Archive pour le Tag 'régionales'

Élections régionales : une échéance surréaliste

Élections régionales : une échéance surréaliste

de toute évidence les échéances d’élection départementales et régionales constituent un sujet qui mobilise surtout LES PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE.

 

En effet l’élection régionale n’a jamais été très MOBILISATRICE DANS L’OPINION. D’UNE FAÇON GÉNÉRALE D’AILLEURS DÉMOCRATIQUE QUI AFFECTE LA PLUPART DES ÉLECTIONS MAIS EN PARTICULIER LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ET LES ÉLECTIONS RÉGIONALES Dont  LA PLUPART DES ÉLECTEURS IGNORENT À PEU PRÈS TOUT, NON SEULEMENT LES ORIENTATIONS DES CANDIDATS MAIS MÊME LEUR NOM COMPRIS LORSQU’ILS SONT ÉLUS.

 

C’EST LE MILLE-FEUILLES ADMINISTRATIF ET POLITIQUE SPÉCIFIQUE À LA FRANCE QUI NOURRIT L’INTÉRÊT DE CES ÉLECTIONS POUR LE PETIT PERSONNEL POLITIQUE QUI TROUVE LA LES NOMBREUX POSTES À OCCUPER AVEC ACCESSOIRES DE RÉMUNÉRATION CORRESPONDANTS SANS QU’ON SACHE EXACTEMENT L’INTÉRÊT RÉEL DE CES STRUCTURES.

 

POUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES FUTURES DE JUIN, IL EST CLAIR QUE L’ABSTENTION DÉPASSERA ENCORE TRÈS LARGEMENT LES 50 %. ON AVAIT DÉJÀ CONSTATÉ UNE ABSTENTION RECORD AUX MUNICIPALES AVEC PRÈS DE 60 % D’ABSTENTION AU SECOND TOUR. IL SE POURRAIT BIEN QUE LE RECORD SOIT ENCORE BATTU TELLEMENT CETTE ÉLECTIONS PARAÎT SURRÉALISTE SURTOUT DANS UN CONTEXTE DE CRISE SANITAIRE MAIS AUSSI SOCIALE ET ÉCONOMIQUE QUI NOURRIT LES PLUS GRANDES INQUIÉTUDES PAR RAPPORT À L’AVENIR. OR SUR CE POINT ,ON VOIT MAL CE QUE PEUVENT APPORTER LES ÉLECTIONS DANS LES DÉPARTEMENTS ET LES RÉGIONS.

Régionales: prendre des assesseurs déjà vaccinés

Régionales: prendre des assesseurs déjà vaccinés

 

 

Alors que certains réclament un plan d’urgence de vaccination des futurs assesseurs pour les élections régionales, il serait sans doute plus pertinent non  pas de faire la liste des personnes à vacciner mais d’effectuer la liste de ceux qui le sont déjà. On doit facilement trouver des assesseurs parmi les 11 millions de personnes bénéficiaires déjà d’un vaccin. En outre en mai, on approchera des 15 millions de vaccinés. Dans son rapport sur l’organisation du scrutin publié fin mars, le Conseil scientifique écrit qu’il «est désormais recommandé de solliciter des personnes vaccinées (vaccination complète)» pour tenir les bureaux de vote. Faute de mieux, les auteurs évoquent le recours à «des tests antigéniques ou autotests»«Pour que les effets de la vaccination complète soient effectifs le jour du vote, il faudrait commencer à les vacciner d’ici deux ou trois semaines», considère certains membres de l’opposition. En France on a déjà multiplié les plans de vaccination selon les catégories et selon les tranches d’âge. Le seul problème c’est qu’on manque de dose et que tous ces plans sont contrariés par les réalités du terrain. Il y a sans doute d’autres priorités que de vaccinées les futures assesseurs. Il y a déjà un réservoir suffisant de personnes vaccinées. Si un nouveau plan est nécessaire il devrait concerner les personnes occupant des postes de seconde ligne ( enseignants, personnel médical ou social, caissière des grands magasins etc.)

Régionales : maintien en juin à haut risque pour le pouvoir

Régionales : maintien en juin à haut risque pour le pouvoir

 

Le maintien en juin des élections départementales et régionales constitue un danger à haut risque pour le pouvoir. De toute manière, il était difficile de reporter encore la date de cette échéance électorale ne serait-ce que pour des raisons juridiques. Surtout il paraissait difficile d’affirmer d’une part la fin des mesures restrictives pour fin mai et en même temps de justifier de la situation sanitaire pour annuler les élections régionales.

 

Sur le plan politique le pouvoir à pesé le pour et le contre. Il est clair que de toute façon la majorité actuelle s’attend à une défaite cinglante celle des dernières municipales. Cela notamment en raison de l’inexistence de l’implantation du parti la république en marche sur le terrain. La plupart des responsables de la république en marche sont à peu près inconnus et c’est d’ailleurs un peu par hasard que certains ont été élus députés puisque recrutés par Internet ! Ensuite Macton n’a jamais voulu que le parti fonctionne craignant un contre-pouvoir qui aurait porté atteinte à son autorité jupitérienne.

 

Puisqu’il y aura défaite, autant l’enregistrer le plus tôt possible assez loin des élections présidentielles. En effet un rapport de six mois voire davantage, très près des élections présidentielles aurait pu constituer un signe évocateur d’une éventuelle défaite aux présidentielles.

 

Le pouvoir central espère donc que l’opinion publique oubliera les désastreux résultats des élections municipales comme des régionales. Reste à savoir quelle sera la participation à des élections qui d’une manière générale intéressent peu  l’opinion. La plupart des électeurs ignore d’ailleurs quels sont exactement les responsables dans la région que des départements. Autant de structures qui se superposent et constituent surtout pour le personnel politique une occasion de se professionnaliser politiquement. Avec le cumul , nombre de responsables locaux exercent un mandat politique à plein temps et sont même parfois assez bien rémunérés ( exemple autour de 3000 € pour la seule fonction de vice-président d’une communauté de communes qui compte  au moins une vingtaine de vice-président!)

 

56% des maires de France se sont donc prononcés en faveur du maintien des élections régionales les 20 et 27 juin prochains, 40% ont répondu «non», et 4% n’ont pas répondu à la question posée. Quant à la participation, elle s’est élevée à 69% (soit 24 257 maires). Déjà repoussé de mars à juin en raison de la crise sanitaire, le scrutin semble donc, cette fois, en bonne voie pour avoir lieu au début de l’été.

Maintien des régionales : les conditions de la France insoumise

Maintien des régionales : les conditions de la France insoumise

 

La France Insoumise s’inscrit dans le débat pour le maintien des élections régionales et départementales le 13 et 20 juin prochain. A quelques semaines du début de dépôt des candidatures elle plaide pour la mise en place de mesures permettant de « respecter nos principes démocratiques », malgré l’épidémie de Covid-19.

 

Tribune

 

 « En temps de crise, rien n’est plus précieux que le débat argumenté et la souveraineté populaire. Pour agir en bon ordre, la légitimité des pouvoirs est essentielle. La démocratie n’est donc pas un encombrement ou un retardement, mais une exigence morale autant qu’une garantie d’efficacité.

Pourtant, à cette heure, l’incertitude pèse sur les élections régionales et départementales prévues les 13 et 20 juin prochains. Déjà repoussées de trois mois pour des raisons sanitaires, nous ne savons toujours pas, à trois semaines du début de dépôt des candidatures, si les élections seront maintenues ou repoussées. Les allocutions du Premier ministre devant le Parlement le 1er avril nous ont permis d’apprendre qu’il « privilégie » le scénario du maintien des élections départementales et régionales aux dates prévues. Nous en avons pris acte.

Il ne saurait y avoir d’élections sans campagnes électorales et sans la confrontation des idées et des projets politiques proposés aux électeurs et électrices

 

 

Depuis un an maintenant, le mouvement de la France insoumise est porteur de propositions alternatives au confinement. Ainsi, nous considérons que la démocratie ne saurait être mise sous cloche et souhaitons voir organiser ces élections, si l’application de mesures strictes de sécurité sanitaires le permet. D’autres pays l’ont fait. Car sinon quoi? Faudra-t-il aussi repousser les élections présidentielles et législatives? Ce serait inacceptable.

Cela étant, il ne saurait y avoir d’élections sans campagnes électorales et sans la confrontation des idées et des projets politiques proposés aux électeurs et électrices. Mieux vaut donc utiliser les élections de 2021 pour mettre à niveau les conditions d’un débat démocratique en période de crise sanitaire. Plusieurs mesures, permettant de respecter nos principes démocratiques malgré la situation sanitaire, sont à mettre en place. Celles évoquées jusqu’ici nous paraissent en effet insuffisantes.

Pour commencer, le service public audiovisuel doit être mobilisé fortement. Des débats thématiques devraient selon nous être organisés, à des heures de grande écoute et en nombre conséquent sur le service public audiovisuel régional, à la radio et à la télévision, entre les différentes têtes de listes régionales d’une part et entre les candidats aux élections départementales d’autre part.

Les candidates et candidats doivent avoir la possibilité de se rendre sur leurs territoires, cantons et régions, en respectant les gestes barrières

 

Les candidates et candidats doivent avoir la possibilité de se rendre sur leurs territoires, cantons et régions, en respectant les gestes barrières, munis d’une attestation spécifique dûment remplie qui serait éditée par le ministère de l’Intérieur. Sans cette disposition, une inégalité d’exercice de la campagne existerait entre les candidats et candidates sortants qui bénéficient d’attestations, et celles et ceux qui ne le sont pas.

La tenue de rassemblements en plein air, dans le respect des règles de distanciation et des gestes barrières, doit être autorisée, ainsi que les opérations de diffusions sur les marchés et dans l’espace public, y compris en porte-à-porte sous les mêmes conditions d’existence d’un protocole sanitaire.

Concernant les communications écrites auprès des électeurs, une deuxième profession de foi, en début de campagne officielle, devrait pouvoir être envoyée aux électeurs et prise en charge par l’Etat.

Des incitations à se rendre aux urnes, accompagnées de messages informant des mesures sanitaire prises dans les bureaux de vote, devront circuler sur les panneaux signalétiques des municipalités, des autoroutes et sur les chaînes et stations publiques nationales. Enfin, les mairies devront mettre à disposition les panneaux d’affichage officiels le plus tôt possible.

Cumulées, ces dispositions tendent vers notre objectif d’organiser une campagne électorale et deux élections, en garantissant les meilleurs conditions sanitaires possibles, sans altérer la sincérité du scrutin par une abstention massive ou un déséquilibre entre élus sortants et autres candidats. Nous, chefs et cheffes de file régionaux pour la France insoumise, appelons le gouvernement à prendre en compte, en cas de maintien de ces élections, ces préconisations.

D’autres pistes sont vraisemblablement à étudier et à développer. Nous alertons le Premier ministre sur le fait qu’aucune décision gouvernementale en la matière, sans consultation large et sincère de ses oppositions, ne saurait satisfaire les principes démocratiques fondateurs de notre pacte républicain. »

Les signataires

Les chef et cheffes de file régionaux pour la France insoumise : Gabriel Amard (Auvergne-Rhône-Alpes), Clémentine Autain (Ile-De-France), Sandrine Bataille (Pays de la Loire), Evelyne Becker (Hauts-De-France), Ugo Bernalicis (Hauts-De-France), Manuel Bompard (Occitanie), Jean-Marie Brom (Grand-Est), Pierre-Yves Cadalen (Bretagne), Aymeric Compain (Centre-Val-De-Loire), Maxime Da Silva (Normandie), Marie-Madeleine Dore-Lucas (Bretagne), Caroline Fiat (Grand Est), Karin Fisher (Centre-Val-De-Loire), Clémence Guette (Nouvelle-Aquitaine), Arnaud Guvenatam (Bourgogne-Franche-Comte), Luc Leandri (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Myriam Martin (Occitanie), Marina Mesure (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Loïc Prud’homme (Nouvelle-Aquitaine), Magali Romaggi (Auvergne-Rhône-Alpes), Emma Salley (Normandie), Matthias Tavel (Pays de la Loire), Paul Vannier (Ile-De-France), Séverine Vezies (Bourgogne-Franche-Comte).

Élections départementales et régionales : la grosse ficelle de la demande de report de Richard Ferrand

Élections départementales et régionales : la grosse ficelle de la demande de report de Richard Ferrand

Les élections départementales et régionales ont déjà été reportées de mars en juin. En cause, l’environnement sanitaire qui fausserait les résultats. Une objection qui n’est pas sans fondement si l’on se fie aux résultats complètement tronqués des élections municipales où nombre de responsables ont été élus avec de l’ordre de 20 % des voix et un taux d’abstention de 60 % voire davantage.

 

Mais la vraie raison des pas forcément sanitaire mais politique. Car il est vraisemblable qu’une fois encore le parti du président de la république, la république en marche risque de subir un terrible revers. La république en marche demeure en effet un parti tout à fait virtuel sans implantation réelle au plan local et surtout sans fonctionnement démocratique.

 

Du coup de report en report les élections départementales et régionales pourraient même être déplacées après les élections présidentielles. Une nouvelle débâcle de la majorité lors d’une séance électorale gâcherait l’image du pouvoir actuel à la veille des élections présidentielles.

 

le  président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui retrouve un peu de liberté politique après le classement de son affaire juridique ( pour prescription !), s’autorise donc– évidemment avec l’assentiment de l’Élysée– une annonce- en apparence disruptive mais en réalité très complaisante pour proposer le report des élections locales en octobre.

 

Dans un courrier au Premier ministre que le JDD a pu consulter, il se dit « favorable à un report [...] au tout début du mois d’octobre 2021″, les 3 et 10. Ce proche d’Emmanuel Macron explique : « Nous pourrions ainsi bénéficier pleinement des effets de la vaccination de la moitié de nos compatriotes dès la fin de l’été, comme l’a annoncé le Président de la République, et offrir à tous les candidats la possibilité de mener une campagne électorale normale. »

A minima, les dates des 20 et 27 juin lui « semblent plus favorables », car « chaque semaine de vaccination est une semaine gagnée », défend Ferrand, conscient des « ajustements matériels » (concernant notamment les comptes de campagne) que supposerait un décalage en octobre. « Vous mesurez chaque jour que les décisions les plus pertinentes sont rarement les plus aisées, alors qu’à l’inverse, la commodité apparente du statu quo n’emporte pas toujours les effets escomptés », écrit-il à Jean Castex.

Après consultation des forces politiques et des associations d’élus locaux, l’exécutif doit rendre sa décision « assez rapidement », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, renvoyant aux débats prévus sur le sujet, les 13 et 14 avril, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Élections Régionales: l’opposition contre un report

Élections Régionales: l’opposition contre un report

A gauche comme à droite, l’opposition proteste contre la perspective de repousser à nouveau les élections régionales. Le pouvoir pourrait en effet justifier de la crise sanitaire pour décaler encore cette échéance qui risque de lui être très défavorable dans les circonstances actuelles. Pas sûr cependant que les résultats puissent être meilleurs pour la majorité actuelle en cas de report. «Des élections se sont tenues dans toute l’Europe, dans toute l’Europe! Y compris au Portugal pour une présidentielle… Et nous, en France, nous devrions confiner la démocratie, renoncer aux élections ? Nous devons les tenir, en adaptant les outils, sans mettre en danger les Français, et c’est possible.» Ancien ministre sous François Hollande et maire socialiste du Mans, Stéphane Le Foll est en colère. Et il est loin d’être le seul à gauche… comme à droite.

Elections régionales : les Français pour un report à 71 %

Elections régionales : les Français pour un report à 71 %

 

 

Il y a plusieurs raisons à ce souhait d’un report des élections régionales. D’abord et surtout d’un point de vue structurel ces sélections mobilisent très peu l’électorat qui ne comprend pas grand-chose à la responsabilité des échelons électifs intermédiaires. Pratiquement personne ne connaît d’ailleurs le nom des élus régionaux et départementaux. La seconde raison est évidemment sanitaire car il y a d’autres priorités que ces élections qui intéressent surtout le petit peuple des élus. Selon un sondage Odoxa Backbone-Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info, 71% des Français approuveraient que cette décision soit prise pour des motifs de santé publique.

 

Politique: Report des élections régionales: encore une manipulation !

Politique:  Report des élections régionales: encore une manipulation  !

 

Aurélien Pradié, LR, , met en garde contre un éventuel report des élections régionales de juin. « On doit pouvoir mener une campagne et tenir le scrutin même dans des conditions sanitaires difficiles », estime-t-il.

 

. L’hypothèse d’un report est envisagée par le gouvernement et une réunion avec les chefs des partis politiques devrait être convoquée début avril, selon Le Figaro. Pour le numéro 3 des Républicains, Aurélien Pradié, candidat en Occitanie, il n’est pas possible de « constamment mettre en concurrence l’aspect sanitaire avec la question des libertés ou avec celle de la démocratie ». Le secrétaire général y voit de « la pure tactique politique ».

Quelle serait votre réaction si un report des élections régionales était annoncé?
Tout ça me semble cousu de fil blanc. Je pense qu’Emmanuel Macron a cette idée de reporter cette échéance électorale intermédiaire au fond de la tête depuis des mois. Et ce, pour des raisons de trouille électorale et de pure tactique politique. Il est suffisamment cynique pour espérer ce scénario depuis le début. Cela fait longtemps que j’alerte mes amis politiques en leur disant que je sens mal les choses et que quelque chose se trame.

La situation sanitaire actuelle ne justifierait-elle pas ce report?
Il y a quelque chose qui me terrifie dans le débat politique actuel : la question sanitaire est constamment mise en concurrence avec celle de la préservation de nos libertés publiques. La première a désormais totalement anesthésié la seconde, cela m’inquiète beaucoup. On est maintenant en train de s’attaquer à un dernier repère, une dernière voûte de notre démocratie, à savoir le rendez-vous électoral. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme et de dire qu’on ne peut pas, dans un pays comme le nôtre, constamment mettre en concurrence l’aspect sanitaire avec la question des libertés ou avec celle de la démocratie. Sinon au final, que restera-t-il fondamentalement de notre vie démocratique? C’est compliqué d’avoir ce discours car nous serons vite accusés de ne nous intéresser qu’aux élections, mais c’est le moment d’avoir le courage de le tenir.

Le discours responsable aujourd’hui est celui qui dit que la démocratie ne peut pas être congelée

Vous êtes candidat en Occitanie. Est-il possible de mener une campagne électorale dans ces conditions?
La situation qui consiste à tenir le scrutin au mois de juin avec une campagne électorale difficile est très inconfortable pour moi qui suis un candidat challenger. Si je ne raisonne que pour mon petit intérêt personnel, je devrais être favorable à un report de cette échéance, moi qui ne suis pas un élu régional sortant. Je ne défends donc pas cette position par intérêt électoraliste. Je pense qu’on doit pouvoir mener une campagne et tenir le scrutin même dans des conditions sanitaires difficiles.

Vous parlez de « tactique politique » de la part de la majorité, pourquoi?
Quand je dis que je soupçonne le gouvernement d’avoir cette idée depuis des mois, j’ai aussi quelques éléments de preuve. A l’occasion de différents examens de texte, notamment celui qui a acté le premier report des régionales, nous avons proposé des modalités qui permettait de faire campagne autrement en ayant par exemple la possibilité de faire de la publicité sur les réseaux sociaux, d’aller toucher les électeurs par des courriers postaux avec des moyens de campagne différents… Le gouvernement a refusé toutes ces mesures, comme celles qui permettaient de faire évoluer les modalités de vote. A chaque fois, il a dit : ‘circulez il n’y a rien à voir’. Aucun effort n’a été fait pour anticiper la situation actuelle. A un moment, il faut se reposer des questions fondamentales : est-ce que sous couvert d’une situation sanitaire difficile, on peut s’autoriser à reporter des échéances démocratiques? La survie de notre démocratie est tout aussi importante que la question sanitaire, peut-être même plus. Le discours responsable aujourd’hui est celui qui dit que la démocratie ne peut pas être congelée.

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que LREM va prendre sa deuxième volée de bois vert lors de cette élection

Selon vous, LREM a peur de perdre en juin?
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que LREM va prendre sa deuxième volée de bois vert lors de cette élection, comme cela a été le cas lors des municipales l’année dernière. Même si les élus de LREM n’ont pas un grand sens politique, j’imagine qu’ils ont quand même subodoré le fait que ce rendez-vous électoral ne serait pas glorieux pour eux, qu’il serait même sûrement assez minable. Je pense en effet qu’un report les arrange. D’autant plus que ces élections régionales commencent à impacter l’élection présidentielle : plusieurs candidats sont aussi des candidats putatifs à la présidentielle. Dans l’esprit d’Emmanuel Macron il peut y avoir cette tentation – compromettante du point de vue de sa responsabilité de chef de l’Etat, garant de la démocratie et de nos institutions – de gêner ses concurrents potentiels. La situation n’est pas acceptable. La démocratie, c’est la libre-concurrence entre les candidats.

Des élections régionales à l’automne, à 6 mois de la présidentielle, est-ce envisageable?
Ou bien les élections se tiennent en juin, ou bien elles se tiendront après la présidentielle. Je ne crois pas au report intermédiaire. D’abord parce qu’on va entrer dans le pré-débat présidentiel, et que tout ça n’aura plus de sens ni de lisibilité démocratique. Ensuite parce que je ne sais pas qui peut dire aujourd’hui que la situation sanitaire sera absolument certaine au mois d’octobre. Si c’est pour qu’en octobre, on nous explique qu’il faut encore reporter… Nous verrons. Mais si nous en sommes aujourd’hui à reconfiner le pays, c’est bien parce que les décideurs politiques ont échoué sur la question de la stratégie et de la vaccination. Ce qui nous arrive n’est pas une fatalité mais une responsabilité de ceux qui nous dirigent. De ce fait, il est encore plus intolérable que ceux qui ont échoué à nous protéger soient ceux qui commanderont le nouveau calendrier électoral.

Report des élections régionales. Encore une manipulation politique !

Report des élections régionales. Encore une manipulation politique !

 

Aurélien Pradié, LR, , met en garde contre un éventuel report des élections régionales de juin. « On doit pouvoir mener une campagne et tenir le scrutin même dans des conditions sanitaires difficiles », estime-t-il.

 

. L’hypothèse d’un report est envisagée par le gouvernement et une réunion avec les chefs des partis politiques devrait être convoquée début avril, selon Le Figaro. Pour le numéro 3 des Républicains, Aurélien Pradié, candidat en Occitanie, il n’est pas possible de « constamment mettre en concurrence l’aspect sanitaire avec la question des libertés ou avec celle de la démocratie ». Le secrétaire général y voit de « la pure tactique politique ».

Quelle serait votre réaction si un report des élections régionales était annoncé?
Tout ça me semble cousu de fil blanc. Je pense qu’Emmanuel Macron a cette idée de reporter cette échéance électorale intermédiaire au fond de la tête depuis des mois. Et ce, pour des raisons de trouille électorale et de pure tactique politique. Il est suffisamment cynique pour espérer ce scénario depuis le début. Cela fait longtemps que j’alerte mes amis politiques en leur disant que je sens mal les choses et que quelque chose se trame.

La situation sanitaire actuelle ne justifierait-elle pas ce report?
Il y a quelque chose qui me terrifie dans le débat politique actuel : la question sanitaire est constamment mise en concurrence avec celle de la préservation de nos libertés publiques. La première a désormais totalement anesthésié la seconde, cela m’inquiète beaucoup. On est maintenant en train de s’attaquer à un dernier repère, une dernière voûte de notre démocratie, à savoir le rendez-vous électoral. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme et de dire qu’on ne peut pas, dans un pays comme le nôtre, constamment mettre en concurrence l’aspect sanitaire avec la question des libertés ou avec celle de la démocratie. Sinon au final, que restera-t-il fondamentalement de notre vie démocratique? C’est compliqué d’avoir ce discours car nous serons vite accusés de ne nous intéresser qu’aux élections, mais c’est le moment d’avoir le courage de le tenir.

Le discours responsable aujourd’hui est celui qui dit que la démocratie ne peut pas être congelée

Vous êtes candidat en Occitanie. Est-il possible de mener une campagne électorale dans ces conditions?
La situation qui consiste à tenir le scrutin au mois de juin avec une campagne électorale difficile est très inconfortable pour moi qui suis un candidat challenger. Si je ne raisonne que pour mon petit intérêt personnel, je devrais être favorable à un report de cette échéance, moi qui ne suis pas un élu régional sortant. Je ne défends donc pas cette position par intérêt électoraliste. Je pense qu’on doit pouvoir mener une campagne et tenir le scrutin même dans des conditions sanitaires difficiles.

Vous parlez de « tactique politique » de la part de la majorité, pourquoi?
Quand je dis que je soupçonne le gouvernement d’avoir cette idée depuis des mois, j’ai aussi quelques éléments de preuve. A l’occasion de différents examens de texte, notamment celui qui a acté le premier report des régionales, nous avons proposé des modalités qui permettait de faire campagne autrement en ayant par exemple la possibilité de faire de la publicité sur les réseaux sociaux, d’aller toucher les électeurs par des courriers postaux avec des moyens de campagne différents… Le gouvernement a refusé toutes ces mesures, comme celles qui permettaient de faire évoluer les modalités de vote. A chaque fois, il a dit : ‘circulez il n’y a rien à voir’. Aucun effort n’a été fait pour anticiper la situation actuelle. A un moment, il faut se reposer des questions fondamentales : est-ce que sous couvert d’une situation sanitaire difficile, on peut s’autoriser à reporter des échéances démocratiques? La survie de notre démocratie est tout aussi importante que la question sanitaire, peut-être même plus. Le discours responsable aujourd’hui est celui qui dit que la démocratie ne peut pas être congelée.

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que LREM va prendre sa deuxième volée de bois vert lors de cette élection

Selon vous, LREM a peur de perdre en juin?
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que LREM va prendre sa deuxième volée de bois vert lors de cette élection, comme cela a été le cas lors des municipales l’année dernière. Même si les élus de LREM n’ont pas un grand sens politique, j’imagine qu’ils ont quand même subodoré le fait que ce rendez-vous électoral ne serait pas glorieux pour eux, qu’il serait même sûrement assez minable. Je pense en effet qu’un report les arrange. D’autant plus que ces élections régionales commencent à impacter l’élection présidentielle : plusieurs candidats sont aussi des candidats putatifs à la présidentielle. Dans l’esprit d’Emmanuel Macron il peut y avoir cette tentation – compromettante du point de vue de sa responsabilité de chef de l’Etat, garant de la démocratie et de nos institutions – de gêner ses concurrents potentiels. La situation n’est pas acceptable. La démocratie, c’est la libre-concurrence entre les candidats.

Des élections régionales à l’automne, à 6 mois de la présidentielle, est-ce envisageable?
Ou bien les élections se tiennent en juin, ou bien elles se tiendront après la présidentielle. Je ne crois pas au report intermédiaire. D’abord parce qu’on va entrer dans le pré-débat présidentiel, et que tout ça n’aura plus de sens ni de lisibilité démocratique. Ensuite parce que je ne sais pas qui peut dire aujourd’hui que la situation sanitaire sera absolument certaine au mois d’octobre. Si c’est pour qu’en octobre, on nous explique qu’il faut encore reporter… Nous verrons. Mais si nous en sommes aujourd’hui à reconfiner le pays, c’est bien parce que les décideurs politiques ont échoué sur la question de la stratégie et de la vaccination. Ce qui nous arrive n’est pas une fatalité mais une responsabilité de ceux qui nous dirigent. De ce fait, il est encore plus intolérable que ceux qui ont échoué à nous protéger soient ceux qui commanderont le nouveau calendrier électoral.

Report des régionales: une idée machiavélique de Macron

Report des régionales: une idée machiavélique de Macron

 

Avec la dégradation de la situation française dans tous les domaines de la vie, de la santé bien sûr mais aussi de l’économie, du chômage et des finances, la tentation serait grande pour le pouvoir de reporter à nouveau les élections régionales et départementales qui s’annoncent encore comme une véritable catastrophe pour le parti en marche. Un score complètement anecdotique porterait un rude coup à la représentativité du courant qui soutient Macron.

 

D’où l’idée non seulement de reporter mais d’annuler les élections locales au-delà des présidentielles «Reporter les élections régionales et départementales? Emmanuel Macron avait inventé les commerces non essentiels, il crée désormais les élections non essentielles! La ficelle commence à être un peu grosse», ironise un président de région sortant en listant les pays qui ont maintenu leurs rendez-vous électoraux, malgré l’épidémie, à l’instar du Portugal, des Pays-Bas ou des États-Unis.

 «Ce serait une erreur d’opposer la vie démocratique et l’exigence de protection sanitaire dans une visée purement cynique», juge le président des députés LR, Damien Abad. «On ne peut pas donner le sentiment aux Français qu’il y aurait ceux qui veulent les protéger d’un côté et les autres qui veulent des élections. Dans tous les pays européens on a voté. L’enjeu est d’organiser ces élections et la vie démocratique sous protection. D’ailleurs, cela correspond à la volonté du président de la République de vivre avec le virus», poursuit-il en pointant la contradiction, selon lui, de l’exécutif.

«La majorité ne s’attendant pas à faire des résultats flamboyants dans ces élections, cela fait peut-être aussi partie du contexte mais en bon républicain que je suis, j’ose espérer que cela n’entre pas en ligne de compte», veut croire Dominique Bussereau, le président de l’Assemblée des départements de France.

Elections départementales et régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

Elections départementales et  régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

 

 

La claque électorale monumentale aux élection départementales et régionales constitue le scénario le plus probable. En cause l’absence totale de présence d’un parti qui est en réalité n’a jamais existé et n’est pas implanté localement. Même les ténors  de la république en marche refusent de prendre le risque d’une défaite. Les ministres comme les autres principaux responsables trouvent des prétextes variés pour ne pas prendre part à la débâcle comme tête de liste. D’une part ils perdraient leur portefeuille ministériel et autre attribution, d’autre part ils fusilleraient –la carrière politique.

 

Du coup on a sous-traité les risques de la défaite à des seconds couteaux complètement inconnus en général localement.  Par exemple, On ne devrait pas apercevoir l’ombre d’un ministre de plein exercice lancé contre un présidentiable de droite. Jean-Michel Blanquer a invoqué la crise sanitaire pour ne pas affronter Valérie Pécresse. Nouvelle égérie des macronistes, Gabriel Attal, n’a pas donné suite pour les mêmes raisons. Refus identiques d’Olivier Véran et d’Olivier Dussopt face à Laurent Wauquiez. Barbara Pompili n’a pas cédé aux sollicitations pour s’inviter dans le match Xavier Bertrand-RN.

 

Mais dans d’autres régions sans leaders nationaux, la plupart des représentants de la république en marche souffrent d’une insuffisance de popularité voir son même pratiquement inconnu. Dans ces conditions président de la République entrevoit aussi l’hypothèse d’une nouvelle raclée électorale, dans le prolongement de celle enregistrée aux élections municipales de mars et juin 2020. LREM n’avait réussi à s’imposer dans aucune grande ville. Selon les chiffres récemment publiés par le ministère de l’Intérieur, le parti avait même enregistré un score au niveau national. Les chiffres ont été tellement décevants que le ministère de l’intérieur a mis du temps à les publier et ce n’est que très récemment et sur insistance de l’opposition que des statistiques un peu précises ont émergée du ministère de l’intérieur

Elections régionales et départementales reportées les 13 et 20 juin

Elections régionales et départementales reportées les 13 et 20 juin

Les élections régionales et départementales se tiendront en principe les 13 et 20 juin prochains, a indiqué mardi 9 février Marlène Schiappa devant l’Assemblée nationale, qui a adopté à l’unanimité le projet de loi de report de ces scrutins qui devaient initialement se tenir en mars. «Le décret de convocation des électeurs sera pris dès la promulgation de la loi» et «ce décret proposera d’organiser les scrutins les 13 et 20 juin prochains», a déclaré la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté.

 

Marlène Schiappa a souligné que seule une loi pourrait prévoir un éventuel nouveau report des élections. «Le gouvernement fait tout» pour la tenue des scrutins en juin, a-t-elle insisté, alors que plusieurs députés d’opposition ont dit leurs doutes sur les intentions de l’exécutif. «Nous serons vigilants» car «juin, c’est la date de non-retour» du fait ensuite de la course à la présidentielle et des législatives, a ainsi déclaré Paul Molac (Libertés et territoires), à l’unisson de plusieurs élus de la droite comme de la gauche.

Blanquer et les régionales : mieux vaut un grand ministère qu’une claque aux élections !

Blanquer et  les régionales : mieux vaut un grand ministère qu’une claque aux élections !

 

D’une certaine manière,  la question de la représentativité de la république en marche est assez dramatique en perspective des élections régionales. En effet le parti du président est demeuré très virtuel et pratiquement très peu de personnalités ont réussi à émerger dans les régions et les départements. Le résultat direct c’est  que le parti en marche est demeuré une sorte de club national sans organisation et sans présence locale. Macron tente de solliciter quelques ministres pour prendre la tête de liste lors des élections régionales. Parmi eux Jean-Michel Blanquer  dont  l’image de marque est assez forte et qui a été sollicité pour l’Île-de-France.

 

Ce dernier a prétexté ses nombreuses occupations ( réelles) pour répondre négativement à l’invitation. Il se  souvient sans doute que la ministre de la santé sollicitée au dernier moment pour prendre la liste des municipales à Paris avait tout perdu non seulement les élections mais aussi son portefeuille de ministre.

 

Blanquer a tenté d’expliquer : «J’ai quand même beaucoup de travail, pour la gestion de la crise ou mener les réformes (…) Je ne peux pas tout faire il faut être raisonnable».

Déjà affectée par l’échec criant de la candidate LREM à Paris aux municipales, Agnès Buzyn, la macronie cherche désormais un «plan B» dans la première région de France.

En Bretagne aussi l’actuel ministre de la défense Jean-Yves le Drian a préféré renoncer à une éventuelle candidature qui pouvait aussi être douteuse quant à ses résultats. Bref, ce n’est pas le grand enthousiasme du côté des personnalités connues de la république en marche qui redoute évidemment une gamelle aux élections régionales en même temps qu’une perte de leurs marocains et autres responsabilités.

Élections régionales : encore un report ?

Élections régionales : encore un report ? 

 

 

Il faut s’attendre à un nouveau report des élections départementales et régionales en raison de la crise sanitaire qui non seulement s’éternise mais reprend même de la vigueur.

 

Même un report en juin paraît très hypothétique car d’ici là il se pourrait bien que le pouvoir décide comme d’autres pays de nouvelles formes de reconfinement. Peut-être à leur à l’automne mais tout dépendra de l’évolution des contaminations..

 

«Juin 2021? Je n’y crois pas alors que nous sommes en train de nous poser la question d’un éventuel reconfinement ou d’un couvre-feu élargi contre la variante anglaise. Tout ça me laisse très dubitatif», témoigne le député LR Sébastien Huyghe. «On prépare l’élection mais j’y crois de moins en moins. Avec le variant anglais, s’il y a un confinement en mars ou avril, je ne vois pas comment on lance un scrutin en juin», souffle le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde.

 

Même si le député de Seine-Saint-Denis prône la stabilité du calendrier proposé, en novembre dernier, par la commission Debré. En l’occurrence, le report en juin des élections

Élections départementales et régionales : report en juin ?

Élections départementales et régionales : report en juin ?

D’après le rapport de Debré, ancien président du conseil constitutionnel, le consensus politique semble désormais acquis sur cette idée d’un report au mois de juin. Depuis le 23 octobre, Debré a pris le temps de rencontrer de nombreux élus pour évaluer leurs attentes, alors que ce report avait été réclamé pour la première fois le 12 octobre, par sept présidents de département.

Ces élus avaient signé une tribune proposant un décalage de quelques mois au nom des difficultés générées par la crise sanitaire.

Régionales : mission à Debré pour un report

Régionales : mission à Debré pour un report

 

Deux raisons pourraient justifier le report des élections régionales. D’abord surtout la perspective d’une nouvelle défaite cinglante pour le parti du président en difficulté non seulement vis-à-vis de la crise sanitaire mais aussi de la crise économique et sociale. La seconde raison tient à l’évolution des contaminations par le Coronavirus.

Le pouvoir voudrait éviter la bévue commise leur des élections municipales. Le message était alors très ambigu car d’un côté le gouvernement de l’époque conseillait le confinement mais invitait  parallèlement au déplacement pour cette échéance électorale.

On a assisté à un record d’abstention de leur de 60 % et nombre d’élus n’ont gagné ce scrutin qu’avec 20 % des voix. En général,  les élections régionales mobilisent encore beaucoup moins de monde que les municipales et la participation pourrait être ridiculement basse.

Du coup,  le président de la république a confié une mission à l’ancien président du conseil constitutionnel pour essayer de trouver un consensus sur le sujet qui n’est pas évident. En effet, l’opposition sent bien que le pouvoir actuel est acculé et que la sanction risque d’être encore sévère pour la majorité. Cette opposition ne souhaite donc pas le report de l’échéance.

L’ancien président du Conseil constitutionnel devra «consulter» les responsables politiques, mener une «analyse juridique et pratique de la situation», et «faire des propositions d’ici trois semaines», a détaillé le premier ministre, mercredi après-midi, en réunissant au ministère de la Santé les présidents de partis, de groupes et d’assemblées parlementaires.

À partir de ce rapport, l’exécutif espère «trouver» d’ici la fin de l’année, avec les partis, «la solution qui soit la plus raisonnable sur le plan sanitaire, démocratique et politique», a poursuivi le chef du gouvernement. Et pour cause, le président de la République s’inquiète, en privé, de la sincérité d’un scrutin dont la campagne serait rendue impossible par la situation sanitaire. Dans le cas de la mission confiée à Debré pourrait se poser la question du vote par correspondance voire du vote électronique.

 

Changement de Premier ministre après les régionales ?

 

Selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » Castex enregistre une nouvelle dégringolade et Macron baisse à 32%.Une descente aux enfers de Castex qui pourrait bien justifier le changement de Premier ministre après les régionales

La cote de confiance du Premier ministre perd encore 4 points ce mois-ci, à 28 %. En deux mois, elle a reculé de 8 points. Ce n’est pas plus réjouissant pour le chef de l’Etat : sa cote de confiance baisse de 3 points, à 32 %, son niveau le plus bas depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. D’après l’institut de sondage

Il y a le retour d’une impopularité dont l’exécutif n’arrive pas à se défaire. Et la nomination de Jean Castex à Matignon n’a pas rattrapé les choses. »

Dans le classement des personnalités politiques, le maire du Havre caracole, lui, en tête et conforte son avance ce mois-ci, avec 55 % d’image positive (+1). Edouard Philippe, qui depuis la rentrée a multiplié les « cartes postales », domine largement chez les sympathisants LREM et Modem (92 %), arrive deuxième à droite (à 70 %) et se paie même le luxe d’arriver quatrième auprès des sympathisants de gauche, en frôlant la majorité d’image positive (49 %).

Pas facile, dans ce contexte, de se faire une voix. « Il y a des doutes sur la personnalité du Premier ministre pour gérer la crise. Finalement, l’opération Jean Castex ne fait pas remonter Emmanuel Macron », relève le président d’Elabe.

Sondage effectué les 6 et 7 octobre 2020 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

EELV : l’union de la gauche pour les régionales mais pas pour les présidentielles !

EELV : l’union de la gauche pour les régionales mais pas pour les présidentielles !

 

 

Les Verts ont une conception à géométrie variable vis-à-vis du rassemblement. Ainsi il préconise que les forces de gauche s’unissent pour les régionales tandis qu’il s’apprête à présenter un candidat aux présidentielles. Une candidature qui ajoutait à celles inévitables de Mélenchon enlèvera toute chance de victoire pour la gauche. Les Verts en effet revendiquent une posture de gauche voire d’extrême gauche au vu des premières déclarations complètement ahurissantes de plusieurs maires écolos de grandes villes.

Ils réveillent le mythe de l’union de la gauche à des fins purement électorales car cette gauche est complètement composite . Elle  peut plus exister qu’en se regroupant mais demeure complètement divergente quand au contenu programmatique aussi bien sur l’environnement, sur l’Europe, sur la sécurité et sur l’économie. Dans ce dernier domaine l’éventail des positions va de la renationalisation de l’économie au libéralisme. Même divergence sur l’Europe très soutenue par les écolos combattue par LFI, le PCF et certaines tendances au parti socialiste. On objectera qu’il s’agit d’élections régionales et que les divergences idéologiques ont moins d’importance qu’au plan national. Les plus critiques avanceront que de toute façon les régions françaises n’ont guère de pouvoir et qu’elles ne servent pas à grand-chose hormis mettre au point des schémas plus ou moins bidon et ésotériques dans nombre de domaines qui permettent surtout de nourrir les sociétés d’études qui rédigent et orientent les documents de A à  Z.

Les régionales sont surtout l’occasion de nourrir la caste politique. Même chose pour les départementales dont les compétences sont assez réduites. Le vrai pouvoir est désormais dans les mains des intercommunalités des grandes métropoles.

Nous ne gagnerons pas seuls les élections. Au second tour des régionales, il y aura des alliances» avec les autres forces de gauche (PS, PCF, LFI…), a déclaré le patron des Verts. «Mais dès le premier tour, le rassemblement sera possible, à condition que les conditions soient localement réunies», a-t-il déclaré à l’AFP en marge d’un conseil fédéral du parti écologiste à Paris. «C’est au niveau régional que ça s’organisera. Je pense qu’il y aura des accords ici ou là pour le 1e tour. A défaut, il faudra nous rassembler au second tour pour gagner», a affirmé le numéro un des Verts. «La seule directive au niveau national concerne la parité, six têtes de listes hommes, six femmes» (pour la métropole, non compris la Corse).

On attend évidemment les autres orientations ! En fait, les régionales vont surtout être utilisées par les écolos pour mesurer encore leur influence dans le pays. À dessein ils ont repoussé la désignation d’un éventuel candidat après les régionales. Une défaite pour Jadot face aux écolos gauchos.

EELV réveille le mythe de l’union de la gauche pour les régionales

EELV réveille le mythe de l’union de la gauche pour les régionales

Le patron d’Europe écologie les Verts annonce la couleur, d’une part il affirme clairement son positionnement à gauche. On pourrait même dire à l’extrême gauche au vu des premières déclarations complètement ahurissantes de plusieurs maires écolos de grandes villes. Ils réveillent le mythe de l’union de la gauche. Une gauche pourtant complètement composite qui ne peut plus exister qu’en se regroupant mais complètement divergente quand au contenu programmatique aussi bien sur l’environnement, sur l’Europe, sur la sécurité et sur l’économie. Dans ce dernier domaine l’éventail des positions va de la renationalisation de l’économie au libéralisme. Même divergence sur l’Europe très soutenue par les écolos combattue par LFI, le PCF et certaines tendances au parti socialiste. On objectera qu’il s’agit d’élections régionales et que les divergences idéologiques ont moins d’importance qu’au plan national. Les plus critiques avanceront que de toute façon les régions françaises n’ont guère de pouvoir et qu’elles ne servent pas à grand-chose hormis mettre au point des schémas plus ou moins bidon et ésotériques dans nombre de domaines qui permettent surtout de nourrir les sociétés d’études qui rédigent et orientent les documents de A à  Z.

Les régionales sont surtout l’occasion de nourrir la caste politique. Même chose pour les départementales dont les compétences sont assez réduites. Le vrai pouvoir est désormais dans les mains des intercommunalités des grandes métropoles.

Nous ne gagnerons pas seuls les élections. Au second tour des régionales, il y aura des alliances» avec les autres forces de gauche (PS, PCF, LFI…), a déclaré le patron des Verts. «Mais dès le premier tour, le rassemblement sera possible, à condition que les conditions soient localement réunies», a-t-il déclaré à l’AFP en marge d’un conseil fédéral du parti écologiste à Paris. «C’est au niveau régional que ça s’organisera. Je pense qu’il y aura des accords ici ou là pour le 1e tour. A défaut, il faudra nous rassembler au second tour pour gagner», a affirmé le numéro un des Verts. «La seule directive au niveau national concerne la parité, six têtes de listes hommes, six femmes» (pour la métropole, non compris la Corse).

On attend évidemment les autres orientations ! En fait, les régionales vont surtout être utilisées par les écolos pour mesurer encore leur influence dans le pays. À dessein ils ont repoussé la désignation d’un éventuel candidat après les régionales. Une défaite pour Jadot face aux écolos gauchos.

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Vœux : Hollande zappe les élections régionales

Peu d’observateurs ont remarqué que le président de la république avait zappé  l’échec cuisant de la gauche aux élections régionales. Pourtant un événement marquant de la politique intérieure puisque cette gauche qui détenait la quasi-totalité des régions a du cédé à la droite le plus grand nombre et ce n’est qu’au reflexe républicain qu’on doit le barrage au FN. D’une certaine  manière,  Hollande à utilisé sa tactique habituelle : celle qui consiste à enjamber les questions difficiles. Du coup à aucun moment il ne se sera exprimé, ni avant ni pendant, ni après sur ce recul historique lors des sélections régionales. C’est aussi la méthode qu’il a employée à propos de la modification constitutionnelle concernant la déchéance de nationalité des binationaux coupables de terrorisme. Pour ne pas diviser la gauche et les indignés permanents il s’est contenté sur cette question d’indiquer que le débat était légitime mais sans autre argumentation. Sur les questions économiques et sur le chômage en particulier, là aussi il a choisi la stratégie du flou se limitant à indiquer que le gouvernement prendrait des mesures dès janvier concernant l’embauche et la formation des jeunes. En fait sur l’économie la seule mesure, très vague au demeurant consiste à annoncer un plan de rénovation des bâtiments. L’attitude de Hollande lors de ses vœux est significatives de sa réticence à faire face aux problèmes de manière claire et à envelopper les difficultés dans une dialectique approximative voir confuse. Concernant les élections régionales, Hollande à tout simplement fait l’impasse. Pourtant la réforme des régions devait constituer une mutation fondamentale de l’organisation administrative, politique et économique. Mais il est vrai que tout cela à finir en eau de  boudin après d’une part le maintien des départements sous la pression du lobby des élus, d’autre part la débâcle de la gauche.

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