie du flou se limitant à indiquer que le gouvernement prendrait des mesures dès janvier concernant l’embauche et la formation des jeunes. En fait sur l’économie la seule mesure, très vague au demeurant consiste à annoncer un plan de rénovation des bâtiments. L’attitude de Hollande lors de ses vœux est significatives de sa réticence à faire face aux problèmes de manière claire et à envelopper les difficultés dans une dialectique approximative voir confuse. Concernant les élections régionales, Hollande à tout simplement fait l’impasse. Pourtant la réforme des régions devait constituer une mutation fondamentale de l’organisation administrative, politique et économique. Mais il est vrai que tout cela à finir en eau de  boudin après d’une part le maintien des départements sous la pression du lobby des élus, d’autre part la débâcle de la gauche.

Régionales : le Front national vainqueur, pour la presse étrangère

Régionales : le  Front national vainqueur, pour la presse étrangère

 

Pour la presse étrangère il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue du second tour des élections régionales. S’il y en avait un ce serait le Front National. Une presse qui constate la montée inexorable du front national, la droitisation de la société française et qui n’exclut plus qu’un jour Marine Le Pen prenne la direction du pays en 2017 tard. Certes on reconnaît le caractère xénophobe du front national mais en même temps on s’interroge sur les facteurs explicatifs économiques qui favorisent la progression du parti extrémiste. Et de ce point de vue la politique économique et sociale des différents gouvernements est pointée du doigt par les observateurs étrangers. Certes, Le Soir lance un « ouf ! » en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, « une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée ». Car « l’évidence est là », le parti frontiste « connaît une montée inexorable », explique le quotidien. « Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine – haine de la différence, haine de l’autre, haine de l’Europe, etc. -, n’a pas dit son dernier mot (…) », prévient le quotidien belge. Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l’échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant : « Malgré son incapacité à remporter le scrutin, le parti de Marine Le Pen s’est néanmoins imposé au cours de ces deux tours comme une force politique en constante progression qui menace de reléguer le centre-droit (ndlr : les Républicains pour le journal britannique) dans une position de simple parti d’opposition…parmi d’autres ». Le Soir lance un avertissement sur l’ascension des frontistes. Dans l’Hexagone et ailleurs. »Nos sociétés doivent d’urgence s’ébrouer et rassurer. Car la France n’est évidemment pas seule concernée », écrit le journal.   »Le tous contre le FN a fonctionné », titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente « l’une des trois principales forces politiques en France« . Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d’un « vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche ». De l’autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n’est que « temporaire car le parti connaît une progression continue ». Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C’est un scrutin…sans vainqueur, écrit-il. « Les partis de l’establishment ont jusqu’à la dernière minute essayé de déjouer ce qu’ils considèrent comme un parti raciste, xénophobe, islamophobe et très dangereux. » Mais ils ne se sont pas « penchés sérieusement sur les raisons qui ont fait que les électeurs se sont détournés des partis de gouvernement pour affluer vers le FN ». Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé « comme protestataire mais aussi comme une alternative » par ses électeurs « Front national en France : une élection sans vainqueur » titre ce lundi matin l’édition en ligne de Der Spiegel. « Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s’explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français », écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n’étaient pas encore connus-le quotidien allemand. « Les régions refusent le Front national », écrivait hier soir Le Temps : « Aucune région française ne sera dirigée par le Front national. Bien que porté par une dynamique électorale sans précédent, et crédité dimanche à 21h30 de 28,8% des voix au niveau national à l’issue du second tour, le parti de Marine Le Pen échoue aux portes des treize grandes collectivités territoriales redécoupées en décembre 2014″. « Même majoritaire avec sept régions, le grand perdant de cette élection demeure sans aucun doute Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains devait non seulement faire « barrage » au Front national, mais remporter une large majorité. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre ».

 

(Avec Reuters et AFP)

Régionales : la défaite des barons du PS comme en Île-de-France

 

Régionales : la défaite des  barons  du PS comme en Île-de-France

 

Cela fait 30 ans que Bartolone accumule les responsabilités et les mandats. De ce point de vue Bartolone est représentatif des caciques du parti socialiste. En effet Bartolone comme nombre de responsables socialistes est un spécialiste du grand écart entre un discours volontariste et gauchisant et une pratique approximative et droitière ;  pour résumer avant les élections les candidats du PRS pimentent  leurs discours de formule radicale de  gauche mais une fois au pouvoir ils poursuivent tout simplement les politiques antérieures du fait d’une part de leur incompétence et de leur manque de courage votre politique. On ce souvient que Bartolone avait appelé contre (avec Fabius !) le traité constitutionnel européen de 2005. Par la suite évidemment il a donné son adhésion à toutes les orientations qui s’inscrivaient dans le cadre de ce traité. Comme nombre de ses amis socialistes Bartolone sociologiquement n’appartient pas à ce peuple de gauche qu’il prétend représenter ;  de ce point de vue il ne faut pas s’étonner qu’il se soit opposé à la publication de la fortune des députés par voie publique (aussi de la sienne !). On attendrait évidemment de l’intéressé qui renonce à la présidence de l’assemblée nationale après une telle défaite. Il est vraisemblable qu’il n’en fera rien puisqu’il a déclaré qu’il remettait son mandat dans les mains de son groupe parlementaire autant dire qu’il sollicite habilement la prolongation de son mandat de président de l’assemblée nationale. Une posture habituelle au PS, aussi dans la classe politique française mais qui polluent la démocratie. Depuis 30 ans et plus ce sont presque les mêmes dirigeants qui sont à la tête du parti socialiste, des dirigeants qui d’une part n’ont jamais été représentatifs du peuple de gauche et qui ,aujourd’hui, en plus sont politiquement usés, sans projet cohérent et sans réelle volonté politique.

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Nombre de responsables de gauche et de droite ont affirmé qu’après le score historique du Front national rien ne saurait plus comme avant. Une décalaration à laquelle  on est habitué après chaque déflagration électorale mais qui manque sérieusement de contenu. Il est clair que sur la tendance si rien ne change le FN parviendra un jour à conquérir le pouvoir non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan national. En effet en tant que réceptacle de tous les mécontentements, toutes  les frustrations mais aussi toutes les contradictions, le Front national ne peut que progresser en particulier si rien n’est entrepris pour réduire de manière significative le chômage. Alors que  la France, comme la plupart des autres pays, est affrontée à une crise internationale caractérisée d’une part par l’atonie de la croissance, donc aussi la hausse du chômage mais aussi par un environnement conflictuel à caractère terroriste. La première question qui se pose est de savoir si la France peut continuer de se livret à des petits jeux électoraux de type droite contre gauche voir tendances internes contre tendances internes à un parti. De toute évidence compte tenu de l’enjeu, l’union nationale est indispensable pour affronter les deux périls évoqués. Ce qu’a fait  l’Allemagne en mettant de côté ce qui divise et en se concentrant sur ce que qui peut mobiliser afin de redresser son économie. La France, elle ,se complaît dans sa situation de village gaulois où les forces à droite comme à gauche s’éparpillent, se contredisent et se neutralisent. Une raison sans doute à cela l’intérêt personnel des candidats pour 2017 qui supplante l’intérêt général. Aussi des intérêts de boutique qui nourrissent  nombre d’oligarques qui entretiennent des oppositions de façade. Face à ces contradictions dans les parties classique,  le FN ramasse la mise en accueillant dans ses bras tout les mécontents y compris quand les sujets de mécontentement sont contradictoires. La première façon de faire autrement de la politique serait d’abord de faire une analyse des enjeux notamment économiques et de créer une union nationale pour mettre toutes les forces au service du développement et de la réduction du chômage.

Résultats Elections régionales: aucune région pour le FN

Elections régionales: aucune région pour le FN

Les abstentionnistes du premier tour se sont réveillés au second et ont fait barrage au FN qui ne remporterait aucune région. Ce dimanche se déroule le second tour des élections régionales en France. Plus de 45 millions de Français sont attendus aux urnes pour ces dernières élections avant les présidentielles de 2017. C’est par ailleurs le premier scrutin régional à 13 régions. Voici les premiers résultats, selon RTBF, c’est le républicain Xavier Bertrand qui aurait remporté le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au détriment de Marine Le Pen. En PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), c’est Christian Estrosi qui remporterait la région. , Philippe Richert (LR) aurait battu le candidat FN Floriant Philippot en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le socialiste Alain Rousset resterait en tête. François Bonneau (PS+PRG) aurait gagné le Centre-Val de Loire, Gilles Simeoni aurait remporté la Corse, Bruno Retailleau (LR) serait en tête de la région Pays de Loire et Jean-Yves Le Drian (PS) aurait remporté la Bretagne.

Elections régionales : nouveau silence honteux de Hollande ?

 

D’après certaines informations en provenance de l’Élysée, Hollande réserve sa grande  intervention pour la fin de l’année.  François Hollande ne prévoit pas de s’exprimer après la défaite qui  s’annonce au deuxième tour des élections régionales. En attendant on va avoir droit à une avalanche de communiqués et de commentaires  concernant le succès « historique »’ de COP  21. Sa prochaine allocution ne devrait intervenir que le 31 décembre pour ses vœux à la nation. Pas vraiment étonnant 70 % des électeurs du Front National  sont  motivés pour dire non au président de la république. Ce silence est évidemment pathétique car il témoigne du désarroi politique et idéologique du président de la république. Le président de la république qui n’a jamais compris les enjeux majeurs des pays et qui n’a jamais voulu procéder aux réformes structurelles adaptées aux enjeux qu’il s’agisse du chômage, de l’insécurité ou encore de la fiscalité. L’ampleur de la victoire du Front National doit beaucoup à l’inconsistance et à l’inefficacité de la politique de hollande qui dans tous les domaines a choisi le consensus inefficace bien sûr mais en plus qui a mécontenté même ses partisans à gauche comme à droite de l’échiquier socialiste sur le principal sujet à savoir la croissance l’échec de hollande est dramatique. Sa fameuse son fameux slogan « inversion du chômage » constitue une fumisterie qui ne savent sur aucune stratégie pertinente de redynamisation de l’économie et donc de l’emploi. Hollande a échoué dans tous les domaines. En Europe il était incapable d’imposer la politique de relance qu’il promettait en 2012 et est comme Sarkozy dans ce domaine il s’est couché devant Merkel. Concernant le terrorisme il n’a pas tenu compte des attentats du janvier pour prendre là aussi des mesures à la hauteur de l’enjeu, il aura fallu 10 mois pour comprendre. Ne parlons pas du troisième sujet à savoir la fiscalité dans la gestion politique n’a cessé de faire du slalom pour aboutir aujourd’hui un niveau de prélèvements qui paralysent les consommateurs comme les investisseurs. Voilà quelques facteurs explicatifs pour comprendre l’échec de hollande et du parti socialiste aux régionales. Voilà pourquoi Hollande se réfugie dans le mutisme, un silence pathétique qui témoigne aussi de son manque de courage. Par contre Hollande risque d’être beaucoup plus bavard sur la COP 21 qui a débouché sur un texte à la française ambitieux dans la forme mais nul sur la volonté politique et les moyens.

Régionales : un coup de pied au cul pour les partis classiques

Régionales : un coup de pied au cul  pour les partis classiques

Les résultats du premier tour des élections régionales constituent un formidable coup de pied au cul pour les partis classiques ;  certes ce n’est pas le refuge vers le FN qui peut constituer une alternative crédible notamment au plan économique mais d’une certaine manière les partis classiques de droite comme de gauche portent  une lourde responsabilité dans ce score du FN. Un score qui révèle surtout l’incompétence et le manque de volonté politique des dirigeants.  Alors que les parties classiques et surtout le PS centrent  leurs préoccupations sur les valeurs les français, eux, sont surtout préoccupés par des questions très concrètes. Un sondage Ipsos a d’ailleurs mis en évidence que le chômage était est de loin la première priorité pour 44 %. Suivi du terrorisme pour 32 %, de la sécurité pour 29 % et de la fiscalité pour 28 %. La grande préoccupation est donc  celle de la situation économique et de son corollaire : le niveau du chômage.  Dans ce domaine, la gauche comme là droite ont fait preuve d’une incompétence notoire et d’un manque total de volonté politique. Ni les uns ni les autres n’ont voulu réaliser les réformes structurelles pour permettre aux pays de retrouver la compétitivité nécessaire seule capable de résorber progressivement le chômage. En matière d’emploi et de croissance il faut bien constater la faillite totale de la droite comme de la gauche. Il faudra que ces familles politiques se réveillent sérieusement renouvellent le logiciel de leur fonctionnement, de leur réflexion et de leur détermination. Peut-être faudrait-il d’abord qu’ils s’initient  un peu sérieusement à la problématique économique au lieu de procéder par des meurettes plus ou moins d’ailleurs contradictoires. Encore une fois la solution politique ne passe certainement pas par le FN qui ne peut conduire le pays qu’à la ruine financière compte-tenu de l’absurdité de ses  propositions économiques. L’urgence pour les parties classiques c’est de s’ouvrir sur la société civile, de renouveler leur sociologie et surtout de se débarrasser  de ces technocrates scientistes qui sont à l’économie ce que McDo est à la gastronomie. Un seul exemple de l’incompétence et du manque de courage : l’attitude vis-à-vis des 35 heures. Des 35 heures qui ont été mortelles pour l’économie et qu’on hésite encore à supprimer purement et simplement à gauche bien sûr mais aussi à droite. Du coup ces 35 heures en affectant la compétitivité de notre économie ont accru  la masse de chômeurs qu’il faut financer avec une fiscalité qui plombe encore un peu plus la compétitivité.  Bref le cercle vicieux. On attend évidemment avec impatience que les candidats pour 2017 comprennent que l’articulation entre la problématique sociale et la problématique économique est incontournable. De ce point de vue le coup de pied au cul  reçu lors des régionales aura peut-être été salutaire pour qu’on aborde enfin sérieusement les vrais enjeux économiques et sociaux.

 

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

Régionales : sondages favorables au front républicain mais…..

 

 

Les différents sondages montrent que le front républicain pourrait bien priver le FN de toute région y compris dans des régions clés comme le Nord, le grand Est  et PACA. Cependant rien n’est joué tout ce sera très serré et le résultat final dépendra pour une grande partie de la mobilisation des abstentionnistes du premier tour. De ce point de vue le taux de participation devrait être en progression et cette mobilisation devrait profiter surtout au front républicain. Cependant les écarts constatés dans les différents sondages sont relativement faibles et pour certains se situent même dans la marge d’erreur statistique. La région la plus en danger, c’est-à-dire celle qui pourraient être gagnée par le FN, est sans conteste la région Grand Est en raison du maintien pitoyable de l’ex Jean-Pierre Masseret. Si cette région est la seule à basculer en faveur du FN Jean-Pierre Masseret pourrait devenir le héros pitoyable de cette consultation.  Dans le nord Un sondage BVA pour le groupe La Voix du Nord publié vendredi donne Marine Le Pen battue par Xavier Bertrand (LR) dimanche dans leur face-à-face pour diriger la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. La liste conduite par le candidat Les Républicains obtiendrait 53% des voix contre 47% à la leader du parti d’extrême droite, selon cette enquête. Cette étude donne le même résultat que le sondage TNS-Sofres rendu public mercredi. Un sondage Odoxa diffusé jeudi tablait sur un succès de Xavier Bertrand par 52% contre 48% En Paca,  La tête de liste LR Christian Estrosi remporterait les élections régionales en Paca au terme d’un scrutin très serré avec 51% des voix contre 49% à Marion Maréchal-Le Pen (FN), selon un dernier sondage BVA publié vendredi. Selon le sondage réalisé pour La Provence, Nice-Matin et Var-Matin, il bénéficierait d’un report de voix de 61% des électeurs ayant voté, au premier tour, pour la liste socialiste conduite par Christophe Castaner, qui s’est retiré pour faire barrage au Front national. 29% des électeurs ayant voté PS s’abstiendraient. 49% des électeurs ayant voté pour la liste EELV Front de gauche reporteraient aussi leurs voix sur Christian Estrosi. L’issue des régionales dans le Grand Est est incertaine, le candidat de la gauche Jean-Pierre Masseret ayant décidé de se maintenir au risque de favoriser le FN Florian Philippot, arrivé dix points devant Philippe Richert (LR-UDI-MoDem) au premier tour. Un sondage Elabe de l’entre-deux tours donne Philippe Richert (LR) en légère avance par rapport au frontiste (43% contre 41%, un écart dans la marge d’erreur). Pour l’Île-de-France , Deux sondages parus dans l’entre deux tours ont donné une fois la candidate de la droite et du centre devant (42% contre 40%) et une autre fois le candidat de la gauche et des écologistes rassemblés – après fusion des trois listes PS, EELV et FG quelques heures après le premier tour – (41,5% contre 41%), soit des écarts correspondant à la marge d’erreur.

Régionales Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Marine Le Pen nettement battue

Régionales Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Marine Le Pen nettement battue

Selon une enquête TNS Sofres OnePoint, Xavier Bertrand, le candidat LR, recueillerait 53 % des suffrages.  Xavier Bertrand, la tête de liste de la droite et du centre en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, est donné pour la première fois largement gagnant au second tour avec 53 % des intentions de vote contre 47 % à Marine Le Pen, selon un sondage TNS Sofres OnePoint pour Le Figaro et LCI réalisé les 7 et 8 décembre et publié mercredi. Depuis l’annonce, dès dimanche soir, du retrait de sa liste par le socialiste Pierre de Saintignon, avec l’accord de la maire de Lille, Martine Aubry, les appels à voter Bertrand se sont multipliés à gauche. Arrivé au premier tour en troisième position avec 18,11 % des voix, largement derrière la liste de la présidente du Front national (40,64 %), et de celle du candidat les Républicains (24,96 %), Pierre de Saintignon avait annoncé dans la soirée de dimanche le retrait de sa liste pour faire «barrage au Front national».  76 % des électeurs du PS seraient prêts à voter pour le député LR de l’Aisne au second tour, 15 % faisant le choix de s’abstenir. Pour Emmanuel Rivière, le directeur de l’unité stratégique d’opinion de TNS Sofres, «cette nette avance (de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy) est évidemment fragile. Les électeurs de gauche sont très décidés à faire barrage au FN et à voter pour lui. C’est un choix de raison plus que de cœur, qui n’est pas naturel. Les électeurs de gauche n’ont pas envie d’être dans la région qui aura permis à Marine Le Pen d’accéder à un grand pouvoir exécutif.» Rivière reconnaît qu’«un faux pas, une déclaration malencontreuse peuvent conduire ces électeurs à finalement s’abstenir».

Régionales : le silence honteux et pathétique de Hollande

Régionales : le silence honteux et pathétique de Hollande

D’après certaines informations en provenance de l’Élysée, François Hollande ne prévoit pas de s’exprimer après la défaite cinglante aux élections régionales. Sa prochaine allocution ne devrait intervenir que le 31 décembre pour ses vœux à la nation. Pas de déclarations non plus concernant le gouvernement Valls qui sera maintenu en fête d’après l’entourage du président, Hollande et chaos debout surtout lorsqu’il a appris que 70 % avaient des électeurs du Front National avaient été essentiellement motivés pour dire non au président de la république. Ce silence est évidemment pathétique car il témoigne du désarroi politique et idéologique du président de la république. Le président de la république qui n’a jamais compris les enjeux majeurs des pays et qui n’a jamais voulu procéder aux réformes structurelles adaptées aux enjeux qu’il s’agisse du chômage, de l’insécurité ou encore de la fiscalité. L’ampleur de la victoire du Front National doit beaucoup à l’inconsistance et à l’inefficacité de la politique de hollande qui dans tous les domaines a choisi le consensus inefficace bien sûr mais en plus qui a mécontenté même ses partisans à gauche comme à droite de l’échiquier socialiste sur le principal sujet à savoir la croissance l’échec de hollande est dramatique. Sa fameuse son fameux slogan « inversion du chômage » constitue une fumisterie qui ne savent sur aucune stratégie pertinente de redynamisation de l’économie et donc de l’emploi. Hollande a échoué dans tous les domaines. En Europe il était incapable d’imposer la politique de relance qu’il promettait en 2012 et est comme Sarkozy dans ce domaine il s’est couché devant Merkel. Concernant le terrorisme il n’a pas tenu compte des attentats du janvier pour prendre là aussi des mesures à la hauteur de l’enjeu, il aura fallu 10 mois pour comprendre. Ne parlons pas du troisième sujet à savoir la fiscalité dans la gestion politique n’a cessé de faire du slalom pour aboutir aujourd’hui un niveau de prélèvements qui paralysent les consommateurs comme les investisseurs. Voilà quelques facteurs explicatifs pour comprendre l’échec de hollande et du parti socialiste aux régionales. Voilà pourquoi Hollande ce réfugie dans le mutisme, un silence pathétique qui témoigne aussi de son manque de courage.

Régionales: un rejet de Sarkozy

Régionales: un rejet de Sarkozy

La défaite des Républicains au régionales constitue surtout un échec de Sarkozy dont le positionnement est illisible et qui a été incapable de redonner une ligne claire et mobilisatrice au sein de son parti. Pour schématiser depuis son retour, Sarkozy n’a cessé de faire le grand écart entre des positions libérales et les postures d’extrême droite. En outre lors  de ses nombreux meetings ses prestations ont davantage ressemblé à des représentations de stand-up qu’à des réunions politiques.  Bref une caricature encore plus pathétique que celle que peuvent faire les humoristes. « Après le second tour, nous réglerons nos comptes avec Sarkozy à la Kalachnikov! » L’image est de mauvais goût, mais elle dit bien l’état d’esprit de bon nombre de dirigeants Les Républicains, déçus, et de candidats malmenés, lors de ces élections régionales « où le leadership, et la stratégie de Nicolas Sarkozy se sont effondrés! » Certes, pour ne pas gêner davantage les impétrants encore en lice, et afin de ne pas porter le chapeau de leur éventuel échec, chacun s’est retenu de passer à l’offensive lors du bureau politique de lundi, mais la plupart l’ont laissé entendre, « le moment des explications viendra la semaine prochaine ». En politique, cela signifie que les règlements de compte vont suivre. Et ils seront sans pitié pour l’ancien Président, la plupart confiant « Sarkozy s’est planté »! Car la progression du Front national lui est portée à débit. Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « meilleur rempart contre Marine Le Pen« . Mieux encore, son retour à la tête de l’UMP s’accompagnait d’une promesse de recul de l’extrême droite, et de victoire pour les hommes qu’il avait choisis en personne. Les têtes de liste, c’est lui qui les a soigneusement sélectionnées. La ligne politique c’est son œuvre également, l’alliance étroite avec les centristes de l’UDI c’est encore lui. Et toujours lui, ces proclamations de matamore, pour chasser les oiseaux de mauvais augure qui tentaient de l’alerter: « les sondages mentent…Il y a un vote caché pour nous… » Si bien caché qu’il l’est resté! De la vie de nombreux observateurs y compris au sein des républicains Sarkozy est grillée politiquement griller

Régionales : surtout un vote contre Hollande

Régionales : surtout un vote contre Hollande

Pour comprendre le vote des régionales il convient sans doute de prendre en compte plusieurs facteurs explicatifs aux interconnexions complexes et multiples. Mais ce qu’il faut retenir peut-être en premier, c’est le  rejet total de Hollande qui explique 70 % des votes au profit du FN. D’après les sondages c’est surtout le terrible échec vis-à-vis du chômage qui justifie l’overdose des électeurs à l’égard du président de la république. D’autant plus que ce dernier avait promis la lune ; or  la fin de son mandat au mieux la France enregistrera de l’ordre de 600 000 chômeurs en plus. Un échec dramatique qui a créé un climat d’instabilité partout, chez les chômeurs bien sûr en premier, chez tous les autres consommateurs et chez les investisseurs. Pour résumer c’est la politique économique et sociale qui a été surtout sanctionnée lors de ces régionales ;  à cela s’ajoute mais dans une moindre mesure des préoccupations relatives à la sécurité et aussi à la fiscalité. À ces considérations économiques et sociétales il faut aussi intégrer  des éléments politiques à savoir la faillite totale de la droite classique. Une droite classique dont la crédibilité est encore largement hypothéquée par ses pitoyables résultats pendant la période qui a précédé 2012. Une droite classique qui comme la gauche n’a jamais été capable de mener des réformes structurelles à la hauteur des les enjeux. En outre si le Front National a tellement progressé c’est aussi en l’absence d’une offre politique crédible de la part de la droite classique. De ce point de vue le retour de Sarkozy constitue un échec complet. À cet égard si Hollande est rejetée par l’opinion, Sarkozy l’est tout autant. Ce qui a alimenté la montée du FN. Une montée par ailleurs liée  à d’autres phénomènes, à d’autres mutations complexes dans les champs économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels difficiles parfois à comprendre et à admettre et qui expliquent  que certains préfèrent se réfugier dans le simplisme, le repli voire la caricature. Hollande est tellement détesté que la meilleure chance pour Marine Le Pen d’être élue en 2017 serait d’affronter l’actuel président de la république au second tour.

Régionales – motivations du vote : d’abord le chômage

Régionales – motivations du vote : d’abord le chômage

Il est clair que le résultat du vote aux élections régionales sanctionne d’abord l’échec total de Hollande et de son gouvernement en matière de chômage ce que démontre clairement un sondage Ipsos. C’est en effet la préoccupation de l’emploi qui nourrit le mécontentement de l’opinion publique et de ce point de vue les résultats catastrophiques dans ce domaine alimentent l’inquiétude majeure des Français. Parmi les enjeux nationaux qui déterminent le vote des Français interrogés, arrive en tête le chômage à 44%, suivi juste derrière par la menace terroriste à 32%, l’insécurité et la délinquance à 30%, et l’immigration à 29%. La santé (10%), la justice (7%) et le logement (3%) arrivent en fin de tableau. Quant à l’environnement, seulement 14% des personnes interrogées en font leur enjeu prioritaire au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. En tête des enjeux régionaux du vote, le développement économique et l’emploi arrivent en tête à 49%, suivi par l’évolution des impôts locaux à 42%, la sécurité des biens et des personnes au niveau local (32%), le maintien des services publics de proximité (31%) et l’immigration au niveau local (30%). Arrivent loin derrière, les transports régionaux (15%) et la construction et l’entretien des lycées (6%) qui sont pourtant des compétences phares des régions. L’offre culturelle et de loisirs arrive en fin de tableau (5%).

Régionales : un vote d’opposition à Hollande pour près de 70 %

Régionales : un vote d’opposition à Hollande pour près de 70 %

 

Comme c’était prévu la victoire du FN s’explique largement par le fait que ce parti est le réceptacle de toutes les frustrations et surtout de l’opposition à Hollande. Ce que démontre un sondage de  L’institut Ipsos Sopra pour Radio France et France Télévisions. Il ne s’agit donc pas d’un vote d’adhésion au FN pour près de  70 % des électeurs mais d’ un vote d’opposition à Hollande. Les électeurs qui envisageaient de voter pour le FN sont 68 % à le faire pour exprimer leur opposition à François Hollande et 32 % seulement à le faire indépendamment d’un vote sanction. On est loin d’un vote d’adhésion massif au Front national. A noter que 60% des électeurs LR/UDI/MODEM entendent eux aussi marquer leur opposition à l’exécutif en place. Sans surprise, le vote de soutien au chef de l’Etat est le plus important chez les électeurs PS/PRG, à 55% contre seulement 14% chez ceux d’EELV et alliés et 13% chez ceux du FG. On objectera à juste titre que ce n’est pas la première fois que les sélecteurs sont surtout guidés par la pulsion de vote sanction. Mais du coup on n’en oublie totalement le contenu programmatique des partis qui servent de réceptacle à cette opposition du parti au pouvoir. Un oubli très dangereux du point de vue démocratique car cela peut autoriser toutes les aventures. Heureusement ces élections régionales ne constituent pas un enjeu majeur pour l’avenir du pays notamment en matière économique. En effet les régions ne jouent qu’un rôle marginal de ce point de vue. Cependant ces élections montrent bien les limites de l’exercice démocratique.

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Selon un sondage Harris Interactive/M 6 ce sont les cadres et les retraités qui résistent le mieux à la vague bleue du FN. Un résultat pas trop étonnant car les cadres sont intellectuellement mieux armés que d’autres pour juger de l’inconsistance et des contradictions du programme du FN. Autre champ de résistance celui des retraités qui sans doute avec l’expérience se méfient  de ceux  qui leur promettent la lune ;  certains ont encore en mémoire l’éphémère et pathétique mouvement politique poujadiste . Comme Marine Le Pen Poujade voulait redonner son indépendance économique à la France en substituant à l’essence importée du jus de topinambour (authentique-NDLR). Finalement une stratégie économique pas si éloignée des élucubrations du FN en matière économique. Chez les plus de 65 ans, le FN obtient, selon cette enquête, 24% des voix, la droite 43%, le PS 20%, le Front de gauche et les écologistes 6%. Parmi les 25-49 ans, le FN réalise 36%, la droite entre 19 et 23%, le PS entre 20 et 23%, le Front de gauche et EELV 10 à 11%. Parmi les plus jeunes (moins de 25 ans), le FN obtient 33%, la droite 20%, le PS 21%, le FG et EELV 12%, et chez les 50-64 ans, le FN 28%, la droite 23%, le PS 27%, le FG et EELV 12%. Les ouvriers et employés votent à 43% pour le FN, 21% pour le PS, 14% pour la droite, 10% pour le FG et EELV. A l’inverse, seulement 25% des cadres et professions intermédiaires choisissent le FN, 30% la droite, 24% le PS et 12% le FG et EELV. Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, 20% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 12% de ceux de François Bayrou, 9% de ceux de François Hollande et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont voté cette fois pour le Front national.

Régionales : le lamentable silence de Valls

Régionales : le lamentable silence de Valls

 

C’est sans doute la première fois en France qu’un Premier ministre ne s’exprime pas au lendemain d’une élection. La plupart des médias n’ont même pas remarqué l’absence de Valls. Le Clemenceau d’opérette, pourtant toujours prêt à parler haut et fort, sur tout et sur rien,  cette fois s’est réfugié dans le mutisme ;  pourtant la défaite est  sanglante et Valls porte une grave responsabilité. Sarkozy dont le parti a aussi subi un revers  à au moins le courage de reconnaître « « pour partie » la responsabilité des gouvernements au pouvoir depuis des années. On aurait attendu d’un Premier ministre d’abord qu’il prenne acte du formidable désaveu de l’opinion publique vis-à-vis de la politique du gouvernement. Car il s’agit bien d’un désaveu dans la mesure où un sondage Ipsos désigne le premier facteur explicatif du recul  du PS à savoir : r l’échec total de la lutte contre le chômage.  S’y ajoutent  bien entendu d’autres éléments comme l’insuffisance de résultats en matière de terrorisme, d’insécurité et de fiscalité. Certes Valls a présenté la démission du gouvernement mais il s’agit là d’un petit jeu rituel bien connu puisque Hollande va comme après les départementales reconduire encore la même équipe ou à peu près. Le vrai courage aurait été pour Valls d’admettre son échec et de quitter le pouvoir. Décidément le  Clémenceau d’opérette déçoit beaucoup. Pas étonnant que dans les sondages sa popularité ne cesse de s’effriter. Valls est l’exemple même de ce qui a été sanctionné dans les urnes à savoir l’inadmissible fossé  entre un discours volontariste et une action mollassonne voire inexistante.

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

Résultat des régionales : l’abstention vainqueur

 

On peut dores et déjà prévoir que l’abstention sera vainqueur lors du premier tour des régionales avec vraisemblablement autour de 50%, donc loin devant la première- formation qui obtiendra que de l’ordre de 30%. Pourquoi un tel taux d’abstention, tout simplement cette consultation n’a aucun ses pour la plupart des électeurs.  De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

Élections régionales :une caricature de la démocratie

Élections régionales :une caricature de la démocratie

De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

 

 

Après les Régionales : recomposer le paysage politique (Grunberg)

Après les Régionales : recomposer le paysage politique  (Grunberg)

 

 

Gérard Grunberg, rocardien historique, estime que la montée du FN va obliger les partis de gouvernement à revoir leurs alliances. (intreview JDD)

A deux jours du premier tour, la dynamique du Front national ne semble pas connaître de repli. Le parti a-t-il profité de l’après-attentats du 13 novembre?
Ce n’est pas la seule raison, puisque le parti progresse depuis des années, mais si on en croit l’évolution des sondages, cela a très clairement encouragé le vote FN.

Le Front national est-il en mesure de remporter des régions?
Tout dépend des configurations de deuxième tour. Si l’on reste dans le cadre de triangulaires, il y a de grandes chances de voir le FN remporter des régions : très certainement le Nord, et peut-être l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne et la région Paca. On peut donc envisager qu’il gagne trois régions, voire quatre si le parti continue de monter.

Politiquement, quelles seraient les conséquences d’une victoire du FN?
Ce serait une grande défaite socialiste, mais aussi une grande défaite de la droite. Cela montrerait qu’elle n’est pas capable de réoccuper l’espace de l’ensemble de la droite comme le souhaitait Nicolas Sarkozy. La question de savoir si le parti de droite peut gouverner seul face à la gauche et le FN en 2017 se posera. C’est la question générale du fonctionnement de notre système politique qui est remise en cause. Faut-il rester sur un axe gauche-droite avec les trois blocs que l’on connaît aujourd’hui, ou bien faut-il réfléchir à une union entre la droite et le FN ou entre les modérés de droite et ceux de gauche? Ces questions vont se poser si le FN est le premier parti à l’issue de ce scrutin.

Comment expliquer que la gauche et la droite ne parviennent pas à contenir le FN?
Ça ne date pas d’hier, mais je crois qu’un certain nombre d’électeurs estiment tout simplement que le FN avait raison de dire qu’il y avait un péril islamique en France, que l’on était trop tolérant avec cela et que les partis de gouvernement n’ont rien fait pour l’empêcher. Il faut ajouter à cela la crise des migrants, plus importante à mon avis que les attentats. Et puis quand vous n’êtes pas au pouvoir, vous avez le bénéfice de recueillir le vote de ceux qui ne sont pas contents du gouvernement et de la classe politique en général, dans la droite ligne du « tous pourris » défendu par Marine Le Pen.

Dimanche soir, la situation risque d’être compliquée pour le PS qui devra rapidement se positionner pour le second tour. Une éventuelle fusion avec Les Républicains dans certaines régions ne risque-t-elle pas de brouiller davantage les pistes politiques?
Elles sont déjà brouillées! Tout dépend de ce que vont faire les partis de gouvernement. Pensent-ils qu’ils peuvent continuer à se faire la guerre ou pas? Les listes d’union sont des options, mais verront-elles le jour? Cela paraît improbable. La droite a déjà affirmé qu’elle était contre, mais si elle s’aperçoit qu’elle est en grande difficulté, cela peut changer. On ne peut pas répondre à cette question avant dimanche soir, mais elle se posera quoi qu’il arrive, car rien ne dit qu’en cas de retrait de la gauche, ses électeurs se mobilisent au deuxième tour pour faire élire le candidat de droite.

«Peut-on longtemps garder un système à trois ou personne ne s’allie avec l’autre? Je ne crois pas»

Dans cette situation, combien de régions le PS peut-il espérer conserver?
Selon les sondages, il pourrait conserver la Bretagne et le Languedoc-Roussillon. Pour le reste, on voit que cela se resserre en Aquitaine avec la droite. Je ne suis pas sûr qu’ils pourront en gagner beaucoup d’autres, même si la Normandie peut être une surprise.

La gauche peut-elle encore éviter la catastrophe?
Dans l’éventualité où la gauche remporterait trois régions et le FN aussi, la victoire de la droite serait atténuée. Cela démontrerait l’échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy et prouverait que le siphonnage des idées du FN ne fonctionne pas. La chronique annoncée d’une catastrophe pour le PS peut encore avoir lieu, mais si la victoire de la droite est obscurcie par les bons scores du FN, les commentaires seront forcément nuancés.

Si dans certaines régions, la droite l’emporte grâce au front républicain, est-ce que ce ne sera pas une victoire à la Pyrrhus?
Tout dépend de ce qu’il se passera ensuite. Si c’est l’amorce d’une reconstitution d’alliances comme dans beaucoup d’autres pays européens, non. Mais si c’est temporaire, alors cela montrera que les partis de gouvernement ne savent pas ils vont. Le système est en voie de déstabilisation. La droite comme la gauche sont isolées. Peut-on longtemps garder un système à trois ou personne ne s’allie avec l’autre? Je ne crois pas.

Sondage « front républicain » aux régionales : oui et non pour les Français

Sondage « front républicain » aux régionales : oui et non pour les Français

 

 

Pas de quoi éclairer vraiment les partis politiques à propos du front républicain d’après les résultats du sondage ELABE pour BFM TV publié mercredi. Moitié pour et moitié contre. C’est aussi à peu près la même proportion qui traverse l’intérieur des partis aussi bien dans la droite classique qu’au parti socialiste. Pas étonnant car les deux partis font le grand écart. Chez les républicains cohabitent des les extrémistes radicalisés marqués très à droite avec des centristes et des libéraux. Au parti socialiste coexistent un courant réformateur libéral, des sociaux démocrates, des centristes et des gauchistes. Autant dire qu’un jour ou l’autre il y aura une recomposition politique pour clarifier les lignes politiques et idéologiques des deux grands partis dont la composition est de plus en plus hétéroclite et contradictoire  D’après le sondage, près d’un Français sur deux (49%) souhaite que le Parti socialiste se retire du second tour et appelle au « front républicain » contre le FN dans les régions où il arriverait en troisième position derrière le Front national et les listes de droite. Ils sont 50% à exprimer un avis opposé. De la même manière, 46% souhaitent que le parti de Nicolas Sarkozy et ses alliés se retirent s’ils arrivent en troisième position dans certaines régions. Cinquante-trois pour cent se disent opposés à cette perspective. Plus généralement, 51% des Français estiment que LR a plus de valeurs communes avec le FN qu’avec le PS, contre 48% partageant l’avis inverse.

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